Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce]

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Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Jeu 9 Mai 2013 - 17:35

Gare de Tokyo - 23 heures 47 minutes
L'air de la ville empestait les égouts, la pollution et toute sorte d'effluves farfelues et nocives. Malgré l'heure tardive, il y avait toujours du monde dans les rues. Certes des adultes principalement, mais aussi des jeunes fumants leurs herbes sur leurs bancs crasseux. Les trains partaient pour leurs derniers tours et les sifflets retentissaient en cadence...

C'est alors que, discrètement, une ombre se faufila entre les passants. Grande, ténébreuse, elle marchait avec grâce et élégance. Les passants n'en avaient cures et continuaient leurs marches têtes baissées. L'ombre s'arrêtait finalement devant une grande horloge où deux aiguilles dorées faisaient passer le temps, douloureusement. L'ombre n'était que l'ancien directeur de la grande Deus Académia, déchu de son poste et dénigré de toutes parts. Isanagi Tensho. Accompagné de sa fidèle cigarette - elle, au moins, ne pourrait la trahir - il observa avec attention et minutie l'heure affichée. Vingt-trois heures quarante sept. Tirant une bouffée de nicotine, il en recracha rapidement le contenu tout en frottant l'une de ses tempes. Cette gare lui apportait des souvenirs...Une mission avec une élève plus que têtue, particulière et hystérique. Finalement, il n'y avait pas eut tant de dégâts que ça et limite, ce n'était comme si de rien n'était. Incubus. Ce démon qui leur avait filer du fil à retordre devait bien s'énerver, là où il est. Son passage sur terre fut inutile et sans conséquence. Histoire ancienne simplement. L'odeur était toujours là, encore plus désagréable que sa cigarette. Les gens continuaient leurs routines, renfrognés dans leurs misérables quotidiens. C'est alors qu'un policier, vêtu de son impeccable uniforme vint adresser la parole au dieu de la création. Première fois qu'un humain osait lever la tête vers lui et engager une quelconque discussion.

Les derniers trains vont partir, ne vous attardez pas devant cette horloge et prenez le quai qui vous intéresse monsieur.
Ne vous inquiétez pas, je ne prend pas le train, c'est tout le contraire, j'attend des personnes. Alors vous pouvez retourner à votre ronde et conseillez d'autres personnes qui, eux, ont vraiment besoins de votre aide.

Le policier fut vexé et ne répondit pas. Se contentant de glisser sa main le long de son pantalon pour essuyer, sans doute, ses mains moites, il parti vers les escaliers et jeta un dernier regard au déchu. Isanagi s'en contreficha et son regard restait figé sur la grande aiguille. Trois minutes s'étaient écoulées et le dernier train partit. Lentement, les rouages se mirent en marches et le moyen transport se mit en route. Finalement, le directeur recula de quelques pas et observa le train partir, voyant son reflet à travers les vitres plutôt opaques.

Regardes-toi...tu es là à attendre je ne sais quoi alors que tu diriges toute une organisation luttant contre le tout "grand" Deus. Et tout ça pour quoi ? Tu ne le sais pas...Ressaisis-toi un peu et prend les mesures adéquates !

L'ombre disparaissait pour ne laisser finalement que les visages dépressifs des passagers. Il massa une nouvelle fois sa tempe et tira une bouffée. Un mal de tête le prenait, léger au départ et considérable à l'arrivée. Bon...plus que dix minutes avant que les douze coups ne sonnent. Après, ce serait trop tard et il repartirait comme il était venu. Comme une ombre...
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 12 Mai 2013 - 2:12



