Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Entre illusions, cauchemars et souvenirs

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Entre illusions, cauchemars et souvenirs - Lun 8 Juil 2013 - 14:41


Tendre illusion


Arsen s'ennuyait ferme cet après midi là. La jeune fille avait bien des cours mais elle n'avait pas la moindre envie d'y aller. Elle décida donc d'aller se balader dans un endroit qu'elle considérait à présent comme son nouveau chez elle: le parc aux abricots. C'était aussi le seul lieu qu'elle parvenait à retrouver où qu'elle soit dans l'académie (alors qu'elle n'était pas fichu de retrouver sa chambre). Ce jour là le temps était aux grands vents, le vent du sud qui agite tout sur son passage avant de laisser éclater l'orage qui le succède. Arsen adorait ce temps, l'air charger d'électricité et le ciel assombrit par les nuages la rendait toute joyeuse.

Le parc était désert, normal vu qu'il allait pleuvoir. Les fameux abricotiers agitaient leur branches pleins de fruits mûres ce qui était pour le moins étonnant étant donné la saison. L'albinos se laissa tenter par l'un de ces abricots et en cueillit un avant de mordre avidement dedans curieuse d'en connaître les effets réels. Bon maintenant que faire? il fallait attendre un peu avant de ressentir le moindre changement.

Le jeune fille marchait dans le parc, ses longs cheveux blancs virevoltaient autours d'elle en captant le moindre reflet, le moindre raie de lumière. Elle se laissait guider par le hasard sur un petit chemin qui serpentait entre les arbres, enveloppée d'une légère odeur de noisette bien qu'elle ne reconnut aucun noisetier autour d'elle. Les arbres s'épaississaient à mesure qu'elle avançait, devenaient plus nombreux aussi, elle franchit une rangée d'arbuste et découvrit avec stupeur un grand champs d'herbe haute. C'était la première fois qu'elle le voyait alors qu'elle avait parcouru ce parc de long en large pendant plusieurs semaines. Le temps semblait s'être éclairci, Arsen se tenait là à contempler le champs s'étendait à perte de vue, ses longs cheveux aussi pâles que la Lune dansant autour d'elle. La jeune fille ferma les yeux et inspira une grande bouffée d'air frais, un festival d'odeur s'offrait à elle mais une s'insinuait, non pas qu'elle fut plus forte que les autres mais.... Du lys blanc avec une note de violette, elle connaissait que trop bien cette odeur. Son imagination lui jouait certainement un tour, il était totalement impossible de retrouver cette senteur ici, à l'identique. L'albinos ouvrit les yeux. Son regard glissa sur l'horizon le caressant doucement quand elle aperçu une silhouette au loin. Curieuse Arsen marcha dans sa direction et plus elle s'en rapprochait plus le doute se transformait en certitude dans son esprit; ce ne pouvait être qu'Elle. C'était impossible et pourtant une jeune femme se tenait bien là, devant elle, ses cheveux d'ébène tombant en cascade sur ses épaules nues et sa robe rose pâle s'ouvrait dans l'herbe autour d'elle comme les pétales d'une rose ancienne.

Arsen s'approcha d'elle sans bruit jusqu'à se tenir juste derrière la jeune femme et soufflant dans un murmure:

Perle...
La jeune femme se retourna en envoyant valser ses magnifiques boucles brunes au passage. Sa peau semblait faite d'ivoire et un sourire resplendissant étirait ses lèvres de velours pourpre. Toujours assise dans l'herbe, elle prit délicatement les mains de l'albinos et les serra doucement. La jeune fille sentait l'immense effort que faisait la belle brune pour ne pas se jeter à son cou et l'en remercia.


