Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un cours de chimie explosif !

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Un cours de chimie explosif ! - Mer 10 Juil 2013 - 23:31
[Avant propos : Je n'impose aucun ordre de passage, j'attends seulement que vous ayez tous posté une fois et je relance. Je pense qu'entre chacun de mes posts j'attendrais 5 jours, si passé ce temps là une personne n'a pas répondu, son tour est sauté. Je suis désolée de devoir faire comme ça, mais à la fin de l'été je n'aurais plus accès à l'ordi, donc j'ai pas envie que l'absence d'une personne bloque tout le RP. Désolée.]

C’est mon premier  jour avec cette classe. Autant dire que je dois assurer. Pourtant je me réveille la tête bien enfoncée dans le… Enfin bref, j’ai besoin d’une cigarette pour commencer la journée. Avant j’avais dans l’idée d’arrêter, mais ici on ne peut pas mourir, alors pourquoi se gêner ? Bon j’admets qu’elles ne sont pas du tout faciles à trouver ici. Je savoure donc celle que j’ai entre les lèvres deux fois plus.

Bon, même si j’ai apprécié ce moment, il ne faut pas me voiler la face. J’ai encore la tête dans le… Un café s’impose. Deuxième plaisir de ma matinée et il n’est même pas sept heures. Quelle joie ! Mais si je reste plus longtemps à lézarder devant la fenêtre de ma chambre avec mon café froid. Une douche rapide finit de me réveiller. Voilà, maintenant je suis en forme. Par conscience professionnelle je ne donne jamais de cours habillée de cuir, non. Tailleurs strict, bien décolleté sans doute, mais le reste est assez correct. Par-dessus j’enfile ma blouse de chimie immaculée. Voilà je suis prête.

J’enfile mes chaussures, talons de quinze centimètres, je dépasserais entre les bureaux comme ça. Bon j’abuse, mais je ferais juste petite ainsi et pas naine. C’est d’jà ça de gagné. Non ? Me voilà en route, mes cours  sous le bras.

J’arrive comme toujours à l’heure… C’est-à-dire avec quinze petites minutes d’avance sur la sonnerie. Je laisse la porte ouverte. Oui, je sais. Je ne fais ça que pour les premiers cours. Après ce n’est plus nécessaire, on arrive juste à la sonnerie. Je pense toujours que si l’on fixe des règles strictes dès le début, on peut se montrer plus laxiste par la suite.

Le problème à chaque fois est le même, me faire respecter et accepter. Soit on se fout carrément de moi à cause ma taille et là je dois gueuler. Soit on refuse de me tutoyer. J’essaie toujours de créer une relation particulière, mais des millénaires de profs aux chevilles enflées sont très, très dur à rattraper. Enfin, pour le moment je ne sais pas sur quel type de classe je vais tomber. S’il le faut ils accepteront facilement mon style. Je glisse les feutres destinés au tableau et j’attends.

La sonnerie retentie, après un coup d’œil incrédule dans la classe certains osent franchir la porte. D’autres suivent. Ils s’installent, je les laisse libre. Leur position me permettant de juger du style d’élèves qu’ils seront. Proche de la fenêtre, rêveur, proche du tableau myope ou premier de la classe, fond de la classe signifie plutôt « je veux de la tranquillité. » Lorsqu’ils sont tous installés je prends une inspiration et je plonge. Le Ange’show peut commencer.


« Salut, je m’appelle Eryn, je serais votre prof de chimie… Je vivais au XXIe siècle en France, j’aime le chocolat, me lever tôt pour prendre rendez-vous avec un café bien noir, regarder les étoiles le soir et pleins d’autres choses dont on discutera peut-être un jour autour d’un verre. Je suis sans doute ici depuis moins longtemps qu’une majorité d’entre vous, donc ne m’en veuillez pas trop si je suis à côté de la plaque, n’hésitez pas à me reprendre. »
Je leur souris, je crois n’avoir rien oublié dans mon petit speacht. Ah si.


« Je vous tutoierais, et j’attends de vous que vous fassiez la même chose envers moi. Et si vous vous présentiez à tour de rôle ? Histoire que j’associe un nom à vos frimousses. »



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Re: Un cours de chimie explosif ! - Jeu 11 Juil 2013 - 0:16
    Yuki avait passé une partie de la soirée sur le rebord de la fenêtre d'internat pour observait les étoiles. En ce moment les nuits étaient claires et on pouvait presque voir la voûte céleste. S'il y a une chose qui n'a pas changé c'est le ciel. Toujours un million d'étoile différentes et pourtant sœurs. L'univers et l'image qu'il nous renvoie n'a pas changé. Yuki trouvait ça rassurant. Il pouvait donc penser que sa famille vivait tranquillement en bas et que rien n'avait changé, si non lui-même.

    Mais trêves de bavardages. Yuki s'était, pour une fois, endormit serein et avait passé une bonne nuit de sommeil. Il se réveilla reposé et prêt à attaquer une nouvelle journée. Il devait être 7 heures quand il ouvrit un oeil. Sa colocataire était déjà prête et le salua en sortant. Yuki n'eut pas le temps de réagir qu'elle avait déjà passé la porte. Il regarda alors ses deux autres colocataires. Eux, en tout cas, dormaient bien. Yuki les avaient entendu rentrer tard, bien après le couvre feu.

    L'enfant se leva doucement. Une douche, un jean, un t-shirt et des chaussures. Il n'avait pas besoin de plus. Ah si son sac. Une fois prêt, il descendit prendre un déjeuné rapide et se mit en quête de sa nouvelle classe de Chimie.

    Et oui, ce matin, c'était Chimie. Il n'avait aucune idée du sens de ce mot : Chimie. Il connaissait les termes : mélange, harmonie, mesure et parcimonie mais pas chimie. Yuki était donc un peu stressé. Il était déjà assez embêté par les élèves à cause de son âge alors si on plus il passait pour un gland, ça serait la crise. Il se répéta alors dans un demi murmure

    Yuki :  Si tes résultats ne sont pas à la hauteur de tes espérances, dit toi que le grand chêne a aussi, un jour,  été un gland.

    Il était ici pour devenir un dieu et il devait réussir. Qu'importe le prix. Yuki se trouvait dans le bon bâtiment et il était 7h50. Pour une fois, il ne serait pas en retard. Yuki commençait à s'habituer à vivre ici. Il trouva, alors  la salle et la porte était ouverte. Il n'y avait encore personne et il attendit un peu avant de pénétrer. Il n'osait pas être le premier. Il n'avait pas envie d'être prit pour la tête de turque de tout le monde. Il entra donc à la suite d'un élève et s'installa le plus au fond possible et aussi prés de la fenêtre que possible. Yuki n'aimait pas trop les endroits clos et la vue de l'extérieur, du ciel et quelques cimes d'arbres le rassurait.

    Il jeta un coup d’œil au professeur et vit alors une jeune femme presque aussi petite que lui. Elle avait l'air un peu perturbé mais elle n'était pas la seule. Yuki baissa rapidement les yeux sur son cahier quand elle prit la parole. Il devait se concentrer et écoutait.

    La jeune femme se présenta en quelques phrases et mit tout le monde à l'aise avec le tutoiement. Yuki se raidit au moment ou elle parla de se présenter. Qu'est qu'il allait bien pouvoir dire sur lui ? Il observa alors les autres élèves dans la classe, espérant un plus téméraire que lui.


[Hors jeu : J'espère que ça ira XD]
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Jeu 18 Juil 2013 - 4:28
Arkel ouvrit les yeux, la nuit n'avait pas été très longue, car il n'avait fait que se réveiller toutes les cinq minutes entre deux cauchemars. Cette insomnie et ces cauchemars répétitifs commençaient à sérieusement lui taper sur le système. Mais bon qu'est-ce qu'il pouvait y faire ? Il se tortilla dans son lit jusqu'à glisser et se retrouver face contre terre à moitié enroulé dans son drap, lâcha un juron et se leva difficilement en s'appuyant sur son bureau. Il n'avait jamais aimé les cours alors pourquoi avait-il prit le temps de se lever ce jour-là pour participer à un cours de chimie qu'il avait sans doute déjà vu, car oui il avait son Bac le rouquin, et ça lui suffisait amplement.

Le jeune homme prit une douche rapide et s'arrêta devant son armoire qui contenait toute sorte de vêtements. Qu'allait-il bien pouvoir se mettre sur le dos ? Après un bon quart d'heure il opta pour un tee-shirt jaune, un jean's bleu sacrément délavé et des chaussures elles aussi bleus, mais avec des rayures vertes. Normalement il aurait porté des habits bien plus voyants avec des inscriptions déplacées écrites dessus, mais faire mauvaise impression n'était pas son but. Il termina de mettre sa ceinture après avoir traversé le pallier de sa chambre et avoir emporté un petit carnet avec un crayon avec lui.

N'ayant pas le temps de prendre un petit-déjeuner il se dépêcha de se rendre devant la salle de cours, pas moyen qu'il arrive en retard à son premier cours. Après un bref coup d'oeil depuis l'entrée il s'engouffra dans la salle et, les habitudes se faisant plus fortes que les résolutions récentes, s'installa au fond de la salle dans la rangée du bureau du professeur, sans doute la meilleur place pour ne pas être vu en train de dormir. Un autre élève avait fait le même choix que lui, cependant il n'avait pas l'air de quelqu'un qui chercherait à mettre le désordre dans le cours. Tant mieux, le rouquin détestait ce genre de personnes et avait tendance à s'emporter quand elles se faisaient trop remarquer.

Quand il vit la taille de sa professeur et celle de ses talons il failli éclater de rire, comment pouvait-elle être aussi petite et espérer être crédible en tant qu'institutrice ? Trêve de moquerie, elle paraissait assez sympathique et mise à part sa taille était plutôt jolie. Peut-être serait-elle différente de tous les professeurs blasant qu'il avait pu côtoyer accours de ses trois années de lycée. Avec un peu de chance elle se révélerait être une professeur intéressante, et il trouverait enfin la force de se plonger dans les cours. Elle se présenta rapidement et comme personne ne se décidait à le faire à son tour il leva légèrement la main et se lança.