Maya ouvre les yeux. Elle est délicieusement ravagée par ce cauchemar qui vient de l'anéantir, une fois de plus. Pour beaucoup, une déclaration d'amour en plein rêve relève plutôt du fantasme bienheureux... mais dans le cas de l'apprentie, c'est la pire de toutes les tortures. Jamais elle n'aura de descendance. Jamais plus personne ne l'aimera. Tous voudront sa peau. Pourquoi ? Parce qu'au bout du compte, elle aura fait du tort à tout ce beau monde. Même à cette fille qu'elle n'a pourtant jamais porté une seule seconde. Qui veut encore d'elle aujourd'hui, mis à part pour la torturer et lui rendre la monnaie de sa pièce ? Il arrivera un jour où on ne voudra pas simplement la blesser pour s'amuser, non...
Ce jour-là, il faudra inaugurer un cimetière à la Deus Académie. Une tombe blanche. Sans cérémonie, sans rien, juste un corps qu'on déposera lentement au plus profond de la terre. Parce que Maya ne se réveillera pas. Les pouvoirs de résurrection ne fonctionneront pas. Elle résistera dans sa mort, dans son sommeil éternel, ce purificateur qui lui fera retrouver son sourire. Une ultime fois.
Ainsi soit-il.


La jeune femme est arrivée en gare de Tokyo en fin d'après-midi, vers 18 heures. Jamais elle n'a raté un rendez-vous et jamais elle n'a accusé le moindre retard... et pour cela, elle se doit de toujours être en avance. Prévoir toutes les éventualités quant au déplacement entre les mondes, au trafic ferroviaire et autres séismes prédominants dans le pays. En réalité, elle est arrivée sur Terre tôt ce matin. Maya souhaitait faire un détour par le pays du Matin calme, la Corée du Sud, passer un bonjour à sa mère et rencontrer sa petite sœur de 4 ans... mais elle n'a pas eu le courage de se présenter à elles. Elle a préféré les observer en prenant un peu de recul, de hauteur. Toute la famille recomposée Su Lin semble heureuse. Ils ont fait leur deuil, c'est officiel maintenant. Ils donnent deux fois plus d'amour à leur nouvelle fille, compensant la disparition et le manque lié à la défunte. Il leur reste un souvenir sur une étagère, photographie qu'ils regardent désormais en souriant. Ils parlent de la déesse à leur fille et à qui veut encore l'entendre. Ils disent qu'elle était une fille adorable, qu'elle doit être mieux là où elle est plutôt qu'à souffrir continuellement de la maladie sur cette Terre.
Délicate attention. Si seulement ça pouvait être vrai. Maya ne se souvient plus du mal qui la rongeait auparavant, mais elle se doute qu'il n'était que chatouillement par rapport à aujourd'hui. Cette seconde vie est un mal, une malédiction dont personne ne voit le bout. Certains bercent leur cœur d'illusion à ce propos... mais à la fin, il ne restera rien.

Constatant que le tunnel Corée du Sud – Japon n'était toujours pas d'actualité, Maya a déployé ses ailes et survolé la mer sur près de 200 kilomètres qui séparent les deux pays. De Fukuoka, elle a voyagé en train sur la ligne Shinkansen Sanyō jusqu'à Tokyo, pour un trajet d'un peu plus de 5 heures. Assise sur une banquette, elle s'est débarrassée de ses chaussures et a ramené ses jambes contre son corps, puis elle s'est contentée d'admirer le paysage qui s'offrait à elle. Sa première fois dans un train. Elle aurait pu le vivre plus intensément, être émerveillée comme une petite fille qui découvre... mais son état déplorable a considérablement réduit sa capacité à sourire. Ce fut tout de même un voyage agréable. Arrivée en gare terminus, elle a marché avec les quelques passagers humains, s'est mêlé à la foule, puis s'est assise dans un coin, loin des regards indiscrets. Pour méditer sur son passé, son présent et son avenir. Elle aurait pu sortir dehors, visiter toutes les grandes surfaces et s'amuser dans les salles de jeux avec des inconnus... mais avant de rencontrer son père, elle se devait de faire un point sur sa vie.
Si cette journée devait être la dernière, elle aura tout de même été bonne.
... si on retire ce mauvais cauchemar qui brise la spirale féerique.

