Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Chambre avec fenêtre sur coeur blessé....

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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 4 Aoû 2013 - 23:09
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé
« Que vois-je? »



When the crypt goes creak, and the tombstones quake. Spooks come out for a swinging wake. Happy haunts materialize, and begin to vocalize. Grim grinning ghosts come out to socialize. Now don't close your eyes and don't try to hide or a silly spook may sit by your side... Aïe.

Ok la chanson des bustes était entraînante mais ce n'était pas une raison pour que Sören la rechante en boucle tout le long du trajet au beau milieu de ces bois. Quoique l'ambiance n'était pas déplaisante. Si on mettait de côté le "vous allez mourir", ça pourrait faire une chouette déco à la villa. Et fini la poussière à faire en prime! Noah gueulerait un peu par contre... Arf tant pis, la proprio c'était elle maintenant. Par contre, point à retenir: frapper Sören revenait à se frapper. Rhaa génial... Et dire qu'elle était ravie qu'il ait peu à peu son propre corps, non ça n'avait pas suffit à ce foutu Deus, il avait fallut qu'il lui rajoute un lien bizarroïde qui blessait un si l'autre était blessé également. Espérons que pour la mort le lien ne soit pas valable... Elle n'était pas pressée de vérifier cette hypothèse en revanche.

La musique se faisait entendre de plus en plus, et même les morts se joignaient à elles. Super, la giga teuf était pour bientôt alors? Enfin, quitte à nous refaire le remix des morts qui sortent de terre, autant jouer Thriller. Quoique le loup garou ne l'inspirait pas vraiment... restons aux morts, ils sont lents ça leur donne l'avantage. Enfin, si la poupée avait dit vrai, derrière ces charmantes personnes décharnées, se tenait un homme qui les commandait tous. Ou une chose... Cependant, la renégate ne partageait pas l'enthousiasme d'Aby. Après ce qu'elles avaient traversé jusqu'ici, il était peu probable à son sens qu'il y ait un véritable allié en ces lieux... Juste un nouveau piège.

En plus des morts qui sortaient du sol, Sibylle s'intéressait à la végétation. Morte, comme cet endroit mais, plutôt que de se demander à quelle espèce appartenait tel buisson, c'était les marques qu'elle fixait. Ici on pouvait voir une tâche de sang, là bas une hâche fichée dans le bois, des impacts de balles sur celui-ci. Oh tiens! Un carrosse renversé tout là bas... ou un corbillard? En parlant de corbillard, ce cercueil ci quasi complètement sorti de terre ne tenait plus que par un clou et son locataire n'était pas dedans. Encore plus charmant: vu la taille de ce cercueil-ci, et la poupée sans tête qui était à l'intérieur, l'enfant ne devait pas avoir plus de 6 ou 7 ans. De la dentelle déchirée et jaunie était restée accrochée à un arbre. On voyait bien de toute façon que tous ici ne venaient pas de la même époque. Anciens locataires de l'hôtel? Voyageurs égarés comme elle? Peut-être les deux à la fois.

La voix étrange d'un... squelette la tira de sa rêverie. Et ba, quel dynamisme! Ca faisait plaisir à voir, même si ça n'annonçait rien de bon une fois encore. Elle le regarda leur tourner autour, Sören fit de même et...s'amusa à le regarder passer au travers de son corps. Sibylle l'écouta sans dire un mot. Et plus elle l'écoutait, plus elle pensait avoir raison par rapport à l'allié qui ne serait qu'un piège de plus. Franchement, gagner ses faveurs, rien que ça... Et les siennes s'achetaient pas suivant le nombre de zéros sur le chèque malheureusement, il leur sortirait encore un truc tordu. Et bingo! Chanter et danser... super! Pourquoi pas enfiler les tenues du Moulin Rouge aussi!

Bref, voilà comment elles se retrouvaient encerclées par des morts pour...de la musique? Pourquoi pas après tout. Seulement, pour ce que Sibylle y connaissait en musique, ça allait pas être glorieux. On mit une flûte entre les mains de sa partenaire d'infortune mais la pauvre renégate elle, ne savait jouer d'aucun instrument. Bon si, pendant que son frère avait le dos tourné elle avait piqué sa guitare histoire de mais ça n'avait jamais formé la moindre mélodie. Non, il semblait qu'en fait la jeune femme devait chanter. Mais quelle chanson choisir? Inutile de se poser la question, les mots finirent par sortir tout seuls.


Il vous aime, les mortels, tout comme il les aime, les morts.
Il prend le vieux comme le jeune, les poètes comme les héros, tous égaux
Mère, si tu continues à diriger les vies,
Alors je continuerai à te les prendre de force,
En leur apportant toujours la mort.

