Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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Sur le file d'une branche~

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Sur le file d'une branche~ - Sam 22 Juin 2013 - 20:03




Un havre de paix. Oui c'était la première impression que m'avait fait cet endroit, un pur havre de paix, une tranquillité parfaite, un endroit presque idyllique. Du moins c'était ce que je pensais avant d'entrer un peu plus en avant dans l'établissement. On m'avait expliqué, fait comprendre, ce qu'était cette histoire de dieu, de feuille divine et de pouvoirs. Ainsi j'avais été choisi pour être un dieu, enfin...pour le moment je n'étais qu'un étudiant. C'était surprenant pour moi, qui avait passé mon temps vivant à lire des livres, à étudier les chiffes et l'art. Voilà qu'aujourd'hui on me donnait le droit d'être éduqué sur un plan parfaitement différent et que je n'aurais jamais cru possible sans le vivre. Enfin..le vivre. Bien grand mot, c'était une question qui me revenait souvent lors de mes longues après-midi d'errance, est-ce que je vivais tout ce que je faisais là ? J'avais compris que tant que je n'accédais pas un certain niveau de puissance les humains seraient incapable de sentir ma présence. Ainsi donc étais-je ce qu'on pourrait qualifier de vivant ? Qu'est ce qu'être vivant ? La question était toute trouvée, mais la réponse bien plus subtile. Est-ce qu'être vivant était avoir un corps, une vie ? En ce cas là j'étais bien mort, et je ne vivais pas actuellement, je contentais de hanter. Mais être vivant c'était aussi ressentir, être, exister et penser. Sur cet aspect là j'étais bien vivant, bien humain. Alors qu'étais-je ? Un être entre deux corps, une créature sans vie mais capable de sentiments et de profondeur humaine ? C'était déroutant et mon sens artistique de cessait d'être dérangé par cet état de fait. J'étais le croisement entre un humain et un dieu, je n'étais ni tout puissant ni mortellement fragile. J'étais une existence unique dans un système unique et complexe comportant ses propres lois. Est-ce comme Socrate le pensais ? Une vie après la mort où les justes sont récompensés ? Mais je n'étais pas juste, j'avais commis de nombreuses fautes dans ma vie dont celle d'aimer un homme et celle de tuer. J'avais rougi mes mains du sang d'innocent, de femme, d'enfant. Une douloureuse boule d'angoisse pris place dans ma gorge en repensant à ce souvenir infâme, et chaque nuit durant dans mes phases de sommeil les plus profondes, j'étais hanté inlassablement, par les visages meurtries, les cris d'enfants, les pleures de femmes. Leurs visages cauchemardesques et immondes, déformés par l'horreur de mes crimes. Leurs mains s'accrochant à moi, me tirant vers le bas en me soufflant que je devais payer, que je devais souffrir comme eux l'avait fait, brûlé à jamais dans les flammes de l'enfer. Je secouais vivement la tête faisant voleter quelques mèches brunes autour de mon visage. Mes yeux jusqu'alors colorés d'une fine couche rouge opaque redevinrent noir et mon livre tomba à mes pieds. Mon pouvoirs avait cette capacité à m'effrayer, autant qu'il me plaisait. Je sentais parfois les maux de cranes percer et je laissais donc mon cerveau se reposer cependant je le soupçonnais d'être aussi la source de mes peurs les plus enfouis remontant sans cesse. Ou bien était-ce la culpabilité ? J'avais de forte chance pour que cela soit le cas. La culpabilité...J'avais atterri dans un paradis infernal au cœur d'un profond et instable tourbillon. J'étais une poupée de chiffon au milieu d'un dessin d'une importance bien supérieur à ce que ma conscience encore purement humaine pouvait adopter.
