Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Chambre avec fenêtre sur coeur blessé....

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Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Mer 15 Mai 2013 - 20:45
Une nuit parmi tant d'autres. A laquelle une journée plus qu'ordinaire avait logiquement succédé. Rien de bien palpitant, rien de dangereux en vue. Une simple vie d'élève comme une autre. Même pas d'apprentie-déesse, simplement d'une personne suivant le cours d'une vie quasiment normale. Quasiment seulement, elle n'en restait pas moins morte. Alors à quoi bon étudier au final? S'élever psychiquement, à quoi bon. Devenir sage et omnisciente, cela ne l'intéressait pas. Augmenter ses pouvoirs et atteindre le rang de Déesse un jour? A part lui mettre face à de nouvelles missions toutes plus périlleuses et traumatisantes les unes que les autres, elle ne voyait pas ce que cela pouvait lui apporter. Et puis, elle n'avait jamais demandé à devenir ce que l'on avait fait d'elle. Car plus elle y pensait, plus elle avait l'impression que l'on se servait d'elle. Une entité supérieure, ce dénommé Deus, qui l'aurait choisi, lui collant aux basques un pouvoir lui correspondant certes mais qui se révélait facilement être un poids, qui lui ordonnait à présent de travailler à ses fins. Pour protéger les Humains. Noble cause si l'en ai mais vu ce que les Hommes avaient fait de leur monde depuis sa mort, avaient-ils seulement cette volonté d'être sauvée? Car on ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas s'aider lui-même.

La nuit tombait lentement sur l'Académie et ce soir, la jeune indienne n'avait pas l'intention de retourner dans sa chambre. Couvre-feu ou pas, elle resterait encore un peu dehors. Elle ne supportait plus de se sentir enfermée, qu'importe la façon dont cela se manifestait. Trop de mauvais souvenirs peuplaient encore sa mémoire. Alors, elle déambule un moment dans l'Académie vidée de ses pensionnaires, les animaux lui servant de guide pour éviter à coup sûr toute présence dans les 500m alentours. Finalement, son pouvoir pouvait aussi avoir du bon quand il le voulait. Elle stationna un moment dans un arbre, profitant simplement du lever de la lune, presque pleine. Et de l'apparition d'une petite étoile bleue, si proche et si lointaine à la fois. Pourtant, même elle semblait terne ce soir. Alors, descendant de son perchoir, la précolombienne prit la direction des salles secrètes. Le Bar Scolaire serait sans doute encore ouvert lui et là-bas, elle ne serait pas dérangée. Pourtant, ce fut une autre porte qui attira son attention cette fois. Elle la voyait pour la première fois et pourtant, elle semblait déjà vieille de quelques dizaines d'années. Plus même sans doute vu son état de délabrement.

La curiosité la poussa à tourner la poignée avant de se sentir comme aspirée par un vent violent. Elle entendit au loin la porte claquer derrière elle tandis qu'elle se sentait chuter dans le vide. Longtemps, au ralenti. Et puis, ses pieds touchèrent à nouveau le sol et elle manqua de perdre l'équilibre. A nouveau, elle était sur le plancher des vaches mais hors de l'Académie? Comment était-ce possible? Remarque, elle ne devrait plus s'étonner des miracles qui avaient cours par ici. Enfin, ici, parler de cauchemar serait sans doute plus exact. Un vieil hôtel à la façade délabrée et à l'enseigne pendant, aux murs à la peinture décrépie et à l'ambiance sinistre lui faisait face. Eh bien, au moins, ce lieu étrange pouvait se vanter d'être à l'unisson de son humeur du moment. Maussade et lugubre.

Vérification réflexe de la présence de ses armes, terminée. Vu la couche de poussière accumulée entre les jointures de planches, il y avait une éternité que personne n'avait foulé ces lieux. Mauvais présage. Peu importe. Elle était là, autant allé visiter un peu. Les grincements et autres bruits désagréables trahissant l'insalubrité et l'insécurité de cet endroit ne la ralentissait pas pour autant bien qu'elle monta les marches menant à l'étage avec une certaine prudence. Au bout du couloir, une fenêtre étonnement propre vu l'ensemble des environs, ce qui l'attira forcément. La vue donnait sur une cour, invisible de l'extérieure. Et parfaitement entretenue. Fronçant les sourcils, elle observa discrètement la cour, se demandant qui pouvait vivre dans un tel endroit, son arc dans la main et armé. Juste au cas où, on ne sait jamais.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Jeu 16 Mai 2013 - 0:43
Aaaah...quel mal de crâne pas possible, c'était atroce. Vous imaginez un marteau frappant à l'intérieur de votre crâne? C'est tout à fait ça, à la tempe gauche. Une gueule de bois? Non, y avait pas la bouche pâteuse comme elle avait d'habitude mais...qu'est ce qui pouvait la laisser à terre alors? Car oui, le sol était tellement froid et dur que ça ne pouvait pas être son lit, ou même son canapé. Et il était encore plus inconfortable que le sol de chez elle. Et ce marteau qui l'empêchait de réfléchir convenablement.
Avec difficulté, elle ouvrit les yeux et ne vit que du gris, et même un peu de brun mais rien qui lui était familier. Sa main était dans son champ de vision, oui elle était bien sur le sol, poussiéreux qui plus est... Vive l'état des fringues. Mais, parvenant à relever la tête, elle tâtonna pour retrouver ses lunettes et les mit sur le nez quand elle les trouva. Elle tenta de se relever ensuite, observant les alentours, se demandant où elle était. Comment était-elle arrivée ici? Et pourquoi un tel mal de crâne? Seulement, une fois debout, même vu de haut, cet endroit lui était définitivement inconnu.


Rhaaa bordel c'était violent comme atterrissage. T'es en porcelaine ou quoi? J'pensais pas que tu perdrais conscience.

Ah...voilà l'explication, l'autre! Il avait encore du squatter son corps et se permettre une petite excursion et regardez où ça les a mené. Sibylle s'empressa d'obtenir plus de détails, et tout ce qu'elle eut pour réponse fut un "j'ai entendu un mioche à l'académie parler d'un truc hanté, j'voulais voir à quoi ça ressemblait, on s'ennuie ferme à la maison!". Super, ça l'avancait pas plus, là, sur le moment. Hanté? C'était bien sa veine! Si la jeune femme pouvait regarder n'importe quel film, ça ne l'empêchait pas d'avoir peur ni de ne pas pouvoir en dormir la nuit. Et si avant c'était son frère qui venait l'aider à dormir, enfin quand ils étaient enfants, là elle devait juste s'adapter à l'autre rigolo de service. "Heureusement", il avait pensé à emmener quelques gadgets au cas où. Et par là, à part deux revolvers et des chargeurs à gogo, débrouille toi! Dans une maison hanté, ba oui, quoi de plus efficace que des balles? Et les pieux et l'eau bénite alors?

Bon, pas la peine de se lamenter, il valait mieux chercher un endroit pour sortir. Première chose évidente: la grande porte d'entrée dont les poignées poussiéreuses suggéraient que personne n'avait du les toucher depuis un bon moment. Et seconde chose évidente, comme dans les films d'horreur, c'était fermé. Tout ce qu'elle réussit à faire c'est remuer encore plus de poussière. On voyait même sa silhouette sur le sol! Bref, rester au rez de chaussée sans rien faire n'allait pas l'aider plus que ça. Avisant le grand escalier, la demoiselle grimpa les marches, méfiante. C'était pas le genre de lieu où il fallait aller si on avait peur des araignées décidément...
Sur le point d'ouvrir la première porte venue, quelque chose tira sa manche. Sur les nerfs, elle dégaina aussi sec son arme sortit de nulle part. Seulement, il ne s'agissait que de Sören qui avait prit son apparence "fantômatique" pour attirer son attention. Il désigna une fenêtre donnant sur une cour. Ok mais après? Bon, quitte à explorer les lieux, autant être au grand air, ça donnerait une idée de la superficie de la chose.

Sortant dehors, la jeune femme cherchait de trouver quelque chose qui lui serait utile. Mais quoi? Un plan des lieux peut-être? Si c'était encore un de ces lieux loufoques de l'académie où il n'y a plus de lois de physique ou autre, ça allait être drôle. En même temps, avoir atterri dans une académie alors qu'elle était morte, c'était déjà pas assez loufoque dans le genre? Elle était pas revenue dans le monde des humains pour ça! Rha, ça la gonflait d'avance... Se massant la tempe, elle découvrit qu'en plus de sa migraine, son front s'était un peu ouvert, rien d'alarmant mais ça fera une droite en plus à donner à Sören.


DEUS JE TE HAIS!

Il était peut-être pas dans le coup mais fallait bien blâmer quelqu'un hein! Puis bon, ça faisait "juste" une chose à lui reprocher en plus à ce bon vieux roupilleur... Sa voix résonna contre les murs délabrés quand un bruit sourd vint de l'intérieur, de là où elle venait. Oups... elle avait réveillé quelque chose? Son coeur s'accéléra. Descendre des gens c'était pas son problème mais s'il fallait affronter des fantômes ça devenait autre chose. Or, ici, dans ce jardin, elle était exposée, mieux valait retourner à l'intérieur et voir l'origine du bruit. C'était pas l'idée la plus brillante qu'elle eut mais rester dans le flou l'inquiéterait d'avantage. Une fois entrée, Sibylle tendit l'oreille pour découvrir l'origine du bruit et, éventuellement, découvrir sa nature. Sören se "sépara" de la jeune femme pour tenter d'encercler la chose.
Ce fut lui qui la trouva le premier. "La" car oui, ce n'était "qu'une" jeune femme. Une élève? De la Deus en tout cas car aucun humain ne pouvait tomber sur ce lieu par hasard. Peut-être qu'un monstre ou autre chose dans ce goût là aurait été préférable. En attendant, Sören, toujours sous sa silhouette fantômatique, s'approcha de la nouvelle arrivante et, s'appuyant sur le mur pile à côté d'elle, lui fit un sourire éclatant...qu'elle ne pouvait voir à cause de sa silhouette floue.


"Salut miss!"

Pour une fois, sa voix fut audible aux personnes de l'extérieur, et non plus qu'à Sib seule. Cette dernière était d'ailleurs dans une pièce adjacente, en train d'observer des tableaux. Ils avaient bougé, elle en était certaine! Pas bouger de place, mais changer de contenu! Pour le moment, tout ce que ses yeux voyaient étaient le portrait d'une jeune femme, cheveux et yeux bruns, cascadant jusqu'aux épaules, jeune, pas plus de vingt ans... Jusqu'à ce qu'elle se transforme en méduse. Tout ses cheveux se transformèrent en serpent, ses lèvres s'écartèrent pour laisser une langue pointue et verte en sortir et ses yeux devinrent deux fentes jaunes. Précisément le genre de choses que Sib haïssait! Les trucs qui te prennent par surprise!
Reculant brusquement, elle se cogna contre la porte qui, rongée par les termites et autres, craqua et céda, la faisant se rétamer sur le dos dans un nuage de poussière, non loin de la jeune fille et de Sören. Ce dernier avait déjà disparu, faute d'énergie. En revanche, le ridicule de s'être cassé la tronche à cause d'un tableau qui bouge était bel et bien présent. Si ça se trouve, c'était même pas réel mais juste son cerveau qui débloquait après le choc qu'il avait eu. De nouveau sur ses jambes, elle reprit son arme tombée non loin et la coinca dans sa ceinture de jean.


Salut toi... dit moi que t'es une hallucination... que je sois sure une fois pour toutes que je suis folle.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Jeu 16 Mai 2013 - 14:46
C'est étrange. Un instant, elle aurait juré qu'elle avait entre aperçu quelque chose remuer dehors. Pourtant, Son regard avait beau scruté les environs avec toute la concentration dont elle pouvait faire preuve, rien ne semblait vivant dehors. Cependant, cela ne l'empêchait pas de rester sur ses gardes. Les divers grincements et craquements qui se répercutaient en échos entre les murs délabrés des lieux ne lui plaisaient. Certains semblaient trop réguliers à son goût. Un coup d’œil dans le couloir avant de revenir à la vitre mais toujours rien. Son arme demeurait entre ses doigts tandis qu'elle laissait son souffle revenir à la normale, l'ayant retenu pour mieux écouter les indices alentours.

"Salut miss!"

La voix n'avait pas terminée sa phrase qu'elle s'était retournée, son arc bandé, sa flèche prête à partir. L'espace d'une seconde, il ne se passa rien, rien de plus qu'une observation silencieuse des deux protagonistes. La corde se détendit légèrement sans être lâchée pour autant tandis que son regard se faisait interrogateur. C'était ça, un esprit? Comment appelaient-ils ça au fait... Ah oui, un fantôme. Dans tous les cas, il n'avait pas de corps physique donc aucune possibilité de l'atteindre. Alors, elle s'en désintéressa aussi vite qu'elle s’était retournée vers lui.

Mais déjà, son attention fut à nouveau attirée par quelque chose de plus... bruyant et de plus réel. Un choc violent tout près d'elle, un craquement sinistre et le bruit d'une chute ainsi que la poussière soulevée en paquet par la même occasion. Et bien, pour un endroit abandonné, ça en faisait du boucan soudain. Comment elle pariait que cela n'avait rien de naturel? En tout cas, son arc toujours fermement tenu mais non armé cette fois, elle attendit que la poussière se dissipe afin de savoir à quoi ou à qui elle avait affaire. Ici, il valait mieux s'attendre à tout.

La jeune indienne resta cependant plutôt étonnée en voyant se relever une silhouette humaine, féminine et plutôt longiligne. Tiens, elle n'était donc pas toute seule ici. En tout cas, niveau discrétion, elle pourrait repasser. Enfin, après tout, ce n'était pas son problème. La femme récupéra des trucs au sol, des armes à feu. Armée donc, à se méfier d'autant plus. Sa prise se raffermit sur son arme, juste pour parer à toute éventualité tandis que l'autre personne réalisait sa présence et s'adressait à elle, visiblement un peu perturbée par quelque chose. Du moins, c'était son impression.

