Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un repentis en cours ? [PV Hitomi]

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Un repentis en cours ? [PV Hitomi] - Sam 20 Juil 2013 - 18:05
Musique que j'ai écouté pendant rédaction

« Bon, allez, qu'est-ce que je vais bien pouvoir foutre aujourd'hui ?»

Cruel dilemme que de devoir trouver quelque chose à faire. Surtout quand c'est mon jour de congé. Un lundi. Oui car j'ai quand même garder le même système de chronologie que dans le monde des humains. C'est plus pratique pour s'y retrouver non ? Enfin voilà. Je me suis levé à 7 heures du mat', comme d'habitude et j'ai glandé de 7 à 9 heures. Faisant des vas et viens sensuels devant le bar qui affichait "fermé" d'ailleurs. Puis, une idée de génie me vint. Oui, juste une incroyable idea comme dirait un crétin d'anglais. Vous voulez savoir j'imagine ? Je sais pas, vous me donnez de la thune en échange ? Non ? Bande d'enfoirés de premières de lecteurs de mes jolies fesses ! Voilà l'idée. Prendre la place d'un élève pour aller squatter sa place en cours et essayer de voir ce qu'est la "scolarité". Car oui ! Même si je suis plus intelligent que la moyenne, je n'ai jamais mis les pieds dans un établissement scolaire. A part pour tuer quelques couples de lycéens bien évidemment. Voilà la deal, je me suis rendu dans les couloirs de l'académie, là où est les salles de classes sont légions et j'ai chopé un élève lambda. Une espèce de géant aux cheveux rouges qui m'a tapé dans l'oeil. Qu'il soit géant ? Rien à foutre, c'est pas ça qui va me faire peur. C'est ainsi que d'un air supérieur et d'un accent légèrement hautain, je lui ai demandé s'il pouvait pas me filer sa place en classe. Réactions ? Aucunes, il m'a juste dévisagé avec une gueule de macaque et a acquiescer sans utiliser sa voix de merde. En temps normal, je lui aurais casser la gueule pour ce manque de respect mais la sonnerie avait déjà retentit.

« Merci mon petit gars, je te revaudrai pas ça par contre. Allez, casse-toi, t'es dispensé de cours, tire une plus jolie gueule, soit souriant.»

Rebelote, pas de sourire, pas de son. Il s'est juste cassé en me laissant devant la porte de la classe "4-je sais pas quoi". Tout sourire, je l'oubliais rapidement et entra dans la classe où bon nombres de demoiselles en jupettes mi-courtes, mi-longues me regardaient. Je fis style de pas les voir et m'assit à la place du géant. Si on me demandait pourquoi c'était pas le rouquin ? Je dirais que je suis nouveau dans l'établissement et que la place était libre. Jambes croisées, tendues vers l'avant, tête basculée en arrière, je saisis une trousse sur la table et m'amusa à la balancer de haut en bas. J'ai toujours été doué en jonglerie, pas de ma faute. A gauche, une demoiselle, à droite, un mec. Qui vais-je choisir la demoiselle. Lentement, je bascule mon corps avec la chaise sur la gauche et tint la causette avec ma voisine de classe. Celle-ci a l'air jeune, les yeux ronds, les cheveux violets. Ce violet me fait penser au bleu que j'arborais avant. Avant les vaches, avant cette teinture noirâtre que j'ai actuellement. Ca me manque. Bref, je lui adresse la parole avec le plus beau timbre de voix que je puisse avoir.  

« Hello, girly, t'peux me dire quel cours on a ? J'suis nouveau t'vois et c'est pas que, mais j'dois être au courant de quel truc on a. Et la prof ? Ou le prof ? Il/Elle est bon/bonne ? Vas-y, fais pas ta timide et rép moi, je ne mange presque pas les demoiselles. »

Langage un peu abusé. Un peu raccourci à la manière d'une racaille que l'on voit souvent dans les rues. J'essaie de paraître jeune mais je crois que ça le fait pas justement. Tant pis, on verra bien si elle me réponds ou pas, la petite minette...

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Re: Un repentis en cours ? [PV Hitomi] - Dim 4 Aoû 2013 - 1:45


Un repenti en cours ?