- " Et bien bonjour, je m'appelle Arkel Alarian j'ai 19 années au conteur et ai moi aussi vécu au XXI siècle en France. J'aime bien passer du temps avec mes amis, faire du sport ou encore prendre une bonne cuite et ne plus être en état de me lever le lendemain. " Et m**** il avait dérapé, c'était bien parti pourtant. " Sinon je ne me suis jamais vraiment intéressé aux cours, mais je compte bien m'y mettre. "

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Dernière édition par Arkel Alarian le Mer 24 Juil 2013 - 22:38, édité 1 fois
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Ven 19 Juil 2013 - 19:59
Un cours de
chimie explosif !
Les vieilles habitudes avaient la vie dure. On ne se remettait pas comme ça de deux années consécutives de labeur acharné. Elle était morte, ses études de médecine étaient de ce fait terminées et le rythme de travail dans sa nouvelle vie n’avait rien de comparable. Aussi, elle s’ennuyait ferme. Heureusement, il y avait Vinpap, il y avait ses colocataires, il y avait les cours. Mais passé une certaine heure, elle n’avait plus rien à faire, alors elle allumait son ordinateur, jouait à quelques jeux et finissait par revenir à ses cours de médecine, les relisant inlassablement. Puis finalement elle éteignait la lumière pour quelques heures avant de se réveiller avec le soleil. Elle ne dormait que très peu, elle ne ressentait pas le besoin de dormir beaucoup plus, c’était une habitude bien ancrée en elle. En fait, elle ne ressentait aucun besoin particulier… Elle avait juste besoin de s’occuper intellectuellement, en dessinant, en lisant, en écrivant ou en apprenant… Hormis peut-être…Oui c’est vrai, dernièrement, un autre besoin avait fait son apparition, grandissant, submergeant, noyant tout sur son passage… Le besoin de voir l’homme qu’elle aimait tout simplement.

Mais je m’égare. Ce matin-là, comme tous les autres, elle s’était éveillée aux alentours de 6h. La veille, elle avait mangé avec ses colocataires, dessiné quelques portraits, principalement des esquisses qui finissaient par ressembler beaucoup trop à Vinpap, et joué à Pokemon jusque minuit sur emulateur. Après ça, ne trouvant plus aucun dresseur de Pokemon pour un duel, elle s’était plongée dans l’étude de la chimie organique et de plusieurs réactions bien connues. Vers 2h du matin, elle avait finalement éteint la lumière et avait fini par trouver le sommeil une demi-heure plus tard après avoir songé au cours de chimie qui l’attendait le lendemain de bonne heure, puis à son entrainement quotidien dans le parc aux abricots, avant de sombrer en songeant au doux visage de son aimé.

Nul besoin de réveil pour la jeune femme, le soleil s’en chargeait chaque matin, toujours au rendez-vous.

A travers ses paupières closes, l’astre déposait sa douce chaleur et la réveillait avec tendresse. Elle ouvrait un œil, lâchait un soupir, déçue de ne pas avoir fini un rêve qu’elle oubliait dans la seconde, et, refermant les yeux, s’étirait tel un chat. Puis, elle sortait de ses draps, légèrement vêtue, et découvrait la fraicheur du matin qui finissait de la réveiller. Comme une enfant, elle frottait ses yeux avec douceur du dos de la main, esquissait un faible sourire et se relevait sur ses pieds fins et pâles, agrémentés de vernis noir sur les ongles et d’une petite chainette en argent à sa cheville droite. Pieds nus sur le carrelage glacé, elle se dirigeait vers la salle de bain et entrait dans la douche pour n’en ressortir qu’une vingtaine de minutes plus tard, propre, douce et fraiche, d’attaque pour une toute nouvelle journée dans cette académie.

Ce matin-là, après sa douche, elle enfila son uniforme blanc et rose pâle, probablement son favori. Elle noua ses cheveux en deux couettes hautes décorées de rubans roses se mêlant à ses cheveux blonds d’une longueur respectable. Puis elle se maquilla légèrement, du blush rose sur les joues, du crayon noir sur les yeux et un gloss à la fraise sur les lèvres. Enfin, elle enfila ses ballerines blanches, attrapa son sac de cours et la clé de sa chambre et sortit en silence de sa démarche dansante.

Il était 7h lorsqu’elle franchit la porte de l’internat, découvrant un ciel sans nuage éclairé par les timides rayons de soleil matinaux. La brise était fraiche, caressant sa peau pâle avec douceur. Topaze esquissa un sourire satisfait. La journée s’annonçait belle.

Elle se dirigea vers la cafétéria de sa joyeuse démarche et, une fois à destination, se restaura. Rien de tel qu’un bon chocolat chaud et quelques viennoiseries françaises pour bien démarrer la journée, surtout en lisant un bouquin. Installée près d’une fenêtre, seule, elle relisait pour la énième fois un shojo qui avait le don de la mettre de bonne humeur, dégustant son chocolat chaud du bout des lèvres.

A 7h40, son chocolat chaud était terminé, ses viennoiseries également. Elle quitta l’immense salle de la cafétéria pour se diriger vers les salles de classe. Elle avait de l’avance, tant pis. Elle n’aurait qu’à attendre devant la salle de cours.

Ce fut donc ce qu’elle fit. Parvenue à la salle de classe, elle choisit de s’installer quelques mètres plus loin, au bord d’une fenêtre ouverte. L’endroit était idéal pour savourer la fraicheur du vent, la chaleur des rayons de soleil, mais surtout les milles parfums que la nature avait à leur offrir.

Entièrement installée dans l’encadrement de la fenêtre, les genoux repliés, le sac dessous pour cacher sa culotte, la jeune femme continua la lecture de son manga, se contentant de jeter un bref regard et d’hocher légèrement la tête en guise de salut à chaque fois que quelqu’un passait.

Ainsi, elle put apercevoir une jeune femme de taille étonnamment petite entrer dans la salle dans laquelle elle était censée avoir cours. Etait-ce la professeur ? Topaze demeura perplexe quelques instants. Avec ses 1m70, elle avait plutôt intérêt à ce que la femme ne soit pas trop complexée par sa taille… Et encore, elle n’avait pas mis de talons aujourd’hui.

Topaze attendit encore un instant avant d’entrer. Elle ne désirait pas entrer la première, on ne sait jamais s’il prenait l’envie à leur nouveau professeur de lui taper la causette. Ce n’était pas du tout le délire de Topaze.

Peu de temps après, un petit garçon arriva. Lui non plus ne semblait pas l’avoir remarquée et lui aussi attendait que quelqu’un d’autre entre en premier. Lâchant un soupir, la jeune femme jeta un œil à son téléphone pour regarder l’heure et rangea son manga dans son sac. Il semblerait qu’elle allait devoir se dévouer. Lentement et silencieusement, la jeune femme descendit de son perchoir. Lorsqu’elle était enfin sur pied, elle put apercevoir un nouvel élève juste avant qu’il ne rentre, bien vite suivi par l’enfant. Bon…eh bien…ce devait être son tour d’entrer en scène. Elle fit quelques pas vers la porte, un autre jeune homme roux passa devant elle. Elle le connaissait d’ailleurs. Elle esquissa un sourire amusé et le suivit. Ils s’étaient déjà rencontrés au temple quelques jours auparavant. Arrivée dans la salle, elle fit un bref signe de tête au professeur pour la saluer tout en murmurant un faible « Bonjour » pour la forme. Un regard circulaire lui permit de constater qu’Arkel s’était assis au fond de la pièce… Ce n’était pas une place pour elle ça.

Alors elle alla s’installer seule près de la fenêtre, au beau milieu de la rangée, plus proche des premières places que des dernières. Elle était intelligente, elle comprenait rapidement et était passionnée. De plus, ses connaissances en chimie étaient probablement largement supérieures à celles des autres élèves. Mais elle ne tenait pas à être assimilée à la donneuse de réponse systématique, celle qui se sent obligée de répondre à toutes les questions. Elle était plutôt du genre à s’occuper en silence en écoutant d’une oreille distraite et ne prenait la parole que lorsque tout le monde semblait être dans l’impasse, parce qu’elle avait horreur que les choses trainent inutilement. Certains professeurs prenaient plaisir à interroger plusieurs élèves en sachant pertinamment qu’ils ne connaissaient pas la réponse, perdant du temps quand ils auraient pu utiliser ce précieux temps pour expliquer et donc faire leur travail. Alors, depuis toujours, elle luttait contre ça. Lorsque personne n’avait la réponse, que tous se lançaient des regards légèrement angoissés et que ce genre de profs jubilait, elle prenait son courage à deux mains et en levait une afin d’être interrogée. Parfois c’était mal interprété, certains pensaient qu’elle le faisait pour se faire mousser, mais ça lui était égal. Elle, elle savait ce qu’il en était.

Installée bien sagement à sa table, la jeune femme jeta un regard par la fenêtre. Elle pouvait apercevoir la bibliothèque un peu plus loin, mais elle n’avait que rarement eu l’occasion de s’y rendre. Il faudrait qu’elle y songe à l’avenir… Avec un peu de chance ils avaient des livres de médecine et des mangas… C’était bon à savoir.

Les minutes passèrent, elle avait observé chaque recoin du paysage qui s’offrait à elle et n’avait rien vu de foncièrement intéressant, même pas un petit animal mignon, même pas une jolie fleur. Il y avait de la terre battue, le carrelage de l’allée, quelques fleurs banales, des arbres et, au loin, la bibliothèque. Parfois l’académie était trop parfaite, trop banale, il manquait le petit détail charmant qui allait attirer le regard, le couple d’oiseaux amoureux, l’écureuil intrépide, le chat affamé, le coquelicot rebelle au beau milieu de la pelouse…

Finalement, la cloche sonna et elle se décida enfin à sortir quelques feuilles, un stylo, une gomme et un crayon à papier. D’un regard circulaire dans la pièce, elle découvrit de nouvelles têtes, celles des élèves qui étaient entrés pendant qu’elle rêvassait. Il y en avait de tous âges, de tous types, des hommes, des femmes, des enfants, des gens armés, des gens inoffensifs… Jamais elle ne réussirait à se faire à cette diversité étonnante et encore moins au fait que la grande majorité d’entre eux, à tort ou à raison, ne se sentaient pas en sécurité en ces lieux, surtout depuis l’apparition des renégats.
« Salut, je m’appelle Eryn, je serais votre prof de chimie… Je vivais au XXIe siècle en France, j’aime le chocolat, me lever tôt pour prendre rendez-vous avec un café bien noir, regarder les étoiles le soir et pleins d’autres choses dont on discutera peut-être un jour autour d’un verre. Je suis sans doute ici depuis moins longtemps qu’une majorité d’entre vous, donc ne m’en veuillez pas trop si je suis à côté de la plaque, n’hésitez pas à me reprendre. Je vous tutoierais, et j’attends de vous que vous fassiez la même chose envers moi. Et si vous vous présentiez à tour de rôle ? Histoire que j’associe un nom à vos frimousses. »
Voilà, on entrait dans le vif du sujet. Droite comme un i à partir du moment que la professeur avait ouvert la bouche, Topaze l’avait fixée respectueusement comme le lui avait enseigné sa sœur. « On regarde son interlocuteur » disait-elle. Et depuis, la jeune femme mettait un point d’honneur à appliquer cette règle.