Ma chère Arsen, si tu savais comme tu m'as manquée.
Perle était morte, elle l'avait vu mourir à ses cotés alors pourquoi donc était elle là? Comment cela pouvait il être possible? A ses cotés... Elle aussi était morte et bien morte même étant donné la dose plus que létale d'arsenic qu'elle avait prise et pourtant la jeune fille aux cheveux de nacre était bel et bien dans cette académie. Il n'était donc pas si absurde que Perle ai elle aussi atterrit ici. Arsen secoua la tête en son for intérieur, son amie était avec elle et c'était tout ce dont elle voulait se soucier pour l'instant.



Tu as une mine resplendissante et cette robe te va à ravir!

Mais je ne porte pas de...
Elle ne finit pas sa phrase. Une robe? Arsen ne se départissait jamais de sa sempiternelle tenue aux allures de garçon des rues alors que pouvait elle bien être en train de raconter?! La jeune fille baissa les yeux et fut sidérée de voir qu'une petite robe légère d'un blanc éclatant avait remplacé sa chemise et son pantalon. Elle se sentait mal à son aise ainsi vêtue, comme si elle était complètement nue. Ses bottes avaient disparues elles aussi la laissant pieds nus dans l'herbe haute ce qui la fit frissonner mais cette sensation ne lui déplaisait pas, au contraire, la jeune fille se sentait vivre jusqu'au bout des orteils. Arsen se laissa aller, ne cherchant plus à comprendre et s'adonnant à la douce insouciance du moment. Perle cueillait des fleurs sous le regard attentif de l'albinos et revenant près d'elle, la jeune femme glissa un coquelicot derrière son oreille puis caressa ses longs cheveux de nacre.



Quel magnifique contraste! Ce rouge dans tes cheveux.. on dirait une tache de sang dans la neige.
La voix de la demoiselle aux cheveux d'ébène était calme et douce, presque envoutante. Elle se recula et leva quelque chose à hauteur des yeux de sa compagne. Sa montre! La montre que Monsieur lui avait offert en héritage, celle qui égrainait les minutes à l'envers comme si elle remontait le temps. Elle bondit sur elle pour la récupérer mais Perle esquiva l'attaque en riant et se mit à courir dans les herbes hautes, les pans de sa robe volant derrière elle. Arsen se précipita à sa suite et toutes deux coururent à perdre haleine en se chamaillant. Essoufflées, elles s’arrêtèrent un instant, la jeune femme tenant toujours la montre à gousset hors de portée.


Tu vois que tu peux t'énerver quand tu veux. J'adore ça! Tu n'es pas aussi vide que tu le pense Arsen, voyant la mine contrariée de la jeune fille elle ajouta; Je te l a rendrait à une condition, que tu me donnes ce que tu ne me donnera jamais. Un baiser.


La jeune albinos se pétrifia d'un coup. Qu'attendait elle d'elle? qu'elle l'embrasse? C'était tout bonnement inimaginable pour Arsen. La belle brune la regarda en riant


Puisque tu ne me le donne pas alors je le prend!.
Et elle posa ses douces lèvres de velours pourpre sur les siennes. Arsen cessa l'espace d'un instant de respirer, complètement choquée elle n'osa même pas remuer un orteil. Perle recula doucement lui attrapa la main, y déposa la montre. Ensuite elle glissa sa main d'ivoire dans la sienne et s'assit dans l'herbe en l'entrainant avec elle. l'albinos se laissa guider par son amie, ne sachant pas trop quoi faire ni trop quoi penser. C'était comme si simple baiser avait créer un trou béant aspirant toute forme de pensée, comme si son âme avait quittée son corps. La demoiselle la fit s'allonger et l'invita gentiment à poser sa tête sur ses genoux. Arsen ne protesta pas et s’exécuta.


