Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 4 Juil 2013 - 23:43
Mon passager noir était finalement sorti. Elle avait réussie à me faire sortir de mes gonds et ce n'en était que plus délicieux. Je voyais sur son magnifique visage toute une palette d'expressions. La rage, l'envie, la haine. J'approuve grandement quand mes victimes se mettent à faire ça. Ça veut dire que je m'y prend correctement. Elle gémit, elle laisse couler une larme de souffrance. Ma langue s'arrête de tournoyer autour de son téton lorsqu'elle trouve la force de m'hurler dans les oreilles. S'en suit alors un acte rebelle qui réussit encore une fois à m'étonner. Bordel de merde, si je ne l'avais pas sauver, j'aurai encore été plus en forme. Elle me crache à la figure et de manière précise en plus ! Dans l'oeil,j'ai un sursaut et m'écarte d'elle. De ce même sursaut, le rasoir quitte la peau si convoitée et là...Et là, elle m'embrasse. Un putain de baiser langoureux ! Nos langues se mélangent dans un rythme fou, nos lèvres se collent, se touchent. Et c'était carrément énorme. Un sacré mélange entre l'excitation et la surprise. A ce moment-là, je crois bien avoir réussi à la faire craquer, à presque me la mettre au bout de la queue comme on dit dans le jargon des violeurs. Mais non ! Tout en plongeant son regard dans le mien, elle s'arrête, se retire de ma bouche et recule pour revenir un grand coup ! Un grand coup de genou dans le ventre. Je déglutis, je gémis de douleur et me contorsionne dans tout les sens, lui rendant sa liberté chérie. Salope.

« Putain! Mais t'es quoi au juste ? Une salope qui a envie de relations SM ou quoi ? Nan mais attend ! C'était quoi ce foutu baiser !? T'en étais toute excitée ! Bordel, si tu es comme ça avec tout tes futurs copains, je les plaint ces connards...»

Je rampe légèrement en arrière, m'étale sur les livres qu'il reste tout en posant une main sur mon ventre secoué. Ca me fait un mal de chien en plus. Je suis sur, elle m'a tordue les boyaux, mes futurs digestions vont avoir du mal à passer ! Puis, je l'a regarde à nouveau, l'observe dans chaque détail, cette chienne avec sa tenue frivole. Mon regard se blase, finalement, elle a réussit à me faire lâcher l'affaire. A bout de forces, je ne pourrais finalement pas baiser ce soir. Marie cinq doigts prépare-toi ! Bordel, une clope ne serait pas de refus non plus. Je bascule ma tête en arrière et finit par lui avouer les douloureuses paroles. Qui blesse ma dignité de tueur schizophrène et violent.  

« Tu as gagnée...Ma joli, tu as gagnée là...Je suis à bout de forces et à te voir te débattre sans cesse, je peux plus. Tu es l'une des plus coriaces que j'ai rencontré, c'est incroyable...»

Qui l'aurait cru ? Un fier baiseur tel que moi qui s'arrête. Pourtant l'avancée semblait correcte, ce baiser était passionnée mais non. C'est de trop pour ce soir. Crapahuter dans les allées, escalader, grimper, tomber, se taper des livres, se faire étrangler. C'est de trop. Même de son coté, je ne lui ai pas laisser un répit mais là, peux pas. Ainsi donc, je détache mon regard de son corps inviolable et tente de faire semblant de m'intéresser au bouquin. Des mes doigts fins, j'en saisi un qui me semble étrange. Il est sombre, une reliure rouge sang et sur la première de couverture, un visage effacé semble me fixer. Cool, j'ouvre alors le livre. Et là, je remarque que seul la première était tapée de lettres étranges. Tout le reste n'est qu'un ramassis de feuilles blanches. Il n'y a qu'une seule phrase. Et elle est incompréhensible...

« Balum Balal, Blabla Demoenis Me GUST SPIRITI BLABLA !»

J'y met le temps vous avez vu ? Et le plus surprenant, c'est qu'on dirait une...formule magique !? WTF ! C'est ça en plus ! J'hallucine en voyant le visage s'animer pour crier un grand coup. Le livre lévite et quitte mes mains pour s'ouvrir en deux et laisser des éclairs rouges illuminer la bibliothèque. Rapidement, un vent se lève d'on ne sait où et je sens déjà mon corps quitter les débris pour se faire...aspirer par le livre !? Je gueule, j'hurle. Saylla aussi se fait happer par cette aspiration énigmatique. Finalement, le livre nous aura "mangés" tout les deux. Putain de soirée...

« NAN JE VEUX PAS ME FAIRE MANGER PAR UN LIVRE !»
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 6 Juil 2013 - 0:03
Un monde. Voilà ce qu’il me demande de créer en un post. Un monde…MAIS BORDEL, TU SAIS COMBIEN DE TEMPS CELA PREND À DAME NATURE DE LE FAIRE ? ET MOI, TU VEUX QUE JE FASSE CELA EN UN POST ?  Tu sais quoi ? Merde.

Je ne sais pas ce qui est le pire. Devoir improviser…ou avoir accepté d’improviser pour lui sans même réfléchir. Ce mec est dingue et moi je suis un âne. Enfin. Ce qui est fait est fait…Nous disions donc…Macky tente d’abuser d’elle…bla bla bla…elle lui crache dessus…oooooui, mais encore, plus loin…il se retire et abdique…quelle couille molle au passage…il est épuisé et… Ah ! Voilà ! Il se fait bouffer par un livre. Et ma Saylla aussi, au passage. Pourquoi se gêner me diriez-vous. Nous passons donc d’une tentative de viol… à une revisitation de « Richard et les livres magiques » (un film des années nonante qui a durablement traumatisé mon humble personne, je déconseille aux âmes sensibles, pire que le Roi Lion). Bon…alors LA SUITE LOGIQUE, ELLE EST OÙ ? Nan parce que moi je veux bien rp avec un malade…mais là…je cherche toujours le file rouge *se gratte la tête*.

J’étais bien moi, avec ma scènes de fesses. C’était simple, clair et net. Tout le monde savait comment ça allait se terminer, pas besoin d’interroger les étoiles pour comprendre la suite. Paf un Viol. Paf une Saylla souillé au fond de la bibliothèque. Paf un homme comblé. Simple. Efficace. Et ça à de quoi faire mouiller. Les draps je veux dire. Et bah non, notre gugusse à une pulsion. Il veut changer d’histoire. Soit. Passons. Mais maintenant…Je fais quoi moi ? Fuck ! Un peu l’impression d’être le dindon de farce, en plus d’être un âne. Ce n’était pas moi qu’il fallait prendre par derrière hein, c’était mon perso (m’appelle pas Sven moi MÔssieur).

Bref. Il me faut une histoire. Là, je vous avoue, ma première idée : les trois petits cochons. C’est cool ça, les trois petits cochons. Puis ça lui ferait les pieds. Alors comme ça il me refile la patate chaude ? Bah tiens, retour de volée. Mais bon, je reste fairplay. Je lui demande s’il a toutefois une envie particulière. « Le monde d’Alice aux Pays des Merveilles en plus sombre ». Dafuck. Je crois que j’ai arrêté d’y penser quand j’ai tenté un mélange entre le chat d’Alice et Scream. Gosh, That’s not for me.

Bon. Retour case départ. Faire comme si on « n’avait pas le temps de répondre tout de suite ». Retarder le moment fatidique. Réfléchir. Trop Réfléchir (en fait non, j’ai pas du tout réfléchis, mais comme ça je donne du suspens). Manger ses chaussettes. Réfléchir à nouveau (vous les sentez bien le suspens là hein ?). J’incarne une conteuse, je raconte des histoires. Je suis une pro. Ça se voit tout de suite. Enfin non, pas du tout. Mais soit. Nous disions donc…à oui, une histoire, j’avais presque oublié.

Il était une fois…un corbeau. Un bel et noble oiseau, au plumage sombre et luisant comme l’encre des mes mots. Il volait, ici et là, au gré des vents et des passions. Il n’avait pour frontière que les bords du monde et ceux de mon imagination. Il vous faut l’imaginer grand et agile, fière et intelligent. Son regard pétillait de malice, il brillait dans la plus noir des obscurités.

