Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader]

 
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Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Dim 23 Juin 2013 - 23:21
Le ciel sombre au-dessus de moi semble vouloir m’engloutir. La pluie roule sur mon visage. Je suis allongé sur le sol. La voiture m’écrase. Elle me broie le corps. Le chauffeur sort pour voir si je n’ai pas abimé son véhicule. Une fois la constatation faite, il remonte à bord et s’en va, m’abimant encore plus. Le goût métallique du sang remplit ma bouche. La douleur qui s’empare de plus en plus de moi. Mon cœur qui bat à mille à l’heure dans ma poitrine. L’obscurité de plus en plus présente. Puis totale. Puis la plénitude. Le bien-être. Le silence. Libération…
 
Soudain, une lumière blanche me tire de mon sommeil. C’était un cauchemar ? Un simple cauchemar dont j’ai pu me réveiller… Je me redresse, soupire de soulagement… avant de me rendre compte que j’ignore ou je me trouve. J’observe tout autour de moi. J’ai l’impression d’être dans une église. Ou un temple. Je ne sais pas trop. C’est étrange. En tout cas c’est lumineux. Il fait jour dehors, je suppose… Je me lève lentement. Je ne suis pas seul. Une femme est présente. De longs cheveux rouges, c’est tout ce que j’ai le temps de voir. Elle me tend un papier, me demande de la suivre avant de disparaître. Les grandes portes qui se trouvent alors devant moi s’ouvrent, laissant entrer une brise fraiche qui fait voleter mes cheveux. Je remarque donc que ceux-ci sont détachés, contrairement à mon habitude. Je regarde ce que je porte. Un débardeur noir, un jean et des Dr Martens. Basique. Rien de bien féminin ou masculin. Rien qui puisse définir mon genre en soit. Je souris. J’aime ça.
 
Je regarde à nouveau tout autour de moi. Il n’y a que des bancs, des tentures, des bénitiers, une immense statue qui surplombe un hôtel. Je regarde finalement le papier que la dame m’a tendu. Il y a quelques mots écris dessus. « Domaine divinatoire » : La Manipulation. Hou mon dieu, que j’aime ce mot. Je lis la suite. C’est comme une explication de quelque chose. Mais quoi donc ? Baaah. Tant pis. Et puis il y a quelque chose d’autre écrit dessus. Surveillant. Pardon ? Moi surveiller quelque chose ? Je plis la feuille en quatre et la glisse dans une poche.
 
J’avance dans le fond du temple, souhaitant voir de plus prêt cet hôtel qui me semble de toute beauté. Je n’ai jamais été croyant mais je sais reconnaitre quand quelque chose est beau ou non. Et qu’il pourrait potentiellement avoir de la valeur. Je soupire. Impossible de transporter ça… Et puis étant donné que je n’ai aucune idée d’où je suis, je ne sais pas non plus si je trouverais un acheteur quelconque… Shit.
 
Je soupire. Si seulement quelqu’un pouvait éclairer mes lanternes… De préférences quelqu’un de mignon, charmant, agréable, accueillant. Pas quelqu’un d’aigri comme les Londoniens que je côtoyais au quotidien. Mais j’ai beau chercher une présence quelconque autour de moi, rien. Pas âme qui vive. C’est totalement désert. C’en est déprimant. Je retourne alors m’asseoir. Et puis finalement je m’allonge. J’ai sommeil. J’vais faire un petit somme et quand je me réveillerais, tout sera rentré dans l’ordre, non ? Après tout je rêve ? Hein ? Cette… Deus Academia ne peut pas être réelle. Rien de tout cela en fait, ne peut être réel maintenant que j’y pense. Je ne peux pas être mort. Non, pas moi, pas comme ça. Après tout, je suis sur le point d’obtenir mon diplôme, de me faire un nom, de devenir quelqu’un que l’on invite aux soirées mondaines… Je suis en train de devenir quelqu’un dont on s’arrache la compagnie parce que je suis différent des autres. Je vais faire le buzz grâce à mon physique atypique. Je ne peux pas être mort maintenant, dans la fleur de l’âge.
 
Je me frotte le visage, je me pince. Mais rien à faire, je ne me réveille pas. Alors… ce n’est pas un rêve. C’est vraiment vrai. Je frissonne. Je n’ai pas envie de l’admettre, mais faut croire que… Je soupire. Holly shit… 
 
Je crois que j’ai encore plus besoin de quelqu’un pour me guider…même si ça m’enquiquine de l’admettre. Fufufu…
 
« … Y a vraiment personne ici ? »
 
Je lâche ces quelques mots sans le faire exprès.
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Lun 24 Juin 2013 - 12:11
Il fait beau en cette chaude après-midi! Le soleil chante, les oiseaux brillent... Ha non merde. La musique rythmée dans mes oreilles m'empêchent de réfléchir correctement. Donc! Le soleil brille, les oiseaux chantent et la température est assez élevée. À vrai dire, il fait vraiment chaud, et je n'aime pas trop ça. En temps normal, je serais rester à glander dans le local des surveillants en profitant de la fraîcheur de la pièce pour être tranquille. Mais... Aujourd'hui, c'est différent. 

En effet, en tant que seul surveillant de l'académie en activité, je suis le surveillant en chef. Et quand j'étais arrivé, un petit post-it était présent sur le tableau noir - qui ne servait à rien-. Il disait qu'un nouveau était en route. Enfin, quelqu'un pour m'aider! 

Ainsi, un sourire aux lèvres, je me dirige, les mains dans les poches, vers le grand temple, là où tous les nouveaux arrivent. J'étais aussi récemment mort, mais j'ai eu le temps de m'habituer à tout ça. Et cette fois-ci, c'est à mon tour d'accueillir quelqu'un. Je suppose que j'allais devoir répondre à quelque questions. Bah, je me suis parfaitement renseigné sur tout ça, je ne devrais pas avoir de problème! 

Cette fois-ci, j'étais habillé comme d'habitude; un costume blanc, une chemise rayée rose et pour finir, une cravate noire que je déteste serrer à fond. Vu le soleil qui brillait violemment, je portais mes lunettes de soleil rose qui, ouais, qui ne fait pas moins briller le soleil, mais bon, j'aime ces lunettes moi. Mon casque rose et blanc sur mes oreilles, mon groupe préféré dans la playlist. 

Le temple se profile devant moi, les portes sont ouvertes. Et bien, le jeune homme est ainsi arrivé. Quel est son nom encore? Sven, un truc comme ça. J'ai déjà jeté le post-it en sortant. Je souris, je me demande si il va être à la hauteur, certains élèves peuvent vraiment être difficiles quand ils le veulent. Ils sont morts et ils vont devenir des dieux et ça se croient tout permis! J'ai vraiment besoin d'un peu d'aide pour couvrir plus de terrain. J'arrive au pas de la porte sans un bruit et m'appuie sur le rebord, bras croisés. Le temps d'enlever le casque de mes oreilles pour entendre ce qu'il se passe qu'une voix résonne dans le bâtiment presque vide. 


-… Y a vraiment personne ici ?

Mes yeux rosés se posent sur... Une jeune fille? Hey, c'est pas la bonne personne là! Je fronce les sourcils, mais mon expression redevient rapidement accueillante et chaleureuse. La jeune... personne... a de longs cheveux foncés qui traînent par terre. Ses yeux sont assez beaux, gris bleus, une couleur pas si extraordinaire par rapport aux miens, mais moi, bah c'est normal. Mais franchement, c'est une fille là! Elle a peut être un nom étrange. Non... Impossible! Bon bon, je vais essayer de ne pas lui faire comprendre que je n'ai aucune idée de son sexe. Évidement, pas de poitrine, c'aurait été trop facile, tout comme ses vêtements: un débardeur, des chaussures assez spéciales et un jean simple. Super. 

Bref, mon expression n'a pas du tout trahit mon intense réflexion. Je me décolle du bord et j'avance, souriant. Arrivé à sa hauteur je tends la main, attrape la sienne et relève Sven. 

-Moi je suis là, bienvenu Sven, est-ce que ça va? 

Mon ton est calme, chaleureux et ma voix grave et rassurante. Oui, c'est tout à fait possible. Je plonge mes yeux dans les siens. Fille... Garçon... Merde à la fin. Je lâche sa main et remets la mienne dans ma poche. Bah, j'attends qu'il, ou elle, se trahisse, et je pourrais ne pas passer pour un stupide surveillant. Et je déteste passer pour un stupide elfe.