La prof semblait avoir plusieurs points communs avec elle-même, c’était rassurant. Une française, de l’époque moderne de surcroît. Ça sonnait comme un air de famille, elle se sentait déjà chez elle.

La difficulté allait être de tutoyer son professeur. Topaze avait beau avoir 20ans, les règles de politesse étaient solidement ancrées dans son esprit. Il fallait vouvoyer les supérieurs hiérarchiques et les personnes plus âgées. C’était une règle immuable. Ça faisait partie du respect. Evidemment, c’était sans compter certaines personnes qui le prenaient mal et se sentaient vieillir automatiquement de plusieurs années. Dans ce genre de cas, Topaze pouvait faire des efforts à contre cœur, mais ce n’était absolument pas naturel et elle se trompait souvent.
« Et bien bonjour, je m'appelle Arkel Alarian j'ai 19 années au conteur et ai moi aussi vécu au XXI siècle en France. J'aime bien passer du temps avec mes amis, faire du sport ou encore prendre une bonne cuite et ne plus être en état de me lever le lendemain. Sinon je ne me suis jamais vraiment intéressé aux cours, mais je compte bien m'y mettre. »
Tiens, le nouveau ne manquait pas de courage. Et en plus de ça, il avait de l’humour. Topaze esquissa un sourire. Elle jeta plusieurs regards autour d’elle. Bon… C’était à son tour de se lancer. Elle inspira profondément et se leva.
« Coucou tout le monde. Mon nom est Topaze Aryia, je suis née le 7 Juillet 1992 et je suis morte le 1er Juin 2012. Mon domaine de divination est la dualité. J’ai également grandi en France. J’aime les sciences, j’ai fait des études de médecine et je m’efforce de continuer seule malgré ma mort… J’aime les bonbons, les mangas et la mode japonaise. Si vous voulez une aide quelconque ou une poignée de bonbons, n’hésitez pas ! »
Satisfaite de son propre discours, elle esquissa un grand sourire, accorda un signe de tête au professeur pour lui indiquer qu’elle avait terminé, ses couettes virevoltant au gré de ses mouvements, et se rassit prestement.



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Re: Un cours de chimie explosif ! - Ven 19 Juil 2013 - 20:32
- Grmbl. Naaammmh.

Voilà les premiers mots qui sortent toujours de ma bouche, et ce, chaque matin. Enfin, mots… borborygme serait plus juste. C'est toujours Soniya qui vient me réveiller. Je ne sais pas comment elle fait pour être debout à une heure aussi matinale… Si elle n'était pas là, je serai capable de dormir jusqu'au milieu de l'après-midi. Mais bon, faut bien une différence pour des jumelles qu'on est non ?

- Encore cinq minutes…

Je le sais aussi bien que ma soeur, qui a bien eu le temps de me connaître, que ces cinq minutes en signifient beaucoup plus en réalité. Je suis étalée sur le lit, sous ma couette, telle une loque humaine et non décidée à bouger le petit doigt. Bientôt Morphée me prend à nouveau, c'est qu'il est possessif ce monsieur ! Il s'allie avec ma couette, mon oreiller, leur douce tiédeur, le traître !

Je ne sais jamais si Soniya attend vraiment les cinq minutes pour retenter de me faire sortir de mon duvet, mais toujours est-il qu'elle est sans doute la seule capable d'un tel prodige. Enfin, le processus pour l'accomplissement est toujours aussi long, il faut à chaque fois au moins une demi-heure pour que je me décide à bouger. Chatouilles, tir par les pieds, l'envol de la couette, la confiscation de l'oreiller, rien n'y fait. Il faut au moins ces trente minutes pour que je retrouve un semblant d'énergie à me redresser.

Même dans la salle de bain, j'ai une tête d'ensommeillée, et comme toujours, je mets le dentifrice sur le mauvais côté de la brosse à dents. C'est devenu une tradition chez moi… Mes paupières sont lourdes et il me faut une concentration suprême pour pousser la porte et non la tirer comme je le fais à chaque fois… Heureusement que ma Sonou est là. C'est elle qui me dit à chaque fois que je mets mon pull à l'envers, et là en l'occurrence, ça ne change pas. Pareil pour mes chaussettes, je me trompe à chaque fois et en mets deux disparates. M'enfin, un peu d'originalité, ça ne tue pas, si ?

Ce n'est qu'une fois à la cafétéria que je commence à émerger. Faut croire, l'odeur de la bouffe ça aide. Je me sers donc une quantité phénoménale de nourriture et avale tout en compagnie de ma soeur, à une table qui est presque devenue la nôtre puisqu'on la prend tout le temps. Une fois notre panse bien remplie et notre esprit (enfin surtout le mien) bien réveillé, nous nous dirigeons vers le bâtiment des classes pour débuter les cours. Et là, comme je suis censée reprendre mes moyens, c'est moi qui panique et qui tire Sonou par la manche pour trouver la classe où débute notre première leçon.

Voilà le résumé d'un début de journée comme les autres.

Aujourd'hui, Soniya et moi nous nous sommes rendues à notre premier cours de chimie. On n'a jamais vraiment eu l'occasion d'étudier cette matière à l'orphelinat, alors autant dire que c'est du chinois pour nous. Côte à côte, assises à la même table, nous nous tenons la même position, ce qui pouvait être drôle à voir de l'extérieur, mais nous on ne se rend pas compte. La professeur, une jeune femme blonde qui a l'air sympathique au premier abord, prend alors la parole pour se présenter. Je dois avouer qu'elle a une manière de parler qui me plaît, très directe et pas aussi distante que les autres. On doit la tutoyer donc… ça va être difficile au début vu que les habitudes sont installées, mais je trouve ça cool de tutoyer un professeur personnellement.

On nous demande alors de nous présenter. J'attends que d'autres passent avant de me lancer. Comme toujours, j'aime faire cette farce qui est d'embrouiller encore plus mon entourage sur notre ressemblance.

- Salut ! Je nous présente : Soniya Siankov et Tanya Siankov. A vous de deviner qui est qui ! Nous avons vécu en Russie pendant 17 ans, dans les années 40 du vingtième siècle. J'aime dessiner et m'intéresse de près à tout ce qui tourne autour du cirque. Je vais m'arrêter là sinon ma soeur n'aura plus rien à raconter !

Puis je me tourne vers la dénommée Topaze Aryia et ajoute :

- Et je veux bien une poignée de bonbons !



◊ Ma couleur : #336699FicheJournalDerrière l'écran
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Ven 19 Juil 2013 - 21:13
Comme chaque matin, c'est le même manège. Il y a sans doute des gens qui en auraient assez de faire la même chose tous les jours mais moi, je trouve ça plutôt rigolo en fait. Tanya n'est vraiment pas quelqu'un du matin, ça a toujours été ainsi. Alors, pour le coup, c'est moi qui assure son réveil. Elle, elle me protège, je peux bien faire ça quand même. Je viens la réveiller une première fois où elle émerge à peine avant de retomber dans les vapes. J'ai le temps de me passer un coup d'eau sur la figure et de m'habiller correctement avant de recommencer. D'abord gentiment, puis un peu plus franchement à chaque fois qu'elle tente de replonger. Au final, la chambre finit toujours dans un état de guerre, la couette d'un côté, l'oreiller de l'autre et Tanya avec les yeux partout sauf en face des trous. C'est trop drôle. Rien que pour ça, j'adore la réveiller tous les matins.

Bon, je dois encore m'assurer qu'elle s’habille correctement et parvienne à ouvrir les portes. Je joue la mini maman qui fait attention à son enfant. Enfin, c'est comme ça que j'imagine une maman moi. Attentive et prévenante, douce et gentille. Enfin, une fois que ma sœur est enfin présentable, à l'exception de sa tête de zombie parce que ça, j'y peux rien faire, je l'accompagne jusqu'à la cafétéria. Je sais que là, les choses vont changer. A croire que ce lieu à un vrai pouvoir magique sur ma jumelle. Tanya a juste besoin de respirer les odeurs de nourriture et hop, elle émerge presque aussitôt. Il faudra que j'essaie de cacher de la nourriture dans la chambre un jour, peut-être que ça marchera? Mais ce sera moins drôle aussi. Nan, en fait, c'est mieux comme ça. Maintenant bien réveillée, elle dévore son assiette et moi la mienne, c'est le matin que je mange le plus, toujours.

Une fois que notre petit déjeuner est terminé, c'est Tanya qui reprend toujours les choses en main. D'ailleurs, elle connait bien mieux notre emploi du temps que moi. Pas que je ne m'y intéresse pas mais j'ai trop la tête dans les nuages, je suis facilement distraite. La preuve, j'avais parfaitement oublié quel cours nous avions ce matin et dans quelle classe on devait se rendre. Heureusement que Tanya avait de la mémoire pour nous deux. Elle me tire rapidement par la manche pour me mener dans la bonne direction et nous arrivons juste au moment où la cloche retentit pour annoncer le début du cours. On entre en silence et, évidemment, on s'assoit côte à côte, dans la même position. Quelques regards se posent sur nous mais déjà le professeur prend la parole.

Enfin, la professeur. Car il s'agit d'une jeune femme blonde, pas très grande, qui est présente devant nous. Elle a l'air plutôt gentille. Enfin, je trouve. Par contre, sa manière de se présenter me laisse un peu perplexe.

« Salut, je m’appelle Eryn, je serais votre prof de chimie… Je vivais au XXIe siècle en France, j’aime le chocolat, me lever tôt pour prendre rendez-vous avec un café bien noir, regarder les étoiles le soir et pleins d’autres choses dont on discutera peut-être un jour autour d’un verre. Je suis sans doute ici depuis moins longtemps qu’une majorité d’entre vous, donc ne m’en veuillez pas trop si je suis à côté de la plaque, n’hésitez pas à me reprendre.
Je vous tutoierais, et j’attends de vous que vous fassiez la même chose envers moi. Et si vous vous présentiez à tour de rôle ? Histoire que j’associe un nom à vos frimousses. »


C'est la première fois qu'une prof ou même que n'importe qui s'adresse moi de cette façon. C'est un peu déroutant mais je trouve ça sympa au final. La chimie, je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est mais après tout, je suis là pour apprendre alors, je verrais bien. Et puis, Tanya est là, avec moi. Et il y a d'autres élèves aussi. Un garçon qui reste silencieux, brun et qui semblait un peu inquiet. Un autre garçon, roux lui aussi mais c'est moins voyant que le rouge des cheveux de ma sœur et moi. Il s'appelle Arkel et est un peu plus âgé que nous. Vient le tour d'une autre fille, blonde comme Eryn, la prof qu'on a aujourd'hui. Elle s'appelle Topaze, 20 ans, et apprenait la médecine. Le coup des bonbons me fait sourire. Ils ont tous l'air plutôt gentil dans la salle. Mais maintenant, c'est notre tour de nous présenter. Bien sûr, c'est Tanya qui ouvre le bal, comme d'habitude.