Un jour, dans un croassement sinistre, il s’aventura sur les terres d’un vieil ami qu’il connaissait bien. D’un battement d’aile bruyant, l’animal se posa sur une pierre taillée, intrigué par une chose qu’il avait vue au loin. Deux choses. Des êtres inanimés, effondrés au milieu de ce qui semblait être une prairie sauvage, mais qui n’en est pas une. Curieux, le corbeau pencha son bec vers l’avant, tout en inclinant la tête. Qui pouvait donc bien s’assoupir là, au pied du vieux chêne malade ? Qui pouvait donc avoir la folie d’aventurer sur ses terres maudites, où seuls les morts trouvent leur place ? Qui pouvait oser s’égarer en cette pleine lune troublée de nuages menaçants ? Décidant d’en savoir plus, le bel oiseau se laissa tomber de sa pierre tombale (car s’en était une) et s’approcha à pas de loup de l’être le plus proche. Une femme. À moitié nue. Curieuse chose que cela. Un nouveau croassement s’échappa de sa gorge, afin de s’assurer de pouvoir agir en toute impunité. Il alla jusqu’à pincer un orteil. Pour voir. Aucune réaction. Alors l’animal bondit et, dans un frottement de plumes, atterrit sur cette poitrine alléchante. Il avait faim. Elle n’était plus. Croyait-il. C’est alors que, sans prévenir, il planta avec avidité son bec dans la chair encore chaude…


« HÉÉÉÉÉÉÉÉÉ ! »

En un claquement de doigts, Saylla se redressa et chassa le volatile opportuniste. Avant même de chercher à comprendre où elle était et comment elle était arrivée là, la jeune fille insulta de tous les noms cet animal qui s’envolait à tire d’ailes. Une fois chose faite, elle se permit enfin d’analyser les alentours. Comment était-elle arrivée là ? Que s’était-il donc passé ? La demoiselle fronça les sourcils, tentant de remettre de l’ordre dans son esprit. C’est alors que son regard se posa sur le barman. Et tout lui revint d’un coup : la bibliothèque, le dingue, le rasoir, la formule magique. Bien. Mais tout cela n’expliquait toujours pas ce qu’elle fichait là. Se frottant les yeux, Saylla tenta non sans mal de se redresser en s’appuyant contre le tronc d’arbre. Se tenant fermement à l’écorce, elle fit un tour d’horizons. Un cimetière. Abandonné. Ici et là, elle voyait encore l’une ou l’autre pierre tombale émerger à moitié. Les lieux devaient être à l’abandon depuis des décennies, au moins. L’herbe poussait par touffes irrégulière, et des vents violents les agitaient en tous sens. Là-haut, elle entrevoyait par intermittence une pleine lune rayonnante. Elle ne distinguait pas grand-chose mais elle devina un orage très proche.

Et maintenant ? Que faire ? Ses yeux se perdirent dans l’obscurité de la nuit, sans déceler le moindre abri. Elle ne voyait pas à dix mètres. Et impossible de faire demi-tour. Elle ne savait même pas comment ils en étaient arrivés là. À moins que…la formule magique !


« Ba…Batur..Batum…Balam Balalala…Balam Batum…Batum Balalala… MERDE ! »

De rage, Saylla shoota dans le pied du barman. Bien fait. Était-il mort ? Non, il n’en avait pas trop l’air. Zut. Enfin, non, ça servait toujours un homme.

« Hep ! Monsieur le renégat ! Debout !  Tu connais encore la formule truc mouche que tu as dis dans la bibliothèque ? Non parce que là, je crois qu’on a des emmerdes… »

À cet instant, au loin, en hauteur, probablement sur le sommet d’une colline proche, elle put distinguer un point lumineux s’allumer. Une couleur chaude. Une flamme qui oscillait faiblement, sans que la jeune fille ne parvienne à en distinguer la nature.
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mer 17 Juil 2013 - 17:28
Mise en scène, power.

Nous fûmes aspirés dans un tourbillon de malade. Oui, un truc de ouf alors que j'étais entrain de la courser pour tenter de faire un viol rapidos. Par un bouquin des plus étranges avec une gueule pas possible. Il s'ouvrit, gueula et nous aspira, moi et...elle. Cette catin qui aurait bien pu être une délicieuse victime si je n'avais pas lâcher l'affaire. Perdu dans les limbes de l'inconscience, je m'aventure dans mes rêves d'ailleurs tous plus cochons les uns que les autres. Je me sens bien et je m'imagine un harem tout pleins arborées de couleurs. De fraîcheurs, de chaleurs, de sexe et d'eau fraîche (ou pas). Là, je roupille de tout mes forces sur un sol poisseux et froid. Jambes écartées, main dans le froc entrain de me gratter une boule ou deux et l'autre main sur le coté, étendue à son extrême. Mes oreilles entendent un cri poussé à proximité mais mon esprit ne le relève pas, toujours aux petits soins entre deux paires de seins moelleux. Puis d'un seul coup ! Un coup de pied dans ma jambe me réveille subitement. Affolé par ce choc impromptu, je lève mon corps de rêve d'un seul coup et tourne la tête dans tout les sens. Vidé de son énergie, ce corps sublime retombe sur le sol pour se reposer un peu. J'ouvre alors mes yeux et scrute avec une attention particulière la femme qui se dresse juste au-dessus.  Elle me parle comme une chienne et je ne comprend que le dernier mot. Et je lui répond très "délicatement".

« M'en bats les couilles de ta formule...laisse-moi pioncer....»

Puis je me tourne sur le coté et passe ma main de libre sous mon débardeur. Et là, c'est le déclic. Je réagis, je me relève, me fout debout en une seconde et demie et observe, les yeux semis-clos, la jeune pucelle qui me fait face. Et je me rappelle de tout. Et non, je n'ai plus en tête cette formule de merdeuh qui nous a emmenés je ne sais pas où. Mais en tout cas, j'aime la déco. Me grattant les rouleaux de printemps, je fais un mouvement circulaire et décrit chaque éléments des lieux. Très sympas. Herbes cramoisies balayées par le vent, pierres tombales dégradées et éparses, arbres en mauvais états accompagnés de corbeaux aux plumages menaçants. Je souris et me dis que la suite risque de me plaire. Mais il fait froid et de langoureuses courbatures ne tardent pas à venir par saccades, me faire mal au bide, épaules et jambe. Surtout la jambe. Salope va ! Je l'a regarde d'un air dépressif.

« Tu vois, tu te serais laissée violer, on en sera pas arrivée là ! T'aurais même pris du plaisir je suis sur ! Et maintenant, on est ? On est où !? Coincés dans un putain de bouquin chelou aux allures de vieux films des années j'en ai rien à battre ! Alors, alors ? Tu regrettes mon viol que je n'ai pas pu faire maintenant ? Hein, hein, dis, dis, tu vois !»

Longue tirade que voilà. Je m'arrête net, me courbe en avant et pose une main sur mon torse en tentant de reprendre ma douloureuse respiration. Un glaire remonte, je le crache immédiatement et observe le sang coagulé sur le sol. C'est dégueulasse. Je me relève et m'étire une nouvelle fois, en m'approchant de cette Saylla tant adorée et mijaurée.  On entend des grondements menaçants au loin, des signes d'orages intenses sans doute et d'une pluie à prévoir, battante et gelée. Je pose ma main sur l'épaule de la douce demoiselle et lui adresse un regard empli d'une compassion éphémère.

« On fais quoi maintenant ? Pucelle je sais tout ? On se la touche en attendant que le livre en ai marre de nous ? Qu'est-ce tu mâtes comme ça, par dessus mon épaule ?»

D'un ton sarcastique, je finis par me retourner. Main collée au front, je tente de regarder dans la même direction que la sienne et je finis par trouver la source de son attention. Une flamme, seule je crois, balayée par le vent se trouve au loin, au sommet d'une colline plus que sinueuse. Alors, peut-être, ça signifie que nous ne sommes pas seuls ici. A être coincés dans un livre, peut-être est-ce un prof, un élève. Enfin, quelqu'un qui pourra nous éclairer et nous aider à sortir de là ? Merde. J'me pose trop de question. Je pousse continuellement ma gueulante sur Saylla - en tenue plus que légère d'ailleurs.

« Bon, j'vois que tu vois la flamme là-haut. Alors allons-y, elle semble te fasciner, si ça se trouve, on trouvera de l'aide. Oui, j'suis galant alors grouilles-toi de passer devant que je puisse mâter tes jolies fesses et hanches. T'as pas intérêt de refuser sinon, je te laisse en plant ici. Sans t'aider.»

Moi, délicat avec les femmes ? Toujours. Après tout, ce sont des outils de satisfactions pour les hommes que nous sommes. Et puis, elles aiment ça de toute façon...Non ?
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 22 Juil 2013 - 22:54







Saylla observait son interlocuteur sans mot dire, le regard impassible. Elle l’écouta, immobile et silencieuse. Lorsqu’enfin il eut terminé sa tirade…elle ne bougea toujours pas un cil….si ce n’est ses doigts, qui se refermèrent en se crispant au point de faire ressortirent toutes ses articulations. Retenant difficilement la colère qui se mit à briller dans ses yeux, la demoiselle fit volte face et alla s’asseoir de l’autre coté de l’arbre, dos contre l’écorce.

« Tu sais quoi ? Va te faire foutre. Et ce, dans les grandes largeurs. Je ne suis ni ton chien, ni ton esclave. Par contre toi tu n’es qu’un connard blessant et orgueilleux. Va te faire foutre. Royalement. Ta flamme, tu peux te la foutre au cul et jouir avec, se sera sans moi. Marre de ta perversité à deux balles.»

