Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Même les Dieux vieillissent

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Même les Dieux vieillissent - Dim 26 Mai 2013 - 12:50
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Quelle drôle d’aventure tout de même… Elle était morte, mais ressuscitée car choisie par un Dieu pour elle-même devenir une Déesse… Ça ressemblait à un mauvais scénario de dessin animé… Non pas que l’idée en soi soit mauvaise hein, mais pourquoi elle ? Pourquoi elles surtout ? Topaze passait encore, mais Nasline ! Etait-ce réellement une bonne idée de lui offrir des pouvoirs ? Enfin… Encore fallait-il qu’elle prenne le contrôle de leur corps.

Récemment Topaze était allée faire un tour sur Terre. Elle y avait vu sa sœur et avait découvert qu’elle allait être tante posthume. C’était une drôle de sensation… Le bébé était déjà là, tout en étant absent… Vraiment très étrange…
Après cette découverte, elle n’était pas rentrée immédiatement. Elle était un peu trop secouée par la vision de sa sœur encore malheureuse après sa disparition. Elle avait préféré errer dans les rues de son ancienne ville, mais également dans ses alentours, dans la campagne et sur la plage…

Mais à présent, elle était de retour.


Sortant précipitamment du bateau qui l’avait conduit sur Terre, elle se hâta de rejoindre l’internat aussi discrètement que possible pour aller prendre une douche et mettre un uniforme rouge et noir.
Lorsqu’elle ressortit de sa chambre, plusieurs minutes plus tard, un homme l’attendait, adossé au mur face à la porte.
« Mmmmh Tu t’es changée ? Tu es vraiment très jolie ma petite… »
L’homme la dévisageait, un sourire malicieux au coin des lèvres. Il semblait plus âgé qu’elle, il devait être son ainé d’une bonne dizaine d’années au moins. Topaze lui répondit d’un froncement de sourcils. Pourquoi la tutoyait-il ? C’était qui cet homme ? Il l’attendait depuis qu’elle était entrée dans sa chambre ou quoi ?

Les dents serrées, elle ferma sa porte comme si de rien n’était et s’éloigna pour aller reprendre le cours de sa vie d’étudiante. Cependant l’homme ne semblait pas l’entendre de cette oreille. Il la suivit en trottinant pour la rattraper.
« Tu ne me réponds pas princesse ? »
Arrivé à sa hauteur, il lui barra le passage, penché au milieu du couloir, la main appuyée contre le mur, faisant stopper net la course de la jeune fille.
« Je sais d’où tu viens, tu sais ? »
« D’où je viens ?! Comment ça ? »
Un instant, Topaze crut qu’il allait lui servir une phrase de séduction complètement bateau. Elle le dévisagea, partagée entre le désir de l’envoyer balader et celui d’éviter les problèmes en repartant en sens inverse.
« Tu viens du monde des humains. »
« Whoua !!! Félicitations, vous êtes très perspicace. »
Ayant prononcé ces mots très sèchement, visiblement désespérée par les hommes dans son genre, elle pivota sur ses talons et repartit en sens inverse.
« En fait, je voulais dire par là que je sais que tu en viens là, à l’instant. »
Topaze s’arrêta net. Hoy ? Il l’avait suivie après l’avoir vu sortir du bateau ? Elle se tourna à nouveau pour lui faire face et un nouveau sourire amusé vint éclairer le visage malicieux de l’homme mûr tandis qu’il se redressait afin de se rapprocher à nouveau d’elle.
« Tu sais que les élèves ne sont pas autorisés à sortir ? »
« Non… fit-elle en baissant brusquement les yeux, je ne le savais pas. »
« Tu me donnes quoi pour que je garde le secret ? »
Il tendit le bras pour effleurer sa joue de sa main droite. Surprise, Topaze releva les yeux vers l’homme. A quoi jouait-il ? Il voulut caresser ses lèvres rosées, mais la jeune fille le prit de vitesse et poussa violemment son bras.
« Vous voulez que je vous aide ? Je m’en fous que vous gardiez le secret ou non ! »
« Même si ça peut vous faire repartir dans l’oubli ? »
Quoi ? Les directeurs usaient-ils de sanctions si radicales ?
« Hum… Je suis juste allé voir ma sœur, je n’ai rien fait de mal… »
« Moui… lâcha-t-il nonchalamment, pourtant, avec la trahison d’Isanagi, Colombe a bien besoin de faire régner l’ordre ici. »
« La trahison d’Isanagi ? »
De quoi parlait-il ? Avait-elle loupé quelque chose ? Elle eut un frisson. Qu’allait-elle faire ? Elle ne voulait pas perdre la chance qui lui avait été donnée pour si peu, elle ne voulait pas partir ainsi…
Elle baissa de nouveau les yeux, elle ne savait pas quoi penser.
De son côté, l’homme semblait ravi, il avait su être persuasif. Cette jeune fille était drôlement naïve et ça jouait en sa faveur.
« Que dirais-tu d’aller boire un verre avec moi ? Je t’expliquerai comme ça et peut-être qu’ainsi je déciderai de garder pour moi ton vilain petit secret ? »
« Boire un verre ? Non. »
« Pourquoi ? Je ne te plais pas ? Dans ce cas… »
L’homme pivota sur les talons et s’éloigna. Prise de court, elle l’attrapa par l’épaule.
« Attendez… Je… Je suis d’accord… »
Il se mit à rire, se tourna vers elle, lui saisit le bras et s’élança dans les couloirs en l’entrainant avec lui.
« Bien, alors on va aller boire un verre au pied de la Tour Eiffel, ensuite on ira visiter les Pyramides et on finira la journée en sirotant des cocktails sur le sable fin d’Hawaï ! »
« Quoi ? Elle écarquilla grands ses yeux en se dégageant de son étreinte, Mais j’ai accepté pour un verre, pas une lune de miel ! »
« Quel dommage… lâcha-t-il en la dévisageant d’un air malicieux, J’adorerai t’enlever ta jarretière… »
Ce fut le mot de trop, la gifle partit toute seule. Le coup lui fit fermer les yeux, lorsqu’il les rouvrit, Topaze le fusillait du regard, dents et poings serrés.
« Ne vous avisez plus jamais de m’intégrer dans vos délires de pervers ! »
Elle marqua une pause avant de reprendre sa route d’un pas énergique.
« Allons boire ce verre, puisque vous y tenez tant, mais à la cafét’ hein, pas à Paris. »
Topaze avait son caractère, un caractère fort et des réactions parfois étranges. Certes, elle n’avait pas le choix si elle voulait qu’il conserve son secret, mais elle n’avait pas l’intention de le ménager.

