Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences

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Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Ven 21 Juin - 22:30
Pensive, Saylla parcourait de long en large les couloirs sombres et silencieux de l’académie. Une « Académie ». Quel mot étrange. Mais quel concept merveilleux. Permettre à chacun d’étudier, d’apprendre et d’agrandir son champ des connaissances. Il fallait bien un paradis pour abriter ce genre d’édifice. Car oui, Saylla en était convaincue, elle était au paradis. La seule personne avec qui elle avait discuté jusqu’ici s’était révélé être un ange.  Elle était donc au paradis. Cette jeune fille venue du Moyen Âge ne pouvait voir les choses autrement. Après la mort, venait le paradis, ou l’enfer. Sachant qu’ici rien ne brulait, elle était donc au ciel. C’était mathématique.

Toutefois,  certains concepts lui échappaient, et certaines habitudes d’ici la dérangeait. Comme cette manie de toujours vouloir faire sonner cette chose étrange, là-haut, au dessus du mur. Tout leur temps de travail était dicté par cette petite chose insupportable et insupportée. Saylla en était devenue littéralement malade, au point de fuir les couloirs. Dès que cette misérable boîte rouge retentissait, le vacarme devenait infernal. Des bruits de raclement de chaises, des cris, des éclats de voix, des cahiers qui tombent, des courses poursuites, des engueulades, des…Comme si, après avoir été forcé de garder le silence,  les élèves avaient brusquement besoin d’évacuer un trop plein de vacarme enfuit en eux. Insupportable.

Ce bruit…mais aussi ce monde ! Jamais Saylla n’avait vu autant de monde réuni en un même endroit. Tous, entassés dans des boîtes, les unes sur les autres, passant des heures assis à attendre que le temps passe, pendant qu’un autre leur contait des choses qu’ils n’écoutaient même pas. C’était…impressionnant !  Et parfaitement incompréhensible  pour la jeune fille. Elle qui avait tant besoin de voyager, de bouger, de danser, de sauter, de courir et surtout de parcourir le monde… Accepter de rester ici, pendant des mois, sans s’éloigner de plus de quelques lieux, enfermé dans une pièce…Non, elle ne pouvait pas.

À présent, il faisait nuit, et la demoiselle se permettait une visite nocturne des lieux. Plus de bruit, plus de monde. Juste elle et la nuit, dans un silence respectueux. Elle s’était depuis longtemps perdue dans les méandres de l’académie, mais cela n’avait aucune importance, l’édifice était splendide. Les yeux grands ouverts, elle se fit curieuse de tout, fouillant chaque recoin. Elle avait confectionnée une torche improvisée, à l’aide d’un vieux tissu, d’un bâton et d’huile. Cette dernière coulait goute à goute sur le sol, transformant sa propriétaire en petit poucet. La lumière chaleureuse qu’elle répandait faisait briller les dorures des murs, des vitraux et les encadrures des portes. Subjuguée, Saylla se laissait emporter, virevolter entre les couloirs, les classes et des lieux probablement interdis. Habillée de presque rien, à peine une fine robe de soie blanche que les gens d’ici appelaient « chemise de nuit », les cheveux dénoués, elle glissait de pièce en pièce. Un passant intrigué aurait probablement vu en elle un fantôme hantant les lieux, cherchant une âme à tourmenter.

Pour la centième fois, la demoiselle tenta d’ouvrir une nouvelle porte. Fermée. Quoi d’étonnant. Mais il en fallait plus pour l’impressionner. Un sourire s’esquissa sur son visage, alors qu’elle s’emparait  d’une petite pince à cheveux coincée derrière son oreille. La nuit était déjà bien avancée, et Saylla avait eu l’occasion de s’entrainer à plusieurs reprises. Sa technique était maintenant parfaitement  au point. Glissant subrepticement le fil métallique à moitié tordu dans le trou de la serrure, elle ne mit pas longtemps pour faire céder le mécanisme interne de la porte. Presque trop simple. La mine satisfaite, elle poussa silencieusement sur l’un des battants et se glissa furtivement à l’intérieur, tenant toujours sa torche d’une main. Une fois l’obstacle franchit, ce qu’elle vit l’impressionna tellement, qu’elle en oublia de refermer la porte derrière elle, et s’enfonça dans l’obscurité de la nuit avec un regard émerveillée.

Une bibliothèque. Elle venait de trouver une bibliothèque. Et quelle bibliothèque ! À son époque, chaque livre valait plusieurs années de salaire pour un serf. Son prix exorbitant en faisant une véritable œuvre d’art et un objet de prestige. Ici…l’accumulation des livres était telle que ces derniers s’étalait jusqu’au delà de l’obscurité du plafond. Ce dernier était si haut, que la jeune fille ne parvenait même pas à la distinguer clairement. Elle avait l’impression de se trouver dans un immense vaisseau, ou dans la nef d’une église aux proportions démesurées. Saisie par tant de majesté, elle ne put que s’immobiliser, admirative, au milieu de la pièce. Elle fit un tour sur elle-même, puis un deuxième, un troisième et se mit à tournoyer à s’en faire perdre la tête. Des livres partout encore et encore. Quel monde merveilleux. Sa robe volait au rythme de ces mouvements, les volants dansaient avec la lumière du feu. Elle était dans un conte de fée. Un merveilleux conte de fée où une jeune fille se déplaçait seule dans un châteauenchanté…croyait-elle.
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 24 Juin - 15:03

« Bon...qu'est-ce que je pourrais foutre dans cette académie de m*rde ? »

C'est vrai quoi !? Je suis un apprenti-Dieu repentis qui doit se repentir de ses actes passés afin d'atteindre ce statut si incroyablement, incroyable. Mais bon entre-temps, je fais quoi ? Allongé sur mon lit, vêtue d'un unique boxer qui moule bien mes atouts, je réfléchis. Dehors la lune est haute et belle, je l'a regarde tout en fumant un petit joint (fait avec les feuilles des abricotiers hallucinogènes bien sur !). Elle me fixe et j'ai l'impression qu'elle me fait un doux sourire, c'est sympa. Bon allez, je pars flâner dans les couloirs de cette foutue citadelle. Est-ce que je dois rester habillé comme ça ? Vous avez envie que je reste dans cette tenue petit coquin ? Et bien dommage pour vous, je me met un t-shirt. Un t-shirt qui me va à merveille et qui montre mes pectoraux saillants. Ainsi donc me voilà hors de ma chambre de repentis donc dans les couloirs sinistres. Ces couloirs arborent de petites lumières tamisées et semblent n'être d'aucunes utilités. Je ne vois pas à pas trois mètres. Les ombres semblent s'animer, le silence est oppressant et seuls mes pas résonnent pour le perturber. Un petit frisson me parcoure la nuque tandis que j'avance à pas de velours. Je tente d'ouvrir les portes mais elles sont fermées. Dommage, je ne pourrais violer personnes ce soir. Adieux les petites étudiantes en pyjama dans leurs lits, fragiles et faciles à choper.

« Bon...je vais continuer comme ça alors, à marcher comme un con... »

Hélas oui, je me parle à moi-même pour éviter de me sentir seul. Enfin, peut-être aussi pour me rassurer mais bon. Soudain ! J'vois des goûtes bizarres sur le sol. Me baissant pour examiner ces goûtes, je les touche avec mes doigts et les portes à mes lèvres, à ma bouche en espérant avoir affaire à du sang. Fuck ! Ça a un goût dégueulasse ! Et c'est pas du sang...Bordel, la chance n'est vraiment pas avec moi ce soir. Toutefois, à la manière du petit poucet, ces goûtes me montrent un chemin. Alors, vu que je n'ai rien à faire de particulier, je me met à les suivre, tranquillou.

« Allez, on va s'occuper comme on peut...»

Au bout de quelques minutes, ces goûtes bizarres se stoppent devant une porte où était inscrit son nom. La bibliothèque ? Qu'est-ce qu'on irait foutre là-bas ? Perso, je ne suis pas très littérature alors je n'y ai jamais mis les pieds. Mais là, les conditions sont telles que je peux peut-être me permettre d'y rentrer, au moins une fois dans ma vie. Je rentre. Et là, qu'est-ce que je vois bordel !? Un nana ! Avec des discrets tatouages que l'on peut voir même à travers sa légère tenue. Une peau qui ne demande qu'à être caressée et une robe qui ne demande qu'à être enlevée. Argh ! Faut que me retienne d'agir et de sauter sur elle. Lian me botterait les fesses si je faisais quelque chose...Quoique, en cette sainte nuit sinistre, que pourrait-il arriver ? Ainsi donc, je me rapproche de cette jeune demoiselle, discret comme un ninja. Objectif ? Mâter en dessous de sa robe pour déceler une merveilleuse image. Tout doux mon gaillard. Mon entre-jambe me gratte et des perles de sueurs s’amoncellent sur mon front. Garde ton sang-froid bordel ! Et là, je trébuche. A peine à un mètre d'elle, de sa robe. Je m'étale comme une loutre sur le sol, dans un tintouin pas possible.

