Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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La chimie de minuit [libre]

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La chimie de minuit [libre] - Lun 1 Juil 2013 - 13:38
Je suis morte…

A nouveau.

Rétrospectivement c’est assez  drôle. Je meurs toujours de façon conne. Toujours par la faute d’humains sans rien dans le choux. Renversée par un type qui ne sait que téléphoner au volant est mal. Transpercé par un gamin qui ne connaît aucune autre réponse que la violence. En fait j’aurais dû être misanthrope comme Iyàs. Ca m’aurait bien servi dans la vie. Pourtant non. Je suis encore et toujours amoureuse de cette espèce vulgaire et violente portant le nom d’humanité.

J’ai encore la folie de croire que chaque homme a dans ses gênes le principe de vie. Une tendresse naturelle qui se détériorerait face à l’expérience. Alors pourquoi moi suis-je incapable de haïr celui-là même qui m’a pris la vie ? N’ai-je-pas encore assez d’expérience ?

Pourtant la mort encore une fois m’échappe. Non ! Laissez-moi. Je veux encore léviter plus longtemps dans cet océan d’étoiles. S’il vous plait je veux qu’on me laisse tranquille.

Mes yeux s’ouvrent difficilement. La lumière de ce lieu immaculé grille se qui reste de mes rétines. Un air sec mais frais emplit mes poumons qui se gonflent d’abord avec peine ensuite avec plaisir. Mon corps tout entier semble se gonfler en même temps que mes poumons lui fournissent l’oxygène qui lui a trop longtemps manqué. Je hoquette.

Où suis-je ?

Un type en blouse blanche se penche sur moi et d’une main experte écarte mes deux paupières avant de balancer un faisceau de lumière blanche dans mes yeux. Ca fait mal !  Visiblement  satisfait il relâche la pression je cligne des yeux. Je n’ai aucune idée de l’endroit où je suis ni de pourquoi on me maltraite. La bouche pâteuse j’ai du mal à formuler ma question :


« Je suis vraiment en enfer c’est ça ? »


Un éclat de rire monte de la gorge de mon tortionnaire. Ah ? Je ne sais pas si c’est un rire affirmatif et sadique, ou juste un rire de bon cœur. Dans tous les cas j’ai envie de lui mordre la fesse pour se fichtre si ouvertement de moi. Je me redresse difficilement, cherchant la provenance du rire en même temps qu’une réponse. Fichtre et foutre, ça fait mal.


« A ta place je te conseillerais de ne pas bouger tant que les parties de ton corps ne sont pas totalement ressoudées. Ca pourrait laisser un disgracieux décalage. »


Ah… D’accords. HEIN ? COMMENT CA ? Disgracieux ? Il a dit disgracieux ? Ange arrête de bouger chérie, si tu deviens disgracieuse en plus d’être une naine tu seras laide. Je me recouche et arrête totalement de bouger.

« Et sinon concrètement je suis où ?
- A l’Académie, où tu voudrais être sinon ?

- mais je suis morte.
- Et alors ? Ici on te ressuscite même s’il ne reste qu’un cheveu de toi… »


Ah… Okay, c’est sympa comme nouvelle. Ici on ne peut pas mourir en paix. ‘fin j’dis ça c’est pas forcément nul hein ? Juste que j’aurais aimé être tranquille un peu plus longtemps ?


« Donc si j’te laisse un cheveux même si je meurs tu me ressuscites ?

- En quelque sorte. Mais je ne suis pas magicien… Si tu me donnes un cheveu maintenant ça fera une sorte de ramclear avec tes nouveaux souvenirs. Tout ceux que tu auras eu après avoir arraché le cheveu.
- ah. Dommage. »


Je soupire nonchalamment. Je m’étire doucement, histoire de voir si les deux parties de mon corps ne se décident pas à choisir des chemins différents. Non tout semble suivre. Je baille. Mes yeux se ferment. A mon réveil une idée saugrenue me traverse l’esprit…


« Tu n’aurais pas du chloroforme, de l’alcool à quatre-vingt dix et deux ou trois produits chimiques bien utiles ?

-HEIN ?
- Je suis chimiste de profession, et si tu ne veux pas avoir à me ressusciter trop souvent faudrait que je trouve de quoi gagner le temps de me carapater avant de me faire destroy.

- Si on te pose la question je n’étais pas là. Tu trouveras ce que tu veux dans l’armoire là-bas…»


C’est presque trop facile… En même temps en ne faisant pas tuer je lui évite sans doute des soucis… D’ailleurs le voilà qui sort de l’infirmerie. L’étagère me fournit des bonnes bases. Quelques produits importants.

Par la suite lorsque il revint  nous n’avons plus échangé un mot jusqu’à ce que je sorte de l’infirmerie. Totalement réparée. Avec un chemisier neuf que l’infirmier m’a gracieusement offert après avoir fouillé dans les objets trouvés. En gros comme mes seins débordaient de tout ce qui était censément à ma taille j'me retrouve avec... Une espèce de gigantesque chemise d'homme sui recouvre entièrement ma jupe cintrée. Et moi qui m’inquiétais de quelque tâche de betterave… Mon pauvre chemisier a fini en lambeaux tout à l’heure…

Pour l’heure je sais ce qu’il me reste à faire. Direction le labo, passage par la cuisine où je m’en vais dérober d’autres précieux ingrédients… Bon okay j’récupère juste quelques salières et poivrières mais bon…

Maintenant il fait nuit. Je me dirige vers la classe ou je fais cours, qui heureusement pour moi est doté de tout ce qu’il me faut. Je sors mes alambics, pipettes, éprouvettes… Maintenant au travail.