Salut toi... dit moi que t'es une hallucination... que je sois sure une fois pour toutes que je suis folle.

Une hallucination hein? Elle la prenait donc pour un être non réel, comme l'espèce de forme étrange apparue devant elle un peu plus tôt? Si elle avait eut le cœur à rire, peut-être se serait-elle permise de lui répondre que oui, elle n'était qu'un esprit se promenant par ici mais franchement, elle avait mieux à faire que ce genre de bêtises.

"- Rien ne prouve que tu n'es pas folle, si ça te rassure. Mais je ne suis pas une hallucination, à moins que ce soit le nom que tu donnes aux personnes décédées et ramenées à la vie."

Après tout, chacun utilisait ses propres mots. Elle était bien devenue apprentie-déesse alors pourquoi ne serait-elle pas une hallucination après tout? Restant à distance respectable de la femme lui faisant face, elle l'observa un instant. Blessée au front, cela ne semblait pas être tout récent. En tout cas, si elle était ici, c'est qu'elle n’était pas purement humaine. Professeur, apprentie-déesse aussi... Repenti pourquoi pas. Pourtant, son visage lui était parfaitement inconnu alors qu'elle avait forcément du passer à l'Académie, nan? Le regard neutre et le corps parfaitement inexpressif, si ce n'est son arme prête à entrée en action au moindre signal, elle demande tranquillement.

"- Folle ou pas, tu as forcément une identité. Qui es-tu? Et que fais-tu ici?"


Oui, pour le moment, elle n'était pas franchement d'humeur bavarder même si elle ne serait pas contre quelques explications. Elle attendait donc calmement une réponse lorsqu'une sorte de vrombissement sourd envahit le couloir. Profond et puissant. Lentement, les divers ampoules présentes commencèrent à s'allumer, faiblement puis en gagnant en puissance. Cependant, leur éclat ne cessait de devenir de plus en plus fort, désagréable et même douloureux sur la fin, la forçant à placer sa main devant son visage pour se protéger. Rêvait-elle ou la plus proche semblait avoir... gonflée? Un grésillement inquiétant se fit entendre et les plus éloignées se mirent à éclater les unes après les autres, projetant violemment des dizaines d’éclat de verres extrêmement brulants et chauffés à blanc.

Pas le temps de se poser davantage de questions. La jeune indienne se jeta littéralement dans la première pièce à sa portée pour se protéger des éclats meurtriers qui ne manqueraient pas de leur pleuvoir dessus d'ici quelques secondes à peine. Elle patienta le temps que toutes les ampoules explosent, laissant un silence pesant s'installer tandis que les lampes se balançaient dans le vide, comme des gueules béantes avides de sang. Sympathique comme impression. Enfin au mois, elles avaient évitées le pire. Mais cela ne présageait rien de vraiment bon pour la suite.

"- J'ai comme l'impression qu'on est pas les bienvenues ici. Enfin, je ne crois pas assez au hasard pour me dire que tout ceci n'est qu'une simple coïncidence."


D'ailleurs, elle avait bien essayé d'allumer la lumière lorsqu'elle était entrée hors rien n'avait fonctionné. Alors que tout se déclenche simplement et si soudainement, ça ne pouvait pas être le simple fruit du hasard.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Sam 18 Mai 2013 - 1:08
Charmante...

Sibylle était peut-être blessée à la tête, elle n'en restait pas moins lucide -enfin semblait-il- et le ton employé de la jeune fille ne lui avait pas plu énormément. Epoussetant ses vêtements, la demoiselle n'était pas disposée à lui donner une réponse tout de suite. Rhaa et puis ce sang qui lui collait au front, merci Sören. Elle tenta d'en enlever le plus possible avec sa manche, quitte à être sale après tout..., mais elle réussit juste à retirer le sang séché qui recouvrait la plaie. En fait, elle ne voulait pas trop réfléchir pour le moment. Ou alors, juste pour sortir d'ici, les raisons des conneries de Sören n'étaient pas ses affaires.

Tu penses vraiment qu'avec cette plaie au crâne je me souviens de quoi que ce soit? Et...moi aussi j'suis une ressuscitée... même si c'pas pour me plaire.

La fin s'était plus ou moins perdue tandis que ses yeux regardaient tout autour d'elles, nullement préoccupée par ce que tenait la jeune fille entre ses mains. Cette dernière n'en saurait pas plus sur la renégate d'ailleurs et, elle ne retourna pas les questions car, n'ayant pas donné de réponses convenables, il serait fort étonnant que l'autre le fasse. Enfin, si c'était une hallucination, elle était convaincante en tout cas. Et... elle refusait de l'admettre mais ça la rassurait un peu de se savoir accompagnée, en dehors de l'autre dans sa tête bien sur, et même si c'était tendu pour le moment.

Ce fut à ce moment là que le "délire" commença. Et ça grésillait, ça commençait à s'allumer, de plus en plus fort à en devenir insoutenable, jusqu'à ce que tout se mette à exploser. Sa planque pour fuir le carnage? Aucune. En vérité, elle se "jeta" dans le vide au niveau de l'escalier pour s'accrocher au rebord, en bas. Il y avait certes le risque qu'un des éclats atteignent ses doigts mais le reste de son corps était épargné. L'accalmie arrivée, Sib sauta par dessus la rambarde pour revenir sur le même plan que l'autre demoiselle. "Elementaire mon cher Watson" eut-elle envie de répondre à sa remarque mais en fait, non, c'était pas si élémentaire que ça. Rien ne l'était dans ce foutu monde...


Super, j'préfèrerais encore le dragon de l'autre fois qu'un fantôme pour adversaire, les balles ça marche moins bien sur eux tout de suite... *petit moment de silence* putain de coup à la tête, j'sors vraiment que des conneries...

Oui, elle se parlait toute seule. Faut dire que tout dire à voix haute était devenu une habitude depuis que l'autre rigolo était là, ça défoulait plus quand elle l'engueulait. Quoiqu'il en soit, ça décidait pas de la suite du programme. Enfin, le plus logique semblait une fouille des lieux non? Avec les tableaux qui changent de forme et les ampoules qui explosent, charmante promenade à l'horizon n'est ce pas? Ca allait mal se terminer tout ça, Sib non plus ne croyait pas aux coïncidences, plus depuis qu'elle avait appris la vérité sur sa propre mort. La voix de l'autre dans sa tête attira son attention sur quelque chose: la fenêtre. Avec les explosions de partout, elles l'avaient quittée des yeux et quand elle le regarda de nouveau, tout avait changé, purement et simplement. En fait non, c'était le même jardin, sauf que tout était mort, des plantes aux squelettes d'oiseaux au pied des arbres tordus. Sur un de ces arbres d'ailleurs, un corbeau bel et bien vivant croassa. Une fois que le croassement se soit tu, un cliquetis résonna dans le bâtiment. Le cliquetis d'une horloge semblait-il, en un peu plus rapide. Le temps était compté? Ou c'était juste pour ajouter de la pression sur leurs pauvres esprits? Sören apparut juste à côté de Sib.

Tente de voir d'où vient ce bruit dans la mesure du possible, que tu rachètes ta connerie de m'avoir amenée là.

Sans répondre quoique ce soit, la silhouette s'éloigna. Cette manoeuvre était sans doute vaine car il ne pouvait se déplacer très loin de Sib ni très longtemps sous cette forme, mais elle ne l'avait pas dans les pattes en attendant. Et puis, fallait bien commencer quelque part non? Elle se tourna ensuite vers l'autre demoiselle.

Je sais comment accéder au parc, je vais tenter de voir pourquoi tout a changé soudainement et... essayer de trouver Casper. Si tu veux m'accompagner, je t'en prie. Ah, et fait pas gaffe à l'autre, il reviendra vite, il peut pas aller bien loin sans moi.

Ok, l'allusion à Casper laissait trèèèèès à désirer en ces circonstances mais c'était exactement le genre de situation qui la mettait mal à l'aise, même quand elle regardait juste un film, alors le vivre en vrai... Il aurait fallu de la musique pour la détendre. Bref, n'ayant rien sous la main si ce n'est une arme inefficace contre les fantômes, la renégate reprit la direction du parc en prenant soin de contourner la pièce au portrait de la Méduse.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 19 Mai 2013 - 10:17
Tu penses vraiment qu'avec cette plaie au crâne je me souviens de quoi que ce soit? Et...moi aussi j'suis une ressuscitée... même si c'pas pour me plaire.

Cette plaie comme elle le disait n'était pas non plus si importante que cela. mais bon, vu son emplacement, elle pouvait supposé que tous dans ses paroles n'était pas complètement faux. En tout cas, elle ne souhaitait rien dire sur elle à première vue et cela ne lui plaisait qu'à moitié. Elle aimait bien savoir à qui elle avait affaire, surtout dans ce genre d'endroit plutôt... surprenant. Un bon point, elle était également une ressuscitée. Mais en effet, vu comment elle avait lâché ça, cela ne semblait vraiment pas lui faire plaisir. Enfin, en y réfléchissant sérieusement, était-elle contente de son sort à présent? Oui? Non? Il faudrait peut-être qu'elle se pose sérieusement la question. Mais tout de suite vu comment les lieux avaient décidés de s'occuper d'elles.

Si l'indienne parvint à se protéger derrière le coin d'une porte entrebâillée, l'autre inconnue se saisit de la rampe de l'escalier et se laissa pendre dans le vide, laissant de ce fait ses mains à découvert. Mais aucun éclat ne les atteignit et toutes se retrouvèrent rapidement dans le couloir devenu très sombre à présent, toute trace du moindre grésillement ayant disparu certes mais le sol et les murs restants jonchés des cadavres des ampoules ayant explosées récemment. Gardant un œil sur les alentours, au cas où l'une des ampoules leur ferait une mauvaise blague, elle fut assez interpellée par les paroles de la femme face à elle.

Super, j'préfèrerais encore le dragon de l'autre fois qu'un fantôme pour adversaire, les balles ça marche moins bien sur eux tout de suite... *petit moment de silence* putain de coup à la tête, j'sors vraiment que des conneries...

Un dragon, hein? Comme lorsque l'ancien directeur avait trahit l'Académie? Elle venait à peine d'arriver alors elle ne s'était pas vraiment penchée là-dessus. Cependant, avec toutes les rumeurs qui avaient circulé sans comptés les marques du combat à la Deus, il y avait forcément un fond de vérité. Enfin, surtout elle notait que la personne en sa compagnie semblait faire confiance aux armes à feux qu'elle portait avec elle. Remarque, ainsi armées toutes deux, elles pourraient se révéler plutôt complémentaires car vu l'accueil que cette sort d'hôtel lui réservait, elle ne comptait pas rester ici éternellement, toute comme l'autre fille d'ailleurs. Au moins un point qu'elles auraient en commun.

L'autre fille se rendit à la fenêtre, sur une envie soudaine. Au loin un croassement lugubre retentit, remarque, ça allait bien avec l'ambiance des lieux. mais ce qui par contre ne lui plut franchement pas, ce fut cet espèce de cliquetis régulier qui commença à résonner, comme venant de partout et de nulle part à la fois. Oui, combattre des ennemis ne la gênait pas mais ne pas savoir d'où venait le danger, ça avait le don de l'énerver légèrement. Et c'est là que l'espèce d'esprit qui lui avait déjà parlé se manifesta à côté de la femme à lunettes.

Tente de voir d'où vient ce bruit dans la mesure du possible, que tu rachètes ta connerie de m'avoir amenée là.
Je sais comment accéder au parc, je vais tenter de voir pourquoi tout a changé soudainement et... essayer de trouver Casper. Si tu veux m'accompagner, je t'en prie. Ah, et fait pas gaffe à l'autre, il reviendra vite, il peut pas aller bien loin sans moi.


Ainsi donc, elle contrôlait cette sorte d'esprit? Il ne pouvait pas se séparer vraiment d'elle, voilà des informations intéressantes. Un Domaine Divin ou un pouvoir quelconque, voilà qui y ressemblait grandement. Mais elle poserait ses questions plus tard. L'autre n'était pas du genre bavarde ni très agréable et vu les alentours, ce n'était le moment de discuter chiffons. D'un simple hochement de tête, elle acquiesça à ses paroles et la suivit à la recherche de... Casper? C'est quoi ça au fait? Sans doute encore une référence lui étant inconnue.

Il ne leur fallut pas très longtemps avant d’arriver à rejoindre les jardins mais ce que la jeune indienne y vit ne lui plut pas du tout. Comment un endroit semblant si vivant il y avait encore à peine quelques minutes avait pu se retrouver aussi délabrer. Elle se serait retrouver dans un cimetière qu'elle ne serait pas sentie plus entourée par la mort. Mais bon, ce n'était pas vraiment le moment de se poser trop de questions. Si le lieu avait changé, cela devait avoir une raison quelconque. Même si elle n'avait pas spécialement envie de la savoir, étant bloquée ici, autant qu'elle y réfléchisse un peu. Mais ce qui la gêna le plus, ce fut la présence du corbeau. Un oiseau. Un animal donc. Alors pourquoi son pouvoir ne réagissait-il pas? C'était comme si ce dernier... n'existait pas en fait. Pourtant, elle le voyait, il n'y avait aucun doute là-dessus. Et une sorte de pressentiment désagréable la gagna lorsqu'elle le fixa plus franchement.