Elle en avait marre, mais marre de ce bellâtre vaniteux incapable d’assumer quoi que ce soit. À cet instant, ce jeu ne l’amusait plus du tout. Peut-être parce qu’elle n’avait plus grand-chose sur elle. Peut-être parce que, sans l’avoir vraiment touché, il l’avait quand même blessée, ne fut-ce que dans son amour propre. Peut-être parce que ce con était parvenu à l’effrayer. Et là ? Il se retrouvait perdu au milieu de nul part dans un milieu hostile et quelle était la seule chose qu’il pensait à faire ? L’insulter, encore et toujours. Et là…elle en avait un peu raz la casquette. Qu’il s’étouffe dans son ego et la laisse un peu respirer. Merde.

Malheureusement…le ciel en décida autrement, au sens figuré comme un sens propre. À peine sa phrase achevée, une goutte tomba sur le bout de son nez. Saylla l’essuya rageusement d’un revers de main, avant qu’une consœur atterrisse sur sa cuisse. Frustrée d’être ainsi poussée de force, la conteuse se  redressa vaillamment. Elle en avait marre, marre de marre de marre. À cette seconde, elle rêva d’un beau chevalier à la toison blanche qui viendrait sur son grand destrier pour l’emmener au loin dans un galop tonitruant. C’était peut-être une histoire à l’eau de rose, mais au moins, elle n’aurait pas peur de son chevalier. Tandis que l’autre barman…

Les gouttes d’eau se mirent à tomber deux par deux, puis trois par trois. Elle sentit même un grêlon à demi fondu lui tomber sur le crâne. C’est alors que, non loin, un énorme roulement de tambour se déchaîna, déchirant le ciel et le zébrant les nuages d’un éclat lumineux. Dans un reniflement de déception, Saylla se remit debout et se décida à rejoindre son compagnon, peu convaincue et avec des pas de plombs. Arrivé à sa hauteur, elle lui lança un regard assassin avant de se détourner et d’entamer son escalade.


« Montre moi encore un seul signe de non respect et tu te prends mon poings dans la gueule c’est claire ? Approche-toi à moins de trois mètres de moi et c’est dans les couilles.

Elle voulait qu’il disparaisse, qu’il s’en aille loin. Elle voyait encore sa langue baveuse lui lécher la poitrine et elle en eu un haut le cœur. La conteuse se refusa à le regarder encore dans les yeux, et la planta sur place. Elle prit toutefois la peine de lancer une dernière tirade, élevant la voix pour être sûr qu'il l'entende malgré la tempête imminente.

« Ah et, à titre d'info, si je m'étais laissé faire, on aurait plus appelé cela un viol. Crétin.

Vaille que vaille, elle tenta de garder en place ce qu’il restait de sa chemise de nuit, la tenant ici où là, essayant de la coincer sous ses bras. C’est alors que la grêle se mit à tomber sérieusement, alors que là-haut les dieux se battaient rageusement. Le bruit du tonnerre étouffa tous les autres, empêchant la jeune fit d’entendre si elle était suivie. Et il était or de question qu’elle se retourne pour voir ce qu’il en était. Après un grognement sourd, la demoiselle se mit à courir, remontant rapidement la colline. Devant elle, la flamme se fit de plus en plus distincte. Elle finit par entre-apercevoir une porte d’entrée monumentale, appartenant probablement à un manoir. Lorsqu’elle atteignit le sommet, elle devina enfin la silhouette de la battisse, qui se découpait sur le ciel enflammé. Suspendue au sommet du double battant, une lanterne se balançait au rythme du vent dans un grincement sinistre. Saylla ne put s’empêcher de frissonner, autant de froid (elle était complètement frigorifiée) que de malaise. Doucement, serrant ses bras contre sa poitrine, elle s’approcha de l’entrée, complètement fascinée, allant jusqu’à oublier le vacarme au-dessus de sa tête.

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 22 Juil 2013 - 23:58
Et ça continue, power

Cette délicieuse rebelle m'avait tint un langage aussi déraisonnable que le mien. C'est à dire par des insultes, un langage sec et des menaces. Pour le coup, j'étais béat d'admiration devant autant de désinvolte et d'assurance feintée. Car oui, je sens toujours ce genre de choses et il en allait de soit qu'elle était effrayée. Par moi peut-être ou par tout ce qu'elle avait subit en à peine une nuit, je ne sais pas et j'en avais rien à foutre à vrai dire. Et elle termina sur ceci, tout simplement, comme si ça allait de soit.

« « Ah et, à titre d'info, si je m'étais laissé faire, on aurait plus appelé cela un viol. Crétin.»

En même temps, cette "pauvre" demoiselle sans défense et des rêves pleins la tête avait un peu raison. Un viol se fait sans le consentement. Si il y a consentement, on peut pas dire que c'en est un. Merde ! Je m'attarde trop sur les détails et ça me brouille les neurones. La pluie commence alors à tomber et je vois la demoiselle partir. Partir loin de moi en essayant de remettre son seul habit correctement en place. J'en rigole. Oui, j'en rigole discrètement pendant que les grêlons commencent à tomber en masse. L'envie de la taquiner encore un peu s'évanouit au profit d'une autre. Celle de trouver un lieu à l'abri de cet orage flagellant ma divine peau. Alors je la suis, "main dans les poches" pour ainsi et comme elle l'a demandée, à plus de trois mètres de distances. Vous avez vu ? Pour le coup, je reste sage ! C'est a noté dans les annales quand même !

« « Bien joué, jeune vierge, tu as réussie à me calmer et à m'enlever toute envie de perversions. Mais pas de meurtres.»

J'intime ces discrètes paroles au silence et à la pluie. Oui, je m'avoue vaincu et ce serait bien la première fois. Les éclairs illuminent alors le paysage Frankensteinesque et je suis les pas de Saylla. Je l'observe de loin tout en me posant les questions existentielles. Devrais-je me faire pardonner ? La suivre, lui dire que je regrette mes gestes alors que c'est faux. Non, je suis sadique, fourbe et manipulateur. J'esquive ces questions saugrenues et emprunte toujours le même pas qu'elle. Les grondements ne me surprennent pas. Mes cheveux commencent à bien prendre l'eau et mon débardeur se colle à ma peau comme une sangsue sur la peau. C'en est très désagréable. J'arrive près d'elle et remarque sa fascination pour l'architecture de ce que je pourrais croire un manoir. Moi ? Je m'en contrefous et attends sagement sous les battements de pluies et grondements qu'elle se décide de rentrer. Ahhh, une bonne clope m'aurait bien calmée. Oui, détendu et zen j'aurai été. Je perde patience et passe devant elle sans faire gaffe à la lanterne qui était balayé par les rafales juste au-dessus.

« « Bon, c'est bien beau de s'extasier sur le décor mais là, je me caille sévère alors je rentre. »

Je pousse un grand coup de pied dans la porte à doubles battants et celle-ci ne s'ouvre pas. Je me fais mal au pied et gueule à plein poumons défoncés. Fais chier. Je récupère de ce coup et observe la clenche que j'ouvre avec vigueur et dans un soupir. Ca s'ouvre tranquillement. On se fout vraiment de ma gueule. Je ne me retourne pas. L'intérieur est poussiéreux et est digne d'un manoir hanté. Des toiles pendent éparses des coins d'un grand hall. Des cierges éclairent les murs d'une lueur faiblarde et un grand pendule indique une heure étrange a coté d'un grand escalier en colimaçon. Je m'arrête devant et observe l'heure avec une mimique intriguée pour le coup. Les aiguilles sont de même tailles et tournent sans arrêt dans le sens inverse de leurs rotations habituelles. Le sol est pavé d'un carrelage noir et blanc, formant de sympathiques mosaïques que j'oublierai instantanément.  

« « Mazette, c'est vachement grand ici ! J'me demande si quelqu'un habite dans un endroit aussi grand et dégueulasse...»
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 25 Juil 2013 - 1:10








Saylla fixa mine de rien le barman, étonné mais ravie qu’il en reste là pour le moment. Pas de question, pas de provocation, il faisait comme si de rien n’était. Un peu de calme et d’apaisement, cela n’était pas pour l’en déplaire. Après un dernier coup d’œil en coin vers lui, elle recentra son attention sur son environnement. Il fallait avouer que l’ensemble avait de quoi intriguer. Plus caricaturale et stéréotypé comme univers, ce n’était pas possible. Un cimetière dans son jardin, un orage dans les cieux, un manoir sinistre et des toiles d’araignées sur les murs. Il ne manquait plus qu’un hôte digne de tout cela.