Hitomi Okashii & Macky Pierce



Je baille. Je me rend compte que j'ai froid. Très froid. Mais le silence sur le toit me fait tellement de bien ! Il détend mon âme, bien plus efficacement que le joyeux chaos des couloirs. Autant je n'ai rien contre les élèves, et tout, et tout, autant parfois, ils pourraient éviter de hurler... Enfin, ça c'est mon ouïe qui est trop forte. Donc je peux pas vraiment leur en vouloir. Enfin, je crois.
Je soupire et me redresse. Le sol du toit est gelé, comme d'habitude. Mais bon, ça fait des semaines que je dors là. Les directeurs ont beau insister sur le fait que je devrais prendre une chambre, je ne supporte pas l'idée de rester enfermée. Rien que d'imaginer cela, je frissonne de dégoût. Mais c'est vrai que j'ai froid. J'ai pas de couverture. Comme d'habitude, je descends les escaliers en me tenant au mur et je vais à mon casier chercher des vêtements. J'attrape ce que j'identifie, au toucher, comme étant mon kimono. Je m'empare également de sous-vêtements et de bricoles pour mes cheveux, et je file aux toilettes m'habiller.
Dix minutes plus tard, alors que je passe devant les cuisines pour y déposer mes vêtements sales, je fais le point. Mon kimono de soie est très léger, j'ai toujours froid. Aujourd'hui, ma longue chevelure n'est ornée que d'un serre-tête avec des roses dont la couleur est, d'après Vlad, "blanche". Je ne sais pas ce que c'est, mais il m'a dit que ça se mariait bien avec les fleurs sur mon kimono. Donc je l'ai écouté.
C'est toujours transie de froid que je me dirige vers la salle de cours, tant bien que mal. Je commence à me repérer dans le dédale d'odeurs et de sensations qu'est l'Académie. Bon, cela ne m'empêche pas de me cogner violemment contre un mur, poussée par un élève qui ne se retourne même pas. Aussitôt se forme sur mon épaule un hématome douloureux, mais je garde le silence. Je ne vais pas hurler pour ça. Ça fait mal mais j'ai l'habitude.
Quelques rires se font entendre à mon arrivée. Autant certains élèves sont gentils, autant la plupart m'ignorent, autant les autres s'amusent cruellement de ma cécité. Aussi, à deux reprises, sur le trajet que je fais pour gagner ma place, des pieds se tendent, attendant juste que je trébuche dessus. Et comme ils y réussissent, les rires se font plus sonores. Ne pleure pas, Hitomi. Ne pleure pas.
Je m'assieds à ma place. Je suis en bout de rangée, près de la fenêtre. Je m'appuie contre celle-ci. J'ai tellement froid que le verre me semble tiède. Ce maigre confort ne dure cependant pas longtemps : des boulettes de papier et autres projectiles commencent à pleuvoir sur moi. Ça y est. Une larme solitaire roule sur ma joue. Moi qui pensais que quelque chose serait différent, parmi les dieux. Quelle imbécile ! Mais je reprends bien vite le contrôle, grâce à Shinkirô. Akemi, elle, est occupée à hurler sa colère. Je la comprends.
J'entends quelqu'un qui s'assied près de moi. J'inspire, comme à mon habitude. Il sent bon, comme une odeur mêlée de thé et de chocolat chaud. Mais sous cela, je sens aussi une vague odeur de sang. Bha. Je hausse les épaules. Les gens font ce qu'ils veulent. Il tourne sa chaise vers moi, et tente de démarrer la conversation.

« Hello, girly, t'peux me dire quel cours on a ? J'suis nouveau t'vois et c'est pas que, mais j'dois être au courant de quel truc on a. Et la prof ? Ou le prof ? Il/Elle est bon/bonne ? Vas-y, fais pas ta timide et rép moi, je ne mange presque pas les demoiselles. »

Je ne réponds pas tout de suite. Je suis un peu étonnée que quelqu'un me juge suffisamment digne d'intérêt pour entamer une conversation avec moi. Et puis, il faut aussi que je comprenne ce qu'il me demande. J'ai encore un peu de mal avec la grammaire de Deus, si différente de celle de ma langue natale.

- B...Bonjour... Ano... Aujourd'hui, on n'a que des cours théoriques. On commence par les mathématiques. Euh... Le prof ? Hii-chan ne sait pas... Hii-chan est...

Les mots me brûlent, se coincent dans ma gorge, comme pour m'interdire de les prononcer. Je sens monter à nouveau cet immonde sentiment d'humiliation, renforcé par une boulette en papier qui vient s'écraser sur l'arrière de mon crâne, et les rires en écho. C'est tant bien que mal, les larmes aux yeux, que je réussis au final à articuler, tournant mon visage vers le jeune homme afin qu'il puisse observer mon oeil droit, mort, tandis que l'autre est dissimulé sous son éternel bandeau scellé.

- Hii-chan... Est aveugle...


Je sens qu'il allait me répondre, mais un nouveau projectile me heurte. Une boule de papier à nouveau, mais cette fois imbibée d'encre. Celle-ci se colle à mes cheveux et dégouline lentement, sous des rires encore plus forts.
Cette fois, c'en est trop ! Je me lève. Une aura glaciale m'entoure. Une aura de pouvoir. Une aura de meurtre. Une aura de Yôkai. J'arrache violemment mon bandeau, mon oeil gauche, grand ouvert, se mettant à brûler aussitôt. Je fais fi de la douleur, mettant toute ma magie dans une illusion des plus horribles. Elle s'empare de toute la salle, la plongeant dans les ténèbres. soudain, je l'éclaire, et j'y fais apparaître des monstres effroyables, comme seul quelqu'un qui n'a aucune idée de ce à quoi ressemble le monde peut en créer. Des hurlements de terreur se mêlent au mien, empli d'une souffrance brutale. La voix du professeur m'interrompt juste avant que je jette mes dernières forces au feu du sortilège :

- Okashii-san ! Ca suffit !