Et ainsi de suite et ce, en japonais. Car oui, la chanson choisie était une de ses préférées, à croire qu'ils lisaient dans les pensées. Aby continuait sa mélodie pendant que l'autre les regardait, attendant le moindre faux pas. Le piège devait être là, si Aby se trompait d'une note ou Sibylle d'une syllabe, elles finiraient comme les autres qui les entouraient. Enfin, avouez que la chanson parlant du dieu de la Mort était bien choisie pour un tel endroit non? Maigre consolation, ça n'allait pas pencher en leur faveur certainement.
Et comme pour les destabiliser, les squelettes et autres fantômes se rapprochaient d'elles, leur touchaient les cheveux, les habits, comme s'ils "tâtaient" avant une mise aux enchères. Tenir bon, tenir bon, c'était le seul mot d'ordre. Sib savait toutefois qu'elle y arriverait. Quand on fait sauter une grande roue dans un parc d'attractions aux yeux de tout le monde, on pouvait bien résister à une chansonnette non? Sauf que le décor commença à changer... petit à petit, il devenait un paysage de campagne française, une petite route d'été, et trois voitures en face... Revivre sa mort, comme c'est original! Le bitume se rapprochait de plus en plus, son corps allait le percuter, sa moto volait au loin mais NON! Reste concentrée sur ta chanson, idiote!

Tu es mort, tu es tout simplement mort.
Tu es mort, tu es tout simplement mort.
Sans raison, tu es arrivé ici, trahi par ton Destin.
Tu es mort, tu es tout simplement mort.

Mère, si tu continues à diriger les vies
Et à apporter le chagrin à de pauvres enfants terrifiés,
Alors je continuerai à les sauver,
En leur apportant toujours la Mort.

Le calvaire finit par se terminer, le contrôle de son corps lui revenant peu à peu. Sören avait même disparu pendant ce petit interlude, conséquence de la prise de contrôle de Sib? Arg, sa gorge était sèche. Elle avait en effet plus l'habitude de chanter à mi voix par intermittance que tenir toute une chanson. Toutefois, au sourire qu'arborait le "chef d'orchestre" ça avait l'air d'être pas mal. Il faut dire aussi qu'il avait souri tout le long mais en cet instant, il faisait moins... psychopathe que tout à l'heure. Il refit son rire comme à leur arrivée et se rapprocha des demoiselles tandis que les autres morts et compagnie s'écartaient.


Hahahaha, et bien mesdemoiselles, vous avez frôlé le faux pas mais faut croire que votre détermination est aussi forte que ce que la petite fille pensait. Oooh mais écoutez!.. Tic tac tic tac, le temps a repris son cours et votre vie s'enfuit pas à pas.  

L'Horloge avait reprit son funeste décompte.
Derrière le squelette costumé, se tenait la "petite fille" en question, la poupée qui les menait de pièges en pièges depuis le départ, assise sur un petit rocher, ses petits souliers dans le vide. Deux petites filles -mortes bien sûr- aux vêtements usés et déchirés, étaient à ses côtés, comme deux suivantes. Où est-ce que tout ça allait les mener? Quelle serait la prochaine énigme? Il se tourna vers la petite fille qui, de ses petits pieds, trottina jusqu'à lui tendre quelque chose. Il lui fallait presque s'agenouiller pour s'en saisir tellement la différence de taille était importante, et l'objet en question faisait minuscule entre ses longs doigts squelettiques. Un objet qui n'était autre qu'une clé en fer forgé.


Cette clé, ouvre les grilles de l'hôtel, juste devant ses grandes portes, vous avez du les voir non? Mais mais mais! Ca serait trop simple de vous laisser partir sans compensation non? Ecoutez, écoutez! Tendez l'oreille, il n'y a pas que le tic tac de l'Horloge qui résonne, mais bel et bien des gouttes de sang qui tombent.

Sibylle avait beau tendre l'oreille, non rien, seul le son de l'Horloge résonnait dans le cimetière. Il était vraiment timbré en fait. Toutefois, étant donné qu'il était en train de leur donner une clé de sortie, au sens propre du terme, mieux valait se taire et écouter très attentivement.

Le sang, il faut le verser pour raviver les grilles et les faire ouvrir. Et c'est là que vient votre dernière épreuve hihihi, ma préférée! Et c'est d'autant plus un spectacle que rares sont ceux qui arrivent jusque là! Cependant, n'oubliez pas ceci damoiselles: celui dont le sang imprègne cette clé ne peut pas ressortir d'ici. Maiis, l'ode funèbre n'a que trop attendu. Hortense vous montrera le chemin et expliquera votre épreuve, moi, je vous accompagne avec mon orchestre.

Alors la poupée avait un nom. Cette dernière sauta à bas de son rocher et fit signe aux demoiselles de la suivre tandis que le chef squelette claquait des doigts et reprenait sa musique. Bien sur, il avait auparavant donné la clé à Sibylle qui l'avait tendue à Aby pour qu'elle la voit aussi. Une clé banale, lourde du fait de son matériau mais constamment froide... Même la tenir constamment au creux de sa paume ne la réchauffait pas, elle iradiait de froid. Le sang la réchaufferait-elle? Charmant lieu vraiment... Qu'est ce qui les attendait? Surement pas un truc joyeux, ça serait trop beau.

Plus elles s'enfoncaient, plus la musique se dissipait. Et si au début des fantômes bordaient le chemin qu'elles empruntaient, ils se faisaient de plus en plus rare même si des tombes étaient toujours visibles. Parfois même les écritures étaient effacées. Quel âge avait ce lieu au juste?
Au final, entre les branches des arbres morts, se distinguaient deux torches encadrant un autel. Les statues qui tenaient les torches représentaient deux squelettes drapés, très beaux ouvrages il fallait le reconnaître, malgré leur côté macabre. La poupée s'arrêta à l'endroit où les arbres s'arrêtaient, comme si rien ne pouvait pousser à 30 mètres de diamètre autour de l'autel.