Je n’ose penser à ce que penserait les gens s’ils me voyaient ici…
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Re: La chimie de minuit [libre] - Ven 5 Juil 2013 - 19:55

Chimie de minuit

__Quitter l'internat, pour le dieux de la discrétion, c'est un jeu d'enfant, même quand tous les gardiens y rôdent, alors quand, comme ce soir-là, les couloirs sont déserts, sortir faire un tour est une tâche aisée. Il savait que c'était une mauvaise habitude, mais il aimait sortir la nuit pour faire une petite promenade, ça l'aidait à briser son morne quotidien d'apprenti-dieu. Puis c'était à l'académie comme dans le bouquin de Sheckley, Oméga, toutes les infractions à la loi sont tolérées à condition de savoir éviter les terribles punitions qu'elles faisaient risquer, ou de s'en sortir malgré elles. Dans son cas, il était bien difficile de le punir, puisqu'il fallait d'abord l'attraper et avec une telle bande d'incapable comme surveillants, cela ne risquait pas d'arriver. Il en venait parfois à se demander si quelqu'un avait remarqué qu'il ne respectait pas certains points du règlements. Peut-être le laissait-on tranquille car il assistait toujours aux cours, ce qui devait être assez rare dans la belle bande d'olibrius que comptait comme élève l'académie. Enfin, toujours, c'était beaucoup dire, il les manquait parfois, mais la justification était justement le plus souvent le conseil, la direction ou l'administration, si ce n'est un passage à l'infirmerie, il séchait rarement. Mais même s'il les suivait assidûment, même s'il se tenait bien en classe, les cours l'ennuiaient, il savait tout ce qui s'y disait, il avait tout appris durant ses études sur terre ou par lui-même à l'académie. Il y allait seulement par obligation, car étant hébergé sous le toit de Deus, il devait respecter ses règles dans une certaine mesure, c'était le minimum à faire envers lui en qui il devait la vie éternelle.

__Donc ce soir-là, il était sorti sans aucun problème et d'autant moins que pour changer, il avait emprunté la voie la plus courte pour descendre : la chute libre depuis le balcon, ce qui n'est pas vraiment dangereux du premier étage, même si savoir se recevoir correctement sur le sol sans que le moindre grain de poussière aie sur son costume était plus compliqué. Après être passé de l'autre côté de la rambarde sans la touché, il avait donné une impulsion en diagonale sur le petit rebord du balcon, s'en détachant d'un mètre et demi, puis il avait légèrement plié les jambes pour se rattraper droit et ne donc pas se salir par le contact du sol. Puis il erra sans plus de destination qu'il n'en avait son premier jour, même s'il connaissait les lieux comme sa poche. Puis en passant devant la cafétéria, il vit quelqu'un en sortir avec les bras chargés.

__Un intrus ? Encore ? Ou quelqu'un qui avait un petit creux et a décidé de prendre avec lui un en cas nocturne ? Cette fois, il allait se méfier, il ne se rappelait que trop bien de la dernière fois qu'il avait repéré un intrus et qu'il avait cru bon de le défigurer d'un coup de poing bien senti. Se retrouver téléporté avec un dingue de la gâchette et un gamin à proximité d'un donjon de Deus, dans lequel la mort n'était pas difficile à trouver, ça calme les ardeurs. Mais ça ne pouvait pas être un gourmand vu la direction prise à la sortie : celle des salles de classes.

*C'est un voleur ! Il faut l'arrêter !* cria White dans sa tête, le faisant sursauter.

*Réfléchi avant de parler, il n'y a rien à voler à l'académie, puis ils ont tout le matériel qu'ils veulent, alors en s'en balance, on va pas se mettre en danger pour quelque chose d'aussi inutile.*

__Il avait beau s'en méfier, il ne pouvait être que de l'avis de Black, mais, il continua de suivre de loin le potentiel voleur. Enfin, "le", c'était parler trop vite, plus il s'approchait, s'obligeant dans l'obscurité à cacher le blanc de son costume pour ainsi devenir presque irrepérable, plus la silhouette qui se dessinait, plus les mouvements qu'elle faisaient s'éloignaient de ceux d'un homme. Puis, elle portait du blanc, elle ne portait que du blanc même et il se pouvait tout aussi bien que ce soit un fantôme.

*C'est peut-être une renégate... Qui d'autre volerait le matériel de l'académie ?*

__Ignorant la supposition, il se faufila à sa suite dans le bâtiment des classes, s'assurant qu'il n'était pas lui-même suivi. Pourquoi une renégate avec les bras déjà chargés irait dans ce bâtiment, après tout ? Puis, jusqu'à preuve du contraire, elle n'enfreignait pas plus le règlement que lui, ce qu'elle portait lui appartenais peut-être. Sa poursuite se termina quand elle entra dans une salle de classe, une classe de chimie, équipée, donc, de toute sorte de matériel fragile et dont la seule sortie était l'entrée, ou la fenêtre, pour les suicidaires. *Entrer ou ne pas entrer, telle est la question*. C'est quand ce genre de dilemmes se présentaient que les deux guignols résidant dans sa tête servaient à quelque chose.