- Salut ! Je nous présente : Soniya Siankov et Tanya Siankov. A vous de deviner qui est qui ! Nous avons vécu en Russie pendant 17 ans, dans les années 40 du vingtième siècle. J'aime dessiner et m'intéresse de près à tout ce qui tourne autour du cirque. Je vais m'arrêter là sinon ma soeur n'aura plus rien à raconter !
- Et je veux bien une poignée de bonbons !


Je souris un peu. C'est notre petit jeu depuis toujours ça, laisser les autres deviner laquelle répond à quel prénom. Sachant que pour le plaisir, il nous arrive de répondre aux deux prénoms. L'habitude que les surveillantes de l'orphelinat se trompent constamment. Enfin bon, maintenant, c'est à mon tour de parler. Alors, allons-y.

"- Moi, j'aime beaucoup la musique, le chant, les étoiles, la neige aussi. Et ma sœur, bien sûr. Les cours, on n’en avait pas vraiment alors la chimie, on n’a aucune idée de ce que c'est. Et en général, avec nous, faut toujours compter par deux car on est rarement séparées. Du coup, c'est facile car quand vous en trouvez une de nous, l’autre n’est jamais loin. Voilà."

Oui, ce n'était guère très intéressant en même temps, je n'avais rien de vraiment passionnant à raconter. Pas d'études comme Topaze, ni grande passion comme Arkel. Moi, dans ma vie, à part ma sœur, je n'avais pas eu grand-chose. Peut-être aurais-je un peu plus dans ma mort qui sait.
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Sam 20 Juil 2013 - 0:17







Dans une dernière expiration, Saylla se décida enfin à calmer son allure. Passant de la course au pas, elle étira ses membres en dépliant une à une ses mains sur toute leur longueur. Sa respiration saccadée et nerveuse trahissait son activité de la matinée : l’entrainement. Car oui, pour une voyageuse du Moyen Âge, une roturière de toutes les saisons, une demoiselle sans domicile fixe ; on se devait de garder la forme. Et son nouveau titre « d’apprenti-dieu » n’y changera strictement rien. Elle doutait d’ailleurs encore de la véracité de ces propos. Comment…comment peut-on être un « aprenti-être éternel » ? C’est absurde. D’autant plus que les dieux n’avaient certainement pas besoin d’ « apprentis ». On avait beau le lui répéter dans toutes les langues, rien à faire. La demoiselle était convaincue d’être sous l’influence d’une quelconque drogue hallucinogène. Ou d’être au paradis. Mais qu’importe, pour le moment elle s’amusait bien, et toutes ces aventures dans cette « académie » lui permettait de remplir rapidement son carnet.

Chimie. Quelle carabistouille était-ce encore là ? Encore un de leurs trucs « modernes » sans doute. Après mûres réflexion, Saylla en était arrivé à la conclusion que c’était sans doute un dérivée d’ « Alchimie ». Et elle n’était pas tout à fait certaine de la meilleure réaction à adopter. S’il y avait bien quelque chose de mystérieux  et secret dans son monde, c’était bien l’alchimie et la sorcellerie de manière général. De plus, elle était ouverte à bien des choses pour avoir toujours de plus belles histoires à raconter par la suite…Mais de la à faire de la sorcellerie…tout de même…il y avait un pas. Mais soit, dans le pire des cas il lui suffirait de partir en courant en hurlant « SAAAAAAAAAAATAAAAAAAAAN ! » pour être certaine qu’on ne la rappellerait pas de si tôt pour ce cours.

La demoiselle s’immobilisa entre deux tuiles, prenant le temps d’imaginer la scène. Se voir lever les bras en hurlant des contres-invocations satanistes dans les couloirs de l’école l’amusa beaucoup. Imaginer par lui suite la réaction des autres élèves encore plus. Décidément, elle avait peut-être encore beaucoup à apprendre d’eux, mais c’était réciproque ! Non, on ne dispense pas comme ça, des cours d’alchimie à l’ombre d’une fenêtre donnant sur un grand soleil. Chez elle, c’était plutôt au fond d’une cave sinistre, avec des alambics de toutes les couleurs, de toutes les formes ainsi que plusieurs cheminées. Un truc bien glauque,  avec de la fumée et des odeurs nauséabondes partout. Enfin, c’était la légende. Et sans pouvoir dire pourquoi, elle doutait sincèrement que l’ambiance serait identique ici. Va savoir pourquoi.

Après un profond soupir, la demoiselle s’assit sur la crête de la toiture (car oui, elle est sur un toit, pour ceux qui lirait trop vite nan mè). Elle entama sans grand conviction son petit déjeuner tout en souriant au soleil qui venait lui dire bonjour. Ce dernier venait de se lever, étirant ces rayons jusqu’à leur maximum. Fainéant va ! Il était presque six et demi du matin… Après un dernier au-revoir à la lune, Saylla avala goulument plusieurs gorgée de lait, avant d’essuyer ses lèvres en faisant le pourtour de la bouche avec sa langue. Elle avait peut-être vingt-et-un ans, mais les vieilles habitudes avaient la vie dire. Et puis il y avait certains petits plaisirs qu’elle ne pouvait pas se refuser. Se lécher avidement les lèvres en faisait partie. Chacun ses délires non ?

Combien de temps resta-elle ainsi, à admirer la danse des astres ? Elle était incapable de le dire. Disons une bonne heure, à vue de nez. Finalement, elle se redressa en secouant vivement sa tête. Il était plus que temps d’y aller, elle ne tenait pas à être en retard. Avec des gestes vifs, elle épousseta son habituelle robe noire, qui moulait avec justesse ses formes avantageuses. Un lacet dans le dos, une fente qui remontait le long de sa cuisse, une broderie végétale au fil d’argent, tout était mit en œuvre pour souligner sa silhouette tout en facilitant ces mouvements. Par-dessous, un observateur intrigué y verrait une fine robe en soie, ainsi qu’un long tatouage aux arabesques mystérieuses qui s’enroulait le long d’une jambe. Elle avait depuis peu abandonné son chapeau pointu de conteuse, qui attirait bien trop de regards à son goût, et avait solidement fixé ces deux lames légères à sa ceinture, de chaque coté de ces hanches. Ainsi parée, elle se sentait d’humeur à conquérir le monde, comme chaque matin.

Elle arriva devant la porte à l’heure tapante. Pas une minute de plus, pas une minute de moins. C’était pour elle un signe de respect. Lorsqu’elle entra elle vit que plusieurs élèves étaient déjà là. Elle reconnaissait bien l’une ou l’autre tête, qu’elle devait avoir croisé dans un couloir, mais de là à pouvoir mettre un nom dessus ou ne fut-ce qu’un surnom…Il avait aussi visiblement de nouveaux, des timides au fond de la classe. Au moins, elle n’était pas la seule débutante. Plusieurs têtes l’intriguèrent, sans que je n’aie envie de vous en dévoiler les raisons tout de suite. D’autres l’inquiétèrent un peu, mais elle ne dit rien, attendant de voir. Saylla choisit une place au deuxième rang, au bout de la rangée, loin des fenêtres. Pourquoi ? Parce que personne ne jugeait jamais ces places là. Elle n’avait peut-être pas l’habitude des écoles, mais elle comprit vite que chaque place avait son titre : celle du rêveur, du fainéant, de la tête de classe…mais elle, elle n’aimait pas être cataloguée. Très peu pour elle. Et elle n’avait pas besoin d’une fenêtre pour s’évader, un d’un mur derrière elle pour affirmer son coté rebelle.

La prof ? Intrigante, la chose était certaine. Mais, à nouveau, Saylla se priva de tout commentaire avant de voir. D’un geste assuré, elle s’appuya sur le dossier de sa chaise en se tournant d’un quart, afin devoir toute la classe. Elle écouta sans mot dire les différentes présentations, et ne put une fois encore s’empêcher de noter son manque cruel de vocabulaire. Des mots tels que « manga, chocolat, conteur, café » et des expressions telles que « prendre une cuite, à coté de la plaque, la mode japonaise » sonnèrent creux dans son oreille, et elle prit note sans en dire un mot. Il n’était pas encore l’heure de se faire remarquer, plus tard peut-être. Seules les deux jumelles semblèrent parler un langage qu’elle comprenait, quoiqu’elle ne connu aucun pays s’appelant « Russie ». Mais soit, passons. Lorsque se fut son tour, elle prit la parole après s’être redresser, regardant Dame Eryn droit dans les yeux.


« Je me nomme Saylla, vendeuse de rêves le jour, conteuse le soir, chevaucheuse de brumes la nuit et cueilleuse de rosée à l’aurore. Mon royaume est celui des Francs, et il paraît que je suis morte en l’an de grâce 1387. Je viens donc de ce que vous appelez « Moyen Âge », quoique ce terme me paraisse injurieux et créé par un fol. Le moyen âge de quoi, je vous le demande. De plus, chez moi, deux étrangers se vouvoient, sans quoi ils sont qualifier de grossier. Je ne pense pas avoir le plaisir de vous connaître Noble Dame, permettez-moi de vous saluer. »

Dans un signe de respect, Saylla inclina la tête, main sur le cœur. Elle avait parfaitement conscience de paraître pour une attardée. Mais elle s’en fichait complètement. Personne ne riait des coutumes d’un autre pays, elle ne voyait pas pourquoi on pourrait se moquer des coutumes d’un autres temps. Et c’était bien trop ancré en elle pour qu’elle change un jour d’attitude.

« Quant à mes goûts…J’aime les belles histoires, je suis amoureuse de l’Amour avec un grand « A » et je suis fascinée par la nature humaine. Je n’aime pas qu’on écrase des araignées, ni des pâquerettes et  je déteste la texture de la peau du lait qui vient d’être chauffé.


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Re: Un cours de chimie explosif ! - Sam 20 Juil 2013 - 9:34
On peut dire que ma classe est des plus disparates. En même temps je m’attendais à quoi ? Le problème est que j’avais un peu beaucoup préparé mon cours pour une classe de seconde, quand la physique-chimie devient intéressant. Tant pis je devrais improviser. En attendant, les élèves se présentent.