Maya se relève. Elle n'a pas une petite fille qui ressemble à sa sœur, mais elle accepte ce manque. Tout cela fait partie du jeu de la vie, jeu auquel elle a joué et perdu à la régulière.
Elle sort de sa cachette et marche dans la gare. Il fait sombre dehors... d'ailleurs, la température a un peu baissé. Le regard de la demoiselle est attiré par l'horloge. 23h55... ça veut dire qu'elle est en retard. Cool. Si elle rate ce rendez-vous, elle perdra la dernière occasion qui s'offre à elle de revoir Isanagi Tensho... et accessoirement de l'affronter, yeux dans les yeux. C'est son unique chance de doubler Atios Kurokami. Dans les mots en tout cas... puisque dans les faits, elle n'a aucune chance de satisfaire son ex... époux. Peine perdue, peine vive et douloureuse.
Elle tourne la tête. Arrivants des derniers trains, familles qui quittent les quais après avoir souhaité bon voyage aux partants... pas de trace d'un quelconque dieu. Va-t-elle déployer ses ailes pour prendre de la hauteur ? Non... elle doit préserver ses forces dans les perspectives d'un affrontement. Alors, elle marche et cherche, avec une bonne dose de curiosité enfantine. Elle observe les gens en se penchant en avant ; ils répondent d'un sourire et s'enfuient rapidement, pensant sûrement avoir affaire à une folle. Pas grave... au moins, elle récolte des sourires. Les gens la voient, la regardent... sans savoir qui elle est. Elle devient une japonaise comme les autres. C'est bon de se sentir normale.


Enfin, elle le voit.
Il est là. À deux quais d'elle. Il ne l'a pas encore aperçue. Elle s'accroupit, prend un pas d'élan en arrière et saute par-dessus une voie uniquement grâce à sa détente sèche. Quand elle relève les yeux... il la regarde. Malgré la distance qui les séparent encore, elle ne le soutient pas une seule seconde. Inconsciemment, elle baisse la tête. Elle se sent comme... « écrasée par son aura », même si elle n'a aucune idée de ce que cela signifie. Transpercée par son regard dur. Évaporée de son existence propre. Remise à sa place de sous déesse apprentie. Ça fait mal... très mal. Néanmoins, la jeune adulte ne cède pas. Elle lui fait l'affront de se relever, tout en gardant sa tête baissée... regard dirigé sur elle-même. Elle s'autojuge sur ce que lui peut voir.


- 나는 부랑자 같은 느낌 ...(J'ai l'impression d'être une clodo...)

En partant ce matin, elle était clean. D'après ses souvenirs, en arrivant ici, elle l'était tout autant. Ce n'est que depuis qu'elle se trouve devant lui qu'elle ne se plaît plus. Pas assez bien pour lui ou pas ce qu'il aurait pu attendre d'elle... Enfin... s'il est venu, c'est parce qu'il entend quelque chose, non ? Même si c'était pour la tuer, il préférerait sans doute qu'elle le fasse... « en beauté ».

- Dis... papa...

Maya serre les poings. Elle n'a pas fourché sur ses mots pour l'instant, elle reste maîtresse d'elle-même. Elle parait juste... abattue à vrai dire. Pas de rancune, juste de la tristesse.

- Comment est-ce que tu voir l'avenir ? Avec des rires...

Vision de son cauchemar : sa petite fille qui tend les bras vers elle en déclarant sa phrase de manière douce et infantile... les mots qui touchent directement le cœur sans qu'on puisse se défendre. Un monde de fête foraine, où tout le monde est joyeux et tout va pour le mieux. Isanagi voit-il ce futur, après tous les meurtres qu'il commettra pour débarrasser la Terre des humains ? Voit-il la joie de vivre sans devoir travailler, avec des individus s'aimant tous les uns les autres ?

- ... ou avec des pleurs ?

Vision de cauchemar : une forêt en feu. Des animaux qui fuient, des plantes qui brûlent, un ourson en peluche abandonné bientôt en proie aux flammes... l'apocalypse en l'occurrence, la guerre sans fin et les douleurs éternelles. Est-il seulement possible d'envisager ce futur et continuer quand même une rébellion ?

Maya relève la tête et plonge ses yeux dans les siens de manière déterminée.
Entre ces deux futurs, le choix de la jeune femme est tout de suite fait.