*Si tu entres, quoi qu'il en soit, tu ne sais pas sur quoi tu vas tomber. Il peut même y avoir un monstre ou l'autre à l'intérieur. Je serais toi, je prendrais une arme.*

*Bien vu, même si... tu as raison, ce n'est peut-être qu'un fantôme ou une femme qui change du matériel de place... Si c'est le cas, entrer c'est se faire attraper en effraction au règlement.*

*Pourquoi elle ferait ça de nuit ? C'est louche. T'avais raison en fait, White, c'est peut-être une rénégate et vu sa taille on risque pas grand-chose, surtout si on utilise l'effet de surprise.*

__*C'est bon, fermez-là, j'ai une idée* pensa Vlad à l'intention des deux autres, tout en sortant son pistolet de poche de l'intérieur de son veston et en en ouvrant le barillet duquel il enleva la balle devant le percuteur. Son arme ne serait donc qu'une menace à la première utilisation et un réel danger par après, ce qui l'empêcherait dans une certaine limite de faire une bêtise tout en le protégeant.

__S'il entrait, c'était d'abord et avant tout par curiosité. Quoi qu'il se passe dans cette classe, il voulait savoir. Son pouvoir atténuait assez le bruit, depuis son évolution, pour qu'il puisse ouvrir une porte aussi bien huilée sans être entendu, sauf par des animaux, éventuellement, et à condition de le faire doucement. Tant qu'il utilisait son pouvoir, il rendit invisible une partie de la porte, devant ses yeux et pu voir l'intérieur : la personne jouait avec des produits et des récipients pour créer d'autres produits.

__De près, il la reconnu, c'était une prof, très logiquement vu l'endroit, une prof de chimie, il la connaissait comme "Mademoiselle Duciel". Il avait suivi quelques uns de ses cours, mais comme d'habitude, la matière l'ennuyant au plus haut point, il avait laissé les autres chercher les réponses qu'il connaissait déjà. La question était alors de savoir ce qu'elle foutait là. Elle pouvait très bien être en train de préparer son cours pour le lendemain ou une bombe pour faire sauter le bâtiment au petit matin, avec la chimie, tout est possible. Mais il doutait de la deuxième option, il avait un peu analysé sa manière d'enseigner, sa manière de vivre et elle n'était pas vraiment le genre à rejoindre les renégats et faire des sales coups, le problème étant, bien sûr, que les gens changent et il aurait été bien étonné de savoir que la guilde noire entière était le résultat du changement d'une seule personne qui se trouvait être trop haut placée. D'autre part, même si elle ne semblait pas aimer qu'on la vouvoie, Vlad n'avait pu s'en empêcher, par habitude et il n'était pas sûr d'être très estimé.

__Son plan ne changeait pas, il n'eut aucun mal à se faufiller derrière elle sans qu'elle s'en rende compte. Puis, de nouveau visible, le souffle coupé pour ne pas être entendu, il pris le temps de l'analyser de plus près : elle avait de beaux cheveux blonds ou un peu roux et elle était vêtue d'une chemise blanche trop grande pour elle et ... en fait ça semblait être tout. Malgré sa taille, la chemise ne cachait pas du tout la forme de son imposante poitrine dont...

*Des seins comme ça, si c'est une renégate, ça te fais deux bonnes raison de la violer.* s'écria soudain Black.

__*Même pas en rêve.* lui dit-il mentalement avant de coller le canon de son arme dans le dos de la prof et de lui demander d'une voix trop autoritaire pour être celle d'un élève debout malgré le couvre-feu :

- Que fais une aussi belle femme que vous ici à une heure si tardive ?



[

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Re: La chimie de minuit [libre] - Sam 6 Juil 2013 - 22:00
Je trie méthodiquement mes ingrédients, sels, poivres en grande quantité, un peu de chloroforme, deux ou trois alcools de puissance croissante, quelques bases. En fin de compte je ne vais pas jouer la grande chimiste. Mon plus gros problème est de trouver un moyen de projection facilement utilisable. J’me vois mal jeter du poivre aux yeux de mes agresseurs et m’en sortir les doigts dans le nez… Quoi que, ils s’étoufferaient sans doute et se mettraient à tousser…

Et si le vent change de direction ? Tu y as pensé Ange ? C’est toi qui serais handicapée pour prendre la fuite. Je ne cherche pas des armes d’attaque mais de défense, des petites choses qui me permettraient de prendre la poudre d’escampette sans demander mon reste. J’en raz le bol des morts horribles. Ecrasée sous une voiture et tranchée en deux par un con. Maintenant au diable la dignité, si je peux sauver mes fesses. Ma grand-mère me disait tout le temps avec son accent espagnol «les trouillards il s’en sauve toujours quelques uns. » Les deux guerres auxquelles elle avait survécu lui donnaient de l’expérience.

Je mets en route mes petits fourneaux, bec benzène, chauffe ballon et commence à faire fondre certains cristaux dans un peu d’eau. Tous mes élèves vous donnerons l’astuce, posez deux minuscule pierres ponces au fond du récipient avant de faire bouillir la solution vous permet d’obtenir un mélange homogène… Je pense que le plus simple serait un pulvérisateur du type parfum. Ca permettrait d’orienter le jet, et une solution de gouttelettes a plus de résistance à l’air qu’une simple poudre solide… Hum. Je crois avoir vu ça quelque part en faisant l’inventaire. L’ancien professeur avait mis de côté des flacons à pulvérisateur. Je les ai vu, mais où les ais-je rangés ? Avec la verrerie inutile à tous les coups…

Quelque chose de dur se pose entre mes omoplates. Je sursaute je n’ai pas vu personne entrer. Et si c’était… L’homme à la claymore. Non ne te mets pas à trembler à l’idée de te retrouver à nouveau en face de lui. Tu es forte Ange. Ne montre pas ta peur. Le soulagement déferle cependant sur moi quand j’entends le timbre de la voix de mon interlocuteur. Je la connais bien que je ne l’ai pas souvent entendu en cours. Je  me fais un devoir d'en retenir un maximum au sujet de mes élèves. Un gamin un peu spécial, j’avais compris dans son dossier qu’il avait l’autorisation de garder son masque et sa cagoule en cours, même s’il n’était pas stipulé pourquoi. Même par curiosité je ne lui ai jamais demandé de l’enlever. Il sait se faire discret en cours. Souvent j’ai l’impression qu’il s’ennuie.