Le premier à se jeter à l’eau est un roux très voyant de 19 ans… Et ce n’est pas peu dire. Il s’est assis au fond de la classe, et il a la tête d’un metteur d’ambiance. D’après mon analyse de prof du moins, il a la tête du parfait candidat au poste, je me fait chier en cours, donc j’amuse la galerie. Je devrais sans doute faire attention à ne pas laisser déborder sur le temps de travail, mais pour le moment c’est juste un pressentiment. Même s’il m’a l’air sympa (pourquoi je n’ai pas pu me retenir d’acquiescer d’un air approbateur quand il a parlé de se mettre une murge ????) je ne dois pas me laisser dépasser par ma classe. C’est toujours une de mes peurs. Ne pas gérer ma classe. Perdre des élèves qui auraient pu comprendre par mon manque d’autorité… Pourtant cela n’est jamais arrivé, sans doute car je ne suis pas conventionnelle, et que j’ai pris la bonne habitude de recadrer les gens en privé pour ne pas leur foutre la honte de leur vie…

La parole passe à une nouvelle élève, une blondinette couetteuse de 21 ans. Ce qui est sûr c’est qu’elle a du style cette petite, mais elle peut se permettre les couettes, elle est grande. Moi je ferais ça on m’enverrait au CP… D’ailleurs en parlant de dualité… On doit avouer que médecine et bonbon semblent un peu deux opposés… (Ou pas du tout !) Enfin, des études de médecine m’indiquent qu’elle a un niveau de chimie bien supérieur au cours que j’ai préparé. De un elle va s’ennuyer, de deux… Elle va s’ennuyer. Tant pis, l’improvisation a été créée pour quelque chose. J’aviserais après avoir entendu toutes les présentations…

Si les deux derniers appartenaient au XXIe siècle, il n’en va pas de même pour les deux rossignols qui suivent. Elles semblent frêles. Agées de 17 ans les jumelles semblent s’amuser à échanger leur identité. Cela ne me dérange pas autre mesure… enfin les jumelles de cet âge que j’ai déjà croisées vous aurais plus étripé qu’autre chose si vous aviez la bêtise d’inverser leurs prénoms…

L’une des jumelles semble plus extravertie que l’autre, comme c’est d’ailleurs souvent le cas, mais elle parait légèrement moins mature, ou peut-être comme Topaze laisse paraitre ce trait de caractère. Les deux gamines ressemblent plus à des artistes qu’à des scientifiques, que cela ne tienne, une idée de cours commence à germer dans mon esprit… Un truc un peu dément mais drôle… Qui devrait réussir à amuser tout le monde, même les petites Russes… Je note dans un coin de ma tête d’aller voir à quoi ressemblais la Russie dans les années 40… C’était pas la guerre froide déjà ? Euh. Non la guerre froide c’est après la fin de la seconde guerre mondiale… Je suis vraiment nulle en histoire…

Je crois que je m’attendais à tout… Sauf à une jeune fille du moyen âge. Là je crois que c’est la galère… La science à son époque était en récession dans les pays occidentaux. Enfin, il me semble que la Renaissance était encore à venir… Ce que je compte lui apprendre s’apparentera sans doute pour elle à de la sorcellerie. Ma première leçon devra ébranler ses certitudes, de lui faire comprendre que tout ce qu’elle voit n’est pas dû à de la magie. Je lui souri.

« J’accepte que tu me vouvoie car c’est dans les mœurs de ton époque, mais à la mienne le vouvoiement n’est plus tellement une manque de respect mais plus de hiérarchie, une hiérarchie qui impose le respect qu’elle ne mérite pas. Une hiérarchie se justifiant d’autant moins ici où nous sommes tous apprentis Pour ma part je te tutoierais.»

Il manque une présentation, je m’en rends compte. Je souris à ce garçon timoré qui hésite encore à prendre la parole qui lui est offerte. Je me retiens de justesse de semer encore plus le trouble dans son esprit en lui lançant un : c’est à toi mon mignon, qui a coup sûr lui aurait donné envie de disparaitre sous sa table, pourtant je l’encourage tout de même :


« A ton tour. »


Une fois sa présentation terminée il fallut se mettre au travail…


« Je crois que vous avez tous remarqué que nous venons d’époques diverses, et il sera dur de faire un cours unique cette fois-ci. Je vais donc vous séparer en deux groupes, Arkel, Topaze et Yuki vous allez partir en exploration dans le bâtiment administratif. »


Si le fond de la classe fait face à la bibliothèque, le bord « côté fenêtre » donne sur le bâtiment administratif. Je leur indique une fenêtre entre ouverte.


« Voici votre destination, la salle des archives. Mais vous ne partirez pas les mains vides… »


Je sors un sac rempli de ballons que j’avais mis de côté pour plus tard dans l’année, remplis de balles de tennis, ballon de foot, basket, boule de pétanque, j’y rajoute une boite d’œuf et des fruits que je sors du frigo de chimie… Bah quoi ? J’ai le droit d’être paré à toute éventualité non ? Et si on se retrouvait coincés dans la classe après un séisme hein ? Je sors le quart des projectiles qui resteront dans la classe et leur fait un grand un sourire. Peut-être imaginent-ils tout autre chose que ce que je leur prépare. Je tends le Sac à Arkel avec un sourire amusé. Il semble le plus robuste des trois. Je glisse à Yuki un mot histoire qu'ils ne se fassent pas emmerder par les enseignants ou les surveillants.


Je soussigné Eryn Duciel, professeur de chimie avoir envoyé mes élèves dans la salle des archives pour les besoins spécifiques à mon enseignement.

Une petite signature et Tadam !


« Je vous donnerez vos consignes en criant par la fenêtre quand vous serez arrivés. Aujourd’hui on va travailler sur la gravité. »


J’attends qu’ils se soient mis en route pour lancer une balle à la jumelle de gauche qui a dit aimer le cirque. J’en pose une autre sur les tables de chacune des élèves encore présentes. Je prends une balle à bout de bras.


« Faites de même. »

J’attends qu’elles s’exécutent.


« LACHEZ ! »


Les balles tombent sur le sol. Ce qui semble normal… Même à Déus.


« Qu’avez-vous observé ? »

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Re: Un cours de chimie explosif ! - Sam 20 Juil 2013 - 19:55

    Yuki observait les élèves se présenter. La seul autre garçon était plus vieux que lui, il venait de France et avoua adorer les cuites. Yuki n'avait aucune idée de ce que cela pouvait être mais visiblement ça parlait à tout le monde ou presque. Le professeur avait, elle aussi, parlé de ses passions. Yuki ne savait pas quoi dire. Il aimait aussi le chocolat mais est ce qu'il devait vraiment raconter sa vie ? Il attendit encore alors que les présentations continuaient. Une femme d'environs 20 ans aux cheveux blonds avoua qu'elle aimait les bonbons. Yuki esquissa un petit sourire, il se souvient quand ils avaient manger des bonbons à l'anniversaire de sa petite sœur. Elle en proposa d'ailleurs indirectement. Yuki était bien trop timide mais une des jumelles après s'être présenté lui en demanda.

    Yuki observa le deux jeune femme. Elles étaient inséparables et complices. Il se revoit avec sa petite sœur à faire les quarts cents coups dans la forêt. Mais ce n'était pas le moment de perdre de vue le cours. Il devait rester concentré. Il n'était jamais allé à l'école mais il savait qu'il devait écouter attentivement. La jumelle continua leur petite présentation en ajoutant qu'elles n'avaient jamais fait de chimie. Il se senti d'un coup moins seul.

    Il ne restait qu'une personne et après ça serait à son tour. Il redoutait ce moment mais il devrait bien y passer. La dernière élève était comme sorti d'un autre temps. Yuki l'écouta parler sans vraiment tout comprendre. Elle venait du moyen âge ? La première question qui brûlait les lèvres à l'enfant fut « est ce qu'elle a vu des dragons et des chevaliers ? » Mais il ne dit rien. C'était sûrement déplacé.
    Il était d'accord avec elle, sur la texture du lait. Yuki adorait le lait fraie tout juste sorti du frigo.
    Mme Duciel expliqua donc à Saylla qu'elle la tutoierait puis elle l'encouragea Yuki à prendre la parole.
    C'était son tour, il devait se présenter. Il inspira alors qu'il sentait l'animal en lui grogner. Yuki n'avait jamais été avec autant de monde, autant de personne différent, autant d'humain ou d'apprentis-dieux.

    Yuki : Bonjour, je m'appelle Yuki O...Okada. J'ai 12 ans. Je vivais au pied du Mont Fuji, au...au Japon.

    Quoi dire de plus. Il était intimidé par ses camardes et surtout par le professeur qui l'écoutait. Il inspira profondément en espérant que cette courte présentation était suffisante. Il était bien incapable de dire un mot de plus. Il se renferma sur lui en baissant les yeux sur son bureau. Timide, oui mais aussi très sauvage. Il n'avait pas l'habitude des relations entre Homme. Il comprenait les animaux, les signes de la nature et les caprices du temps mais il n'avait aucune d'idée de comment se présenter. Il était demi loup et n'avait connu que la forêt et ses alentours.
    Le professeur mit fin à son supplice en disant qu'ils allaient commencer le travail.

    Mme Duciel : Je vais donc vous séparer en deux groupes, Arkel, Topaze et Yuki vous allez partir en exploration dans le bâtiment administratif 

    Yuki leva la tête pour observer ses compagnons de route. Arkel, le seule autre garçon et Topaze, la blondinette avec les bonbons. Il était plutôt content d'être en compagnie d'un autre homme et puis la jeune femme avait l'air sympa. Qui sait peut être qu'il pourrait goûter aux bonbons ? De tout façon, il n'avait pas le choix. Il écouta attentivement le professeur qui expliquait qu'ils devaient à la salle des archives.

    Mme Duciel : Mais vous ne partirez pas les mains vides…

    Qu'est-ce qu'ils allaient devoir transporter là-bas ? Yuki vit alors le sac remplis de ballons et autres objets rebondissants. Puis elle ajouta une boite d’œuf. Yuki voulait éviter de porter ce sac, il ne voulait pas être responsable des œuf brisés au milieu de tout les autres ballons. Il resta en retrait par rapport aux autres mais le professeur lui donna un mot. Il le lut et comprit qu'il devait le présenter si jamais ils avaient des soucis sur le chemin. Elle ajouta qu'elle leurs dirait quoi faire une fois là-bas. Yuki suivit le mouvement en se demandant qu'il allait bien pouvoir croiser en route et ce qu'ils allaient faire de tout ces trucs. En tout cas, ce n'était pas loin, ils avaient juste à sortir du bâtiment et se rendre dans l'autre. Pas très bavard le gosse mais il était timide et très réservé.


Hj : Bon anniversaire Saylla !!!!!!!!
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Sam 20 Juil 2013 - 22:20
Après son léger dérapage Arkel s'était tu et contenté de regarder les autres se présenter. Il s'était quelque peu habitué à côtoyer des personnes qui ne venaient, mais alors pas du tout de la même époque que lui, mais le fossé qui séparait son monde de celui de Saylla lui paraissait énorme. Enfin pas insurmontable, il suffirait de trouver des compromit entre leurs différentes cultures, mais cela risquait d'être très drôle à observer à l'avenir, car la jeune fille semblait avoir du caractère. Il nota rapidement la date qu'il avait entendue et le prénom de cette fille d'un autre temps, ce qu'il fit d'ailleurs pour chacune des personnes présentes, sauf Topaze qu'il connaissait déjà, histoire de ne pas faire de bourde irréparable.