- Moi... je ne vois plus rien pour mon propre futur.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 16 Juin 2013 - 20:01

Tout vient à point pour qui sait attendre. Ca marche aussi avec ceux qui s'acharnent apparemment. Après un temps infini, Léa arriva enfin à retrouver celui qu'elle cherchait. Combien de temps depuis la dernière fois... une semaine ? Un mois ? Un an ? Un siècle ? Le temps n'avait plus guère d'importance pour elle. Ce n'était qu'une succession de jours et de nuits - et encore, celle-ci différait suivant les mondes - sans évènements particuliers. Des secondes qui s'écoulaient inexorablement, vers... vers quoi ? Rien. Des questions sans réponses, des énigmes à jamais résolues... jusqu'à l'instant T où tout change. Où on parvient enfin à quelque chose.

L'apprentie déesse avait fini par obtenir un contact avec Isanagi. Ca n'avait pas été facile, loin de là, et elle avait dû subir beaucoup d'échecs avant d'y parvenir. Mais finalement, sa détermination avait payée. De toute façon, elle n'avait absolument aucun autre objectif, et l'éternité pour le remplir - à moins qu'une mort définitive ne lui tombe dessus - alors elle savait que tôt ou tard elle y parviendrait. Mieux valait juste tôt, car vu ses activités sa cible pouvait très bien y passer également, et ainsi être un peu plus difficile à interroger.

Ironie, le lieu de rendez-vous se trouvait être celui où ils s'étaient rencontrés pour la première fois, si l'on ne comptait pas la cérémonie de bienvenue. La gare de Tokyo... le démon Incubus... ses larbins, la bataille, son bras cassé, première blessure d'une longue série... quelle magnifique façon de découvrir l'ancienne directeur. Et ça ne faisait que commencer. Mais maintenant, le lieu ne lui faisait absolument rien. Ce n'était qu'une gare, simple endroit d'où l'on pouvait prendre le train pour se rendre à un autre. Rien de bien intéressant. Sa présence ici n'avait qu'un seul but : Isanagi.

Ses sandalettes claquaient sur les pavés tandis qu'elle marchait sur un quai plus ou moins désert. Sa robe bleu nuit se plissaient sur ses jambes au fur et à mesure qu'elle avançait, et ses longs cheveux clairs étaient défaits, ondulant au gré de ses mouvements, lui recouvrant ses épaules nues. Son bandeau était soigneusement noué autour de son cou, ses extrémités battant doucement contre ses clavicules. Identique à celle qu'elle était avant. Et pourtant si différente.

Malgré l'heure tardive, la jeune fille n'avait pas froid. Il lui semblait que plus elle s'isolait dans sa tête et ses émotions, moins son corps était sensible à son environnement. Comme quoi... Elle observait les quelques humains des environs, son domaine divinatoire attentive à ce qu'elle captait d'eux. Pour la plupart, les pensées étaient intintéressantes, mais quelque chose capta son attention, quelque chose de bien plus vif que toutes ces idées de mortels. Celles d'un dieu, ou d'un apprenti dieu. Isanagi ? Non, elle ne reconnaissait pas sa façon de "penser", sa "voix mentale", ou allez savoir comment appeler ça. C'était beaucoup plus doux, plus triste aussi. Extrêmement déprimant en fait.

Rien d'intéressant donc, si ce n'est l'information de situation. Léa se déconnecta de ces pensées après avoir repérer grosso modo d'où elles provenaient et s'y dirigea. Difficile de ne pas repérer les deux silhouettes un peu plus loin sur son propre quai. Celle d'Isanagi, elle l'aurait reconnue entre mille. Un quelque chose qui s'en dégageait, peut-être son statut de dieu, déchu ou pas aucune importance. Et les pensées qui émanaient de lui aussi. L'autre en revanche lui disait quelque chose mais sans plus. Il lui fallut quelques pas pour se remettre Maya en mémoire. C'était la fille du renégat. Qu'est-ce qu'elle faisait ici ?

La seule chose qui traversa l'esprit de Léa fut la crainte que l'autre apprentie déesse gâche tout. Venait-elle combattre son propre père ? Hum non, vu ce qu'elle avait capté de son esprit elle semblait plus perdue qu'autre chose. Mais cela l'agaçait tout de même. Elle voulait parler seule à seule avec Isanagi, pour être certaine de ses réponses. Alors s'il y avait sa gamine à proximité... qui sait ce qui pourrait arriver. Peut-être même qu'il s'en irait plus tôt que prévu à cause d'elle et n'aurait donc pas le temps de lui répondre. Ca c'était hors de question.