"- Je ne sais pas qui est Casper mais si tu parles d'un truc mort qui serait en vie, on a bel exemple. L'Oiseau là... Il n'existe pas, je peux le confirmer à 100%"

Ce n'était pas tant par amitié qu'elle partageait cette information mais dans le simple but d'augmenter leurs chances de survies. A deux, elles les doublaient, peut-être une peu plus avec la présence de l'autre ectoplasme, et ce détail n'était pas négligeable. En tout cas, le Corbeau en question n'était pas du tout ravi des paroles de la jeune amérindienne. Comme si le fait de lui rappeler son statut de mort le vexait. Elle ne s'en serait pas soucié plus que ça si son regard n'avait pas soudain brillé comme des flammes avant que d'un battement d'aile et d'un croassement sinistre, il ne prenne littéralement feu sous leurs yeux. Enfin, il ne brulait pas, il était devenu lui même le feu. Dans un jardin peuplé de végétation morte, voilà qui n'était pas du tout un bon point pour les deux filles.

Et apparemment, il le savait pertinemment. Son cri eut l’écho d'un rire mauvais tandis qu'il prenait son envol, commençant par faire le tour des lieux, embrassant chaque brin d'herbe, chaque branche sur son passage pour encercler les deux Apprentie déesse. Une flèche fila vers le volatile mais cette dernière s'embrasa avant même de l'atteindre. Était-il seulement atteignable ou une sorte de volonté des lieux de leur mettre des bâtons dans les roues? Aucune idée et ce n'était pas le moment chercher. Le plus urgent, c'était de se trouver un abri hors dans les jardins, elles étaient parfaitement cernées par le feu déclenché par ce satané piaf. Mais fait étrange, les flammes avaient beau lécher les murs de l’Hôtel, ce dernier restait indemne. Leur échappatoire était donc là.

"- Il faut retourner à l'intérieur et vite, c’est notre seule chance de ne pas finir brulée vive."


Mais déjà, vapeurs toxiques de la fumée se faisait ressentir, pourquoi ne s'envolaient-elles pas? A croire qu'elles restaient bloquées dans une bulle. La chaleur augmentait rapidement, le feu dévorant tout ce qui était à sa portée. Déjà, en tentant de se rapprocher de la porte, elle pouvait sentir certaines flammes venir jusqu'à tenter de mordre ces vêtements. Oui, elles étaient vraiment mal barrées pour le coup.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Mer 22 Mai 2013 - 0:10
Sérieusement, elle ne connaissait pas Casper? Ah oui c'est vrai, tous ne venaient pas de la même époque... Bon, ce n'est pas comme si c'était important dans la situation présente en même temps... L'oiseau n'existait pas? Bizarre, il paraissait bien réel. M'enfin, si elle le disait. Comment le savait-elle? Vous en posez de ces questions... Ca lui rappelait vraiment un film d'horreur...ou les maisons hantés dans les parcs d'attractions. Réflexe: prendre son arme. Elle n'était toujours pas sure que ça soit bien utile en ces lieux, mais ça la rassurait, au moins il y avait quelque chose de réel ici. Et à peine quelques secondes plus tard, le piaf qui prenait feu confirma ses pensées. Une flèche... aaah ouai, pratique mais du bois au milieu de flammes c'était pas terrible même quand on savait viser. Toutefois, il fallait reconnaitre que la réaction était juste: arrêter cet oiseau de malheur. A son tour, Sib tenta de l'atteindre avec ses balles et elle le toucha, ou presque. Disons qu'étant composé de feu, il n'y avait rien de "matériel" dans lequel se loger, aussi les balles foncèrent au travers sans avoir un quelconque effet.

*Pire qu'un cauchemar n'est ce pas?*

Voilà l'autre qui la ramenait encore! Finir brûlées vives...non elle ne s'en doutait pas! Le feu avait réussi à atteindre sa veste qu'elle avait déjà du abandonner pour ne pas brûler en même temps. Sibylle se mit à tousser à cause de la fumée, pour une fumeuse c'était un comble. Mais bon, l'heure n'était plus du tout à la plaisanterie. Il fallait sortir de là.

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Congédié comme n'importe quel lambda, Sören partit donc à la 'poursuite' de ce son d'horloge. Ou du moins, qui possédait un système proche de celui des horloges au vu du cliquetis produit. Qu'est ce qu'il en savait que ce lieu leur voulait du mal? La villa et la bécane étaient bien sympa, mais de temps à autre il fallait bien sortir! Et ne pouvant vaquer à ses occupations comme il le souhaitait, prendre le contrôle de Sib était le seul moyen pour lui de changer d'air. Et quitte à sortir, autant que ça vaille le détour, d'où la raison de sa venue ici. Alors qu'ils étaient encore prof dans l'académie, il avait entendu parler de ce lieu via quelques repentis et, de nature curieuse et aventureuse -ou plutôt suicidaire-, la description d'un hôtel hanté lui avait tout de suite plu.
Avant de partir, la prudence lui avait tout de même soufflé de prendre quelques armes et surtout des munitions, le reste était inutile. Car oui, d'après l'optique de notre cher..."spectre", la seule chose utile quand on sort, c'est une arme. Une parfaite réflexion d'assassin... D'un autre côté, qui saurait dire précisément les choses utiles à emmener dans un lieu hanté? Les appareils à capturer les fantômes des Ghostbusters? Ou le cricket infernal des Men in Black? Pourquoi pas de l'ail contre les vampires...

Mais déjà sa silhouette s'estompait, signe qu'il s'était trop éloigné de Sibylle car le temps ne lui manquait pas encore. Il approchait néanmoins de la source du bruit qui se trouvait dans une chambre, n° 131. En passant au travers de la porte, le bruit s'arrêta alors qu'il avait sous les yeux d'une chambre poussiéreuse. Des poupées et peluches sur des étagères, un lit deux places avec un lit pour enfant à son pied, une armoire, deux tables de chevet de chaque côté du lit avec quelques effets personnels dessus, photos, papiers de réservation, clé de la chambre, le tout aussi bien entretenu que le reste de l'hôtel. Bref, il n'y avait rien d'utile. Si, il y avait une horloge mais le son s'étant interrompu à son entrée, impossible de confirmer que ça venait bien de ça.
Il ressortit de la chambre. Il y en avait une qui ne serait pas satisfaite... ou peut-être bien que si! Car en face de lui, se trouvait tout simplement le plan d'évacuation de l'hôtel. Il n'y avait par contre, que le plan de cet étage mais c'était déjà un bon début non? Il tenta de le mémoriser mais des dessins de flammes se mirent à danser devant ses yeux. La pièce prenait feu? Non, il voyait à travers les yeux de la jeune femme, il les voyait cernées par les flammes. "Pire qu'un cauchemar n'est ce pas?" Refaisant tout le chemin inverse aussi rapidement que possible, il s'arrêta à la première fenêtre qui donnait sur la cour embrasée. Dos à lui, Sibylle ne pouvait le voir mais lui voyait tout parfaitement. Le feu restait concentré sur elles uniquement car aucune fumée, aucune odeur de brûlé ne lui parvenait à l'intérieur de l'hôtel, et si Sib mourrait, il y passait aussi sec.


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Là-bas, regarde!

S'étant retournée, la jeune femme avait enfin vu son double qui leur offrait une sortie: la fenêtre. Enfin, il fallait encore l'atteindre mais, l'instinct de survie prenant les devants, elle ne perdit pas une seconde. Un petit passage menant à la fontaine était encore épargné par les flammes. Prenant l'autre jeune fille par le bras, elle la traîna et l'aida à se hisser au premier "étage" avant de se mettre à tirer dans la vitre, leur épargnant ainsi de se prendre des éclats de verre par dessus les brûlures. Une fois l'arme coincée dans la ceinture, Sib prit sa 'compagne' contre elle et sauta jusque leur liberté...qu'elle manqua de louper à cause des flammes qui rongeaient son jean. Heureusement, si Sören était un spectre pour les autres, il était bel et bien palpable pour sa maîtresse qui se rattrapa à lui pour être enfin en sécurité avec l'autre demoiselle. Puis faisant comme elle pouvait avec ses mains, elle réussit à étouffer les flammes sur son jean qui avaient plus rongé le tissu que sa peau, heureusement.

Ca va?

Question pas si idiote mais qui le demeurait car, si ça n'allait pas, où aller pour chercher de quoi prodiguer des soins? L'autre s'était de nouveau évanoui, gardant son énergie pour plus tard et confiant à sa maîtresse ce qu'il avait vu. Toussant encore quelque fois, elle transmit ce qu'elle voyait.

Sören a trouvé un plan d'évacuation un peu plus loin. Il y aurait un ascenseur de service dans la cuisine au fond de la salle de réception... qui est... de ce côté.

Son bras désigna une autre porte qui donnait en réalité sur un autre couloir et au milieu de celui-ci, deux portes permettaient d'accéder à la salle commune. Mais avant de se lancer à la poursuite de cette salle, elle avait un besoin urgent de boire. Son bras droit la brûlait d'ailleurs. Il faut dire aussi qu'il était en bonne partie brûlé du coude au poignet. Oh, pas au troisième degré non plus hein! Mais bien rouge quand même, comme un coup de soleil bien prononcé. Enfin, au fin fond de son inconscient demeurait encore le maigre espoir qu'elle faisait juste un cauchemar et que la douleur n'était qu'illusion.
Première porte: un lit, une armoire, une lampe sans ampoule, bref, rien. Deuxième porte: idem. Troisième porte...encore pareil. C'était désespérant. "De l'eau, de l'eau bordel!" voilà ce que ses lèvres murmuraient sans relâche en cherchant le précieux elixir. Et puis enfin, une porte pas comme les autres. En réalité si, elle était comme les autres mais l'intérieur non car celui-ci possédait un lavabo! Mais avant même que Sibylle puisse vérifier si l'eau coulait, le robinet s'ouvrit tout seul, laissant couler un liquide rouge. Sans même prendre la peine de chercher le pourquoi du comment, elle sortit de la pièce, le coeur battant à tout rompre, maudissant cet endroit. Pile le genre de conneries qu'elle ne supportait pas...


Musique entendue

Mais une fois ressortit de cette chambre, quelque chose de bizarre résonna lentement...une musique. Lente, douce, c'était une petite musique d'ambiance qui venait des deux portes suivantes: la salle de réception. Hésitant quand même après le coup du lavabo, la demoiselle allait ouvrir les portes mais petite précaution avant.

Tiens prend ça, c'est plus lourd qu'un arc, mais plus rapide. Il reste 4 balles... couvre moi.

Après le coup du corbeau, mieux valait s'entraider désormais et se montrer les plus prudentes possibles. Sibylle ouvrit les portes.
La pièce était vide, aucune âme qui vive... ou qui circule. La musique venait d'un jukebox, seul objet 'vivant' dans ce décor, placé juste à côté de la scène au fond de la salle sur laquelle il y avait encore les instruments de l'orchestre. Toutes les tables étaient dressées mais tout était à l'abandon avec des verres cassés, des chaises renversées, des guirlandes de papier crêpon au sol ainsi que quelques ballons. Toujours avec cette petite musique d'ambiance.


[Quand Sib saute jusque la fenêtre, elle se sert du contrôle des limites bien sur mais comme elle ignore si Aby l'a aussi ou pas, elle lui demande pas son avis ^^' Si tu veux te servir de ce que vois Sören, ou même intérargir avec lui -sib transmettra-, tu peux. J'espère ne pas avoir été trop loin, si c'est le cas, dis le.]
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Jeu 23 Mai 2013 - 11:02
Là-bas, regarde!

Instinctivement, elle suivit le son de sa voix et repéra en même temps qu'elle leur issue de secours. En hauteur, la fenêtre était sans doute leur meilleure chance, pour ne pas dire la seul vu l'état des lieux. Ses yeux commençaient à la piquer tandis que des quintes de toux manquaient de la plier en deux, les effluves toxiques de la fumée se faisait violemment ressentir. Mais l'autre femme avait prit les devant. Elle n'était pas vraiment en meilleur état mais plus réactive oui. Alors, elle ne chercha nullement et à se débattre et elle la suivit de son mieux. Enfin, elle se retrouva tirée sans autre forme de procès et tenta surtout de ne pas s'étaler par terre, voilà qui serait plus juste.

Des coups de feu, la vitre qui vole en éclat, son arme qui se range dans sa ceinture et la voilà qui la saisit franchement avant de sauter rejoindre leur abri. Tiens, pour sauter aussi haut, elle devait avoir un pouvoir similaire au sien. C'était toujours bon à savoir. Mais pour le moment, ses poumons criaient au feu et sa tête lui devenait trop douloureuse pour qu'elle réagisse vraiment. Le feu, elle ne connaissait pas du tout et seule, elle aurait sans doute eu de très gros ennuis. Cependant, voir la jeune femme être rattrapée par un fantôme, même s'il s'agissait du 'sien', cela ne la rassura pas vraiment. Enfin, du moment qu'elle s'éloignait des flammes, elle n'allait pas se plaindre. Mais déjà, éteindre les flammes qui rongeaient lentement le bas de sa tenue, venant mordre ses jambes par la même occasion. Au final, ses mains souffrirent plus des flammes que ses jambes mais elle avait l'habitude alors cela ne la gênait pas spécialement. Au moins, elles étaient tirées d'affaire pour le moment.

Ca va?

"- Ça pourrait être pire. Merci de ton aide... et à toi aussi."

Tiens, il était déjà reparti? Bon, elle passerait pour une idiote au pire. mais elle était certaine d'avoir vu le fantôme les aider. Se relevant doucement, toussant à s'en faire cracher les poumons, elle parvint enfin à se libérer de cette sensation désagréable d'être enfermée un four dans le but de servir de repas de midi.

Sören a trouvé un plan d'évacuation un peu plus loin. Il y aurait un ascenseur de service dans la cuisine au fond de la salle de réception... qui est... de ce côté.

