Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ]

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Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Jeu 13 Juin 2013 - 17:24

Saylla, la bouche toujours ouverte, observait d’un air médusé cet homme qui s’apprêtait à refermer les portes d’un immense édifice. Surprise, choquée, perturbée, elle resta là, affalée sur l’herbe, à essayer de remettre ses neurones dans le bon ordre. Alors c’est ça…le paradis ? Quelle chose étrange…Mais il devait y avoir erreur sur la personne, sa place n’était certainement pas ici. Perplexe, elle laissa son regard glisser vers la feuille qu’elle tenait entre ses mains. Deus…Academia. Elle n’était certes, ni scribe, ni religieuse, mais elle fut longtemps recueillie par des nonnes, qui prirent soin de lui instruire l’art des lettres. L’un des seuls savoirs intelligents qu’elles ne lui aient jamais inculqué, à n’en point douter.

Academia…Quésaco ? Fronçant des sourcils, la demoiselle chercha un mot qui lui était proche. Aca…Acariâtre ! Un Dieu fou ?* Cet homme serait fou ? Un jeu de mot peut-être ? Non non, il devait y avoir une erreur quelques part…Aca….Acacia ! Ce sinistre individu bien mystérieux serait le dieu des acacias…Acarien ? « L’acarien des dieux » ? Bon, arrêtons les frais, il était inutile de se prendre la tête. Il était clair que ce monde n’était pas le sien, elle n’était même pas sûre que ce mot veuille dire quelque chose. Secouant vivement la tête, la jeune fille se redressa et s’épousseta. Au lieu de délirer complètement, il suffisait de reprendre les choses depuis le début.

Elle était morte, cela, elle en était certaine. Quoique…Elle se souvenait être tombée, avoir vu son sang se mêler à l’eau qui ruisselait sur les pavés…Elle a ensuite perdu connaissance…mais était-elle réellement morte ? Si oui, elle devait donc être dans une autre dimension, l’enfer ou le paradis, au choix. Ou le purgatoire peut-être ? Mais si elle avait survécu, quel était donc cet endroit ? Une idée lui frappe brusquement l’esprit : un asile ! C’est cela, tout s’expliquait brusquement. Quand elle était enfant, les nonnes lui racontaient sans cesse qu’il existait une île, plus loin que celle des bretons. Les hommes y envoyaient tous les attardés mentaux, les fous à lier. Quand Saylla faisait l’idiote, les nonnes la menaçaient de l’y envoyer…Et bien voilà, c’était chose faite. Les paysans ayant finalement comprit qu’elle avait tué des dizaines de personnes « pour recueillir leur âmes », ils l’ont prisent pour une folle dingue et l’on envoyé ici. Merveilleux. Elle allait enfin pouvoir s’amuser.

Un sourire se peignit jusque derrière ces arrières. Elle était entourée de fous, de grands malades. Et ce dieu des acariens était probablement leur chef. Un doute l’assaillit toutefois. Elle tirait vivement sur son décolleté, afin de lui permettre de voir la peau de sa poitrine. Une fine cicatrice zébrait la moitié de son bas ventre, ainsi que de multiples petites coupures soignées. Elle avait donc belle et bien été soignée. Mais par qui ? Un courant d’air ébouriffa ces cheveux, et elle ne put s’empêcher de murmurer quelques mots.


« Réa, douce Réa. Moi, ton humble fidèle, te remercie du fond du cœur pour ce superbe cadeau. Jamais je n’aurais pu trouver lieu plus énigmatique pour concevoir mes contes. Je t’en serais éternellement reconnaissante. »
[*]

Ayant enfin comprit le comment du pourquoi, elle s’autorisa à poser un regard curieux sur ce qui l’entourait. Le soleil pointait à peine le bout de son nez, auréolant les lieux d’une lumière pure et rougeoyante. L’édifice derrière elle était construit dans un style qu’elle ignorait totalement. Il lui paru loufoque, grotesque et bouffit d’un raffinement suffisant. C’était…divin (sans vouloir faire de vilains jeux de mots). Devant elle, s’étalait une vaste prairie encore recouverte de la rosée du matin. Un peu plus loin, s’élevait un complexe étrange à l’architecture inconnue. Cela devait être la ville. Mais pourquoi leur chef c’était-il mit en dehors ? Qu’importe, il était fou.

Saylla s’empara de son bâton de conteuse, posé sur l’herbe, puis se dirigea à grand pas vers l’entrée de la ville. À son grand étonnement, elle ne vit ni tour d’angle, ni mâchicoulis, ni meurtrière, ni barbacane le long des remparts. Ils ne craignaient donc aucune attaque d’un éventuel envahisseur ? Étrange. Une fois arrivé à auteur du porche, elle constata qu’à nouveau, elle était bien loin de son monde : pas de douve, de levée de terre, ni même de pont-levis. Une immense porte à double battant était fermée. Pas chat, pas une âme qui vive. Dormaient-ils encore tous ? Et qui était donc ce « tous » ? Méfiante, elle ne s’approcha pas plus de l’entrée. Et, comme le veut la coutume, elle s’empara d’un cor,  attachée à sa ceinture. Un riche roitelet le lui avait offert, voilà bien longtemps, en remerciement de ces belles histoires.

La demoiselle inspira une grande bouffée d’air, porta la corne à ces lèvres, et souffla à plein poumon. Un long son monocorde et puissant s’échappa de l’extrémité du cor, annonçant comme il se doit la présence d’un invité. Saylla patienta, curieuse de découvrir à quoi pouvait ben ressembler les habitants de cette étrange île.


*du temps de la demoiselle, acariâtre signifiait « fou » ou « qui rend fou ».

[*]Pour une raison que tout à chacun ignore, Saylla n’avait jamais crut à cette histoire de Dieu le Père et Dieu le Fils, au grand désespoir de ses préceptrices. Elle avait préféré s’inventer un compte, où le soleil, Réa, divinité féminine et créatrice, s’était unie à Desmos, divinité masculine et destructrice, symbolisé par la Lune, pour créer ce monde.

[*]


Dernière édition par Saylla Val'Dyanne le Jeu 4 Juil 2013 - 0:04, édité 1 fois
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Jeu 13 Juin 2013 - 19:06
Enfin, après un certain moment, le soleil avait pointé le bout de son nez, cela faisait plaisir à regarder, mais aussi cela apaisait les tourments de certaines tensions au sein de l'académie. Entre les renégats, le grabuge sur terre, l'incapacité de la Directrice restante à ne point avoir de possibilité d'aller dans le monde terrestre et, pour cité un autre événement qui désespère les élèves, les cours et les examens, beaucoup profitent du soleil pour se reposer et se décontracter avant de retourner à ce qu'ils appellent 'la torture cérébrale'... Bien que je ne comprenais point grand-chose à ce langage des temps modernes, à voir leurs airs et réactions, je comprends ce qu'ils veulent dire... Cependant, je me mis à réfléchir à propos d'une chose...

était-je le seul de l'ère qu'ils appellent 'Moyen-âge' à être ici ? était-je le seul chevalier, ou prince, ou je ne sait qu'autre personne de mon époque ici ? Cela me désolait un peu de savoir cela... J'avais certes entendu des rumeurs par rapport à un professeur qui viens de mon époque, peut-être même un peu plus loin que mon époque, mais je n'ai point le loisir de vérifier cette rumeur. Par ailleurs, je n'ai que très rarement écouter les rumeurs, la plupart de mon époque n'était que mensonge. Espérant que ma journée ne soit pas aussi morne qu'à l'habituel, je fus surpris de constater qu'un événement me parue aux oreilles. Le son d'un Cor... De mon époque, cela signifiais ou l'arriver d'une personnalité importante, ou d'une attaque. Lorsque cette dernière hypothèse m'effleura l'esprit, je me misà penser au pire et donc, me dépêchât vers la provenance du son.

