Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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J'aurais aimé rêver

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Re: J'aurais aimé rêver - Mar 23 Juil 2013 - 19:22



J'aurais aimé rêver

- Je n'ai pas toujours été comme ça... C'est ironique comme le temps change les gens, non ? Avant j'étais tout ce qu'il y avait de plus attractif, maintenant, je trouve qu'il n'y a rien de mieux qu'être seule, à jouer du violon. C'étais tout ce que je pouvais faire de toute façon...
- Est-ce que...Tu étais dans un certain état? Désolé si c'est indiscret et que tu ne veux pas en parler, mais si tu ne veux vraiment pas, je ne te forcerais pas.

Je regardai Miyuki un instant avant de tourner la tête.
Je pouvais bien lui dire après tout, de toute façon, qu'est-ce que ça aurait changé.

- Je... Eh bien en fait... Quand j'ai eu quinze ans, je suis tombée malade. On arrivait pas a déterminé ce que c'était, j'ai dû subir plusieurs traitements et aucun n'était efficace. Petit à petit, la maladie a évolué et a déclenché toutes sortes de crises : hystérie, angoisse, sadisme, paranoïa... Tout. Alors on en a déduit que je devais être touché au cerveau ou au niveau des nerfs et j'ai dû subir des opérations. Au bout de quelques années, les problèmes mentaux sont passés et ce sont mes muscles qui ont été touchés... A partir de là, je me suis retrouvée seule, cloîtrée dans une chambre d'hôpital. Mes jambes avaient fini par être paralysées, je ne pouvais plus rien faire. Et il y avait ces médecins qui venaient me prendre du sang tous les jours, qui m'observaient comme si j'étais anormale et je crois que j'ai fini par devenir un objet d'étude. A la fin, ils ont tenté une dernière opération, et je crois que c'est celle-là qui a été... fatale...
Pour tout te dire, s'il y a une chose qui me fait bien plus peur que d'accepter que je sois réellement morte, c'est sûrement d'avoir à retourner un jour dans le milieu médical.


Je me tus. Je venais de lui avouer que j'avais peur. Je lui avait raconté ce qui m'avait rendu comme j'étais et à vrai dire, je me sentais un peu mieux.
J'avais oublié ce qu'on ressentait lorsqu'on parlait avec quelqu'un à cœur ouvert. Je ne voulais plus parler à personne avant, on ne se présentait que cette stupide psychologue et lorsque mes parents venaient me voir c'était pour me mentir.
J'eus un petit rire nerveux avant de reprendre, un sourire triste sur le visage.

- Avec le temps, tout ira sûrement mieux nan ? Et puis, il n'y a pas de raison que j'aie à retourner dans un hôpital.

Mon micro sourire disparut rapidement.

- Au fait, tu sais jouer du violon depuis longtemps ? Je suis sûre que tu dois être hyper douée !
- J'ai appris quand j'étais plus petite. Le genre de cours barbant détesté par tous les enfants... Je n'aurais jamais cru qu'un jour, jouer du violon deviendrait la seule chose qui me permettrait de tenir...

Enfin... J'avais quand même fini par abandonner...

- Je pense qu'un violoniste est doué quand il arrive à faire ressentir ses émotions dans son jeu. Parce que jouer c'est bien, mais t ajouter ses sentiments rend la mélodie exceptionnelle. Je ne m'en rends pas compte moi-même alors, je ne saurai pas te dire si je suis douée ou non. Peut-être pas, puisque je ne sais toujours pas si mes sentiments sont dans mon jeu...

Miyuki avait fini par changer de sujet. Ça m'avait arrangé car je sentais que mes yeux étaient devenus humides.
Elle avait l'air vraiment enthousiaste. Elle devait se sentir si vivante même en étant morte...
Je l'enviais un peu...