Ici vous attend votre dernier ennemi. Nous avons eu beaucoup de mal à l'amener ici alors faites attention. Il faudra verser son sang sur la clé et courir jusque la grille en espérant qu'il ne vous rattrape pas. Si vous échouez, vous êtes les bienvenues ici ~ Le temps file, attention.

Et elle repartit en trottinant tandis que sur l'autel, se dessinait un dessin. Enfin, une gravure serait plus exact: celle d'une horloge. Le son de la trotteur quant à lui venait du coffre de marbre, comme si elle était enfermée à l'intérieur. Qu'est ce qui les attendait cette fois? N'ayant pas le choix que d'avancer, Sib fit quelques pas à découvert, guettant les alentours. Malgré le feu des torches, tout l'arrière de l'autel semblait plongé dans une obscurité totale, mais plus pour longtemps.
Les flammes des torches doublèrent, triplèrent de volume et filèrent jusque derrière l'autel où elles s'amassèrent, s'amassèrent jusqu'à former une forme, une forme de feu qui s'éteignit pour laisser place à un véritable dragon... Pas étonnant qu'ils aient eu beaucoup de mal à l'amener.


Oh franchement Jhoken si t'es derrière tout ça je te jure que je t'égorge.

Ah, encore un... mais cette fois elle était armée, et plus puissante que lors de la cérémonie d'Isanagi. Hmpf, elles sortiraient de là, elle en était persuadée. Allez ramène toi sale bête.

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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Sam 10 Aoû 2013 - 19:36

Il vous aime, les mortels, tout comme il les aime, les morts.
Il prend le vieux comme le jeune, les poètes comme les héros, tous égaux
Mère, si tu continues à diriger les vies,
Alors je continuerai à te les prendre de force,
En leur apportant toujours la mort.

Tout comme pour la jeune amérindienne, la renégate ne put résister à cette danse macabre qui s'emparait d'elle, sans aucun doute portée pour ne pas dire imposée par le Chef d'orchestre squelettique face à elles. Il renait un plaisir malsain à les voir ainsi se débattre tout en restant concentrée. Si l'apprentie déesse avait eu le drôle de privilège de se retrouver à jouer de la musique, Sibylle se vit contrainte de chanter, leurs corps dansant d'eux-mêmes dans le même temps. Un exercice fort périlleux et pour lequel aucune n'était préparée. mais elles n'avaient pas le choix alors elles devraient tenir, jusqu'au bout, sans savoir quand ce dernier arriverait.

Malgré la situation incongrue dans laquelle elles se trouvaient la précolombienne ne put se retenir de prêter attention aux paroles de sa camarade d'infortune. Une chanson étrange, aux paroles lourdes et pourtant étrangement vraies. Ça ne ressemblait à rien qu'elle ait déjà pu entendre et se demanda bien d'où ce genre de chant pouvait venir mais elle remettrait ça à plus tard. Pour le moment, se concentrer. Ce qui devenait de plus en plus compliqué à mesure que les divers morts-vivants des lieux s'approchaient jusqu'à venir les toucher comme pour tenter de rajouter de la difficulté. non pas se laisser distraire.

Tu es mort, tu es tout simplement mort.
Tu es mort, tu es tout simplement mort.
Sans raison, tu es arrivé ici, trahi par ton Destin.
Tu es mort, tu es tout simplement mort.  

Cette fois, ce furent des images qui vinrent se superposer à celle des personnes environnantes et du lieu présent, occultant tout dans son esprit. Cet endroit, elle le reconnaitrait entre mille. Et elle savait déjà ce qu'elle allait y voir. Chaque détail était présent, le vol inquiet des oiseaux, les deux tribus chacune placée respectivement à sa place, le futur marié, Aiedaïl. Et l'alerte, son regard qui se rapproche, son corps qui vibre en se rappelant exactement du choc de sa position face à sa sœur lors de l'impact. Les doigts sur la flute tremblent légèrement alors qu'elle se force à ne porter attention à ce qu'elle voit. La musique accélère, la fin devrait bien arrivée un jour. Encore un effort.

Mère, si tu continues à diriger les vies
Et à apporter le chagrin à de pauvres enfants terrifiés,
Alors je continuerai à les sauver,
En leur apportant toujours la Mort.

Les dernières paroles de Sibylle s'éteignirent dans les airs et lentement, le contrôle de son corps revint à l'apprentie-déesse. Ouf, ce n'était pas trop tôt. Ses lèvres lâchèrent l'embout de l'instrument qui resta pourtant dans sa main. Du coup, elle le rangea dans son sac, bien au fond. Après tout, une flute reste une flute et quelque part, elle avait apprécié en jouer, même si les conditions avaient été loin d'être agréables et optimales. Personne ne sembla réagir à son geste alors elle conserva l'objet avec elle. Un souvenir de son aventure si un jour elle parvient à sortir d'ici.

En tout cas, les morts-vivants reculaient, les observaient avec une moue un peu déçue alors que le Chef d'Orchestre, lui, laissait apparaitre un sourire lui allant jusqu’aux oreilles. Au sens propre du terme, si si, je vous assure que c'est possible. Cela le rendait un peu plus sympathique mais ne retirait pas complètement cet air un brin psychopathe de son visage. Et le rire qui lui échappa n'arrangea pas son état. Dommage, dans le lot de tous les monstres qu'elle avait rencontrée jusque-là, il était sans doute le moins bizarre malgré tout. Où peut-être simplement celui qui lui plaisait le plus. Son éclat de voix terminé, il s'approcha d'elles de sa démarche dégingandée.