Arrivant sur place, discrètement dans un premier temps, je n'avais remarqué que ce n'était qu'une seule et unique personne... Puis, voyant que cette femme, car à la vue de ces vêtements et de son attitude, s'en était une, je m'approche doucement pour ne pas l'effrayer, arrivant à son niveau, restant tout de même, par mesure de précaution, a environ deux mètres d'elle, je l'observais un peu... Elle disposait de vêtement étrange, ainsi que de diverse parure, cela me fît d'abord penser à une sorcière, mais après avoir vu son bâton de marche, je compris mon erreur... Elle était une voyageuse ou une conteuse itinérante. Souriant intérieurement, je compris une nouvelle chose : C'était une personne de mon époque, elle aussi, venais de cette époque simple, mais pourtant tumultueuse qu'est le Moyen-Âge. En souriant, j'ouvris la bouche, je prononçais les mots suivants :

"Je te souhaite la bienvenue en ce lieu, toi Dame étrangère inconnue à mes yeux. Quel est-ton nom je te prie ?"

Je ne croisais pas les bras et ne restait pas sur mes gardes, je sentais, j'en avais même l'intime conviction qu'elle était inoffensive et vide de toute intentions malveillante, attendant sa réponse, je ne me présentais pas tout de suite, l'honneur était à cette dame de se présenter en premier, par mesure de politesse.
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Jeu 13 Juin 2013 - 23:32
Tiens ? Celui-ci était moins drôle que l’autre. Mais au moins, il parlait un langage qu’elle comprenait. Plutôt grand, bien bâtit, bien équipé…un garde sans doute. Saylla l’observa une demi-seconde, tentant de déceler la raison de sa présence sur cette île.  Des dizaines de justifications défilèrent devant ses yeux, de la plus effrayante à la plus rocambolesque.  Un fou du roi ? Un assassin ? Un illuminé ? Un abruti ? Mmmmh…Non, cette dernière option n’était pas envisageable, cet homme paraissait parfaitement courtois et instruit des bonnes manières. La demoiselle lui fit une courte révérence, appuyée d’un hochement de tête. Qui que soit cet homme, il ne pouvait pas être pire que l’autre ahuris de tout à l’heure. Et puis…elle avait besoin de réponses à ces questions, et l’heure n’était pas à faire la fine bouche. Il était difficile de rêver plus bel accueil que ce beau jeune homme bien taillé.

« Bien le bonjour, noble combattant. Je me nomme Saylla Val’Dyanne. Je suis humble conteuse à la recherche de mon chemin. Il me semble que je me sois égaré. Quel est le seigneur qui habite en ces lieux que je ne connais point ? »

La demoiselle ne savait pas trop quelle attitude adopter, ni a quel point cet homme était fou. Il ne semblait pas bien méfiant, ni bien effrayant. Chose étrange pour un garde. Le fait même qu’il soit venu jusqu’à elle, au lieu de rester cacher derrière les remparts, était très étrange. Décidément, beaucoup de choses lui échappaient ici.

*Plus que tu ne crois mon enfant.*
*Encore toi ? Moi qui espérais ne plus jamais t’entendre…*
*Pourquoi ? Je suis toi et nous sommes nous. Tu ne peux t’échapper à moi.*

D’une légère secousse de la tête, Saylla tenta de dissimiler le doute qui s’était insinué en elle, arborant son plus beau sourire. Elle refixa son attention sur l’étranger et l’observa avec un peu plus d’attention. Il n’arborait aucun blason, aucun signe distinctif qui aurait ne put l’aider à deviner qui était le maître ici. Tout cela était décidément anormal. Non sans méfiance, elle laisse son bâton glisser en oblique devant sa poitrine. Cet homme restait un mâle armé, et elle une simple conteuse. Certes, son arme avait connu plus d’une épée, et elle était une honorable combattante, mais ici, rien ne paraissait normal. Son bâton de conteuse, sombre et finement sculpté d’argent, était aussi léger que du bois et pourtant aussi solide que de l’acier…et pour cause.

« Pardonnez ma rudesse mais…où sommes-nous ? Quel fol peut bien construire de tels remparts sans le moindre signe défensif digne de ce nom ? Suis-je donc réellement sur cette île mystérieuse, au-delà des bretons, où les fous sont envoyés en asile ? »

La jeune fille laissa la perplexité se peindre légèrement sur son visage, juste assez pour appuyer ses mots. Elle doutait de la réponse de l’étranger, mais au moins aurait-elle peut-être une piste de réponse à ses questions.
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Ven 14 Juin 2013 - 15:08

« Bien le bonjour, noble combattant. Je me nomme Saylla Val’Dyanne. Je suis humble conteuse à la recherche de mon chemin. Il me semble que je me sois égaré. Quel est le seigneur qui habite en ces lieux que je ne connais point ? »

A la suite de cette phrase, elle avait semblé réfléchir une fraction de seconde, pour après se ressaisir, m'offrant ensuite un très joli sourire, qui me fit sourire à mon tour auquel je pense, a dû mal passé puisqu'elle a bougé son bâton argenté de façon à se défendre si je l'attaquais, je voulu lui répondre, mais elle enchaînât sur une autre série de question, confirmant un peu l'incompréhension qui l'habitait.

« Pardonnez ma rudesse mais…où sommes-nous ? Quel fol peut bien construire de tels remparts sans le moindre signe défensif digne de ce nom ? Suis-je donc réellement sur cette île mystérieuse, au-delà des bretons, où les fous sont envoyés en asile ? »

Je me mis à rire, intérieurement bien sûr pour ne point la vexer, même si j'étais dans le même état d'esprit lors de mon arriver ici, l'on m'a toujours appris une chose, c'était 'N'oublie jamais d'où tu viens', et ici, cet endroit d'où le viens, c'est le temple où je me suis éveillé, après un petit moment de silence, très cours, pour me permettre de bien choisir mes mots avec soin, je me mis à répondre a ces multiples questions.

« Aucune inquiétude, en ces lieux, toute personne qui arrive est dans la même incompréhension que vous Dame Saylla. Mais avant toute chose, permettez-moi de me présenter. » Je posais un genou a terre, en portant une main sur mon coeur et en baissant la tête en signe de respect. « Je me nomme Erox Lunis. Ancien Chevalier de Garde Royal. »

Après ce petit salut, comme on me l'avais toujours appris, je repris mon explication sur les questions de cette conteuse, qui je me doute, va être perdu dans une histoire tel qu'elle en fera un conte incroyable. M'adossant à une surface solide nous entourant et croisant les bras, en souriant comme toujours et ouvrit la bouche pour parler.

« Je vais répondre a vos questions une a une. Aussi, excusez-moi pour la rudesse, à mon tour, de mes paroles... Avant-tout, l'endroit où nous somment s'appelle 'Deus Académia', qui, signifie en Latin 'Académie des Dieux'. Le fol qui a construit ces remparts et ces édifices que vous voyez plus loin chère Dame se nomme 'Deus'. »

Je lui laissais le temps d'assimiler déjà le peu d'information que je venais de lui apporter et reprend quelque seconde plus tard.

« J'ignore quelle est cette île dont vous voulez parler, mais l'endroit où nous somment se situe en dehors de notre monde. En vérité... Seul ceux qui sont morts et choisi par Deus peuvent être en ces lieux, choisi en temps qu'apprenti-dieu, ou apprentie-déesse dans votre cas. Je sais que cela semble dur à croire chère Dame, mais ce n'est que la plus pure des vérités... Si vous avez quelconque questions, n'hésitez pas, j'y répondrais du mieux que je le puis. »

Je m'attends à ce qu'elle m'appelle 'fou', auquel cas, je lui prouverais que nous somment toutes des personnes mortes ici avec différent pouvoirs. Mais avec la réalité actuelle, à son grand malheur, ou bonheur, tout dépend de sa manière de voir les choses, on ne peut qu'accepter la vérité.
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Ven 14 Juin 2013 - 18:52
Une chose était certaine : il avait de la classe. Complètement fêlé, mais beaucoup de classe et de charme. Saylla l’inspecta d’un œil sceptique, ne sachant si elle devait rire ou pleurer devant tant de folie. Elle resta là, immobile, bouche bée, à attendre qu’une mouche lui apporte la révélation. Quel était la réaction normale à adopter ? Fallait-il courir en hurlant ? S’agenouiller et supplier les dieux  de l’épargner ? Tenté de s’échapper ? Retourner avec l’autre fou ? Toutes ces questions défilèrent derrière ses yeux, à la vitesse de la lumière. Mais décidément non, elle ne trouvait aucune réponse convenable. C’était une histoire de fou, écrite par des fous, pour des fous.