De son côté, l’homme reprit bien vite ses esprits et trottina jusqu’à elle pour la rattraper. Malgré la réaction précédente de la jeune fille, il ne se démonta pas, l’attrapa par la taille et se pencha à son oreille.
« Ta main est vraiment très douce ma belle, murmura-t-il. »
Puis, sans laisser à la jeune fille le temps de réagir, il déposa un bref baiser sur sa joue tout près de l’oreille, avant de trottiner jusqu’à la porte de la cage d’escalier pour laisser galamment passer celle sur qui il avait déposé son dévolu en ce jour.

Topaze opta pour la diplomatie et contint sa colère. Elle le suivit et conserva un silence de glace et une expression très sérieuse, tandis que l’homme déblatérait sur des sujets aussi divers qu’inintéressants, agrémentant son discours de quelques compliments désagréables. Décidément, pourquoi avait-il fallu qu’elle attire un mec aussi louche…

Lorsqu’ils parvinrent enfin à la cafétéria, ils passèrent une commande, l’homme prit un verre de vin, tandis qu’elle se contentait d’une menthe à l’eau. S’en suivit un long monologue de l’homme, entrecoupé de quelques onomatopées de la jeune fille. Ainsi, elle put apprendre qu’il était professeur de théâtre et qu’il était dans l’académie depuis déjà un bon bout de temps et il lui expliqua également les derniers évènements de la Deus Academia. Finalement, après avoir parlé tout seul pendant plusieurs minutes, il sembla réaliser le profond désintérêt que la jeune femme lui accordait et marqua une pause. Soudain, il finit son verre et se leva, posant les mains sur la table.
« Bon je vais vous laisser, puisque vous ne semblez pas apprécier ma compagnie. Concernant notre petit secret… Je garderai ce que je sais pour moi si vous me rendez un service très simple… »
La jeune fille leva des yeux surpris, émergeant brusquement de l’état de transe dans lequel elle s’était plongée pour échapper à ce rendez-vous mortel.
« Trouvez-moi une potion de jeunesse. Si je vieillis encore, je continuerai à essuyer des refus comme le vôtre et je ne pourrai plus le supporter longtemps. »
Pourquoi se mettait-il soudain à la vouvoyer ? Quel était donc cet homme étrange ? Elle hocha la tête en signe d’approbation et l’homme s’éloigna d’un air grave. Il s’était envolé bien loin l’homme qui un peu plus tôt lui faisait la cour tel un dom juan insistant qui n’aurait absolument pas conscience de son âge, à présent l’homme qui s’éloignait était un homme attristé par son âge grandissant. C’était peut-être ça les fameuses crises à chaque nouvelle décennie… la crise de la trentaine quoi.



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Dernière édition par Topaze Aryia le Mer 5 Juin 2013 - 1:26, édité 2 fois
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Re: Même les Dieux vieillissent - Dim 26 Mai 2013 - 16:58
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L’homme était parti de sa vie aussi vite qu’il y était entré et ce n’était pas si mal. Après tout, elle ne l’y avait pas invité.

Seule, assise à une table de la cafétéria, un verre de menthe à l’eau devant elle, la jeune fille se sentit pourtant incroyablement seule tout à coup. Elle était sortie de sa transe, elle entendait à nouveau le brouhaha environnant des élèves qui discutaient joyeusement. Certains lui jetaient des regards désapprobateurs en passant, certains même n’hésitèrent pas à murmurer quelques mots grossiers à son encontre. Ils pensaient que c’était elle la coupable ? Mais elle n’avait rien demandé elle, elle voulait juste reprendre le court de sa vie et avait été abordée par un vieux pervers ! Elle n’avait rien fait pour mériter ça !

Sans plus attendre, elle prit ses clics et ses clacs et sortit de la cafétéria sans demander son reste. Pourquoi n’avait-il pas parlé de cette potion plus tôt ? Ça lui aurait évité de perdre son temps à l’écouter raconter sa vie.

Mais dans l’immédiat, elle avait un autre problème. Où allait-elle trouver cette fameuse potion ? De toute évidence, elle allait devoir prendre son courage à deux mains et réunir quelques renseignements.

Errant dans la cour de l’académie, elle cherchait désespérément un moyen de se débrouiller par ses propres moyens. Finalement, elle se décida à intercepter deux jeunes filles qui ne devaient pas avoir dépassé la quinzaine d’années et qui se dirigeaient vers les salles de classe.
« Excusez-moi, pourriez-vous m’indiquer un lieu où je pourrai trouver une potion de jeunesse ? »
« Ha ha ! Tu nous as pris pour des nymphes ? On sait pas où elle est ta fontaine de Jouvence ! »
« De toute façon, c’est trop tard pour toi, t’as déjà des rides au coin des yeux ! Ha ha ha ! »
Les deux adolescentes s’éloignèrent en riant à gorge déployée, tout en se pavanant devant les regards béats de quelques adolescents aux Quotients Intellectuels proche des leurs. Topaze, quant à elle, s’était contentée d’hausser un sourcil, dessinant une expression de surprise mêlée de dépit sur son visage d’ange. Finalement, elle finit par intercepter un autre adolescent, un jeune garçon timide qui bafouilla quelques excuses avant de s’éloigner à son tour. Elle allait jeter l’éponge lorsque soudain une main vint se poser sur son épaule. Elle se retourna brusquement, surprise.
« J’ai entendu que tu cherchais une potion de jeunesse ? Tu pourras peut-être en trouver une au marché. »
C’était un jeune homme plutôt mignon, il avait une belle carrure et une élégance certaine. Ce fut à son tour de bafouiller quelques mots, le remerciant maladroitement. Il esquissa un sourire à tomber avant de lui montrer le chemin d’un vague signe de main dans la direction adéquate, tout en situant brièvement le lieu qu’elle recherchait. Elle hocha finalement la tête pour le remercier et il repartit d’un pas assuré.

