Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Retour à la maison

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Retour à la maison - Mar 14 Mai 2013 - 1:14
Retour
à la maison
Passer de l’autre côté du portail… Plus elle y pensait, plus elle en éprouvait le besoin.
C’était la faute de ces filles, ces pies bavardes qui n’avaient cessé de raconter leurs exploits d’esprits frappeurs dans le monde des humains, tandis qu’ils attendaient le professeur d’Histoire. Egale à elle-même, curieuse de nature, elle n’avait pu s’empêcher de tendre l’oreille. Et c’est là qu’elle avait appris qu’il existait un passage entre le monde des vivants et la Deus Academia, c’est là que l’idée d’aller voir sa sœur avait commencé à germer dans son esprit…

Comment avait-elle appris sa mort ? Comment l’avait-elle acceptée ? Comment les choses avaient-elles évoluées ? D’ailleurs, rien ne lui assurait de retrouver sa sœur dans le monde des vivants, peut être que l’époque était toute autre, peut-être que la réalité était toute autre…


Pourtant, malgré cette incertitude omniprésente, elle était sûre d’une chose, il fallait qu’elle tente sa chance. Elle ne pourrait vivre sereinement que lorsqu’elle saurait à quoi s’en tenir.

Elle s’était décidée tard dans la nuit… Ou plutôt tôt dans la matinée. Fixant le sublime plafond de la Fairy Room, elle avait laissé son esprit vagabonder, pesé le pour et le contre et essayé de deviner la situation actuelle dans son monde… D’après ce qu’elle avait compris, elle était invisible aux yeux des humains pour le moment. C’était un bon point, elle ne risquait pas de perturber le continuum espace-temps en débarquant chez sa sœur au moins. Du coup…Il y avait très peu de contres.

Sa décision prise, elle s'était révélée incapable de s'endormir. Elle voulait y aller. Elle s'était donc dirigée discrètement dans la salle de bain pour prendre une petite douche rapide, puis elle avait enfilé une petite robe blanche plutôt simple en comparaison du reste de sa garde-robe. Le tissu était fin et léger, le bas était séparé en deux étages de froufrous, un ruban lui servait de ceinture et un nœud de taille raisonnable ornait le haut, en plein milieu. Les manches étaient courtes et laissaient ses épaules dénudées. Dans ses cheveux libres, elle s'était contentée de placer un serre tête avec deux petits nœuds de couleur crème sur le côté droit.

Ainsi parée, ses fidèles ballerines blanches aux pieds, elle était sortie en silence de la chambre pour ne pas réveiller ses colocataires, puis elle s'était dirigée directement vers le port, le passage entre la Deus Academia et le Monde des Humains.


Finalement, elle parvint à destination plus rapidement qu'elle ne l'aurait pensé. Le passage qui reliait les deux mondes était un lieu étrange qui échappait à toute logique. Aussi, elle renonça bien vite à en chercher une. Elle avait quitté l'académie et était à présent dans le monde des humains, en France. Et c'était tout ce qu'elle avait besoin de savoir.

Elle connaissait les lieux, rien n'avait vraisemblablement changé. Et pourtant, elle était emplie d'un sentiment étrange. Il y avait quelque chose de différent : Elle n'était plus chez elle.

Elle qui avait toujours eu l'impression d'être en marge de la société de n'être attachée à rien hormis sa sœur, de ne pas avoir d'identité au sein de la communauté... Il lui avait suffi de partir pour prendre conscience que comme tout un chacun elle avait un chez elle, elle appartenait à une communauté. Comme toujours, elle était ridiculement pathétique...


Comme prévu, personne ne la remarquait. Elle marchait parmi la foule, se faufilait avec grâce sans attirer un seul regard. Elle aurait tout aussi bien pu faire une pika dance devant la tour Eiffel, elle n'apparaîtrait sur aucune photo de touristes japonais, elle serait semblable au vent.

Forte de cette constatation, Topaze marchait avec allégresse et souriait aux passants malgré tout, animée d'une joie inexpliquée.