Spoiler:
 

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Re: J'aurais aimé rêver - Mar 23 Juil 2013 - 22:49
<< Est-ce que...Tu étais dans un certain état? Désolé si c'est indiscret et que tu ne veux pas en parler, mais si tu ne veux vraiment pas, je ne te forcerais pas. >>
<< Je... Eh bien en fait... Quand j'ai eu quinze ans, je suis tombée malade. On arrivait pas a déterminé ce que c'était, j'ai dû subir plusieurs traitements et aucun n'était efficace. Petit à petit, la maladie a évolué et a déclenché toutes sortes de crises : hystérie, angoisse, sadisme, paranoïa... Tout. Alors on en a déduit que je devais être touché au cerveau ou au niveau des nerfs et j'ai dû subir des opérations. Au bout de quelques années, les problèmes mentaux sont passés et ce sont mes muscles qui ont été touchés... A partir de là, je me suis retrouvée seule, cloîtrée dans une chambre d'hôpital. Mes jambes avaient fini par être paralysées, je ne pouvais plus rien faire. Et il y avait ces médecins qui venaient me prendre du sang tous les jours, qui m'observaient comme si j'étais anormale et je crois que j'ai fini par devenir un objet d'étude. A la fin, ils ont tenté une dernière opération, et je crois que c'est celle-là qui a été... fatale...Pour tout te dire, s'il y a une chose qui me fait bien plus peur que d'accepter que je sois réellement morte, c'est sûrement d'avoir à retourner un jour dans le milieu médical. >>

Alors elle aussi elle avait été malade dans son ancienne vie. Son histoire m'attristais de savoir tout se que celle-ci avait tant souffert. Des médecins fesant des expériences sur toi parce qu'ils veulent en savoir plus et ne peuvent s'arrêter, je connais cela. Malheureusement pour Yûki, elle était morte si jeune et sur une table d'opération si j'avais bien compris. J'avais une envie soudaine de pleurer, mais je retenais mes larmes pour ne pas que cette fille croit que je la prenne en pitier lorsque ce n'est pas le cas. Mais elles sortirent toutes seules pareil. Je les essuyais et finit par lui dire:

<< Ne t'inquiète plus Yûki! Ici, personne ne te feras jamais souffrir comme cela! Tu peux me croire, sinon je serais encore dans une chambre d'hôpital pour les fous et avec tout pleins de médecins qui t'observe. Je sais ce que sait, peut-être pas tout et je ne peux dire que je te comprend, car on a eu deux expériences différentes, mais sur mon premier point, tu peux me faire confiance.  Maintenant pense que tu peux sourire et rire. Tu n'as plus besoin de faire semblant de quoi que ce soit. >>

Je le voyais bien sur son visage qu'elle était triste. J'aimerais bien l'aidé du mieux que je peux.

<< Avec le temps, tout ira sûrement mieux nan ? Et puis, il n'y a pas de raison que j'aie à retourner dans un hôpital.>>
<< Ne t'inquiète pas Yûki, tu es en sécurité dans l'académie. À moins que tu sors et vas dans quelques endroits interdits, sinon tu n'as pas à avoir peur. Je te dirais qu'avec le temps et les gens que tu rencontreras, tout ira bien. Pour l'hôptal, tu n'as pas de chance à y retourner, car il y a bien une infirmerie, mais c'est surtout après une bataille ou quelque chose du genre. Tu vois ce que je veux dire? >> , en souriant.

Son sourire disparu de nouveau.

<< Au fait, tu sais jouer du violon depuis longtemps ? Je suis sûre que tu dois être hyper douée ! >>
<< J'ai appris quand j'étais plus petite. Le genre de cours barbant détesté par tous les enfants... Je n'aurais jamais cru qu'un jour, jouer du violon deviendrait la seule chose qui me permettrait de tenir... Je pense qu'un violoniste est doué quand il arrive à faire ressentir ses émotions dans son jeu. Parce que jouer c'est bien, mais t ajouter ses sentiments rend la mélodie exceptionnelle. Je ne m'en rends pas compte moi-même alors, je ne saurai pas te dire si je suis douée ou non. Peut-être pas, puisque je ne sais toujours pas si mes sentiments sont dans mon jeu...>>
<< Wow! Bah ça alors! Tu dois avoir beaucoup de talent! Quand il y a un moment dans notre vie où nous sommes désespérer  il y a toujours un petit quelque chose pour nous remonter le moral. Pour toi, c'était ton violon et tu as sûrement raison, je n'ai jamais entendu personne jouer de cet instrument...Au pire des cas, pour être sûr, tu ne voudrais pas me jouer un morceau s'il-te-plaît?>>