La dernière personne à se présenter semblait très timide, ce qui rappela au rouquin qu'il avait lui aussi quand il avait son âge eu une période où il s'était renfermé sur lui-même. Ses quatre années de collège n'avaient pas été les meilleurs de sa vie, mais il s'était largement rattrapé sur le lycée avant de mourir. Ca lui passerait avec le temps, le jeune homme en profita pour noter, cette fois-ci dans sa tête, de ne pas lui sauter dessus, mais plutôt d'y aller doucement histoire de ne pas le traumatiser.

Il fût content de se retrouver en groupe et de devoir quitter la salle, l'ambiance serait sans doute plus décontractée en effectif réduit. Son sens aiguisé des choses inutiles remarqua immédiatement qu'Eryn, puisqu'elle voulait qu'on l'appelle ainsi, avait épeler leurs noms de manière alphabétique sans placer celui de la jeune fille avant celui des deux garçons, chose qu'il n'aurait pas faite. Il la soupçonnait aussi d'avoir fait les groupes suivant leurs époques d'origines. Trêve de pensées inutiles il se reconcentra sur le cours et remarqua les différents objets que la professeur mettait dans un sac. Quand il aperçu une balle de tennis il se rappela de ses cours de première sur l'énergie potentiel de pesantruc, l'énergie cinétique, enfin la gravité quoi... Vu l'absence d'instruction de certains élèves il doutait qu'elle explore la partie calcul de la chose.

Qu'allaient-ils bien pouvoir faire avec tous ces ballons et œufs ? Les lancer d'un bâtiment à l'autre ? Auquel cas la distance était faisable avec les oeufs. Oui il s'y connaissait en lancé d’œufs, on a tous déjà fait cela au moins une fois non ? Non jamais ? Par contre, les ballons il doutait qu'ils aillent aussi loin. Quoi qu'il en soit le simple fait que ce cours ne soit pas un simple lâché de balle pour seule expérience et de la théorie ensuite lui plaisait. Il glissa donc doucement le sac sur son épaule droite, faisant attention à ne pas être trop brusque pour ne pas briser les oeufs et prit la direction de la porte, laissant échapper un léger "Here we go!" de sa bouche. A peine rentré qu'il sortait, ça lui rappelait des souvenirs, sauf que les raisons n'étaient pas les mêmes.

Une fois dehors et quand ils commencèrent à marcher il lâcha à l'intention de Topaze et Yuki:


- " Je sais pas vous, mais moi je la sens bien cette prof, elle à l'air vachement sympa et pas trop stricte. "
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 [hrp] : Joyeux anniversaire aussi Saylla^^


Dernière édition par Arkel Alarian le Mer 24 Juil 2013 - 22:39, édité 1 fois
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Mar 23 Juil 2013 - 3:25
Un cours de chimie explosif !
Voilà, c’était fait. Elle s’était présentée. Et elle était contente de son discours. Un sourire satisfait sur les lèvres, elle observa les autres élèves. Non loin d’elle se trouvaient deux jeunes filles qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Elles semblaient complices. Des jumelles dans ce monde, ça signifiait quand même qu’elles étaient mortes ensemble non ? C’était plutôt triste… Topaze grimaça à cette pensée, mais se reprit, se concentrant sur leurs présentations.
« Salut ! Je nous présente : Soniya Siankov et Tanya Siankov. A vous de deviner qui est qui ! Nous avons vécu en Russie pendant 17 ans, dans les années 40 du vingtième siècle. J'aime dessiner et m'intéresse de près à tout ce qui tourne autour du cirque. Je vais m'arrêter là sinon ma soeur n'aura plus rien à raconter ! »
Haha Génial. C’était bien beau de les présenter en même temps, mais ça n’indiquait pas vraiment qui était qui. Ah… Bah c’était le but de la manœuvre… Etrange… Des petites farceuses ces jeunes sœurs.
« Et je veux bien une poignée de bonbons ! »
Topaze faillit éclater de rire, mais se contenta de rire doucement, soufflant brièvement par le nez, les épaules secouées d’un bref soubresaut. Ne disait-on pas « Des bonbons ou une farce » ? N’avaient-elles pas déjà fait la farce ? Tant pis, elles auraient quand même des bonbons parce qu’elles l’attendrissaient. Enfin…Faut dire que Topaze était du genre à s’attendrir facilement…
« Moi, j'aime beaucoup la musique, le chant, les étoiles, la neige aussi. Et ma sœur, bien sûr. Les cours, on n’en avait pas vraiment alors la chimie, on n’a aucune idée de ce que c'est. Et en général, avec nous, faut toujours compter par deux car on est rarement séparées. Du coup, c'est facile car quand vous en trouvez une de nous, l’autre n’est jamais loin. Voilà. »
Oh c’était tellement mignon ! Double ration de bonbons pour ces adorables jeunes filles ! Elles semblaient si innocentes, si fraiches ! Topaze se sentait emplie d’une bouffée de tendresse, comme une envie de les câliner toutes les deux. Mais ne vous méprenez pas, elle n’avait rien d’une détraquée amatrice de chair fraîche hein, elle avait juste tendance à materner les gens plus jeunes qu’elle.

Enfin bref, le tour était passé à une autre élève. Elle s’était installée à l’opposé de la pièce et sa tenue était plutôt étrange…enfin….Topaze était-elle vraiment en position de juger une tenue étrange ? On pouvait difficilement faire plus atypique qu’elle après tout.
« Je me nomme Saylla, vendeuse de rêves le jour, conteuse le soir, chevaucheuse de brumes la nuit et cueilleuse de rosée à l’aurore. Mon royaume est celui des Francs, et il paraît que je suis morte en l’an de grâce 1387. Je viens donc de ce que vous appelez « Moyen Âge », quoique ce terme me paraisse injurieux et créé par un fol. Le moyen âge de quoi, je vous le demande. De plus, chez moi, deux étrangers se vouvoient, sans quoi ils sont qualifier de grossier. Je ne pense pas avoir le plaisir de vous connaître Noble Dame, permettez-moi de vous saluer. Quant à mes goûts…J’aime les belles histoires, je suis amoureuse de l’Amour avec un grand « A » et je suis fascinée par la nature humaine. Je n’aime pas qu’on écrase des araignées, ni des pâquerettes et je déteste la texture de la peau du lait qui vient d’être chauffé. »
Quelle jolie façon de se présenter. Topaze avait particulièrement aimé la première phrase, c’était très poétique. De manière générale, Topaze aimait beaucoup les attitudes de cette jeune femme. Elle paraissait très élégante, très maniérée. C’était vraiment plaisant. Et elle approuvait plusieurs de ses paroles… En fait, elle partageait plus ou moins les mêmes opinions et goûts, à part peut-être concernant le lait…enfin disons que ça ne lui serait jamais venu à l’idée d’en parler là dans ce contexte. Elle y pensait à chaque fois qu’elle faisait cuire du lait, mais elle le gardait pour elle…
« J’accepte que tu me vouvoie car c’est dans les mœurs de ton époque, mais à la mienne le vouvoiement n’est plus tellement une manque de respect mais plus de hiérarchie, une hiérarchie qui impose le respect qu’elle ne mérite pas. Une hiérarchie se justifiant d’autant moins ici où nous sommes tous apprentis Pour ma part je te tutoierais. »
Topaze reçut cette remarque en plein cœur. Elle se sentait plus que visée, elle qui, quelques minutes auparavant, avait pensé à ce type de hiérarchie. Alors comme ça leur professeur considérait que ce type de relation « dominant/dominé » ne s’appliquait pas ici… C’était intéressant. Difficile à concevoir pour Topaze, car les leçons de politesse données par sa sœur et sa multitude de familles d’accueil étaient bien ancrées, mais intéressant. Soit. Qu’il en soit ainsi.

Il ne restait plus qu’un élève. Un petit timide au fond de la salle. Lorsque la professeur en fit la remarque, Topaze jeta un regard en arrière et sourit tendrement. Elle l’avait vu un peu plus tôt, elle ne pensait pas qu’il soit aussi timide. Elle avait attendu que d’autres entrent parce qu’elle était plutôt asociale, mais lui, s’il n’était pas entré, c’est parce qu’il avait peur. C’était mignon !
« Bonjour, je m'appelle Yuki O...Okada. J'ai 12 ans. Je vivais au pied du Mont Fuji, au...au Japon. »
Douze ans !? Oh mais… Oooooh… Qu’est-ce qu’il faisait là pauvre petit bout de chou ? C’était… C’était…Trop triste !

Le cœur de Topaze se serra. Elle ne pouvait s’empêcher de songer au fait qu’il n’avait que trop peu vécu… Elle esquissa un faible sourire à son intention… Jusqu’à ce que la prof reprenne la parole, attirant immédiatement toute son attention.
« Je crois que vous avez tous remarqué que nous venons d’époques diverses, et il sera dur de faire un cours unique cette fois-ci. Je vais donc vous séparer en deux groupes, Arkel, Topaze et Yuki vous allez partir en exploration dans le bâtiment administratif. Voici votre destination, la salle des archives. Mais vous ne partirez pas les mains vides… »
Dès qu’elle entendit son nom, Topaze se redressa immédiatement, comme piquée au vif. Ayant entendu de quoi il était question, elle se leva sans attendre. Un bref regard dans la direction indiquée par la professeur lui suffit à identifier le bâtiment dont il était question. Le fameux bâtiment administratif. Depuis son épopée à la recherche de Mochi, elle n’y avait jamais remis les pieds. Toutes les bonnes choses avaient une fin paraît-il. En espérant ne pas recroiser le colosse de la pièce aux objets trouvés.

Arkel et Yuki s’étaient avancés. Elle fit de même, mais resta légèrement en retrait, près du bureau des jumelles, fouillant dans son sac d’un geste distrait tout en observant les deux garçons et la professeur. Chacun d’eux se retrouva chargé de tenir quelque chose. Arkel était le moins gâté puisqu’il devait porter un sac rempli de balles de toutes sortes. Yuki quant à lui devait simplement garder un mot, probablement un mot d’excuse, au cas où.
« Je vous donnerez vos consignes en criant par la fenêtre quand vous serez arrivés. Aujourd’hui on va travailler sur la gravité. »
La gravité… C’était plus de la physique que de la chimie ça… Ce n’était pas ce que Topaze préférait… Mais bon, ce n’était pas à elle de décider. Elle hocha la tête docilement, avant de se tourner vers les deux jeunes filles. Sans attendre, elle déposa une poignée de bonbons sur la table, puis une seconde et leur adressa un sourire.
« J’compte sur vous pour partager ! »
Puis, après avoir adressé un hochement de tête silencieux à Eryn, elle suivit Arkel qui sortait déjà de la salle. Elle esquissa un petit sourire en l’entendant sortir une réplique de Mario. Pourvu qu’ils ne croisent pas Bowser, ça serait ennuyeux.