Esquissant un faible sourire, elle se mit donc en route. Cette journée n’était pas si mauvaise finalement, elle venait de rencontrer un jeune homme fort charmant, ça la changeait du vieux pervers de tout à l’heure. Cette fois, elle aurait accepté volontiers un verre et même une lune de miel !
Faisant balancer son sac de cours dans sa main droite, elle marchait gaiement, un sourire stupide sur les lèvres.
*Hé ho ! Il serait peut-être temps de redescendre sur terre, t’as d’autres chats à fouetter !*
Oui, c’est vrai l’heure n’était pas à la rêverie. Plus vite elle serait débarrassée de cette stupide mission et par la même occasion de sa dette envers l’autre pervers, plus vite elle serait libre d’aller quérir l’identité du bel inconnu !
Malgré tout, elle conserva son sourire hébété jusqu’à son arrivée au marché. Là, une forte odeur de transpiration assaillit ses narines et fit disparaitre son expression de joie pour reprendre un air plus sévère.

Les marchands étaient là depuis la première heure, ils hurlaient le prix de leur marchandise tout en vantant leur qualité à qui voulait l’entendre et même à ceux qui ne voulaient pas d’ailleurs. Une nuée de gens essayait de se procurer quelques objets de plus ou moins grande valeur, tandis que d’autres se contentaient de regarder. De part et d’autre de l’allée, elle pouvait apercevoir plusieurs étals au milieu de la foule et il y avait de tout. Du marchand de vêtements au marchand d’armes en passant par le marchand de fruits, de bijoux ou de charcuterie. Tout y était ! Même le vendeur de magazines louches !
Elle esquissa un sourire amusé. Décidément cette académie était surprenante.

Seulement il manquait quelque chose. Elle avait beau regarder, elle ne voyait rien qui ressemble à un étal d’objets magiques… Elle soupira. Peut-être était-il peu plus loin.

Après les différents étals, il y avait une deuxième catégorie de boutiques, de petites échoppes élégantes. Certaines avaient des couleurs vives, d’autres des couleurs plus ternes, mais elles avaient toutes leur charme. Envoutée, la jeune fille se laissa alors aller à flâner en regardant les marchandises, s’émerveillant devant les accessoires pour les cheveux et salivant devant la nourriture que certaines échoppes proposaient. C’était un vrai paradis pour les yeux et les papilles cet endroit, elle y reviendrait sous peu, c’était certain !

Curieuse, elle continua son inspection avec une certaine minutie et apprit que l’endroit fonctionnait sur un système de troc fort intéressant. Il fallait échanger un élément de même valeur si l’on voulait se procurer quelque chose. Donc si elle voulait une pomme…Il fallait qu’elle ramène un paquet de gâteau de la cafétéria ? Etrange tout ça…
Mais ça faisait longtemps qu’elle avait compris qu’il ne fallait pas qu’elle cherche une logique à ce monde. Les voies de Dieu sont impénétrables, disait-on. Et ce dicton se vérifiait tous les jours au sein de la Deus Academia.

Finalement le temps passait, elle avait visité beaucoup d’échoppes et passé en revue tous les étals à l’entrée du marché, mais toujours pas de potion de jeunesse en vue. Elle commençait à perdre patience lorsqu’une vieille femme lui saisit la main au milieu de la foule des acheteurs. Surprise, Topaze sursauta, tandis que la femme semblait observer les lignes de sa main.
« Vous cherchez quelque chose jeune fille, je le vois bien et vous ne trouvez pas, probablement parce que vous ne cherchez pas au bon endroit… »
« Euh oui… C’est vrai, probablement… Et...vous voyez ça sur ma main ? »
« Oh non ! C’est juste que je vous voie tourner depuis un moment sans rien acheter ! »
La femme avait levé des yeux rieurs vers Topaze, un grand sourire sur son visage attaqué par le temps. Elle était venue se payer sa tête ou… ?
« Vous cherchez un objet magique, pas vrai ? »
« Oui… C’est parce que c’est le seul étal qui ne se trouve pas ici, que vous dites ça j’imagine… »
« Non non, ça je l’ai lu dans vos pensées. Vous cherchez une potion de jeunesse. Et j’ai ce qu’il vous faut ! »
Etait-ce une blague ? Comment pouvait-elle posséder une potion de jeunesse avec un visage pareil ?
« Hum… »
« Suivez-moi ! La coupa-t-elle sans attendre. »
Sans lui demander son avis, elle l’entraina à sa suite, tenant toujours la main douce de la blondinette dans sa main aux doigts tordus et aux articulations meurtris. Finalement, elle la lâcha devant une boutique, encore plus éloignée de l’entrée du marché, pénétrant seule dans le local.

A présent seule, Topaze frissonna. Il n’était plus question d’échoppes élégantes à présent. Elle était entrée dans la partie sombre du marché, un lieu où se dressaient fièrement des boutiques inquiétantes à l’aspect miteux. Une forte odeur de bois pourri se dégageait du lieu de travail de la vieille femme.

Prenant son courage à deux mains, la jeune poupée dans son uniforme d’écolière déglutit difficilement et pénétra dans cet antre terrifiante, espérant de tout cœur qu’elle parvienne à en ressortir vivante.



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Re: Même les Dieux vieillissent - Lun 27 Mai 2013 - 15:19
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Lorsqu’elle entra dans l’échoppe miteuse, Topaze fut agréablement surprise par la propreté et l’ordre qui y régnait. A croire qu’Alexander Urmanis était passé par là. C’était une boutique entretenue avec soin qui semblait beaucoup plus grande qu’elle n’aurait dû l’être, comme si elle était entrée dans une des tentes du monde d’Harry Potter.