Dernière édition par Ethan Reader le Mar 25 Juin 2013 - 19:01, édité 5 fois
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Lun 24 Juin 2013 - 17:31
« Moi je suis là, bienvenue Sven, est-ce que ça va? »
 
Quelques mots qui suivent un geste. Le jeune homme qui est devant moi m’a relevé de mon banc comme si je ne pesais rien du tout. Je le sais bien, que je suis léger, mais tout de même, que les gens arrêtent de s’acharner à me le prouver. Ca va finir par me gonfler… Surtout qu’en plus, je suis peut être petit, et léger, mais je peux foutre à terre quasiment n’importe qui. Qu’on ne vienne pas trop me gonfler. Je soupire.
 
Je me mets alors à détailler l’individu. Trop de rose. Ça me fait mal aux yeux. Ceci dit, une fois l’effet de surprise passée, je me dois d’avouer que… ce n’est pas désagréable à regarder en fait. Jeune homme mignon, style élégant, une touche de modernité… Intrigant personnage… qui ne semble pas savoir si je suis un homme ou une femme. Tant pis. Je m’en moque. Qu’il pense ce qu’il veut, moi, ça m’amuse. Je lui souris alors, histoire de ne pas paraître trop antipathique, et soutiens son regard plongé dans le miens. Il de beaux yeux roses. Je n’en ai jamais de tels. Ses cheveux, eux, sont blancs. Eh bien…
 
Il finit par lâcher ma main, et ranger la sienne dans une de ses poches. Je penche légèrement ma tête sur le côté, prenant un air innocent et un peu curieux.
 
« … Sven… Vous connaissez donc mon nom. Eh beh… Je ne peux pas dire que je « vais bien » mais en tout cas, je ne vais pas mal. »
 
Je me retiens de l’agresser tout de suite de questions, il ne s’agit pas de passer pour un rapace ou je ne sais trop quoi. Après tout, je reste moi, Sven T. Loki, créature enchanteresse, calme, posée… qui s’aime plus que tout, mais ça, je n’ai pas besoin de le préciser, je crois. Je fais mine de regarde à nouveau autour de moi, avant d’oser finalement ouvrir à nouveau la bouche.
 
« Dites-moi… euh… je-ne-sais-pas-qui. Puisque je n’ai pas l’air de rêver… Je suis où au juste ? Enfin… Je suppose qu’avec ma gueule d’ange, j’dois être au Paradis, non ? »
Je le fixe de mes yeux gris-bleus, qui me semblent soudainement horriblement banals comparés aux siens. En fait, je n’arrive pas à détacher mon regard de lui, que ce soit de ses yeux, ses cheveux, ses vêtements. Il pue la classe ce mec, ça m’agace. J’ai l’impression qu’il m’écrase à plate couture, et cela m’est fort désagréable. Je soupire, une fois encore, avant de rire. Quelle idée saugrenue. Je reste forcément le plus classe. En tout cas, j’arrive à ne pas me défaire de ce sourire angélique qui se trouve sur mes lèvres.
 
« … Je ne vous cacherais pas que j’ai une bonne centaine de questions qui me brulent la langue, mais je ne sais pas trop si je dois oser les poser, ou attendre un peu, histoire de ne pas vous engloutir sous ce flot d’interrogations… »
 
Je l’interroge du regard, à nouveau. Je crois que le pauvre, il va avoir du mal. Je suis patient, mais je crois que toute cette histoire ne va pas me plaire… Enfin, je ne suis pas trop sûr. Je ne sais pas. Mais déjà, rien que le fait de devoir intégrer le fait que je sois mort, cela ne me plait guère. Je n’avais pas prévu de mourir si jeune, moi. Je devais m’élever socialement, réussir à manipuler mon entourage et devenir riche, devenir célèbre, devenir… Sven T. Loki, quoi.
 
Je serre le poing, tremblant légèrement sous l’effet de la colère. Cela m’agace fortement en fait. J’ai envie de crier, de l’agresser, ce pauvre type qui se trouve devant moi. Faire en sorte qu’il me réponde, qu’il m’explique, qu’il me sorte des excuses quelconques. Qu’on me dise pourquoi il a fallut qu’un enfoiré au volant de sa voiture me percute avant de me rouler complètement dessus ! Ce n’était pas un banale accident, soyons bien clair la dessus ! Il ne m’aurait pas écrasé ainsi sinon. Mais qui aurait bien pu m’en vouloir à ce point ? Je ne vois franchement pas. Tout le monde m’aime, moi…
 
« … je suis mort comme un chien… »
 
Je murmure alors, sans m’en rendre compte, la tête baissée, les yeux fixant mes pieds. Je serre les dents. Si jamais je retrouve celui qui m’a fait ça, je le bute de mes propres mains…
 
Je me ressaisis, fixant à nouveau l’homme, en face de moi.
 
« Bref, vous connaissez mon nom, mais j’ignore le vôtre… Voici donc ma première réelle question : comment vous appelez vous ? »
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Mar 25 Juin 2013 - 20:26
Sven prend un air curieux. Curieux? Ouais pourquoi pas, ça va bien avec son air innocent. En tout cas, il ne ressemble pas à un garçon, voire pas du tout. C'était peut-être moi qui me trompais un fait, je ne m'étais pas trompé de personne à priori. Mais c'était assez troublant. 

-Sven… Vous connaissez donc mon nom. Eh beh… Je ne peux pas dire que je « vais bien » mais en tout cas, je ne vais pas mal. 

Ok, ma question était un peu stupide, mais je suis sûr que certaines personnes doivent être effondrées en comprenant qu'elles étaient mortes. Ça avait l'air d'être bon de ce côté-là, à moins qu'il ne l'ai pas encore réalisé, et dans ce cas là, et bien j'allais devoir moi même lui expliquer. Génial! 

-Dites-moi… euh… je-ne-sais-pas-qui. Puisque je n’ai pas l’air de rêver… Je suis où au juste ? Enfin… Je suppose qu’avec ma gueule d’ange, j’dois être au Paradis, non ?

Je souris d'un air amusé. Un petit rire s'échappe même de mes lèvres. Paradis? Certains auraient pus l'appeler comme ça, et d'autre non. Et oui, savoir que même après la mort, les cours se poursuivraient encore et toujours, ça pouvait vraiment être râlant! De mon côté, je suis heureux, alors que, si près du but, je suis mort avant d'avoir pu travailler une seule fois, j'ai eu une deuxième chance ici. Je travaille enfin, et en plus je pus tirer sur des gosses sans que l'on m'en empêche! C'est vraiment amusant quand on le veut ce boulot de surveillant! 

Sven soutient mon regard et ne le lâche plus. L'effet de mes yeux? De mon sang elfe? Qui peut le dire sinon lui. Je garde mon sourire et sans bouger, je la laisse terminer ce qu'elle veut dire, car elle n'a pas fini.

-… Je ne vous cacherais pas que j’ai une bonne centaine de questions qui me brûlent la langue, mais je ne sais pas trop si je dois oser les poser, ou attendre un peu, histoire de ne pas vous engloutir sous ce flot d’interrogations…

Il m'interroge du regard. Il a un peu raison, moi je m'étais retrouvé comme ça, tout seul et sans personne pour m'aider dès mon arrivée. J'ai du demandé à plusieurs personnes avant de comprendre tout. Mais bon, ça ne me dérange vraiment pas, si j'étais lui et que j'avais quelqu'un à disposition tout de suite, je n'hésiterai pas. 

Soudain, quelque chose attire mon regard, son poing est tellement serré qu'il en est blanc. Il a du se rendre compte que sa mort était injuste. Elles sont toutes injustes, certaines plus que d'autres, certaines plus stupides que d'autres. Mais en tout cas, elles sont toutes injustifiées et souvent brutales. C'est d'ailleurs pour ça qu'on nous donne une nouvelle chance, je crois. J'ai fini par tirer mes propres conclusions. 

-… Je suis mort comme un chien…

Mort, c'est donc bien un garçon. J'en suis sûr. J'ai quand même dû tendre l'oreille pour le comprendre, heureusement qu'il faisait silencieux. Enfin, passé cette petite satisfaction, je le regarde, un peu inquiet. Je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire. Je ne bouge pas, me contentant de chercher son regard baissé. Je ne peux pas comprendre de toute manière non? Enfin, je suis aussi mort, mais je ne sais pas ce qu'il a vécu, je ne sais donc pas comment réagir. 

-Bref, vous connaissez mon nom, mais j’ignore le vôtre… Voici donc ma première réelle question : comment vous appelez vous ?