« Oui moi. J’habite cette modeste demeure. Qui êtes-vous ? »

Un homme leur apparu. Il était impossible de dire d’où il venait. Était-il là depuis leur entrée ? Se dissimulait-il dans un des multiples coins sombres du hall d’entrée ? Venait-il d’une autre pièce ? Impossible à dire. Mais le fait était qu’il était dorénavant là, en face d’eux et bien vivant. Quoique ce dernier adjectif pouvait être mit en doute. Il avait le teint sacrément livide, et, au point où ils en étaient, Saylla se demanda une seconde si ce n’était pas un mort-vivant. Ces habits avaient de quoi l’intriguer, pas étonnant pour une demoiselle du XIVème siècle. Leur interlocuteur,  lui, venait du XIXème siècle, en plein. Costume trois pièces taillées sur mesures, cravate retroussée avec son épingle plantée juste au milieu, redingote souple mais habillement taillée, gilet court, bottes de cuir,… Le tout dans un style anglais très typé. Sans pouvoir déterminer son époque, la demoiselle vit en lui quelque chose de très léché, et propre sur lui. Il dégageait un certain savoir vivre, et elle ne put s’empêcher une comparaison avec un certain barman-dont-elle-ne-connaissait-toujours-pas-le-véritable-nom.

« Nous sommes de malheureux voyageurs égarés, cherchant asile le temps que ciel s’apaise. Je me nomme Saylla, conteuse des quatre chemins, toujours à la recherche d’une nouvelle histoire. »

Poliment, elle fit une courte révérence, joignant le geste à la parole. Tout en s’inclinant, elle tenta au mieux de dissimuler la chair de sa poitrine, toujours bien trop visible à son goût. Elle retint difficilement un regard noir en direction du barman, à la fois outrée et effrayé par cet individu sinistre. Pourtant, leur hôte avait quelque chose de bien plus effrayant que lui. Mais l’habit ne faisait pas le moine et, elle n’avait beau ne pas le connaître, elle lui faisait déjà bien plus confiance.

« Quant à mon acolyte du jour c’est un criminel notoire, ayant une très mauvaise réputation là d’où nous venons. Meurtres, viols,…Un cafard de la pire espèce. Je vous conseille la plus grande prudence envers lui, et si votre château comporte des douves, je crois que c’est le meilleur lit que vous puissiez lui trouver ».

Saylla n’avait aucune idée si ce qu’elle disait était vrai, mais elle avait de l’ennuyer par tous les moyens possibles et imaginables. Maintenant qu’elle n’était plus seule, elle avait bien l’intention de se venger, d’une manière ou d’une autre. De lui en faire voire de toutes les couleurs, et se, dans tous les sens du terme. Divers plans plus au moins fou défilèrent dans sa tête, tous plus fous les uns que les autres. Elle ne prenait absolument pas conscience de la situation dans laquelle elle était. Pourrait-elle un jour rentrer à l’Académie ? Leur hôte était-il dangereux ? Seraient-ils coincés à vie dans ce livre ? Elle n’en avait aucune idée, et ne se posait même pas la question. De toute façon, elle doutait encore de la réalité de Deus Academia. Alors une histoire pour une autre…qu’importe, tant que le barman lui paye l’outrage commis. Au décuple. Au centuple ! Saylla n’avait que cela en tête. Le reste ? Elle s’en fichait complètement. Elle était tel un oiseau blessé que son prédateur avait épargné au dernier moment. Un être prêt à tout pour réclamer sa vengeance. Une animal possédé par une frayeur passée.

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 25 Juil 2013 - 16:51
Cette musique te fera peur ~

« Oui moi. J’habite cette modeste demeure. Qui êtes-vous ? »

Woaw ! Une voix nous avait répondue. Surprenante, impromptue, particulière. Et la silhouette d'un homme surgissant de l'ombre du grand hall apparaît devant nous. D'un style élégant et so british, il nous faisait face et le détail qui tue mes yeux de criminels et qui ne me laisse pas dupe, c'est son teint plus cadavérique. Mon flair ne pouvait me tromper car depuis bien longtemps, l'odeur de la mort y est imprégnée. Que dire ? Que répondre ? Pas le temps, c'est cette chère demoiselle acolyte qui censément devrait connaître mon prénom qui lui répond. Par une courte révérence un peu ringarde, elle lui adresse un salut plus que poli. Pas mal ma poulette ! Tu sais y faire pour passer pour une gente demoiselle, fragile, bien éduquée et sympathique. Belle manipulatrice que tu es. Elle était déjà passée devant moi, cachant sa sensuelle nudité par maintes reprises. Je rétorque lorsqu'elle me dénigre. Comment pouvait-elle savoir ma réputation alors que nous venions seulement de nous rencontrer !? Sale mythomane ! Si toi, ma belle tu sais manipuler les gens, saches que je suis devenu maître depuis bien longtemps dans cet art. Je prend une profonde inspiration et un air un tantinet indigné.

« Je serai plus franc que ma conjointe de cette soirée. Nous venons d'un lieu lointain et par la faute de cette jolie demoiselle, nous nous sommes fait aspirés par un livre. Elle a récitée une formule et nous voilà perdue dans les tréfonds d'un cimetière qui nous aura menés ici, chez "vous" ?»

Puis j'avance un mon tour et tente de plonger mon regard dans celui de l'éventuel maître de maison. Ses yeux vitreux m'observent et me dévisagent d'un air neutre à souhait et j'essaie de comprendre. De comprendre pourquoi il ressemble tant un cadavre, pourquoi il a cette odeur qui lui colle à la peau. Je n'ai jamais cru aux zombies mais face à lui, je pourrai y être bien enclin. Je détourne mon regard pour le reporter sur Saylla et glisser un petit sourire maléfique. Si le meilleur lit pour moi était les douves, elle, ce serait sur un lit avec des menottes et une dizaine d'hommes passant sur elle à tour de rôles. Bref, je tergiverse de trop et ça ne va pas nous aider. Je pose alors une question qui s'apparente à celle de Saylla mais en bien plus concrète.  

« Est-ce que vous pourriez nous aider ? Nous offrir un lit et nous nourrir ? C'est pas que mais mon ventre commence à crier famine...»

« Bien, je comprend. Je peux vous offrir de quoi vous sustenter et dormir. Bien évidemment, vous ne nous devrez rien. Nous sommes des âmes charitables ici et quoi de plus normal d'aider un couple ma foi bien tumultueux. D'ailleurs, le repas va bientôt être servi, veuillez me suivre s'il vous plait... »

J'ai loupé un chapitre...Ou deux. Il nous prend pour un couple, ok, pourquoi pas. Mais comment on pouvait tomber pile poil sur l'heure du repas alors que l'horloge bug grave là-bas !? Enfin, voilà, j'acquiesce et jette un deuxième regard sur Saylla qui devrait se ronger les ongles si j'étais à sa place. Sa veine tentative fut voué à l'échec et le "grand homme" n'en avait finalement pas eu cure. Il nous guida sur une porte à gauche du grand hall, près de l'escalier recouvert d'un tapis de mauvais goût. La porte était en bois massif, sombre et les gonds semblaient juste énormes ! Enfin, comparé à la poignée surtout. La main gantée de notre guide clenche la porte et nous laisse passer. Accordé sa galanterie mais en plus moqueuse, je me reculais et laissa passer Saylla d'amour.

« Allez, "chérie" me feras-tu l'honneur de passer la porte en première ? Je peux moi aussi être un homme charmant, galant...»
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 27 Juil 2013 - 13:46
[pas mal la musique °°]








Bon, là je l’admets, l’envie  de justifier le terme « comporte violences » dans le titre me dévore. Me faire ÇA, à MOI (enfin, à Saylla, mais c’est pareil) ! Je vous invite donc à visionner un petit interlude cinématographique pendant que…que je…que je vais chercher papa.

http://www.youtube.com/watch?v=ww2TxHkE5NQ

*profite de la musique pour sauter au cou de son « chéri » et l’étrangler sauvagement avec toute la barbarie dont elle est capable. Lui fait manger ses chaussettes, cracher ses yeux, vomir ses trippes et moucher sa cervelle. Tente de l’étouffer en lui mordant le cou comme une lionne affamée avant de le pendre par les pieds et de lui jeter un nid de fourmis rouges des tropiques sur la tête. L’égorge avec un couteau suisse fabriqué en Chine et l’étripe avec ses dents préalablement arrachée avec une clef anglaise. L’épluche avec un éplucheur à patates jusqu’à l’os et le découpe en petit dès très fins. Termine le tout à la tronçonneuse, dans un ricanement de folie à rendre jaloux le diable en personne. Pour finir, repeint la pièce avec ce beau rouge sang qui lui dégouline des doigts et sort dans un toussotement. À peine la porte se referme-t-elle que l’interlude musicale s’achève.*

« Chéri » est occupé… Il reviendra plus tard…Il a eu quelque ennui avec…l’aspirateur, c’est ça, l’aspirateur. Ça lui apprendra à se moquer ainsi de lui, nan mè.