Sur de multiples étagères trônaient des objets de toutes sortes et, à première vue, tout à fait ordinaires. Un peu plus loin, elle pouvait deviner un comptoir qui devait servir de caisse pour les clients et derrière, contre un mur, un nombre considérable de potions attendaient un acheteur. Entre le comptoir et les potions, une adolescente l’observait avec un grand sourire.
« Hum…. Bonjour , excusez-moi, auriez-vous vu une dame âgée ? Elle m’a dit que je pourrais trouver une potion de jeunesse ici… »
« Oui, je sais, puisque c’est moi qui vous l’ai dit. »
*Quoi ? C’est une blague ?*
*Ha Ha ! Encore une folle !*
La fille qui se trouvait devant elle portait certes les mêmes vêtements, mais elle n’avait plus du tout le même âge, elle aurait pu être l’arrière-petite-fille de la vieille femme rencontrée plus tôt !
« Je ne suis pas folle, vous savez… Mais avant d’être une repentie, j’étais une sorcière. Et j’ai pris l’habitude de me promener comme ça, incognito. »
Une sorcière ? Alors ça, c’était la meilleure !

Topaze ne répondit pas. Elle ne savait pas quoi dire. Elle se contenta de promener son regard sur la pièce. Après tout, ça ne semblait pas si bête que ça. Pour avoir des objets magiques, il fallait les enchanter. Idem pour les potions, il fallait connaitre les recettes… Donc qu’une sorcière soit responsable de cette boutique, ça paraissait vraisemblable… Du moins dans ce monde. Jamais elle n’y aurait cru de son vivant, mais la Deus Academia était remplie de détails étranges.

Topaze soupira. Il fallait qu’elle arrête de tournicoter des choses dans sa tête. Elle redressa donc la tête et plongea son regard dans celui de la sorcière.
« Vous avez donc des potions de jeunesse à me vendre ? »
« Oui, il doit m’en rester. Et vous, avez-vous quelque chose à me donner en retour ? »
Mince. Elle n’y avait pas pensé. Tout ce temps à flâner dans le marché, à observer et étudier la manière dont le troc s’effectuait, sans jamais avoir la présence d’esprit de songer au fait qu’elle ne possédait rien à échanger contre ce qu’elle était venue chercher. C’était à s’en taper la tête contre un mur. Comment pouvait-elle être aussi négligente ?
« Mademoiselle, si vous n’avez rien, on peut s’arranger… »
« Hein ? Comment ? »
Les mots étaient sortis d’eux même. Face à elle, la sorcière eut un sourire, bondissant soudain de derrière le comptoir, elle saisit les mains de Topaze et les agita joyeusement, comme une enfant excitée par une soudaine idée pour faire les quatre cent coups.
« On va jouer à un jeu ! »
*Ha ha ha ha ! Un jeu ! Fais attention à toi, t’as la côte chez les filles aussi !*
Oh non pas ça… Ça suffit, elle en avait marre de tous ces gens et leurs délires pervers ! Nasline lui suffisait amplement !

Elle allait protester, mais la jeune fille était déjà partie vers ce qui semblait être l’arrière-boutique en sautillant joyeusement.

Lorsqu’elle en revint, elle avait changé de tenue pour enfiler une tenue de sorcière monstrueusement cliché dans des tons roses et blancs. Mais ce n’était pas le pire. Dans ses bras s’entassaient plusieurs accessoires qui semblaient composer une deuxième tenue.
*Oh non… Je crains de comprendre où elle veut en venir…*
*……Pfouhahahahahahahahahahahahaha !!!!!*
« Enfilez-ça, nous allons faire la promotion de ma boutique, elle est trop souvent ignorée par les élèves… J’sais pas pourquoi, mais ils semblent en avoir peur… »
Sans blagues.
« Hum… Oui… mais… »
« Chut chut chut, pas de mais…. Vous avez des dettes avec le Professeur Saelis. Je le connais, si vous ne remplissez pas votre part du marché, vous le regretterez. »
*Elle lit en toi comme dans un livre ouvert, la folle !*
*Fais gaffe, elle doit t’entendre aussi.*
« En effet. »
Arf… On pouvait même plus dialoguer en paix avec sa seconde personnalité maintenant. Non mais sans déconner… Où va le monde ?

Topaze inspira profondément. De toute évidence, elle n’avait pas le choix. Bon sang, comment faisait-elle pour toujours se retrouver dans des impasses insurmontables ? Ne pouvait-elle pas rester maîtresse de son destin à la fin !

Elle attrapa sèchement les vêtements que lui tendait la sorcière, tout sourire.
Quant à elle, elle ne souriait pas, elle avait plutôt envie de se taper la tête contre le comptoir.
Sans plus attendre, elle passa dans l’arrière-boutique à son tour. C’était un petit bureau joliment aménagé, le moins que l’on puisse dire c’est que la sorcière avait du gout. En fait, dans une autre situation, elles auraient presque pu devenir amies.

S’asseyant sur la chaise du bureau, la jeune femme étala tout son attirail sur le bureau soigneusement rangé. Tout y était. A vrai dire, elle aurait pu choisir ce genre de tenue pour une fête d’Halloween… Peut-être pas dans ces couleurs cela dit… Quoi que… Orange et noir c’était assorti aux citrouilles…

Après avoir retiré son uniforme et ses divers accessoires, elle commença par enfiler le bas composé de nombreux jupons en tulle. Même elle qui avait l’habitude de porter des robes lolita, elle n’avait jamais vu autant de couches sur une jupe, leur nombre était tellement conséquent que la jupe finissait par être perpendiculaire à son bassin. Le orange et le noir s’alternait en une symétrie parfaite et harmonieuse. Elle saisit le haut qui était un joli corsage entièrement noir, hormis l’extrémité des rubans qui se terminait en un dégradé orange et formait un joli nœud sur la poitrine. Elle commença par poser le vêtement contre son abdomen et, cherchant le meilleur angle de vue, jeta un œil sur le miroir au fond de la pièce qui lui offrait l’image…d’une tenue terriblement courte. Bon sang, les jupons couvraient tout juste ses fesses, elle n’avait pas intérêt à se pencher, les quelques centimètres qui restaient ne suffiraient probablement pas à tout cacher dans cette position.
Elle en était à ce point de sa réflexion lorsque la sorcière jugea bon d’entrer dans le local étroit.
« Oh ! Vous êtes faite pour porter ce genre de tenues ! Vous auriez dû être une sorcière ! »
Pour seule réponse, Topaze lui lança un regard qui signifiait « Ne te paies pas ma tête ». Comme si les sorcières de Salem portaient vraiment ce genre de tenues… Fallait pas qu’elles s’étonnent d’être repérées par le peuple si c’était le cas.