Il s'est ressaisi et a retourné son regard bleu-gris vers le mien. J’enlève mes lunettes et les mets dans une poche de ma veste impeccable. Mon sourire qui a disparu juste avant réapparaît, chaleureux et je lui réponds de ma voix charmeuse, une voix d'elfe quoi:

-Ethan, Ethan Reader. Le surveillant en chef, qui était seul mais qui vient d'être prévenu d'un nouveau surveillant qui va m'aider dans ma tâche! 

Je lève simplement la main en signe de salut. Enfin j'ai un subordonné, je vais lui apprendre plein de truc! Ca me rend heureux. Je continue mon petit discours, lui épargnant peut-être quelques questions.

-Deus t'as donné une nouvelle chance pour devenir un dieu. Nous sommes tous des apprentis-dieux. Ici, nous sommes dans une Académie pour apprendre à devenir des dieux. Mais toi, petit chanceux, tu ne vas plus étudier mais faire le surveillant dans les couloirs! Allez, je veux bien répondre à toutes tes questions, je suis là pour ça moi. 

Je lui montre le banc pour lui proposer de s'asseoir. Si beaucoup de questions il y a, du temps il faudra. Je peux toujours lui proposer de lui faire visiter l'établissement après. On a tout notre temps nous. L'éternité même! J'attend qu'il s'asseye avant de m'asseoir. C'est quand même la première fois que je vois une personne dont le corps à décider de ne pas respecter les règles et de ressembler à l'inverse de ce qu'il doit être! Ça me fait rire, intérieurement bien sûr.
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Jeu 27 Juin 2013 - 15:32
« Ethan, Ethan Reader. Le surveillant en chef, qui était seul mais qui vient d'être prévenu d'un nouveau surveillant qui va m'aider dans ma tâche! »
 
Ha. C’était donc pas une blague. Je vais vraiment devenir surveillant. Et en plus, je suis un sous fifre. Comme si c’était mon genre… Mais attendez une seconde… Qui dit surveillant dit pouvoir sur les élèves ? Hmm… Je pèse le pour et le contre, même si je suis conscient que je n’ai, en réalité, pas le choix quant à occuper mon poste ou non. Je détaille mon chef du regard. Mouais. Être sous les ordres d’un mec pas trop trop mal… Ça peut passer. Je soupire. Je suis obligé, de toute façon. Je me mets alors à rire.
 
« Deus t'as donné une nouvelle chance pour devenir un dieu. Nous sommes tous des apprentis-dieux. Ici, nous sommes dans une Académie pour apprendre à devenir des dieux. Mais toi, petit chanceux, tu ne vas plus étudier mais faire le surveillant dans les couloirs! Allez, je veux bien répondre à toutes tes questions, je suis là pour ça moi. »
 
Je le regarde, j’assimile chacun de ses mots. Donc je suis un… apprenti dieu ? Avec des vrais pouvoirs et tout ? Va falloir que je les teste. Mais genre vraiment, sur quelqu’un et tout. Et pourquoi pas là maintenant tout de suite ?! … Non… Pas sûr que mon chef apprécie que je lui fasse une petite blague. Je soupire. Une académie donc. Ouais, on va devoir s’occuper de surveiller à ce que les élèves foutent pas la merde, quoi.  Je pourrais en tabasser un ou deux discrètement.
Je repasse ses paroles au ralentit dans ma tête. « Deus t’as donné une nouvelle chance » … Une nouvelle chance de quoi ? Je n’étais pas un sale gosse, de mon vivant… J’avais même une bonne vie. Pas une vie modèle, mais pas une de merde non plus. Je ne suis pas un mauvais bougre… Même si je suis à l’origine de la mort de pas mal de gens… Je soupire. Bon. Je ne suis pas un jeune homme modèle. Et je me prostituais. Bon d’accord. J’étais un peu un « délinquant ». Je ris. Je ne vois pourtant pas ce qu’il y avait de mal à cela. Et puis, prendre une vie, c’est tellement simple, pourquoi s’en priver ? Surtout quand l’autre vous gêne dans vos plans, ou qu’il vous nuit. Je soupire. Un tout petit pincement au cœur s’empare de moi. Un seul prénom, un seul visage me vient à l’esprit. Jeremiah. Celui qui m’a passé à tabac puis prit le peu de dignité qu’il me restait à ce moment-là… Non. Il a mérité ce qu’il lui est arrivé. Pas de regret.
 
Je reporte mon attention sur mon nouveau chef, Ethan. Il me propose de m’assoir, j’accepte. J’espère qu’il ne va pas se prendre pour yoda et se mettre à me parler bizarrement. Bref. Je m’assois, il s’assoit, nous nous asseyons, et nous nous regardons. Je crois qu’il a tilté que j’suis un mec. Et je crois aussi qu’il se fout de ma gueule silencieusement.
 
Bref. Je suppose que c’est à moi, là non ?
 
« En fait… je n’ai plus vraiment de question. J’ai bien compris le plus intéressant : je suis mort, mais on m’a offert une nouvelle chance de me « racheter » et de devenir un dieu. J’ai un super pouvoir, et de l’autorité sur les gamins qui se trouvent être des élèves. Et vous êtes mon chef. Je vous préviens, Ethan. Je ne suis pas fait pour obéir aux ordres. Je tacherais donc de faire ce qui est en mon pouvoir pour respecter vos ordres, mais faut pas trop espérer. Après… Je n’ai rien contre le fait que vous m’appreniez les ficelles… »
 
Je lui souris à nouveau.
 
C’est le début d’une nouvelle vie, alors autant me faire de nouveaux « amis »…
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Ven 28 Juin 2013 - 11:11
Sven a accepté et s’assied, je fais de même, juste à côté de lui et pose mes coudes sur le dossier. Je m’affale oui, et alors ? Enfin, je regarde toujours mon subordonné d’un œil amusé et enthousiaste.
 
- En fait… je n’ai plus vraiment de question. J’ai bien compris le plus intéressant : je suis mort, mais on m’a offert une nouvelle chance de me « racheter » et de devenir un dieu. J’ai un super pouvoir, et de l’autorité sur les gamins qui se trouvent être des élèves. Et vous êtes mon chef. Je vous préviens, Ethan. Je ne suis pas fait pour obéir aux ordres. Je tacherais donc de faire ce qui est en mon pouvoir pour respecter vos ordres, mais faut pas trop espérer. Après… Je n’ai rien contre le fait que vous m’appreniez les ficelles…


Super pouvoir, ça me fait rire. Il se croit un peu dans un film ou un jeu-vidéo. Ici, on appelle ça domaine divinatoire, mais je suppose qu’il s’en fiche, je n’ai pas besoin de lui dire. D’ailleurs, mon pouvoir n’est pas super, enfin, il est juste pratique et c’est tout. J’aimerais qu’il soit un peu plus utile des fois. Mais bon, ce n’est pas comme si j’en avais réellement besoin ! Quoique qu’il en soit, il a bien compris ce que j’ai dit, et ne semble pas plus perturbé que ça maintenant, tant mieux ! D’ailleurs, pour un subordonné, il      a déjà clairement dit qu’il n’écouterait pas tous mes ordres. Ça a le mérite d’être direct. De toute manière, ce n’est pas comme si j’allais lui ordonner beaucoup de chose, ce n’est pas un travail qui demande beaucoup de consigne. Tu surveilles cette partie aujourd’hui, point. Et si Sven n’est pas content, grand bien lui fasse.
 
Ainsi il veut bien que je lui apprenne des trucs, nous arrivons à la partie intéressante ! C’est la chose la plus amusante du boulot qu’on nous donne. Il est vrai qu’avoir tous les droits sur la punition des élèves qui commettent des infractions est assez jouissif. Un sourire sadique se dessine sur mes lèvres. Je renverse la tête en arrière avant de me rasseoir correctement. Je passe une main dans mes cheveux en me tournant un peu plus vers lui. Je regarde son sourire qui me parait un peu forcé, on aurait dit. En fait j’en sais rien, j’ai vu peu de gens sourire dans ma vie terrestre, alors je ne pourrais pas le dire.
 
-Et bien, le travail de surveillant a un grand avantage qui, j’en suis sûr, te plaira ! En gros, tu peux choisir de la punition des élèves qui commettent des infractions. Et puisque aucun de nous ici ne peut mourir encore…
 
Je passe ma main dans une poche intérieure de ma veste et en sors l’arme à feu blanche et rose (oui parfaitement) avant de lui montrer. Les bonheurs de cet endroit ! Moi qui avais toujours aimé les jeux de tir sur ordinateur, j’avais l’occasion de jouer réellement ! Alala, si les directeurs savaient que je pensais comme ça, je me demande si je pourrais garder mon boulot ! De toute manière, qu’est-ce que je pourrais faire d’autre ? Pas grand-chose, à part glander devant un ordinateur.
 