« Et...merde...»
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mar 25 Juin - 22:01
« EEEEH !!? »

Dans un cri de surprise, Saylla pivota sur ces pieds nus et brandit sa torche improvisée vers l’intrus. Elle ne l’avait pas entendit venir, trop plongée qu’elle était dans l’admiration des étages soutenant les ouvrages qui s’étalaient à l’infini. Tenant fermement ses armes des deux mains, elle lança un regard farouche à cet homme qui l’avait surprise. Sa tenue, hautement sexy, le rendait d’autant plus louche. Pourquoi s’être ainsi approché d’elle à pas de loups ? Ses yeux le jugèrent sur toute sa longueur, tentant de déterminer son degré de dangerosité. Malheureusement, dans son accoutrement, il était difficile de voir en loin un monstre violeur d’enfants, tout au contraire. Saylla y alla même d’un petit rire carnassier, amusé autant par la position de son interlocuteur –soit, à ses pieds-, que par sa tenu des plus cocasse.

« Vous êtes perdu monseigneur ? Une méchante vilaine petite fille vous a agressé et vous a volé vos habits ? Rassurez-vous, cette tenue vous siée à merveille. Un brin trop coquet, peut-être… »

La jeune fille ne lâcha pas une miette de ces gestes. Qui était cet olibrius ? Elle n’en avait aucune idée. Mais ce qu’elle savait, c’est qu’il n’était jamais bon de croiser un inconnu tard dans la nuit, perdu quelque part dans un immense édifice. Elle tenait toujours fièrement devant elle sa torche, autant pour éclairer l’homme que pour éventuellement se protéger. Elle qui croyait pouvoir se déplacer seule la nuit…Et bien non ! Même au plus tard de l’obscurité, il avait toujours quelqu’un pour vous déranger dans vos explorations. Et quel phénomène ! Ces cheveux bleus n’avait de cesse de la fasciner, et son regard avait quelque chose d’hautement dérangeant. Le fait même qu’il le pose sur elle lui paraissait outrageusement malsain. Comme un assassin avant de commettre un meurtre. Il avait visiblement une idée qui lui trottait dans la tête…mais laquelle ? La jeune fille garda un visage fermé et amusé à la fois, ne sachant trop sur quel pied danser.

Il était étalé de tout son long comme une limace sur sa feuille de salade, comme un chien au coin du feu. Mais il n'était ni une limace, ni un chien (du moins à première vue). Aurait-il trébuché ? Si oui, sur quoi ? Le sol était parfaitement lisse. Le heureux hasard du destin qui venait de lui sauver la mise ? Lui sauver quoi, exactement ? À part ce coté un peu dérangeant, cet individu ne montrait pas de réelles traces de menace. Mais pourquoi, sacredieu, avoir dès-lors voulu l’interpeler par derrière ? Brusquement plus méfiante, elle s’écarta des deux-trois pas, et prit un air plus sévère.


« …Mais soyons plus sérieux. Depuis quand est-ce des manières d’interpeler ainsi les jeunes demoiselles par derrière ? Je vous préviens, il est déconseillé de me chercher des ennuis… »

Ooooouh le vilain mensonge. Mais bon, quand on a que cela pour se défendre, on fait avec ce que l’on a. Joignant le geste à la parole, la demoiselle se mit en garde, brandissant fermement sa torche.

« …et je vous préviens ! Je suis armée. Qui êtes-vous et que me voulez-vous ?»

Tout en gardant son sérieux, Saylla mit tout en œuvre pour garder ses yeux fixé sur ceux de son interlocuteur. Car, voyez-vous, il était en effet bien difficile de ne pas les faire glisser légèrement plus bas. Autant son T-shirt que ce qui lui servait de caleçon dissimilait très difficilement les formes qu’ils renfermaient. Moulant sans aller dans l’accès, révélateur sans en dire trop. Terriblement intriguant pour une demoiselle un peu trop curieuse. Et surtout assez fascinant. L’envie cruelle de juger du regard la valeur de la marchandise, sans oser l’avouer à autrui ni même à soi-même. Il devenait alors d’autant plus plaisant que de tenter de tricher par à coups, en évitant de se faire trahir. Voir sans avouer voir, tricher sans admettre avoir osé.


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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mer 26 Juin - 19:14
« EEEEH !!? »

Oh ? Elle crie comme une jouvencelle en détresse, comme c'est mignon ! Mise à part qu'elle se retourne d'un seul coup pour brandir sa torche enflammée devant ma magnificence, ça donne déjà le ton ! Bon, sur que dans la tenue et la position où je suis, c'est assez ridicule. J'ai l'impression de m'initier à une position compliquée du Kamasutra mais bon... Je suis perdu ? J'suis attaqué par une petite fille ? What ? Comment elle cause celle-là ? J'ai l'impression que je suis encore tombée sur une nana perturbée, qui vient d'un temps révolu ou je ne sais quoi. Le pire, c'est que j'ai même pas le temps d'en décocher une ! Elle parle, elle parle et moi, je fais la limasse sur le sol en étant aveuglé par la lueur de sa flamme.  Alors, j'essaie de me poser en tailleur devant elle. Chose relativement facile mais fallait faire gaffe à la torche vu la distance, je voulais pas y laisser une mèche de cheveux. Prenant une lente inspiration, je finis par lui répondre en réfléchissant bien sur les mots à balancer.

« Et bien, et bien ! On se calme là ? Merci de dire que ma tenue me siée à merveille, j'ai longuement réfléchi pour celle-ci. Alors, euh, mademoiselle, vous êtes armée ? Armée d'une torche aux milieux de bouquins qui ne demanderaient à être cramés ? »

Ayez. Je reprend ma dignité, ma confiance. Je me relève en mode bad boy pas content et lui fait face. Finalement, elle est petite la petite catin. Certes, petite mais très belle, toute aussi belle que Lian, j'en ferai bien mon quatre heures d'ailleurs. Imaginez, aux milieux des bouquins, sans personne pour me déranger dans mon affaire qui se révélerait bien violente évidemment. Je ne fais jamais ça en douceur. Et pourquoi, je ne le fais pas d'ailleurs ? Je ne sais pas. Ce lieu m'effraie quand même un peu. Je reprend alors le dialogue, en fournissant quelques mythos au passage.

« Je m'appelle Isanagi Tensho. Je suis l'un des directeurs de l'académie ! Et concernant ma chute sur ce paquet moisi, je vérifiais qu'il était propre et clean. Tu sais, jeune demoiselle, l'état des lieux m'inculquent en haut point. »

Voilà, mythos envoyés. Et pardi ! Je parle dans son même langage, enfin, j'essaie. Inculquer la confiance à mes victimes est l'un de mes credo ! Quoique..je me trompe peut-être au sujet d'Isanagi Tensho ? Je crois bien avoir entendu que c'était un traître non ? Enfin bon, cette sotte devrait être dupée j'imagine. J'y ai mis le ton rassurant et la petite pointe de confiance, ça devrait le faire. Qu'est-ce que je suis bon quand même en matière de conneries...Ce ne serait que moi, je m'embrasserai...

Toujours face à elle, je regarde les livres éparses par-dessus son épaule. Brrr, tant de conneries emplies dans des petits bouquins, ça me ferait vomir. On apprend sur le tas, grâce à la vie et pas grâce à des connards qui écrivent leurs vies ou leurs éducations dans des bouquins...J'ten foutrais de la culture ! Enfin bon, là, je m'étale, je divague, je pars comme si j'avais fumé un gros joint...Qu'est-ce que je raconte moi !? J'en ai fumé un justement ! 'Fin bref, reprenons...

« Et toi ? Qu'est-ce que tu fous là ? En petite tenue affriolante et une torche dans les mains, tu veux mettre le feu ? Tu t'appelles comment ? Tu as quel âge ? Tu aimes le s...hum, tu viens tout juste d'arrivée j'imagine ? Tu veux que je te conseille ?»