En rejoignant les deux silhouettes, la jeune fille entendit la dernière phrase de Maya. Une histoire d'avenir, de vision futuriste. Qu'est-ce que ça fait de voir son père devenir un psychopathe sadique destructeur de l'humanité ? Est-ce que ça l'aurait touché, elle, Léa Dolce ? Difficile à dire. Ca dépendait sans doute du moment. Et de la relation avec le paternel. Sans doute que ce ne devait pas être facile pour Maya, si on en croyait ses pensées dépressives et perturbées. Sans doute était-ce important pour elle de parler avec son père. D'où cette question. Peut-être vivait-elle une énorme remise en question trop difficile à gérer. Ce qui n'était pas une raison pour venir gêner son monde.

- Le futur ça se voit pas, ça se crée.

La voix de Léa était aussi neutre et inexpressive que d'habitude. Encore que... son ton avait un petit quelque chose d'agacé, très léger, et sans doute invisible pour quiconque ne l'avait jamais connu - mais Isanagi le remarquerait probabelment. Par sa question, Maya avait trop l'air d'une faiblarde pleurnicharde - mais elle ne la connaissait pas, alors ce n'était peut-être qu'une impression, ou elle tombait au mauvais moment. Ce qui ne changeait rien en soi : pour elle, l'avenir était ce qu'on en faisait. Ca ne servait à rien de l'imaginer de 42 manières différentes. Il fallait se bouger, agir, c'est tout. Alors quand quelqu'un parle de ne rien voir, ça équivalait pour elle à une personne faible qui ne prenait même pas la peine de se sortir de ses ennuis.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Lun 24 Juin 2013 - 13:58

Quelques minutes s'écoulent alors en silence. Pesant était le mot le plus adéquat à la situation mais l'homme tiendrait bon, de toute façon il le fallait. La température baissait au fur et à mesure que la nuit avançait. Presque minuit. Et finalement, la voilà, sa fille. Son propre sang et peut-être le même caractère ? Il ne sait pas vraiment vu qu'il ne l'a jamais côtoyer normalement. Contrairement à son ancienne épouse et mère qui devait surmonter sans trop de mal le deuil de Maya. Ainsi donc, elle est là, devant lui, fragile, déprimée, consternée. Elle lui pose alors une question tout en baissant la tête tandis que lui, l'admire. Comment le déchu voit "son" avenir ? Ou celui des apprentis-Dieux et Dieux ? Pour cet ancien professeur de philosophie, il pensait pas à son avenir en particulier. Il allait lui répondre après avoir expirer la nicotine qui emplissait ses divins poumons quand une autre voix retentit. Celle-ci, il l'a reconnaissait aisément et lorsqu'il détourna le regard de Maya, il vit Léa Dolce. L'une des élèves qu'il appréciait le plus et avec qui il avait eut le plus d'affinités ? Si on omettait le coté sinistre, sanglant, violent bien entendu.

Le futur ? Oui, il se créer. Le futur est une chose qu'on peut facilement changer et par mes différentes actions, je compte bien changer l'ordre des choses. Redonner à cette planète une neutralité, supprimer ces humains qui n'arrêtent pas chaque jours de la détruire...

Finalement, Isanagi était plutôt content. Il avait en face de lui sa fille. Puis à droite, l'élève qu'il appréciait le plus de son ancienne académie. Alors à présent, il pouvait bien utiliser cet artéfact hein ? Sans rien dire, il sortit une médaillon - ressemblant justement à celui qu'il avait utilisé pour arrêter le temps ici même - avec une tête de lion finement détaillée. Une lumière surgit alors et il laissa simplement tomber le médaillon par terre. La réaction attendue ? Le temps se stoppa net, le peu d'humains qu'il restait s'était figés dans leurs expressions respectives. Seuls les êtres divins pouvaient se mouver, discuter, interagir.  