Au détour d'un croisement, une petite fille brune attira son attention. Elle était telle une princesse, vêtue d'une robe bleue pâle, ses cheveux lisses descendant jusqu'à ses cuisses, décorés d'un fin serre -tête bleue. Une future petite bombe, peut-être même une future lolita.
Ravie de cette possibilité, Topaze lui accorda un sourire en la croisant, sourire auquel l'enfant répondit timidement, provoquant la stupéfaction de la jeune femme. L'avait-elle vue ?
Prise au dépourvu, l'apprentie déesse se figea dans sa marche et suivit la fillette du regard, se tournant sur son passage, mais la petite princesse avait continué son chemin, emportée par la femme qui lui tenait la main, laissant une Topaze emplie de doutes.


A cet instant, quelque chose vint frapper contre ses talons. Un bref regard lui permit d'identifier le coupable. Un ballon venait de rouler jusqu'à elle.
« Madame, vous voulez bien envoyer la balle ? » s'exclama un garçon, tandis que ses trois copains l'observaient avec intérêt.
C'était bien à elle qu'ils parlaient ? Non, une passante venait de prendre la balle et la leur ramener en mains propres. Ils devaient lui parler à elle.
« Vous ne devriez pas jouer par ici les enfants, un peu plus et elle allait sur la route ! » les réprimanda l'adulte.
« Mais non, la dame là-bas l'a arrêtée ! » lui répondit-il en la pointant du doigt.
La femme se tourna dans sa direction, sembla confuse et s'éloigna d'un pas énergique, pensant que le vilain garnement se payait sa tête.

De toute évidence, les enfants la voyaient mais pas les adultes. Décidément beaucoup de choses finissaient dénaturées avec l'âge... C'en devenait triste.


Prenant garde à rester discrète après cette constatation, elle continua son chemin. Un bref regard sur la vitrine d'une maison de presse lui permit de constater que quelques mois s'étaient écoulés depuis sa mort... Du moins s'ils étaient bel et bien dans sa réalité. Mais si on partait du principe que c'était le cas, à moins qu'il y ait eu une catastrophe, Luna devait être toujours en vie.


Elle marcha ainsi en ville pendant plusieurs minutes, jusqu'à atteindre la rue où Luna avait ouvert sa boutique quelques années auparavant. Un instant, son cœur sembla s'arrêter alors qu'elle passait devant la vitrine. Déglutissant avec peine, elle y risqua un regard.


Elle n'était pas là. Mais les articles en vitrine avaient sa signature, ce petit plus qui rendait les créations de Luna merveilleusement uniques. Elle pouvait voir la collègue de sa sœur derrière la vitre, qui parlait avec Eloïse, une habituée de la maison. Que devait-elle faire ? Elle resta indécise quelques instants, jusqu'à ce qu'un jeune couple fasse son entrée, s'apprêtant à entrer dans les locaux Aryia. C'était sa chance. Profitant de la galanterie de l'homme, elle passa devant la femme, tel un souffle d'air.
« Ça fait longtemps que je n'ai pas vu Luna, comment va-t-elle ? »
Chouette, elle était arrivée au bon moment. Topaze retint son souffle.
« Oh... C'est une longue histoire... Vous saviez que Luna avait une sœur ? »
« Ah ? Euh non, pourquoi ? »
« Non ? Vous voyez pas ? Une fille un peu étrange, toujours dans son monde... Non ? Bon eh bien elle est morte, il y a plusieurs mois, renversée par une voiture. »
« Ouch ! Dur ! C'est donc pour ça qu'elle ne vient plus travailler ? »
« Eh bien... Disons que ça en découle... Après ça, ce fut difficile quelques temps, mais elle a trouvé un moyen de se changer les idées... »
« Ah ? Comment ?»
« Elle s'est fait mettre en cloque ! Si vous voulez mon avis, ce n'est pas très sain tout ça. »
Luna ? Enceinte ? Topaze tombait des nues. Elle n'accorda pas d'intérêt au commérage de la collègue de sa sœur. De toute façon la majorité des femmes n'arrivaient à vivre qu'en traînant leurs semblables dans la boue. Elle laissa les deux pipelettes déblatérer sur « ce choix inconscient et précipité » et, profitant du départ du couple qui visiblement n'appréciait pas non plus la conversation, elle ressortit. Après tout, qu'avaient-elle à dire ces pauvres filles ? Luna était mariée depuis déjà 3ans ! Ce n'était pas cette traînée qui pouvait en dire autant.

Oui, d'accord, finalement, ça la touchait un peu quand même. Elle avait beau savoir que les femmes étaient comme ça, elle continuait à avoir du mal à l'accepter.