-Par exemple, on peut utiliser ça et tirer sur les élèves à vue ! Enfin, après évidement faut les amener à l’infirmerie pour les ressusciter mais ça, c’est peu de chose comparer au plaisir de jouer avec la vie des élèves. Ça permet de te faire respecter et de te foutre de leur gueule quand ils hurlent en courant partout !

Je ris. Oui, c’est très amusant de voir leurs visages déformés par la peur quand ils me voient sortir une arme à feu. Mais je ne suis pas sadique non, je n’aurais pas à le faire si ils ne crachaient pas à la figure des règles ! Ok, maintenant ça m’amuse, mais je ne fais pas ça pour ça. Je ne tire pas sur tout le monde sans raison, je ne suis pas comme ça ! Je ne le fais que quand je suis obligé. En gros, assez souvent. Je finis par m’habituer c’est tout.
 
-Je suis sûr que tu trouveras un bon moyen pour te faire respecter, mais ici, la menace est ce qui marche le mieux ! Se contenter de leur crier dessus en les envoyant en colle ne fonctionne plus de nos jours… Alalala, les gosses !
 

Je me raffale sur le dossier du banc, l’arme à la main, le doigt sur la gâchette. Et je ne suis pas maladroit, donc je ne tirerai pas par inadvertance ! Je manie cette arme assez souvent pour savoir comment la manier !
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Dim 30 Juin 2013 - 21:07
« Eh bien, le travail de surveillant a un grand avantage qui, j’en suis sûr, te plaira ! En gros, tu peux choisir de la punition des élèves qui commettent des infractions. Et puisque aucun de nous ici ne peut mourir encore… »
 
Hmm. Informations à retenir. Je le fixe tout du long qu’il me parle. J’adore dévisager les gens, même si ce n’est pas poli. Qu’est-ce que j’y peux ? Rien. La beauté m’attire, surtout chez les hommes, et je dois bien avouer qu’il n’est pas mal dans son genre. Même s’il porte du rose. Je ris silencieusement. Ses traits sont fins, ses sourcils et ses cheveux aussi. Ses yeux sont d’une couleur forte originale, et maintenant que j’y prête attention, ses oreilles sont légèrement pointues… comme celles d’un elfe. J’écarquille un peu des yeux. Un elfe. Rien que ça. J’arrive dans un endroit étrange, et le premier type qui arrive pour m’accueillir se trouve être un elfe…  Eh bien… Je soupire.
 
Je me reconcentre sur ses mots. Donc, en tant que surveillants, on peut choisir nous même les punitions des étudiants qui dérogent à la règle. Ça, ça m’intéresse au plus haut point. Ça veut dire que je pourrais leur faire subir n’importe quelle saloperie, je n’en serais pas moi-même puni. Ouh que c’est excitant… Ok. Merci de m’avoir accordé ce statut, Deus ou je ne sais trop qui. Et puis je le vois sortir quelque chose d’une poche intérieure de sa veste… Une arme ? Bon sang, ça, ça me botte !
 
« Par exemple, on peut utiliser ça et tirer sur les élèves à vue ! Enfin, après évidement faut les amener à l’infirmerie pour les ressusciter mais ça, c’est peu de chose comparer au plaisir de jouer avec la vie des élèves. Ça permet de te faire respecter et de te foutre de leur gueule quand ils hurlent en courant partout ! »
 
Par tous les saints ! Je veux la même ! … Bon sûrement pas en rose. Mais j’en veux une aussi ! Je crois que cela va être mon premier caprice, ici. J’en veux une, j’en veux une, j’en veux une !! Holala… Ca y est je trouve ça génial comme boulot. J’espère juste que je n’ai rien laissé transparaître. Je suis en général connu pour mon masque d’indifférence… Je l’entends rire. Il se moque de moi ? J’observe son visage. Non. Il a plutôt l’air de rire à cause de ce qu’il pense. Est-ce qu’il est en train de songer aux mines déconfites des élèves qu’il braque avec cette arme ? J’avoue qu’en y réfléchissant… ça doit être un spectacle des plus drôle.
 
« Je suis sûr que tu trouveras un bon moyen pour te faire respecter, mais ici, la menace est ce qui marche le mieux ! Se contenter de leur crier dessus en les envoyant en colle ne fonctionne plus de nos jours… Alalala, les gosses ! »
 
J’hoche du chef. Ça, c’est clair que je trouverais un moyen quelconque. J’ai toujours sût me faire obéir, ce ne sont pas quelques gamins qui se prennent d’ores et déjà pour de grands dieux qui pourront me tenir tête. Je le regarde s’affaler, et j’en fais de même. Je vais pouvoir m’amuser comme un petit fou ici, je le sens… Je jubile intérieurement. Ça va être génial… Sérieusement, je ne suis pas ironique ni quoi que ce soit. Je me sens juste, hum…emballé à l’idée de pouvoir remettre les élèves à leurs places. Et pouvoir les punir. Pouvoir leur faire faire des corvées plus horribles les unes que les autres, leur ancrer dans le crâne qu’il ne faut pas m’emmerder. Bref… m’amuser quoi. Je ris doucement.
 
« Je vois le genre… »
 
Je souffle discrètement, les yeux rivés sur son arme. Je la lui prends des mains, sans même lui demander la permission, et l’observe correctement. Il tient bien en main, bien que la mienne soit un chouïa trop petite pour ce type de pistolet. Je pense que si je devais m’en trouver une, ce que je compte bien faire, ce sera plutôt dans le genre Smith & Wesson  model 317, calibre .22 LR, 8 coups, canon long de 4,7centimètres, 306.2 grammes… Bref, je ne rentrerais pas dans plus de détails, mais c’est un petit modèle, discret, parfait pour le camoufler sous mes affaires, ou dans mon dos, sous mes cheveux… Mais efficace, tout de même.
 
Je garde le sien en main encore quelques instants, avant de sortir le chargeur, regarder ses balles d’un œil expert, avant de le remettre. Je tirerais bien la culasse, mais le soucis c’est que je risque de vouloir pousser le vice plus loin et tirer sur quelque chose. Et les seules cibles qu’il y ai ici, c’est Ethan et les statues de Deus… Alors je vais éviter, ne voulait pas m’attirer les foudres du « Tout Puissant »… Pas folle, la guêpe.
 
Je lui rends son pistolet après quelques temps.
 
« Sympa comme jouet. J’en voudrais bien un, moi aussi… »
 
J’ai toujours aimé ce type de joujou. J’adorais fouiller dans les tiroirs de mes clients pendant qu’ils se douchaient, pour en trouver et imaginer que c’était à moi. Un petit kiff, comme je disais lorsqu’ils me surprenaient avec en main, avant de le ranger tranquillement, m’excusant rapidement, pour me rhabiller et disparaître…
 
Je soupire à nouveau.
 
« Hmm… Je commence quand ? »
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Jeu 11 Juil 2013 - 17:38
-Je vois le genre…

Ce petit est bien curieux. Il attrape aussitôt mon arme et l’examine sous toutes les coutures. Je le laisse faire, toute façon, il va me le rendre, ce n'est pas un problème. Enfin, il a intérêt à le faire, faut pas déconner non plus. Si il veut tirer sur quelque chose, qu'il le fasse, sur moi? Allons bon, c'est pas comme si je pouvais mourir, mais bon, il n'est pas fou à ce point pour se faire détester par son supérieur le premier jour de son arrivée! 

En tout cas il a l'air de s'y connaitre, Sven ne regarde pas ça d'un air innocent et ignorant. Il doit s'y connaitre. Plus que moi on dirait. C'est un modèle simple, adapté à ma taille, pas forcément le plus discret, mais je me fous d'être discret, moi je veux juste tirer sur des élèves désobéissants. Et pas sur les bons élèves, je ne suis pas comme ça. Je suis bien obliger, si hausser un peu la voix et donner des punitions étaient juste suffisants, je m'en contenterais grandement. Je soupire alors qu'il regarde minutieusement jusqu'aux balles. 

Au bout d'un petit moment où je le regarde tranquillement, un sourire aux lèvres, le nouveau surveillant me rend mon arme rose et blanche. 