Elle n'était pas obligé et ce n'était pas grave si cette demoiselle ne voulait pas. je comprendrais. 

<< Si tu as des questions ou autres trucs qui te passe par la tête et que tu ne trouve pas la réponse, tu peux toujours m'en parler. Je serais contente de t'y répondre. >>, en souriant.
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Re: J'aurais aimé rêver - Lun 26 Aoû 2013 - 22:05



J'aurais aimé rêver

- Wow! Bah ça alors! Tu dois avoir beaucoup de talent! Quand il y a un moment dans notre vie où nous sommes désespérés,  il y a toujours un petit quelque chose pour nous remonter le moral. Pour toi, c'était ton violon et tu as sûrement raison, je n'ai jamais entendu personne jouer de cet instrument...Au pire des cas, pour être sûre, tu ne voudrais pas me jouer un morceau s'il-te-plaît?
- Hum... Pourquoi pas. Quand j'aurais mis la main sur un violon.

Je n'avais rien à perdre si je lui jouais un morceau. Et puis je pourrais découvrir ce que ça faisait de jouer pour quelqu'un. Jusqu'ici, je n'avais étais habituée qu'à jouer seule.

- Si tu as des questions ou autres trucs qui te passent par la tête et que tu ne trouves pas la réponse, tu peux toujours m'en parler. Je serais contente de t'y répondre.
- Il y a bien quelque chose que je ne comprends pas.

Je portai une main maladroite à mon cou pour sortir mon collier de mon Tee-Shirt. J'avais ce collier depuis très longtemps. Presque aussi longtemps que mon violon.

- Pourquoi est-ce que j'ai conservé ce collier ? Ça m'échappe.

Il n'y avait aucune raison logique à ce que j'aie pu garder mon collier et rien d'autre. Avait-il quelque chose de particulier ?
Il s'agissait d'une petite goutte d'eau bleue en cristal que mon père m'avait offert quand j'étais plus jeune. Il disait que sans eau, on ne vivait pas. A l'époque, j'étais tellement vivante qu'il disait que j'étais gorgée d'eau. Alors il me l'avait donné en me disant de faire attention. Que si je le perdais un jour, je risquais de perdre ma joie de vivre. J'y avais fait attention jusque là, bien que je savais que tout ce qu'il me disait était faux puisque que j'avais perdu cette joie de vivre qu'il aimait tant.

- Il n'a pourtant rien de spécial.

Je remis mon collier dans mon Tee-Shirt et levai la tête vers le ciel.

- Tu sais... Je viens d'arriver mais...

« Mais je sais que je ne m'y ferais jamais... »

Je ne terminai pas ma phrase. Miyûki se donnait tant de mal pour me convaincre, et même si je commençai à la croire, tout ne passait pas. Pourtant, je me serais sentie horrible de lui dire ce que je pensais.

- Non, rien. Laisse tomber.

Je me contentai de marcher à ses coté, perdue dans mes pensées.

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Re: J'aurais aimé rêver - Jeu 5 Sep 2013 - 1:04
À ce moment-ci, j'étais enfin heureuse qu'elle me dise oui sous un certain point. J'avais si hâte de l'entendre joué de cette musique qui m'était encore inconnue. Quel sentiment ressentait-on lorsqu'on attendait cette mélodie? Plusieurs questions surgir dans ma tête à propos de cet instrument dont cette Yûki jouait. Il y avait un sourire qui se dessinait sur le bas de mon visage comme un enfant qui recevait ses cadeaux le jour de Noël. Je ne pouvais point m'empêcher d'essayer de m'imaginer le son dont cela jouait, mais en vain. Je n'avais jamais entendu réellement de la musique...