Des conseils par Macky, ça vaut le détour ! Enfin, voilà, je me venge, j'adore, je lui balance tout pleins de questions sans lui laisser le temps de répliquer. Finalement, j'aurais trouvé de quoi m'occuper cette nuit, avec cette pucelle vagabonde...
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 27 Juin - 14:50
*Haha. J’ai envie de m’amuser, cela faisait longtemps. Laisse-moi faire….*
*Jamais !*
*Comme si tu avais le choix. Et comme si tu avais vraiment envie de me résister…Après toutes ses années de cohabitation…voyons !*

« Directeur hein… ? Voyez-vous ça… »

Un directeur…maladroit, trébuchant, et en slip au milieu de la nuit…Est-ce que, par le plus grands des hasards, il se foutrait de sa gueule ? Saylla lui lança un regard sceptique. Soit les coutumes d’ici étaient décidément très étranges, soit c’était un abruti, soit un vrai salopard. Gros dilemme. Et comme elle n’avait aucune idée de l’apparence d’Isanagi Tensho… Ceci dit…pourquoi mentir ? Pourquoi mentir à une pauvre et frêle jeune fille sans défense à moitié nue ? Bonne question. D’autant plus que s’il avait simplement voulu ne pas se dévoiler…il ne l’aurait pas interpelé et il aurait passé son chemin. Nous avons donc…un directeur qui inspecte les parquets au milieu de la nuit en slip. Mwouais. Mais qu’importe…directeur, curé, pape ou nettoyeur de chiottes, Saëros avait envie de s’amuser. Ils allaient donc s’amuser. Son interlocuteur avait peut-être une case en moins, mais Saylla ne valait guère mieux.

Après un dernier coup d’œil vers Isanagi [au passage, je trouve regrettable de ne pouvoir casser du sucre sur lui. J’ai la désagréable impression qu’il en sera très rapidement informé -.-] la demoiselle se détourna de lui et s’enfonça dans une des allées de la bibliothèque. La lumière dégagée par sa torche dessinait sur le sol et les étagères des ombres dansantes aisément repérables. Beaucoup d’ouvrages étaient en langues étrangères, mais elle devina toutefois s’être engagé dans le rayon des encyclopédies et autres dictionnaires. Elle chercha du regard une cible potentielle, sans savoir exactement ce qu’elle voulait. Ses doigts frôlèrent plusieurs couvertures, glissant silencieusement sur les cuirs brillants. Finalement son choix s’arrêta sur un volumineux ouvrage rangé à auteur des yeux. Il faisait visiblement partie d’une série, sa couleur rouge sang étant identique à celle de ses voisins. L’ouvrage, intitulé
« Le Vite dei più eccellenti pittori, scultori e architettori » d’un certain « Giorgio Vasari », lui paru très ancien, très beau et très cher. C’était parfait. Avec un sourire de contentement, elle revint sur ses pas.

« Quant à moi je me nomme Saëros d’Argos, nouvel arrivent, peu habitué aux coutumes d’ici. Mais j’apprends vite… »

Son protagoniste ne pouvait la distinguer derrière l’armoire, de sorte que ce n’est qu’au dernier moment, un peu tard, qu’il perçut à nouveau Saylla. Un léger sourire aux coins des lèvres, quelque chose de brulant au fond des yeux, elle sortait de l’allée, et s’arrêta juste à l’entrée, à quelques mètres d’Isanagi. Dans sa main gauche, la torche, toujours fidèle au post. Dans la droite, le livre…en train de se consumer doucement. Avez-vous déjà fait bruler un livre ? C’est une expérience intéressante car, quoi qu’entièrement constitué de papier, s’il est fermé il brule lentement, l’oxygène ayant du mal à s’infiltrer entre les pages. Avec un regard imperturbable, plongé dans celui de l’étranger, la jeune fille lâcha le livre avec négligence au-dessus de la petite poubelle métallique au début de l’allée [on m’a interdit de bruler la bibliothèque, mon imagination est bridéééééééééé ooooooooouin T_T]. Sans daigner accorder plus d’intérêt à la scène, elle s’éloigna à nouveau dans une autre allée, prête à commettre un nouveau crime.


« Je me suis perdue dans les couloirs en cherchant les toilettes…c’est bête hein ? »

« POF ». Un autre livre venait de succomber et tomba dans une autre poubelle. Son titre ? Bah, quelle importance. Au passage, elle y jeta aussi sa torche, préférant ne plus être aussi facilement repérable. Pour la troisième fois, elle s’éloigna, en quête d’une autre proie. Sa voix se fit alors plus forte, s’assurant ainsi qu’Isanagi puisse l’entendre.

« Quant aux conseils…pourquoi faire en cette heure tardive de la nuit ? Nous avons bien mieux à faire je trouve…Un cache-cache ça te dis ? »

Saylla se mouvait telle une ombre entre les rayons, prenant la bibliothèque pour un immense labyrinthe où il était bien aisé de se perdre. Revenant parfois sur ces pas, elle utilisait les poubelles déjà enflammées pour en allumer d’autres, aidé d’autres bouquins. Elle s’amusait comme une petite folle.

« Et oh ! Dernier détail : j’ai vingt ans, et oui, j’aime le sexe. Et toi ? »
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 27 Juin - 17:25
« Directeur hein...? Voyez-vous ça... »

Elle ne rajoute que ça. Puis elle s'enfuit dans les allées de la bibliothèque, comme ça, comme si une pulsion l'avait poussée. Je dois faire quoi ? Je réfléchis, je me frotte le menton, l'entre-jambe, je me pose la question. WTF !? Depuis quand on me lâche quand j'aborde ? Ne suis-je pas d'une beauté éblouissante d'un sexe-à-pile incroyable ? Surtout que j'ai bien remarqué ses petits regards coquins et malicieux. Je vois sa torche virevolter, des ombres danser, c'est une scène très jolie à voir. Soudain, elle revient. Ô ma douce et prochaine catin, elle me revient...mais, euh, avec des bouquins dans les mains !? Je la vois déjà avec sa torche pour y mettre le feu. Tiens, ça ne tarde pas mais qu'est-ce qu'elle nous fout là ? Elle fait un bad trip avec ces livres. Elle en crame un et le jette aussitôt dans la poubelle. Tiens, elle agit tellement bizarrement que j'ai oublié de retenir son nom. Saery, saera, saeru ? En tout cas, on dirait qu'elle est possédée. Après tout ces vas-et-viens, je la trouve bizarre....Mais c'est chouette ! Elle cherchait les toilettes avec une torche ? J'l'aurai bien guidé dans les toilettes tiens, j'aurais mené de bonnes petites affaires aussi.

« La prochaine fois que tu essaie d'aller au toilette, tu viens taper à la porte de ma chambre, je te guiderais comme il se doit »

Et dire que je reste devant elle sans réagir...C'est bien la première fois qu'une petite conne arrive à me faire cet effet. A m'ankyloser par les gestes et par la parole. Là, cette fois, elle termine son dernier livre et jette la torche. Nous plongeons à présent dans une semi obscurité. Ah, elle veut jouer hein, ça tombe bien je suis d'humeur joueuse. Elle s'échappe une nouvelle fois et je ne sais pourquoi mais j'ai l'impression que pour revoir son joli visage, je vais devoir courir après ses petites fesses rondelettes. Elle parle hautement, plus fort, de sorte à ce que je puisse comprendre l'intégralité de ses paroles coquines. Des conseils ? J'en ai donné, m'en souviens plus...Sans doute l'effet de l'herbe que j'ai fumé.Bien mieux à faire ? Ouais, exactement, j'en profite pour ôter mon boxer afin que mes parties génitales prennent l'air et se prépare. D'un air hautain, je regard au loin, en SA direction. Je sens un regain d'énergie monter en moi. Et là, elle déclare vouloir jouer à un cache-cache. Aucun problème ma belle, je serai ton loup, je te trouverai et je te mangerai. Mon coté sombre surgit. Ah cette tension, cette pulsion, celui d'un psychopathe qui chasse une proie de choix. Je n'en peux plus, ça me démange. Soudain, je l'entend terminer par ceci.