C’est alors qu’elle opta pour la meilleure des réactions : un énorme éclat de rire. Il venait du plus profond de sa gorge, remontait le long de sa tranchée et sortait en un son continu et puissant. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait plus autant rit, au point d’en pleurer. Son corps s’arqua en arrière, alors que sa main droite essuya une larme. Elle finit par se tordre de rire, au bord de l’apoplexie. S’appuyant sur son bâton, elle tenta vainement de reprendre son souffle, tout en essayant de formuler une phrase complète. Voyant sa tâche insurmontable, elle commença par tout mettre en œuvre pour se calmer, et enfin reprendre le contrôle d’elle-même. La tâche ne fut point aisée, et elle mit plusieurs minutes avant de finalement pouvoir parler.


« Pardonnez…Pardonnez ma réaction, noble chevalier. Mais quelle drôlerie me racontez-vous là, Sir Erox Lunix ? Une académie ? Qu’est-ce donc qu’une académie ? Je ne suis point un acarien ! Si je suis morte, ma place est au purgatoire, certainement pas dans ce lieu loufoque et absurde… »

Saylla fixa son interlocuteur, mettant en tout en œuvre pour contrôler ses pulsions. Surtout, ne pas rire. Ne-pas-ri-re. Le plus malheureux dans l’histoire, c’est que, dans le fond, cette aventure n’avait rien de drôle. Elle ne savait ni où elle était, ni qui il était. Elle ne savait même pas si elle était morte ou vivante ! La situation était des plus désespérée et elle…avait envie de rire à s’en exploser la panse. Mais bon, à quoi bon pleurer sur situation, il n’y avait pas mort d’homme tout de même. Enfin, théoriquement.

« …Et pourquoi des « aprentis-dieu » ? Depuis quand Dieu a-t-il besoin d’aide ? Il est éternel, omnipotent, immuable et omniprésent. Il sait toujours tout, et il n’aurait certainement pas besoin de simples mortels comme nous pour le seconder ! Quelle histoire me contez-vous là, chevalier ? Je suis peut-être une conteuse avide de belles histoires, mais c’est une folie que vous me contez-là et non une jolie histoire ! »

La demoiselle resta attentive aux réactions du chevalier, craignant qu’il ne s’offusque de ces propos. Il était difficile de prévoir à l’avance comment il réagirait, tellement ses propos lui paraissait étrange. Venait-il seulement du même monde qu’elle ? Était-ce un humain ? Un démon ? Ou un ange peut-être ? Perplexe, Saylla attendit.

Brusquement un cri strident et inconnu retentit. Comme si quelqu’un s’amusait à frapper plus vite que la lumière sur un verre de cristal avec son couteau. Le bruit était dix fois plus puissant, et dix fois plus effrayant. Qu’était-ce donc que cela ? Les cloches de la résurrection ? L’appel de Dieu ? Le bruit venait de derrière les remparts, à moitié étouffé et pourtant déjà bien assez saisissant.  Paniquée, la jeune fille brandit son bâton de la main droite, tout en s’emparant de la dague attachée à sa ceinture avec la main gauche. Elle s’écarta du chevalier, pour s’approcher furtivement de la double porte. Et, comme un homme de Cro-Magnon méfiant devant un dinosaure qu’il n’aurait jamais put voir, Saylla se mit en garde, prête à affronter toute chose qui sortira de là. Fuir ? Jamais ! Et pour aller où, de toute façon ? Elle préférait mourir debout, que vivre à genoux.


[HRP : c'est la sonnerie des cours, au cas où...^^]
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Sam 15 Juin 2013 - 14:32
Avec étonnement, je l'entendais rire aux éclats suite à mes dires, un rire fort plaisant à entendre, malgré que cela soit pour se moquer de ce que j'avais dit, après, cela était compréhensible, je n'avais point sortit de preuves et pour une nouvelle arrivée, c'était sans doute très dur à croire, d'ailleurs, elle confirmait mes pensées en m'avouant qu'elle ne savait ce qu'était une académie, j'ignore cependant d'où lui viens cette appellation d'acarien... Elle parlait aussi du purgatoire, bien sûr, je me doutais de cela... Les croyances de mon époque étaient qu'après la mort, nous étions envoyés au purgatoire en attendant que notre âme soit jugée bon pour le paradis ou mauvaise pour l'enfer, puis, elle parlait à nouveau en essayant de se contenir, qui captait à nouveau mon attention, déjà fort approprié par cette jeune femme.

« …Et pourquoi des « aprentis-dieu » ? Depuis quand Dieu a-t-il besoin d’aide ? Il est éternel, omnipotent, immuable et omniprésent. Il sait toujours tout, et il n’aurait certainement pas besoin de simples mortels comme nous pour le seconder ! Quelle histoire me contez-vous là, chevalier ? Je suis peut-être une conteuse avide de belles histoires, mais c’est une folie que vous me contez-là et non une jolie histoire ! »

Au moment où j'allais lui répondre, bien sûr contrairement à ce que l'on pourrait penser, vexé et en colère, mais plutôt calme et compréhensif, la sonnerie signifiant la fin des cours du matin et le début de la pause pour le repas retentissait, regardant la double porte en souriant, me doutant de l'afflux soudaine et massif d'élève, je riais intérieurement, cependant ce qui me fit le plus rire, c'était la réaction Dame Saylla, lorsqu'elle sortie une dague finement travailler et qu'elle brandissait son bâton pour se défendre vers la double porte, cette fois-ci, je ne pouvais contenir mon rire, un rire un peu plus prononcer, mais pas affreux pour autant, un rire... Normal. Après m'être calmer, j'avançais prudemment vers Saylla et posait doucement une main sur son épaule.

« Du calme... Ne craignez point d'attaque chère Dame... Rengainez votre arme et cessez de brandir votre bâton. Laissez-moi vous expliquer... Une académie est un endroit où nous pouvons étudier diverse matière, ici cependant, c'est différent, il y a les mêmes matières que sur notre monde d'origine, mais on peut apprendre à se battre et à utiliser notre pouvoir d'apprenti-dieu, ou comme ils l'appellent ici 'domaine divinatoire'. »

En me mettant face à elle, je lui souris un peu, puis, m'éloigne un peu, pour rester à un ou deux mètres d'elle.

« Si vous ne me croyez pas, regardez plutôt... Voici une partie de mes capacités d'apprenti-dieu. Peut-être que cela vous conviendra. »

Je montrais mes bras nus, sans vêtement ni poche, les écartant pour montrer que je ne trichais pas, puis, d'un geste des mains, dans un petit éclat de lumière presque imperceptible, deux dagues, très finement ornée et sculpté était apparue dans mes mains, l'une était en argent, l'autre était en acier, mais toute deux reflétais l'éclat du soleil, tant elle était brillante et affuter. Après environ une ou deux minutes, le temps qu'elle voyait bien que ceci n'était pas une blague, je les fis disparaître et me ré-approchais d'elle, sans pour autant aller la coller, je restais a environ un mètre d'elle, mais a présent, je devais lui faire part d'une vérité... Très difficile a accepté, même pour moi.