<< Bien sûr que nous allons t'en trouver un!>> , dis-je en souriant.

Un peu après que je lui ai proposé de mon aide si celle-ci avait des questions, elle mit sa main à son cou et y sortit un collier. Celui que j'avais vu plus tôt, je crois. Il était vraiment magnifique, mais je ne pense pas qu'il peut provenir d'ici.

<< Pourquoi est-ce que j'ai conservé ce collier ? Ça m'échappe. >>

Je fixai intensément ce bijou et regardait ma main gauche et regardait ma bague. C'est vrai qu'un jour en entrant dans ma chambre , mon grand frère était là et m'avait attendu avec l'un de ses plus beaux sourires. Il m'avait souhaité un joyeux anniversaire et m'avait offert une bague de métal pour les jours où je me sentirais seule et qu'il n'y serait pas là.

''Métal étant ton pouvoir petite sotte! Hahahahaha!''

C'était vrai, peut-être que j'étais sotte, mais je crois bien que cette bague ait un rapport avec mon pouvoir ainsi que Yûki, pour son collier.

<< Je crois que c'est peut-être la source de ton pouvoir, regarde.>> Je lui montrais ma bague et reprit << Cette bague, je l'avais sur terre et elle m'a suivi jusqu'ici. J'ai peu utilisé mon pouvoir, mais je crois que c'est l'une des sources qui me permet de l'utiliser. C'est peut-être aussi la même chose pour toi. >>
<< Il n'a pourtant rien de spécial. >>
<< Peut-être que tu ne le crois pas spécial, mais dans ton cœur si. >>
<< Tu sais... Je viens d'arriver mais...>>

J'attendais ce qu'elle pourrait me dire, mais j'avais l'impression que Yûki ne me le dirait peut-être jamais. Je n'insistais pas sur ce fait et continuait de marcher.

<< Non, rien. Laisse tomber. >>

<< Ce n'est rien! >>

Je ne lui en veux pas de ne vouloir me le dire, c'était donc pourquoi que j'allais essayer de changer de sujet pour essayer de la mettre plus à l'aise.

<< Hum...Sinon... >>

Finalement, mon inspiration tombait en panne... Je ne savais pas trop quoi lui raconter.
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Re: J'aurais aimé rêver - Jeu 12 Sep 2013 - 17:37



J'aurais aimé rêver
Un silence pesant s'était installé. Je n'avais rien contre le silence, je l'appréciait beaucoup même. Le silence était parfois, et même souvent bien plus utile que les mots. Lorsque le silence était présent, les seuls sons qu'on pouvait percevoir étaient les symphonies naturelles qui s'opéraient chaque jour mais qu'on ne prenait pas la peine d'écouter, tant nos oreilles étaient polluées par les bruits environnants comme ceux des voitures ou des gens qui passaient leur temps à crier. Mais là, c'était vraiment le silence total. Si agréable et si beau.
Depuis combien de temps n'avais-je plus été capable d'entendre ces petites mélodies ? Chaque fois que je cherchais à le faire, c'était les rares fois où je passait d'un salle à une autre lorsque j'étais à l'hôpital. Je ne percevais alors que le bruit de l'air sifflant dans mes oreilles, les nombreuses sirènes des urgences qui allaient et venaient avec des corps étendus dans des brancards et pour la plupart inanimés, sans oublier les infirmières qui poussaient des fauteuils roulants dans les couloirs, emportant des femmes criant à l'agonie à cause de leur contraction.
A présent, je n'entendrais plus aucun de ces bruits parasites. Quoi que, le pleurs d'un bébé qui venait de naître étaient assez attendrissants, même pour moi qui restait froide et fermée à tout. C'était une nouvelle vie qui s'élevait pour venir en remplacer une autre.