Elle enfila rapidement le corsage, ne faisant absolument pas confiance en cette étrange gamine, puis continua avec le reste des accessoires. Des chaussettes hautes et rayées de marron et d’orange, des chaussures noires compensées, un chapeau de sorcière agrémenté d’un épais ruban orangé terminé par un gros nœud, une panoplie de rubans orange à nouer autour de ses bras, ses poignées, ses cheveux, ses chevilles, tout y était.

Lorsqu’elle ressortir du local, Topaze avait la panoplie parfaite de la petite sorcière sexy. Elle avait noué ses cheveux en deux tresses de part et d’autre de son visage et ne savait pas si elle devait rire ou hurler. La vendeuse, quant à elle, était absolument ravie.
« Vous êtes fabuleuse, avec vous, je suis sûre que mes ventes vont grimper en flèche ! Je vois ça d’ici ! Bientôt Deus me pardonnera mes erreurs du passé et je pourrai récupérer mes pouvoirs et alors là…. Je deviendrais Miss Deus Academia !

Mouhahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!!!!!! »
La sorcière venait d’éclater en un rire pseudo-démoniaque qui ne collait pas du tout avec sa voix aigüe. Etrange vision.
Topaze ne chercha même pas à trouver un rapport entre sa tenue, le pardon de Deus et le concours de Miss, elle en conclut simplement que cette…femme ? enfant ? vieille ? Bof peu importe, qui qu’elle soit, elle était bonne à enfermer.

Finalement, elle calma sa soudaine hilarité inexpliquée et, saisissant le bras de Topaze, elle s’élança vers la sortie de son échoppe, un sourire radieux sur les lèvres. Un instant, la jeune blondinette se demanda ce que tout ce monde avait à lui agripper ainsi le bras. Elle n’eut pas le temps de se poser longtemps la question. A peine avaient-elles traversé le pas de la porte, que la sorcière avait changé d’apparence.
En effet, à mesure que le soleil baignait son être, sa peau jeune et lisse se flétrissait et se creusait de rides conséquentes. C’était terrifiant à voir, les ravages du temps avaient opéré en l’espace de quelques secondes, démontrant par la même occasion à quel point un visage pouvait se voir déformé par l’âge.
Devant cette constatation, elles s’arrêtèrent brusquement devant la boutique.
« Euh… Vous… »
« Ah mince ! J’avais oublié ce détail ! fit-la sorcière d’une voix devenue rocailleuse, tout en regardant ses mains d’un air étonné comme si elle n’avait pas connaissance de ce sort qu’elle s’était pourtant jeté elle-même. »
Elle resta ainsi quelques secondes, puis elle leva les yeux vers celle qui était à présent une sorcière pour une durée limitée, un grand sourire innocent sur ses lèvres d’adorable cadavre ambulant.
« Bon bah, vous allez devoir vous débrouiller seule ! »
Sur ce, elle lui remit des prospectus et retourna dans la boutique, tandis que Topaze s’apprêtait à tendre le bras instinctivement pour la retenir, avant de se souvenir que si elle tendait le bras, elle allait faire tomber les prospectus et devoir ensuite les ramasser avec sa jupe trop courte.
« Attendez ! Qu’est-ce que vous faites ? s’écria notre héroïne, en se tournant vers la boutique, à défaut de pouvoir l’arrêter. »
« En fait, je ne me souviens plus de la formule qui annule le sortilège, annonça-t-elle d’une voix fraîche et joyeuse, Mais allez-y ! Retrouvez-moi ici lorsque vous aurez donné tous les prospectus ! »



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Re: Même les Dieux vieillissent - Jeu 27 Juin 2013 - 0:02
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La porte claqua derrière elle, laissant Topaze seule devant la boutique miteuse, au beau milieu d’une allée désertée par le monde.
Durant un instant, elle hésita. C’était vraiment ridicule comme situation.

Dépitée, elle risqua un regard un peu plus loin, les gens riaient joyeusement à une bonne distance de là. Ils semblaient éviter de jeter un regard à la partie du marché où elle se trouvait ce qui, il faut bien le dire, n’était pas étonnant.

Finalement, prenant une longue inspiration, elle s’efforça de réunir tout son courage pour se lancer et mener sa mission à terme.

Resserrant la pile de prospectus entre ses bras et sa poitrine, elle se mit en marche de sa démarche élégante, non sans un soupçon d’hésitation dans ses pas.

Elle avançait en fixant son objectif de ses grands yeux marrons quand soudain, un être étrange surgit devant elle.
« Ho jeune fille, où allez-vous comme ça ? »
« Je… Euh… »
Elle déglutit. L’être était humanoïde mais honnêtement, il aurait pu jouer le rôle de Gollum sans artifices ni costumes.
« Je fais la promotion du magasin « Magic Maggy »….Euh…Tenez voici le prospectus. »
Elle tenta de lui en donner un, faillit tout faire tomber mais parvint à terminer son geste sans accident. La bestiole récupéra la feuille et, pinçant vaguement ses lèvres fines et difformes, il s’éloigna en lâchant en un soupir un « Ah… la jeunesse… », laissant une Topaze perplexe. Comment était-elle sensée le prendre ?
Elle ne savait qu’en penser.