« Et oh ! Dernier détail : j’ai vingt ans, et oui, j’aime le sexe. Et toi ? »

« Aucun problème, ma belle. On joue à cache-cache alors je te laisse dix secondes pour cacher tes jolies fesses sinon ça ira mal. »



« J'arrive ma belle Saëros, j'arrive et prépare toi bien car cette nuit risque d'être une nuit mouvementée... »

Ayez, le chasseur est lancé, mon coté noir se déchaîne et je marche rapidement aux milieux des allées. A la recherche ma proie, tel le méchant loup et le petit chaperon rouge...
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 29 Juin - 1:35
Qui était le chasseur ? Qui était la proie ? Jeu ou réalité ? Jusqu’où s’arrêtait le jeu et où commençait le danger ? Distraction plaisante mais passablement violente et cruelle à laquelle s’adonnait Saylla. Qui que soit cet homme, fut-il même réellement directeur, il était dangereux. C’était un loup, une bête sans pitié, qui survivait seul et n’avait besoin de personne pour vivre. Le ton l’assurance de sa voix ne laissait aucun doute sur la question. La jeune fille se voyait aussi dans cet animal et croiser un « collègue » l’amusait beaucoup. Mais elle avait conscience que, dans ce domaine, il était un aître et elle n’avait pas intérêt à louper son coup ni à montrer son jeu. Ses mots était cru, presque bestial. Beaucoup d’assurance et de confiance en soi, qui dissimulait mal quelque chose de plus profond. Mais quoi ?

Les dix secondes arrivaient à leur terme. Saylla déglutit avec difficulté sa salive, comprenant que cette partie d’échecs allait être très serrée. Il ne fallait surtout pas le laisser réfléchir, le laisser ruminer dans son coin. Elle devait le distraire, où qu’il soit. Ce petit jeu semblait terriblement l’amuser et en rendait l’issue d’autant plus périlleuse. Se cacher, disparaître par une porte dérobée pour éviter d’éventuels ennuis ? Naaaaaaan ce n’était pas son genre. Et puis…Ce « Isanagi » l’intriguait énormément. La demoiselle continuait de se déplacer silencieusement, estimant que sa meilleure cachette dans un labyrinthe était encore de rester en perpétuel mouvement. Ce qu’elle devait faire ? Ce qu’elle faisait de mieux : raconter une histoire. Et pour cela, pas besoin d’élever sa voix, un simple murmure suffisait. Tout en parlant, elle focalisait son attention sur sa respiration, et sur le moindre bruit qui l’entourait. Ces mots n’étaient que des chuchotements, à peine plus audible qu’un battement de cil. Mais sans savoir pourquoi, ils avaient toujours atteint avec justesse leur destinataire.


«♪ Il court, il court, le furet, le furet du bois, mesdames… Il court, il court, le furet, le furet de la bibli…il est passé par ici,…♪♫ »

Une tension grimpait peu à peu en elle. Ses muscles se bandaient, sa respiration s’accélérait  anormalement. Quelle fin pouvait-elle écrire à cette histoire ? Quel autre aboutissement qu’une nouvelle rencontre avec l’étranger ? Il fallait absolument qu’elle se calme, où elle allait finir par perdre pied. Elle se sentait l’âme d’une biche, alors qu’elle voulait être forte. Saylla dissimula loin cette peur animale, et mit en avant tout le courage qu’elle avait. Tout en méditant sur la suite des opération, la jeune fille poursuivait sa chanson.


« …♫♪ Il court, il court, le furet, le furet du bois, mesdames…Il court, il court, le furet, le furet de la bibli…le furet est bien caché, le furet du bois, mesdames…Pourras-tu le retrouver ? Le furet de la bibli… ♪»

À la dernière phrase, sa voix s’éteignit, et sa volonté flancha. Saylla écouta les battements de son cœur, qui s’accélérait de plus en plus. On loin, elle distinguait l’un de ses poubelles enflammées. Retenant difficilement sa respiration, afin de ne pas se trahir, elle s’en approcha furtivement. Une fois certaine d’être seule, elle s’autorisa à respirer. Le livre brulait toujours, crépitant légèrement et dégageant une chaleureuse lumière bienfaitrice. D’ici, elle pouvait mieux voir autour d’elle. Et maintenant ? Quand un cache-cache s’arrêtait-il ? Quand le dissimulé était retrouvé. Il allait donc la retrouver, un moment où l’autre, c’était inévitable. La question était de savoir quand, et où. Et ça, elle pouvait le choisir elle-même. Son regard se raffermit, comprenant qu’elle pouvait encore être maître de la situation.

Saylla leva les yeux vers le plafond, inspira profondément…et commença son ascension. Mesurant chaque geste qu’elle faisait, réfléchissant sur chacune de ses prises, elle entreprit d’escalader l’allée la plus proche. Au début, elle eu du mal à comprendre où poser ses pieds et ses mains, n’ayant encore jamais grimpée sur une étagère. Un ou deux livre tomba, mais elle finit par prendre le pli. Planche après planche, la demoiselle grimpa toujours plus haut. Elle dut contenir difficilement un ou deux cris de stupeur, mais parvint non sans mal à son objectif. Dans un silence religieux, elle poussa et déplaça quelques livres, afin de se faire une petite niche. Une fois assise, elle se permit de souffler une seconde. Et maintenant ? Se reposer un peu, se calmer, reprendre le contrôle de soi-même. Elle était à près de vingt mètre de hauteur. Et avec le livre qui brulait toujours en contrebas, elle le verrait venir de loin. Une fois que son cœur eu enfin fini de danser la rumba, elle se décida  à reprendre la parole.


« Et bien, gentil loup, tu ne trouves point le furet qui court ?...

Silence.

« … Il court, il court, le furet…le furet de la bibli. ♫ Tu sens cette odeur de peur ? Une odeur de transpiration particulière, un souffle rapide et irrégulier. Je parie que t’adore ça. »
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 29 Juin - 16:58
Le décompte de ma chasse gardée venait de se terminer. Je marchais d'un pas pus que pressée. C'est qu'elle était bonne dis donc en cache-cache ! Je l'entend toutefois courir. Mais la sono de cette pièce laissait à désirer et il ne me paraissait n'être que des échos. Fuck ! Je voulais la baiser moi ! Je reprend mon calme et tourne sur la droite au bout d'une des allées de la bibliothèque. Des livres sur la gauche, des romans sur la droite. Ca me fait tourner ce genre de connerie ! Je l'entend à présent chantonner. Ses paroles résonnent dans ma tête comme une mélodie hypnotique. J'ai vraiment l'impression de courir sans cesse, sans la trouver. Le furet me parait loin encore mais je ne m'avoue pas vaincu. A la manière de Jack Torrance dans le livre Shining, je déambule dans les couloirs, marmonnant des choses incompréhensibles. C'est juste que mon sexe me dicte les directions et mes mouvements. Non, ce n'est pas un radar à sexe...Juste que l'excitation prend le pas sur le sang-froid.

« Je vais le bouffer...moi, le furet...»

Je tourne à gauche, à droite, je fais retour en arrière, je pète mon câble. D'ailleurs une rangée de bouquin à le droit à ma fureur destructrice. Je les balance tout le long sur le sol, je gueule, je crache mon venin sur les livres. Soudain, l'un de livres me fait de l'oeil. Surtout le titre en fait. Kamasu...? Kamasu ? Une variante du Kamasutra ? Etrange, je survole les quelques pages et fut déçu. C'était des positions de combats rapprochés. En somme rien de bien intéressant. Il y a plus que textes que d'images...Je le jette en l'air et le shoote violemment vers l'avant. Puis je reprend ma chasse et j'entend toujours les échos de cette conne. Argh arrête de chanter, ça me déconcentre...

« Ma belle, si tu dévoiles ta cachette, je ferai peut-être en sorte que tu sois dispensée de cours, de colles et toute autres conneries, alors viens ici que je puisse m'occuper de tes jolies fesses. »

Aucune réponse. Ca m'énerve, ça m'énerve ! Je retourne à l'entrée où les poubelles crament encore. Entre-temps, j'entend de petits couinements. On aurait dit une sourire mais mon sexe me dit le contraire, je retourne voir. Rien, il y à pas cette meuf. J'entreprend alors un monologue avec mon entre-jambe. La tête baissée, une main dans les cheveux, je commence à lui parler.

« Bon, t'sais pas où elle pourrait être la nana ? »
« Non. Mais t'es con, tu regardes tout le temps vers le bas»
« Ah ? T'es sur ? »
« Tu regardes pas ton sexe là ? Vers le bas ? Je suis désolé mais à part si tu es une tête de bite, tu ne peux regarder qu'en bas»
« Ah oui, pas con. Faut que je regarde vers le haut alors ?»
« Oui, abruti...»

Alors ce monologue s'est révélé très instructif. Regarder vers le haut ? Ok, ma tête se lève, ma glotte se resserre. Je vois...des étagères pleins de bouquins...Comme pour changer tiens. De plus c'est vachement haut quand même ! Bordel, presque vingt mètres de hauteur ? Fuck...Ah tiens, je distingue une sorte de renfoncement. Ce serait-elle cachée là-haut ? Si oui, ça va pas être coton. Je déteste le vide mais je ne peux pas - encore là ! - m'arrêter. Un vagin m'attend à l'arrivée. Je gueule d'un coup sec, tentant un coup de bluff.