[fin de l’interlude]

Saylla hésitait…l’étranglement ou l’écorchage à vif ? Impossible de se décider. C’était trop lui demander. Dans l’attente d’une décision, elle l’observa, bouche bée, et se retint douloureusement de ne pas lui sauter dessus. Se calmer. Se calmer. Se ca-l-mer.



Humph…



RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH Elle allait le tuer ! Le bouffer ! Le noyer ! Le sucer jusqu’à la moelle (et pas de jeu de mot je vous prie) ! Enfin non, rester calmer. Calme. COMMENT ÇA, C’ÉTAIT DE SA FAUTE ??? Chut. Zen. DEPUIS QUAND, IL POUVAIT ÊTRE POLI ? Peace and Love, comme disait les anglais. Ouais bah, comme les anglais, F*******. Le plus dure, se fut de voir sa mine réjouie en prononçant le mot « chérie ».  Elle crut qu’elle allait tomber dans les pommes, tellement le sang lui montait à la tête. Ses doigts se crispèrent et ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair comme dans du beurre. Sa seule consolation fut de constater que leur hôte se ficher royalement de leur cinéma. Il était plus froid et mécanique qu’un robot. À croire qu’il n’y avait rien d’humain en lui. Prenant sur elle comme encore elle ne l’avait jamais fait, la conteuse s’approcha du barman et le dépasser en lui frôlant tendrement l’épaule. Caresser un serpent ne l’enchantait guère mais….à la guerre comme à la guerre.


« Voyons mon cœur, tout le monde sait que tu es le plus doux, le plus tendre et le plus attentionné des hommes. Un vrai bisounours au service des dames, toujours prêt à te sacrifier pour l’une d’elle. Quand aux douves, je pensais à tes rhumatismes vois-tu. L’eau pur et fraîche, il n’y a rien de mieux pour toi. »

Saylla suivit l’individu à la peau blanchâtre, et entra avec respect dans la pièce voisine. Cette dernière était en parfait accord avec la première : tout aussi sinistres, lugubre et glauque. Des bougies éparses chassaient tant bien que mal l’obscurité, et dévoilaient un mobilier sombre et une tapisserie encrassées. Seules les rideaux, rouge sang, dénotaient sur l’ensemble, et contrastait sur les mauves et vert foncés des murs. On aurait voulu donner une ambiance de livre d’horreur à cette bâtisse que l’on n’aurait pas fait mieux. Même la cire qui gouttait lentement des bougies avec quelque chose de…malsain. Au centre, trônait une immense table, capable d’accueillir au moins cinquante personnes. Un large chemin de table s’étirait sur toute la longueur du meuble, et était ponctué de cierges en argent. Avalant douloureusement sa salive, la jeune fille s’assit sur la chaise que lui présentait leur hôte et prit le temps de répérer d’éventuel sortie de secours. Elle était dans un château hantée, en compagnie d’un homme plus mort que vivant, et d’un psychopathe violeur et pervers. Que pouvait-il lui arriver de pire ?

« Pardonnez cette demande un peu particulière mais…auriez-vous quelque chose pour me vêtir ? Un animal sauvage m’a confondu avec une friandise et je crains qu’il n’ait abimé ma robe. Heureusement, la bête s’est rapidement calmée et a rentrée sa queue entre les jambes. Comme quoi, parfois, il suffit juste d’un peu d’autorité…
« Bien Madame. Je reviens. »

Son interlocuteur s’écarter et disparu par une autre porte, dans le fond de la pièce. La demoiselle fut un peu déçue qu’il ne demande pas plus d’information, mais elle ne fut pas étonnée. De toute façon, ce n’était pas à lui qu’elle s’adressait. Défouler ainsi sa colère l’apaisait, et lui permettait de canaliser pendant un temps la terreur que lui inspirait toujours le barman. Avec un sourire faussement accueillant, elle se retourna vers ce dernier et tendit sa main vers lui.

« Vient mon « cœur », tu as mon autorisation pour t’asseoir à mes cotés, je t’aiderais pour couper ta viande s’il le faut. Il est vrai que tu dois manquer de pratique.

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mer 31 Juil 2013 - 18:11
Que d'amusements dis donc en une nuit. Ma rencontre avec cette prude et lunatique demoiselle, l'aspiration du bouquin, la rencontre d'un crétin de mort-vivant (enfin, je le qualifie comme ça mais je n'ai malheureusement pas encore découvert son secret de jouvence). Enfin voilà quoi ! Tout des putains de trucs de ouf. A croire que je suis abonné à des choses pas nettes. Que suis-je con ! C'est normal, je suis l'exemple du mec pas net et psychopathe. Et je m'aime pour ça d'ailleurs. Je la vois se mordre intensément les lèvres et je retiens un petit rire sarcastique mais ma mimique me dénonce amplement. Oui, je suis coupable et j'adore. Elle me fait de doux éloges et j'acquiesce d'un hochement de tête et d'une caresse dans les cheveux. Bien sur que je peux être doux. Un loup certes mais doux parfois.

« Oh tant de délicates attentions ma tendre, tu ne devrais pas voyons, je n'ai fait que mon devoir de mari. Tant que j'y pense, il y a un autre devoir qui nous attends prochainement, si tu vois ce que je veux dire »

Finalement, on entre. La belle la première et je remarque direct son regard attentif aux tapisseries et autres conneries. Je baille et trouve la décoration épouvantable pour ma part. Vraiment digne d'un vieux manoir et d'un archaïque film d'horreur. Un doigt vient s'aventure dans l'orifice qu'est mon trou de nez pour finalement ressortir et ne rien avoir. Je m'avance derrière les deux protagonistes et écoute Saylla déblatérer sur la bête sauvage qui l'a aussi bien dénudée. Elle est vraiment douée alors la bête ! Et le zombie s'exécute, c'est ça le pire ! Il part à la recherche d'habits pour cette catin, j'y crois pas...J'espère que la tenue sera à mon goût (enfin, pour le coup, c'est même sur qu'elle sera à mon goût, nyark nyark). Nous sommes à présent seuls tout les deux. Que faire ? Elle me demande de m'asseoir à coté d'elle soudainement. Je réfléchis, menton grattouillé puis répond suavement.

« Ô ma douce épouse, bien évidemment que je vais me joindre à tes côtés. Comme ça, nous pourrons assouvir nos desseins ensembles non ? Bref de fantaisies, ça me fait chier tout ça, tu crois que j'ai pas compris ton manège ? Crois-moi, ça put ici et ce mec sent le cadavre à plein nez, crois-en mon expérience de psychopathe, ma petite cochonne, ça put drôlement... »

Je reste debout un petit moment et m'attarde sur les tableaux accrochés ici et là. On y voit le mec chelou dessus à divers âges. Enfin, si c'est bien lui car étrangement, y a quelque chose de louche dans le regard des différentes peintures. Des pas de bruits retentissent alors et je pars m'asseoir en plongeant mon petit regard sadique dans celui de mon « épouse ». Je lui chuchote rapidement à l'oreille quelques mots délicats.

« J'espère que ce sera une petite tenue sexy. Oh oui, j'espère bien...Pourquoi pas en soubrette tiens ? Ce serait con s'il n'avait que ça en stock »

Et...et...ET !? Je suis trop bon sérieux ! Je dois avoir des dons de prescience car le voilà qui arrive avec une tenue de soubrette cintrée et bien tenue en hauteur de sa main blanchâtre. Une tenue de soubrette noir et blanches soutenue par quelques froufrous au bas de la jupe. Et cette jupe semble relativement courte et à mon goût.  Oui depuis quelques lignes, je parle beaucoup de goût et je le répète sans cesse et alors ? Qu'est-ce ça peut vous faire hein ? Hein ? Hein ? Non tais-toi ! Tu ne peux rien dire, je suis ton dieu toi qui me lit et je serai ce soir à minuit pile sous ton lit. J'aurais fait un petit trou dans le matelas et j'y aurais mis mon sexe douloureux que tu sentirais très très très bien. Alors compris ? Chut. Oui, je t'aime t'inquiète lecteur. Et pendant que j'écris en pensant à Saylla, j'écoute l'ost de malade de Séphiroth « one winged angel » et c'est cool. Tu vois, valoue, je peux aussi faire des petits paragraphes hors-sujet et j'avoue que j'aime bien le principe. Enfin, le mort-debout tend alors la tenue à la petite dame et s'excuse platement :

« Je suis désolé mademoiselle mais nous n'avons pas d'autres tenues que celle-ci. Je suis sur qu'elle vous ira tout de même à merveille. Veuillez m'excuser du désagrément. A présent, mangeons. »
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 8 Aoû 2013 - 1:37







La première réaction de Saylla fut de rester de marbre. Impassible. Elle refusait d’assimiler l’information. Sa bouche finit par s’entrouvrir légèrement, alors que son cerveau tentait toujours de trouver une réponse adéquate à la situation donnée. Elle se tourna lentement vers son chéri, et se contenta de lui lancer un regard noir. Sombre. Assassin. Meurtrier. Son visage resta de marbre, mes ses yeux trahissaient toute la profondeur de la tempête qui l’habitait. On aurait put résumer sa pensée en un seul mot. Un seul, et unique mot : connard. Mais, dit comme ça, il ne dénote pas tout la puissance et l’ampleur des sentiments de Saylla. Quelque chose comme : « COO-NNAAAAAAAA-RD !! » serait plus fidèle et représentatif de son état d’esprit.