Bien, Léa tu reconnaîtras facilement cette magie n'est-ce pas ? Celui diffère légèrement du précédent, vous verrez bien par la suite. A présent, parlons franchement. Vous êtes là devant moi, avez-vous peurs ? Non, il ne faut pas, je ne vous ferai pas de mal.

Il reprit son souffle et marcha de quelques pas en avant de l'horloge. Son regard dur et vide s'attardait sur les aiguilles qui s'étaient arrêtées. Puis, il reprit sans attendre plus longtemps. Premièrement, à Maya, il lui avoua tout ce qu'il avait sur le coeur. Tout ce qui pesait lourd sur sa détermination.

Maya...Tu m'as déçue. Je voulais renouer les liens que nous avions. Les approfondir et passer du temps avec toi. Sur l'estrade de la tour de l'Horloge, tu as choisie l'académie, pourquoi ? Pourquoi rester dans un lieu qui te détruirait petit à petit ? Pourquoi ne pas être venue avec moi ? Nous aurions accomplie de grandes choses.

A présent, il se détourna vers Léa, préparant déjà ce qu'il allait lui dire.

Et toi, Léa ? Es-tu contente de rester au sein d'un établissement qui vous éduque comme des moutons pour protéger des humains qui se révèlent être ingrats à un point inimaginable ?  Tu as questions à me poser j'imagine ? Tu es encore indécise ?

Il se stoppa net et observa le sol où le médaillon était tombé. Le sol commençait à voir apparaître d'étranges gravures. Plusieurs cercles commençaient à se dessiner tandis qu'Isanagi se plaçait au centre, sans qu'il ne se passe rien de particulier. Évidemment, il faudrait attendre. Et puis, il s'adressa à eux deux,

Je vous apprécie toute les deux vous savez ? Maya, tu es ma fille, tu le resteras même si tu me trahis encore et encore et toi, Léa, tu es l'élève que j'apprécie le plus, tu as du potentiel qui plus est. Vous avez des questions ? Je suis là pour y répondre. Ne gâchez pas l'unique chance que je vous offre.

 
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Mer 26 Juin 2013 - 22:51
Voyant une femme débarquer, Maya croit à un piège. Une renégate accompagnant Isanagi Tensho pour le servir et réaliser ses desseins... pour ne pas qu'il se salisse les mains si les événements venaient à dégénérer. L'apprentie met tous ses sens en alerte. L'autre femme ouvre la bouche et déverse alors son poison. Ses paroles venimeuses et son air désinvolte... sa façon de répondre à la question en donneuse de leçon... tout porte à croire qu'il s'agit de la fameuse Kym Mäss, très chaleureusement surnommée "Grosse Salope" pour l'occasion. Le type même de belle-mère se prenant l'envie d'éduquer la fille de son époux, fille qu'elle ne connaît pas et avec laquelle elle n'a aucun lien, ni aucune espèce d'affection. Le genre de femme qui se croit intelligente, se permettant de fourrer son nez dans une relation qui ne la regarde absolument pas. Maya serre les dents, serre les poings et la fusille du regard.

Le futur se crée ? Bordel, ce que Maya a pu être conne pour concevoir un avenir pareil. Dire qu'elle a choisi de se faire rejeter par le monde entier juste pour finir dans un état déplorable... parce que forcément, être heureuse, c'était pas très marrant. Personne n'aimerait être heureux, c'est trop horrible. Non non, la dépression, c'est cool. C'est donc ce qu'elle a préféré et adopté. Maintenant, effectivement, ça se crée le futur. Aucune part d'aléatoire, ce qu'on pourrait communément appeler « voir le futur », assister impuissant aux actes des autres. Non non, ridicule franchement, ce hasard. Tout se crée, tout est une histoire de choix. D'ailleurs, la jeune déesse vient d'en faire un, un choix : arracher la langue de cette pouffiasse pour lui fermer définitivement le clapet.