-Sympa comme jouet. J’en voudrais bien un, moi aussi…

Ca je peux bien le comprendre. Sa vie terrestre devait être mouvementée. Il semble bien trop s'y connaître pour ne jamais en avoir manier une seule fois dans sa courte vie. Moi je n'en avais jamais touchée une avant ma venue ici, mon entrainement c'était faite dehors, dans un coin isolé, pour pouvoir tirer droit. Je n'aurais rien eu de crédible. 

D'ailleurs, je ne me souviens même plus où je l'ai eu cette arme. Au marché, en fouillant pendant des heures, si je me souviens bien. Il y a de tout dans ce marché étrange. Des armes, des bibelots totalement inutiles et des vêtements parfois. Comme si j'avais besoin de vêtements. 

Mais bref, je le vois soupirer, je range l'arme dans ma veste. Pense-t-il à son ancienne vie? Ca devait arriver à beaucoup de personne. Mais pas moi, pourquoi je repenserais à une vie aussi pourrie et inutile que fut la mienne? Pas besoin, je me plais ici. J'ai une meilleure vie, je ne regrette rien, je ne veux même plus y penser. 

- Hmm… Je commence quand ?

Sa voix me sort de mes pensées noires. Il veut déjà commencer! Et bien, il doit être vraiment impatient. Je regarde l'heure, les cours ont commencé, à priori, il ne devrait avoir aucun élève dans la cour ensoleillée. Mais, évidemment, avec un temps pareil, je ne peux pas douter que quelques sales gosses ne se sont pas fais prier pour prendre un peu le soleil. Je remets mes lunettes "de soleil" sur mon nez en souriant. On aura même pas à bouger beaucoup, juste faire ce que des surveillants doivent faire, surveiller, embusqués dans un bâtiment pour pas se faire prendre. Comment ça non?

Je me lève en m'étirant. Il n'a plus qu'à faire ça. Ça me fait penser à un jeu vidéo. L'infiltration, j'aime ce style de jeu. Enfin, je suis pas le pro dans la "vie réelle" mais je me débrouille. Mon regard rosé se reporte sur Sven qui n'a pas bougé. Mon sourire s'élargit. 

-Et bien, pourquoi pas maintenant? Ici, il y a toujours un élève qui sèche quand il y a du soleil pour en profiter. Ils pensent qu'on ne surveille que les couloirs! Il fait chaud, on n'aura pas à marcher, juste ouvrir un peu la porte, et guetter un élève, ou plusieurs. On fait déjà ça, après on verra, ça te va? Si tu veux on sort et on chope le premier qu'on voit, ça marche aussi!

Je montre la grande porte, nous sommes dans l'ombre, on a même pas à se cacher, le contre jour le fait à notre place. Juste guetter, un minimum camouflés. Et puis, on avait qu'à sortir en mode "rien à battre" et un ou plusieurs élèves vont surement sursauter. C'est assez drôle ça, surtout que je commence à me faire un peu connaitre. Faut dire que je suis pas une personne qu'on oublie facilement, surtout quand on s'est fait tirer dessus!
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Dim 14 Juil 2013 - 4:41
« Et bien, pourquoi pas maintenant? Ici, il y a toujours un élève qui sèche quand il y a du soleil pour en profiter. Ils pensent qu'on ne surveille que les couloirs! Il fait chaud, on n'aura pas à marcher, juste ouvrir un peu la porte, et guetter un élève, ou plusieurs. On fait déjà ça, après on verra, ça te va? Si tu veux on sort et on chope le premier qu'on voit, ça marche aussi! »
 
Je soupire. Commencer tout de suite ? Je ne sais pas si j’en serais vraiment capable, là, comme ça, à vif. Mais qui sait, peut-être que si en fait. Raa, c’est agaçant. Que faire au juste. Accepter la proposition de mon nouveau chef, ou la décliner pour préférer aller trouver ma chambre et me remettre de mes émotions ? Hmm… Ceci dit, rester à l’ombre, avec un bellâtre, à surveiller des étudiants qui feraient l’école buissonnière, et les punir… c’est intéressant aussi comme programme. Et puis je me ferais quelque peu connaître, ainsi. Je serais le nouveau surveillant… ou la nouvelle surveillante, en fait. Je pense. Je ris.
 
« Ok alors. »
 
Je réponds tout simplement. Du coup, j’avance vers la grande porte, ne faisant pas attention s’il me suit ou non. Je suppose que oui, après tout c’est lui qui me l’a proposé, donc bon. Une fois arrivé, je m’adosse à une des deux grandes portes en bois, et j’observe au loin. Je regarde un peu tout, tout ce que je peux voir. Et je suis émerveillé devant une telle beauté. Oui. C’est vraiment magnifique, ici, où que je sois, Deus Académie ou non. Enfin…
 
« He beh… on peut dire que ça a de la gueule… »
 
Je croise les bras sur mon torse. Je laisse mon regard vagabonde sur les bâtiments, sur tout ce qui s’offre à moi. Sur un jeune homme qui traine par là. Et qui ne devrait surement pas se trouver ici. Je fais signe à Ethan.
 
« Il est censé être là, celui-là ? »
 
Je dis ça, mais je n’amorce pas un seul mouvement pour aller vers le sécheur de cours et le sermonner. A la place je reste contre ma porte, à fixer mon nouveau chef, avec curiosité. Puisqu’apparemment, il faut être mort pour être ici… cela veut dire qu’Ethan est dans le même cas que moi.
 
« Comment ? »
 
C’est le seul et unique mot qui sort de ma bouche en cet instant. Le seul mot qui traduit mes pensées actuelles. Je ne sais pas si je me suis bien fais comprendre, alors je vais essayer d’expliciter.
 
« Comment es-tu mort ? Puisqu’il faut l’être pour arriver à la Deus, comment es-tu mort ? Et qu’as-tu fais pour être repenti ? »
 
Deux questions toutes bêtes, qui me semblent presque anodines. Je veux dire, si on me les posait, je n’hésiterais pas à répondre, n’ayant pas honte de mon passé. Certains passages sont douloureux, certes. Mais ce n’est pas non plus un secret d’état. D’ailleurs, s’il veut le savoir, après m’avoir répondu, je ne me gênerais pas pour lui raconter mon passé. Non, pas le moins du monde.
 
« Enfin… si tu veux en parler, bien sûr. Sinon, je partirais à la recherche de mon logement et irais me reposer. Et on se voit demain, de toute manière, je suppose ? »
 
Je souris, amical, angélique.
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Ven 26 Juil 2013 - 12:47
Ça n’a pas l’air de lui plaire. A sa place je serais heureux d’avoir l’occasion de se défouler dès son arrivée. Mais bon, tout le monde n’est pas comme moi. Bon, je peux aussi concevoir que s’apprendre mort, et ressuscité dans une académie pour futur dieu peut être assez éprouvant, et certains peuvent bien s’isoler pour réfléchir, ça m’est arrivé d’ailleurs, donc je peux parfaitement comprendre. Et puis le voilà qu’il rit, logique. Je ne cherche pas à savoir pourquoi, je ne comprends pas bien les gens. J’ai pas eu assez de contact pour cerner des humains.

 
-Ok alors.
 
Bon et bien voilà, il riait peut-être à l’approche de faire souffrir quelqu’un. Mais si c’est le cas, je ne suis pas content, comment peut-on faire souffrir par plaisir ? C’est horrible. Oui, dit celui qui tire sur des élèves à tout va, mais si ils croient que ça me fait plaisir. Ok il m’arrive de sourire largement, mais faut bien que j’inspire un minimum la peur pour me faire respecter.
 
Sven s’avance vers la porte, manifestement décidé. Je le suis d’un pas nonchalant. Il me semble qu’il voit l’établissement pour la première fois, et au vu de sa réaction…
 
-He beh… on peut dire que ça a de la gueule… 
 
…Il aime bien l’endroit. Il faut dire que ce n’est pas un banal bâtiment scolaire comme on peut en voir dans les villes normales. C’est vraiment grand, majestueux, tout ça… Mais moi je préfère rester à l’intérieur. Et puis tant pis si je suis pâle, de tout manière je suis pâle naturellement, ou alors ma peau c’est tellement habituée à être dans le noir qu’elle ne sait plus prendre de la couleur. J’en sais rien, et puis c’est pas important.
 
Je m’approche de la grande porte et me positionne dans l’ombre, dans un angle mort, Sven n’a surement pas besoin de mon aide pour apercevoir un sale gosse qui gambade. Je l’observe croiser les bras, un vague sourire aux lèvres. Au moins il est motivé, il m’aidera. Soudain, le nouveau surveillant me fait signe. Je me penche légèrement pour apercevoir un jeune homme marcher tranquillement dans la cours.
 