« En ces lieux, très chère Dame Saylla, se trouve les âmes des personnes choisies par Deus, à travers le temps. Nous ne somment plus a notre époque, mais bien plus tard dans le futur. A force de recherche, j'ai appris que mon époque, le 12e siècle après Jésus Christ, n'existait plus... Les autres personnes ici, professeurs et élèves, sont originaires d'une autre époque, antérieur à moi-même ou alors, d'une autre qui est plus avancé que mon époque et sans doute la vôtre... Nous somment a présent au 21eme siècle... »

Je disais cela avec regret, car mon époque me manquais... J'arrêtais de sourire un peu, en baissant légèrement la tête, signe de mon regret et de pardon envers ce manque de tact... Mais à mes yeux, elle devait le savoir, elle devait connaître la vérité, je posait a nouveau un genou a terre et baissait la tête encore une fois en signe de pardon.

« Pardon si je suis rude, mais... Je pense que vous deviez connaître la vérité, plutôt que de vous mentir Dame Saylla... Néanmoins, si je peux vous aider, répondre a vos questions ou même, faire quoi que ce soit pour vous, je le ferais... »
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Sam 15 Juin 2013 - 19:25
Impressionnée, Saylla en oublia de brandir sa dague. Elle avait ses yeux dorés fixés sur les paumes de son protagonistes, refusant de croire se qu’elle venait de croire. Dans…Dans quel monde avait-elle atterrit ? Étudier ? Était-ce une sorte de monastère ? Un édifice religieux dédié à elle-ne-savait-quelle divinité nommée Deus ? La jeune fille se concentra de toute ses forces, tentant de remettre de l’ordre dans tout ce qu’il venait de lui dire. Tout allait trop vite. Malheureusement, une seule chose parvenait à transcender son esprit :

« Sorcier !! »

Personne n’eut le temps de réagir à ce cri. Soudain, les portes battantes s’ouvrir à la volée, et un troupeau  d’étudiants sortit dans un roulement de tambour. Saylla vit cette masse foncer droit sur elle, et déglutit difficilement. La plupart était plus jeune qu’elle de quelques années, habillés bizarrement, les cheveux en bataille et le sourire aux lèvres. Elle n’en croyait pas ses yeux. Elle avait l’impression d’être d’un autre âge, d’un autre temps. Depuis quand une nuée d’enfants courrait ainsi, à l’ouverture des portes ? Où était la herse ? Jamais encore son cerveau n’avait du s’activer à cette vitesse. Il lui fallait réagir dans l’instant, tout en réfléchissant aux propos du chevalier…c’était trop lui demander, elle allait perde pied. N’y tenant plus, elle brandit sa main libre devant elle d’un air autoritaire et hurla.


« STOOOOOOOOOOOOOP ! Minute papillon, le premier qui moufte, il se prend mon bâton sur le crâne. Besoin de réfléchir. »

La masse informe d’étudiant c’était arrêté net, à quelque mètre devant Saylla. Surpris, curieux, amusés, ils ne mirent pas longtemps à comprendre qu’elle était une nouvelle venue. Un léger bruit de murmure s’éleva dans l’air, pendant que ceux de derrière, ne comprenant pas le pourquoi de ce brusque arrêt, se mirent à se plaindre. Toutefois, de manière générale, la plupart d’entre eux se tenait coi, intrigué de l’attitude de cette étrangère, et curieux de voir la suite. Ils ouvraient grand leurs yeux, toutes leurs attentions étaient focalisées sur la demoiselle. Cette dernière, en retour, les jaugeait de bas en haut, l’oeil sceptique. Elle ne savait pas d’où lui étaient venus ses propos, mais au moins, ils avaient fait mouche.


«  Et donc, Sir Erox, si je comprends bien, vous allez maintenant me prétendre que tous ces mômes - pour la plupart – sont des…apprentis-dieux, des élus, choisis par votre dénommé « Deus » ? Et comble de l’horreur, la plupart viendraient d’une époque postérieure à la mienne ?... »

Un ou deux étudiants ricana, alors que d’autre laissèrent échapper quelques rires. Mais la plupart d’entre eux sourirent jusque derrière les oreilles, très amusés de la situation. Pour finir, quelques uns s’échappèrent par les cotés, lassés de la venue des nouveaux venus, et préférant aller voir ailleurs. Saylla leur décocha un regard assassin, tout en brandissant fermement son bâton. Trop de choses en trop peu de temps venait de se produire, elle n’avait pas le temps de tout assimiler et son cerveau lui rendait tout à l’envers.

« Quant à votre sorcellerie, elle serait en réalité un don divin, et vous tous ici en seriez pourvu ? Vous êtes un fol ! Vous serez excommuniez sous vous n’expiez pas vos péchés ! … Mais attendez…si je suis votre raisonnement,  moi aussi je suis une sorcière puisque je suis « choisie !  Ah ! Quelle folie que cela. Moi, une sorcière…Plutôt mourir ! »

Cette fois, plus d’un éclata de rire, visiblement très amusé du spectacle qui se déroulait sous leur yeux. Saylla tenta bien d’un impressionner l’un ou l’autre avec son bâton, mais c’était peine perdue. Elle était la risée de la cours de récrée. Elle se sentait complètement dépassée, et surtout très perdue dans ce monde inconnu. Incapable de réfléchir posément, elle était comme un jeune loup qui se sentait piégé : elle grognait, montrait les crocs, faisait mine d’être forte, mais, dans le fond, elle était complètement terrorisée. Finalement, elle aurait peut-être préféré mourir, les choses auraient été plus simples.


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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Mar 18 Juin 2013 - 13:10


Je n'avais pas envisagé qu'elle envisagerait que mon domaine divinatoire serais de la sorcellerie.. En même temps, j'aurais dû m'en douté, quel idiot fais-je... Par la suite, je n'avais pas prévue la masse d'élèves passerais par ce chemin pour se rendre à la cafétéria pour sustenté leurs faims... De plus, ils se moquaient de cette pauvre Saylla qui était perdu mentalement, elle me parlait par la suite, à propos du fait que tout le monde aurait un tel pouvoir, ce qui provoquât un autre éclat de rire. Serrant les poings, je prononçais, a l'intention du groupe d'élèves.

« Vous tous. Silence ! N'oubliez pas vos origines, vous aussi étiez dans le même état d'esprit qu'elle ! Cessez de vous moquez ! »

A ma phrase, les élèves c'était tous calmé, sauf certains qui s'en foutaient royalement de ce que je disais, personne ne me connaissait trop ici, je n'avais pas fait de choses exceptionnel avec eux, le peu de choses faite était un cours et quelques activités, sans plus... Mais savoir cette chère Saylla maltraité moralement, cela me mettait hors de moi... Comment pouvaient-ils tous être odieux avec elle ?! Au fil des époques, tout ceci aurais a ce point changé ? Je ne pouvais y croire... Subitement, j'entendais une phrase qui me fît tourner vers la foule, le visage exprimant mon mécontentement, voyant un petit groupe de trois élèves s'avancer, celui de tête c'était mis à parler a ces amis derrières lui.

« Hé, z'avez vue ces fringues et son bâton pourrie ? Vous croyez qu'elle serait prête a quoi pour le récupérer ? »

« Je te somme d'arrêter tout de suite ce genre d'insulte et de ne pas t'approcher d'elle. »

Subitement, le jeune homme s'arrête et me regarde de haut, comme s'il se sentait supérieur, jouant avec un filament électrique qui lui passait entre les doigts, ces amis c'était mis a ces côtés... Deux barbare point très intelligent dans leur tête visiblement...

« Qu'est-ce tu m'veux toi ? T'sait pas qui j'suis ou quoi ? Casse-toi d'mon chemin si tu veux pas qu'on brise un bras, tu t'prends pour qui ? »

« Pour qui je me prends...? » j'avais perdu mon calme et avançais vers lui, posant une main sur son épaule « Je vais te dire... Pour qui je me prends... »

Subitement, je pris de l'élan et lui envoyais un énorme coup de boule en pleine face pour le mettre a terre, ce tenant le nez alors que ces deux petits copains allaient le ramasser, je déployais à ce moment la mes ailes célestes, de grandes ailes blanches immaculés, sans qu'aucune douleur ne viennent me lacéré le dos, je m'écriai a l'encontre de tous, mais plus précisément à l'homme a terre, le regardant dans les yeux, prêt à protéger Dame Saylla avec mes ailes.