Hahahaha, et bien mesdemoiselles, vous avez frôlé le faux pas mais faut croire que votre détermination est aussi forte que ce que la petite fille pensait. Oooh mais écoutez!.. Tic tac tic tac, le temps a repris son cours et votre vie s'enfuit pas à pas.  

En effet, de loin déjà résonnait à nouveau le tic tac régulier et oppressant de l'horloge invisible. Un peu trop rapide ou ne serait-ce qu'une impression? En tout cas, elle ne chercha pas à la localiser car comme à chaque fois, la cadence semblait provenir de partout à la fois. Et puis, le Chef d'Orchestre pivote lentement pour révéler derrière lui la présence de l'enfant poupée qui était présente depuis un moment. Elle n'était pas seule mais les deux autres ressemblaient plus à des ombres, de simples suivantes. La fillette s'approcha jusqu'à tendre un objet au squelette qui s'en saisit avant de revenir vers les deux jeunes femmes et de leur montrer l'objet qu'il détenait à présent.

Cette clé, ouvre les grilles de l'hôtel, juste devant ses grandes portes, vous avez du les voir non? Mais mais mais! Ca serait trop simple de vous laisser partir sans compensation non? Ecoutez, écoutez! Tendez l'oreille, il n'y a pas que le tic tac de l'Horloge qui résonne, mais bel et bien des gouttes de sang qui tombent.

Des gouttes de sang qui tombent? Elle avait beau faire attention, elle ne percevait que le rythme lancinant qui semblait emplir l'air. En même temps, penser que l'Horloge fonctionnait avec du sang, était-ce si irréaliste? Après les épreuves qu'elles venaient de traverser, elle préférait envisager toute éventualité. Mais son attention revint à la clef en fer forgé entre ses doigts. Un objet insignifiant en soi mais qui prenait une importance capitale en cet instant. Leur seule issue se trouvait là.

Le sang, il faut le verser pour raviver les grilles et les faire ouvrir. Et c'est là que vient votre dernière épreuve hihihi, ma préférée! Et c'est d'autant plus un spectacle que rares sont ceux qui arrivent jusque là! Cependant, n'oubliez pas ceci damoiselles: celui dont le sang imprègne cette clé ne peut pas ressortir d'ici. Maiis, l'ode funèbre n'a que trop attendu. Hortense vous montrera le chemin et expliquera votre épreuve, moi, je vous accompagne avec mon orchestre.

Ah, la voilà la dernière épreuve. Le sang. Remarque, cela paraissait presque logique après tout ce qu'elles avaient affronté déjà. L'électricité, le feu, l'acide, l'eau, le papier et la pierre, la musique et à présent, le sang. Les éléments les plus représentatifs pour mettre à l'épreuve des dieux, englobant toutes les facettes de ce qu'ils devaient se montrer aptes à affronter. Un genre de 12 travaux remanié. Le tout avec un contre la montre en prime. Que c'était réjouissant. La jeune indienne se permit de lâcher un soupir las avant de s'éloigner à la suite d'Hortense et de Sibylle, la clé entre les mains de la blonde devant elle. C'est au son de la marche funèbre qu'elles s'éloignèrent, charmant message d'encouragement de leur part mais délibéré, sans aucun doute.

Elles avancèrent un moment, laissant la musique derrière elles au point de ne plus l'entendre. Les lieux encore légèrement hantés se faisaient de plus en plus vides à mesure qu'elles s'enfonçaient sans compter les pierres tombes et autres sépultures qui ne ressemblaient plus à rien, disparaissant même complètement, comme si elles s'enfonçaient dans le temps. En courant après une Horloge? Tiens donc, voilà un concept assez étrange. Enfin, elles arrivèrent devant un autel flanqué de deux statues tenant des torches. Étrangement, rien ne poussait autour dans un périmètre assez conséquent et même la poupée ne s'y aventura pas. Et au loin, les grilles apparaissaient, à la lisière de leur champ de vision. La sortie, enfin.

Ici vous attend votre dernier ennemi. Nous avons eu beaucoup de mal à l'amener ici alors faites attention. Il faudra verser son sang sur la clé et courir jusque la grille en espérant qu'il ne vous rattrape pas. Si vous échouez, vous êtes les bienvenues ici ~ Le temps file, attention.

Et la fillette s'en alla tranquillement tandis qu'une gravure représentant un Horloge, encore et toujours, apparut sur l'autel. Les ténèbres semblèrent s'écraser sur les environs mais cela ne les empêcha pas de faire quelques pas en avant. Puis les torches devinrent incandescentes, immenses avant que leurs flammes ne se mêlent pour laisser apparaitre un monstre de feu, d'abord indistinct avant que les flammes ne s'éteignent pour révéler la présence de leur ennemi final. Un dragon.

Oh franchement Jhoken si t'es derrière tout ça je te jure que je t'égorge.

