Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Quête] Un peu de ménage

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[Quête] Un peu de ménage - Mar 9 Juil 2013 - 17:00
Il y a des jours avec et des jours sans. Une expression qu’elle avait déjà entendu une ou deux sans vraiment y prêter une attention particulière. Mais vu la tournure qu’avaient pris les évènements, on pouvait décemment dire à présent qu’il s’agissait d’une journée sans pour la jeune apprentie déesse. Pourtant, la matinée avait bien commencée. Comme chaque jour, elle s’était levée avant le soleil pour admirer de sa fenêtre le jeu magnifique des couleurs chassant les ténèbres tandis que l’astre diurne venait prendre sa place dans le ciel rempli de teintes orangées se dégradant lentement pour laisser place au bleu traditionnel. Oui, une belle journée qui s’annonçait, avec une légère brise pour parfaire le tableau.

C’est donc avec une pointe de sourire, une esquisse de bien-être que la jeune fille avait pris la direction de la cafétéria pour y être avant l’arrivée de la cohue des élèves. Un petit déjeuner rapide et son éternel milk-shake à la main, elle quitta les lieux pour se rendre dans sa première classe de la journée. Les couloirs étaient encore presque vides et elle fit une pause à l’une des fenêtres d’un couloir afin d’observer le réveil calme et sereine des animaux proches. Les moineaux, écureuils et autres petits insectes, certains appelés nuisibles à tort selon elle. Un tableau ravissant qui fut malheureusement brisé en un instant. Une forme qui passe en vitesse à travers les arbres, effrayant par sa seule présence tous les animaux alentours.

Réaction inhabituelle, elle y prête forcément attention. Pour une fois, elle aurait mieux fait de s’abstenir. Un grand mouvement des bras de la silhouette en bas et tous les oiseaux s’envolent, affolés de manière démesurée. Et elle qui se penche pour voir ce qu’il se passe. Son verre dans sa main qu’elle lâche sans y prendre garde, trop absorber par les messages de panique divers des animaux environnants. Le bruit sourd du choc de ce dernier sur un corps et le cri désagréable qui s’en suit la rappelle sur terre. La forme en question, un professeur. Qui possède maintenant une veste à moitié décorée du reste de sa boisson. Et au regard qu’il lui lance, elle sait d’avance que cette nouvelle mode n’est pas de son gout. Elle ne cherche ni à fuir ni à se cacher. Elle resta là tandis que l’homme continue de vociférer tout seul et l’invective de toutes les façons possible. Elle l’écoute et soupir. Elle devra venir le voir ce soir dans la salle des profs pour régler cette histoire ? Très bien. De toute façon, elle n’avait rien à se reprocher.

Le reste de sa journée se déroula parfaitement normalement et elle en aurait presque oublié l’incident de ce matin si, comme par hasard, elle ne croisait ni n’apercevait pas régulièrement le profil de ce professeur à intervalle régulier. Comme si elle était suivie ? D’ailleurs, il ne lui disait pas grand-chose. Peut-être ferait-elle mieux de se renseigner, on ne sait jamais. Enfin, la fin de journée par arriver et la jeune fille se rendit donc sans réelle motivation devant la salle des professeurs ou elle attendit calmement l’arrivée du professeur involontairement arrosé du matin même. Ce dernier ne tarda pas à se manifester et un sourire un brin mauvais sur le visage, commença à lui faire la leçon sans lui permettre de s’expliquer. Elle garda le silence, cela ne servirait à rien d’envenimer les choses et déjà, il arrivait à la fin de son monologue. Ouf, au moins ça de terminé. Et voilà sa sentence qui tombe : retrouver une agrafe dans la salle des professeurs.

Pardon ? Il était sérieux là ? Lorsqu’il ouvrit la porte de la salle, elle ne put que comprendre qu’il ne plaisantait pas. Au petit rire qui franchit ses lèvres et qu’elle n’apprécia pas, elle ne put rien répondre. La salle était tout simplement à l’état de décharge. Les meubles, les objets, tout. Tout était sens dessus dessous. Retrouver une agrafe là-dedans revenait à chercher une aiguille dans une meule de foin sans aimant comme pièce joker. Un instant, un soupir lui échappa mais elle entra avec détermination dans la pièce. Ce n’était pas ça qui lui allait lui faire peur. Le professeur préférait la laisser se débrouiller, il viendrait plus tard vérifier que tout avançait bien. Une dernière menace pour la prévenir de ne pas tenter de se sauver et il disparut en claquant la porte. De plus en plus étrange lui.