Sören, ce serait son étrange présence qu'elle avait déjà vu plusieurs fois? Sans doute. En tout cas, s'il avait trouvé quelque chose, elle n'avait rien contre. Le coup des flammes et celui des ampoules, ça faisait déjà beaucoup alors autant ne pas trop trainer dans ces lieux. Il était évident que l’hôtel cherchait purement et simplement à se débarrasser d'elles. A moins qu'il ne s'amuse à leurs dépens? La deuxième solution lui plaisait encore moins dans ce cas.

L'autre femme semblant plus renseignée qu'elle, elle se mit à la suivre. Elle ne comprit pas vraiment pourquoi elle se mit à ouvrir ainsi toutes les portes bien qu'un semblant d'espoir lui revint aussi en apercevant le lavabo. Boire ne serait pas de refus. Mais à la vue de l'hémoglobine qui se mit à jaillir seule d'elle-même du robinet, elle eut un mouvement de recul assez violent, reprit en chœur par l'autre femme qui alla jusqu'à claquer la porte. Pourvu qu'il s'éteigne comme il s'était ouvert car elle ne tenait pas à se retrouver plus tard flottant dans une mare carmin de la sorte.

Une musique attira soudain leur attention. Plutôt sympathique au vu de l'endroit où elles se trouvaient. Enfin, en elle-même, elle n'avait rien de terrifiante, c'était un fait. Elle provenait des salles adjacentes à celle qu'elles venaient de quitter un peu précipitamment. Avant qu'elle n'ait pu faire un pas, alors que son arc revenait naturellement se loger dans sa main, la femme à lunettes lui tendit quelque chose. Sa propre arme.

Tiens prend ça, c'est plus lourd qu'un arc, mais plus rapide. Il reste 4 balles... couvre moi.

Sans discuter, elle rangea son arc dans son dos et se saisit du pistolet. Ouais, en effet ce n'était pas le même poids mais leur fonctionnement était sensiblement pareil alors elle ne devrait pas avoir de grosses difficultés pour s'en servir. Bien qu'elle espérait quand même ne pas trop devoir le faire. Mais ici, mieux valait se préparer à tout. Alors, tandis que sa compagne d'infortune pénétrait dans la pièce, elle se tenait prête à faire feu. Mais rien, pas besoin pour elle d'intervenir. La musique provenait d'une boite étrange qui laissait résonner les notes dans le coin tandis que la salle entière semblait avoir été figée sur un instant bien précis. Au final, il ne manquerait que des présences humaines pour savoir ce qu'il se passait lorsque cette scène s'était ainsi arrêtée.

La porte claque violemment dans leur dos, faisant presque trembler les murs. Le son du loquet qui se condamne ne passa pas inaperçu et ne présageait rien de bon. Seule bonne nouvelle, elle avait remarqué que son corps n'avait plus aucune brulure, comme si le fait d'avoir terminé une "épreuve" les faisait revenir à la case départ. Elle n'allait pas se plaindre de ce fait en tout cas, au moins une bonne nouvelle au milieu de toute cette folie ambiante. Se rapprochant de l'autre femme, elle vint se placer dans son dos, prête à attaquer au besoin.

"- Je ne sais pas qui tu es, tu ne sais pas qui je suis mais je pense que si on veut s'en sortir entières, il vaudrait mieux s'entraider. Personnellement, je commence vraiment à saturer de ce lieu."

La jeune indienne était restée très calme et posée, se contentant d'une simple observation. Pour le moment, certes la femme à lunettes l'avait aidé mais il n'y avait rien de réellement posé entre elles et elle préférait savoir à quoi s'en tenir. La musique du juke-box s'arrêta alors, se terminant tranquillement comme si de rien n'était, laissant un instant un blanc pesant s'installer dans les lieux. Et puis, un cliquetis léger. Un verre qui remua un peu. Avant de se retrouver valsant dans l'air et de se jeter sur elles. L'éviter ne fut pas difficile mais il alla éclater un des ballons derrières elles et de se dernier jaillit un espèce de liquide gluant et collant qui se répandit dans toute la pièce. Beurk, c'était vraiment dégoutant.

Mais elles n'avaient pas vraiment le temps de s'en inquiéter d'avantage car déjà, le reste du mobilier prenait vie à son tour. Et franchement, il ne leur manquait vraiment qu'une bouche pour voir se dessiner des sourire sadiques et mauvais. Le son des instruments se déplaçant était semblables à des rires crus et méchants, même les guirlandes de papier prenaient une apparence dangereuse. Et franchement, le pistolet dans ses mains ne la rassurait pas du tout. 4 balles, face à une salle de réception entière... Elle n'irait pas loin avec ça.

Mais pas le temps de se poser plus de questions. Les divers meubles et morceaux du décor ne semblaient pas apprécier leur présence et il le leur firent comprendre très rapidement. Les voilà qui les attaquaient purement et simplement. Les couverts allaient se ficher dans les cordes des instruments pour se retrouver projeter tel des flèches mortelles, les ballons ne cessaient d'éclater de-ci de-là, remplissant la pièce d'un sol qui rendait leur pas plus lourd, leurs déplacements plus compliqué. Et cette odeur qui s'en échappait, c'était infect. Seul le juke-box ne bougeait pas. Le juke-box et... La guirlande de papier qui semblait attendre quelque chose.

Malmenée par les divers couverts et éléments du mobilier vivant, elles parvenaient encore à garder l'avantage mais la bataille était encore loin d'être gagnée. Et c'est là que la guirlande jaillit autour d'elles, lâchant à intervalle régulier un morceau d'elle-même qui, au contact qui liquide gluant, se mettait à faire des bulles. Et au bruit qui se répandit, il ne laissait aucun doute sur son rôle. Un corrosif puissant. Apparemment, cette fois, on voulait les faire fondre. Sympa comme accueil. La jeune apprentie tenta de tirer sur la guirlande mais cela ne fit que propager d'avantage son contenu. Bon, mauvaise idée. Alors, elle se tourna contre le juke-box. Après tout, c'était sa faute si elles s'étaient retrouvées ici. Elle tira mais ce fut une table qui intercepta son tir, se plaçant comme par hasard sur sa trajectoire. Hasard, vraiment?

Elle voulut tenter à nouveau mais fut arrêter dans son élan par une fourchette. Se faire piquer par un couvert n'est pas spécialement douloureux en soi. Lorsqu'il est recouvert d'un liquide corrosif le détruisant lui-même au passage, C'est une autre paire de manche. Elle arracha le reste du morceau d’argenterie de sa cheville, y découvrant une plaie qui semblait légèrement fumante. Elle préféra ne même pas s'attarder sur son apparence, il fallait se débarrasser de tous ces trucs et faire cesser cette horreur.

"- Satané boite à musique"


Après tout, c'était bien sa faute si elles se retrouvaient enfermés là, entourées de mobiliers souhaitant leur mort au milieu d'un champ de poison corrosif. Alors, elle reporterait sa colère contre lui pour la peine. Si elle devait y rester, lui aussi d'abord.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Lun 3 Juin 2013 - 23:26
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé
« Un jour, j'arrêterai d'avoir des idées stupides »
Heureusement l'autre demoiselle n'avait rien non plus. Pas qu'elle se prenait à coeur chaque égratignure que l'inconnue pouvait avoir, mais quitte à être avec quelqu'un, qu'il soit en forme ou mort, car se trimbaler un blessé et devoir constamment l'aider à se déplacer était pile la solution pour se retrouver dans le mur. Sibylle égoïste? Oui, on faisait mieux niveau altruisme avec ce genre de réflexion mais mourir une fois était suffisant. Et puis, si on pouvait ressusciter à l'infirmerie de l'Académie, qu'en était-il pour les renégats? Ce lieu faisait-il partie de l'académie déjà? Il n'y avait guère de choix au final, il fallait survivre. N'empèche, un lieu avec une âme... ils ne manquaient pas d'imagination pour les torturer décidément.

Enfin, l'avantage d'être à deux, c'est qu'elles flippaient ensemble. Drôle de manière de se rassurer n'est-ce pas? Mais au moins, si l'autre avait peur, ce n'est pas parce qu'elle était lâche, mais bien parce que le phénomène en face était étrange à en être effrayant. Tout ça pour en revenir à leur destination temporaire: la salle de réception et cette belle musique. Belle oui, c'était très étrange et limite inquiétant de l'entendre dans un moment pareil, mais agréable tout de même. Ca lui rappelait la vieille Hollywood, les vieux films. Le lieu également mais pour le moment, la musique elle n'avait pas tenté de les brûler vives. D'ailleurs, quitte à choisir ou faire une échelle du "moins au plus terrifiant", cette musique était moins effrayant que la voix d'une femme qui aurait chanté par exemple, ou des voix tout court. Ou du sang qui sort du robinet! Cette image restera gravé dans sa mémoire...

Finalement, elles entrèrent dans la salle délaissée. S'il y avait une époque que Sibylle aurait voulu vivre, c'était bien celle-ci. Du moins une des époques... et seulement si elle était encore dans la "haute société". Bref, tout ça pour en venir au bruit sec qui la fit sursauter. La porte qui claque... Une porte qui claque! Banal, banal dans les films mais bon sang ce que c'était efficace pour faire paniquer le palpitant! Vieux réflexe, la demoiselle sortit sa deuxième arme de poing de son coffre dimensionnel, ainsi elles étaient deux armées. Bon, jusqu'à maintenant, elles ne leur avaient pas été d'un grand secours mais mieux vaut prévenir que guérir.
Un léger sourire s'esquissa sur les lèvres de la jeune femme à lunettes. Son coeur aussi commençait à en avoir ras le bol de ce lieu, et son esprit aussi vu qu'il ne parvenait pas à trouver la foutue logique qui régissait cet endroit. Le sourire qui était apparu était donc plus un sourire nerveux/psychotique que réjoui, vous vous en doutez bien. Elle savoura les dernières notes de musique. Hmm... peut-être qu'elle devrait lui donner son nom, plus simple pour s'interpeller au cas où. Mais lequel? Sa fausse identité dans le monde des humains ou son vrai prénom? Qu'est ce que ça pouvait faire au final maintenant que le mobilier prenait vie?


Tu peux m'appeler Sibylle... Mmmh...

Le coup du verre qui valsait pour aller exploser en une forme gluante était franchement bien trouvé! Un cran au dessus dans le "ras le bol" et elle se mettrait à parler au bâtiment entier. Peut-être qu'il lui répondrait qui sait? Bon, fallait pas trop rêver non plus, surtout quand on se trouve au beau milieu d'un cauchemar. Et cette saloperie gluante qui l'empêchait de bouger comme elle le souhaitait! Pourtant elle était censée avoir une force largement au dessus de la moyenne des humains mais rien à faire, elle bougeait aussi facilement qu'avec de la boue jusque mi cuisse. Là c'était certain, les revolvers elles pouvaient se les carrer ailleurs, plus inutile tu peux pas.

Une table, un couteau, un verre, une cuillère, bordel ça allait finir oui? Merci les réflexes! Si pour le moment elle parvenait à éviter tout ces projectiles, Sibylle ne tiendrait pas longtemps ainsi. Surtout quand de l'acide rejoignait la partie. Pire que de l'acide de batterie ce truc. Les tentatives de l'autre jeune femme n'étaient pas bêtes du tout en tout cas, mais si elle réussissait du premier coup, ça serait trop simple.
La renégate sourit de nouveau au "Satané boîte à musique". Ah, elle venait donc d'une époque encore plus lointaine pour ne pas connaître les jukebox? S'il n'y avait pas toute la salle qui tentait de les tuer, elle aurait prit le temps de faire une réflexion à ce propos. Sauf qu'une des idées les plus stupides qu'elle ait pu avoir aujourd'hui lui traversa l'esprit. Et si elles grimpaient sur le mobilier? Oui...le mobilier vivant qui voulait les tuer. Avisant une table plus loin, elle se dirigea vers cette dernière en prenant garde aux bulles acides qui se baladaient et qui explosaient au bout d'un certain temps, projetant un peu d'acide partout autour.


Si on grimpe sur le mobilier, on touchera plus le sol gluant et on pourra atterrir sur le bar là bas ou sur le jukebox.

Le bar était proche des portes battantes de la cuisine au fond mais, le plus intéressant était qu'il était comme un prolongement du mur et non un simple meuble fixé au sol. C'était, avec le jukebox, le seul élément fixe de la salle. Une fois là bas, impossible de dire ce qu'elles allaient faire mais au moins elles ne seraient plus ralentie par la substance gluante et nauséabonde.
AH! EN VOILA UNE! Quitte à tomber, elle attrapa le bord de la table encore nappée et réussit elle-ne-sait-comment à se retrouver dessus. Enfin, c'était relatif car comme un cheval non débourré, elle se mit à bouger dans tout les sens pour faire tomber sa cavalière. En haut, en bas, à gauche, à droite, qu'importe! Sibylle parvenait à rester en selle mais elle ne perdit pas de temps. Car entre le sol gluant et ses bulles acides et les guirlandes du plafond dont les morceaux provoquaient les bulles acides, et ce sans compter les couverts qui se fichaient sous la table pour tenter de l'atteindre, son espérance de vie commencait à bien diminuer.
Sortant son briquet d'une poche de son jean -objet qui ne la quittait plus, surtout depuis qu'elle avait recommencé à fumer- elle tenta de mettre le feu à la table, ou du moins à la nappe, avant de glisser et percuter violemment un mur.