Hippolyte, cher cœur, que dis tu de ces choses?
Tu n'es plus seule maintenant, tu arrives à vivre comme ça?
Elle haussa les épaules, seule elle l'était toujours finalement. Elle lui parla des gens qu'elle avait rencontré depuis son arrivée à l'académie, d'Anaélia la jeune fille qui lui ressemblait, la médecin, de Alexander Urmanis; ce prof de sport qui lui apprenait à manier les couteaux de combat, du petit groupe turbulent mais néanmoins sympathique qu'elle avait aperçu pour cette mission avortée dans les montagnes tibétaines et puis elle lui parla de Shaad. Ce jeune homme qui haïssait la terre entière et probablement encore plus lui même que le reste de l'humanité lui ressemblait étrangement lui aussi mais d'une tout autre manière. Elle parla peu, ne disant que l'essentiel mais elle savait que c'était amplement suffisant. Perle comprenait ce qu'elle ne disait pas, s'abreuvant de ses silences autant que de ses mots.

Puis Perle se mit à parler. Le femme aux boucles d'ébènes avait une voix suave et envoutant, une de ces voix qui vous réchauffe de l'intérieur et vous rassure, qui vous donne envie de la découvrir et de la laisser vous guider, une voix que vous suivrez jusqu'au bout du monde si elle vous le demandait. Elle caressait ses cheveux blancs comme la neige d'une main légère et rassurante, jouant avec les mèches rebelles agitées par la brise. La jeune femme laissait glisser ses doigts fins sur le visage d'albâtre d'Arsen, explorant ses traits, dessinant sur sa peau des volutes invisibles. La jeune albinos ferma les yeux et inspira profondément l'air frais emplit de cette senteur de lys blanc et de violette quelle chérissait tant sans trop savoir pourquoi. L'index de Perle traça une longue ligne invisible parcourant son front, glissant le long de son nez, se reposant sur ses lèvres pâles puis filant sur son menton et mourant sur sa gorge. Elle enveloppa délicatement sa gorge d'une main bienveillante, transmettant une douce chaleur à sa peau fraiche. Arsen n'aurait peut-être jamais dû fermer les yeux.

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Dernière édition par Arsen Icum le Jeu 24 Juil 2014 - 23:50, édité 2 fois
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Re: Entre illusions, cauchemars et souvenirs - Mer 12 Fév 2014 - 17:40