Mon oeil gauche se referme. Du sang s'en échappe, coulant comme les larmes qui glissent de ma prunelle droite. Je tombe à genoux, mes cheveux et mes vêtements maculés d'encre. Dans le mouvement, ma chaise est projetée en arrière. Pratique, le dernier rang. Je suis essoufflée, et tout mon corps est douloureux.

- Vous, là. son voisin. Conduisez-la à l'infirmerie. Je considère qu'elle n'est pas en tort.

Je tourne mes prunelles aveugles vers le jeune homme. J'attends sa réaction. Je me lève tant bien que mal, les membres tremblants, et vais dans le couloir. La douleur me donne la nausée, mais je tiens le coup. Et dire que le sort n'a duré que quelques secondes... J'entends des filles pleurer de terreur dans la salle. Mais je m'en moque. En cet instant, j'espère juste que de tenir compagnie au monstre que je suis ne gênera pas mon voisin de classe...


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Re: Un repentis en cours ? [PV Hitomi] - Lun 5 Aoû 2013 - 9:32
Bon, bon, bon, le cours semble commencer normalement sans qu'il y ait trop de remous. Et déjà, déjà, je m'emmerde comme pas possible. Je baille et observe la demoiselle qui s'assied à ma gauche, en tenue de « geisha torride mais timide » ça m'excite et me fait concevoir un fantasme sur ça et Lian, l'impératrice chinoise. Bon, restons calme, la prof aux gros seins arrive. Et j'ai les yeux du loup dans tex avery. Carrément mon type la nana, faudrait peut-être lui en couper un peu histoire qu'elle perde un peu de matière grasse. Là, ma voisine répond à mes questions et je la regarde avec un peu plus d'intérêt. Cours de maths ? Pas cool, je suis une couille en maths mais bon, je ferai avec quand même. Je souris de mon air rassurant et beau-gosse à cette demoiselle. Puis je fais une tronche aussi déprimée qu'elle quand elle me dit qu'elle est aveugle. Pas de chances pour elle, la pauvre mais pour moi, c'est super chouette. En temps normal, si on était dans le monde humain, je l'aurai pris en tournante avec des amis a moi. Mais bon, en pleins cours, je vais pas faire mon crevard pour cette fois-là, je resterai politiquement correct. Pas d'orgies, de fantasmes.

« Bien, c'est... »

Coupure nette dans ma phrase, je fronce les sourcils et regarde les crétins de mecs immatures qui s'amusent à faire chier la petite dame. Et dans le même instant, un truc chelou se passe et des êtres aussi démoniaques que moi envahissent la classe par volutes de fumées mystérieuses. Et par dessus tout, la prof sexy que j'aurai bien pris sur le bureau m'ordonne d'une voix de dominatrice de l'emmener à l'infirmerie. Tss. Fais chier, je voulais rester au moins une fois dans un cours. Je me lève donc d'un geste brusque et en tirant la chaise mode BADASS. Une clope sort de ma poche toute seule – non je déconne – et vient à mes lèvres. J'allume la clope devant tout les élèves sans broncher et en jaugeant du regard.

« Bon allez, ma belle, viens, on va te soigner ton truc d'hémoglobines, ton œil mouille bien dis donc, ça existe les règles des noeils ou quoi ? ENFIN BREF, allons-y »

Je lui saisis la main et la guide en dehors de la pièce. En même temps, je décoche un bon coup de pied dans la chaise du crétin et le voit tomber à la renverse. Sous les railleries, il a l'air con et je rigole bien de mon coup furtif. Nous sortons à présent de la salle de classe et ma main tient toujours la sienne, avec force.

« Ma poulette, tu me les casses un peu, je souhaitais rester en cours, normalement, je suis pas un élève, juste un bon repenti ou le pire. Tu m'en devras une la prochaine fois, alors, tu peux me dire où est cette infirmerie qu'on puisse te soigner fissa ? »

Ah mince, elle est aveugle...J'explose de rire et lâche sa main pour me soutenir le ventre. Je suis vraiment bon en matière de blagues et de sarcasmes. Qu'est-ce que je m'aime parfois, même souvent. J'espère juste qu'elle aura au moins quelques indications sur l'emplacement de celle-ci sinon, je risque de grave en chier moi...
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Re: Un repentis en cours ? [PV Hitomi] - Ven 18 Oct 2013 - 17:36

Franchement, je reste sur ma faim parce que j'aimais beaucoup la façon dont ce rp avait commencé. Enfin, les choses sont ainsi. En tout cas, Hitomi, continue comme ça. Tu as un très beau style.

Invité :  … xps
Hitomi : 135 xps

Xps attribués : Yep
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