-Il est censé être là, celui-là ?
 
Je plisse les yeux pour mieux voir. Il a l’air assez jeune, ça ne peut pas être un professeur, encore moins un repenti. J’hoche la tête. Là, je m’attends à ce qu’il court pour lui sauter dessus ou un truc dans le genre, mais non. Sven me regarde, me fixe même. Je soutiens le regard, je sais que c’est important. Bon, il y a un truc qu’il ne comprend pas ?
 
-Comment ?
 
Comment quoi ? Comment faire pour l’interpeller ? C’est un peu bête comme question. Je hausse un sourcil, laissant les mains dans mes poches, appuyé sur un mur.
 
-Comment es-tu mort ? Puisqu’il faut l’être pour arriver à la Deus, comment es-tu mort ? Et qu’as-tu fais pour être repenti ?
 
Cette question. Evidemment, elle devait arriver un jour ou l’autre. Je soupire. C’est une mort stupide, débile, inutile, et pas méritée. Quant à la chose pour laquelle je dois me repentir, je me suis toujours demandé. Deus s’est foutu de ma gueule, il s’amuse à me faire remémorer ma vie gâchée en me soufflant de me repentir pour avoir fait tout ça. Ou alors ce sont les hacks ? J’en sais rien, je ne veux pas y réfléchir. J’ai raté ma vie point.
 
-Fusillé lors d’un attentat. J’ai fait des choses pas bien avec un ordinateur. C’est à peu près tout.
 
Oui, j’aurais pu lui raconter tout ce que je m’étais dit dans ma tête, mais je ne l’ai pas fait. Pourquoi ? Simplement parce que j’ai honte du moi d’avant, du no-life, du raté, de l’être inutile que j’étais. Alors je me contente du minimum, il n’y a pas à savoir plus. Et j’ai eu la décence de répondre, ce que j’aurais aimé ne pas faire, mais bon. Il semble juste curieux, et puis, autant être en bon terme avec mes subordonnés. Par contre s’il croit que je vais lui raconter plus, il va falloir être convaincant. Je le regarde sourire comme un ange, moi je ne souris plus. La lueur dans mes yeux fushias est passée du dégoût pour moi-même, aux regrets, à la honte, puis à un peu de tristesse, pour redevenir neutre. Ça fait beaucoup d’émotions pour une simple question. Je n’aime pas ressasser le passé. Je détourne finalement le regard pour regarder le ciel trop lumineux qui m’arrachent la cornée. Je retiens un soupire.
 
-Rien d’extraordinaire en soi, une existence… Normale.
 
C’est pas bien de mentir je sais, mais dire « Une existence d’ermite, de no-life et complètement insignifiante » ça donne un peu moins bien. J’ai un minimum de crédibilité à conserver.
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Sam 27 Juil 2013 - 15:19
« Fusillé lors d’un attentat. J’ai fait des choses pas bien avec un ordinateur. C’est à peu près tout. »
 
Je le regarde surpris. Violent comme mort, mine de rien. Je veux dire, toutes les morts sont violentes, mais celle-ci est des plus inattendues. Tout accident, à vrai dire est inattendu, contrairement aux morts suite à des maladies… Je soupire. Puis je pense à la deuxième partie. Il a fait des choses pas biens avec un ordinateur ? C’est-à-dire ? Je n’ai jamais été très accro a mon pc, alors je ne vois pas bien ce que l’on pourrait faire avec une de ces machines qui puisse être qualifiée de pas bien. A-t-il fait des téléchargements illégaux ? Je ne vois pas. A moins qu’il n’ait été ce que l’on appelle un hackeur. Mais je ne comprends tout de même pas ce que c’est, ni en quoi cela a pu pousser Deus à le forcer à se repentir. Moi à la limite, je comprends. Mais lui… Nouveau soupire. Les voix du Seigneur sont impénétrables, hein…
 
Je détourne les yeux, repose mon regard sur l’académie au sein de laquelle je vais vivre et travailler dorénavant. Travailler… Je souris à ce simple mot. Je n’ai jamais réellement travaillé. Je veux dire, à part faire le tapin de luxe et aller en cours de temps à autres… Mais j’avais des facilités pour cela. Mes études, je les réussissais les doigts dans le nez, ne me présentant souvent qu’aux examens, et la prostitution… Tout m’était offert sur un plateau d’argent grâce à mon physique hors du commun. Mais à partir de maintenant, cela ne sera plus le cas. Je vais devoir courir après les garnements qui voudrons jouer aux grands, en faisant ce que moi je faisais de mon vivant. Je ris. Quelle ironie.
 
« Rien d’extraordinaire en soi, une existence… Normale. »
 
Je le regarde à nouveau, lui souriant doucement, et je soupire, une fois encore. Je suppose que tout dépend du concept que chacun a de la normalité. Pour moi, une vie normale… c’était celle que je menais. Après tout, je n’ai jamais compris en quoi cela choquait les gens, que des personnes, hommes ou femmes, puissent vendre leurs corps aux plus offrant, le temps d’une nuit. Pour ma part, c’était un choix. Personne ne me forçait, et quiconque aurait essayé, aurait disparu de la surface de la planète bien avant son heure. Parait-il que pour d’autres, une existence normale se résume à faire ses études, avoir des amis, se trouver un travail, un mari ou une femme, faire des enfants, devenir grand parents… Je n’aurais jamais pu vivre ce genre de vie, moi. Déjà d’une parce que je ne suis pas attiré par les femmes, de deux parce que les enfants et moi… j’ai du mal à me voir, moi, si « égoïste, égocentrique, intéressé par ma petite personne » -selon les dires de certains gens- m’occuper de petits êtres innocents. Les nourrir, les changer, les bercer… non merci. Mais je ne dis pas que je n’aurais pas voulu me trouver quelqu’un et me caser, me ranger à un moment ou à un autre. C’est en ça, d’un certain coté, que je remercie Deus, même si je n’ai pas pu arriver là ou je voulais, sur Terre. Maintenant, je vais pouvoir mener une vie posée. Personne ne sera forcé de connaître mon passé, et personne ne pourra me juger sur celui-ci. Je souris.
 
« Si tu le dis, je veux bien te croire… »
 
Je lui réponds simplement. Je n’ai pas réellement envie de rentrer dans les détails de ma vie, je ne veux pas l’ennuyer avec ça. Il faut dire que ma mort n’a rien d’extraordinaire, surtout à mon époque. Les accidents de voiture sont monnaie courante. Un chauffeur ivre, un piéton qui ne fait pas attention, tout ça… Ça arrive bien trop souvent. Moi, j’avais de la chance. Je n’avais aucune attache sentimentale. Personne pour pleurer ma disparition… Je sens mon cœur se serrer. Etait-ce réellement de la chance ? Ne suis-je donc pas passé à côté de quelque chose d’important ? Avoir des amis, des petits amis… Les sentiments… Mais… je ne sais pas ce qu’est un sentiment. Jamais personne n’a jamais réussis à en faire naître en moi, pas même Jérémiah. Et pourtant, il était celui qui se rapprochait le plus de ce que l’on appelle un ami. Voir un petit ami, à une époque. Mais sa mort, que j’ai orchestré… eh bien cela ne m’a absolument pas bouleversé. J’ai du verser des larmes, lorsque la police est venue m’interroger, mais aucune d’elles, bien que réelles et convaincantes, ne fût sincère. Quel monstre je peux faire…
 
« Accident de voiture. »
 
Je me mords la langue, serre les dents. Pourquoi je l’ai dit ?
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Ven 2 Aoû 2013 - 12:17
Des soupirs, un sourire, un soupir, c'est quoi tous ces souffles? Je n'ai rien dit qui permette de me prendre en pitié, d'être triste pour moi ou un quelconque autre truc. Je n'ai pas besoin de ça, je suis grand, je n'ai pas besoin qu'on se sente triste à ma place. Je tourne mon regard vers lui juste à temps pour le voir sourire.