Avant de quitter la pièce, Yuki sur ses talons, elle s’arrêta, lança un caramel enrobé de chocolat à Saylla et lui fit un clin d’œil. C’était juste un bonbon, mais Saylla était un peu loin. Par contre la prof… Topaze avait du mal à concevoir l’idée de lui offrir un bonbon comme ça, comme à un simple camarade de classe… Elle espéra de tout cœur qu’elle se servirait dans le tas de bonbons donnés aux jumelles et ne lui en tiendrait pas rigueur. Il y avait de tout dans ce tas de bonbons, elle devrait bien y trouver son bonheur…

Soufflant un grand coup comme pour se convaincre qu’elle prenait la bonne décision, elle franchit la porte et suivit Arkel. Souriante, elle jeta un regard en arrière, vers l’enfant timide, et allait lui adresser la parole lorsqu’Arkel la prit de court. Elle reporta donc immédiatement son attention à lui.
« Je sais pas vous, mais moi je la sens bien cette prof, elle a l'air vachement sympa et pas trop stricte. »
Topaze esquissa un petit sourire.
« Oui, on dirait bien. Vous avez une idée de ce qu’elle veut nous faire faire ? »
Elle jeta un regard à Yuki pour l’inviter à parler et lui sourit avant de tendre une main encore pleine de plusieurs bonbons issus de sa réserve personnelle.
« Vous en voulez ? »



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Re: Un cours de chimie explosif ! - Ven 26 Juil 2013 - 18:46
Parmi tous ceux qui se sont présentés, cette fille nommée Saylla est celle qui m'a le plus interloquée. Pourquoi ? Parce qu'elle était conteuse et vendeuse de rêves selon ses dires. Alors elle aussi aime raconter des histoires ? On va bien s'entendre. Je souris à ma soeur avec un air complice pendant que la professeur reprend la parole. Elle règle le souci de tutoiement/vouvoiement, puis demande au dernier élève de se présenter. C'est un petit garçon aux cheveux noirs et à la peau d'une couleur différente de celle de ma soeur et moi. Je l'observe avec une certaine curiosité, cherchant à saisir la teinte de la peau en question. Ses yeux sont en forme d'amande et ses pupilles d'un noir profond. C'est la première fois que je vois de telles yeux. Le Japon ? Il vient du Japon ? Alors ils sont comme ça là-bas ? Je ne suis pas très forte en géographie mais je sais où se situe le pays. Cependant je n'ai jamais eu l'occasion de le visiter. En même temps, qu'est-ce que tu veux faire à dix-sept ans, dans une Russie des années quarante ?

Interrompue dans mes pensées, je me saisis de la poignée de bonbons que nous tend Topaze et la remercie avec un grand sourire. Elle était vraiment jolie avec ses deux couettes et a l'air très sympathique elle aussi. J'ai presque l'impression qu'elle a le même âge que nous, mais non, quatre années nous séparent. C'est à peine concevable. Mes friandises dans une main, quelques malheureuses victimes déjà dans ma cavité buccale, je me penche vers ma soeur pour échanger quelques unes des survivantes. Le rouge contre le rose ? Allez ! Ou l'orange ? Le vert ?

Pendant ce temps, la prof nous est occupée à nous répartir. Elle désigne Topaze, ainsi qu'Arkel, un garçon roux, et Yuki, le japonais, pour les envoyer en exploration dans le bâtiment administratif. Qu'est-ce qu'ils vont y faire ? Ma curiosité est titillée, je me redresse un peu pour voir l'établissement qui parait à travers la fenêtre, que l'enseignante pointe du doigt.

« Voici votre destination, la salle des archives. Mais vous ne partirez pas les mains vides… »

Hein ? Attends, comment ça la salle des archives ? Ils vont là où travaille normalement Lyra ? C'est pas juste, moi aussi je veux y aller, et voir à quoi ça ressemble ! Non, elle a dit qu'elle n'y est jamais, je ne l'y trouverai pas... alors il n'y a aucun intérêt à m'y rendre. Quoique... non en fait je suis bien curieuse de savoir à quoi ça ressemble quand-même ! En tout cas, je note d'y jeter un coup d'oeil une fois la journée de cours terminée. Peut-être que Soniya voudra m'accompagner ?

Mon attention est attirée par la nourriture que sort la professeur. Qu'est-ce qu'elle prépare ? Va-t-elle nous faire un subtile mélange entre les oeufs et les fruits ? Nous faire un tour de magie et faire rentrer une balle dans une pomme ? Je m'imagine la chose, trouvant celle-ci assez étrange mais intrigante. Pourquoi pas, j'aimerai bien apprendre cette tour de magie moi !

Une fois le groupe un parti, Eryn lança dans ma direction une balle. Je ne m'y suis pas attendue mais ça ne m'a pas empêchée de la réceptionner d'une main. Réflexe de jongleuse. Je me retiens de lancer la balle en l'air et je ne quitte pas la prof du regard. Celle-ci dépose d'autres balles avant d'en prendre une et de le tenir à bout de bras. Elle nous dit de faire de même et j'obéis sans discuter, puis elle nous demande de lâcher la balle. Je m'exécute et observe la chute de l'objet sans grande surprise. Depuis le temps que je pratique la jonglerie quand-même, ce n'est pas une nouveauté pour moi, pour ainsi dire.

« Qu’avez-vous observé ? »

Je la regarde, l'air de dire "c'est quoi cette question ?".

- Ben, elle tombe, finis-je par lâcher comme s'il s'agit de la chose la plus évidente au monde.

Pour moi, c'est évident en tout cas. Je me tourne ensuite vers ma soeur et lui glisse quelques mots.

- On n'est pas censé être en cours de chimie ?

Puis, m'adressant à nouveau à la prof, je dis :

- Madame, je comprends pas l'intérêt de votre question... euh, ta question. On n'est pas censé faire exploser des trucs ? Moi je suis venue pour ça. Enfin après, je peux vous... te montrer comment faire pour que la balle tombe pas, si tu veux.

Peut-être qu'elle le prendra mal mais je n'ai jamais été très attentive sur ce plan là de toute manière, j'ai tendance à dire ce qui me passe par la tête, souvent, au risque de paraître pour une arrogante de première. Après, ayant vécu dans un monde très restreint, je ne sais pas si Eryn connait la jonglerie. Je n'en ai aucune idée mais j'aimerai bien partager cet art avec d'autres personnes, je rêve toujours de pouvoir jongler en cercle à plusieurs, ça doit être génial. Malheureusement, que ce soit de mon vivant ou après, je n'ai pas encore trouvé de personne susceptible de passer cette passion avec moi.



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Re: Un cours de chimie explosif ! - Ven 26 Juil 2013 - 19:55
Un autre fille se présenta après nous et j'avoue que je n'ai pas entendue la moitié de sa présentation. En fait, je suis restée bloquée à sa première phrase. "Vendeuse de rêves le jour, conteuse le soir, chevaucheuse de brumes la nuit et cueilleuse de rosée à l’aurore", moi aussi je voulais faire ça. Ça semblait si poétique, si magique, tellement beau rien que d'en parler. Alors le faire pour de vrai, ça ne pouvait qu'être fantastique. Du coup, j'ai vaguement entendu le mot Moyen-Age mais j'avoue que le reste m'est un peu passé au-dessus de la tête. C'était un programme si fascinant qu'elle venait de conter avec tant de naturel que je peinais à revenir sur la terre ferme. Enfin, quand la professeur à reprit la parole, je suis redescendue de mon petit nuage avant que le dernier élève se présente. Un garçon, à l'apparence un peu étrange. Enfin, différente de nous. la couleur de sa peau, la forme de ses yeux, ça lui donnait une allure assez mystérieuse à mes yeux. Japon, Mont Fuji, encore des noms qui me faisaient rêver.

Enfin, ma sœur termine de me faire atterrir en me passant une partie des bonbons que la fille blonde, Topaze, nous a donné. Elle en a déjà dans la bouche et discrètement, on fait un peu de troc. Mais au final pas de soucis, tous les bonbons seront mangés et il n'en restera rien. Si un sourire de ma part pour Topaze pour la remercier de son geste. Après tout, on ne la connait pas mais ça me fait la trouver drôlement sympathique en tout cas.

« Je crois que vous avez tous remarqué que nous venons d’époques diverses, et il sera dur de faire un cours unique cette fois-ci. Je vais donc vous séparer en deux groupes, Arkel, Topaze et Yuki vous allez partir en exploration dans le bâtiment administratif. Voici votre destination, la salle des archives. Mais vous ne partirez pas les mains vides… »

Ah, on se sépare? Et Topaze va dans l'autre groupe? Dommage, j'aurais bien aimé pouvoir discuter un peu avec elle. Par contre, Saylla reste avec nous. Peut-être qu'on pourra discuter un peu ensemble du coup? Oui, je rêve encore à ses mots, chevaucher la brume et cueillir la rosée, ça sonne tellement merveilleusement à mes oreilles. Mais bon, je redescends un peu sur Terre, on est en cours quand même. Enfin je crois. Parce que je n’ai pas rêvé, c'est bien des œufs et des fruits qu’elle leur a donné? Pour aller dans la salle des archives? Euh, elle était où la logique là-dedans? Enfin, c'était elle la prof, elle devait savoir ce qu'elle faisait.

Une fois que les trois autres élèves sont partis avec recommandation et matériel, la prof revient à nous. Enfin, à Tanya d'abord à qui elle lance une balle sans aucun avertissement. Bien sûr, il en faut plus à ma sœur pour être surprise et elle l’attrape sans problème. Puis elle vient aussi en donner une à moi et à Saylla avant de retourner à son bureau et de tenir la balle devant elle à bout de bras. Elle nous demande de faire pareil, j'obéis et elle lâche la balle. Je l'imite également et j'observe cette dernière tomber et rebondir au sol. J’aime bien le bruit qu'elle a fait mais je ne pense pas que ce soit ça qu'elle veuille savoir.

« Qu’avez-vous observé ? »

- Ben, elle tombe
"- Ben, elle tombe"

Oui, je sais, on n’est pas jumelles pour rien. J’ai eu exactement la même réaction que ma sœur. Je me tourne vers elle avec un sourire, elle fait de même en prend la parole en première.