« Ma beeellle !? Je sais que tu es hissée là-haut ! Je viens te chercher, prépare tes fesses ! »

Ainsi je commence l'ascension des livres, des étagères. Le premier mètre, c'est fait, le deuxième aussi puis vint le troisième. Finalement, je me débrouille bien et atteint la moitié du trajet. Je ne regarde pas en haut, je ne pourrais que me faire aspirer par la hauteur. Mon regard vise le renfoncement et l'hypothétique idée qu'elle y soit...
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Sam 29 Juin - 20:52
C’était officiel, il était dingue. Complètement dingue. De là où se trouvait Saylla, elle distinguait très mal son « loup », mais au moins elle l’entendait. Voilà qu’il se parlait à lui-même maintenant. Ou bien ce type était vraiment un abruti profond. Elle hésitait. Un directeur abruti, cela expliquerait bien des choses. Elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire, se sentant brusquement moins en danger. Si c’était ça son prédateur, elle ne risquait pas grand-chose, du moins aimait-elle à y croire. De toute façon, il était trop tard pour faire marche arrière, le coco l’avait repéré. Les yeux de la demoiselle brillèrent dans la semi-obscurité, reflétant la malice qui se dissimulait en elle. C’est cela mon don Juan, vient donc voir Tata…

« Monte donc, doux Roméo, Juliette t’attends avec impatience, afin qu’elle puisse enfin assouvir ses désirs les plus profonds. »

En silence, la conteuse l’écouta grimper peu à peu l’étagère. Tout comme elle, il sembla hésiter un peu, puis finit par prendre de l’assurance. Son ascension était lente, mais certaine. La jeune fille se dissimula au mieux dans son trou, repérant son « Roméo » uniquement à l’ouïe. Tout en le surveillant du coin de l’oreille, elle s’empara…d’un premier missile, sans le moindre bruit. Un sourire carnassier apparu sur son visage, l’heure de la revanche avait sonné… « Guide du gentilhomme. » C’était parfait. Tel un maître du poker s’apprêtant à abattre son jeu, il prit le temps de savourer l’instant, dissimulant difficilement sa jubilation. Sa main se tendit…et lâcha le livre dont elle s’était emparée. Bonzaï !

« Ça, c’est pour ton manque de civilité. »

La demoiselle s’autorisa à se pencher, afin d’admirer son œuvre. Malheureusement, l’obscurité l’empêchait de voir si elle avait fait mouche. Elle distinguait à peine la silhouette de son homme, impossible d’en savoir plus. Tant pis, il allait souffrir…Avec une mine toujours aussi jouissive, elle s’empara de sa prochaine munition. « L’art de paraître devant une Dame ». Décidément, elle avait choisis son rayon. Cela devait être le destin, un signe peut-être. D’un geste amusé, comme si elle entendait un peu que sa proie récupère, elle prit le temps d’ouvrir le livre, et d’estimer son poids.

« Tiens, dans celui-ci il y a des illustrations. Après-tout, sais-tu seulement lire ? Il doit être conseillé pour les cinq-douze ans, c’est parfait. »

Nouveau largage de missile. Cette fois-ci, Saylla observa son interlocuteur, afin de mieux viser. Elle lâcha de bouquin comme si c’était…une grosse merde dont elle voulait se débarrasser. Qu’il crève. En espérant que ça lui tombe sur la tête, cela lui remettra peut-être les neurones en place. Toutefois, la jeune fille doutait que cette deuxième attaque suffise. Il fallait voir plus grand. Son regard se posa sur sa gauche. Aucun problème. Les livres, ce n’était pas ce qu’il manquait ici. Elle cala son dos sur les livres à sa droite, accrocha ses mains à l’armature de l’armoire pour avoir des prises solides…et commença à déplacer une grosse pile de bouquins avec ses pieds. L’effort lui fit tendre ses muscles. À force de se débattre, elle parvenait peu à peu à ses fins. Sa robe se retroussa presque jusqu’à son nombril, tellement elle y mettait de l’énergie. Ses gémissements allaient trahir ce qu’elle était en train de faire mes temps pis. Dans un dernier effort, elle vit les livres commencer à chavirer. Sentant qu’elle arrivait au bout de sa tâche, elle s’immobilisa et reprit une dernière fois la parole.

« Et ça…c’est pour toutes les conneries que t’essayes de me faire gober depuis le début…et surtout parce que je ne suis pas qu’une paire de fesses ! »

C’était dit. Elle allait lui faire bouffer des bouquins, en veux-tu en voilà. D’une simple pichenette, elle fit tomber une bonne dizaine d’ouvrage. Telle une avalanche, ils dévalèrent à vitesse grand « V » toute la hauteur de la bibliothèque, tout droit vers le directeur. Il y avait de quoi assommer un buffle. Bien fait. On ne traite pas ainsi une demoiselle. S’il fallait le dresser à coup de livres sur le crâne, elle était la femme qu’il lui fallait. Il allait bouffer des bonnes manières par leurs racines. D'un air très fière, elle se pencha à nouveau pour admirer le spectacle. Était-ce suffisant cette fois? À nouveau, difficile à dire, elle ne voyait décidément rien. En fronçant les sourcils, Saylla prit appuis sur le rebord de la planche d'une main et tenta de voir où en était les opérations en se penchant un peu plus. Peut-être trop. Dans un cri de surprise, sa main glissa.

« AAAAAAAAARGH!»

Pas le temps de faire une phrase intelligible. Pas même le temps de réfléchir. Tout son corps chavira vers l'avant, et elle perdit l’équilibre, tomba tête la première. Son cœur sauta un battement, tellement la frayeur de la jeune fille était grande. Elle tenta bien de se rattrapper à quelque chose, n'importe quoi. En vainc. Ça y est, elle était morte, tout ça parce qu'elle avait fait l'idiote. Pour pas changer.
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 1 Juil - 13:30
Je montais les pans de bouquins, de livres, de bibliothèques. Avec difficulté mais j'y arrive. Oh douce catin du moyen-âge, bientôt ton "Roméo" sera à tes cotés pour te faire subir de douces exaltations. Dommage, je n'ai pas de poison mais rien que mon corps auprès du tien, ça suffira à te faire devenir addicte. Je regarde toujours vers le haut, acharné et motivé. Mes mains serrent avec forces les fines planches de bois et je gagne encore quelques mètres. A en juger par mon ascension, je ne devrais être qu'à deux mètres de sa petite cachette.

« Ça, c’est pour ton manque de civilité»
« OH PUTAIN ! »

Cette conne lâche un bouquin dans le vide. Il descend rapidement, direction ma tronche. Je sens déjà mon corps basculer en arrière, le livre me cogner au visage et mon corps s'écraser sur le sol. Encore une fois. Ok, je me ressaisi et fais un petit jump sur le coté. Le bouquin me passe raz la touffe ! Encore heureux ! Mon souffle s'accélère, mes tempes se voient affligées de goûtes de sueurs. J'ai chaud. Dans tout les sens du terme d'ailleurs. Mes muscles se contractent, j'en ai des bons ! Je vois soudainement le visage de ma proie. Son joli minois qui tente de me regarder malgré l'obscurité qui règne derrière moi.

« Jeee tee voiisss !»

Oui. Je l'a vois bien correctement moi ! Et je vois aussi...la pile de livre qu'elle renverse pour faire chavirer mon coeur et mon corps ! Bon sang ! C'est qu'elle est coriace la demoiselle ! Je ne me laisserai pas faire. Je baisse donc la tête, me préparant au pire. ET le pire arrive plus vite que je ne le pensais. Trois bouquins me toquent la tête, bam direct ! Je perd mon appui et dévale la bibliothèque de quelques mètres dans un vacarme assourdissant. Fuck, fuck, fuck ! Elle m'aura pas ! J'essaie de me rattraper par deux fois, mes mains frôlent, crissent et l'une des deux finit par retrouver un palier bien solide. Mon corps se balance dans le vide, ma main serre à mort le bois, quitte à planter mes ongles dedans et je lève mon autre main pour récupérer mon doux appui. Le rythme de mon coeur explose ! Boum boum boum. Il n'arrête plus et j'ai l'impression qu'il finira bientôt par lâcher.

« Pu...purée ! T'es difficile à choper qua..nd même...Et si tu n'es pas qu'une paire, tu es surtout une paire de BOOBS ! »
« AAAAAAAAARGH!»