« Actuellement je prépare des spray au poivre et spray soporifique. Tu sais Lord, tu devrais être aussi bavard en cours.»


L’idée de mentir ne m’est même pas venue à l’idée. Comme si le mensonge n’était pas à ma portée. De toute manière je n’aime pas mentir à mes élèves. Moi on me mentait enfant. Je ne dois pas avoir vu assez de film policier car je me retourne quasiment illico. Je suis juste surprise de ce que je découvre. Une arme à feu. Surprise mais pas effrayé, plutôt en colère et très fatiguée. Je crois que s’en est trop pour moi.


« NON MAIS MERDE ! Qu’est-ce que vous avez tous à vouloir me descendre ? Bon si ça t’éclate t’as de l’acide dans le placard, au moins fait les choses biens parce que si je retourne à l’infirmerie je ne serais pas étonnée que l’infirmier me tue pour la troisième fois de la journée. »


Parce que j’en ai mare. Je comprends que les règles du jeu sont différentes ici mais être ramenée à la vie c’est jamais super agréable. On se souvient à chaque fois de ses derniers instants… C’est juste terrifiant.
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Re: La chimie de minuit [libre] - Dim 7 Juil 2013 - 3:31

Chimie de minuit

__La jeune femme avait sursauté en sentant l'arme contre ses vêtement, dans son bracelet qui ne lui avait plus servi depuis des lustres, Vlad sentit sa peur. Selon le cas, cela pouvait être bon ou mauvais. Puis, dès que sa voix retentit, elle fut tout de suite soulagée. Comme si le fait d'être tenue en joue par un muet lui avait fait peur, mais que quelqu'un lui parlant avant de lui tirer dessus était normal. De toutes manières, il n'allait pas tirer, mais il devait tout de même vérifier la théorie que White fut le premier à oser penser. Comme il l'avait demandé, la prof s'expliqua sans plus de résistance ;

- Actuellement je prépare des spray au poivre et spray soporifique. Tu sais Lord, tu devrais être aussi bavard en cours.

*Là, mon vieux, t'as raté ton coup. Mais rien n'est perdu, elle les a pas encore, ses sprays, tu peux encore la...*

*PAS UN MOT DE PLUS ! On ne fait rien à mademoiselle Duciel ! En plus c'est de ta faute si...*

*Ma faute ? T'as du cran de dire ça, c'est toi qui a dit que c'était une renégate à la base, puis, tu étais de mon avis à propos de l'arme.*

__Pendant que le conflit qui se déroulait dans la tête de Vlad détournait son attention de la réalité, elle se retourna et sa peur fit place à de la surprise, puis à de la colère. Vlad avait appuyé sur la détente par réflexe quand il l'avait sentie bouger devant l'arme, mais la sécurité qu'il avait eu la magnifique idée de prendre évita un accident redouté des deux protagonistes physiques de cette étrange scène.

- NON MAIS MERDE ! Qu’est-ce que vous avez tous à vouloir me descendre ? Bon si ça t’éclate t’as de l’acide dans le placard, au moins fait les choses biens parce que si je retourne à l’infirmerie je ne serais pas étonnée que l’infirmier me tue pour la troisième fois de la journée.

*De l'acide ? Troisième fois ? Est-ce qu'elle a...*

*En fait SI, c'est de ta faute, c'était une idée stupide à la base de prendre une arme, celui qui a proposé ça est en tort*

*C'est la tienne, t'avais qu'à lui suggérer de la ranger une fois qu'il l'eut reconnue, si c'est ce que tu penses.*

__Ne pouvant même plus penser en paix, Vlad s'énerva sur ses deux consciences, mais sans faire attention, à voix haute, très haute, même :

- FERMEZ-LÀ ! C'est VOTRE faute autant que la mienne !

__Il aurait pu les engueuler plus, mais il se rendit soudain compte qu'il venait de crier sur la prof qu'il tenait encore en joue, n'ayant pas bougé d'un poil son bras. *Merde.* *On dit pas merde !* *Merde.* *Faut trouver quelque chose pour se rattraper...*. Soudain gêné, il reprit la parole, pour ne pas lui laisser le temps de répondre et de se mettre plus en colère :

- À vrai dire,... C'est très louche, vous savez, de se balader la nuit, comme ça, en transportant des objets à bout de bras. J'imagine que vous avez vos raisons, mais, j'ai cru que vous étiez en train de créer une bombe pour détruire le bâtiment... Et même si ça avait été le cas, je ne comptais pas vous tuer. Je...

__Son regard descendit et il se rendit compte qu'il la tenait toujours sous la menace de son arme, devenue véritablement dangereuse, qui plus est. En la rangeant dans son veston, d'où elle n'aurait jamais dû sortir, il prononça quelques mots en redressant la tête :

- Je m'excuse de vous avoir fait peur.

*AHAAA ! J'ai gagné, il a bien agi !*

*Primo, tu la fermes et secondo, ça, le connaissant, c'est juste un plan pour abuser d'elle dès qu'elle aura le dos tourné.*

*Et si vous pratiquiez l'hellénépiphanisation ?*

__Quelqu'un d'autre n'aurait pas compris qu'il leur demandais d'aller se faire voir chez les grecs, mais eux avaient accès aux même connaissances que lui, même si le faire leur était doublement impossible. Ils se turent, enfin, et Vlad put attendre quelques secondes la réponse de la jeune femme qui lui faisait prendre de plus en plus sérieusement par sa grande beauté et sa tenue plutôt légère, les idées que lui avaient donné la partie mauvaise de lui-même.