Alors certes, un lecteur avertit vous dirait qu’il n’y est pour rien. Ou du moins, que Saylla ne peut pas le savoir : elle n’est que simple actrice. Mais bon, elle refusait d’admettre qu’il ne portait pas sa part de responsabilité. Monsieur fantasme sur une tenue de soubrette et pof ! Une tenue de soubrette sur patte arrive comme par magie. Plus gros on ne faisait pas. Plus prévisible que la résurrection de blanche neige. Plus bateau  que la mort du grand méchant loup. Bref, c’était de sa faute. De toute façon, il lui fallait un coupable. Or, jusqu’ici, son barman avait mit une ardeur inébranlable à toujours l’être. Après tout, cette histoire était la sienne. IL avait choisit le bouquin. IL avait lu la formule magique. Sa faute. Simple. Mathématique. Bref, elle était dans la merde.

Avec tout cela, la demoiselle n’avait toujours pas choisit sa réaction. Le problème, c’est qu’elle savait très bien ce qu’elle allait faire. Mais elle refusait de le faire. C’était un choix…ignoble. Elle retournait l’équation encore et encore, dans tous les sens, sans trouver de solution plus adéquate. La mort dans l’âme, elle s’approcha de leur hôte, inclina respectueusement la tête en signe de remerciement…et accepta très modestement cette nouvelle tenue.

Une première chose de réglée. Lui suivante, toute aussi délicate, méritait quelques secondes de réflexion : OÙ allait-elle se changer ? La première possibilité était demandée à leur hôte une pièce…plus intime. La seconde était de se changer sur place. Elle n’avait pas très envie de quémander une nouvelle fis l’aide de du propriétaire des lieux. Mais imaginer l’autre vieux pervers en train de mater sans la moindre retenue ne l’enchantait pas plus. Se dissimuler derrière un rideau ? Ridicule. Demander au barman de se tourner dans un coin ? Ça ne l’empêcherait pas de regarder ce qu’il veut voir. Le forcer à faire un paravent de son corps ? Il en profiterait pour la ploter. Mon dieu que le choix était cruel…Cet obsédé du sexe était assez excitée pour qu’elle n’en remette pas une couche. À moins que…

À cet instant, leur hôte s’éloigna, avec son pas toujours aussi lourd et pesant.


« Je vais voir où ils en sont en cuisine, je reviens. Le temps pour Madame, de se changer. »

C’est ça…va voir où en est la popote. Saylla l’observa quitter la pièce par une nouvelle porte, et écouta quelques secondes ses pas s’éloigner dans la demeure. Lorsqu’elle fut certaine qu’il était assez loin à son goût, elle détourna vivement la tête en faisant danser ses cheveux et posa un second regard assassin sur le barman. Un sourire se peignit sur son visage, et celui-ci se détendit légèrement. Sans un mot, elle plaça la tenue de soubrette le long de son corps, pour que la barman l’imagine en tenue de combat. Elle s’approcha de lui en dodelinant des fesses, espérant que son spectateur apprécie le spectacle. Arrivé à sa hauteur…elle lui fouta une gifle magistrale, digne des meilleurs film de violence. De quoi dévisser un pot de Nutella oublié au fond d’une armoire depuis dix ans. Quelque chose à la limite du soutenable. Elle allait le payer cher…mais merde.

« Ça, c’est pour le « cochonne ». Je tiens parole. Quoique j’avais parlé de « poings dans ta gueule », mais disons que je te laisse une seconde chance. »

Sans attendre la moindre réponse, elle pivota sur ses talons et reprit une distance de sécurité. Lui tournant le dos, la jeune fille se mordit la langue à sang, regrettant amèrement ce qu’elle venait de faire. Mais il testait les limites. Elle ne supportait pas cela.

Ensuite…elle décida de sa changer sur place, sans chercher à sa dissimuler. Avec un peu de chance, il allait s’exciter encore plus sans pouvoir rien faire. Bien fais pour sa gueule. Lentement, prenant presque la pause, Saylla défit ce qui restait de ses bretelles. Tout en fixant son « chéri » avec un regard de braise, elle sentit sa robe glisser jusqu’à ses hanches. Elle enfila la chemise moulante à souhait, avant de faire tomber totalement sa robe, et d’enfiler la nouvelle. Ses gestes, aussi précis que calculés, se voulait rapide sans l’être trop, dévoilant par à-coup la courbure de ses formes…sans tout montrer dans son intégralité. Le porte jarretelle fut étonnement parfaitement adapté à sa silhouette, et les bas se déplièrent sur toute la longueur de sa jambe jusqu’en haut de ses cuisses. Le tout sentait un peu le moisi, mais au moins, elle se sentirait un peu moins ridicule. Quoique…Une fois son tablier en place, elle noua le bandeau sombre à sa gorge et s’approcha à nouveau de son acolyte.


« Serais-tu, s’il-te-plaît, nouer le corsage dans mon dos ? Pas besoin de persiflage, je t’entends d’ici. »

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 10 Aoû 2013 - 21:35
La tenue. C'est la tenue sur laquelle je fantasme depuis des lustres, depuis Lian surtout. Et voilà enfin l'opportunité de voir une jolie catin du moyen-âge la mettre. Cela suffisait amplement à me rendre heureux. Je voyais déjà Sayllia entrain de se dodeliner devant moi, s'effeuiller légèrement pour ensuite mettre sa tenue. Peut-être même sous le regard de deux mecs plutôt virils. Ca a de quoi enchanter les papilles n'est-ce pas !? Ah non, l'autre macchabée s'en va s'affairer en cuisine, nous laissant seuls en toute intimité.  

« * C'est bien, le moche, tu me laisses assez le temps pour jouer avec elle* »

SAYLLIA, la future soubrette de mon coeur s'avance alors vers moi, me jetant un regard bouillonnant. Bouillonnant de je ne sais pas quoi d'ailleurs. Oui j'ai le droit de faire le niais de temps en temps. De plus en plus, elle se rapproche et là, en un instant, elle me décoche un violent coup de poings. Dans la gueule, aussi simple que cela. Et j'en suis tout content. J'aime les femmes qui ne se laissent pas faire et qui se débattent. Plus elles se débattent et plus la victoire de la chaire est bonne. Du coup, j'en suis tombé à la renverse. Mon cul vêtu d'un boxer touche le sol et ressent sa froideur. Brrr, qu'est-ce que ça caille ! Je me caresse la joue et sourit avec assurance. Posé par terre, je m'étalais alors de tout mon corps, histoire de relâcher tout mes muscles, enfin presque tous et me détendre. Dire que normalement, je devais être dans mon lit à cette heure-ci. Et là encore, elle me dévoile tout son charmant spectacle et je rentre dans son jeu immédiatement. Tout en me regardant, elle fait baisser sa robe le long de ses belles cuisses. De temps à autres, elle me laisse regarder ses hanches, si seulement je pouvais un peu sa petite entrejambe.

La tenue commençait à lui aller à merveille et comme prévu, elle moulait à merveille ses jolies courbes. A la limite, j'aurai bien voulu qu'elle pointe, histoire de m'exciter encore plus que je ne l'étais. Car oui ! Mon sexe s'ardait encore plus dans mon petit boxer. Et là, elle se rapproche une nouvelle fois et je reste sur mes aguets, cette fois-ci, si elle essaie de me foutre un coup de poing, je lui rétorquerai quelques "coups". Simplement. Elle m'aura pas deux fois cette conne. Elle me demande finalement de serrer derrière son tablier blanc. Avec plaisir, je cale mon sexe sur le coté histoire que ce ne soit pas trop voyant et me glisse avec une agilité de félin derrière elle. Tout en splendeur, mes mains voguent le long de ses hanches sans les toucher puis, avec un sang-froid légendaire, je noue ses attaches par un noeuds papillon. Je glisse toutefois quelques "mots doux" dans sa mignonne petite oreille.

« Tu es sexy dans cette tenue, dis, tu es sure qu'une petite aventure avec moi ne te plairait pas ? Oh, au fait, n'accorde pas trop d'importance à notre bonhomme, il est chelou jusqu'à la moelle, je sens qu'on ne va pas dormir de la nuit, si tu vois ce que je veux dire, fu fu fu... »

Mon sexe désenfle mais je le frotte rapidement au bas de sa jupe avant de me reculer en arrière avec rapidité. Oui, deux mètres de sécurité après cette provocation serait plus que raisonnable. Soudain, notre bonhomme revient encore une fois des cuisines. Dans sa main ganté, il tient une plateau couvert d'une cloche. Et de sa voix grave, il nous demande de nous installer. Je me pose alors à coté d'une chaise et m'adresse à ma fausse femme tout en la tirant pour lui laisser la place de poser ses jolies fesses sur elle.