« Une vie qui venait en remplacer une autre... »

Quelqu'un m'avait déjà remplacée moi... Je me souvenais parfaitement de ce que ma mère me disait. Elle était tombée enceinte... Et avant que je ne... meure... elle arrivait à terme. Une petite fille me disait-elle, forte et vive. Forte et vive comme je ne l'étais pas.
Je ne pourrais jamais connaitre son nom, savoir comment elle est. Tout cela était loin de moi à présent. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était vivre.

- Hum... Sinon...

Je repris soudain conscience de la présence de Miyûki. J'étais perdue dans mes pensées depuis un petit bout de temps.

- Tu ne sais plus quoi dire hein... Ce  n'est rien. Le silence fait du bien des fois. Il est même souvent plus fort que les mots...

Je me tus un instant avant de reprendre.

- Je dois te paraître un peu bizarre. C'est juste que j'ai entendu des bruits horribles pendant trop de temps alors, ça me fait du bien de me réfugier dans le silence. D'une certaine manière, je ne supporte pas le bruit.

Je me passai une main dans les cheveux avant de voir qu'ils n'étaient plus attachés. Je jetai alors un coup d'oeil, pour prendre un élastique mais... Il n'y avait rien.

- - Tu sais plus de chose sur moi que je n'en sais sur toi. Et pourtant, je ne suis pas le genre de personne qui parle beaucoup ou qui s’intéresse aux autres alors...

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Re: J'aurais aimé rêver - Dim 15 Sep 2013 - 17:16
Le malaise que me procurait ce silence me donnait froid dans le dos. C’est si désagréable le silence lorsque tu es en compagnie d’une personne. Il est vrai que parfois sa peut nous faire du bien à nos oreilles, mais le fait que j’ai passé d’un endroit calme à des endroits bruyant ne m’aidait pas. Le calme… Il me faisait peur… Je regardais Yûki pour essayer de savoir si elle allait reprendre la parole, mais en vain. À son regard, celle-ci avait l’air partit ailleurs. J’essayais de lui parler mais peu sorti de ma bouche. Malgré tout, ça avait l’air d’avoir fait un effet sur Yûki qui selon moi, est revenue à son esprit.
 
<< Tu ne sais plus quoi dire hein... Ce  n'est rien. Le silence fait du bien des fois. Il est même souvent plus fort que les mots...  >>
 
Elle avait peut-être raison dans un sens… Peut-être que Yûki préférait le silence qu’à autre chose vu son vécu sur terre?
Je ne lui poserais pas la question su ce fait. Il me semblait inutile pour le moment.
 
<< Je dois te paraître un peu bizarre. C'est juste que j'ai entendu des bruits horribles pendant trop de temps alors, ça me fait du bien de me réfugier dans le silence. D'une certaine manière, je ne supporte pas le bruit. >>


Je voyais bien le genre qu’elle voulait dire, ou presque. Elle n’avait sûrement pas eu beaucoup de repos depuis tout ce temps, surtout dans un hôpital. Il y a des gens qui pleurent et qui crient leurs souffrances, d’autre sont les médecins qui courent avec des civières, les sirènes des ambulances… Pleins de petits facteurs comme cela pouvait la fait sentir comme cela. C’est dommage, car les hôpitaux nous rendent tous fous!
Par la suite, Yûki reprit la parole. Je ne m’entendais réellement pas à ce qu’elle me dise cela.
 
<< Tu sais plus de chose sur moi que je n'en sais sur toi. Et pourtant, je ne suis pas le genre de personne qui parle beaucoup ou qui s’intéresse aux autres alors... >>
<< Eh bien…. Il faut croire que les gens changent! Ha! Ha! Mais que veux-tu savoir de moi? Ce que j’ai vécus dans le passé? Ce que ma famille était? Je sais que je t’en ai parlé vaguement et que j’en sais plus sur toi que tu peux en savoir de moi, mais si tu ne le précise pas, je ne pourrais pas t’y répondre comme il le faut. >>
 
Que voulait-elle savoir de moi à présent? Je lui avais à peu près dit mon ancienne vie, mais pourquoi si soudainement? Aurait-elle changé d’avis sur tout ce qui se passait? Ou pas?