Odieux cauchemars



Arsen n'aurait jamais du fermer les yeux et elle le savait. Ça ne lui ressemblait pas de s'abandonner comme ça devant quelqu'un, même s'il s'agissait de Perle. On lui avait enseigné d'être toujours vigilante, à ne faire confiance qu'à elle-même et à ne jamais être la merci de personne pourtant elle était là, allongée dans un champs, la tête sur les genoux d'une jeune femme sortie de nul part à se laisser tripoter les cheveux avec insouciance. Elle n'aurait jamais du...
Soudain elle sentit une lourde pression sur sa gorge. La main délicate de son amie était crispée sur le cou blanc de l'empoisonneuse qu'elle caressait si tendrement quelques secondes auparavant était en train de l'étrangler. La demoiselle écarquilla les yeux, regardant avec horreur le visage de Perle déformé par un rictus de haine. Que se passait-il? Pourquoi cette expression, qu'avait-elle fait pour mériter ça? Plein d'images défilèrent devant son regard au fur est à mesure que l'oxygène venait à lui manquer. Le visage souriant de la jeune femme qu'elle avait connue sur un toit de Whitechapel se superposait au visage transformé par la rage. Et puis un cri de banshee la sortit de sa rêverie, si elle ne faisait rien elle allait mourir. L'albinos tenta de se calmer, il fallait qu'elle l'éloigne d'elle au plus vite. Avec une contorsion du buste et les mains réunies, la jeune fille aux cheveux de nacre lui colla ses mains dans le plexus solaire coupant le souffle de la brune et en profita pour rouler sur le coté pour échapper à son étreinte. Elle se releva en vitesse, toussant jusqu'à remplir ses poumons d'air et jetant un coup d’œil à son agresseuse, elle se mit à dévaler le champs en courant.
 Le ciel s'était encore obscurcit, l'orage était de plus en plus proche et menaçait d'éclater. Arsen jeta un coup d’œil en arrière. Une créature aux membres décharnées avait remplacé la demoiselle aux yeux de jade, sa belle robe rose poudré s'était changé en un linceul déchiré, ses boucles d'ébène en un amas de fils d'un blanc crasseux sur un crane à la peau flétrit et sa voix si suave en des hurlements rauques. L’immondice était sur ses talons et elle se rapprochait sérieusement. L'empoisonneuse accéléra encore et encore mais  si elle était rapide, elle n'avait absolument aucune endurance et si elle ne la semait pas très vite elle allait y passer. Comment Perle, non, cette créature qui avait prise sa place pouvait-elle courir aussi vite? Bientôt Arsen franchit la frontière du bois avec soulagement, elle commençait à être passablement essouffler et elle aurait plus de la semer entre les arbres qu'à découvert dans le champs. C'était étrange les alentours étaient enveloppés d'un sombre brouillard, alors certes l'orage menaçait, mais jamais la jeune fille au regard infernal n'avait vu pareille obscurité excepté en pleine nuit. Elle ralentit donc un peu pour ne pas heurter quelque chose et s'enfonça entre les arbres en jetant régulièrement des coups d’œil derrière elle.
La bestiole semblait avoir disparue mais ce n'était pas pour rassurer l'apprentie déesse qui accéléra légèrement le pas, ses yeux s'habituant progressivement aux ténèbres ambiantes. Au fur et à mesure qu'elle s'enfonçait dans le bois, des chuchotements s'élevaient sur son passage, des murmures qui se muèrent bientôt en voix de plus en plus distinctes. Au début l'élève ne s'en formalisa pas, mettant ça sur le compte de sa course et de la faune grouillant dans le bois mais quand elle pu discerner des mots audibles, elle se stoppa net et tendit l'oreille.


...faute... mort... ta faute Arsen.. tu m'as tué... Pourquoi? Pourquoi m'avoir empoisonnée?...

Le chœur de supplications était de plus en plus fort, de plus en plus oppressant, des dizaines de voix s'entremêlaient et montaient jusqu'à elle, c'était plus qu'elle ne pouvait en supporter. L'empoisonneuse plaqua ses petites mains sur ses oreilles et se remit à courir en répétant une petite litanie pour elle-même.



Ce n'est pas de ma faute, je n'ai fais que faire ce que je devais, ce n'est pas de ma faute....

Soudain le sol se déroba sous son pied nu et l'albinos bascula en avant pour venir s'écraser sur une surface... liquide. Le miroir de l'eau se brisa en mille éclats dès lors qu'elle le toucha et elle s'enfonça dans l'onde glacée. Le brouillard ambiant avait dissimulé une grande étendue d'eau dans laquelle la demoiselle aux cheveux d'argent venait de tomber. Le froid l'envahie, l’assiégeant de toute part et franchissant les faibles remparts de sa petite robe. Arsen évitait autant qu'elle le pouvait tous les lacs, étangs et autre mare qu'elle croisait pour une raison très simple: elle ne savait pas nager. Elle se débattit de toutes ses forces, luttant contre cet ennemi invisible qui était déterminé à l'entrainer vers le fond et à la priver d'oxygène. Elle l'avait déjà rencontré ce monstre là, elle avait même failli lui céder il y a des années mais ce n'était pas le cas cette fois, elle ne le laisserait pas vaincre.
________________________

Hum ici... ce sera parfait!