Elle s’apprêtait à reprendre sa route lorsque soudain un insecte vint s’engouffrer dans ses cheveux blonds. Prise par surprise, la jeune fille fit un geste vague de la main, percutant du dos de la main l’insecte qui l’avait attaquée, et fit tomber quelques prospectus dans son mouvement, parvenant tout de même à rétablir l’équilibre du reste de la pile, avant de tout laisser tomber dans la boue. Dans le même temps, une drôle de silhouette apparut devant ses yeux. Etait-ce un insecte ? Non. Il s’agissait d’une silhouette humanoïde et féminine pourvue d’ailes. Tout simplement, il s’agissait d’une fée d’environ 5 centimètres. Topaze eut à peine le temps d’entrouvrir les lèvres, la fée lui assena soudain un brusque coup de pied dans le nez. Nul doute qu’elle y avait mis toute sa force, mais en ce qui concernait Topaze, même le simple fait d’appuyer un doigt sur son nez aurait eu plus d’impact.
« Tu ne peux pas faire attention, humaine ?
s’écria la fée d’une petite voix stridente.»
« Euh… Je suis désolée, j’ai cru qu’il s’agissait d’un insecte et… »
« Ah oui ? Alors si ça avait bel et bien était un insecte, ça vous aurait été égal ? Vous les humains, vous n’avez aucun respect du petit peuple ! »
« Pardonnez-moi, je… »
« Silence ! Sans cœur et arrogante en plus de ça ! C’est bien le problème quand on est surdimensionné, l’égo suit ! »
Topaze avait ouvert de grands yeux et n’osa dire mot. Voilà qu’elle se faisait passer un savon par une créature qu’elle aurait pu écraser avec son pouce !
« Pourquoi tu me regardes avec ces yeux d’ahuri ? Les messages entre ton cerveau et le reste de ton corps ont du mal à passer ? Tu m’étonnes avec un corps aussi grand ! Qu’est-ce que tu fais là ?!
T’es pas à ta place ici ! »
« Excusez-moi, je distribue des prospectus pour la boutique Magic Maggy… Vous…vous en voulez un ? »
« Ah ben oui, c’est ça ! Moque-toi de moi en plus ! Ce genre de choses ça va bien quand on fait un poids comme le tien ! Je suis trop délicate pour porter des objets aussi lourds moi ! De plus, je ne suis pas n’importe qui, moi, j’vais pas dans les boutiques de magie !
Imbécile d’humaine ! »
Sur ces derniers mots, la fée croisa les bras en levant le menton d’un air hautain, hocha la tête d’un air satisfait et s’éloigna telle une diva.

Topaze demeura un instant figée par la surprise. C’était quoi cette journée ? C’était quoi ce ramassis de fous qu’elle se coltinait ?
Il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre !
A croire qu’ils s’étaient donné le mot ! Y avait-il encore d’autres cas comme ceux-là dans cette académie ? Topaze retrouva ses esprits lorsqu’un frisson la parcourut à cette idée. Elle avait intérêt à se méfier.


Finalement, après avoir jeté un regard dépité aux prospectus tombés par terre qu’elle n’osait pas ramasser de peur d’attirer quelques créatures sombres et perverses avec sa jupe courte, elle reprit sa route d’un pas rapide en direction des jolies échoppes qui n’étaient plus si loin.

Lorsqu’elle franchit la séparation entre le sombre passage et les belles échoppes, Topaze se retrouva soudainement baignée de lumière et nettement plus à son aise, malgré les regards qui se posèrent irrémédiablement sur elle et sa tenue extravagante.

Elle prit quelques instants pour retrouver ses esprits, inspirant et expirant calmement avant d’afficher sur son visage un sourire factice, un sourire colgate. Puis s’en suivit le lancement de sa campagne publicitaire. Ayant assuré un certain équilibre à sa pile de prospectus avec son bras gauche, elle se mit à tendre des prospectus à qui le désirait de sa main droite, répétant encore et encore une même litanie : « Venez voir la boutique Magic Maggy, la boutique de sorcellerie où de nombreux produits de valeurs vous attendent ! ». S’efforçant de paraitre avenante, elle conserva un sourire éclatant sur son visage d’ange et il ne fallut pas longtemps pour que la jeune femme, naturellement pleine de vie, se prenne au jeu, virevoltant avec grâce, faisant danser ses cheveux et ses jupons avec élégance, offrant un sourire sincère à qui le voulait. Petit à petit, les gens s’amassaient, plus attirés par le tapage que par la publicité. La jeune femme eut droit à quelques compliments puis, sans prévenir, les choses dérapèrent.

Poussé par ses petits camarades, probablement à la suite d’un pari, un adolescent s’était approché d’elle et avait osé une main sur ses fesses. Prise par surprise, elle s’écarta brusquement, lâcha les quelques prospectus qui lui restaient et, dérapant sur la boue, s’écroula à même le sol. Immédiatement des rires fusèrent au sein du rassemblement d’adolescents et le jeune garçon demeura figé de terreur, tandis que la foule murmurait, essayant de comprendre. Sous le choc, Topaze mit quelques secondes avant de réagir, les yeux posés sur le garçon. Lorsqu’elle entrouvrit ses lèvres, ce dernier sembla sortir de sa torpeur brusquement et, après lui avoir présenté des excuses maladroites, déguerpit à toutes jambes, laissant une Topaze interloquée et une dizaine de prospectus couverts de boue. Finalement, de l’aide fut apporté à la jeune femme. Un homme l’aida à se relever, d’autres lui remirent les prospectus. Elle les remercia d’un air éteint avant de contempler sa tenue. Elle était couverte de boue, autant que les papiers. Elle soupira et s’éloigna sans un mot vers la boutique de la sorcière. Arrivée à mi-chemin, on l’interpela à nouveau. Golum était encore là.
« Dites, j’ai trouvé ça par terre ! Vous auriez pu ramasser au lieu de polluer notre jolie ruelle ! »
L’homme lui remit sans ménagement les prospectus boueux que la fée lui avait fait perdre et repartit de la même façon qu’un peu plus tôt, la même expression, le même empressement, les mêmes paroles…

Elle baissa la tête, le temps de faire taire le désespoir qui l’envahissait à nouveau. « Jolie ruelle », qu’est-ce qu’il fallait pas entendre. Soupirant, elle reprit sa route. Arrivée devant la boutique de la sorcière, elle inspira un grand coup, frappa et entra, songeant au fait que dès qu’elle aurait remis la potion à l’homme, elle irait se coucher et se terrerait dans sa chambre pour quelques temps. Le temps d’oublier cette journée de dingue qu’elle venait de passer.