 
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Re: J'aurais aimé rêver - Dim 22 Sep 2013 - 16:17



J'aurais aimé rêver
- Eh bien…. Il faut croire que les gens changent! Ha! Ha! Mais que veux-tu savoir de moi? Ce que j’ai vécu dans le passé? Ce que ma famille était? Je sais que je t’en ai parlé vaguement et que j’en sais plus sur toi que tu peux en savoir de moi, mais si tu ne le précises pas, je ne pourrais pas t’y répondre comme il le faut.
- Bah...

Pourquoi cette impression que ma question avait suscité une réaction bizarre ? J'avais posé la question sans vraiment réfléchir. Je ne savais jamais comment m'y prendre avec les autres. Alors il m'était difficile de savoir ce que moi-même je voulais savoir puisque je ne savais pas ce que je pouvais savoir ou pas.

- Je ne sais pas vraiment...Parle-moi de ce que tu veux, je t'écouterai.

Je pouvais bien faire ça, elle m'avait écouté depuis le début alors que je n'avais fait que me plaindre et exprimer franchement mon dégoût en ce qui concernait cet endroit trop idyllique.

- Je me suis dit que tu préférerais peut-être parler plutôt que de te taire. Comme tu 'as fait que parler. Enfin, pas parler dans le sens où c'était ennuyant, mais plutôt que tu n'as pas l'air d'être quelqu'un qui aime le silence. Enfin, ce genre de silence, ces silence pesant qui font froid dans le dos.

J'enfonçais mes mains dans mes poches et tournai la tête pour regarder devant moi.

- Ça se voit sur ton visage. J'ai appris à deviner ce genre de chose, histoire de savoir quand les nouvelles étaient bonnes ou mauvaises.

Cette vie à l'hôpital, bien qu'elle fut horrible, avait eu certains avantages finalement. Car jamais je n'aurais pensé avoir à me resservir de ce que j'avais appris un jour où je devrais m'adapter aux autres comme en ce moment.

- Après, si tu ne veux pas parler, ça ne me dérange pas non plus... Je proposai ça par rapport à toi.

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Re: J'aurais aimé rêver - Mar 24 Sep 2013 - 3:56

<< Je ne sais pas vraiment...Parle-moi de ce que tu veux, je t'écouterai. Je me suis dit que tu préférerais peut-être parler plutôt que de te taire. Comme tu 'as fait que parler. Enfin, pas parler dans le sens où c'était ennuyant, mais plutôt que tu n'as pas l'air d'être quelqu'un qui aime le silence. Enfin, ce genre de silence, ces silence pesant qui font froid dans le dos. >>
<< Ouais, je n’aime pas être dans un silence total… Je préfère parler avec des personnes que de me parler… Haha… Mais… Comment le sais-tu? >>
<< 
Ça se voit sur ton visage. J'ai appris à deviner ce genre de chose, histoire de savoir quand les nouvelles étaient bonnes ou mauvaises. >>

<< Je vois… >>
<< 
Après, si tu ne veux pas parler, ça ne me dérange pas non plus... Je proposai ça par rapport à toi. >>

 
J'avais été extrêmement malade mentalement il y a quelques années et je ne savais pas ce que l'avenir pourrai me réserver de nouveau... Le vent se levait tranquillement et faisait voler mes cheveux attaché dans les airs. Je ne savais pas trop où commencer dans ma petite histoire. Pourtant, cette fille devant moi devrait comprendre ce que j'avais vécus dans le passé, nous avions toutes les deux étés dans un hôpital...
 
<< C’est assez compliqué en fait, mais bon... Si tu veux... >>
 
Je soupirais et pris de nouveau la parole.
 