Ah mais vous êtes là vous? Je ne vous avais pas vus. Au fait je ne me suis pas présenté, moi c'est Bobby. Inutile de vous préciser que je suis ici parce que j'espérais sécher les cours peinard mais bon, je ferais avec votre présence. Le parc aux abricots est parfait pour ça, surtout avec ce temps. Il n'y a pas un chat dehors parce que personne ne veut courir le risque de se retrouver saucé par l'orage imminent mais pas moi. La tranquillité a un prix et puis on ne viendra pas me chercher ici. J'ai bien essayé d'autres endroits tout à l'heure mais je me suis fait courser par cette furie de surveillante et j'ai eu toutes les peines du monde à la semer. Alors me voila, mon bouquin, ma musique et moi, adossé à mon arbre préféré (vous allez me prendre pour un fou mais je vous assure que cet arbre est le plus confortable de tout le parc et j'en ai testé beaucoup). Tiens par contre ça c'est bien étrange, est ce que c'est mon esprit qui me joue des tour ou bien est ce que je viens effectivement de voir passer une sorte de fantôme tout blanc? C'est vraiment bizarre, bon vous vous ne bougez pas de là je vais aller voir.

J'avais raison il y avait bien un fantôme tout blanc, enfin pas vraiment un fantôme au sens éthéré du terme mais plutôt une jeune fille à la peau pale et aux cheveux tout blanc. Mais vu sa tête elle elle en a vu un de fantôme. Mais attendez, qu'est ce qu'elle fait dehors alors qu'il va pleuvoir et avec seulement une chemise sur le dos? Je sais elle est folle, ça ne fait qu'une timbrée de plus dans cette foutue académie me direz vous. En plus elle murmure des trucs bizarres avec les mains sur les oreilles en marchant droit vers la minuscule mare, que dis-je c'est même pas une mare, un trou d'eau plutôt. Elle va s'arrêter avant ou l'esquiver parce que vu comme elle est verdâtre on peut vraiment pas la louper. Bon moi j'en ai rien à fichtre de cette nana, vais plutôt retourner mon bouquin et...

Slaaaaaach!

Attendez comment ça "splach"? Elle a quand même pas... Et si, cette débile est tombée dedans la tête la première. Elle a plus qu'à sortir couverte de vase maintenant, mais alors pourquoi elle le fait pas? Je veux bien que le trou soit profond mais quand même il faut pas plus d'une brasse pour remonter à la surface (oui je sais ce que vous pensez, je suis moi même tombé dedans un jour mais c'était pas de ma faute, j'avais un peu trop bu et.. passons, on est pas là pour parler de moi). Bon je crois que je n'ai plus vraiment le choix hein, si elle se noie on va encore dire que c'est ma faute.. Pff et dire que j'avais mis mon tee-shirt préféré aujourd'hui.. Et Plouf!


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Dernière édition par Arsen Icum le Mar 12 Aoû 2014 - 21:31, édité 2 fois
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Re: Entre illusions, cauchemars et souvenirs - Mer 16 Avr 2014 - 23:05


Douloureux souvenirs


Arsen courait, encore et encore sans s'arrêter de peur que l'horrible créature ne la rattrape. La panique étreignait son cœur et la demoiselle au regard infernal avait de plus en plus de mal à respirer, tous ses membres la lançaient et son corps entier tremblait de froid. Fallait bien avouer que sa petite chute dans la mare ne l'avait pas franchement réchauffée et avec pour tout vêtement une chemise trop grande pour elle et mouillée elle était glacée jusqu'aux os. Et ces douleurs, était-ce le prix des efforts qu'elle avait fournit jusque là ou bien ses poisons qui commençaient à s'agiter sérieusement?