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Re: Même les Dieux vieillissent - Jeu 27 Juin 2013 - 12:24
Même les Dieux vieillissent
Lorsqu’elle entra dans la pièce, un cri strident l’acceuillit tandis que la sorcière se précipitait vers elle. Puis soudain, elle stoppa net, découvrant avec stupeur l’état de la jeune femme.
« Mais… Mais qu’est-ce que vous avez fait ?
Du catch dans la boue ? »
Topaze soupira. Si seulement… ça aurait au moins eu le mérite d’être divertissant pour la foule et elle aurait eu probablement moins honte…
« Mon pied a glissé et je suis tombée… »
« Et ça vous arrive souvent ? »
Quoi ? Mais qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, ça ?
On s’en foutait !
« Comme tout le monde, je suppose,
marmonna la jeune femme entre ses dents.

Je peux me changer maintenant ? »
« Oui oui, bien sûr, allez-y ! »
La sorcière lui prit les prospectus des mains avant de se pousser pour lui laisser le passage libre. Topaze s’avança alors sans demander son reste jusqu’au bureau annexe à la boutique où ses vêtements l’attendaient fraichement repassés. Bon sang, elle avait fait quoi l’autre pendant son absence ? Sentant un sentiment de colère la submerger, Topaze s’efforça de se calmer en soufflant un bon coup. Peut-être qu’il valait mieux qu’elle s’assure que tout était en ordre. Mais d’abord, elle devait enlever ces vêtements tâchés de boue et se débarbouiller un peu. Alors elle entreprit de retirer un à un les différents éléments de son costume de sorcière avant de se nettoyer avec l’un de ses mouchoirs et un peu d’eau, enchainant les soupirs à répétition.
Elle avait intérêt à prendre une douche avant de s’exiler dans son lit tout à l’heure
.
Après ce brin de toilette et une inspection minutieuse, elle réenfila l’uniforme de l’académie et sortit. La sorcière était occupée à lire un magazine people derrière sa caisse…
Autant dire que ça cassait un peu le mythe.

Sans un mot, Topaze vint s’appuyer au comptoir et patienta le temps que la sorcière ait fini de lire son article. Pourtant, les minutes passèrent et quand la sorcière changea de page et continua sa lecture, Topaze dut se rendre à l’évidence, elle n’allait pas s’arrêter d’elle-même.
« Excusez-moi, j’ai rempli ma part du marché,
maintenant j’aimerais bien rentrer chez moi… »
La sorcière leva des yeux surpris et lui sourit.
« Eh bien faites jeune fille ! »
« Euh oui, mais… pour ce qui est de la potion ? »
« Quelle potion ? »
« Bah la potion de jeunesse… »
« Eh bien quoi ? Je croyais que vous n’aviez rien à échanger ? »
C’était une blague ou quoi ?
Topaze fronça les sourcils et sa voix se fit plus froide.
« Je vous rappelle que je viens de faire de la publicité
pour votre magasin… »
« Oui, c’est vrai… Mais il reste des prospectus. »
Alors là, c’en était plus qu’elle ne pouvait le supporter.
Elle inspira profondément et chassa une lueur de rouge
qui tentait de gagner du terrain.
« Ecoutez-moi bien. J’ai rempli ma part du marché. Il n’était pas convenu que je donne tous les prospectus, seulement que je fasse l’effort de les distribuer pour vous amener des clients. »
A cet instant précis, la clochette de l’entrée sonna. Un rapide regard lui permit de constater qu’un groupe d’élèves venait de faire son entrée. Un sourire victorieux sur les lèvres, Topaze reporta son attention
sur la sorcière.
« Vous voyez ? Vous allez d’ores et déjà récolter les fruits de mon travail. Maintenant donnez-moi ce que vous me devez. »
La sorcière parut surprise de la détermination que Topaze affichait. Elle abdiqua, se tourna vers l’étagère de potions dans son dos et après une rapide inspection des différents flacons, elle en saisit un et vint le poser sur le comptoir devant Topaze.
« Un seul ? Je pensais que vous m’en donneriez une
pour moi aussi… ? »
La sorcière éclata de rire.
« Pour en avoir deux, c’est plus cher, mon amie ! »
Topaze se renfrogna.
Elle avait fait tout ça pour une seule petite potion ?
Et en plus pour faire plaisir à un pauvre type ?
« Que voulez-vous en échange d’une deuxième potion ? »
La sorcière esquissa un grand sourire.
« Tout d’abord l’assurance que vous viendrez me voir souvent ! »
La clochette retentit à nouveau, un second groupe d’élèves venait d’entrer. Il y eut quelques voix, des « Regardez, elle est là »
et des gloussements.
« Je reviendrai. »
« Ensuite… Je ne sais pas… On pourrait jouer ça
sur une petite devinette ? »
Une devinette ? La potion n’était-elle pas censée avoir de la valeur ?
« Euh… Bah… Je vous écoute… »
« A quoi suis-je en train de penser en ce moment ? »
« Quoi ? »
Non mais là, c’était une blague… C’était pas possible !
Dépitée, Topaze laissa sa tête tomber en avant brusquement. Il en fallait de la patience… Et de toute évidence, son stock de la journée était presque écoulé… Elle soupira et redressa la tête.
« Soyons sérieuses… J’suis pas devin… »
« Roh mais pourtant c’est facile ! »
« Mais j’en sais rien moi ! Vous pensez… à la potion de jeunesse ?
Au magasin ? »
« Mais non voyons ! Je pensais à un chameau évidemment ! »
Topaze haussa un sourcil. La femme paraissait tout à fait sérieuse. Pourtant, c’était difficile à croire…
« Vous n’auriez pas quelque chose de plus approprié ? »
« Euh…bah sinon… »
La clochette retentit à nouveau, cette fois il s’agissait de personnes plus mûres, des professeurs probablement.
« Ah ! J’ai une idée ! »
Sur cette soudaine exclamation, elle partit en coup de vent, revint avec le chapeau de sorcière que Topaze portait précédemment et le lui posa sur la tête. C’était quoi encore ces histoires ?
« Montez sur le comptoir ! »
*Hein ? Quoi ?*
*Haha ! J’adore cette fille !*
« Allez-y, montez ! »
Que devait-elle faire ? Bon sang, dans quoi s’était-elle embarquée ? Elle serra les poings et jeta quelques regards autour d’elle. De toute évidence, elle avait des admirateurs… Elle n’avait pas le choix on dirait.
« D’accord… »
S’appuyant sur le rebord du comptoir, elle grimpa comme s’il s’agissait du bord d’une piscine. A genou sur le comptoir, elle releva les yeux et se retrouva soudain nez à nez avec la sorcière qui l’observait
avec un sourire amusé.
« Chantez une chanson pour mes clients et je vous donnerai la potion. Usez un peu de votre charme naturel, ça fera un tabac ! »
Topaze demeura pétrifiée. Chanter ? Elle ? Bon, ce n’est pas qu’elle n’était pas douée… Elle avait une jolie voix, elle chantait juste et avait l’oreille musicale… Mais de là à chanter devant un lot d’inconnus, sans aucune préparation, rien… C’était assez chaud… Non ?
« Mais je chante quoi ? Je ne connais rien qui puisse convenir à une telle situation… je… »
« Peu importe, chantez nous votre chanson préférée ! »
Bon sang mais ça rimait à quoi tout ça ? Topaze soupira. Est-ce que ça valait vraiment le coup de se ridiculiser publiquement juste pour rester jeune physiquement parlant ? Bon allé, après tout,
qu’est-ce qu’elle en avait à faire de ce que les gens en penseraient ?