-Si tu le dis, je veux bien te croire…

Manquerais plus qu'il ne me croie pas! Je suis convaincant, enfin je le crois. Je n'ai pas dit ça d'un air qui aurait pu me trahir. Non, je mens bien et c'est pratique. Je joue un simple rôle de surveillant, c'est mon personnage loyal chaotique. Ça me rappelle des jeux ça. J'aurais pu faire comme tous les autres et me conformer aux règles, car je me demande si je peux vraiment tirer sur les élèves tranquillement comme ça. Je ne sais pas, et franchement, je m'en fous. Je n'ai jamais eu de problème jusqu'à maintenant, alors je continue. Je l'observe, il réfléchit manifestement. Est-ce qu'il a envie de me dire aussi sa mort? On dirait que c'est une sorte de formule de politesse ou d'usage quand on fait connaissance avec quelqu'un. Souvent la mort reflète la personne. Assassiné, suicidé, fusillé... Des gens qui n'ont rien fait, des gens qui étaient à bout, des tarés. On peut facilement voir globalement à quoi on a affaire. De mon côté, juste d'une personne qui n'a pas eu de chance, au mauvais endroit au mauvais moment. Ou alors c'est Deus qui a voulu me punir pour ma vie inutile et me faire revivre pour voir si je suis capable d'être meilleur. Je n'ai pas envie de réfléchir à ça, c'est arrivé, c'est tout, je ne vais pas chercher plus loin.

-Accident de voiture.

Je hausse un sourcil légèrement. Encore un qui n'a pas eu de chance. On est presque pareil, un connard a mis fin à notre vie, à moins que ce soit lui qui soit rentré tout seul dans un mur, dans ce cas là c'est sa faute. C'est le problème avec les accidents, il n'en a pas dit plus, je ne peux pas vraiment comprendre. Piéton ou conducteur? Ivre ou sobre? Aucune idée, et franchement, je n'ai pas envie de lui demander. Je n'aimerais pas qu'on me pose des questions sur ma mort, surtout quand on vient d'être ressuscité. Je réfléchis un instant. Je ne sais pas quoi dire, vraiment pas. Devrais-je le réconforter? Je suis nul en relation humaine sauf quand il s'agit de parler! Je me tourne entièrement vers lui, le regarde d'un air totalement neutre, ne sachant que faire ou dire.

-Beaucoup ont eu des morts violentes ici. On ne peut jamais mourir de vieillesse à vingt ans.

Ce que je dis n'a aucun sens, mais il fallait bien que j'occupe le silence... C'est peut-être réconfortant qui sait? Moi j'en sais rien, mais peut-être qu'il se sentira moins seul, un truc comme ça. Non, c'est stupide, je ne comprends vraiment rien aux gens. Je me décolle du mur et sors une main de ma poche pour me gratter le crâne. Un trou, génial, je ne sais même pas quoi dire. Je fronce légèrement, je passe pour quoi moi là? Je suis son supérieur, je suis censé être une figure expérimentée. Or là je bloque sur une stupide conversation.

-Certaines personnes ont besoin de parler, n'hésite pas, ça peut faire du bien. Pas forcément à moi bien sûr, pas forcément maintenant non plus, mais c'est un conseil.

N'importe quoi. J'ai parlé d'un air neutre, et au moins on dirait pas que j'ai parlé en totale improvisation. Bon, c'est vrai que c'est un conseil que je donnerais. Mais moi la seule personne avec laquelle j'ai parlé de tout ça était la cible humanoïde que j'avais dessiné sur un arbre pour m’entraîner au tir. Je m'étais bien défoulé et je me demande toujours si quelqu'un m'a entendu. J'espère que non. Je me frappe le front mentalement et fixe mon regard au sien, attendant une réaction à mes paroles qui devaient se vouloir réconfortante.
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Lun 5 Aoû 2013 - 7:18
« Beaucoup ont eu des morts violentes ici. On ne peut jamais mourir de vieillesse à vingt ans. »
 
Je lève les yeux vers lui. C’est… drôle mais il a raison. Même si cela ne me fait pas me sentir mieux. Après tout, je n’ai toujours menée qu’une existence tournée autour de moi-même. J’ai toujours mon unique centre d’attention, les autres, je m’en contre moquait… Mais oui, je suppose bien que peu d’entre tous ceux présents ici ont désiré leurs morts. Mais… ouais, voilà, j’m’en fou. Le fait est que moi, je suis mort. On a voulu ma mort. Je faisais peur à quelqu’un. A moins que je ne lui faisais de l’ombre ? Ou que tout simplement, on trouvait mes agissements immondes ? Qu’on a voulu venger la mort d’un idiot qui s’est hissé entre moi et mon idéal ? Je l’ignore. Et je ne le saurais sans doute jamais. Pas sûr de pouvoir retourner sur Terre mener mon enquête. Et quand bien même je le pourrais, je n’ai aucune piste à explorer.
 
« Certaines personnes ont besoin de parler, n'hésite pas, ça peut faire du bien. Pas forcément à moi bien sûr, pas forcément maintenant non plus, mais c'est un conseil. »
 
Je sens comme un certain malaise. Quelque chose qui fait que ces mots, venant de lui, sonnent faux. Je le regarde, droit dans les yeux. Il ne sait pas ce qu’il dit, très clairement. Je ris doucement. C’est gentil de sa part de vouloir m’aider. Même si au fond, je n’en ai pas tant besoin. Je suis mort, c’est déjà un fait assimilé. Comme une merde. Ça aussi c’est assimilé. Et j’en éprouve de la rage. Je l’avoue. Mais… Deus m’a offert une chance inouïe d’obtenir des pouvoirs et du pouvoir… Et rien que pour ça… Je pense que je peux m’habituer au fait d’être mort… comme un chien. J’inspire. Ouais. Je pense que je peux m’y habituer.
 
Je sens la tête me tourner, soudainement. Et je ne connais que trop bien ces avertissements que mon corps se met  à m’envoyer. Repos. Sans quoi je vais finir par faire des malaises. Et il va falloir que je me trouve à manger. Un premier vertige. Je manque de peu de tomber, me retenant à la porte du temple. Ouais ça ne va pas le faire. Je regarde à nouveau Ethan. Il faut que je me dépêche de lui poser mes questions, pour que je puisse y aller et me reposer un coup.
 
« Chef… va falloir que je vous laisse, sinon vous allez devoir porter mon corps inerte jusqu’à l’infirmerie. »
 
Je lui souris, ris doucement même pour éviter de l’inquiéter –si tant est qu’il puisse être inquiet de me voir faire un malaise. J’ai l’habitude, pour ma part, mais ça reste souvent impression pour les autres. J’inspire profondément, m’adosse à la porte pour qu’elle m’aide à rester en équilibre debout.
 
« Euh… où sommes-nous logé ? »
 
Je lui demande, le regarde droit dans les yeux. Je suppose qu’une fois arrivé au bâtiment, il me faudra demander ma chambre, ainsi que la clef, l’étage et tout le fatras. Peut-être pourrais-je soudoyer quelqu’un pour m’aider à m’y rendre, monter les escaliers tout ça… Car je suppute que ce n’est pas un bâtiment plein pied, mais bel et bien un immeuble qui s’étend sur quelques étages. Après tout, faut loger des élèves, des enseignants et des … hum… employés ? au sein de cette académie. Rares doivent être ceux qui dorment à la belle étoile… Enfin. Tout cela n’est que suppositions de ma part. Et Deus sait que parfois, je peux me tromper en beauté. Même si là, j’en doute fortement. Ouais…
 
Pour la nourriture, je demanderais à quelqu’un d’autre. Le plus urgent, c’est d’aller m’allonger. Mes jambes ne me porteront pas encore bien longtemps.
 

« Désolé de devoir vous quitter aussi tôt… mais je suppose que l’on se revoit demain. A quelle heure débute le service ? Histoire que je ne sois pas en retard ? »
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Lun 12 Aoû 2013 - 12:02
Son regard reste collé au mien. C'est vraiment un automatisme chez certaine personne de regarder dans les yeux. J'ai un peu de mal à garder quelques fois, heureusement Sven n'a rien d'intimidant et je tiens sans sourciller. Ça le fait rire, allons bon. Ça doit se voir que je ne suis en rien doué pour ce genre de chose, dans mon ton, dans mon attitude, autre part. Ça devait sonner comme forcé, faux, superficiel. Je grimace intérieurement, j'espère qu'il ne me prend pas pour un con. Et puis, c'est l'intention qui compte non? 

J'attends une réponse négative de sa part, au vu de ses réactions, ce ne peut pas être autrement. Mais quelque chose attire mon attention; il vacille, légèrement, puis un peu plus. Je fronce les sourcils, des vertiges? Est-ce la résurrection qui fait ça? Je ne sais pas si c'est possible, je n'en ai pas eu. La seule chose que j'ai ressentie à mon réveil fut la haine, j'allais très bien, j'étais seul dans le temple et j'avais du me débrouiller. Ça forge le caractère dirons-nous. Sven manque de s'écraser par terre, la porte lui sauve la mise. Je ne peux pas rester comme ça quand même. C'est mon subordonné, faut bien que je m'occupe un minimum de lui. Il se redresse et me regarde. Je dois avoir un drôle d'air, mi-inquiet mi-interloqué. A vrai dire je ne sais pas vraiment quoi faire. 