Un craquement non loin de l'albinos l'a fit sursauter et elle accéléra encore l'allure. Sa vue s'obscurcit progressivement tandis qu'elle courait quand soudain elle sentit un choc violent et une vive douleur la frappa. Le souffle coupé, elle tomba à la renverse et sentant un liquide chaud et poisseux se rependre sur son visage elle porta la main à la source de la douleur, juste au dessus de son œil. L'empoisonneuse ouvrit les yeux et poussa un cri strident. La moitié de sa vision était devenue vermeil comme le sang qui coulait à présent sur ses doigts, son regard lui resta fixer dans le vide quelques instants, horrifié. Elle suffoqua, des spasmes la saisir et une douleur qui n'avait rien à voir avec sa blessure se répandit sous son crâne. Des flashs lumineux lui faisait tourner la tête, des images s'imposant dans son esprit embrumé par la souffrance. Ces images
étaient confuses, il y avait du sang, beaucoup de sang, des cris de femme et puis ce rire... Ce rire atroce qui hantait ses cauchemars. L'homme en noir était là devant elle, la surplombant de toute sa hauteur, et il riant encore et toujours de son rire dément. Et Arsen pleurait, le sang coulait sur son visage pale, se mêlant aux larmes jusqu'à imbiber le haut de sa chemise blanche. L'homme se pencha sur elle et l'attrapa par le bras gauche. Sa cicatrice se mit à la bruler comme si on lui infligeait à nouveau la même blessure.

"...Je suis Jack... Ne m'oublies pas... petit monstre!"

Et l'albinos perdit connaissance.

bon il est tant que je me rentre, j'ai trop la poisse et puis on caille! Quelle idée d'aller repêcher l'autre morveuse aussi, je suis trempé maintenant.

Vlaaaaaam


ailleeeeeeuh mais ça fait mal! C'est qui le crétin qui a laissé trainer ce truc par terre?! Oh mais attends, ne me dites pas que c'est.. mais si, c'est l'autre timbrée! Merde y a du sang, pas mal de sang en plus.. Elle est morte? Pas sur, faudrait peut-être l'emmener à l'infirmerie... Non c'est pas mes oignons d'abord. Ouais mais qu'est ce que je vais faire? Ça va encore me retomber dessus cette histoire. Mais qu'est ce que j'ai bien fais au bon Deus pour mériter ça?! Promis je ne sécherai plus les cours! Hum bon... aller hop, je la prend et puis direction l'infirmerie. Elle est lourde la grognasse! Oh c'est bon vous, arrêtez de me regarder avec cet air là, je fais ce que je peux d'abord! Et puis vous n'avez qu'à le faire si vous n'êtes pas contents. Bon, aller c'est parti!

Quand l'apprentie se réveilla à l'infirmerie dans le fameux pyjama blanc, on lui expliqua qu'elle s'était juste ouverte l'arcade sourcilière, rien de bien grave en soit. C'était juste impressionnant parce que c'était une zone qui saignait beaucoup mais dans l'ensemble, plus de peur que de mal que disait l'infirmière. Arsen elle avait l'impression d'être passée sous une locomotive à vapeur et ce n'était pas que la faute de sa blessure. Son petit ventre lui faisait encore mal et la cicatrice en forme de J sur son avant bras la lançait terriblement. On lui expliqua aussi qu'un étudiant l'avait amenée là, inconsciente, en la portant comme un sac à patates sur son épaule. Il avait aussi prit ses affaires qui trainait dans le parc et maintenant elles trônaient là sur la commode près d'elle. L'albinos soupira de soulagement tandis que la femme poursuivait son récit. D'après le fameux jeune homme elle se serait prise en plein face la seule branche basse de tout le parc à force de courir comme une demeurée en hurlant. On lui apporta un bon thé chaud et après l'avoir bu elle décréta que jamais plus elle ne gouterait à ces maudits abricots!

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Re: Entre illusions, cauchemars et souvenirs - Jeu 14 Aoû 2014 - 20:28
Voui Coupine, vaut mieux que t'arrêtes les abricots hallucinogènes... xD Solo assez rapide à lire, bien écrit, plutôt intéressant et on voit qu'Arsen est plus tourmentée qu'il n'y paraît ^^ Bref je suis contente pour toi que tu ais enfin réussi à le finir, depuis le temps que je le laisse volontairement quand je fais la liste des rps sans réponse x)

Arsen Icum : 405 xps

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