Après cette excursion, elle prit la direction de la villa de sa sœur, une charmante petite maison aux murs blancs, décorée avec beaucoup de charme. Topaze n'y avait pas souvent mis les pieds. D'abord parce qu'il y avait la P1 et ensuite parce qu'elle n'était pas très appréciée par son beau-frère. Ce dernier, comme la majorité des gens, n'arrivait pas à cerner la blondinette et nourrissait une sorte de crainte à son égard. Mais Topaze ne s'en formalisait pas, encore une fois. Tout ce qui l'importait c'était le bonheur de sa sœur.


Lorsqu'elle parvint enfin devant la villa, elle fut confrontée à un problème auquel elle n'avait pas pensé. Comment allait-elle entrer ? Elle ne savait pas très bien si elle avait la faculté de traverser les murs et n'avait pas tellement envie d'essayer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'idée de se manger un mur en pleine rue ne l'enchantait guère et ce même si elle était invisible pour une grande majorité de la population.

Elle jeta un regard aux alentours, fit le tour de la maison et parvint au jardin. Un sourire se dessina sur ses lèvres, c'était son jour de chance, la baie vitrée était ouverte.

Sans attendre, Topaze pénétra dans ces lieux aux couleurs pastel, c'était un environnement chaleureux, à l'image de sa chère sœur. D'ailleurs, Luna était là. Debout au milieu de la cuisine américaine, elle semblait occupée à faire un gâteau en zieutant un film à l'eau de rose sur l'immense télé du salon.
Le mari de sa sœur était un homme dont la réputation n'était plus à faire. Il était plus âgé d'une dizaine d'années et avait hérité de la fortune, de la réputation et surtout de la société familiale. Autant dire qu'ils n'avaient pas de soucis d'argent.


Lorsque l'apprentie déesse s'approcha à pas de loup de sa sœur, Luna souleva brusquement la tête et un voile passa dans ses yeux.
« Topaze ? Tu es là ? »
Surprise, Topaze ne sut que répondre. Devait-elle répondre d'ailleurs ? Peut-être que ça aurait des conséquences si elle révélait l'existence de la Deus Academia à sa chère sœur.
« Non, évidemment... »
Luna se remit à malaxer la pâte de son gâteau, sous les yeux attristés de sa jeune sœur défunte.
Topaze s'était souvent imaginée dans le rôle de la tante généreuse et enfantine. Luna avait la patience, la tendresse et le sens des responsabilités de son coté, elle aurait fait une formidable maman.
Cependant, elle ne l'avait jamais imaginé comme ça. Lorsqu'elle y songeait, elle voyait sa sœur radieuse, le ventre joliment bombé, pleine de vie et d'amour. Mais ce qu'elle voyait là était tout autre. Quelque chose semblait la parasiter. Topaze eut un pincement au cœur, pourquoi n'avait-elle pas fait plus attention...


Soudain, un bruit de serrure se fit entendre, suivi d'un claquement caractéristique. Un faible sourire se dessina sur les lèvres de Luna.
« Chérie ? »
« Je suis dans la cuisine ! »
Sa voix était devenue chantante, comme si elle préférait cacher sa douleur à l'homme qu'elle aimait. Lorsque son mari entra dans la pièce de séjour, l'expression de Luna avait changé. C'était dans sa nature de se montrer forte en toutes circonstances.
« Tu nous fais un gâteau ? Quelle adorable maman tu fais... »
Il la prit dans ses bras et l'embrassa tendrement. Bien qu'elle ne soit pas visible, Topaze détourna le regard par pudeur.

Luna lava rapidement ses mains et rejoignit son mari sur le sofa du salon. Topaze les suivit en silence.
« Tu regardes encore ce film ? Tu le connais pas déjà par cœur ? »
« Si, mais je l’aime bien ! »
Ils échangèrent un sourire, puis le papa s'intéressa au ventre déjà rond de sa femme.
« Il a bougé tout à l'heure, pose ta main, peut-être qu'il va recommencer ! »
La curiosité fut plus forte. Topaze voulut toucher elle aussi et plaça sa main sur la peau de sa sœur en même temps que son beau-frère, la faisant sursauter brusquement.
« Bah ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? »
« Je...Je ne sais pas... Parfois j'ai l'impression qu'Elle est là... »
Il lâcha un soupir.
« Elle ne reviendra pas ma puce. »
« Oui... Je sais... »
Nouveau pincement au cœur. Topaze n'existait plus dans la tête de l'homme. Parleraient-ils d'elle à leur enfant ?
« Mais...Je ne peux m'empêcher de trouver sa mort étrange... »
« Oh non pas encore ces histoires... »
« Chéri ! Je t'assure, les affaires que l'on a retrouvé chez elle n'avaient plus la même aura qu'auparavant ! »
« Une aura... Depuis quand les objets ont une aura ? Elle est morte, faut que tu l'acceptes. »
L'homme se leva et quitta la pièce. De toute évidence, ce n'était pas la première fois qu'ils avaient cette conversation.