Les fesses dans le liquide gluant, elle parvint toutefois à se relever avec de nouveau un beau mal de crâne et des douleurs dans le dos. Toutefois, sa manoeuvre stupide ne fut pas totalement vaine puisque la table avait bel et bien prit feu, enfin, la nappe avec... des hurlements de douleur? Ca y ressemblait en tout cas. Et, en passant près des murs et autre, avait même enflammé les guirlandes. Au moins maintenant, le risque 'acide' était bien diminué mais cela lui avait coûté sa deuxième arme qui était... sans doute engloutie dans le truc gluant et nauséabond quelque part.
Elle chercha l'autre jeune femme du regard et tomba sur le bar non loin. Et c'est là que son idée ne lui parut pas si brillante. Car si le bar était fixe, ça ne les épargnait pas des couverts et du reste du mobilier. Surtout s'il se mettait à cramer. Ah un couteau! Stupide réflexe là encore, elle l'attrapa et s'entailla la main droite mais au moins elle l'avait! Et une fois en sa possession, il semblait que sa volonté propre avait disparu et devint un couteau ordinaire. A croire que la force de ces machins était proportionnelle à leur taille vu que la table elle, avait résisté. Cette même table qui avait intercepté la balle de la jeune femme d'ailleurs. Et si la musique était la clé de tout cela? Après tout, tout avait bougé quand la musique s'était interrompue. Sauf que du bar, elle ne pouvait pas faire grand chose...

Une chaise fonça sur elle. Ah! Pile ce qu'il fallait. Elle l'attrapa, perdant l'équilibre et tombant du bar d'ailleurs mais parvint tout de même à la rendre inerte après l'avoir immobilisée quelques secondes. Et maintenant, ça allait servir à quoi? Tentative désespérée, Sibylle l'envoya du mieux qu'elle put avec un de ses mains abîmée vers le jukebox. Une autre table tenta de l'intercepter mais elle toucha quand même sa cible qui bougea un peu de sa place initiale. Pendant quelques instants, toute la pièce sembla trembler, comme si c'était elle qu'on avait touché. Super, ça avait au moins un effet!
La demoiselle tenta de s'en rapprocher mais une autre table vint à sa rencontre. C'est fou le nombre de meubles dans une salle de réception installée non? Comme pour l'autre, elle grimpa dessus plus ou moins maladroitement -pour ne pas dire qu'elle s'est broyée les mains en l'agrippant- sauf que cette fois, il fallait tenter de choisir la direction. Mouai... autant tenter de faire bouger un cheval de trait de 800kg à la seule force de ses bras...

Il fallait que l'autre ait la jugeotte de tenter de retirer sur le jukebox. Sib elle, avec son idée géniale, tentait d'éviter le reste du mobilier volant et de dégager une fenêtre de tir pour l'autre demoiselle. Et si elle avait besoin, elle pouvait lui envoyer un chargeur. Enfin... vu la distance de la salle, ça n'était pas une mince affaire.


[Si tu veux dire que Sib t'envoie un chargeur à ta demande, fais le ~ J'espère que mon post te va quand même °° Et désolée pour le retard, j'ai tendance à être omnibulée par le boulot de modo et oublier le rp TT]
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Ven 7 Juin 2013 - 14:40
Tu peux m'appeler Sibylle... Mmmh...

"- Abygaïl Lullaby."

Certes, sa présentation se révélait plus que sommaire mais en même temps, elle n'avait pas besoin d'en dire plus. Et vu comment la salle commençait à s'animer devant elles, moins elle en dirait et plus elle serait concentré sur les nouveaux ennuis qui se décidaient à leurs tomber dessus. Car déjà que le liquide gluant était franchement un sale coup en son genre mais la guirlande de papier corrosive, là, ils avaient été chercher super loin quand même. Si elle avait douté ne serait-ce qu'une seconde qu'on en veuille à leur vie, elle en était certaine à présent: on cherchait bel et bien à les tuer, par tous les moyens possibles. Et franchement, autant mourir brulée vive pouvait se révéler une mort un tant soit peu correcte autant achevée par du mobilier en colère, cela n'était même pas envisageable.

Déjà deux balles qu'elle avait tirées et qui avaient ratées leur cible. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir visé correctement. En tout cas, ça ne faisait que renforcer son idée première qui était de détruire ce truc à musique pour tout faire arrêter. Mais le reste de la salle n'était pas décidé à leur facilité la tâche. A ce rythme-là, elle aurait les couverts et tout ce style de meuble en horreur pour un moment. Surtout qu'elle n'était pas en position d'attaquer. Trop loin, trop harcelée par les divers éléments du décor qui s'en donnaient à cœur joie pour tenter de la blesser ou de la faire chuter dans l'acide bouillonnant autour d'elle. Mais quel cauchemar ce truc.

Si on grimpe sur le mobilier, on touchera plus le sol gluant et on pourra atterrir sur le bar là bas ou sur le jukebox.

Grimper sur le mobilier? Un instant, la remarque lui parut complètement insensée. Mais y avait-il un truc de censée dans cette histoire depuis le début. pas le moindre alors pourquoi ne pas tenter le coup après tout. Bien sur, ce fut sa coéquipière d'infortune qui ouvrit le bal en se jetant sur la table la plus proche d'elle. La jeune indienne aurait bien fait pareil mais une fourchette projetée par les cordes d'une contre-basse lui érafla la joue, y laissant trois marques régulières et sanguinolentes, l'obligeant à revoir son propre plan. Elle pouvait vaguement apercevoir Sibylle se débattre sur sa monture du moment avant d'entendre comme un cri de douleur perçant lorsque le feu se déclara sur la table.

Le meuble eut la bonne idée du coup de travailler pour les deux femmes, se jetant comme un damnés contre les murs pour s'éteindre et mettant le feu à la guirlande au passage, ce qui empêcherait cette dernière de déverser plus d'acide. Enfin un bon point. Second point intéressant, les couverts qui avaient fondus eux aussi commençaient à se faire moins nombreux. Fichés dans les murs et les meubles, ils y demeuraient coincés. Finalement, sur le long terme, elle pouvaient réussir à reprendre l'avantage mais il ne fallait pas trainer non plus. La salle avait forcément d'autres ressources, ce ne serait pas drôle sinon.

Séparée aisément par la moitié de la salle, aucune des deux femmes ne pourrait facilement venir en aide à l'autre. mais les deux avaient un objectif commun à en juger par la réaction Sibylle: le Juke-box. La chaise qu'elle balança dessus et qui le heurta légèrement provoqua comme un instant de panique générale, toute la salle semblant trembler d'effroi avant de se remettre à les attaquer. Oui, à présent elle n'avait plus de doute, la solution se trouvait là-bas, avec la boite à musique.

Tandis que la femme à lunettes sautait sur une nouvelle table, zigzaguant devant le juke-box pour essayer d'en libérer l'accès, la jeune précolombienne devait encore lutter contre les couverts qui, fondant car rongés par l'acide, s'amusaient à venir la planter joyeusement. Ses jambes commençaient à la faire sérieusement souffrir mais chuter maintenant au sol serait être condamnée et ça, hors de question. Elle releva l'arme et visa à nouveau mais la balle percuta le violoncelle arrivé devant comme par magie qui vola en éclat, l'aspergeant joyeusement d'éclats de bois au passage. Ses bras protégèrent son visage mais là, ça commençait à devenir critique. Tant pis, elle tenterait le tout pour le tout.

Afin de se libérer de la contrainte des couverts trop proche, elle monopolisa toute la force qu'elle put dans ses jambes, bondissant soudainement jusqu'au plafond. La dernière balle fusa en direction du juke-box, interceptée par plusieurs couverts qui explosèrent sous l'impact. mais déjà elle balançait purement et simplement le pistolet vide dans la même direction, prenant de court les ustensiles qui parvinrent à le dévier mais pas à l'empêcher de frapper la boite à musique qui couina un peu, provoquant une nouvelle seconde de suspens. C'était tout ce qu'il lui manquait.

L'arc revenu dans sa main, deux flèches partirent quasi simultanément alors qu'elle retombait au sol, un bulle d'acide éclatant à ses pieds comme en représailles. Mais son tir fit mouche cette fois. Car si la première flèche fut arrêtée, la deuxième se ficha droit dans l'instrument maléfique qui lâcha une plainte si stridente et reprise si bien en chœur par les autres morceaux de mobilier que même avec les mains sur les oreilles, la tête de la jeune apprentie se mit à tourner violemment. 10 secondes de calvaire avant que le silence ne revienne et ne laisse les deux jeunes femmes ouvrir les yeux sur une salle.... parfaitement vide.

"- Bon, je crois qu'on en a finit avec celle-là du coup."

Quelques secondes pour reprendre sa respiration. Déjà, elle sentait ses plaies aux jambes s'effacer avant de disparaitre complètement. Non mais sérieusement, c'était quoi cet endroit? Enfin, elles étaient toujours entières et en vie, elle n'allait pas se plaindre. Enfin, après l'épreuve du feu et celle de l'acide, elle n'était pas pressée de savoir ce qui les attendait. Pourtant, au fond de la salle, il y avait comme une lumière. Une lueur intrigante sortant de sous une porte contigu. Et d'ailleurs, venait-elle de rêver où la porte battante avait-elle légèrement remuée?

Réflexe idiot, plutôt que de sortir de la salle, elle fit quelques pas vers la lumière, cherchant ce qui avait provoqué sa mise en marche. Mais rien, la cuisine ressemblait à n'importe qu'elle cuisine. A l'exception d'un détail peut-être. Sur la table de cette dernière se trouvait deux verres d'eau bien fraiche à en juger par les gouttelettes ruisselantes le contenant ainsi que deux bout de papier dont elle ne distinguait rien d'où elle était. Approcher, ou pas? Elle avait toujours aussi soif depuis le coup du feu. Elle fit signe à Sibylle, lui montrant les récipients comme si elle attendait de savoir ce qu'elle en pensait. Elle devait être dans le même cas qu'elle. Et puis, les portes battantes ici ne pourraient pas les empêcher de sortir.

Avec prudence, elle approcha de la table et se saisit du verre avec précaution, prête à réagir à tout ce qui pourrait leur tomber dessus. mais non, rien ne se passa. Elle put boire et se rafraichir sans crainte, ce qui était étrange pour le coup. La seule chose qu'elle n'avait pas remarquée, c'était le papier vierge sur la table qui ne l'était plus à présent. Une illustration représentant la jeune fille noyée était apparu alors que sans bruit, le parquet se recouvrait lentement d'une couche aqueuse si fine qu'elle ne le verraient que trop tard; forcément.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 30 Juin 2013 - 1:04
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé
« De l'eau? C'pas un poison connu ça? »


Ah mais c'était atroce! Ils avaient fait planter une imprimante ou quoi? A croire que tout les murs s'étaient transformés en enceintes de discothèques et cherchaient à leur percer les tympans. Inutile de dire que lorsque ce bordel s'arrêta enfin, ce fut la libération. "Celle là", "on en a fini avec celle là", ça voulait dire quoi? Qu'elle savait qu'il y en aurait d'autres dans le même genre? Bon, fallait un peu s'y attendre mais ce n'était pas une raison pour tirer le diable par la queue. Un peu d'optimisme que diable! Et oui, c'était elle qui disait ça... 'fin bon, si l'entité qui régissait ce lieu les entendait et les comprenait, il pouvait prendre un malin plaisir à continuer de les faire tourner en bourrique s'il voyait que ça ne leur plaisait pas.
Bref, là comme si le feu n'avait pas suffit, tout ce qu'elle voulait c'était s'en griller une pour calmer ses nerfs. Et ouai, le rodéo sur des tables volantes à 5 mètres d'un sol recouvert d'acide, ça parait pas comme ça, mais c'est crevant pour les nerfs! Ah! Le briquet était là bas, une clope dans la poche et voilà une renégate heureuse! Quoiqu'un petit planteur bien frais n'aurait pas été de trop non plus. Alala... Sören pouvait bien penser amener des armes et des munitions, s'il oubliait l'alcool ça ne rimait à rien.

C'est toute à ses réflexions que Sibylle suivait l'autre jeune femme sans vraiment faire attention à ce qu'il se passait. Bon, il ne se passait rien d'extraordinaire non plus mais pour l'instant, penser alcool lui était plus agréable que réfléchir aux prochains plans foireux qu'on leur aurait réservés ici.
Bref, suivant la dénommée Abygaïl, les voilà dans les cuisines. Et si la demoiselle remarqua les verres remplis sur la table, notre blonde adorée remarqua elle les couteaux accrochés sur sa droite. Choisissant celui qui lui paraissait le plus aiguisé et le coincant dans sa ceinture, son regard se pencha plus précisément enfin sur les deux verres dont un avait déjà perdu son contenu.


Deux pauvres verres? Ils auraient pu nous fournir une piscine...et un salon de massage, j'ai mal partout avec ces conneries.

Jamais contente? Oui un peu. Prenant le dernier verre rempli, elle le porta à son nez pour y déceler une odeur particulière mais rien...rien! C'était donc vraiment de... l'eau? Ce liquide si fade et pourtant vital à ce qu'il paraitrait? Hors de question qu'elle boive ça... Les seuls liquides transparents qu'elle buvait étaient le rhum blanc et la vodka. Bon, y avait aussi d'autres liqueurs mais ça compte pas vu qu'elles sont mélangées avec d'autres choses en théorie. Plutôt que finir dans son corps, l'eau finit donc dans l'évier le plus proche. Il était fort probable qu'elle regrette ce geste plus tard, mais le passage du robinet laissant couler du sang lui avait aussi donné une certaine appréhension de tout les liquides pouvant être rencontrés ici. Ou alors elle était tout simplement alcoolique à un stade très avancé qu'elle refusait d'admettre.

Oh, très ressemblant tu trouves pas?