Jhoken ? Etrange, ce nom lui disait vaguement quelque chose mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Et vu ce à quoi elles devaient faire face à présent, elle se pencherait sur la question à un autre moment. Aucun animal ne se trouvait dans les environs, trop apeurés par la présence de l'imposante créature, alors elle ne devrait pas compter sur son domaine divin. Mais il lui restait ses pouvoirs et ses armes. Et elle n'était pas seule, Sibylle était dans le même cas qu'elle alors il allait être temps de voir si elles étaient vraiment capable, mêmes en étant de parfaites inconnues, de travailler de concert pour sauver leurs vies.

"- Tes armes sont plus puissantes que les miennes. Je m'occupe d'attirer son attention pendant que tu le blesses. Ensemble, on peut le faire. Je compte sur toi."

Elle avait ressenti le besoin de mettre les choses au clair avant cette dernière bataille. Certes, jusque-là, elles s'étaient déjà serrées les coudes et avaient coopéré, mais toujours façon tacite. Cette fois, c'était officiel. Elle lui faisait confiance sur ce coup là et elle espérait que la réciproque serait valable également. L'apprentie déesse adressa un haussement de tête à sa camarade d'infortune alors que le dragon réalisait leur présence et poussait un premier rugissement. Bon, il était temps d'entrer en scène. Elle ne laissa pas l'occasion à Sibylle de discuter de son plan plus que limité et déjà, elle envoyait une flèche se fiche au niveau de l'articulation de l'aile  du monstre. Le grognement de douleur et la lueur qui rougeoya dans son regard était claire: elle avait atteint son objectif. Il ne s'occupait plus que d'elle. Parfait. Maintenant, elle devait rester en vie.

Maintenir l'attention du monstre sur elle assez longtemps pour que Sibylle puisse le blesser assez pour recouvrir la clef de son sang. Voilà qui ne serait pas une mince affaire. Mais seule, elle ne pourrait pas le faire. Elle décocha quelques autres flèches qui se fichèrent à peine entre ses écailles, abimant son cuir épais sans parvenir à le traverser assez franchement pour le faire saigner. Pourvu que les armes à feu aient plus d'effets. Restant en mouvement, elle parvint à esquiver un jet de flammes puissant qui laissa sur son côté gauche comme la sensation d'un violent coup de soleil. Mais elle ne se laisserait pas arrêter par ça. Par contre, le bond du monstre et son atterrissage juste derrière elle la fit tomber au sol. Elle ne dut qu'à son instinct de survie de rouler sur le côté pour éviter les griffes souhaitant la broyer. Un clone se matérialisa sous le nez du monstre pour permettre à l'indienne de prendre de l'avance. La flèche que son clone lui envoya rata sa cible mais se ficha dans son nez, lui tirant un grand hurlement, plus de frustration que vraiment de douleur.

N'étant plus qu'à quelques pas des arbres, l'amérindienne arma à nouveau son bras tandis que son clone reculait pour la rejoindre. Oui, lui en présenter deux et le faire tourner en bourrique. Un plan comme un autre bien que risqué. Elle se tenait face au dragon, un second clone venant en renfort. Aucun animal aux alentours donc pas de possibilités d'utiliser son domaine divin. Alors, elle concentrait toute l'attention du monstre au même endroit, qu'il n’essaie même pas de bouger. Mais malgré sa taille imposante, le monstre était rapide, agile et même plutôt intelligent. Et à force de tenter de l'esquiver, le jeune fille risquait de s’essouffler et de faire un faux pas. Il ne faudrait pas que le combat s'éternise.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Ven 6 Sep 2013 - 13:27
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La musique qu'elle avait chanté tout à l'heure lui trottait dans la tête encore. "Tu es mort, tu es simplement mort". En fait, le choix de cette chanson n'était sans doute pas le plus judicieux. Enfin, ce n'était pas le moment de se laisser abattre. La mort, c'est le dragon qui en ferait l'expérience, qu'importe ce que la poupée a dit. S'ils avaient eu du mal à le capturer, alors ils auraient du se rabattre sur moins puissant, ça leur aurait été utile pour le coup... Car après réflexion, à la différence du dragon apporté par Jhoken, elles n'étaient que 2 à le combattre, alors que l'autre soir, ils avaient été plusieurs à s'allier.

Tes armes sont plus puissantes que les miennes. Je m'occupe d'attirer son attention pendant que tu le blesses. Ensemble, on peut le faire. Je compte sur toi.

Si tu veux prendre ce risque, vas y... Mais un dragon, bien qu'il soit aussi ratable qu'un éléphant dans un couloir, était loin d'avoir du papier en guise de peau. Les articulations sont toujours les plus faibles à ce qu'on dit sauf que cette bête avait la facheuse manie de bouger partout et les flammes qu'il crachait avait tôt fait de vous dissuader de plonger face à lui. Mais il fallait admettre qu'une balle avait plus de chance de passer au travers qu'une simple flèche à moins de pouvoir viser au millimètre près... ou avoir une chance de cocu.
Bref, pas de temps à perdre. Sibylle prit son arme, regarda le nombre de balles qui lui restait et laissa sa compagne faire diversion. Il fallait tout d'abord qu'elle le contourne, être sûre de ne pas être dans son champ de vision tout en faisant attention de ne pas se prendre les flèches qui ricochaient sur les écailles. Esquivant un coup d'aile, la renégate se trouva au niveau de ses pattes arrières et jeta un oeil en arrière quand elle entendit l'animal cracher ses flammes. Faire vite, faire vite, à tout prix si elles voulaient pas finir en barbecue.
Tiens... il y avait deux Aby maintenant? Intéressant comme pouvoir, bien qu'avec Sören elle n'en ait pas vraiment besoin pour sa part. D'ailleurs... c'était pas lui là bas qui tentait de faire diversion? Ayant piqué un couteau à sa compagne, il tenta de le lancer sur le dragon. Bien lancé oui, mais pas assez pour transpercer les écailles. Et puis la fin... La blonde vit le dragon lever une patte et l'abattre, droit sur Sören. Par réflexe, elle ferma les yeux au moment de l'impact mais rien ne se produisit. Ah...ah... haha... oui, ce petit détail, ce petit détail agacant qui venait de les sauver: tout ce qui était organique ne le touchait pas. Mais, par réflexe encore une fois, elle se tâta pour vérifier que rien ne lui manquait: épaules, poitrine, bras, fesses... ouai, tout était là mais bordel la peur qu'elle avait eu! Etait-ce obligé qu'il se mette en danger volontairement de la sorte?