Bon, au travail. Comme il n’avait rien précisé sur la façon de faire, lui laissant carte blanche, elle allait utiliser tous les moyens à sa disposition. Ouvrir la fenêtre d’abord et utiliser son don. Il n’y a rien de mieux pour défaire une toile d’araignée que sa propre créatrice. Moineaux et écureuils pourraient récupérer les petits objets qui trainaient pendant qu’elle s’occuperait du mobilier et des choses plus imposantes. Finalement, cette corvée en devenait presque un jeu pour elle. De petits tas se formaient à droite et à gauche, stylo, tampons pour tableau, craies, règles et de l’autre chaises, tables et étagère. Les écureuils récupéraient les papiers qui trainaient et les bouts de verres brisés, les araignées nettoyants la poussière de la salle. Vous avez déjà vu Blanche Neige et les 7 nains, au moment où elle fait le ménage dans la maison ? Eh bien là, c’était sensiblement la même chose. En tout cas, ce n’était plus une punition pour elle depuis longtemps.

Mais les choses se gâtèrent soudainement lorsque la porte se rouvrit, laissant apparaitre le professeur en question. Le visage rouge de colère, il claqua si fort la porte qu’elle en fit trembler les murs, les animaux fuyant tous à son arrivée avec une vitesse incroyable. Oui, il y avait forcément un truc qui ne collait pas, jamais elle n’avait vu les animaux réagir ainsi devant un humain. Serait-il d’une autre race ? En tout cas, en voyant que le nettoyage avait plus que bien avancé, il entra dans une colère noire et se mit à invoquer une vague qui balaya joyeusement tout sur son passage, remettant encore plus de bazar dans les lieux qu’il n’y en avait en arrivant. La jeune fille ne put rien faire contre le flot soudain qui l’envoya heurter un mur et la laissa retomber entredeux meubles, se retrouvant relativement prisonnière de ses derniers. Mais à quoi jouait-il ? Car il avait franchement l’air heureux de son petit tour. Et le rire qu’il lâcha lui laissa un doute affreux. Il n’était pas humain, maintenant c’était une certitude. Mais qu’était-il alors ?

" - Professeur Sinclaire, puis-je savoir ce que vous faites ? Ce n’est pas ainsi que nous parviendrons à ranger cette salle. Si vous voulez m’aider, voudriez-vous bien me sortir de là ?"


- T’aider ? T’AIDER ? Ha, elle est bien bonne celle-là !!! T’aider, Mouahaha ! Comme si j’allais t’aider, pauvre petit chose fragile. Quoi que, si, je vais t’aider, ne t’en fais pas ma belle.

Son visage s’approcha du sien et vint limite s’y coller, un air complètement malsain gravé dessus. Ne pas réagir, pas encore. Attendre encore un peu. Le laisser croire qu’il a l’avantage. En apprendre autant que possible sur lui. Car il avait déjà vendu la mèche tout seul. Il n’avait pas réagi mais il n’était pas le professeur Sinclaire. Il n’était sans aucun doute même pas professeur. Etait-il seulement membre de l’Académie ? C’était maintenant qu’elle devait avoir sa réponse. Alors, laisser une expression de peur monter sur son visage, lui laisser croire que c’est lui qui a la main.

- Oh, que j’aime ce visage. Pauvre créature, vous ne valez vraiment rien. Des pions, voilà ce que vous êtes. C’est presque trop facile de s’occuper de vous !!! Tu as peur, hein ? Tu veux avoir encore plus peur ? Regarde-moi bien alors, tu auras droit à la frayeur de ta vie….

Et là, son apparence qui se modifie. Il garde la même taille, la même corpulence mais son visage s’allonge, il devient entièrement d’un blanc laiteux, huileux, son visage change de forme, ses yeux disparaissent jusqu’à ne devenir que deux points vides. Un Dopplegänger. Elle a étudié ce monstre dans les livres de créature à la bibliothèque. Intelligent mais extrêmement puissant. Maintenant, elle sait tout ce dont elle a besoin. Mais soudain sa vie vient serrer vivement sa gorge et sa tête se trouve enveloppée d’un bulle liquide. Il veut la noyer.

- Pas la peine d’essayer d’appeler de l’aide, tu ne peux pas. J’ai gagné ! Alors meurs tranquillement maintenant, tu n’as pas d’autre option de toute façon. Ahahahahah !!!