En revenant vers la table, le regard de Sibylle était tombé sur les feuilles de papier près des verres, et dont une n'était plus vierge. Représentant sa compagne d'infortune, c'était vraiment ressemblant et très, très perturbant une fois de plus. Un autre piège se refermait sur eux, jamais deux sans trois comme on dit... Mais plutôt que d'attendre sagement que cette saloperie se referme sur elles, la renégate eut le réflexe idiot mais pas tant que ça, de se rediriger vers les portes battantes pour ressortir.
Vous pensiez qu'elles seraient coincées, impossibles à ouvrir? Et bien non! Perdu, retentez votre chance! Elles s'ouvrirent bel et bien... pour donner sur une autre cuisine et non sur la salle qu'elles venaient de quitter. Immobile, maintenant la porte ouverte sur cette nouvelle bizarrerie, la jeune femme se demandait ce qui allait leur tomber dessus encore. Pourtant, bien que son visage et son regard ne démontrait qu'une profonde lassitude, elle avait tout simplement envie de hurler pour que ces conneries cessent. D'insulter, de frapper, de défoncer un mur, bref... se défouler un bon coup quand bien même ça ne changerait rien à leur situation présente.

Son bras lâcha la porte battante qui se referma donc mais... c'était bizarre ce bruit non? Daignant baisser les yeux, elle découvrit enfin leur prochaine étape: l'eau. Super! Le feu, l'acide, l'eau, et la suite ça serait quoi? L'air, la terre, le fer, le coton d'une peluche tueuse? Le dessin prenait tout son sens désormais. Enfin... pour Aby elle n'en savait rien, mais un de ses pouvoirs lui permettait de respirer sous l'eau. Rien n'indiquait pourtant si elles allaient devoir boire la tasse, mais l'eau arrivait désormais aux chevilles et semblait monter encore. Où étaient les bouches d'évacuation? Normalement il y en avait toujours pour évacuer l'eau lors du ménage...


Pas de juke box, pas de fenêtre, où est notre porte de sortie ce coup-ci? J'espère qu'on ne va pas vivre le conte de Dame Holle.

Référence sans doute inutile que l'autre demoiselle ne comprendrait sans doute pas mais qu'importe! Mourir noyée était une des morts qu'elle voulait le moins connaitre, et c'est bien pour ça qu'elle avait toujours privilégié les piscines aux baignades dans la mer, c'était moins risqué.

Bon, doit bien y avoir un monte charge par lequel on pourrait grimper.

C'était la seule idée qui lui traversa l'esprit. Parcourant la cuisine dans l'espoir de trouver ce qu'elle cherchait, elle tentait de faire abstraction de l'eau qui montait encore. "Un corps immergé se refroidit 30% plus vite que dans l'air", cool... Si elles ne mourraient pas noyées, au pire il restait toujours le risque d'hypothermie. Décidément, quelle bonne journée! C'est vrai qu'elle n'avait pas encore eu son lot de situations mortelles pour la semaine...

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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 30 Juin 2013 - 20:59
Comme l'amérindienne s'y était attendue, Sibylle la suivit avec une cigarette en bouche. Tiens, ce n’était pas un truc comme ça que l'ex directeur avait entre les lèvres lorsqu'il était venu l'accueillir? Si peut-être. Et franchement, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire dans un endroit pareil et à un tel moment? Alors, elle laissa cette considération de côté tandis qu'elle s'approchait de la table avec méfiance malgré tout alors sa camarade d'infortune, elle, se tournait vers les couteaux de cuisine un peu plus loin. Elle trouva son idée ingénieuse mais ne l'imita pas, elle avait ses propres couteaux de lancer et ces derniers seraient toujours forcément mieux équilibrés qu'un banal couteau à viande et couperaient aussi bien. Enfin, après avoir vérifié que rien ne semblait sur le point de leur tomber sur le coin du nez, elle se permit de boire un coup. Et il n'y avait pas à dire, cela faisait du bien après les épreuves qu'elles venaient de traverser.

Deux pauvres verres? Ils auraient pu nous fournir une piscine...et un salon de massage, j'ai mal partout avec ces conneries.

Sibylle refusa de toucher à son verre, préférant le vider dans l'évier plutôt que de le boire. Tiens, et si elles ouvraient ce robinet-ci, cracherait-il du sang lui aussi? Un grand frisson lui parcourut l'échine rien qu'à cette pensée. Non mais sérieusement, elle n'avait rien de mieux à penser franchement? A croire que l'ambiance sinistre des lieux ne cessait de lui taper sur les nerfs pour ainsi guider sa réflexion dans cette direction. Bon, on souffle un bon coup et on cherche cette fichue horloge. D'ailleurs, elles ne l'entendaient plus pour le moment. Bon ou mauvais signe?

Oh, très ressemblant tu trouves pas?

"- Oui, très ressemblant. Trop même...."


La dernière réflexion lui avait en partie échappée mais c'était bien ce qu'elle pensait. Elle n'aimait pas du tout cette image. Comment était-elle apparut d'ailleurs? Déjà, Sibylle se dirigeait vers la porte d'un bon pas, qui s'ouvrit sans aucune difficulté. La chance était enfin de leur côté? Et bien non, détrompez-vous. L'ayant suivi, la précolombienne put sans mal réaliser qu'il s'agissait en fait purement et simplement de la même salle qui se trouvait de l'autre côté des portes battantes. Où étaient passés le juke-box et le reste, un mystère de plus à ajouter à la longue liste de ce lieu étrange. Mais ce n'était guère le moment de se poser trop de questions car un bruit léger et régulier parvint à leurs oreilles, attirant l'attention des deux déesses, semblant venir de partout et de nulle part.

C'est baissant le regard que l'apprentie-déesse comprit l'origine exact du bruit. De l'eau se répandait à vitesse grand V dans toute la salle. Et le niveau montait déjà, et pas aussi lentement qu'elles l'auraient souhaitée. Revenant à la table, l'indienne jeta à nouveau un œil sur la page dessinée: elle-même noyée. Qu'elle joyeuse perspective. Et apparemment, sa camarade d'infortune ne semblait pas plus ravie qu'elle de l'avancement des évènements. Bon, observer la pièce pour essayer de trouver un moyen quelconque de s'en sortir. Les portes battantes? Elles ouvraient sur la même pièce alors elle ne doutait pas que l'autre se remplisse de la même façon.

Pas de juke box, pas de fenêtre, où est notre porte de sortie ce coup-ci? J'espère qu'on ne va pas vivre le conte de Dame Holle.

Le conte de Dame Holle? Dans d'autres circonstances, elle aurait aimé savoir de quoi elle parlait et à quoi sa remarque faisait allusion mais vu la vitesse de montée du niveau de l'eau, elle garderait ça pour une autre fois; Car oui, elle ne comptait pas terminer sa vie ici. Après tout, elles avaient réussi à se sortir des flammes et à échapper à l'acide alors pourquoi ne pourraient-elles pas faire pareil avec l'eau? Enfin, pour les autres cas de figures, elles avaient rapidement identifiées la solution. Là, le cas se révélait un peu plus problématique. Et jouer contre la montre n'était guère quelque chose que la jeune amérindienne appréciait.

Bon, doit bien y avoir un monte-charge par lequel on pourrait grimper.

Un monte-charge. Oui, elle voyait en gros à quoi cela ressemblait. Autant chercher de ce côté-là. Elle se mit donc à arpenter les lieux, en long, en large et en travers tout comme la blonde à lunettes mais rien. Et le niveau qui continuait à monter. Et... Était-ce une impression ou l'eau se faisait de plus en plus froide? En tout cas, à ce rythme-là, il n'y aurait pas de problème de noyade. Le froid et l'eau n'étaient vraiment pas deux éléments à conjuguer, enfin sauf si vous désirez vous débarrasser de quelqu'un. Si elles avaient encore des doutes, au moins maintenant elles étaient fixées: on voulait bel et bien leur mort, purement et simplement. Et ce par n'importe quel moyen possible. Mais il y avait forcément un moyen d'échapper à tout ça, le tout restait de le trouver. Et vite. Très vite.

Ce fut presque par hasard que la jeune élève tomba sur la solution. Et tomba est bien le terme approprié. L'eau lui arrivait quasiment au cou, l'engourdissant sérieusement lorsqu'elle trébucha dans un coin de la salle, son bras heurtant un pan de mur qui se souleva, libérant l'accès au monte-charge. Aussitôt, elle alerta sa camarade et tenta de se glisser dans l'espace étroit qui pour le moment représentait leur seule solution de survie. Mais déjà, l'eau s'infiltrait dans le monte-charge et menaçait de venir terminer le travail. Les refroidir assez pour qu'elle se laisse tout simplement mourir. Une mort douce certes, mais dont aucune des deux jeunes femmes ne voulait, c'était évident. Une fois parvenue à tenir ensemble, il ne restait guère de place supplémentaire. Elles forcèrent afin de fermer le panneau, espérant ainsi les séparer de cette eau froide de plus en plus envahissante. Et elles y parvinrent, dans un "Clack" sonore.

"Clack" qui annonçait la rupture brutale de la corde retenant le monte-charge, ce qui entraina les deux femmes dans une chute vertigineuse. Entre la vitesse de la chute et le manque de place qui les amena à se blesser à de multiples reprises contre les parois, l'apprentie-déesse en vint presque à remercier le froid de l'avoir autant engourdie, l'empêchant de trop ressentir la douleur. Pourtant, le choc de l’atterrissage fut assez violent pour manquer de l'assommer. Mais elles avaient échappé à l'eau non? Donc, si tout marchait comme avec les autres épreuves, bientôt elles n'auraient plus rien. Juste des vêtements dans un état lamentable. Alors qu'elle se remettait debout, son attention fut attirée par un son grave et profond, régulier et sinistre, semblant venir des entrailles de la terre. Le tic-tac d'une horloge. Pourtant, l'autre fantôme n'avait-il pas dit qu'elle se trouvait en haut? Alors pourquoi l'entendaient-elles aussi fort?
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Jeu 18 Juil 2013 - 0:01
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé
« De l'eau? C'pas un poison connu ça? »


Quand Sib avait parlé d'une piscine, elle n'avait pas demandé à ce que la pièce se transforme pour en devenir une! Il est d'ailleurs curieux de noter qu'en constatant l'eau monter, la jeune femme ait pensé "Est ce que l'eau rentrera dans mon coffre dimensionnel?". Question tout à fait pertinente quand la noyade était le danger immédiat n'est-ce pas? Bref... Même s'il n'y avait eu que un dessin représentant qu'une seule des demoiselles, la blonde y passerait aussi sec. D'où pouvait venir cette eau? Même en laissant tout les robinets ouverts, il était impossible qu'elle monte aussi vite. Arf, après ce qu'elles avaient vécu jusqu'à présent, ça ne sortait pas tant que ça de l'ordinaire.
Brrr on se pelait les miches ici... Un corps immergé se refroidit 30% plus rapidement que non immergé... un truc comme ça. Bref, pour résumé, c'était pas bien parti, comme les autres fois.

Il fallait cependant admettre qu'il y avait un avantage dans cette situation ci: elle pouvait respirer sous l'eau. Bon, ça enlevait pas le problème de l'eau gelée mais pour une fois qu'il y avait un bon côté, on n'allait pas s'en plaindre n'est ce pas?
En revanche, pour voir ce n'était très évident non plus mais tant qu'elle ne mourrait pas de noyade, ça lui convenait. Heureusement, sa 'coéquipière' trouva une sortie. Il ne restait plus qu'à espérer que, à l'inverse des portes battantes, ça ne les mène pas vers une autre pièce identique et tout aussi inondée.
La porte opposa une résistance farouche aux deux jeunes femmes qui tentaient de survivre. Mais instinct de survie aidant -ou petit coup de pouce de certains pouvoirs-, elles parvinrent à vaincre la porte récalcitrante. Qui se vengea aussitôt en les faisant chuter de plusieurs mètres.

Sib eut juste le temps d'entendre le bruit de la corde lâcher que l'engin filait déjà à toute vitesse vers le sol. Et ce n'est pas dans cette boîte qu'elle allait trouver un quelconque secours. C'est pourquoi la chute fut si dure. Un hurlement s'échappa même de ses lèvres à "l'atterrissage". Une douleur fulgurante transperça sa jambe droite au moment de l'impact. Nul doute que les os étaient cassés, et l'hématome qui apparaissait rapidement sur la peau le confirmait. Il était très probable que le choc ait causé plus de dégâts et d'autres bleus mais cette douleur à la jambe l'emportait sur tout le reste. Quelle poisse! Etre emprisonnée dans un endroit pareil où il fallait lutter chaque seconde pour sa vie avec une jambe en moins!
Retenant d'autres hurlements, se tenant la jambe comme si la comprimer entre ses droits allaient ressoudre ses os, la renégate ne faisait même pas attention à l'endroit où elles avaient atterri. Seulement, la douleur s'estompait déjà. Sous ses doigts, elle pouvait même constater que l'hématome se résorbait pour ne laisser enfin qu'une jambe intacte et indolore. Alors c'était bon, elles étaient sorties de l'autre piège. Que de soulagement... Même si cela signifiait qu'autre chose les attendait par la suite.

Une fois sortie de l'étroit monte charge, les voilà de nouveau dans un couloir. Tout était gris... le papier peint décollé/arraché laissait apparaitre les planches du mur et on ne distinguait même plus ce que représentaient les tableaux à cause de la poussière. Seul signe de vie à l'horizon, le bruit de l'horloge qui avait reprit. Plus fort que tout à l'heure, il semblait même un poil plus rapide.


Hahaha.

Une petite voix fluette fit faire volte-face à Sibylle. Au bout du couloir, se tenait une petite fille. Ou plutôt... une poupée? Les cheveux blonds, petite robe bleue, un soleil tatoué sur la joue gauche, elle leur souriait. Il était toutefois impossible de dire si c'était un sourire sincère et joyeux ou un sourire sadique, qui collerait mieux à l'ambiance des lieux d'ailleurs.