« Mon nom est Erox Lunis, Chevalier de la Garde Royale et Membre du Conseil des élèves ! Quiconque perturbera cette jeune femme ou cette académie aura affaire à moi ! Est-ce compris ?! »

La foule d'élève, un peu impressionné, ce dispersait pour retourner a leurs activités assez vite, celui a terre, de peur d'avoir une sanction prirent la fuite avec ces deux compères tandis que pour ma part, je fis disparaître mes ailes en soupirant, me tournant vers Dame Saylla, je m'avançais vers elle pour être en face d'elle afin de lui parler.

« Je m'excuse en leurs noms... La mort les a rendus idiots pour certains et leurs capacités leur a fait croire qu'ils ont plein pouvoir... Oui, la mort... Seule les personnes décédées peuvent être ici... Moi-même suis mort, sur un champ de bataille... Et votre présence ici est que vous êtes morte vous aussi... »

Dans ma voix, l'on sentait la sincérité et le regret, oui, le regret, car je regrettais la mort de Dame Saylla aussi, car je regrettais l'attitude des autres, qui était totalement puérile et inacceptable, j'espérais que cette fois, elle me croirait...

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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Mer 19 Juin 2013 - 23:40
*Te voici frêle princesse sauvée par preu chevalier. C’est Mignon. Un ange en plus.*
*Va te faire foutre. Fiche-moi la paix.*
*Hahaha. Non mais laisse-moi rire. Ton zozo, qui visiblement aime se sacrifier pour les veuves et les orphelins, vient au secours d’une tueuse multirécidiviste.*
*C’est toi le dingue, pas moi.*
*Ha ! Nous ne faisons qu’un ma chère. Seul un fou peut croire le contraire. Ou une folle.*
*Je t’ai dis d’aller te faire foutre.*
 
Saylla resta imperturbable, ne trahissant rien du conflit interne qui l’habitait. Elle était muette, comprenant qu’elle n’avait pas à intervenir dans l’échange qui se produisit devant ses yeux. Les choses devenaient tellement abracadabrantes qu’elle ne prit même plus la peine de crier au loup et au scandale. De toute façon elle ne comprenait rien. Enfin si, une chose : ce type l’avait provoqué et avait probablement le cerveau d’un mollusque attardé. En le voyant s’éloigner, elle ne put s’empêcher de lui faire signe en tournant le dos à Erox. Une fois son attention captée…elle lui fit une superbe grimace. Pouce sur le nez, doigts écartés, yeux qui louches, tête penchée et langue tirée, elle rétorqua à sa manière à son attaque. Puéril, infantile, et parfaitement absurde…tout a fait elle. Son protagoniste montra le poing, voulant probablement la menacer. Elle se contenta de lui faire un clin d’œil en lui montrant le chevalier dans son dos. L’élève se mordit la langue, lança un regard incendiaire à Erox, puis disparu rapidement.

Reprenant un air sérieux, la demoiselle refixa ses yeux d’or sur un son sauveur. Elle ne savait plus ce qu’elle devait dire ou faire. Sorcier ou ange ? Qui était-il ? « Conseil des élèves ». Quel titre était-ce là ? Méfiante, elle resta à une distance prudente du chevalier, méditant silencieusement quelques secondes. Le silence et le calme revinrent enfin, lui permettait d’assimiler toutes les données. Une seule conclusion s’imposa à elle.


« Un ange. Je suis donc bel et bien au paradis. Vos propos sur la mort me le confirment. Mais…Pourquoi moi ? Quelle que soit la divinité qui siège là-haut, ces décisions sont bien étranges… »


Elle fit un tour sur elle-même, pivotant sur la pointe d’un pied, nez en l’air. Elle fit ainsi un nouveau tour d’horizon, inspectant avec curiosités les environs. En fait, la question était plutôt de savoir qu’est-ce qui n’était pas étrange ici. Les yeux grands ouverts, elle chercha en vain quelque chose de familier. Ce Sir Lunis lui avait bien paru un temps soit peu normal au début. Mais là…Il était difficile de qualifier de « normal » un individu qui faisait pousser des lames au bout des ses doigts et des ailes sur ses omoplates.

« …Je ne l’avais point imaginé ainsi. Il manque quelque chose de…divin, somptueux ! Ce que tu appelles des apprentis dieux sont donc des anges, tout comme toi ? C’est logique en y réfléchissant, les anges assistent toujours Dieu dans la Bible. Enfin, ceux qui ne sont pas déchus. Et puis…des anges qui lisent les manuscrits pour apprendre l’art des lettres et apprennent à se battre…Cela ne va pas à l’encontre de ce que l’on m’a enseigné. Michel était un grand combattant. Pourquoi pas d’autres. »


Saylla réfléchissait à voix haute, parvenant enfin à trouver dans quel ordre ranger toutes les pièces de cet immense puzzle. Tout en parlant, elle s’approcha d’Erox. Maintenant qu’elle avait compris, elle se sentait un peu moins impressionnée. Elle ne put s’empêcher de le fixer d’un œil admiratif, comprenant enfin la beauté de ce qu’elle avait vu. C’est alors qu’une nouvelle pensée traversa son esprit, et elle rougit jusqu’à la pointe de ses oreilles, gênée d’avoir put oublier cela. Elle baissa prestement les yeux, ainsi que la tête, et s’inclina profondément de manière respectueuse.


« Je…je m’excuse. Dans mon empressement de comprendre j’ai… oublié de vous remercier. Je mérite le châtiment. Je vous remercie profondément pour votre intervention divine. Merci. Je ne mérite point tant d’attention. »

Le nez presque dans les pâquerettes, elle n’osa plus bouger, soudainement très intimidé de la présence de cet être divin. Elle plongea son regard dans la verdeur de la pelouse, attendant l’autorisation de l’ange pour se redresser. Sa pose était élégante et rendait hommage à la grâce des ailes d’Erox, tel un cygne courbant l’échine devant un être de mérite.
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Sam 22 Juin 2013 - 12:40


« Un ange. Je suis donc bel et bien au paradis. Vos propos sur la mort me le confirment. Mais…Pourquoi moi ? Quelle que soit la divinité qui siège là-haut, ces décisions sont bien étranges… »

A ces mots, je relevai la tête... C'était une interprétation étrange de mes propos, elle me prenait pour un ange...? Mais il était vrai que cela collait bien à cet endroit, surtout après qu'elle ai parlé à voix haute, à propos du fait que les anges assistaient Dieu dans ces projets. D'innombrable Archange était concerné... Michel, l'archange du combat était certes un excellent combattant, mais il n'était pas moins idiot, aillant quelque connaissance intellectuelle, fourni grâce à Yves, l'archange des Connaissances... Tous les archanges dans la Bible était cité et avais de telles fonctions que le Paradis était un plan parfait, sans faute ni bavure...

Subitement, elle vint m'observai et rougit très violemment, un peu surpris de ce qu'elle fit, elle baissait les yeux, puis la tête et vint finalement à être totalement courbé, je reconnaissais cela... C'était une marque de respect, mais aussi de crainte. Elle le dit elle-même suite à cela, elle méritait le châtiment ? Mon intervention était divine ? Propos étrange, mais soutenue... Nous venions de la même époque, nous agissons de la même façon.

Doucement, je pose une main sur son épaule et l'invite à ce redresser afin de la regarder, je ne parvins pas à arrêter de sourire, cela m'était impossible, surtout envers les femmes. Sans elle, l'humanité n'existerais pas, elles, faiseuse de vie et surtout, être douée de raison, capable de faire flancher le plus vaillant des hommes par une simple parole. Elle méritait respect et honneur. J'ouvris la bouche afin de parler.