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Re: La chimie de minuit [libre] - Dim 7 Juil 2013 - 14:01
«  FERMEZ-LÀ ! C'est VOTRE faute autant que la mienne ! »

NON MAIS DE QUOI TU PARLES CHERI ? LA JE N’Y SUIS POUR RIEN ! C’est toi qui me menace avec une arme ! Et après j’dois me la fermer ? C’est vrai merde ! La première fois j’aurais dû regarder avant de traverser la route, ne pas me fier au feu vert. Être prudente. La seconde j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou. MAIS LA JE N’Y SUIS POUR RIEN. C’est TOI qui fait du zèle avec ton jouet. Enfin jouet... Comment une arme peut-elle être un jouet ? C'est une abomination qu'il tient entre ses mains.


« JE T’AI DEJA DIT DE ME TUTOYER ! »


Oui, bon hein. Je n’allais pas lui dire de ne pas tirer hein. J’aurais dû ?  De toute manière ce sont les seuls mots qui ont voulu franchir ma bouche. La colère pas la peur Ange. Le désespoir certes, le ras le bol, finalement s’il me tue j’espère qu’il fera tout disparaitre de moi, j’en ai marre des situations comme ça. Je n’en peux tout bonnement plus. Pourquoi ma mort doit-elle être si agitée ? J’aurais pas pu finir bouffée par des vers comme tout le monde ? Je préfèrerais être morte dès le début.  Je suis à deux doigts de… Fondre en larmes ?  Péter un cable ?

Pourtant il ne tire pas. Il se met à parler d’une vois presque hésitante. Ah. Oui bon okay, tors partagés, j’admets que… Il a peut-être de bonnes raisons. Je ne comprends pas exactement ce qu'est une renégate... J’avais l’air suspecte c'est vrai. Si j’avais porté ma blouse de chimie comme à mon habitude, j’aurais sans doute été moins chargée, mais là je n’ai aucune poche. Si encore mon soutif n’avait pas été fendu en deux plus tôt dans la journée il aurait pris le relais, cependant là je n’ai que la chemise des objets trouvés. Aucune poche. Ou alors je ne les ai pas trouvées. Donc oui je portais tout dans mes bras, j’avais l’air suspecte.


« Si j’avais voulu faire des dégâts je me serais moins foulée, un peu de potassium dans les canalisations et il y aurait déjà un beau boum. Pas la peine de se prendre la tête pour faire des blessés. »


Il y a du dégoût dans ma voix. L'idée de destruction me révulse. Je souhaite devenir une déesse de la création. C’est vrai quoi. Détruire c’est toujours le choix de la facilité, un choix que je rejetterais toujours. Il baisse son arme. Je respire mieux. Pourtant je tremble encore. Menace proche évitée, mais. Mais je suis si faible. Comment ai-je pu ? Comment  ai-je pu en arriver à souhaiter être morte ? Je me retiens au bureau sentant mon équilibre devenir précaire et mes jambes devenir légères comme du coton. Il s’excuse de m’avoir fait peur. A sa place je me serais excusé d'avoir pointé une arme sur moi. Enfin, ça revient presque au même.


« Je m’excuse de t’avoir crié dessus. Les tors étaient partagés. »

Je suis vidée, trop d’émotions, trop de fatigues. J’ai besoin de m’assoir. De toute manière si je ne le fais pas rapidement je vais tomber, je connais mes limites. Je sais que je suis à bout. Pourtant je ne bouge pas de ma paillasse. Je ne montrerais pas ma faiblesse une seconde fois. Chacun son tour d’être mal à l’aise.


« Et sinon que fait un élève après le couvre-feu dans les salles de cours ? »


Je dois paraître plus forte que je ne le suis. Je n'ai pas envie de m'écrouler devant un élève. Devant personne à la Déus Académie en fait. Je voudrais pouvoir rentrer chez moi. Pouvoir me cacher dans les bras de ma mère ou d'Emma, écouter les blagues de mon frère... mais ça je ne le pourrais plus jamais. cette pensée doit m'achever. Je me sens glisser. Merde.

Le sol vient à ma rencontre. J'ai la chance d'être petite, je ne me fais pas vraiment mal. Juste que je me sens conne. Une petite voix dans ma tête se met à crier "sois agressive !" Mais je la refoule. Ne prends jamais un chemin qui n'a pas de retour. Tu es faible il l'a vu de toute manière. Il ne te reste qu'une chose à faire. Rire. Rire de moi même. J'en perds le souffle en plus de l'équilibre.
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Re: La chimie de minuit [libre] - Mer 10 Juil 2013 - 17:35

Chimie de minuit

__Elle avait encore une fois insisté pour qu'il la tutoie, quand elle était encore sous la menace de l'arme. C'était à se demander ce qui lui passait par la tête. Enfin, ça ne pouvait pas être pire que ce qu'il y avait dans celle de Vlad. En fait, Vlad ne comprenait pas très bien cette prof, entre cela, ses grandes connaissances en chimie qu'elle n'exploitait qu'un tout petit peu pour un cours où il aurait été bien plus intéressant de ne pas s'arrêter au base et ses airs, peut-être donnés malgré elle, de femme fatale, il ne parvenait pas à dresser un profil psychologique cohérent. Elle lui prouva d'ailleurs l'étendue de ses connaissance en lui donnant une bonne solution pour, en effet, détruire simplement et rapidement le bâtiment des classes, mais manifestement, sans penser à l'utiliser. En fait, elle semblait presque étonnée qu'il ne la descende pas, étonnée de toujours vivre.