Est-ce que votre histoire se trouve ici?

Sur cette phrase étrange, elle partit en courant et en riant. La blonde regarda Abygaïl puis finit par aller dans la même direction que la poupée d'un pas rapide. Cela les fit aboutir tout simplement sur un autre couloir où une porte était ouverte. Se doutant qu'il s'agissait d'un autre piège, la jeune femme y entra malgré tout et tomba dans une sorte de bibliothèque surchargée.
Des ouvrages anciens partout, partout, partout. Même sur les échelles, sur les tables, les chaises, au pied des supports d'animaux empaillés dont un ours, un aigle et un fennec. La poussière avait également étendu son règne jusqu'ici, y compris sur les feuilles des plantes qui tiraient sur le vert/gris. Tout au bout de la bibliothèque, se trouvait une véranda dont les fenêtres sales ne permettaient pas de distinguer l'extérieur nettement. Il semblait surtout qu'il faisait nuit donc il n'y aurait rien à voir de toute manière.
Mais dans cette véranda se trouvait surtout quatre bustes de marbre. Impossible de savoir qui ils représentaient. Le fait est que le bruit de l'horloge s'était arrêté et que les bustes s'étaient animés et mis à chanter...


Chanson

Poupée (70 cm environ): Image 1 & Image 2

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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Jeu 18 Juil 2013 - 13:40
Les cris de Sibylle lié à la chute avaient fini de la ramener violemment sur terre. La femme blonde semblait sérieusement blessée, sa jambe changeant de couleur avec une vitesse ahurissante alors qu'elle la comprimait avec force. Mais déjà, elle pouvait voir les couleurs refluer jusqu'à disparaitre et le visage de la femme avec elle se détendre, ne plus marquer cette douleur qui l'avait parcouru juste avant. Elle-même ne ressentait plus le froid qui l'avait tant engourdie et plus aucune forme de douleur ne restait enfouie dans son corps. Alors elles avaient bel et bien réussi à s'échapper du piège de l'eau. Tant mieux, ce n'était pas un mal. Mais encore combien de pièges de ce genre devraient-elles affronter? Parce qu'elles avaient beau avancer, ou reculer, monter comme descendre, rien ne semblait les rapprocher de l'issue de ce lieu de cauchemar. Enfin, au moins elles étaient entières, elles n'allaient quand même pas se plaindre, hein? Il faut savoir voir le bon côté des choses. Mais cette escapade commençait sérieusement à lui mettre les nerfs en pelote. Oui, elle était pressée de sortir enfin d'ici.

Le son proche de l'Horloge qui résonnait en échos lui laissa espérer un instant que peut-être, elle se rapprochait de la fin de leur calvaire. Mais ce n'était pas pour autant le moment de baisser sa garde. Après tout, ici les ennuis semblaient pleuvoir de toutes parts, sans que l'on ne puisse deviner d'où viendrait le prochain alors autant ne pas se laisser avoir trop facilement. Ensemble, elles reprirent leur exploration des lieux, débouchant dans un couloir sombre et poussiéreux, dans un état de délabrement avancé. Les murs avaient vu leur papier peint de décoller, pour ne pas dire se faire littéralement arrachés, les planches de bois étaient visibles par endroits et certainement pas de première jeunesse. À se demander comment toute la structure pouvait encore tenir debout sans s'écrouler vu l’état de ses fondations. Les tableaux ne représentaient plus rien, trop abimés et usés mais le son régulier de l'Horloge persistait. Tiens, il était plus rapide qu'au départ, cela n'annonçait rien de bon.

Hahaha.

Dans un même ensemble, les deux apprenties se retournèrent pour apercevoir une ravissante petite fille. Enfin, une poupée pour être exacte mais elle aurait pu sans souci se faire passer pour un véritable enfant. Elle aurait sans doute fait pâlir de jalousie Pinocchio qui lui ne rêvait que de ça, devenir un vrai petit garçon. Enfant souriante, elle semblait ravie de leur présence. Ouais, rien qui ne rassure réellement la jeune indienne car malgré son apparence innocente, ici mieux valait se méfier de tout.
 
Est-ce que votre histoire se trouve ici?

Avec un rire joyeux et un sourire lumineux, la poupée partit en courant le long du couloir. Un regard entre les deux déesses et elle suivirent la même direction qu'elle au pas de course, afin de ne pas trop se laisser distancer. Un nouveau couloir, à croire qu'il n'y avait que ça dans cet hôtel, et un peu plus loin, une porte entrebâillée. Une invitation à entrer et à tomber dans un nouveau piège, sans aucun doute. Mais cette poupée bonde restait la seule piste disponible alors elles n'avaient pas trop la possibilité de faire la fine bouche.

Sibylle entra la première dans les lieux, qui se révélèrent être une bibliothèque remplie à ras bords. le moindre tremblement de la pièce et des milliers d'ouvrages les enseveliraient littéralement. Alors il valait mieux faire attention. Dommage qu'elles n'aient pas plus de temps, la jeune amérindienne aurait bien aimé savoir quel genre de livres pouvaient être conservés dans un tel endroit. La poussière avait aussi tout recouvert par ici mais les livres ne semblaient pas spécialement abimés, étrange. La véranda n'apportait aucune lumière et la pièce entière semblait baigner dans le brouillard à cause de la quantité de poussière présente. De quoi l'endroit extrêmement attrayant, presque fantomatique. Et les animaux empaillés appuyaient encore davantage cette ambiance.

Arrivée au niveau de la véranda, le son de l'horloge s'arrêta soudain, plongeant la salle dans un silence pesant qui ne dura guère. Déjà, 4 bustes de marbres présents s'animaient sur une musique assez étrange. À croire que tout ceci ne représentait qu'un jeu. Sauf qu'elles en étaient les  jouets manipulés et que cela ne lui plaisait pas le moins du monde. Et en parlant de jouet, où était passé la poupée blonde? Elle ne pouvait pas être allée loin et la jeune précolombienne ne serait pas étonnée que ce soit elle qui tire les ficelles dans le coin. Après tout, elle était le seul être vivant qu'elles aient rencontré jusqu'à présent. Mais réfléchir devenait compliqué lorsque 4 imposants bustes de marbres cherchaient tout bonnement à vous écrabouiller. Ses flèches ne serviraient à rien, alors elle devait trouver autre chose.

L'un d'entre eux arrivant tout près d'elle, son poing partit avec force et puissance avant de le traverser de part en part. Certes sa main était meurtrie mais cela faisait un buste en moins. Enfin, c'est ce qu'elle crut. Car moins de 10 secondes plus tard, le voilà qui se reconstituait, de plus en plus vite, avant de revenir lui aussi les harceler, cherchant clairement à les détruire; Sympa ça; pas de possibilité de s'en débarrasser. Et bien sûr, la porte d'entrée s'était refermée à clef depuis un moment alors pas de sortie non plus. Bon, une nouvelle épreuve donc. Dont elles triompheraient, elles n'avaient pas le choix. Il le fallait à tout prix.

Pour le moment, à part éviter les coups et détruire le marbre dans le vide puisque ce dernier ne cessait de se reconstituer, elle ne pouvait rien faire de plus. C'est alors que les paroles de la poupée lui revinrent en mémoire "Est-ce que votre histoire se trouve ici?". Une histoire. Elles étaient dans une bibliothèque; La solution se trouvait forcément dans les livres. Mais sous quelle forme, en voilà une bonne question. Alors, profitant du temps de reconstitution de l'un des bustes, elle ouvrit le premier livre qu'elle put saisir. Une sorte bande dessinée, sans paroles, dont toutes les pages n'étaient même pas remplies. Une femme qui s'en prenait à la poupée de toute à l'heure mais que cette dernière tuait.

Une prédiction? Ou une histoire qui serait déjà arrivée entre ses murs? Et si SON histoire à elle se trouvait aussi quelque part? Peut-être y trouverait-elle la solution? Elle utilisa le livre volumineux pour le balancer de toutes ses forces à travers le buste le plus proche, juste histoire de le ralentir. Il y avait tellement d'ouvrages ici, y en aurait-il seulement un qui parlait d'elle ou de Sibylle? Elle sortait les volumes, feuilletait rapidement et les jetait sur les bustes pour gagner du temps mais son manège ne durerait pas éternellement. Jusqu'à une image qui l'interpella. Un des bustes qui finissait définitivement détruit. Ainsi? Non, cela n'avait aucun sens. Pourtant, elle ne perdrait rien à essayer.

Elle se précipita donc vers le buste le plus proche d'elle et se débrouilla pour l'immobiliser comme elle le pouvait. Ce dernier se débattit violemment, ce qui ne lui facilita pas la tâche. Elle reçut un impressionnant coup de boule de la part du marbre qui manqua de la désarçonner complètement mais tenant bon, elle finit par arriver à venir déposer un baiser léger sur le front du buste qui s'immobilisa aussitôt. Le voilà qui vira au rouge pivoine, à l'indigo, qui gonfla littéralement comme sous l'influence d'une émotion qu'il ne savait pas canaliser et puis, il explosa, tout simplement, projetant l'indienne contre l'étagère de livres la plus proche. le choc fut rude mais elle avait au moins la consolation de voir que ce buste-là était définitivement hors service. Elles avaient donc une chance de s'en sortir.

"- Sibylle, les solutions sont dans les bouquins. On doit absolument trouvé les bons. Ceux qui parlent de nous et des trucs en marbres."


Si en même temps elles pouvaient trouver un détail qui leurs permettraient de sortir de cet hôtel maudit, elle ne serait pas contre. il restait encore trois bustes plus une poupée cachée et une horloge étranges, autant mettre autant de chances que possible de leur côté.
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 28 Juil 2013 - 1:53
Chambre avec fenêtre sur coeur blessé
« Grim Grinning ghosts»


Hey c'est qu'ils avaient le rythme dans la peau ces gaillards! Sib se laissait entraîner, sourire aux lèvres. Elle était marrante cette chanson quand même. Un peu plus et elle en oubliait qu'elle était dans un hôtel sorti de la 4ème dimension qui voulait leur mort toutes les 2min30. Enfin... ça dura jusqu'à ce qu'ils se mettent à bouger et tentent... de leur tomber dessus? Pour sûr, du marbre ferait mal seulement avec son contrôle des limites les porter ne devait pas être bien compliqué.
Mais comme tout ne peut jamais être rose en cette dimension, elle comprit vite pourquoi ça ne serait pas aussi simple. Sa camarade d'infortune frappa le premier buste et voilà que celui ci se reformait! Quelle veine... La chanson était vachement plus sympa! Vous assurez pas les mecs... Et voilà qu'elle se parlait toute seule... Les maisons hantées étaient tout de même plus accueillantes.

D'un autre côté, est-ce que la chose était si dramatique? Quatre bustes de marbre contre les deux demoiselles qui ne manquaient pas de muscle malgré les apparences. Puis qui dit marbre dit lourdeur, et donc lenteur... La seule contrainte serait qu'elles devraient toujours les esquiver... Mais aucun danger immédiat de mort en somme contrairement à la noyade ou à l'acide.
Tandis qu'Abygaïl se débattait avec les chanteurs, Sören attira l'attention de la renégate sur un point sur-élevé. Levant les yeux, Sibylle vit la poupée sur une étagère. Comment avait-elle grimpé là haut? Et surtout: pourquoi? Pour mieux admirer le spectacle? En tout cas, elle n'avait rien perdu de son sourire.

La jeune femme fut tirée de son observation par une soudaine explosion et une Aby allant se projeter contre une des étagères. Que s'était il passé? Le résultat était en tout cas qu'un des buste avait définitivement disparu. Violente disparition quand même... Elle jeta de nouveau un coup d'oeil en haut de l'étagère, rien. La poupée avait le pouvoir de se téléporter? Et si elle les avait observées depuis le départ? Ou même qu'elle soit à l'origine de tout ça? Non... pas une poupée quand même.
Enfin, il serait peut-être temps que la blonde se bouge non? C'est là que sa compagne lui sortit la solution. Presque en tout cas... Dans les bouquins... chouette mais... Y avait que ça! Et les bustes allaient pas les laisser chercher tranquillement pendant qu'elle sirotait du brandy dans un des fauteuils poussiéreux. Mais bon, c'était la seule solution non? Sib envoya Sören sur les étagères près de la véranda tandis que la blonde faisait les autres.

Chose étonnante depuis leur dernière "épreuve", Sib semblait avoir retrouvé sa force. Ou Sören. Le fait est que désormais, il n'était plus une silhouette mais bel et bien une personne... Enfin, en gros on voyait son visage, ses vêtements, bref comme n'importe quelle personne! Espérons que l'autre demoiselle ne panique pas en le voyant cet intrus débarquer à l'improviste... En attendant, il était enfin capable de se saisir d'objets, ce qui ne serait pas de trop dans la situation présente.
Feuilletant un à un les bouquins à une vitesse inimaginable, ils espéraient tomber sur la perle rare qui leur dirait comment sortir d'ici. Plus facile à dire qu'à faire... Les ouvrages s'entassaient au sol au fur et à mesure qu'ils devenaient inutiles. Certains atterrissaient même dans la tête d'un des trois chanteurs restant mais pour ce que ça les faisait ralentir, autant les laisser par terre. Plus d'une fois, Sibylle dut sauter sur le bureau et autre mobilier pour leur échapper plutôt que de perdre son énergie à les détruire pour les voir se reconstituer tout de suite après.


Sibylle ici!