- On n'est pas censé être en cours de chimie ?
"- Bah si, et puis elle a bien dit que c'était sa matière. Je comprends pas."

Franchement, là, j'étais complètement paumée. J'avoue que je ne savais pas à quoi ressemblais la chimie mais je pensais que ce serait autre chose que de faire tomber une balle de tennis en la regardant.

- Madame, je comprends pas l'intérêt de votre question... euh, ta question. On n'est pas censé faire exploser des trucs ? Moi je suis venue pour ça. Enfin après, je peux vous... te montrer comment faire pour que la balle tombe pas, si tu veux.

La réflexion de Tanya me fait sourire. Moi, même avec ses conseils, je suis toujours aussi maladroite alors j'aimerais voir la prof apprendre à pas faire tomber la balle. Et puis, un détail me revient. Elle a parlé d'un mot bizarre en présentant son cours. La gravité. Et après, elle a fait lâcher la balle. Est-ce que les deux auraient un rapport quelconque.

"- Madame, tu as parlé de la gravité tout à l'heure. Ça a un rapport avec le fait de faire tomber la balle? Et c'est quoi, la gravité?"

Bah oui quoi, j'ai prévenu que je n'y connaissais rien. Au pire, je passerais réellement pour une inculte et sinon, j'aurais droit à une réponse.
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Re: Un cours de chimie explosif ! - Sam 27 Juil 2013 - 15:41







Saylla observait sans mot dire le petit groupe qui sortait, toujours aussi songeuse. Cet enfant n’avait que douze ans et il venait d’un pays inconnu. Décidément, cette académie hébergeait de tout, et la demoiselle ne manquait pas de source d’inspiration. Méditant sur les autres élèves, le regard un peu perdu, elle ne vit qu’au dernier moment l’objet que lui lançait l’intrigante blonde à couette. Car oui, pour elle cette fille était on-ne-peut-plus-intrigante. En âge d’être mariée et d’avoir au moins deux ou trois enfants…elle se comportait comme si elle en était une elle-même ! La voir partir si vite l’attrista un peu, elle aurait donné cher pour connaître son histoire. Mais la conteuse ne dit toujours rien, préférant baisser les yeux sur ce qu’elle tenait au creux de sa main. Un bonbon. Enfin, c’était comme cela que les gens d’ici appelaient ces choses. C’était…terriblement sucré ! La conteuse du Moyen Âge n’avait pas l’habitude de ce genre d’aliment. Si elle avait put emmener Topaze dans son monde, cette grande enfant aurait probablement trouvé sa nourriture bien fade et sans goût. Par opposition, Saylla trouvait celle d’ici facilement écœurante. Toutefois, tout en déballant le caramel, elle releva les yeux et lança un léger sourire à la demoiselle, le remerciant silencieusement avant de mordre dans le bonbon. Le mélange de beurre et de sucre l’enchanta, et elle se demanda un instant si les gens du futur ne mangeaient que cela.  

À l’arrière, les deux jumelles entamèrent de grandes négociations, digne des plus grands marchands maures ou phéniciens les plus difficiles. Saylla nota qu’elles respectaient à la lettre la condition de Topze, elles « partageaient »…entre elles. La conteuse ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, en songeant qu’il n’y avait pas que Topaze qui avait oublié de grandir.

Soudain, Dame Eryn la sortit de sa nouvelle rêverie en posant des balles sur la table. La jeune fille aux yeux d’or s’empara d’une d’entre elles, et fixa à nouveau son attention sur leur professeur. Alors comme ça, elle était déterminée à la tutoyer ? Elle n’était pas encore convaincue de concéder à l’accepter mais soit, l’heure n’était pas encore à la contestation. Tout venait à point à qui savait attendre.

Les deux jumelles obéirent et lâchèrent leur balle, constatant, ho miracle, qu’elle rebondissait. Merveilleuse introduction en la matière, mais Saylla ne voyait pas trop le rapport avec l’alchimie. Où étaient les fioles et les alambiques ? Curieuse, elle écouta l’échange entre les protagonistes, tenant toujours sa balle entre ses doigts. Elle constata avec plaisir qu’elle n’était pas la seule à se poser des questions sur le fond du cours. C’était ça, un cours « modernes » ? Curieux. L’une des jumelles (mais laquelle ?) finit par poser une question intelligente. Enfin, toutes les questions étaient intelligentes, mais celle-ci allait droit au but. Le visage de la conteuse s’éveilla, trouvant enfin l’opportunité de prendre la parole, et surtout d’embarrasser Dame Eryn. Car une chose était certaine, sa réponse n’était certainement pas celle qu’elle attendait. Se retournant vers les deux rouquines, elle leur lança un sourire taquin et repliqua du tac au tac.


« Un jour un vieil homme m’a raconté une belle histoire. Selon lui, la seule chose qui attirait réellement deux corps entre eux, ce n’était pas des histoires inventées par des hommes dit de science, mais plus simplement l’amour. Si nous sommes ensemble, c’est que, d’une certaine manière, nous nous apprécions. Si tu es si proche de ta sœur, c’est que tu l’apprécie d’autant plus. À l’opposé, quand il n’y a aucun amour, on appelle cela de là haine, et les deux corps se repoussent. »

Il fallait l’admettre, Saylla ne pouvait pas s’en empêcher, c’était plus fort qu’elle.

« Et celle qui a le plus d’amour en elle, c’est notre Terre. Elle la dissimule loin dans son cœur, et même le plus vil des hommes ne plus lui échapper. C’est grâce à elle que nous ne nous perdons pas dans les étoiles. C’est aussi grâce à elle que la balle est projetée vers le sol. Les étoiles, ses enfants, tournent autour d’elle.»

La conteuse se redressa su sa chaise, et se retourna pour faire face au mur devant elle.

« Le vieil homme a conclu que si nous sommes capable d’attirer ou de repousser des êtres vivants simplement avec notre cœur, il en était de même avec les choses inanimées. Si je projette cette balle sur le mur, et si j’accepte qu’elle revienne vers moi, elle le fera.»

Chose dite, chose faite. D’un coup sec du poignet, Elle lança la balle, qui rebondit dans un bruit sec sur le mur avant de revenir se refugier dans sa main.

« Vois, ici la balle n’est pas tombée au sol, car mon cœur l’a appelé à lui. Si par contre je ne veux plus de la balle, il me suffit de l’éviter, de m’écarter comme je le ferais pour un amant d’une nuit qui en désir trop. Dès lors, la balle retombera vers celle qui ne l’abandonne jamais : la Terre. »

La demoiselle relança la balle une deuxième fois sur le mur. Mais cette fois-ci, comme expliqué au préalable, elle s’écarta de sa trajectoire à son retour, et l’objet retomba rapidement au sol, un peu plus loin.

Ça, c’était fait.



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Re: Un cours de chimie explosif ! - Lun 29 Juil 2013 - 13:38
Yuki est juste trop mignon, il ferait presque ressortir mon instinct maternel. Presque seulement, dans une salle de classe je n’ai pas le droit d’avoir de préférences. Enfin je note de ne pas trop lui en demander en cours, j’imagine bien qu’il rougirait et bégaierait s’il n’avait pas la réponse… Et de toute manière je n’interroge la totalité de mes élèves que lorsqu’ils m’ont énervés, sinon je m’en tiens à ceux qui demandent la parole.

Le groupe de trois mets les voiles après que Topaze ait fait sa distribution de bonbons. Je note quelque part dans ma tête qu’il ne sera pas utile de rapporter des bonbons à chaque fin de contrôle pour leur remonter le moral. Une de mes petites manies me passera donc à la DA.

Je ne sais pas ce qui est le pire, que les filles m’aient obéi et aient laissé tomber la balle… Parce que oui, je n’ai pas de grandes notions en psychologie mais l’expérience de Milgrad et toutes ces expériences de soumission à l’autorité j’en ai entendu parler, et à vrai dire je m’attendais vaguement à avoir des réactions et des questions avant qu’elles ne lâchent leurs balle.

Heureusement les questions finissent par fuser, et si je ne me trompe pas ça ne va pas tarder à être la révolution dans ma classe… Ce qui apporte un sourire amusé sur mes lèvres, j’aime cette ambiance, en fait je pense qu’à leur place je n’aurais pas été moins étonnée. Et bien non je ne m’offusquerais  pas de leurs questions, j’aime les questions, ça prouve que les personnes sont bien présentes.

J’aime l’histoire de Saylla, même si je comprends qu’elle ne l’a raconté que dans le but de me provoquer. Ce qui me fait rire intérieurement. Je sais cependant que si je laisse le cours prendre cette direction les deux jumelles vont la suivre, et je perdrais trois élèves. D’ailleurs la balle lâchée, ou du moins non rattrapée a failli dégommer les éprouvettes  que je pensais utiliser pour ce cours avant de comprendre que leurs niveaux disparates rendraient ce cours sublimement ennuyeux !


« J’aime beaucoup l’histoire de ce vieil homme, et si je nomme gravité ce qu’il nomme amour, il s’agit bien d’une force qui attire tout objet à la Terre… Mais si je nomme cette force gravitation et pas amour, c’est qu’il y a une raison… »


Je crois que je ne peux retenir un petit air triste en pensant à ce que je vais faire, j’ouvre à nouveau le frigo, mon déjeuner va y passer, j’hésite un instant… Et si je le faisais avec une éprouvette ? Non. Les éclats de verre partout c’est bof bof moyen… et dangereux, tant pis, j’irais à la cafet comme tout le monde. Je me saisis de l’œuf qui aurait du être mon déjeuner… Je lui lance un dernier regard et debout, je le lâche comme j’ai lâché la balle un peu plus tôt. Splatch, ça gicle sur mes pieds, berk. Tant pis.


« Le problème c’est que si la Terre l’aimait autant que moi, il serait encore entier.  C’est bien une force qui l’attire vers elle. Et le but de mon cours aujourd’hui, désolée mesdemoiselles, n’est pas de faire exploser la sale, ce cours là on verra plus tard, il est chiant et comporte des heures de théorie pour trois minutes d’action. Aujourd’hui je veux que nous définitions ce qu’est une force et que nous faisions plein de petites expériences pour cela… Alors quelle est votre définition du mot force ? »


[HRP : Yuki est pas là donc son tour saute, je me permets de glisser quelque mots pour lui.]

Yuki se contenta de hocher discrètement la tête à l’affirmation du rouquin, il n’avait pas encore d’idée précise à ce sujet. Lorsque la blonde qui l’intimidait un peu avec son exubérance proposa des bonbons, il n’osa tout d’abord pas en demander,  puis tout de même, comme il était gourmand il hocha à nouveau la tête mais avec un peu plus de conviction.
Un cours de chimie explosif !
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