« Mon intervention n'était point divine, mais justifier... Je ne pouvais me permettre de vous laisser dans l'ennuie par la faute de quelques ignares insolents. Si vous le comprenez ainsi et que cela est plus facile pour vous, coïnciderez nous comme des anges, mais n'oubliez pas, nous sommes humain avant tout... Concernant mes ailes, tous ici ne les ont pas, mais ce n'est pas pour autant que ce ne sont pas des 'anges'. Vous aussi, peut-être, si Deus vous le permet, vous aurez des ailes... Cependant, c'est quelque peu douloureux au départ... »

Je la relâchais quand même, au bout d'un instant, espérant qu'elle ne s'incline pas à nouveau, sinon nous aurions du mal à discuter convenablement ! Par la suite, je vins quand même à réfléchir... Le moyen-âge était certes dangereux, mais... Pourquoi elle ? Je vint à poser cette question qui me torturait l'esprit depuis peu.

« Une question me taraude... Pourquoi la Mort vous a telle frapper ? Une Dame comme vous, conteuse de plus, avait-elle des ennemis au point qu'ils désirent votre mort ? »

Bien que je ne m'attends point à ce qu'elle me parle de sa mort, cela était tout à fait légitime de sa part... Quand bien même, elle pourrait aussi me demander comment et pourquoi suis-je mort, cela me dérangerait pas... Les histoires des morts peuvent servir de leçon au vivant ou a ces congénères, surtout en cette période de crise, avec les Renégats... Concernant ce dernier détail, je lui en parlerais plus tard, quand elle se sera habituée à cet endroit.

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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Sam 22 Juin 2013 - 14:31
Aïe. LA question piège. Les yeux de Saylla s’agrandir, se sentant un peu coincée. Que devait-elle répondre ? Évidemment, sa première idée fut de mentir, après tout,  ce n’était pas difficile. Mais si cet homme était un ange…et qu’il comprenait qu’elle avait mentit…La demoiselle déglutit avec difficulté, hésitant sur  la marche à suivre. Elle envisagea ensuite d’éluder la question, en changeant de sujet. Il s’en rendrait compte à coup sûr. Elle venait de se redresser sur son autorisation, et se sentait déjà bien assez gênée. Tout à coup, elle eu une idée.

« Ho, rien de bien passionnant chevalier. Il était une fois une douce conteuse, qui voyageait à travers vents et marrées pour ramener de belles histoires au coin d’un feu. Elle chevauchait les brume, domptait les nuages, palabrait avec les montagnes et se disputait contre le tonnerre afin de gagner sa pitance. Elle ne craignait ni la colère de cieux, ni celle de la terre. Une belle histoire, riche en rebondissements, en tristesse et en joie. Elle se nourrissait du bonheur des autres, ne connaissant ni frontières ni limites, et parcourrait la terre des hommes de jour comme de nuit. Ses amis étaient ses rêves, ses espoirs, la nature qui l’entourait et la bête qui l’habitait. Rien ne pouvait l’empêcher de bouger, d’aller voir plus loin, ailleurs. Le monde était pour elle comme une immense carte au trésor qu’elle ne pouvait s’empêcher d’aller parcourir. S’immobiliser, c’était comme se fixer, s’enchaîner, s’enraciner. Elle n’était pas une plante, elle ne s’enracinait pas. Quitte à courir mille dangers, à ne pas connaître la sécurité et un foyer, elle préférait ne jamais s’arrêter. Ne jamais rien regretter, ne jamais louper une occasion d’apprendre, ne jamais regarder derrière soi. Vivre chaque jour comme s’il était le dernier, et toujours aller plus loin.  Vivre et mourir dehors, plutôt que survivre à l’intérieur… »

Elle était une conteuse, raconter des histoires était son métier. Erox lui en avait demandé une, elle venait de la prendre au mot. Ainsi lancée, Saylla se détendit, laissant les mots glisser entre ses lèvres, telle une agréable rivière intarissable. Raconter une histoire l’apaisait, même si cette histoire était la sienne. Elle voyageait dans un autre monde, un autre temps. Ses yeux se perdaient dans le lointain, son visage se décontracta. Elle n’état plus que l’instrument des ses mots, un simple outil qui transformait une histoire muette en discours intelligible.

« …Puis un jour, la fin de l’histoire approcha. Le pourquoi du comment n’a aucune importance, après tout, toutes les histoires ont une fin, même les plus belles. Son monde est un univers violent, où beaucoup de choses se règles avec les poings et la colère. Mais elle n’est pas triste d’être arrivé à son terme. La conteuse qu’elle est ne peut s’empêcher de sourire à l’idée de pouvoir écrire le mot « fin » au bout de son aventure, et de refermer le livre. Et ce, même si cette histoire, se fut la sienne. »

Erox l’avait lancée, elle ne pouvait plus s’arrêter. C’était plus fort qu’elle. En fait, elle n’avait même plus conscience de sa présence, elle était perdue dans les méandres de ces histoires.

« Toute les plus belles histoires ont une fin. Je suis heureuse que la mienne en fasse partie. Et c’est avec autant de joie qu’aujourd’hui j’entame un nouveau parchemin, sous ce soleil matinal et plein de promesses. Un nouveau corpus, tout beau, tout neuf. Et une plume fraîchement taillée, cela va de soit. Une des tiennes, pourquoi pas. J’imagine déjà les premières lignes : « Il était une fois une plume. Une belle et douce plume éternelle, immaculée de blanc. Mais ne la croyez pas innocente : sous ses airs d’ange, c’est avec sa complicité que j’écris cette histoire. » Cela me plaît. »

Son regard s’éveilla enfin, revenant à la réalité. Elle n’avait pas honte de s’être laissé ainsi emporter. Elle était au contraire très heureuse que le chevalier l’ait emporté là-bas. Toutefois, comme elle venait de le dire, chaque chose avait une fin, et se fut sans regret qu’elle revint à la réalité. Elle décocha à sourire complice à son protagoniste, et lui fit un clin d’œil.

« Et vous ? Quelle belle histoire ave-vous à me conter ? »

[hrp : sorry, j’ai pas beaucoup fait avancer le rp mais là, je rêvais de poster ce genre de post depuis des mois, j’ai craqué xD Tu es autorisé à me frapper x).
Autre chose : là, je te conseille juste de lire le premier niveau de mon pouvoir, il est concerné par ce genre de post, et cela t’inspirera peut-être un peu plus ^^]

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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Mer 26 Juin 2013 - 15:14


Une étrange sensation m'avait parcouru alors qu'elle parlait de cette histoire, dont l'héroïne était une conteuse, étrangement, j'avais envie d'y croire, c'est ce que je fis, car au plus profond de moi, j'avais cette impression, cette envie, cette raison de croire qu'elle disait la vérité. Après tout, c'est l'histoire de sa vie et pour une conteuse, raconter son histoire est une chose facile, puisque ce métier est de raconter les histoires, aussi bien pour les plus grands afin de les faire voyager, que pour les petits afin de les faire rêver, inconsciemment, même si certaines histoires sont incroyablement fausses, nous y croyons quand même, car l'on voulait échapper à certaines réalités... Cela me rappelait divers souvenirs de mon passé....

Déjà enfant, j'étais fasciné par les conteurs et les conteuses, même si c'était un vieillard... Pardon, le doyen du village, qui nous racontait les histoires, les adultes n'y croyais pas, car ils savaient que ce n'était que des fables, des mythes, des absurdités même ! Mais les enfants eux y croyaient... Ils se servaient par la suite de ces histoires pour s'endormir paisiblement afin de rêver qu'ils combattent des dragons, des chimères oniriques. Ou alors qu'ils utilisent ces contes pour en faire des jeux afin de s'amuser avec les autres... Avec tous ces souvenirs, je ne pu me contrôler et une larme nostalgique coulât sans que je le contrôle... Je fus ramener à la réalité lorsque Dame Saylla me parlait.

« Et vous ? Quelle belle histoire avez-vous à me conter ? »

Aussitôt, j'enlevais cette larme en me frottant les yeux, pour sourire doucement, réfléchissant à comment prendre la tournure de mon histoire... Au final, je ne me cassais point la tête vainement.