Elle gueule !? Oh bordel, je relève la tête et je l'a vois tomber dans le vide. Elle aussi. Que faire !? La laisser tomber et la voir crever sous mes yeux ? Ce sera sympa ça aussi mais ça enlève le coté charnel que j'aurai pu avoir. Non ! Je l'a veux dans mes bras et surtout au bout de ma...hum, hum. Bon tant pis. Quitte à la voir tomber, autant la jouer "Roméo" ou "Galant". Mes jambes se fléchissent sur l'étage inférieur puis se relâchent. Je pousse fort dessus et saute dans le vide, les bras tendus vers ma douce victime de ce soir. Traçant une vive ligne à l'horizontale, je l'a récupère ! Oui, j'y arrive mais je percute l'autre bibliothèque d'un coup sec. Celle-ci, avec le choc, penche sur le coté et tel un jeu de domino, commence à tomber sur l'autre juste derrière. Je m'encastre dans la rubrique "C" et je vois un bouquin voler devant moi. J'ai le temps de lire le titre. "Conneries à ne pas faire". C'est quoi de ce titre de merde !? Mes bras puissants serrent fort le corps frêle de la pucelle. Je l'a blotti contre mon corps et lâche un cri de douleur. Ayez, nous voici stabilisés. Sauf que ma vue est trouble et que du sang coule de mon front. Encore une fois.

Je jette un coup d'oeil à Saëros pour voir si elle va bien puis je me détend. Mes muscles sont douloureux et mon corps me fait mal. J'ai bien envie d'une cigarette sauf que mon paquet est dans la chambre dommage. Finalement, je déballe tout. Je dis la vérité pour une fois et je lui avoue que je ne suis pas le directeur. Mais un "repenti" barman.

« Ma belle, tu es bonne. Tu es une des filles qui me résistent et j'aime ça alors je vais te dire la vérité. Je suis un repenti. Un barman charmant, musclé et bien battit. Et tu me dois la vie, j'espère que tu t'en doutes ma belle.  »

Oh ! Un regain d'énergie. Là entre les planches défoncées et livres reversés. Une main baladeuse s'immisce sur sa cuisse et remonte vers le haut. Diable ! Mon corps aurait-il sa propre volonté pour qu'il agisse tout seul ? Ou n'est-ce qu'une pulsion lubrique ? Merde. J'en ai déjà fait assez alors bon...Je laisse faire ma main solitaire et vicieuse...
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Lun 1 Juil - 21:38
Ouch. Ça, c’est ce qu’on appelle un plaquage dans les règles de l’art. Dans une grimace de douleur, Saylla posa sa main sur son front. Comme si ses doigts pouvaient annihiler les souffrances de sa pauvre tête. Elle ferma les yeux, et tenta de remettre ses neurones en place. Image après image, elle se remémorait sa chute, LEUR chute. Et aussi la chute d’une bonne partie de la bibliothèque. Elle ne put alors s’empêcher de sourire dans son malheur, imaginant la tête de la pauvre bibliothécaire demain. Une sacrée surprise l’attendrait. La scène l’amusa tellement qu’elle ne put s’empêcher de laisser échapper un léger rire, en se pinçant le nez. Mais qu’est-ce qu’ils avaient foutu ? Les cons, ça, c’était sûr.

Se frottant péniblement le crâne, la demoiselle se redressa sur ces genoux, et ouvrit les yeux en papillonnant des paupières. Repenti hein ? Bah tiens, alors comme ça le mec qui avait fait chavirer la bibliothèque n’était pas directeur…dommage, cela aurait rendu les choses encore plus absurdes. Après tout, au point où ils en étaient…Et barman en plus ? Tiens, elle qui pensait que l’alcool était interdit dans cette académie. Et quoi ? Il ne servait que du lait de chèvre et des jus de fruit alors ? Saylla le dévisagea de haut en bas. Non, définitivement non, il ne devait pas vendre que des sodas. Preuve en était qu’elle doutait même de sa sobriété actuelle. Elle loucha une seconde sur sa main qui léchait évidemment sa cuisse, tout en se ressassant sa dernière phrase. La vie hein ? La demoiselle le laissa faire, fixant ses yeux d’or sur son interlocuteur. Elle sentait cette main grimper peu à peu, s’animer d’une passion dévorante. Un frisson la parcouru, qu’il ne put manquer de sentir. Elle alla jusqu’à esquisser un sourire coquin.


«  Quant à moi je me nomme Saylla, étudiante nouvellement arrivée. J’ai conscience de la dette immense que j’ai envers vous, puis-je un jour espérer la rembourser ? »

La demoiselle s’humecta les lèvres, tout en ne détacha pas ses yeux de ceux du barman. Une première main se glissa sensuellement sur la cuisse de son compagnon, tendit qu’une autre grimpait à la conquête de son dos en cherchant l’entrée sous son T-shirt moulant. Avec des gestes de félin, elle se rapprocha de lui, laissant son souffle lui frôler le visage. Elle baissa alors le regard, et vint lui frôler la gorge avec son nez. Cette dernière était moite de sueur…l’effort ? Le poil piquait de sa barbe pointait déjà le jour, rendant sa peau terriblement virile et attractive. Sa main gauche était parvenue à franchir la barrière du T-shirt, et se baladait maintenant dans son dos, alors que sa complice s’approchait dangereusement d’une zone sensible. Prenant tout son temps, Saylla posa alors un onctueux baiser dans le creux du coup du barman. L’envie lui prit d’aller jusqu’à lui laisser un souvenir, en lui suçant la chair. Mais au dernier moment elle se retint, et retira ses lèvres de cette gorge qui l’appelait.

« Ça, c’est pour m’avoir sauvé la vie. Merci, gentil barman.

Sa voix était douce et mielleuse, ses mots étaient enveloppés de soie. Ses doigts parcourraient toujours avec la même avidité le haut du dos de son « directeur », alors que d’autres avaient définitivement atteint l’entre-jambe tant convoité. Une première main, redressant peu à peu le T-shirt, parvint même à caresser la nuque, sortant doucement par le col. Saylla lança un sourire amouraché au barman…avant de l’étrangler à moitié en tirant violemment sur le col,





« Et ça, c’est pour ton manque définitif de courtoisie ! Essaye seulement encore de me toucher sans mon accord…»

Ses yeux se firent farouches et déterminés. Un grognement sourd s’échappa de ses lèvres, alors que ces mains se fermaient de plus en plus fort sur leur proie pour s’assurer qu’il ne bougerait pas.

« Des excuses seraient les bienvenues. J’attends…

Finit la douce petite voix de jeune fille. Ses mots étaient durs, austères. Ils laissaient sous-entendre tout sa sympathie pour cet individu. Qu’il tente seulement encore de la toucher…


 
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mar 2 Juil - 23:59
Ma main perverse remontait peu à peu sa cuisse. Sa peau était d'une douceur incroyable et je ressenti même un léger frisson. C'était bon signe ! Oui, cette caresse montante lui faisait de l'effet et ça pouvait peut-être fonctionner. Oui, ma main était d'une finesse incroyable et d'un charme irrésistible. Sans compter ses cinq doigts, longs et fins. Finalement, elle m'avoua également avoir rusée sur son prénom et sur ce qu'elle était. Une élève fraîchement arrivée hein ? Et qui s'appelait Saylla ? Jolie, très jolie même ! Une dette ? Peut-être tiens ! Je n'avais même pas pensé à cette éventualité alors bien sur qu'elle me doit la vie. Je lui répond par le même sourire qu'elle m'a adressée. Coquin.

« Et bien, si tu veux la rembourser cette dette, je suis ouvert à toute proposition, même de suite»

Même pas le temps de rajouter quoique ce soit que ses mains ensorceleuses me manipulent. L'une d'elle passe sous mon t-shirt pour remonter vers mon dos tandis que l'autre se dirige vers le bas. Bas qui connaissait une légère excitation rien qu'en pensant à ce qu'elle comptait y faire. Puis c'est le visage de ma jolie demoiselle qui se rapproche du mien. J'observe sans rien faire, ses lèvres se rapprocher. Soudain, elle passe dans mon cou pour y déposer un doux et bandant baiser. Qui aurait pu passer au suçon mais non ! La carne ! Elle sait provoquer ! Tiens ! Ma main atteint sa cible tant convoitée ! Et celle-ci se rend compte que la petite demoiselle ne possède rien d'autre que sa jolie et légère tenue. Pas de sous-vêtement.