__Il repensa à ce qui l'avait interpellé dans ses paroles : "la troisième fois" sachant que s'il la tuait puis que l'infirmier le faisait, comme elle le suggérait, elle ne serait morte que deux fois, et cela voulait donc dire... Qu'elle était déjà morte le jour même ? En y repensant, elle ne semblait pas armée et une bonne partie des élève l'étaient, donc si l'un d'eux s'était énervé sur elle, que personne n'avait pris sa défense, il y avait fort à parier qu'elle en serait morte. Et c'était sans doute ce pourquoi elle préparait ses sprays, pour éviter que cela recommence. Du coup, la pointer avec une arme à feu, ce n'était peut-être pas une très bonne idée, ou du moins, on a vu mieux. Après ses excuses, l'arme rangée, elle semble mieux, toutefois, son bracelet lui transmet un fort malaise, quelque chose ne va pas, Deus sait quoi. Elle s'excuse à son tour, pour quelque chose que Vlad ne lui reprochait pas, mais il comprend pourquoi elle le fait. S'il y a bien une chose dont il était sûr, c'est qu'elle se foutait d'être supérieure à ses élèves et que s'excuser après lui les plaçait au même niveau :

- Je m’excuse de t’avoir crié dessus. Les tors étaient partagés.

__Toujours ce malaise, quelque chose n'allait pas, mais il n'osa rien demander, il ne savait pas si c'était à cause de sa présence, ou d'autre chose. Même s'il est vrai que sa présence est tout ce qu'il y a de plus gênante, elle ne semblait pas trop mal la supporter, mais les apparences pouvaient être trompeuses. Il se pouvait aussi que ce malaise soit dû à sa tenue, plus légère, différente de d'habitude, mettant, peut-être trop, en avant ses attraits féminins. Une nouvelle émotion venant s'y ajouter fit réagir Black :

*Elle va ripost...*

- Et sinon que fait un élève après le couvre-feu dans les salles de cours ?

*Et voilà... je l'avais dit. Enfreindre les règles n'amène rien de bon.*

*Attend, occupe-là une seconde que je trouve un mensonge potable.*

__Avant que Vlad puisse envoyer balader ses deux insuportables consciences, la sensation de malaise que lui transférait les charm's émotifs se fit plus forte et sans qu'il puisse réagir, il vit Eryn s'écrouler, s'effondrer devant lui, perdre l'appuit de ses jambes et écraser son derrière au sol. Elle en devenait d'autant plus vulnérable qu'il pouvait l'assomer d'un coup de poing, ou qu'il pouvait lui faire tout le mal qu'il voulait encore plus facilement et même s'il ne pensait pas une seconde à le faire, Black ne put s'empêcher d'apparaître de manière hallucinatoire à côté de Vlad et de lui dire :

*Ben voilà, c'est notre nuit de chance, on nous offre sur un plateau d'argent la femme qu'on va vio...*

__Tout haut, le regardant droit dans les yeux, là où il n'y avait en fait qu'un mur si l'on regardait le monde avec les yeux d'une personne saine d'esprit, Vlad l'interrompit :

- Pas question !

*Mais allez, sors un peu de tes moeurs débiles, t'as aucune raison de ne pas le faire. Tu prendras ton pied et elle finira bien par prendre le sien, puis au moins tu seras plus pu...*

*Tu te trompes. J'ai une raison de ne pas le faire, ce n'est pas juste parce qu'on m'a dit de ne pas le faire, c'est... euh...*

__White, plus inspiré que lui, plus lucide également sur la notion de bien et de mal que Black essayait toujours de flouer pour rendre acceptables ses propos, donna un argument pour le soutenir :

*Parce que ce genre de traitements est inhumain, l'amour, c'est spontané, forcer quelqu'un c'est monstrueux.*

__Il avait gagné. S'il y avait bien une chose que Vlad détestait plus que les ordinateurs fonctionnant avec Windows, c'était bien l'idée qu'il puisse être un monstre. Black tenta une nouvelle offensive, mais il ne fut même pas écouté :

*Mais, tu peux aussi le faire très gentiment, sans la maltraiter... Bon, d'accord, j'ai compris. Je me vengerai White.*

__Décidé de ce qu'il allait faire, il alla dans une armoire chercher un récipient propre, le remplit d'eau du robinet, qui était particulièrement bonne à l'académie, et revint près de la professeur et lui tendit en s'accroupissant devant elle :

- Buvez, ça vous... euh, je veux dire... ça te fera sans doute du bien.

__Pourquoi ne pas se faire une amie de plus ? On pouvait partir sur de mauvaise bases et tout de même finir par bien s'entendre. Du moins l'espérait-il, car avec elle comme ennemie, la punition allait être dure à éviter.



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Re: La chimie de minuit [libre] - Ven 12 Juil 2013 - 17:22
    Je ris de bon cœur. Je ris de moi. Et ça fait un putain de bien. La tension sur mes épaules baisse d’un cran. Il doit me prendre pour une folle. Par ailleurs je suis sans doute à deux doigts de la folie. Mon petit corps est secoué par des éclats de rire comme il le serait par des spasmes. Seigneur. Ca doit faire des années que je n’ai pas autant rigolé. J’en avais peut-être besoin. Je suis encore en train de rire quand il me semble l’entendre parler. A-t-il dit quelque chose ? Je n’en suis pas certaine, mais il ne répète pas. De toute manière je suis trop occupée à rire pour écouter.