Avoir loupé sa cible sans la rater eut l'air d'enrager le dragon en attendant, ce qui n'était pas vraiment bon pour eux. Sans perdre de temps, la jeune femme grimpa sur le dos de l'animal, s'accrocha à une épine dorsale et tenta de repérer la flèche de sa camarade d'infortune qui avait fait mouche tout à l'heure. Et la voilà! Aile gauche -vis à vis d'où se trouvait Sib- dés lors, le plan était simple -à l'écrit du moins-: glisser jusque l'aile, remuer la pointe de la flèche dans la plaie et achever de briser l'articulation avec ses balles. De là, il devrait y avoir assez de sang pour recouvrir la clé.
Coincant la clé entre ses dents, elle se laissa donc aller jusqu'à la blessure en tentant de garder l'équilibre malgré les mouvements du dragon. Sans plus tarder, sa main se saisit de la flèche et tenta d'abîmer les chairs autour le plus possible. L'animal rugit, il devait le sentir passer c'est sûr et il tenta donc de désarçonner ce parasite qui le blessait mais elle tenait bon, pire qu'une tique! En réalité, elle mordait surtout à pleines dents la clé et priait presque pour ne pas tomber. Malheureusement c'est ce qui arriva. Un geste trop brusque, et la voilà par terre, sous la bête. Elle eut néanmoins le temps de se saisir de son arme et tirer dans l'articulation qui, comme prévu, fut sévèrement endommagée et probablement cassée. Le sang chaud tombait au sol, parfait!

Elle se réjouit trop vite cependant. A peine les balles avaient atteint leur cible qu'un violent coup de patte l'envoya se fracasser contre une des statues tenant les torches, lui faisant lâcher la clé. L'animal, on ne peut plus enragé désormais, alla faire claquer ses mâchoires très près de la renégate. Cette dernière esquiva au dernier moment grâce à ses pouvoirs mais la clé demeurait introuvable.
Et puis une ombre passa, mais pas n'importe laquelle: Sören. Lui pouvait toujours frôler le dragon, il ne serait pas touché. La clé en revanche, était bien palpable. Il s'en saisit, la plaqua contre la plaie de l'écailleux pour la laisser se recouvrir de sang tandis que les mâchoires furieuses tentaient de le couper en deux.
Il ne lui en fallut pas plus. Sib se releva rapidement et courut en direction d'Aby, lui faisant signe de battre en retraite. Inutile de rester exposées quand tout était fait et que la sortie était assurée. Sören les rejoignit peu de temps après, arborant fièrement la clé entre ses mains couvertes de sang. Son sourire s'effaca vite quand une droite le fit tomber en arrière.


Espèce d'enfoiré! Laisse toi gober par le dragon j'te dirai rien! C'quoi cette connerie encore? Préviens moi la prochaine fois que tu prévois de te faire découper en pièces. T'as une idée de la peur que j'ai eu? Met nos vies en danger une fois de plus et je t'assure que tu verras plus jamais la lumière du jour!

Il se massait la mâchoire alors qu'un filet de sang s'échappait de ses lèvres, tout comme Sib juste après à cause de leur lien, mais elle n'en avait strictement rien à fo*tre. Reprenant la clé qui était devenue chaude, le son de l'horloge reprit alors que le dragon disparaissait à nouveau au milieu des flammes, laissant libre accès aux grilles.

Désolée pour ça, il est trop tête brûlée.

Etant donné qu'ils partageaient leurs pensées, il aurait pu la prévenir qu'il comptait se faire écraser par l'animal. A moins qu'il pensait qu'elle ne le verrait pas? Possible aussi mais manque de bol, il avait eu sa droite quand même.
Et les voilà, en possession de leur porte de sortie. Se rapprochant de l'horloge, Sibylle découvrit que la petite aiguille était sur le 12 et la grande sur le 10. Il leur restait 10 minutes pour sortir? Largement faisable. Un poids partit des épaules de la renégate qui avait hâte de se glisser dans un bon bain chaud chez elle, avec de la musique.
Dans la clairière, le sang du dragon était encore visible sur le sol. Bon débarras en tout cas... Les grilles pour sortir étaient à portée, enfin, au point qu'elle en oubliait même le tic-tac de l'horloge. Le cauchemar avait pris fin.