<< Je suis née dans une famille modeste et au moindre problème, ils fuyaient tous. Étant enfant, j'aimais courir un peu partout, comme tout autre enfant, je pense... Une journée en allant jouer au parc, pour une raison quelconque, je m'étais évanouie. La seule chose que je me rappelle de cet accident, était que le médecin avait dit que j'allais y garder des séquelles... Jamais je n'aurais cru que... >>
 
Je m'arrêtais quelques secondes pour reprendre mon air et bien réfléchir avec ce que je me souvenais, il y en avait tellement que j'avais peur que ma petite voix revienne faire surface pour m'attaquer.
 
<< En fait.... En grandissant, les séquelles étaient de plus en plus présentes et mes neurones ont commencé à se mettre sur le mode '' Dérailler'', si je peux me le permettre. Tu dois comprendre qu'à ce moment-là, mes parents ne voulaient plus s'occuper de moi, sauf mon grand frère qui c'était toujours occupé de moi, malgré ça... Ses monstres m’ont apporté dans un centre pour voir ce qu'il se passait avec moi et se débarrasser de moi...  >>

Je sais que j'étais cruelle envers eux, ceux qui m’avaient donnés la vie, mais... Je ne pouvais penser autrement d'eux autres.

<< Ses médecins qui se mettaient à me poser milles et une question pour savoir que ce qui dérangeait avec moi, finit par me rendre un peu plus folle. Pourquoi, je ne sais pas... Fallait croire que mon cerveau ne voulait plus suivre! Haha... >>

J'avais l'air un peu débile à rire comme cela, mais il ne faut pas croire que je suis bien heureuse de tout cela.... J'étais une vraie folle à cette époque... dans un sens, c'était compréhensible que mes parents ne me voulaient plus... c'était une job de plus à s'occuper d'un malade....

<< Ils ont fait des tests sur moi, jusqu'à l'âge de mes quinze ans. Mon état était dix fois plus pire qu'au début... Tout ce qui bougeait me faisait sourire et je disais : << Ça bouge!!! >>
J'avais l'air d'une vraie débile... Une voix dans ma tête faisait surface à chaque instant où j'étais seule et inquiétait les médecins lorsqu'ils venaient me voir. C'est pourquoi ils m'avaient envoyée dans un asile... Ils ne savaient plus quoi faire de moi que de me donner de nouveaux à d'autres gens... On était tous dans le même état, mais il fallait croire que je faisais partir des pires... >>
 
Je ne voulais pas entendre Yûki me juger, donc je repris un peu mon souffle et continuait de raconter cela. J'espérais que mes larmes ne couleraient pas sur se passer que j'aurai aimé oublier.
 
<< Mon état s'était tellement aggravé en ses quelques années, que les médecins ont dû me créer un médicament spécial pour ma maladie... Le nom de cette maladie, je ne la connais pas alors je ne peux pas te renseigner là-dessus, mais... Bref... C'était un peu douloureux... Cette pilule me faisait revenir à la raison pour quelques temps et ainsi de suite. Plus je consommais et plus mon état semblait stable. Les médecins m'avaient permis de rentrer chez moi pour l'été, seulement si je continuais la médication. J'avais accepté malgré le fait que ma famille me craigne et que je commençais à les détester. Rendu à la maison, ceux-ci m'avaient emmené à l'étage la plus haute de la maison et m'enfermait là. Le seul moment qu'ils voulaient que je sors, était pour m'occuper de moi-même ou tout simplement aller dehors. Le restant je n'y avais pas le droit...
 La seule et unique personne qui ne me considérait pas comme un monstre était mon grand-frère... C'était le seul qui prenait soin de moi.>>

Je fixai d'un regard triste ma bague en métal sur ma main.

<<- Tu vois cette bague? C'est celle qui m’a offerte... C'est le seul souvenir que j'ai de celui qui ait prit soins de moi... >>

J'avais à présent les larmes aux yeux en pensant à lui.

<< Excuse- moi... J'ai... >>

J'essuyais les larmes qui se formaient dans mes yeux et reprit.