    Le rire me vient des tripes. Je suis un peu hystérique. Mais à dire vrai je n’arrive pas à m’arrêter. Les larmes me montent aux yeux. Toute ma frustration, ma peur, ma peine disparaissent avec ce rire qui me laisse épuisée mais revigorée. Peu à peu il diminue d’intensité. J’arrive à nouveau à respirer normalement et plus par saccades. Je me calme.

    Ca fait du bien. Je semble y voir bien plus clair tout à coup. La situation me semble toujours aussi grotesque. Concrètement je suis par terre pliée en deux, habillée quasi exclusivement d’une chemise d’homme bien trop grande pour moi… tout cela est déjà abracadabrant mais le pire je crois c’est que si je lève les yeux je vois le masque blanc et noir d’un de mes élèves. Lord.

    Lui il fait partie des durs à amadouer. Des discrets qui se font chier en cours mais qui n’osent pas le dire. Je m’étais promis de le chopper à la fin du cours précédent pour tout simplement lui demander son niveau de chimie. Il est évident (enfin il me semble) que je ne fais pas des cours niveau fac…  Le problème c’est que… bah quand on a des étudiants qui vivaient pendant l’inquisition et qui ne savent même pas que la Terre tourne autour du soleil, c’est la merde de travailler des sujets somme les forces. Ne parlons pas de la chimie que certains prennent pour de l’alchimie. Bref, je voulais le coincer pour faire un accord avec lui, je le noterais présent à tous les cours à condition qu’il vienne aux contrôles et qu’il y obtienne une note supérieure à dix-sept. Ca me semblait être pas mal comme compromis, mais franchement à la fin du cours j’ai été assaillie de tellement de questions que j’en ai oublié de lui demander de rester.

    Bref c’est plutôt drôle de me retrouver avec cet étrange gamin dans un labo de chimie. Je ne rigole plus, je le vois trafiquer dans mes armoires qui pour une fois ne sont pas fermées à clé. Il en ressort un bécher propre qu’il remplit d’eau avant de me le tendre. Je ne lui dis pas qu’en l’état actuel il aurait pu me passer de l’éthanol à quatre-vingt-dix degrés car ça m’aurait plus boostée.  J’apprécie simplement le geste et l’effort qu’il fait pour me tutoyer.


    « Merci. »


    Je bois une gorgée ou deux. Avant de poser le verre improvisé sur le sol.


    « Euh… tu veux bien éteindre le bec benzène et le chauffe ballon ? Je n’aime pas gaspiller de l’électricité. »


    Oui en plus d’être une alcolo, je suis une écolo. On ne se refait pas. Je ne suis même pas sûre que cela fonctionne vraiment à l’électricité ici. Enfin, ça me semble tout de même logique. Et puis ils ne me feraient pas l’affront, oui je dis bien l’affront, de mettre de la magie dans ma science hein ?


    « Et sinon, tu n’as pas répondu. Tu fais quoi ici ? Tu peux ne pas répondre, mais je suis curieuse. »


    C’est juste de la curiosité qu’il y a dans ma voix. Aucune menace de punition en vue.
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Re: La chimie de minuit [libre] - Ven 4 Avr 2014 - 23:11

La chimie de minuit

__Il connaissait ce rire, c'était le rire de quelqu'un dont les nerfs étaient à bout, quelqu'un qui venait de traverser une période d'intense activité nerveuse et qui ne peut pas se contenter de respirer pour souffler. Il faut ce rire, ce rire étrange, détraqué, mais pourtant vrai, sincère. C'est le rire de la nonne qui en a par dessus la coiffe de son couvent et qui met le feu à ses draps pour en finir, le rire de l'employé qui se fait virer mais doit encore revenir encore et encore travailler pour honorer son contrat jusqu'à la fin, le rire de l'enfant qui s'enfuit de l'école après s'être fait martyrisé. Un rire qui avait plusieurs fois passé les lèvres de Lord Vlad sur la courte période qui lui servait de souvenirs.

__Mademoiselle Duciel, calmée, prit le verre improvisé et but un peu, sans aller jusqu'à vider le récipient, mais manifestement assez, puisqu'elle le déposa au sol sans plus de cérémonie. En la regardant en tenue si légère à la lumière des néons blafards, Vlad ne put réprimer quelques unes des pensées que tout être possédant un minimum de testostérone ne peut qu'avoir dans ces circonstances.

*Ah, vous êtes forcés d'avouer que j'ai raison, quand même ! Tu voudrais bien... hein ? Tant pis pour toi, je ne te donnerais plus un seul de mes précieux conseils... Hèhèhè*

*On s'en passera très bien, n'est-ce pas ? Certes, cette femme est jolie comme un ange, son nom m'y fait toujours penser d'ailleurs, mais tu n'as sans doute pas tant que ça le béguin pour elle, ce sont juste les circonstances qui t'en donnent l'impression.*

- Euh… tu veux bien éteindre le bec benzène et le chauffe ballon ? Je n’aime pas gaspiller de l’électricité. lui demande soudain la prof.

*Tu sais tout ce qui s'est déjà passé à cause de circonstances propices, non ? Par exemple cette histoire de fille à un bras... Maintenant que tu m'y fais penser, Duciel, ça fait très ange, mais Lord Vlad, ça fait très démon, non ? Déjà ça fait penser à l'empalleur.*

*Dis-moi à propos de la fille à un bras ! Je te l'ordonne !* s'énerva l'hôte du corps qui coupait les sources de chaleur inutilement allumées.