-Chef… va falloir que je vous laisse, sinon vous allez devoir porter mon corps inerte jusqu’à l’infirmerie.

Au moins il ne joue pas les durs en niant son petit problème. Et moi je ne peux pas rester sans rien faire. Je sors les mains de mes poches, ce qui est déjà une chose en soi. Il sourit, rit. Ça aurait du avoir le mérite de me rassurer. Mais même dans la mort on peut sourire et rire, donc ça ne change rien du tout. Évidement, il ne peut pas mourir plus, mais bon, je ne suis pas encore assez ermite pour laisser un jeune homme qui a un corps qui se rebelle contre la réalité s'écrouler par terre, et encore moins repartir en zigzaguant. J'ai essayé de devenir la personne que je voulais, comme un héros de jeux-vidéo. Et les héros de jeux-vidéos aident les personnes "en détresse". Et puis c'est pas comme si j'allais me forcer. J'ai beau tirer sur des élèves de sang-froid et les laisser là, comme ça dans leur sang, y a toujours une personne qui peut le sauver. Ou alors c'est moi qui les porte vers l'infirmerie, parce que je ne suis pas autant inhumain que ça. Il se redresse, s'adosse sur la porte, ne tenant clairement pas debout. Bien sûr, il compte marcher jusqu'aux quartiers de repentis, il n'y arrivera pas. 

-Euh… où sommes-nous logé ?

Il ne me quitte pas des yeux. Bien trop loin pour que tu y arrives Sven. Je me décolle du mur, m'apprêtant à approcher. Tous les escaliers, la chaleur, la cour et longer le bâtiment, c'était bien trop pour qu'il puisse le faire seul. Même s'il l'espère, il doit déjà se tenir à la porte pour ne pas manger le sol, alors faire tout le trajet, je doute qu'il fasse le quart. 

- Désolé de devoir vous quitter aussi tôt… mais je suppose que l’on se revoit demain. A quelle heure débute le service ? Histoire que je ne sois pas en retard?

Je fais la moue, pas moyen que je le laisse partir comme ça, impossible, inconcevable. J'avance sans rien dire. Le regardant d'en haut sans le moindre sentiment de supériorité, je suis juste plus grand. J'arrive à sa hauteur. Bon, comment on fait encore? Le bras par dessus les épaules, et on tient, ouais, un truc comme ça. J'attrape son bras pour le soulever, heureusement qu'il est léger, j'ai aucune condition physique. Je me forcerais. Ainsi, je passe son bras au dessus de mes épaules et le décolle de la porte. Je tiens, c'est bon. Enfin, je me décide à dire quelque chose. 

-Pour la première question, trop loin pour y arriver seul dans votre état, deuxième question, reposez-vous, sinon vous tiendrez pas deux heures. Allez, je vous y accompagne, et pas question de refuser, vous allez finir par terre après cent mètres.

Je n'ai pas dit ça d'un air énervé, ni sec, ni méchant. C'était plutôt un air d'un personne qui s'inquiète et qui trouve que les personnes qui veulent se débrouiller seules dans ces cas-là sont trop autonomes. Je souris, le regardant, bien calé près de moi. Je le tiens du mieux que je peux. Ça à l'air d'aller sans problème. 

-Allez, doucement, on parlera des horaires plus tard hein, si vous le voulez bien. Priorité, vous allonger, dans un lit de préférence  donc, faisons vite, je rajoute dans un petit sourire rassurant, je crois.
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Re: Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader] - Lun 12 Aoû 2013 - 12:12
Son regard reste collé au mien. C'est vraiment un automatisme chez certaine personne de regarder dans les yeux. J'ai un peu de mal à garder quelques fois, heureusement Sven n'a rien d'intimidant et je tiens sans sourciller. Ça le fait rire, allons bon. Ça doit se voir que je ne suis en rien doué pour ce genre de chose, dans mon ton, dans mon attitude, autre part. Ça devait sonner comme forcé, faux, superficiel. Je grimace intérieurement, j'espère qu'il ne me prend pas pour un con. Et puis, c'est l'intention qui compte non? 

J'attends une réponse négative de sa part, au vu de ses réactions, ce ne peut pas être autrement. Mais quelque chose attire mon attention; il vacille, légèrement, puis un peu plus. Je fronce les sourcils, des vertiges? Est-ce la résurrection qui fait ça? Je ne sais pas si c'est possible, je n'en ai pas eu. La seule chose que j'ai ressentie à mon réveil fut la haine, j'allais très bien, j'étais seul dans le temple et j'avais du me débrouiller. Ça forge le caractère dirons-nous. Sven manque de s'écraser par terre, la porte lui sauve la mise. Je ne peux pas rester comme ça quand même. C'est mon subordonné, faut bien que je m'occupe un minimum de lui. Il se redresse et me regarde. Je dois avoir un drôle d'air, mi-inquiet mi-interloqué. A vrai dire je ne sais pas vraiment quoi faire. 

-Chef… va falloir que je vous laisse, sinon vous allez devoir porter mon corps inerte jusqu’à l’infirmerie.

Au moins il ne joue pas les durs en niant son petit problème. Et moi je ne peux pas rester sans rien faire. Je sors les mains de mes poches, ce qui est déjà une chose en soi. Il sourit, rit. Ça aurait du avoir le mérite de me rassurer. Mais même dans la mort on peut sourire et rire, donc ça ne change rien du tout. Évidement, il ne peut pas mourir plus, mais bon, je ne suis pas encore assez ermite pour laisser un jeune homme qui a un corps qui se rebelle contre la réalité s'écrouler par terre, et encore moins repartir en zigzaguant. J'ai essayé de devenir la personne que je voulais, comme un héros de jeux-vidéo. Et les héros de jeux-vidéos aident les personnes "en détresse". Et puis c'est pas comme si j'allais me forcer. J'ai beau tirer sur des élèves de sang-froid et les laisser là, comme ça dans leur sang, y a toujours une personne qui peut le sauver. Ou alors c'est moi qui les porte vers l'infirmerie, parce que je ne suis pas autant inhumain que ça. Il se redresse, s'adosse sur la porte, ne tenant clairement pas debout. Bien sûr, il compte marcher jusqu'aux quartiers de repentis, il n'y arrivera pas. 

-Euh… où sommes-nous logé ?

Il ne me quitte pas des yeux. Bien trop loin pour que tu y arrives Sven. Je me décolle du mur, m'apprêtant à approcher. Tous les escaliers, la chaleur, la cour et longer le bâtiment, c'était bien trop pour qu'il puisse le faire seul. Même s'il l'espère, il doit déjà se tenir à la porte pour ne pas manger le sol, alors faire tout le trajet, je doute qu'il fasse le quart. 

- Désolé de devoir vous quitter aussi tôt… mais je suppose que l’on se revoit demain. A quelle heure débute le service ? Histoire que je ne sois pas en retard?

Je fais la moue, pas moyen que je le laisse partir comme ça, impossible, inconcevable. J'avance sans rien dire. Le regardant d'en haut sans le moindre sentiment de supériorité, je suis juste plus grand. J'arrive à sa hauteur. Bon, comment on fait encore? Le bras par dessus les épaules, et on tient, ouais, un truc comme ça. J'attrape son bras pour le soulever, heureusement qu'il est léger, j'ai aucune condition physique. Je me forcerais. Ainsi, je passe son bras au dessus de mes épaules et le décolle de la porte. Je tiens, c'est bon. Enfin, je me décide à dire quelque chose. 

-Pour la première question, trop loin pour y arriver seul dans votre état, deuxième question, reposez-vous, sinon vous tiendrez pas deux heures. Allez, je vous y accompagne, et pas question de refuser, vous allez finir par terre après cent mètres.

Je n'ai pas dit ça d'un air énervé, ni sec, ni méchant. C'était plutôt un air d'un personne qui s'inquiète et qui trouve que les personnes qui veulent se débrouiller seules dans ces cas-là sont trop autonomes. Je souris, le regardant, bien calé près de moi. Je le tiens du mieux que je peux. Ça à l'air d'aller sans problème. 

-Allez, doucement, on parlera des horaires plus tard hein, si vous le voulez bien. Priorité, vous allonger, dans un lit de préférence  donc, faisons vite, je rajoute dans un petit sourire rassurant, je crois.
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Avec ma gueule d'ange... j'dois être au paradis... Non? [P.V. Ethan Reader]
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