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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 8 Sep 2013 - 13:59
Le dragon n'était vraiment pas de bonne humeur à présent mais c'était bien le moindre de ses soucis. Elle devait à tout prix garder son attention focalisée sur elle et jusqu'à maintenant, elle y parvenait parfaitement. Ce n'était donc pas le moment de se laisser aller. Tout en s'assurant que l'animal restait bien concentré sur la proie facile et idéale qu'elle représentait, elle jetait de rapides coups d’œil à sa comparse qui terminait de contourner le reptile pour se placer au niveau de ses pattes arrières. Bon, jusque-là, cela se passait plutôt bien. Jusqu'à l'apparition dans son champ de vision de cet homme.

Sören, c'est ça. L'espèce de fantôme qui suivait Sibylle partout et apparaissait disparaissait à sa guise. Le voilà devant le dragon, qui avait récupéré un des couteaux de l'indienne et qui le lançait sur l'animal. Joli tir mais pas de quoi blesser la bête. Juste de quoi le faire changer de cible et le voilà qui abat sa patte droit sur l'homme qui ne bouge pas. Le souffle en suspens une seconde, voir le spectre rester indemne même après une telle attaque, la laisse un instant pantoise avant qu'elle ne se reprenne, comme Sibylle d'ailleurs qui avait sans doute eut autant voir plus peur qu'elle. C'est qu'il était dangereux ce type, franchement. Faire ce genre de frayeur à ses alliés, c'était loin d'être une tactique qu'elle appréciait.

Enfin, l'avantage, l'animal darda toute son attention sur le drôle de bonhomme tandis que la femme à lunettes montait sur le dos de l'animal avant d'arriver au niveau de sa flèche déjà plantée. Au moins, son coup n'aura pas été tiré dans le vide. Et comme la plaie était déjà existante, elle devrait y arriver plus facilement. Mais du coup, la douleur reporta l'attention du monstre sur son occupant désagréable. Et malgré toutes ses tentatives, la jeune femme blonde finit par perdre prise avant d'être envoyée plus loin dans une des statues. La plaie était à vif en tout cas, saignant, mais sa camarade possédant la clef n'avait pas eu le temps de l'en couvrir.

Pour éviter que le monstre n'en vienne à s'en prendre à la femme sonnée par le coup qu'elle venait de recevoir, l'indienne arma à nouveau son bras, visant un œil qu'elle frôla, faisant hurler l'animal qui cracha un jet de flammes qu'elle esquiva de très peu tandis qu'une ombre grimpait sur le dos de l'écailleux. L'homme était revenu, clef en main, et l'appliquait avec soin sur le sang suintant de monstre, rougissant le métal tandis que Sibylle lui faisait signe de se replier. Pas besoin de le dire deux fois, les voilà qui laissait le dragon faire claquer ses mâchoires dans le vide, tentant de capturer le spectre présent et absent à la fois. Elles ne s’arrêtèrent qu'une fois certaines d'être hors d'atteinte du reptile avant que Sören ne vienne les rejoindre, fier de lui, la clef sanglante entre les doigts.

Espèce d'enfoiré! Laisse toi gober par le dragon j'te dirai rien! C'quoi cette connerie encore? Préviens moi la prochaine fois que tu prévois de te faire découper en pièces. T'as une idée de la peur que j'ai eu? Met nos vies en danger une fois de plus et je t'assure que tu verras plus jamais la lumière du jour!

Là, pour le coup, la jeune précolombienne resta complètement désemparée. Le coup de poing de sa camarade avait volé avec une vitesse impressionnante et elle avait pu toucher le spectre qui l'accompagnait sans le moindre souci. Et étrangement, la plaie au visage de ce dernier se répercutait exactement de la même façon sur le sien. Il existait donc un lien entre les deux, c'était plus qu'évident.

Désolée pour ça, il est trop tête brûlée.

Un simple hochement de tête répondit à ses paroles. pas la peine de passer deux heures sur cet épisode. Enfin, après son éclat de colère, passablement compréhensible en soi, elle saisit la clef avant qu'au loin, le dragon ne disparaisse et que l'horloge ne se remette à battre la mesure. Ensemble, ils se remirent en marche avant d'arriver enfin devant les grilles. L'horloge maléfique marquait minuit moins dix, leur laissant donc encore un peu de répit. Et visiblement, les dangers n'étaient plus au rendez-vous. La jeune fille demanda à Sibylle de lui passer la clef et enfonça cette dernière dans la serrure. Cette dernière se mit à briller, faisant fondre la clef qui fit sauter le verrou, laissant les grilles s'ouvrir dans un grincement sinistre alors que l'horloge s'arrêtait, purement et simplement.  

Un soupir de soulagement échappa à la jeune précolombienne lorsqu'elle eut enfin franchit les grilles. Mais maintenant, où se trouvait la sortie définitive de cet hôtel maudit? Elle n'eut pas le temps de se le demander plus longtemps. L'horloge se remit à vibrer, tout comme le sol et même le décor. A chaque coin de leur vision, se tenait le Chef d'Orchestre squelettique et la fillette poupée. Souriant, mi déçus mi contents, ils les fixaient en silence, avant de faire des signes avec les doigts. Il y eut alors comme un tourbillon de couleurs, de formes et de sons qui les enveloppa avant de les aspirer tandis que leurs deux voix résonnaient, lugubrement mais douces aussi d'une certaine manière.