<<  J'ai décidé un jour, où je me croyais bien, de jeter mes médicaments dans un lac et depuis cela, mon état c’était aggravé encore plus. La voix dans ma tête était toujours présente. Un jour, je me suis enfuie de l'asile et suis parties vers une maison en ruine. J'ai touché le mur et il s'est écrouler sur moi....
Hum... Je sais que ça fait long, mais tu voulais savoir, bien tu es servie à fond! Haha... >>

Ça me faisait mal de repenser à cela, mais je souhaitais tant qu'elle ne me juge pas. Je ne voulais pas qu'elle ferait comme les autres personnes qui ne m'avaient pas accepté à cause de cette chose désagréable... Je pris une longue pause pour savoir ce que Yûki pensait.

 
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Re: J'aurais aimé rêver - Sam 19 Oct 2013 - 18:38



J'aurais aimé rêver
- C’est assez compliqué en fait, mais bon... Si tu veux...
- Je ne te force pas...

Elle soupira et commença son récit. Elle vivait dans une famille comme les autres, et elle me parla du moment où sa maladie avait été révélée. Tout avait commencé par un simple évanouissement. Elle me parla en détail, du moins je pense, de l'évolution de sa maladie et des séquelles qu'elle avait gardé après son évanouissement.
Elle continua en disant que ses parents avaient voulu se débarrasser d'elle et que les médecins à qui avait eu à faire n'avaient fait que la rendre un peu plus folle. Et elle poursuivit en parlant de son frère, des médicaments qu'elle avait dû prendre et qui la faisaient revenir à la raison durant un temps, de la période qu'elle avait dû passer enfermée, ne pouvant sortir que pour des besoins élémentaires. Elle me donna des précisions sur la bague qu'elle avait au doigt et enfin, elle me parla du moment où elle avait perdu la vie...

- Hum... Je sais que ça fait long, mais tu voulais savoir, bien tu es servie à fond! Haha...

Son discours avait toujours été parsemé d'un rire nerveux. Je restai muette un long moment, sans rien dire.
J'étais repartie dans mes pensées. D'un certain côté, je comprenais certaine chose qu'elle avait pu ressentir. Ces tests qu'on effectuait sur elle, j'avais eu droit au même traitement moi aussi. Je ne supportais pas l'idée qu'on puisse considérer des personnes qui avaient des maladies inconnues comme des cobayes sur lesquels on pouvait faire n'importe quels tests. C'était une idée qui me répugnait. Quand bien même la personne avait toutes les chances de mourir, jamais elle ne pouvait devenir un cobaye. Peut-être était-ce tout ces tests qui empiraient les maladies.

- La médecine est pareille partout alors... Que ce soit les étudiants, les infirmières, les généralistes ou les spécialistes... Ce sont tous les mêmes, et je les déteste. Parce que c'est eux... C'est eux qui m'ont tuée, comme ça aurait pu être eux qui ont chaque fois empiré ta maladie.

Je me tus un instant, fixant un point devant moi.

- Maintenant, on est bien loin de tout ça hein...

Nous peut-être, mais pas nos familles. Je pensais à ma mère qui était presque à la fin de sa grossesse. J'aurais tant aimé pouvoir lui parler, lui dire d'aller accoucher ailleurs que dans cet hôpital, mais c'était trop loin de moi maintenant...

HRP:
 

♦ Rose ou chou ? : Ma foi... Rose je pense bien.
♦ Combien de rides ? : 24
♠ Petits messages : 6589

Feuille de personnage
Niveau:
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Expériences :
7030/6000  (7030/6000)
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Spectre omniprésent
Spectre omniprésent
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Re: J'aurais aimé rêver - Dim 23 Fév 2014 - 0:46

Ce RP a été jugé trop inactif par le Staff.

De ce fait, il est clôturé sans notation.

Pensez à signaler vos absences et à prendre vos responsabilités vis-à-vis de vos rps en cours ainsi que de vos partenaires.

Merci de votre compréhension.




Cadeau d'anniversaire de Yanichou:
 

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