« Je n'ai point votre don pour raconter avec tant d'intensité une histoire, aussi, excusez-moi si je parais brusque, ou quelconque attitude... Vous m'avez raconté l'histoire de votre vie, je me dois de vous raconter la mienne... »

Voyant un petit banc de pierre, j'invitai Dame Saylla à s'y assoir, afin qu'elle soit à l'aise pour écouter l'histoire de ma vie, avant mon arrivée ici. M'asseyant à mon tour, je prie une inspiration pour commencer le récit de ma vie.

« Il était une fois, dans un château un jeune garçon... Né de l'union entre deux personnes de la haute société siégeant au château... Ils n'étaient point roi et reine, non, l'un était le conseillé et l'autre une haute dame qui s'occupait des directives de la reine... Ils espéraient que le garçon suivrait leur ambition, mènerait la vie de château et n'auraient rien à faire avec le bas peuple. Hors ce fût l'inverse qui se produit, échappant au percepteur et aux gardes, le jeune garçon fuyait la vie de château pour s'amuser avec de jeunes enfants de paysans, formant une bande de joyeux lurons farceur et proche, le jeune garçon n'était pas fasciné par les livres et les enseignements, mais par les armures, la vaillance et le courage des chevaliers... »

Oui, à mon tour, je racontais mon histoire... Je le fis avec sourire, car cela me replongeait dans une nostalgie joyeuse et amusante, continuant mon histoire doucement, sans me presser, j'ignorais si elle comprenait mes dires, ou même si elle m'écoutait, mais comme elle, je ne pouvais m'arrêter de parler...

« Finalement, le jeune garçon abandonna les livres pour l'art des armes et le combat, durant ces allées au village, le jeune garçon, avec ses amis, avait appris le maniement de la faux, de la fourche et du bâton dans le but du combat. Plus tard, lorsqu'il devint un simple écuyer, ses parents lui avaient demandé pourquoi avoir choisi ça, il n'avait répondu qu'une chose : « Pour protéger ceux qui me sont chers. »... Au fil des années, le garçon avançait dans l'âge et dans les grades, il était à présent un maître d'armes, car il avait appris de façon vertigineuse le maniement de chaque arme, à la perfection alors qu'il n'avait à peine que 17 ans. Mais malgré ça, en dehors de sa vie de chevalier et des combats, il maintenait ses liens d'amitié avec ce qu'il considérait sa "seconde famille"... jusqu'à un certain jour... »

Mes traits de visage devinrent plus sombres et tristes, en serrant les poings, je continuais l'une des parties les plus tristes de cette histoire....

« Un jour, durant l'année de ses 18 ans, un assassin pénétrât dans les murs du château, dans le but de tuer nombre de personne... Le jeune garçon parvint à l'arrêter, mais le meurtrier avait déjà commis ces méfaits... Le roi, des domestiques, des gardes... Ainsi que ses parents avaient été tués... Seule la reine et la princesse avaient survécu... Malgré tout, pour avoir sauvé sa vie, bien qu'elle regrettât la triste disparition que le château avait subie, elle nommait le jeune garçon Chevalier de la garde Royale... Point de fête ne fut organiser, juste des funérailles... »

Prenant une grande respiration, j'entamais la partie finale de cette histoire, desserrant les poings et regardant le ciel, un peu plus détendu.

« L'année de ses 19 ans... Le jeune garçon avait parlé à sa nouvelle famille qu'étaient ses amis, leurs annonçant qu'il allait partir au combat pour les protéger d'une invasion... Ils ont essayé de l'en empêcher, mais sans réussir... La seule et unique jeune fille du groupe lui donnât un pendentif et lui demandât une promesse... Celle de revenir sain et sauf... Deux semaines après cette promesse, le jeune garçon était à l'épilogue de sa vie, seul face à cinquante barbares, tous ses compagnons étaient morts... Pourtant, il n'avait pas perdu espoir, car une raison animait son envie de combattre... S'il fuyait, ses amis mourraient, s'il ne les arrêtait pas, ses camarades seraient morts en vains et il perdrait tout ce qui lui était cher. Il s'est battu, comme un lion, mais... Le jeune garçon décédât, après avoir combattu les cinquante assaillants, de quatre flèches dans le corps et d'une épée lui traversant le ventre. Il ne tombait pas, car sa foi inébranlable envers ses amis le fît mourir debout, les armes à la main... »

Au final, je baissais la tête, portant la main à mon cou, je sortis de sous mon vêtement un pendentif en argent, représentant un ange en train de prier...

« … Fin de l'histoire... De mon histoire... »



[hrp : T’inquiète pas, c'était voulu de tendre la perche Saylla ^^ ]
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Jeu 27 Juin 2013 - 16:46
Saylla l’écouta, silencieuse et respectueuse de l’histoire des autres. Même les plus belles, même les plus tristes, même les plus courtes ou les plus longues, avaient quelque chose à raconter. Tout était toujours bon à prendre pour la jeune fille, comme une plante du désert qui absorberait la moindre particule d’eau. Lorsqu’il eu finit son récit, elle lui décocha un sourire malicieux et complice, espérant apaiser ainsi la douleur qu’elle ressentait chez lui. Ses yeux se posèrent sur le bijou, et, tout en l’admirant, elle reprit la parole.

« Merci de m’avoir conté une si belle histoire chevalier. Je vous promets d’en faire bon usage. »

Ses yeux d’or fixèrent Erox, tentant de lui transmettre toute sa bonne foi et sa sincérité. Il n’était pas toujours évident de raconter sa mort, surtout quand cela n’était pas votre métier.  Dans un geste de remerciement, elle alla jusqu’à oser déposer un baiser sur sa joue. C’était sa manière à elle de dire merci, de lui montrer sa reconnaissance. Car sans ces gens qui lui ouvrent leurs cœurs, la jeune fille ne pourrait avoir la chance d’exercer son métier. C’est grâce à eux, à leur gentillesse et à leur confiance, que ses histoires à elle se construisent.

Après un clin d’œil, la demoiselle se redressa et s’étira. L’immobilité n’était décidément pas son fort, et il lui était difficile de rester assit très longtemps. Même quand elle racontait ses histoires, elle se devait de le faire debout, afin de mieux bouger et imiter ses personnages.


« Quoiqu’il en soit, bel ange céleste…l’histoire de la plume me plaît, et il me serait gré de la continuer… »

Saylla s’éloigna de quelques mètres, s’approchant ainsi à nouveau de la porte d’entrée. Son regard pétillait de curiosité, autant pour l’édifice, que pour les jeunes qui continuaient d'en sortir. Un lieu pour…étudier. Quelle chose étrange tout de même. Un lieu qui porte un nom… « Deus Academia ». Toujours peu convaincue de la véracité des propos du chevalier, elle sentit en elle la soif dévorante de découverte. Que pouvait-il bien se cacher derrière ces remparts ? Quel type d’édifice pouvait donc bien abriter autant d’adolescents ?  Les mains sur les hanches, la taille décentrée, elle posa un regard de conquérant sur l’académie. Si tel devait être son nouveau domicile, elle en serait digne. De là toutefois à se considérer comme « apprenti-dieu » il y avait un pas. Mais une chose à la fois. Au lieu de chercher à tout remettre dans l’ordre directement, il était important de revenir au début. Où était-elle, et que faisait-elle ici ? Répondre à la première question, ensuite à la seconde. Une visite improvisée s’imposait. Mais pour cela, la jeune fille avait besoin d’un guide expérimenté. Elle se tourna à moitié, pour rediriger son attention vers Erox.

« Je ne sais pas ce que « membre du Conseil » veut dire mais…ce genre d’individu serait-il apte à faire visiter les lieux à une nouvelle arrivante ? Je ne veux point vous forcer la main, mais ce monde me paraît tellement étrange que j’ai peur de m’y perdre. »

Saylla esquissa encore un sourire. Ce n’était ni le premier, ni le dernier qu’elle offrait à son ange gardien. La conteuse replongea vivement son regard une dernière fois dans les remparts, faisant voler ses cheveux autour d’elle.