Purement humaine...Oui je pouvais le dire, même si je n'avais plus l'instinct brûlant de peur qui va à tout être humain que de mourir. J'avais encore la sensation d'être humain, d'être parfaitement et pitoyablement humain. Faible de ses émotions et fort de son expérience. De sa capacité à apprendre. Les dieux n'était-il pas censé frôler la perfection dans l'image chimérique que l'ont puisse s'en faire ? Mais je supposais que c'était là l'idée ''d'apprenti'' je n'étais pas un dieu, ou bien un dieu mineur, de tel qu'Hercule à sa mort devenant l’immortel titan de puissance qu'il fut. J'étais de même un immortel enfant, capable d'aider le monde à s'engrener dans de meilleurs angles. C'était sûrement cela, que de vivre une vie de damné. Parce que je ne considérais pas que cet endroit soit autrement, une vie de damné, une existence éternel que pour rembourser les dettes de la vie que nous avions construit en vivant mal. Une sorte de réinsertion à la vie de façon à nettoyer la tâche de nos pêchés. Oui je n'avais pas d'autre explication, parce que cet endroit ne ressemblait en rien à une récompense.
A mon arrivée, naïf et ouvert d'esprit que j'étais j'ai tout de suite considéré que cet endroit était une sorte d'utopie, d'endroit de passage pour les âmes perdues comme la mienne, incapable de trouver le repos et incapable de disparaître pour autant. Piégé dans une réalité alternative entre fantasme et vérité. Mais peu à peu j'avais fini par comprendre la cruauté et la comédie désagréable, voir horrifiante, qui se tournait en ce lieu. Nous étions tous des âmes damnées, d'une façon où d'une autre. Je l'avais vite compris, ou plutôt réalisé à mes dépends en constatant, non pas que les jeunes personnes de cette école passaient leur temps à étudier studieusement comme m'étais venu l'idée en entendant parler d'Academia ; mais bien qu'ils passaient le plus clair de leur temps à se battre. Quelques soit l'excuse ou le moment tout était propice à la bataille, à frapper son adversaire et de faite, exercer ses pouvoirs sur les autres. J'avais aussi appris à force d'observation que les pouvoirs n'était pas équitablement répartie. J'entendais pas là que leur base était toute différente. Chacun avait son domaine de dieu et personne n'était logé à la même enseigne. Pour ma part j'avais hérité du pouvoirs sur le mental des Hommes. En effet c'était quelque chose qui correspondait assez bien à ma vie d'avant, studieuse, renfermé, observatrice et minutieuse, la vie d'une souris qui compresserait toutes les données qu'elle pouvait trouver dans le visage et la vie des autres. Ainsi ma puissance étant faible du faite de mon arrivé encore récente, je ne pouvais faire d'autre chose que soulever de petit objet sans aucun besoin de le toucher. C'était un don plus pratique que réellement offensif ou même défensif. Si bien que ma faible carrure n'aidant pas j'avais déjà reçu quelques brimades venant de camarades moins puissant et moins...mature diront nous. Je ne saisissais pas quel plaisir ils pouvaient tirer de la violence gratuite et injustifié, de mon temps vivant, nous égrenions la violence par besoin. Pas nécessité absolu. Nous devions tuer ou être tué, c'était la loi du plus fort. Mais dans cette réalité parallèle il semblait qu'attaquer et tuer son adversaire relevait du simple jeu, de la distraction la plus simple. Comprenant tout cela j'avais fini par me tenir à l'écart ce qui, en vérité, ne différait que très peu de ma vie de vivant.
Il fut cependant obligatoire pour moi de devoir m'adapter à ce monde dans lequel j'étais de toutes façon bloqué. Souhaitant me fondre dans le décor j'avais décidé de changer de prénom, c'était aussi pour oublier mon ancienne vie, faire une croix sur un passé révolu et avancer à présent neuf et à peine né dans cette vie. Je ne pouvais rien faire pour mes vêtements puisque je n'en avais pas encore d'autre, j'étais donc encore forcé de m'habiller tel la mode des hommes japonais des années 1500-1600. Je m'étais bâtis un nouveau nom : Daemon Aery. C'était bien plus simple que d'être immédiatement