Silencieuse, Topaze reporta son attention vers sa sœur. Elle avait enfoui son visage dans ses mains. Ses épaules se mirent à frémir. Elle pleurait.
« Topaze... J'ai tant perdu déjà... Si tu m'entends... Reviens... Ou bien... Laisse-moi. Laisse-moi oublier et vivre sans ta présence près de moi... »
Des larmes silencieuses se mirent à couler le long des joues de Topaze. Elle ne pouvait répondre... Elle voulait le faire... Un instant, elle culpabilisa. Non elle ne voulait pas que Luna l'oublie, c'était trop dur à entendre, trop dur à accepter. Pourtant... N'était-ce pas égoïste de sa part de chercher à exister encore dans ce monde où elle n'était plus ?

Topaze demeura silencieuse plusieurs minutes, attristée par le tableau qui s'offrait devant ses yeux. Elle ne savait comment réagir, elle ne savait quelle était la meilleure conduite à suivre... Finalement, elle prit la décision de partir lorsque le mari de sa sœur daigna revenir, passant la tête par l'embrasure de la porte, s'appuyant sur un des rebords. Lui aussi semblait désemparé. Elle était désolée de ne pouvoir leur apporter de solution.


D'un pas lent, elle passa derrière sa sœur et posa une main légère sur ses cheveux noirs, lui faisant relever faiblement la tête, hésitant entre une nouvelle hallucination ou simplement un geste tendre de son mari.

Puis elle retira son serre tête et le déposa sur la table près de l'entrée du jardin avant de lâcher en un murmure « Je reviendrai... ».


Topaze ne sut ce qu'il arriva par la suite, elle préféra ne même pas y penser.

Après cette triste visite, elle erra longuement dans le monde des humains. Même lorsque la nuit fut tombée, elle continua à marcher dans les rues désertes d'un pas lent mais gracieux. Elle avait pris soin de prendre son ami de toujours, le téléphone qui lui servait d'MP3, et passait en boucle une playlist instrumentale et mélancolique, se coupant du monde comme à son habitude. Elle finit par s'arrêter aux alentours de la ville, sur une colline dégagée où la nature avait encore ses droits pour le moment. La lune n'était pas pleine, mais elle était présente, l'éclairant de sa triste clarté. Topaze appréciait énormément cet astre. Il l'inspirait et la rassurait. Un peu comme l'un de ces poètes romantiques qu'elle avait étudié en cours plusieurs années auparavant. C'était étrange qu'un simple petit satellite, cet énorme caillou qui ne faisait que refléter la lumière du soleil ait un tel impact sur les humains dans leur ensemble. Ils étaient nombreux, pauvres créatures, à l'invoquer dans leurs espoirs et leurs craintes, à l'observer pour sa beauté, à la craindre parfois...


Lorsqu'elle revint finalement à la Deus Académia, de nombreux événements avaient eu lieu. L'un des directeurs avait choisi de trahir Deus et avait corrompu certains élèves, professeurs et repentis... Pire, il avait fait des victimes parmi les troupes de Deus et saccagé la grande horloge. Topaze ne culpabilisa pas pour autant. Elle n'aurait été d'aucune aide dans cette lutte. Elle était trop faible, trop inutile.



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Spectre omniprésent
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Re: Retour à la maison - Mar 14 Mai 2013 - 19:49
Même si je suis loin d'être la fan n°1 du rose, c'était un solo très agréable à lire, quoiqu'un peu triste, bien mis en scène et l'effort de la mise en page est appréciable. Lire le prénom Luna m'a un peu perturbée quand-même vu que c'est le mien... :p


Topaze : 390 xps

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Edit by isa : Joli vava rain :D



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