- Nous nous serons bien amusés, grâce à vous. Merci encore. Dommage que vous ne restiez pas plus longtemps. Mais qui sait, l'éternité c'est long. Sans doute aurons-nous l'occasion de nous revoir....

Deux rires distincts, les leurs, qui se font lointain alors qu'un kaléidoscope d'image leur montre en marche arrière et accélérée tous ce qu'elles ont traversées depuis leur arrivée. Mais déjà, tout s'arrête, les laissant devant une porte de bois toute simple, portant le symbole d'une horloge elle aussi. Une inscription orne cette dernière, félicitant les jeunes femmes et précisant qu'il suffisait de penser à l'endroit où elles voudraient se retrouver en tenant la poignée pour enfin être délivrée de ces lieux. Enfin, tout ça était bel et bien fini. La jeune indienne se tourna vers Sibylle.

"- Eh bien, ce ne fut pas de tout repos. Merci de votre aide, à tous les deux. Et peut-être à une autre fois, dans d'autres circonstances. Qui sait...."

Elle n'avait jamais été douée pour les au revoir alors autant les écourter. Et puis, sa camarade d'infortune devait être aussi pressée qu'elle de sortir d'ici. Alors, elle visualisa sa chambre et ferma les yeux en venant saisir la poignée devant elle et là voilà qui disparaissait dans une pluie d'étincelle argentée, pour se retrouver debout, exactement à l'endroit qu'elle avait prévu. Kirara bien que surprise lui sauta dans les bras et c'est avec un sourire qu'elle l’accueillit. Oui, cela faisait du bien d'être enfin de retour à la Deus.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 8 Sep 2013 - 19:29
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé
« Aaaah liberté »


Rien de tel qu'un dragon pour se dégourdir les jambes... Enfin presque. Là pour le coup, ras le bol. Une bonne bouteille l'aiderait surement à se remettre de tout ce qui venait de se passer. Voire plus qu'une... après un bon bain, de la musique et un vrai repas copieux. Commandé le repas bien sûr, flemme de cuisiner quoique ce soit après cette... journée? Impossible de dire si une heure ou des jours s'étaient écoulés, tout se ressemblait ici! Enfin, la lumière au bout du tunnel devenait de plus en plus forte, signe que bientôt tout serait fini. A moins que ça ne soit juste son esprit fatigué qui lui fasse des siennes.

La renégate ne se fit pas prier pour aller vers la sortie, ni pour laisser sa compagne d'infortune ouvrir les grilles. C'était comme sortir de l'enceinte d'une prison après plusieurs années de captivité. Bon, elle ne savait pas l'effet que ça faisait en fait mais ça devait pas être loin. Plus que quelques pas... avant que les deux autres n'apparaissent.
La poupée était vraiment mignonne, elle aimerait bien la rapporter. Après tout, vu tout ce qu'elles venaient de vivre, nul doute qu'elle apporterait une touche d'insécurité, de macabre presque à la villa. Quant au chef d'orchestre, lui par contre restait là, un seul fou à la fois...
Se revoir... mmmh non, ça ne la tentait pas trop désolée. L'endroit était intéressant par sa déco mais pas au delà, le côté "je cherche à te tuer" n'étant pas vraiment rassurant quand on doit aller se coucher.

Et puis, leur porte de sortie enfin, au sens propre du terme. Si elle n'avait prêté aucune attention au rembobinage arrière, là en revanche les inscriptions étaient beaucoup plus à son goût.

Espérons oui, que notre prochaine rencontre soit moins mouvementée et moins funeste. Merci de ton aide également.

Les adieux n'étaient pas non plus son fort. Mais cette demoiselle, bien qu'elles n'aient pas eu vraiment l'occasion de discuter, lui avait laissé une bonne impression, c'était déjà ça. Sibylle la laissa partir en premier puis consulta du regard son compagnon pour savoir où ils rentraient. L'idée du bain était vraiment tentant aussi, elle s'imagina rentrer chez elle et se saisit de la poignée comme sa compagne avant elle.
L'effet fut quasi instantané et les revoilà dans le salon. La renégate regarda autour d'elle pour être sûre que ça n'était pas une illusion mais non, c'était bien chez elle. Tout était en place comme elle l'avait laissée avant que son regard ne tombe sur ses vêtements. Eux par contre, n'étaient plus comme avant du tout! Enfin, être revenue entière était déjà une bonne chose n'est-ce pas?
Son esprit la dirigea vers un premier lot de consolation: le bar où il restait quelques cocktails déjà préparés. Elle apporta le tout à la salle de bain, près de la baignoire dont elle fit couler l'eau chaude avant de se regarder dans le miroir. Sa tête faisait vraiment peur à voir.
Une fois déshabillée, la jeune femme se glissa dans l'eau chaude, sirota son cocktail en écoutant la musique qu'elle venait de mettre en marche. Un sourire apparut sur ses lèvres.


Sans raison, tu es arrivé ici, trahi par ton Destin.
Tu es mort, tu es tout simplement mort.  
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Lun 9 Sep 2013 - 13:32
Vu que le staff est ralenti je me permet de noter moi même.
J'ai adoré rp avec toi et je m'excuse encore de mes temps de réponse. J'espère faire mieux la prochaine fois qu'on torturera nos persos =D

Abygaïl : 760 xps
Sibylle : 750 xps

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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... -
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé....
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