« Quoiqu’il en soit chevalier, je vous remercie déjà pour toute l’aide que vous m’avez apporté. Je vous en suis éternellement reconnaissante, et soyez assuré que je ne vous oublierais jamais.

Avec un geste de la main, elle joignit le geste à la parole, puis s’élança à la conquête de ce bien étrange château.


Dernière édition par Saylla Val'Dyanne le Mer 3 Juil 2013 - 23:31, édité 1 fois
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Dim 30 Juin 2013 - 17:04


En mon expérience de Chevalier, lorsque j'étais en missions dans diverse contrée, jamais je n'ai croisé de femme de cette trempe, mais surtout, le fait de savoir qu'elle en 'ferais bon usage', à mes yeux, me soulageais un peu... J'ignorais pourquoi je lui avais raconté mon histoire sans broncher, mais dans un sens, cela faisait du bien... Un bien fou, comme on ne peux l'imaginer. Ce qui me surpris énormément, c'est le fait qu'elle vienne me faire un baiser sur la joue, aussitôt après cela, je relevais mon regard vers elle et croisait son regard doré, c'était... Assez étrange comme couleur aux yeux, on aurait dit que cette femme avait des pépites d'or incrusté dans le regard... Elle me fit même un clin d'oeil ? Je ne savais que dire, ni que pensée de cela...

Suite à cela, elle s'était levée afin de bouger un peu, je pense que cela était compréhensible... Les conteurs et conteuses étaient toujours debout, du moins pour la génération des plus jeunes, a animé avec des gestes leurs contes, ce qui les rendait attrayant je pense... Elle me dit ensuite une phrase qui retenait mon attention et qui me rappelait que j'avais oublié de la renseigner sur mon rôle.

« Je ne sais pas ce que « membre du Conseil » veut dire mais…ce genre d’individu serait-il apte à faire visiter les lieux à une nouvelle arrivante ? Je ne veux point vous forcer la main, mais ce monde me paraît tellement étrange que j’ai peur de m’y perdre. »

Le temps que je me levais du banc de pierre et que je me rendais a ces côtés, elle me remerciait de l'aide apporté et de son éternelle reconnaissance envers moi... Dans un sens, cela me fit plaisir qu'elle me remerciait, mais dans un autre, à mes yeux, elle n'avait pas à être reconnaissante, cela était naturel voyons ! En souriant à côté d'elle, je répondais à sa demande, sans broncher et en profitait même pour lui expliquer ce que j'étais.

« N'importe qui pourrait vous faire visiter les lieux Dame Saylla... Mais je préférerais m'en occuper personnellement, afin d'éviter que les importuns d'il y a quelques minutes ne reviennent vous harceler. Même, c'est un plaisir pour moi de vous aider et de vous rendre service. Ensuite, je me dois de vous expliquer ce qu'est le Conseil... Il s'agit d'un petit regroupement d'apprentis-dieux, a la base, conçu par les dirigeants de cette académie. Le Conseil est constitué de « l'élite » des élèves... Je pourrais vous expliquer en détail ce que c'est, mais nous manquons de temps... Surtout que, dans l'immédiat, c'est la visite des lieux qui importent non ? »

Après que la vague d'élève était passé, l'endroit présent était plus calme et plus reposant... Rien ne valais le silence de Mère Nature... Après ce cours moment de silence, je regardais Saylla, toujours avec le sourire.

« Avant notre visite, désirez-vous quelque chose à manger ou à boire ? Oui, je sais, malgré que nous soyons mort, nous gardons toutes les choses qui font que nous somment vivant. »



[Hrp : Je n'ai plus d'idée pour continuer, fait un dernier post et on clôture, d'accord ? ^^ ]
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Re: Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ] - Jeu 4 Juil 2013 - 0:03
Parfois…On se demande d’où l’on vient, qui on est et où l’on va. Des questions simples, auquel les gens s’esquintent à donner des réponses compliquées. Comme si donner une solution complexe à un problème simple étaient une preuve d’intelligence. Le plus idiots des mathématiciens pourrait pourtant vous prouver le contraire. Pourquoi vouloir faire compliquer quand on peut faire simple ? Bonne question. Vanité ? Orgueil ? Besoin de se différencier ? Probablement un mélange des trois. Dans ce monde où l’homme n’est qu’un homme parmi tant d’autres, il devient essentiel pour lui de se sentir unique, différent. Mais pourquoi ? C’est absurde. Car lorsqu’on est différent, on souffre de cette différence. Tout individu ne rêve que d’une chose : se fondre dans la masse tout en se distinguant, en brillant. Le beurre, l’argent du beurre, et le cul de la fermière comme disent les anciens.

Saylla…n’était pas ainsi. Ce système…déjà bien en place au Moyen Âge…ne la concernait pas. Elle était en-dehors du système. Ohlà, je vous vois venir avec votre sourire taquin ! Non, pas parce qu’elle désirait être différente. Juste parce que c’était elle, tout simplement. Elle n’avait jamais été acceptée au sein de sa société, elle en était même morte. Ne faite pas pour autant d’elle une martyre. Sa place était juste là, dehors. Tout simplement. D’où elle venait ? De dehors. Qui elle était ? Une chevaucheuse de nuages. Où elle allait ? Plus loin. Question simples. Réponses simples.

Alors me diriez-vous…pourquoi tout ce joli discours ? Pourquoi vouloir écrire  ces quelques mos, qui de toute façon n’intéressent personne, pas plus vous que elle ? Simplement parce qu’ils sont nécessaire pour comprendre sa réaction, en ce début de nouvelle vie. Était-elle triste ? Non. Pourquoi ? Parce qu’elle avance, toujours. Que même après sa mort, ce vent qui la pousse était toujours là, au fond de son âme, prêt à l’emporter par delà ces rêves les plus fous.

Saylla observa Erox, avec ce sourire qui n’appartenait qu’à elle. Une élite hein ? Elle était curieuse de voir cela. Très curieuse même. Cet homme était non seulement un chevalier, un ange, un protecteur, mais aussi un membre du conseil. Quel meilleur accueil pouvait-elle rêver ? Quel meilleur guide pouvait-elle espérer ? La demoiselle ferma un instant les yeux, savourant cet instant. Cet instant magique, où le lecteur tourne la dernière page du précédent chapitre, et s’apprête non sans un certain intérêt et une grande curiosité à entamer le suivant. Vous savez…cette envie dévorante qui vous ronge les entrailles, alors que vous avez déjà caché l’horloge, honteux de l’heure qu’elle indique. Vous êtes au milieu de la nuit, vous vous dissimulez sous vos couettes en espérant ne pas être repéré par votre lumière… Vous culpabilisé à l’idée du crime que vous vous apprêtez à commettre…mais c’est plus fort que vous…Il FAUT que vous lisiez le chapitre suivant. C’est une question de vie ou de mort. Quitte à lire sous la clarté de la lune.


« Manger ? Boire ? Mmmh…Oui, j’ai terriblement soif. Soif de découverte. Soif de cette nouvelle vie que vous m’invitez à vivre. De la mordre à pleine dents, afin de m’assurer que rien ne m’échappe. »

Avec un second sourire rayonnant, la conteuse lui décocha un clin d’œil avant de bondir à la conquête de l’Académie. Avec un cri de guerre à faire trembler les vers de terre, elle s’élança de toute son âme vers cette nouvelle histoire. Elle bondit, atterrit sur ses mains, se propulsa dans les aires, atterrit souplement sur ses jambes, dévala encore quelques mètres, puis se retourna vers le chevalier.

« Je ne sais pas ce que ce monde me réserve, chevalier. Mais moi, je lui réserve plus d’un tour à ma façon ! »

Prenez garde indigènes, Saylla arrive !


TERMINITATIONÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉUH :P
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Il était une fois Deus Academia [TERMINÉ]
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