La main de la demoiselle pénètre alors dans mon caleçon. Ses doigts atteignent directement leurs cibles : Mes testiboules. Elle ne peux pas non plus feintée ma puissante érection. Ca c'était sur, dès qu'on mettait quelque chose là-dedans, il y avait une réaction immédiate. Dans le même temps, sa main me serre soudainement le col ! Elle m'étrangle, argh ! Ainsi donc cette pute voulait juste me faire la peau !? Et en même temps, elle serre mes bijoux de famille !? La vache ! Avec tout ce que je viens de faire, comment faire ? Comment réagir ? La main vicieuse se retire alors de son intimité pour s'échapper au plus vite. Le danger guette ! Et pourtant, de mon coté, je n'ai pas la force de faire quoique ce soit. Son regard est déterminé. Elle ressemble à Lian. Le même regard, celui même qui précède un refus. Je n'espère pas encore qu'une telle chose se renouvelle ! Bordel ! Pas encore... Alors avec toute l'éloquence et ma "gentillesse", je lui répond ce qu'elle veut.

« Et bien...Je suis désolé, je te présente toute mes excuses pour avoir essayer de succomber à ton charme...»

Moi essayer de manipuler ? Meuh non. Enfin si, mais il y a une part de vérité. Cette nana est canon quand même ! Et presque à poil, je ne peux pas la laisser s'échapper comme ça...Mais tenir en otage mes bijoux, ça ! Fallait vraiment le faire. C'était la première fois en plus. Pauvre homme que je suis. Et dire que mon sexe reste quand même raidi sous la douleur de sa pression. Mais soudain, je repense à ce qu'elle m'a dit juste à l'instant. Essaye seulement de me toucher sans mon accord ? Ca veut dire que si je lui demande "poliment", il y a un moyen ? Merde ! Comment faire ? La politesse chez un psychopathe c'est une chose très très abstraite. Bon, mode manipulateur enclenchée. Toujours dans les décombres des bouquins et bibliothèques, je lui adresse un tendre sourire et finit par lâcher spontanément mes paroles.

« Hum...Tu as dit que je devais te demander ton accord...pour que je puisse toucher ton divin et sublime corps ? Alors je te le demande...hu..humblement si actuellement, il y aurait possibilité que tu puisses payer ta dette envers moi, jolie demoiselle ?»

Ayez ! AYEZ ! J'ai réussis ! Dans tout les sens du terme, gentil, aimable, élégant, dragueur. J'ai réussis à le demander comme le ferait un gentleman ! Enfin, je ne sais pas si c'est ce que demanderait un gentleman mais je m'en tape. A présent, à son tour de devoir payer cette dette, quitte à l'a payer ici, autour de ses bouquins, en pleine nuit. Ma main vicieuse se pose contre son corps sans pour autant la toucher tandis que l'autre s'attarde sur sa belle chevelure, oui, une douce caresse pouvait être un bel appât pour parvenir à mes fins. Sans oublier la suite qui se veut charmante et élogieuse.

« Ton charme est inégalable. Aucune de mes victimes n'arrivent à ta cheville ma belle..»

Foutaises ! Elle est bonne, j'ai envie de la prendre malgré la douleur de la chute ! De l'insulter, de la violer, de la gifler, de la charcuter ! Bordel ! Elle me fait agir comme ça, je déteste ! Mais bon, tant pis, il faut bien passer par là et manipuler un peu...
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mer 3 Juil - 1:12
Les pensées de Saylla lui échappaient. Là ? Ici ? Maintenant ? Nier ne pas y avoir pensé serait un mensonge. Quoi de plus excitant qu’ici, au milieu d’une immense salle déserte, entouré de leur chef d’œuvre, à la clarté de livres se consumant au loin. Presque poétique. Presque. Avec un petit coté sauvage. D’autant plus tentant avec l’avant-goût qu’il lui avait octroyé. Mais…

« NAN. »

Cela avait le mérite d’être clair, net et précis. Et puis quoi encore ? Le premier gugusse se pointait, prétendait « succomber » à son charme, tentait de la forcer puis lui demandait poliment la permission ? Pour toute réponse, elle lui donna donc ce « nan », direct et autoritaire. Elle alla même jusqu’à tirer un peu plus fort sur le col, soulignant qu’elle ne rigolait absolument pas. Son regard resta aussi lourd de menace, dissimulant très loin le moindre désir de folie perverse qui pouvait la traverser. Toute au contraire…Avec une délectation difficilement dissimulé, elle se mit même à tirer de plus en plus fort sur le T-shirt, sentant avec jouissance cette vie qu’elle pouvait tenir entre ses mains. De vieux souvenirs refirent surface et une envie dévorante de retrouver de vieilles habitudes l’envahit.

*Vas-yyyyyy ! Il est tout à toi ! Pense à tout ce mal qu’il a du faire…Il mérite ce châtiment ! Comme tous les autres ! *
*Tais-toi, je réfléchis*
*Tue-le !*
*Fiche-moi la paix !*
*Il mérite d’être punis ! À mort !*
*TA GUEULE !*

Non, Saylla n’était pas folle, juste une idée. Il lui fallait juste…du temps…pour réfléchir. Charme inégalable hein ? Corps divin hein ? Loin de l’amadouer, les paroles de son interlocuteur eurent au contraire le don de l’agacer au plus au point. Elle se mit à nouveau à grogner, allant presque jusqu’à montrer les crocs, si du moins elle eut été un animal. Avec brutalité, ses doigts pressèrent sauvagement ses bijoux de famille, tout en ignorant superbement ce qui devait lui servir à « combler » ses demoiselles. Tout comme on presse un fruit, Saylla…pressait. Et qu’il en crève ! Son autre main s’entortilla autour de son col, s’assurant une prise solide et serrant ainsi d’autant plus fort. Non seulement il garderait une belle marque de morsure s’il survivait, mais aussi un cou joliment cisaillé. Sa haine autant que son plaisir infini à faire souffrir et à torturer se dévoilaient entre ces doigts. Ses lèvres s’approchèrent de son oreilles et y glissèrent quelque mots à peine murmuré.

« Savoure donc ce corps si divin mon cher, il est à duré limité. Je n’ai plus aucune dette envers toi. C’est toi qui m’en dois une. Mais dis-moi…que deviennent donc tes « victimes » pour que tu aies à chaque fois besoin de chair fraîche comme la mienne ? Pure curiosité scientifique. »

Elle regarda le barman avec des yeux qui en disant long sur ces intentions, très long. Quelque chose de fou, complètement malade. Un besoin irrépressible de voir la mort en face, de la sentir. De sentir ce dernier tressautement avant qu’elle ne vienne. De frémir en devinant sa présence, de jubiler en voyant cette lumière qui s’éteint dans le regard d’autrui. Quelque chose de terriblement malsain. D’indescriptible. Que seul un autre meurtrier pourrait comprendre. Quoi de plus précieux qu’une vie, une vie si fragile, si facile à faire disparaître. Comme une bougie n’ayant pas résisté à un courant d’air trop puissant. Mais le plus grand des plaisirs, et de loin, c’était encore de chercher la limite, de voir jusqu’où cette flamme pouvait se pencher avant de s’éteindre. De sentir ce corps frémir sous ces doigts. C’était…comme avant un orgasme ! Car oui, une fois qu’il est là, c’est trop tard. Tout est finit, il n’y a plus rien à voir. Rideau. Une fois que la victime est morte…le plaisir s’évanouit. Le tout était donc de s’arrêter juste avant, puis de recommencer, encore et encore, jusqu’à ce qu’on se lasse.

« À moi de te poser un question…Un nom à écrire sur ta tombe ? Avec une épitaphe peut-être. Je suis de bonne humeur cette nuit. Soirée offre spéciale. »

Elle ne put s’empêcher de lui décocher un sourire carnassier, profitant pleinement de chaque seconde de ce moment magique. Ses doigts serraient de plus en plus fort leur prise, cherchant cette limite délicieuse entre la vie et la mort. Qu’il tousse ! Qu’il crache ses poumons et crève ! Il n’aurait que la monnaie de sa pièce, cet infâme pervers !

[HRP : je crains que si tu ne la veuilles, il ne faille te montrer un tantinet plus convaincant :face:]
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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Mer 3 Juil - 23:39
« NAN.»