« Comme tout gentlemen, je refais comme tout à l'heure, à vous les honneurs, femme. »

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Ven 16 Aoû 2013 - 17:01







Il allait définitivement la rendre dingue. Elle en était convaincue. Sur le coup, il s’était montré presque doux et gentil. Pas de violence, pas de remarques perverses. L’aurait-elle dompté ? Elle avait quelques doutes sur la question. D’autant plus de doutes qu’il ne paraissait pas calmé, loin de là. Il suffisait de sentir son entrejambe pour en être convaincu. Sans ajouter un mot, Saylla prit place sur la chaise aimablement proposée par le barman. Elle ne pensa même pas à le remercier, trop plongée dans ces pensées. Où était le prochain coup foireux ? D’où sortirait-il sa prochaine attaque ? Saylla posa sur son « chéri » un regard plein de méfiance.

Finalement, le serviteur la ramena à la réalité. Avec des gestes lents et un peu raides, il ôta la cloche qu’il tenait en main…et dévoila une petite cloche en argent. Intriguée, la demoiselle leva un sourcil, tout en s’agitant légèrement sur sa chaise. À cet instant, Saylla entendit dans le lointain du manoir une lourde horloge suspendue sonner l’heure. Silencieusement, elle compta les coups, et en déduisit qu’il était vingt-et-une heure exactement. Leur hôte s’empara ensuite de la cloche, et l’agita dans un petit mouvement sec du poignet. Le titillement délicat se répercuta longuement dans la pièce, sans que la conteuse ne comprenne où le serviteur voulait en venir. Par la suite, le lourd silence revint dans la pièce. La demoiselle se tortilla encore sur son siège, supportant difficilement cette robe si courte qui avait la mauvaise manie de vouloir lui rentrer entre les fesses. Rester en place dans un lieu aussi sinistre la rendait folle, et un irrépressible besoin de hurler lui prit à la gorge.

Heureusement, le silence finit par se rompre. Là-bas, quelque part, de nouveau bruit de pas se mirent à résonner. Cette fois-ci, le bruit était plus léger, plus fluide que celui du serviteur. Peu à peu, le bruit se précisa, et finit par s’arrêter juste derrière une haute porte à double battant qui donnait sur la pièce où se trouvaient nos protagonistes. Les souliers claquèrent au sol, avant qu’une main gantée ne pousse sur la poignée, et entre d’un pas  énergique. Le serviteur, resté dans l’ombre, annonça le nouveau venu.


« Le Docteur Victor Frankenstein. »

Saylla s’immobilisa, et fixa avec fascination cet individu. Les cheveux noirs, coupés court, la barbe mal entretenue et vieille de quelques jours, l’œil fatigué et la paupière lourde, le docteur s’approcha du bout de la table en faisant un signe au serviteur. Il portait un élégant smoking noir et blanc, quoiqu’un peu vieillot, par-dessous une veste immaculée de médecin. Cette dernière, entre ouverte, lui donnait des airs de conquérant, alors qu’elle s’agitait autour de lui au rythme de ces mouvements. Pourtant, il ne semblait ni bien grand, ni bien gros. Brusquement, se rappelant les règles de bienséance, la jeune fille se redressa vivement en faisant racler sa chaise.

« Essayez-vous, essayez-vous. Pas de cela entre nous. »

Il appuya ses dires en agitant sa main dans sa direction La conteuse obtempéra, tout en ne lâchant pas du regard le docteur. Pour peu, elle en oublierait presque son barman Mais que ce dernier ne se fasse pas top de soucis, elle n’était pas prête de l’effacer de ses pensées. À peine Monsieur Frankenstein assit, une nuée de serviteurs entra à son tour dans la pièce, aussi discrète qu’invisible. La table fut rapidement dressée, et les chandeliers allumées. La conteuse n’était pas trop sûre d’apprécier qu’on la traite ainsi, mais elle se voyait mal se plaindre. Tout en s’emparant de sa serviette qu’il déplia sur ses genoux, le docteur prit une nouvelle fois la parole.

« Je vois que vous avez trouvez une tenue à votre convenance, Mademoiselle Saylla. Ravie qu’elle vous aille à ce point. Et pardonnez mon ami d’avoir de si mauvais goût en matière vestimentaire. »

« Si mauvais goût » ? Comment cela ? L’aurait-il choisie ? La jeune fille glissa un regard suspicieux au serviteur, toujours dissimulé dans un coin. Elle s’apprêtait à rétorquer quand…il lui coupa la parole.

« Le repas est servit ! »
« Ha ! »

Le docteur se frotta les mains, visiblement impatient de passer à table. Le serviteur s’approcha d’une porte, et l’ouvrit à la volée, laissant ainsi entrer à nouveau ses collègues.

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 17 Aoû 2013 - 21:28
Lui, c'est sur, il manipule aussi bien que moi le scalpel.

Que dire du mec qui arrivait à la tablée, habillé de manière étrange. Hum...Hum...Quoi de neuf docteur ? J'ai envie de dire mais je vais me retenir pour le coup. Je l'observe faire ses manigances, ses manières et le laisse parler sans lui couper une seule fois la parole. Coudes posés sur la table, j'observa à tour de rôles les acolytes du soir. Une femme au caractère bien trempée, un serviteur beubeu et à l'odeur de cadavre...et..le maître de la demeure sans doute, un docteur maboule. Je croise les doigts et mon ventre crie discrètement famine. Qu'a cela ne tienne, tout pleins de passages en un instant et hop, la grande table était dressée et quelques autres plats couverts de cloches fut éparses. Bordel, que c'en était perturbant tout ce "monde" alors qu'il n'y a même pas dix minutes, on aurait dit un manoir hanté. J'en reste perplexe et écoute les paroles de ce Victor. Le ton de sa voix m'agace et m'irrite. Je ne sais pas pour quelle raison mais c'est comme ça. Il y un truc qui ne tourne pas rond ici. Hop, les servants disparus, il n'y avait plus que : Moi. Victor. Sayllia. Le serviteur cadavérique. Je réfléchis...trop. Faut que je bouffe, au moins, ça aura le mérite de combler mon estomac. Bon, juste pour être sur...

« Bien, content d'apprendre que vous vous nommez Victor. J'imagine que vous êtes le maître de ces lieux n'est-ce pas ? Je me présente Macky Pierce. Violeur, psychopathe, schizophrène mais franc. Elle, la petite princesse, c'est Sayllia. Mais je vois que vous avez déjà retenu son petit prénom ? Enfin, voilà, les présentations sont faites au moins. »

Je jette un regard à Sayllia et sourit tendrement. Non, je ne vais pas réitérer le "c'est ma femme". De toute façon, l'autre crétin a déjà dû lui dire. Non, je vais plutôt l'harceler de questions. Oui, lui demander si c'est normal qu'il vit d'amour et d'eau fraîche dans son manoir mais dans un livre surtout.

« Alor... »
« Et bien, vous formez un joli couple, mon cher Macky mais ne devrions pas manger plutôt que de tergiverser ? Le repas pourrait refroidir avec les courants d'airs que nous avons ici. »

Enculé. Ca te prends souvent de couper la parole au gens ? Maintenant c'était mon tour. Je te retiens toi, je te charcuterai ta gueule de con pour la peine. Enfin, d'un autre coté, il n'avait pas tord et je m'attelais déjà à prendre quelques fourchettes dans les plats. De ma main gauche j'enlevais la première cloche venue. Et hop ! Un délicat canard fumée, coupé en fines tranches rosées. Comme je les aime ! Comment il a pu deviner que c'était l'un de mes plats favoris ? Osef.Macky.Osef, t'es là pour te reposer et pour bouffer. De l'autre coté de mon assiette, des patates cuites à la vapeur accompagnés de petits lardons taillés en allumettes. Sympa. C'est digne d'un restaurant de renom. Une fois mon plat servi, j'attaque le plat et m'engouffre en un instant les tranches de barbaques.

« C'est délicieux. Vous avez voulu marquer le coup ou c'est toujours comme ça ?  »
« Je dois avouer, cher psychopathe, qu'on n'a pas souvent l'occasion de croiser des personnes ici alors ça a été fait exprès. Dame Sayllia, vous aimez quels plats ? Si vous le désirer, je peux moi-même vous servir ? Macky, n'hésitez pas à prendre du vin rouge, c'est un millésime de qualité, alors servez-vous ! »

Quelle délicate attention dis donc. Enculé. Je prends la bouteille près de moi donc, et m'en sers une bonne dose. Quelques gorgées et hop, le goût du vin venait caresser mes papilles. Il était pas mal mais j'avais déjà goûté mieux. Enfin, je ne vais pas m'en plaindre. Passons aux choses sérieuses. Je pense qu'il sera le mieux placé pour nous dire où on est et comment on peut sortir d'ici.