*Oh, c'est presque rien... vraiment, c'est pas la peine de savoir. Puis vous n'avez aucun moyen de me forcer, la voilà, ma vengeance !*

*Moi tu ne peux me condamner au silence !*

*Si je peux ! Si tu lui dis un mot sur ce qu'il s'est passé je lui parle de ses fréquentation vers 15 ans.*

*Vous n'avez pas bientôt fini de me cacher des trucs ?*

*C'est pour ton bien... Hum... si je ne peux rien dire de ce qu'il s'est passé, alors je peux dire que tu n'as PAS couché avec cette fille et que tu n'as pas reçu de nouvelles de sa part aussi loin que je puisse voir !*

__Mademoiselle Duciel reprit la parole juste à temps pour couper la réplique à Black :

- Et sinon, tu n’as pas répondu. Tu fais quoi ici ? Tu peux ne pas répondre, mais je suis curieuse.

__Auparavant, la même question n'avait en effet pas eu de réponse et il ne comptait pas en donner. Après tout, la vérité ne recelait rien d'autre que plusieurs infractions au règlement. Mais un prof normal n'aurait pas posé la question à un élève manifestement plus fort que lui, de crainte qu'il ne lui fasse du mal pour éviter la punition. Elle n'était pas une normale, cela dit, elle n'était pas faite du même bois que beaucoup d'autres profs. Pour tenir les élèves tranquilles, beaucoup crient, s'énervent et font valoir leur puissance, mais elle, vu sa taille, se serait juste donné l'air ridicule. Elle était une gentille prof, qui gardait les élèves dans le droit chemin en leur demandant avec un sourire de bien se tenir. Elle était cool avec eux, ils avaient envie de l'être avec elle. Il n'y avait peut-être pas à craindre une punition.

- Je me promenais. J'aime bien me balader la nuit, même si c'est interdit. J'ai vu une silhouette suspecte, alors je vous ai suivie jusqu'ici. Je ne me doutais pas que vous pouviez avoir une quelconque bonne raison d'être ici à cette heure. Encore désolé de vous avoir fait peur.

__Tout était éteint, il avait aussi vérifié au passage que les robinets de gaz étaient aussi fermés. Il ne lui vint plus en tête que cette pensée : elle n'avait pas besoin de les faire la nuit ses sprays.

- Vous... euh... Tu as l'air d'avoir eu une dure journée... Je comprends que sans arme, on puisse se sentir vulnérable, mais si c'est pour se sentir mal en les fabriquant, ça n'en vaut pas la peine. Il vaudrait mieux aller se coucher... Enfin, c'est... toi qui voit. La majorité des élèves ne seront pas étonnés si tu les fais en cours, pendant que tu donnes des explications.

__Pas plus d'ailleurs que si elle les obligeait à faire cours en maillot de bain... Après tout, on voyait tant de n'importe quoi dans cette école que plus rien ne pouvait étonner les habitués.



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Re: La chimie de minuit [libre] - Mer 13 Aoû 2014 - 11:41

Allez, au lit


__Eryn le regarda avec des yeux un peu las. Elle avait l'air d'en avoir assez de vivre, ou alors elle venait de réaliser qu'elle était fatiguée. Il s'approcha et lui tendit une main secourable pour l'aider à se lever. Elle la prit. Elle se leva. Black le harcelait de mauvaises pensées, White répliquait par son dogmatisme énervant. Vlad demanda :

- Je vous accompagne aux quartiers des professeurs ?

__Et la prof refusa, d'un mouvement de tête. Elle avait trop de fierté pour accepter ça, ou elle avait besoin d'être seule. Il admit la seconde hypothèse.

- Je devrais retourner me coucher aussi. En espérant vous revoir en meilleure forme.

__Il souleva son chapeau, partant en marchant à l'envers, cognant le mur, juste à côté de la porte ouverte, se couvrant de ridicule au dernier moment. Il ajusta tout de même fièrement son couvre-chef, se retourna avec un mouvement de militaire et passa la porte d'une démarche raide et impérieuse.

__Il parcouru le couloir lentement, s'attendant presque à ce qu'elle le hèle pour qu'il revienne, mais elle n'en fit rien. Il sortit du couloir, puis du bâtiment, puis de la zone et finit même, par le plus grand des hasards, par rentrer au dortoir.

__Je passerai la course poursuite avec la créature rodant dans les couloirs du dortoir la nuit, puisque Vlad n'y a perdu aucun membre, il a juste eu la frousse, au final, même si la créature ne l'a même pas au final approché, se croire traqué par cette bête est terrifiant. Entendre ses pas dans le couloir, s'approchant de lui avait suffit à le faire rentrer légèrement plus vite, au final, ce n'était que ça.

__Vlad s'effondra dans son lit. Tout habillé, sauf son chapeau, qu'il avait enlevé pour ne pas en abîmer les bords en se couchant, il mit un certain temps avent de s'endormir et dormit assez mal. Il rêva d'Eryn, notamment, mais si vous voulez vraiment connaître ses rêves, allez lui demander.



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Re: La chimie de minuit [libre] - Sam 16 Aoû 2014 - 15:45
Mon Dieu...
Dommage que ce RP se termine comme ça, parce qu'au final, pour résumer, il ne se passe rien. Est-ce que Lord Vlad allait finir par violer la prof ? Qu'allait-il se passer lorsqu'il découvrirait qu'Eryn était une inconditionnelle de Windows ? Auraient-ils fini par pratiquer l'hellénépiphanisation ensemble ? Retrouvez ces réponses dans le prochain épisode !

Bons RPs, bonnes descriptions, bons dialogues...
On regrette juste de ne pas savoir ce qui aurait pu arriver !

Lord Vlad : 345 xps
Eryn Duciel : 310 xps

Xps attribués : Yep
La chimie de minuit [libre]
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