Elle se leva donc, se retrouvant debout sur le comptoir de la boutique. Heureusement que le plafond était haut sinon, elle aurait vraiment eu l’air ridicule. Elle se retourna et découvrit que les quelques clients avaient déjà les yeux rivés vers elle. Probablement qu’ils avaient entendu la conversation avec la sorcière, ça facilitait les choses. Elle s’éclaircit la gorge et esquissa un sourire gêné avant de se lancer, réunissant en elle tout son courage.
« Hum… Eh bien… Tout d’abord, bonjour… Vous avez dû m’apercevoir pendant que je distribuais les prospectus pour cette boutique… Je travaille temporairement ici et on m’a demandé de vous pousser la chansonnette… Je n’ai rien préparé, je ne connais pas de chanson qui parle de magie, de potions ou de sorcières… Alors, je vais vous chanter une chanson qui porte mon nom,
d’accord ? C’est assez spécial comme chanson, mais c’est tout ce qui me vient à l’esprit… »
Tous acquiescèrent, après avoir échangés des regards perplexes. De toute évidence eux aussi ne savaient pas ce qu’ils foutaient là. Ils étaient censés trouver en ces lieux des objets magiques et voilà qu’ils assistaient à un concert improvisé… Certes, la majorité d’entre eux étaient surtout venus parce que de toute évidence, l’employée de la boutique était plutôt jolie, mais tout de même, c’était assez étrange.

Satisfaite, la jeune femme esquissa un petit sourire, prit une profonde inspiration et ferma les yeux, le temps de se concentrer et de retrouver le début des paroles… Finalement, elle se lança.



Elle avait le sens du spectacle et se prit rapidement au jeu, faisant danser ses bras en des gestes élégants. Elle croisait ses index et majeur au-dessus de son crâne à chaque fois qu’elle prononçait le mot « chat » dans le refrain, figurant les deux petites oreilles félines, souriait d’un air entendu lorsqu’elle prononçait son propre nom et affichait une moue triste à chaque fois qu’il était question
de la fin d’une vie.

Finalement la chanson se termina en un murmure et Topaze émergea de la sorte de transe dans laquelle elle s’était plongée. C’était étrange comme sensation. La fin de sa chanson fut accueillie par des applaudissements et des sourires entrecoupés de murmures.

Jetant un regard en arrière, Topaze put constater que la sorcière semblait satisfaite. Souriante, elle reprit la parole un instant, histoire ne pas s’enfuir comme un voleur.
« Merci beaucoup de m’avoir écoutée ! Je vous laisse maintenant partir à la recherche de votre bonheur dans nos rayons ! »
Sur ces mots, elle posa la main gauche sur le comptoir et sauta à terre, avant de se tourner vers la sorcière.
« Satisfaite ? Puis-je avoir ma potion maintenant ? »
La sorcière fit la moue et se tourna de nouveau vers ses étagères où elle récupéra une autre fiole qu’elle vint poser à côté de l’autre. Topaze s’en saisit sans plus attendre et s’apprêtait à repartir lorsque la main de la sorcière se referma sur son poignet.
« Je vous attends jeune fille… Si vous travaillez encore pour moi à l’avenir, je vous fournirai des objets que vous pourrez échanger au marché contre d’autres marchandises plus intéressantes,
d’accord ? »
La jeune femme acquiesça et récupéra son poignet d’un geste vif.
« Au revoir Maggy. »
« Au revoir Topaze… Je vous aime bien vous savez… Et c’était une chanson très intéressante ! J’ose espérer que vous ferez plus attention à vos huit prochaines vies, petit chat. »
Topaze demeura interdite. C’est vrai que sa première mort était semblable à celle de la chanson. La jeune femme frissonna.
Ce n’était qu’une coïncidence, mais les mots de la sorcière étaient tout de même inquiétants… Que se passerait-il si elle mourrait à nouveau en ces lieux ?

Ne sachant que répondre, la jeune femme se contenta d’un hochement de tête avant de se diriger vers la sortie de l’échoppe. A présent, elle pouvait aller remettre une des potions à l’homme. Restait à savoir si elle allait boire la sienne immédiatement ou attendre encore quelques années… Elle verrait ça plus tard.

Avant de sortir de l’établissement, elle jeta un dernier regard à la sorcière. Elle était un peu étrange, mais pas méchante…
Oui, probablement qu’elle reviendrait. Mais…

Quelle drôle d’aventure tout de même…



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Invité
Re: Même les Dieux vieillissent - Ven 28 Juin 2013 - 14:04

Rp marrant à lire (j'ai adoré ta vanne sur Alex xD) avec des pnjs assez .. Spéciaux (j'ai surtout aimé le mauvais caractère de la petite fée). J'trouve que c'est bien écrit et je n'ai vu aucune faute me brûler les yeux ~

Topaze Aryia : Récompense : 200 xps + 1 potion de jeunesse + 200 xps

Xps attribués : Oui
Même les Dieux vieillissent
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