Ces trois lettres firent échouer en un instant tout mes espoirs de déverser ma semence en elle, de la faire crier et grimper au plafond. Oui, ces trois lettres allaient attiser les foudres d'un magnifique psychopathe : Moi. Si bien qu'elle en ressortirait peut-être défiguré si ma fureur se déchaîne. Hélas, ô grand hélas, les doigts fins de Saylla s'emparent de mon cou, un peu à la manière de mes doigts sur le cou de Sven. En forces et dans l'intention de choisir le droit de vie ou de mort sur la proie. Depuis quand et combien de temps les places avaient-elles été échangées ? Je ne sais même plus. Ce qu'elle ne sait pas c'est que mes déviances ont atteintes des limites incroyables. Et le masochiste en fait partie. Si elle, elle prend du plaisir à vouloir m'étrangler de ses doigts avides, moi, je m'excite rien qu'en sentant mon souffle se restreindre, mon coeur ralentir et ma gorge s'enflammer. Et puis...cette nouvelle arrivante me demande de répondre à ses questions mais comment faire ? C'était de la connerie. Si elle voulait que je lui réponde par des gloussements débiles, autant me le dire directement !

Que deviennent mes victimes ? Tout dépend de la situation. Les hommes, je les tranchais leurs membres avec une scie à métaux avant de les éparpiller sur les routes. Les femmes, je les violais avec différents instruments avec de les étrangler, de les pendre à des arbres ou même à les traîner derrière ma moto sur des routes de campagnes. Enfin, voilà certains exemples de ce que je faisais de mes victimes, dans ma vie d'antan. Et ce ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres. Je n'aborde même pas les familles complètes avec gosses inclus, c'est pour dire ! Et là, cette jeune vierge se voit déjà mettre un nom sur ma tombe ? Non mais elle déconne complètement si elle pense que je vais me laisser faire. Un homme tel que moi, fort, musclé face à sa frêle corpulence, ça ne peux que tourner en mon avantage. Je rassemble les douloureuses forces qu'il me reste. Oui, juste le temps de récupérer ma place de dominant et de déjanté complet. Mes mains prennent appui contre la bibliothèque et pousse un grand coup. Génial, mon corps se relève et quitte sa pose allongée pour faire face à Saylla. Mon regard se veut noir, très noir. Au summum des ténèbres même. Mes mains serrent ses avants-bras qui m'étreignent encore et se crispent avec énergies dans sa délicate peau de paysanne. Lentement, mes doigts serrent de plus en plus et écarte ses bras féminins de ma gorge. Je pousse un cri, des gloussements s'échappent de ma bouche tandis que l'air dégueulasse des lieux emplit mes poumons cramoisis par la nicotine. Je crache alors mes paroles venimeuses dans un débit cinglant.

« Une épitaphe sur ma tombe ? Prédateur numéro un des êtres vivants ? Non. Je ne veux pas mourir, je ne crains pas la mort. Je la sème. Tu crois être meilleur que moi alors que tu viens tout juste d'arriver dans cette académie ? Tu est encore qu'une crétine, tu n'as aucun pouvoirs, aucune puissance et tu crois pouvoir me tuer rien qu'en serrant ma gorge ? Tu te trompes. Je suis masochiste de surcroît, ta tactique m'a raviver, à présent, subis mes délicieux supplices. »

Mon rasoir. Mon arme de prédilection apparaît dans un éclat bleutée dans ma main. Je souris, je ricane, je bascule mon corps sur le sien et plaque cette douce catin contre les bouquins qui traînent éparses. La lame magique taillade en un instant sa robe, juste au niveau de sa poitrine tandis qu'elle remonte vers ses douces pommettes. La lame se colle à plat contre celle-ci. Je m'imagine déjà entrain d'abimer son joli visage. Je susurre à mon tour de belles paroles. Paroles loin d'être élégantes. Plutôt salace et qui révèle vraiment ce que je suis. Un psychopathe.

« Je vais te violer. Puis t'arracher les yeux, je te tuerai et laisserai ton cadavre moisir ici si tu ne cèdes pas à MA tentation. Ma belle, de nous deux, je suis le véritable loup et toi, tu n'es que le petit chaperon rouge.  »


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Re: Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences - Jeu 4 Juil - 1:17
Saylla ne peut s’empêcher de pousser un léger de cri de surprise, puis de douleur, en sentant ses mains qui l’empoignaient avec une force dont elle était bien incapable. Les livres dans son dos lui faisaient mal. Ces doigts lui faisaient mal. Il lui faisait mal. Son orgueil blessé, la jeune fille le dissimula loin en elle, comme toute trace de peur. Elle mua du mieux qu’elle put la terreur même qui l’habitait en haine, en haine féroce. Le peur pouvait tétaniser un homme. La haine au contraire décuplait sa volonté. Si elle cédait, si elle craquait, il ne ferait qu’une bouchée de lui. Jamais. Elle se refusa même à le regarder dans les yeux, à voir cette lumière sombre qui l’habitait, c’était une règle de survie valable pour tous les prédateurs du monde.

La terreur toutefois…ne peut s’empêcher de faire surface, en voyant cet éclat bleuté. Sorcellerie ! Jeune demoiselle du Moyen Âge qu’elle était, Saylla ne pouvait comprendre ce qu’elle voyait. C’était de la pure folie. Un cri de désespoir s’échappa de ces lèvres, ces yeux s’agrandirent comme des soucoupes à la vue de cette chose irréelle. Cette chose qui lui taillada ces habits, qui l’a mit nu avec une précision démoniaque. Libérer ses mains…et tout de suite ! Brusquement, la conteuse se débattit furieusement, arc-boutant son corps dans tous les sens avec une sauvagerie sans non. La terreur aussi décuple les forces, et donne des ailes à qui veut bien l’accueillir. Et là…en l’occurrence…elle en avait besoin. La lame se posa sur sa joue, sans qu’elle ne puisse l’en empêcher. Dans l’instant, elle s’immobilisa, et écouta dans un silence de mort  les derniers mots du barman. Une goutte de sueur perla sur son front, alors qu’elle fixait avec fascination cette petite lumière froide posée sur sa joue.

Comment…comment en était-elle arrivée là ? Les rôles s’étaient inversés en un quart de seconde. Si toutefois ils avaient un jour réellement été inversés…Les neurones de la conteuse s’agitèrent en tout sens, cherchant une solution à ce problème. C’était un cauchemar. Juste un énorme cauchemar. Elle allait bientôt se réveiller. C’est cela, se réveiller…Et cette langue…mon dieu, elle allait devenir dingue. Cette langue qui lapait son corps comme un lion lèche sa proie avant de la manger. Un frisson la parcouru de haut en bas, autant de dégoût…que de désir. Ces muscles des ses bras se contractèrent, encore et encore, cherchant la moindre faille. Sous l’effort, elle se mit à gémir, tentant veinement d’échapper au sort qui lui était réservé. Un curieux mélange se forma en elle, mêlant désir, haine et terreur. Chacun leur tour, ils prirent le pas sur les autres, laissant Saylla dans son indécision, son incapacité à prendre une décision. Ses émotions se tiraillèrent en elle, lui arrachant une larme avant qu’elle ne fasse enfin un choix.


« MAIS BORDEL DE MERDE LÂCHE-MOI VIEUX  DÉGUELASSE ! »

Ça, ça avait le mérite d’être dit. Et ça venait du cœur, c’était certain. Mais de là à dire que c’était la chose la plus intelligente du monde à dire sur l’instant…on laisse au lecteur le soin d’en juger. La demoiselle alla jusqu’à adjoindre à son insulte un magnifique cracha, destiné spécifiquement à l’œil gauche du barman. Au moins, il voyait ainsi tout le mépris qu’elle avait pour lui. Dans un second mouvement…elle élança sa tête vers celle de son interlocuteur…attrapa ses lèvres avec les siennes… et l’embrassa langoureusement. Besoin irrépressible et fou de gouter à cet homme qui se disait prédateur numéro un. De voir ce que ça faisait, que de dire oui à cette chose qui l’appelait irrémédiablement…et c’était absolument divin. Comme si…comme si elle goutait à un interdit. Voler un baiser était ne chose. Voler un baiser à quelqu’un qui la menaçait de la tuer c’était encore un autre niveau. Ses sens étaient en train d’exploser, dans tous les sens du terme. Un nouveau gémissement grimpa en elle, alors qu’elle se contorsionnait pour tenter d’y résister. Un désir profond naquit en elle, au point qu’elle se décida à le regarder dans les yeux…

…Avant de lui décocher un coup de genou magistral dans le ventre.  En espérant que cela lui passe l’envie de l’immobiliser et qu’elle puisse se délier de son emprise. L’envie de viser plus bas lui traversa l’esprit, mais elle n’était pas encore suicidaire. Pas encore.


« Tu sais quoi ? Va te faire foutre. Je ne sais pas encore si tu es un cauchemar ou un fantasme…mais va te faire foutre. Royalement. Profondément. »

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Le meurtre d'un perroquet | +18 comporte violences
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