Le laisser rire, se débattre un peu, pour la forme et se laisser aller. Vive le contrôle des limites qui lui permet de respirer parfaitement sous l’eau. Mais il n’en sait rien. Et lorsqu’il la sent se détendre, les yeux fermés et le corps ramolli, il lâche sa gorge pour saisir ses poignets et la tirer d’entre les tables. Oui, il veut un trophée. Alors elle le laisse travailler pour elle. Et lorsqu’il la dégage enfin, à l’instant où le regard du monstre réalise que sa poitrine remue toujours, elle ouvre les yeux et envoi son poing en plein visage du monstre, le forçant à reculer en chancelant, ce qui le fait tomber au sol. Elle n’a pas son arc mais elle a toujours ses couteaux. Il n’a plus l’effet de surprise et elle en sait plus sur lui que l’inverse. L’issu de cette rencontre ne fait plus de doute.

" - Maintenant que tu as bien rigolé, c’est mon tour."


Et là voilà qui charge droit sur lui. Il se relève et esquive sur le côté mais ne voit pas venir le pied qu’elle a levé et qui vient violemment s’encastrer dans ses côtes. Plié en deux, il hoquette pour retrouver son souffle et roule sur le côté pour éviter un mouvement coup de la part de l’indienne. Il ne se rendra pas facilement, elle le sait. Tant mieux, elle ne compte pas lui faire le moindre cadeau après ce qui s’est passé. Alors, elle le laisse reprendre son souffle et revenir à l’attaque, comme un fantôme se jetant sur un être qu’il souhaiterait dévorer. Il est en parfaite position de tir et 4 couteaux s’envolent quasi simultanément. Epaule, genou, flanc et poumon, elle ne bronche même pas. Coupé dans son élan, il s’étale devant elle, la respiration difficile mais plus aucune expression sur le visage. S’en est presque encore pire car ainsi, elle ne peut plus se fixer sur ce qu’elle voit. Mais à son rire mauvais toujours présent elle sait qu’il reste dangereux. Et elle en a la preuve aussitôt. Une seconde, elle a hésité à le tuer et il en a profité. Une nouvelle vague arrive et l’envoi au loin, permettant au monstre de se faire emporter à distance sur la crête de cette dernière. Il tente de s’échapper. Jamais, elle ne le laissera pas faire.

Elle reprend pied dès que possible sur le premier meuble venu. Le niveau dans la salle monte lentement alors elle bondit sur les divers éléments de mobilier pour se rapprocher de la créature. Elle gagne du terrain, évite de justesse quelques bulles qu’il lance sur elle. Mais le voilà devant la fenêtre. Et là, alors qu’il se retourne pour la narguer, prêt à sauter dehors pour se sauver, une violente nuée de moineaux l’attaque. Déséquilibré, il choit dans la salle, perdant le contrôle de la vague qui se retire lentement. Et le temps qu’il se débarrasse des volatiles gênants, il n’a que le temps de pousser un hoquet de surprise. Cette fois, la lame au bout du bras de la jeune fille traverse son cœur de part en part. Un regard qu’il échange, encore un sourire mauvais qu’il lui offre ? Elle retire vivement la lame et vient frapper sa gorge, sectionnant sa jugulaire.

Le corps sans vie du Dopplegänger tombe au sol, comme au ralenti dans un bruit de caoutchouc, flasque. C’était vraiment un monstre bizarre celui-là, elle s’en méfiera à l’avenir. Parmi les oiseaux, l’un se trouve toujours dans la salle, secoué visiblement. Elle vient le prendre dans ses mains et le rassurer tandis que ce dernier reprend tranquillement ses esprits. Puis, il redécolle, doucement puis avec assurance. Mais il ne se sauve pas comme ses compagnons. Non. A côté du corps du monstre, au milieu de la flaque rouge de son sang qui s’écoule, un petit objet brille, qu’il ramène à la jeune fille avant de s’en aller. Et lorsqu’elle ouvre les doigts, elle y découvre l’agrafe tant recherchée. Une ébauche de sourire.

" - Cette fois, tout est terminé. "

Laissant la salle dans l’état où elle se trouve, elle se rend à la recherche d’un vrai professeur pour lui expliquer ce qu’il vient de se passer. Quelqu’un d’autre se chargera du rangement, elle a rempli sa part du marché. Pour une fois, elle considère qu’elle a bien mérité un peu de repos. Et de se sécher.
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Re: [Quête] Un peu de ménage - Jeu 11 Juil 2013 - 14:50

Encore une fois, très joli, enfin, bon rp ! Rien à redire là dessus. Quoiqu'il y a une phrase dont je ne suis pas sûre mais bon, rien de très grave ^^ ("Sa vie vient serrer sa gorge" sa main ? ou alors c'est moi qui ne connais pas l'expression ^^)

Abygaïl : 450 xps

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