Tentant lui aussi d'échapper aux bustes, Sören la rejoignit une espèce de grimoire dans la main. Seulement, la page ouverte donnait sur une gravure enluminée représentant un des bustes passant à travers la véranda. Ca suffirait à le tuer ça? Il fallait essayer car c'était bien la blonde à lunettes qui y était représentée.
Repérant sa cible, la jeune femme l'attira jusque leur point de départ où ils s'étaient mis à chanter et, une fois assez proche, se servit de ses pouvoirs pour le soulever malgré son poids et le balancer à travers la véranda. Le verre se brisa, et le buste passa, à peine après avoir touché le sol, devint cendres qui s'éparpillèrent sous le vent. Le vent... ça donnait sur l'extérieur! Seulement, la destruction de la véranda ne devait pas être du goût du lieu maudit qui réagit aussitôt.
De soudains coups de tonnerre résonnèrent DANS la pièce. Les éclairs illuminèrent toute la bibliothèque et un hurlement se fit entendre. Levant les yeux, la renégate vit un homme pendu... pendu qui la surplombait et qu'on ne voyait qu'au moment des éclairs. Simple illusion ou funeste présage? Qu'importe, un autre buste lui fonçait dessus.


Aby dehors!

Avec de la chance ils ne pourraient pas franchir le seuil et ne les suivraient pas. Sib ne perdit pas de temps en tout cas, se courbant pour ne pas se prendre les bouts de verre cassés qui pendouillaient toujours, elle réussit à être dehors, suivie quasi immédiatement de Sören impeccablement vêtu contrairement aux deux jeunes femmes. Veste en cuir, t shirt blanc en dessous, pantalon noir, il n'avait aucune marque. Mais plus que son apparence, la renégate attendait qu'Aby la rejoigne.
Dehors, la pluie commençait à tomber. Mais... dehors! Que ça changeait par rapport à ces couloirs infinis qui ne menaient nulle part ou vers la mort. Bon, rien ne garantissait que ça ne les mènerait pas vers la mort ici non plus mais sentir de l'air frais faisait du bien. Malheureusement, les grilles plus loin semblaient indiquer qu'ils demeuraient dans l'enceinte de l'hôtel...


Haha, bien joué.

La poupée était de nouveau là, toujours souriante, avec un parapluie bleu adapté à sa taille. C'était presque mignon... Excepté sans doute que lors de leur dernière rencontre elle les avait amenés dans cette bibliothèque? Quoique, la musique était sympa faut l'avouer! Mais que leur réservait-elle désormais?

Si vous souhaitez rejoindre cet orchestre du crépuscule, alors le chef d'orchestre, qui commande aux morts, sera votre allié!

Encore une enigme? Super. L'orchestre, son chef etc... oui ça pouvait faisable mais... "commande aux morts"? Voilà qui était beaucoup moins réjouissant. La poupée repartit en courant une fois de plus en dévalant un sentier qui longeait le bout de l'hôtel et les menait vers un petit bois. Bon et bien... allons y? "Vers l'infini et au delà" comme dit un célèbre jouet en plastique... Allons rencontrer les morts car oui... de là où ils étaient, ils distinguaient bel et bien des pierres tombales. Etrange hôtel tout de même pour avoir un cimetière...




[PS: tu peux faire parler Sören si tu le souhaites, maintenant tu peux l'entendre normalement mais si tu tentes de le toucher, ta main passera au travers et sera comme "comprimée" (rien de douloureux cela dit). ]
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Re: Chambre avec fenêtre sur coeur blessé.... - Dim 28 Juil 2013 - 11:14
Évidemment, si le premier bouquin lui avait permis de se débarrasser facilement et quasi illico d'un des bustes de marbre, c'était trop beau pour que les autres leurs tombent également tout cru dans les mains. Mais au moins, elles avaient une piste et ce n'était pas négligeable. Par contre, combien de chances avaient-elles de trouver les ouvrages dont elles avaient besoin avant de commencer à fatiguer et de finir par être réduite en bouillie par ces trucs-là? Voilà une question qui l'inquiétait plus. Car comme Sibylle ne possédaient pas la faculté de revenir à la vie chaque fois qu'elles étaient détruites. Enfin, d'une certaine façon si mais elle ne tenait absolument pas à tester. En plus, de ce lieu bizarre, qui sait ce qui pourrait réellement se passer. Elle n’avait réellement plus qu'une hâte, quitté ce lieu on ne peut plus étrange.

D'ailleurs, la jeune indienne ne rêvait pas. Elle avait remarqué rapidement que l'espèce de fantôme qu'elle avait vu au début de toute cette histoire était réapparue lui aussi. Et il semblait plus... réel aussi. Un effet de l’Hôtel? Enfin, elle ne s'en plaindrait car de ce qu'elle pouvait voir, il était plutôt de leur côté alors elle n'allait surement pas le chasser. Ainsi, elle avait une illusion que l'équilibre des forces était presque rétabli. 3 contre 3, si on oubliait la poupée étrange qui était forcément quelque part planquée. Préparait-elle un autre sale coup? Ça ne l'étonnerait même pas mais elle n'avait pas le temps de s'inquiéter avec ça.

Le mouvement était devenu systématique. Prendre un livre, le feuilleter rapidement le balancer avec force à travers le buste le plus proche pour l'arrêter et recommencer. Inlassablement. Mais plus aucune solution ne lui apparaissait et il restait assez d'ouvrages pour passer sa vie à les ouvrir sans la moindre certitude d'y trouver quelque chose. Cela n'aurait-il été qu'un coup de chance, sa découverte un simple appât pour leur redonner espoir alors tout était déjà joué? Elle commençait sérieusement à pencher pour cette hypothèse lorsqu'un puissant brui de verre brisé attira son attention sur la véranda. Un des bustes venait de la traverser, envoyé par sa camarade et d'infortune et le voilà aussi devenu poussière. Et de deux en moins.

C'est là que le tonnerre se mit à gronder, fort et menaçant, tout près de leurs têtes. A l'intérieur même de la salle. Décidément elle n'était pas au bout de ses surprises. Les éclairs se mirent à strier d'éclats luminescents la pièce avant qu'un hurlement ne retentisse, attirant le regard de la précolombienne un peu plus haut. Elle manqua de sursauter en découvrant au milieu de la danse des éclairs la silhouette d'un homme pendu tout près d'elles. Etait-il là depuis le départ? Le cri, était-ce le sien? Cela ne lui disait vraiment rien qui vaille et déjà, les deux bustes restant revenaient à l'attaque. Dans la famille collant, ils étaient très forts ceux-là.

Aby dehors!

L'élève n'allait certainement pas se faire prier, et puis quoi encore. Maintenant qu'elles avaient une possibilité de sortie, elle allait la saisir et plutôt deux fois qu'une. Les bustes ne pourraient pas les suivre dans ce nouvel élément du décor. Tant pis pour le verre brisé. De toute façon, une fois dehors, l'épreuve serait considérée comme terminée et il ne lui resterait plus la moindre blessure. C’était sans doute le seul véritable avantage du lieu, les blessures qui disparaissaient d'elles-mêmes. Enfin, si elle pouvait s'en passer tout court, c'était mieux. Enfin, elle rejoignit Sibylle et le fantôme à ses côtés sous une pluie fine qui commençait à tomber lentement. Des grilles devant elles, fermées bien sûr, indiquaient qu'elles se trouvaient toujours dans l'enceinte de l'hôtel mais un peu d'air ne faisait de mal à personne après l'ambiance étouffante des divers pièces qu'elles avaient déjà eu la chance de traverser.

Haha, bien joué.

Elle était encore là elle? Elle faisait innocente, si mignonne avec son petit parapluie. Mais elle ne trompait ni Sibylle ni l'amérindienne. Bon, techniquement, elle ne leur avait rien fait, n'ayant pas levé la main sur elles personnellement. Il n'en restait pas moins que sa présence ne présageait rien de plus qu’une épreuve supplémentaire. Ils comptaient leur en faire passer encore beaucoup comme ça? Ça en deviendrait presque lassant à la longue.

Si vous souhaitez rejoindre cet orchestre du crépuscule, alors le chef d'orchestre, qui commande aux morts, sera votre allié!

L'orchestre du crépuscule. Commande aux morts. Qu'elle ravissant programme. La poupée disparu comme la première fois, en riant et à petite foulée, les entrainant vers un petit bois, un peu à l'écart. Toujours dans l'enceinte cependant; C'était vraiment un hôtel ce truc? Avec un cimetière rien qu'à lui? Parce que cela ne faisait aucun doute, c'était bien des pierres tombales qui leurs faisaient face. Charmant, vraiment. La phrase énigmatique résonnait encore dans son esprit. Rejoindre l'orchestre, cela n'avait rien d'infaisable. En espérant juste que la condition d'entrée ne soit pas de mourir. Quoi que, finalement, elle était déjà morte donc, cela ne devrait pas représenter un souci majeur.

"- Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je ne serais pas contre avoir un allié  supplémentaire dans le lieu de plus en plus... glauque."

Oui, elle ne trouvait pas d’autre mot pour décrire l'ensemble. Elle s'adressait aussi bien à Sibylle qu'à l'homme avec elle, après tout, même s'il disparaissait, il les avait aidés. Lui aussi serait doute ravi de sortir d'ici car s'il restait là, c'est bien qu'il était bloqué également, non? En tout cas, pour le moment, elle ne s'était pas encore faite attaquer ni rien. Un répit ou le calme avant la tempête? Tout était possible ici.

Et puis soudain, la musique qui commence, semblant sortir de terre avant de venir les envelopper. Un rythme plutôt sympathique par rapport à l'endroit où elles se trouvaient d'ailleurs. Et à mesure que les notes avançaient, des corps qui sortent lentement de terre. Des morts qui se mettent à bouger et à revivre. Mais aucun ne semble particulièrement agressif ou vouloir les attaquer. Non, tous jouent de la musique. L'orchestre dont parlait la poupée? Sans aucun doute. Par contre, en regardant leurs gestes et leurs mouvements, il devenait possible d'y discerner une sorte de similitude. Comme s'ils étaient tous des marionnettes guidées par le même et unique fil, invisible mais bien présent.

Du regarde, la jeune fille se mit à la recherche du fameux Chef d'orchestre, celui qui commande aux morts et qui pourrait peut-être les aider. Pour le moment, il est bien caché mais à la fin de la chanson, tous ses musiciens se tournent en un seul homme vers un même point d’où émerge un être squelettique mais plutôt très classe vu le lieu où il joue et ses amis du moment. Parc contre, le rire qu'il lâche est assez, terrifiant. Suraiguë et complètement dément. Eh bien, ça promet pour la suite.

- Des petits nouveaux. Comme je suis ravi!!! Je vais pouvoir renouveler mon stock. Et puis, vous êtes mignonnes mes jolies, ce serait dommage de gâcher un si beau tableau. Oh, c'est charmant, vraiment charmant...

Et le voilà qui vient leur tourner autour, tel un acheteur venant s'assurer de la qualité de la commande qu'il vient de passer. Un doigt osseux effleure la peau de l'indienne alors qu'il rit à nouveau. Il passe à Sibylle, même manège et regarde le fantôme qu'il toise. Il passe au travers une fois, deux puis trois, apparemment ça le bidonne; Puis, il revient à sa place d'un simple saut, ses jambes s'étant comme allongée sous lui.

- Chut!!! Ne dites rien. Je sais déjà tout. Ne vienne me voir que ceux qui veulent sortir d'ici. Si vous êtes arrivées là, c'est que l'hôtel n'a presque plus de secrets pour vous. À part un. Le plus important. Vous voyez de quoi je parle n'est-ce pas?


Un silence, il fixe les deux femmes à tour de rôle, fait chut de son doigt immense et désincarné. puis il le laisse devant lui, droit, avant de commencer à le bouger de droite à gauche tel un métronome. Puis il y rajoute le son. Imitant à la perfection le tic tac de l'horloge qui semble les poursuivre depuis leur arrivée ici.

- Tic tac, tic tac, tic tac. Le temps passe et votre sablier se vide. Bientôt, vous serez enfermées ici pour toujours. Avec moi et avec mes amis. Vous ne le saviez pas? pourtant le temps vous est bel et bien compté, c'est le propre de la vie.

Il a l'air de plus en en plus fou. Complètement à côté de la plaque. Pour lui, tout ça n'est qu'un jeu dont il s'amuse mais la jeune indienne ne doute pas une seconde de ces paroles. Pourquoi leur ferait-il peur? Il l'a dit lui-même, elles sont arrivées jusque-là alors elles ont de la ressource. Mais il sait des choses qu'elles ne savent pas; Et ces derniers mots ne sont absolument pas rassurants. D'ailleurs, au loin, le tic tac de l'Horloge résonne à nouveau. Et plus lugubrement qu'avant encore.

- Tic tac, tic tac, tic tac. Pour sortir d'ici, je suis votre seul allié. Mais d’abord mes faveurs vous devrez gagner. Alors mes jolies, avec nous venez jouer, chanter et danser. Si votre prestation me plait, alors la solution je vous donnerais...

Elle n'eut pas le temps de dire ouf que les musiciens squelettiques et fantomatiques les encerclaient. Et ils reprirent leur musique avec une légère différence cette fois. La jeune indienne se retrouva avec une sorte de flute entre les doigts, le seul instrument dont elle savait à peu près jouer d'ailleurs. Comment l'avait-il deviné? Ce n'était pas le moment de se poser la question. Car aux premières notes qui s'élevèrent, ce fut comme si son corps ne lui obéissait plus. Seule la musique le commandait. Ses pieds se mirent à bouger en rythme, ses doigts se plaçant sur instrument avant d'en jouer parfaitement les notes. Impossible de s'arrêter, il fallait tenir à tout prix. Et au regard inquisiteur, à la fois intéressé et démoniaque de l'étrange chef d'orchestre, elle savait qu'elle n'avait pas droit à l'erreur. Et Sibylle était dans le même cas qu'elle.

Au loin, le son de l'Horloge avait de nouveau disparu.
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Chambre avec fenêtre sur coeur blessé....
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