catalogué comme japonais et puis j'aimais la consonance des prénoms étranger. J'aurais d'ailleurs bien aimé donner à mon fils un nom différent, de sorte qu'il puisse sortir des limites du japon, explorer le monde et devenir quelqu'un loin de la strict et froid terre nippone. Malheureusement je n'aurais pas vécu assez vieux que pour savoir s'il avait grandi ou avait été assassiner. Une autre question venait parfois tourner dans les innombrable qui flottait dans mon esprit. Est-ce que Shin était finalement mort lui aussi, et est-ce qu'il avait rejoins ce monde ? Saurait-été trop beau que de pouvoirs enfin l'avoir uniquement pour moi. Mais je doutais qu'une chose pareil eusse-pus se produire. Je n'avais jamais été ce qu'on pouvait appeler un modèle de chance. J'estimais qu'il était peut-être mieux que les choses se passe ainsi. J'avais assez souffert de mon ancienne vie pour que celle à moitié humaine que je traverserais pour l'éternité ne soit que souffrance à son côté. Je poussais un faible soupire, mon mal de tête était présent depuis quelques minutes déjà et j'avais décidé de l'ignorer, maintenant qu'il était bien plus douloureux je ne pouvais plus me concentrer assez pour utiliser mon pouvoirs télépathique, observant silencieusement mon livre je me redressais de l'arbre contre lequel je m'étais assis. Ma colonne craqua désagréablement à force d'être rester trop longtemps dans la même position. C'était assez douloureux d'avoir un contre coup et un mal de dos mélanger mais j'avais l'habitude, depuis le temps que je lisais dans toutes les positions possibles j'avais fini par me faire à l'idée que j'aurais mal de rester ainsi figer. Ainsi même ma réflexion recommença. Comment pouvait-on avoir mal au dos ou même à la tête, ou mal tout court vu que je m'étais brûlé les doigts le matin même, alors que nous étions techniquement mort et invisible aux yeux humain. Est ce que cela signifiait qu'on pouvait mourir à nouveau ? J'avais encore un peu de mal à saisir le concept de revenir à la vie sans être réellement vivant mais sans être totalement immortel non plus. Quand je me dis que j'allais peut-être rentrer dans l'établissement pour manger ou même pour changer de bouquin vu que j'avais fini celui là j'entendis des bruits étouffé de coup, des légère détonation autre son tout aussi sympathique démontrant qu'un nouveau combat avant commencé non loin. Tournant mes yeux charbons comme un puits sans fond vers la source de la bataille je préférais ne pas m'en approcher et fit donc demi tour prudemment dans le cas ou les deux combattant eusse le désir de venir me trouver et me prendre comme bouclier à leurs attaques mutuel. Le silence s'égrena lentement au fur et a mesure que je m'éloigner de la zone et finalement je retrouvais mon calme adoré, ma solitude délectable et délicate. J'étais un ermite à part entière, je ne supportais pas l'idée d'être entouré de monde, plus j'étais seul et mieux je m'en tenais. Quand une présence attira mon attention moi qui me croyait seul avec moi même. Je n'étais pas non plus associable au point de détester toutes compagnie, mais j'avouais ne pas être très à l'aise dans une discussion de société. Je m'approchais un peu et remarquais alors que c'était une jeune femme d'une grande beauté, elle semblait tout comme moi rechercher le calme, ou la satisfaction d'être enfin tranquille. Nullement entraîner à être un pur homme de bonne compagnie je me pris à la dévisager et à observer ses formes d'un œil critique, me demandant comment les jeunes femmes de cette époque faisaient-elles pour revêtir des vêtements si...si..étrange. Ou bien était-elle, elle aussi perturbée par la mode moderne. Je n'en savais rien. Et je n'étais nullement conscient que d'ici quelques temps, quand j'aurais acquis force et grandeur, il me serais alors possible de tout savoir de cette jeune femme sans même la regarder.
  