« Donc, revenons-... »
« Franck. Servez dame Sayllia, je vous prie.»

...C'est décidé. Victor, tu vas crever.
 

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 19 Aoû 2013 - 0:15







Alors là, Saylla était au comble du bonheur. En moins de trois minutes, Docteur Machin venait de combler tous ces plus grands fantasmes de l’instant. Non pas par sa tenue de médecin (quoiqu’il parait que ça faisait fureur au XXIème siècle) ni par son smoking ou par ses cheveux impeccablement laqué (sur ce point, elle préférait nettement la coiffure de Macky, elle se devait de l’admettre). Simplement…parce qu’il était en train de faire bouiller le barman. Littéralement. Elle voyait la fureur briller dans ses yeux. C’était purement…orgasmique. Je n’ai pas d’autre mot. J’ajouterais même que Saylla en aurait bien mouillé sa petite culotte…seulement, elle n’en avait pas.

La demoiselle n’aurait arrêté ce spectacle pour rien au monde. Elle en savourait chaque instant, jusqu’à cet aimable « Franck » qui s’approcha affin de la servir. Elle était au comble du ravissement, et elle ne put s’empêcher de lancer un sourire divinement ravit au barman.


« Cher Docteur Frenkenstein, je vous avoue que je ne sais par où commencer ! Tout ici me semble si exquis que je ne sais où mettre la tête ! Ce canard, par exemple, me semble tout bonnement divin»
« Et bien, dès lors, Franck, servez-lui en. Et appelez-moi Victor ma chère, c’est tellement plus convivial. »

Le canard ? Elle n’en avait rien à caler. Son seul plaisir était de voir le serviteur faucher le plat sous le nez de Macky. Bien, c’était officiel, elle était en train de jouir. Rester sagement en place devint pour elle un exercice de force, tellement l’excitation était à son comble. Pour peu, elle en oublierait de manger. Mais Franck la rappela bien vite à l’ordre, et la conteuse se mit à table de bon appétit. Elle fit un clin d’œil à son compagnon, tout en avalant goulument une première bouchée.

« Et bien Docteur Fren*Victor, je dois admettre que ce repas est absolument divin. Je vous en félicite. »
« Cessez ces compliments mademoiselle, vous finirez par me faire rougir. »
« Oh mais j’y tiens, tout ici est absolument charment. Et appelez-moi donc Saylla, cela sera plus simple. »

Était-elle en train de le charmer ? La réponse était oui, sans hésitation possible. À nouveau, son seul objectif était de faire bondir son compatriote. Ni plus, ni moins. Rien qu’à l’idée de voir encore un peu de cette fureur briller dans ses yeux elle en avait la bouche toute sèche. Avec des gestes précis et sensuelle, elle s’humecta les lèvres avant de les essuyer avec sa serviette, tout en lançant un regard de défit au barman. Sa terreur de la bibliothèque avait besoin d’être vengée. S’être fait mise à nu par un premier venu, sans qu’elle ne puisse rien faire, l’avait terriblement outrée et profondément blessé. Non, elle n’oubliait pas. Elle avait la rancune tenace, que voulez-vous.

« Comme vous voudrez ma chère amie. Or donc, vous venez d’un livre ? Racontez-moi cela. »
« Je dois vous avouer que je ne sais pas exactement d’où nous venons. Tout ce que je puis vous dire, c’est que le dénommé Macky ici présent n’est pas mon compagnon. Je suis…parfaitement libre mon cher Victor. »

Saylla papillonna des cils, tout en lançant un sourire aguicheur à Victor. Elle ne savait pas jusqu’où ce petit jeu allait la mener, mais au moins, elle se divertissait, et se détendait une peu.

« Sincérement ma chère Saylla ? Oh ! J’en suis profondément navré, mais nous avons déjà préparé votre chambre. Et il me serait difficile de vous en préparer une deuxième, c’est la seule convenable. Vous n’y verrez aucun inconvénient cher Macky je l’espère ? »

Saylla se sentit l’âme d’un flan tout droit sortit du four…qui venait de s’effondrer comme un ballon crevé. Ses épaules s’affaissèrent, et son sourire disparu. Dormir…avec le barman ? C’était une blague ? Non, malheureusement, cela n’en avait pas l’air. La conteuse plongea son nez dans son assiette, refusant de donner le plaisir à Macky de voir sa mine affligée. Leur hôte venait d’ôter tout instant orgasmique à la demoiselle. Tel un château de carte soufflé, elle tenta bien de trouver une solution à son problème, mais la tâche s’avéra bien difficile.

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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 19 Aoû 2013 - 14:27
Cette musique va plutôt bien avec l'époque
Pff. C'est nul de faire la cour.

C'est un ennuyeux repas que nous faisons là..Enfin, tout dépends de la manière dont on le perçoit. Et j'ai bien remarqué que Sayllia s'éclatait à me voir tourner en bourrique à cause de ce connard de maniéré. Enfin bon, nous mangeons c'est déjà pas mal. Ils discutent, je ne dis rien. Et là, c'est le choc. Sayllia avoue que je ne suis pas son mari. Et qu'elle est "parfaitement libre". Salope, tu aimes vraiment voir me foutre en rogne. Je serre la fourchette dans ma main et je plonge mon regard dans celui du serviteur Franck. Y a pas à dire, c'était vraiment un soumis de première et même ses yeux le reflètent. Fixant le vide, il sert "Dame Sayllia" d'un air tout à fait neutre, puis passe derrière son maître faux-cul à souhait. Je lasse faire la petite catin avec sa technique de séduction, je pestifère dans mon mutisme, ce sera tout. Et là, mister Victor me pose la question s'il n'y avait aucun inconvénient à ce qu'elle dort avec moi.

Doucement, je laisse échapper un rire satanique, bien rauque, bien exagéré et je jette aussitôt mon regard approbateur envers la petite demoiselle. Elle semblait totalement offusqué, aussi molle que les couilles du serviteur Franck.

« Et bien, si vous n'avez que cette chambre de libre, je ne vois vraiment pas d'inconvénients et il faut dire que nous commençons à bien nous connaître elle et moi. Et personnellement, je préférerai qu'elle reste avec moi, après tout, nous ne vous connaissons pas assez pour vous faire confiance à 100 %»

« Très bien, je peux tout à fait comprendre votre point de vue et en tant qu'invités d'exceptions, je suis du même avis que vous. »

« Bien, nous sommes donc d'accords, Sayllia et moi dormirons ensemble ce soir. Mais vous, vous ne dormez pas ? Je me passerai bien de son avis mais peut-être souhaiterait-elle séjourner dans votre chambre ? »

Oui. Vous l'avez remarqué, je parle comme si celle-ci n'était pas présente. Vous pouvez l'interpréter comme vous le souhaitez, je m'en contrefiche et puis, c'est une sorte de dialogues machismes que nous entreprenons. Alors bon, l'avis d'une femme lunatique qui jouit presque à me voir me foutre en rogne, on s'en passera bien n'est-ce pas ? Un doux sourire s'étale sur mes lèvres. Sadique. Content. Heureux. Finalement, ce con de Victor était compréhensif. Je finis rapidement le repas, pressé de passer à autre chose. Oui, je souhaitais ardemment me poser sur un lit et réfléchir à tout ça. Réfléchir à comment nous pourrions sortir d'ici. Ce n'est pas que j'aime pas le ton lugubre des lieux mais c'est pas du tout pour moi, ce genre de vie silencieuse et sans débauche. Mon bar commence même à me manquer.

« Bien, j'en ai fini mon repas. Pourriez-vous me guider jusqu'à la chambre ? Sayllia, tu souhaites rester aux cotés de ce cher Victor ? Je reviendrai pour te montrer où notre chambre sera.  »

A partir de là, j'imagine deux scénarios possibles. Le premier, elle me suit, nous allons nous reposer, réfléchir, "DISCUTER". Le deuxième, elle reste avec lui faire je ne sais quoi avec ce Victor tandis que le mot-vivant sur patte me guide à la chambre. De mon coté, j'en profiterai pour soutirer des infos. Que faire, que choisir ? Merde. Ce n'est pas à moi de décider en plus...Sayllia, j'espère que tu feras le bon choix. De toute façon, vu comme elle tentait de le séduire, il ne se faisait aucun doute qu'elle resterait avec. Ou pas. Bordel ! Un bon gros bédo me ferait du bien pour me détendre...

« Ah ! Et auriez-vous des vêtements pour moi ? Ce n'est pas qu'il fait froid mais quand même, rester en boxer/débardeur serait impoli et je pense que vous avez aussi des tenues de rechanges ? Pourriez-vous avoir l'amabilité de m'en passer une ?  »
 

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Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences
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