Codes par Rei©






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Re: Sur le file d'une branche~ - Mer 26 Juin 2013 - 13:41

Tell me who's the loneliest, of all





Une autre journée qui se termine pour en vivre une autre similaire. Finalement, le monde des dieux n'était pas plus excitant que ça pour Harmonia. Une routine horriblement ennuyante s'était réinstallée en elle, toujours les mêmes cours à la Deus Academia et toujours ces mêmes horaires qui se répétaient sans cesse. La vie comme la mort était finalement aussi ennuyante l'une que l'autre, il n'y avait rien qui pouvait la jeune demoiselle. Même les conflits entre les élèves et autres créatures l'ennuyaient, elle avait déjà en effet goûté à ce délice d'enlever la vie d'un semblable. Il n'y avait rien de plus enivrant pour elle et pourtant...
L'ennuie l'avait rattrapée et la torturait au plus haut point, elle se laissa perdre dans ses pensées, faisant rouler ses yeux vers le paysages. Ce sang qui coulait était magnifique, d'un rouge tellement profond, elle en eut des frissons en y repensant, et puis ses yeux emplis de pitiés et de peur.
Harmonia laissa échapper un vague sourire malfaisant en se remémorant ce qui durant son ancienne vie, l'avait le plus amusé. Quoi de plus amusant que de dominer quelqu'un et de le regarder mourir comme une vulgaire vermine ne méritant pas de vivre en ce monde ?
Un souvenir qui s'estompa soudainement à la sonnerie du cours, la demoiselle leva péniblement la tête vers le cadran horaire et soupira doucement. Se levant gracieusement en saisissant ses affaires, elle s'éclipsa de la salle, se faufilant parmi tout les autres étudiants avant de sortir de l'académie. Que de déchets et de vermines, leurs existantes sont inutiles...
Rejetant toute compagnie, la demoiselle disparut vers le lieu qu'elle semblait le plus apprécier. Non seulement par le fait que peu de personne y allait mais aussi pour son paysage apaisant et son odeur de fruit mûr prêt à être cueillit. Sélectionnant l'emplacement qui lui convenait le plus, elle s'assit tranquillement en tailleur dos à son arbre avant de fermer doucement ses yeux, laissant la brise glisser sur son visage et jouer avec ses cheveux. Et pourtant, malgré le fait qu'elle se sente en paix et tranquille, quelque chose la faisait souffrir, elle ressentait comme un vide profond et impossible à combler. Harmonia savait jouer de ses charmes pour avoir ce qu'elle voulait, elle avait déjà éliminé ceux qui parasitaient sa seconde vie et pourtant...
La demoiselle se sentait seule et cela même si elle essayait de s'affirmer qu'elle n'avait besoin de personne d'autre dans son histoire. En réalité, Harmonia ne comprenait pas en quoi une personne aurait besoin de vivre avec un autre être humain. Les humains sont tous détestables et menteur. Ne soit ami que lorsque tu en as le besoin, ne trouve l'amour que lorsque cela est utile et une fois qu'ils ne servent plus à rien, laisse les seuls. Il n'y avait que de cette manière que la jeune fille parvenait à tenir dans sa solitude, même si la plupart des gens avaient eut vent de sa réputation de « psychopathe »... Harmonia releva la tête, ouvrant lentement ses yeux hétérochromes et s'aperçut alors de la présence d'un étranger. L'analysant minutieusement, s'arrêtant sur ses yeux noirs avec une superbe teinte rouge, ses cheveux d'un superbe sombre et mi-long. En revanche, Harmonia remarqua sa faible musculature, il était presque aussi fin qu'elle voire plus.
Ce jeune homme pourrait se briser si facilement au moindre effort physique que cela en faisant sourire moqueusement la demoiselle. Ses vêtements étaient également étranges, plus excentriques que les siens, mais ça, c'était son opinion. De quelle époque pouvait il venir celui là ? Et de quel droit la fixait elle ainsi ? La demoiselle fronça légèrement les sourcils avant de lâcher froidement.
- J'peux savoir pourquoi tu me regardes comme ça depuis tout à l'heure ?
Elle lâcha également un rire étouffé, avant de continuer sa provocation.
- Tu viens d'où ? Avec un accoutrement comme celui là, tu ne peux venir que tu passé.
C'était à croire que la jeune fille ne se fatiguait jamais de provoquer ou de se battre contre quelqu'un, que vous voulez vous ? Elle vivait pratiquement plus que pour ça à présent.

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