Et Bingo, alors que Maya venait de faire un pas vers son nouvel avenir tout tracé tout décidé, Isanagi donne raison à cette femme. Maya tourne la tête vers lui, la bouche entrouverte de surprise, pour le coup consternée. « Facilement changer le futur » ? Vraiment... ? Alors... fille Tensho n'aurait même pas les capacités de faire une chose si ridiculement simple... ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'elle est une bonne à rien ? Ça finit toujours de la même façon... toujours sur une forte dégradation de la vision qu'elle a d'elle-même. Comment ces deux personnes veulent-elles « facilement changer ce cercle vicieux » ? Elle se sent minable, incompétente, ignorante, en trop dans ce monde. Et ça ne s'améliorera pas tant qu'elle posera des questions stupides ou qu'on la prendra de haut.

Elle baisse la tête, mais reste droite. Elle se mord la lèvre inférieure et commence à trembler en écoutant Isanagi. Ce qui se déroule dans son esprit devient quasi indéchiffrable tant tout part dans tous les sens et qu'elle ne comprend plus elle-même. Quelques informations transitent par-ci par-là, comme la véritable identité de la femme ou le fait que le père soit déçu de la fille. Elle a eu tort de s'emporter sans savoir... tort d'imaginer le pire... tort sur toute la ligne.


- Je n'ai jamais fait ressentir autre chose que de la déception... Déception, dégoût profond. Même là, en ce moment, je ne suis qu'une pleurnicharde... et c'est exactement ce que vous pensez... murmure-t-elle pour elle-même.

À peine arrivée, elle veut repartir. Se retourner, déployer ses ailes et fuir. Tout ce qu'elle sait faire en restant, c'est empêcher une bonne élève d'avoir une conversation sensée avec un ex-directeur fier d'elle. Tout ce qu'elle sait faire, c'est geindre et se comporter comme une gamine trop gâtée pour qu'on la couve. Non, Maya n'est pas une adulte... elle n'est qu'une adolescente qui a des choses à se prouver mais qui ne parvient pas à trouver son chemin. Personne ne lui fait de cadeau et c'est bien fait pour elle. Peut-être qu'un jour, ça fera d'elle une personne accomplie. Peut-être.

- Je... je n'ai pas envie de me justifier... fait-elle, refusant en vérité de leur faire perdre de précieuses minutes d'un blablatage insignifiant. Désolée madame Léa... de vous faire perdre votre temps. Maya se tourne vers Isanagi, mais baisse la tête à nouveau. En vérité... j'ai fait une erreur de jugement et je m'entête. Ce jour-là... j'avais amour et bonheur des deux côtés. Aujourd'hui encore, les deux camps sont similaires à mes yeux. Mais... pourquoi est-ce qu'on ne me tiraille plus ? Suis-je indésirable ? Sans saveur, sans goût ? Je n'en peux plus de faire des choix... je veux qu'on prenne des décisions à ma place, qu'on s'occupe de moi... est-ce trop demander... ?

Reproches, regrets, fatalisme, elle ne cache pas son mal-être et ne peut se réfugier derrière des excuses. Elle ne voulait pas parler. Elle voulait simplement comprendre, convaincre, puis affronter, pour finalement tuer ou être tuée. À présent, elle avoue qu'être un instrument serait l'un de ses plus chers souhaits, à condition qu'on y prenne bien soin. Devenir l'instrument de dessin et des desseins de son père... un palier tout tracé semble-t-il depuis le départ. Comme si Deus avait déjà prévu de faire de sa fille une arme dépourvue de regard critique, manipulable à volonté.
Quelque chose, quelqu'un... peu importe le camp, peu importe les ambitions pourvu qu'on lui marque de l'affection.

Persuader par les sentiments... Sans s'en rendre vraiment compte, elle met sous pression leur affect et tente de les manipuler pour qu'ils se rapprochent d'elle de leur propre volonté. Dès qu'elle le comprendra, une nouvelle fois, elle se dégoûtera de sa propre existence.


- C'est le pire discours que j'ai jamais tenu... infiniment égoïste, puisque je ne pense qu'à moi. Je suis sûre que vous me trouvez... pathétique...

Oh que oui : cette unique chance qu'Isanagi leur offre à toutes les deux, Maya va la gâcher en toute beauté. Toutes les questions ou remarques intelligentes, elle les laisse à Léa, qui se débrouillera 100 fois mieux qu'elle. Grâce à cela, peut-être découvriront-elles des informations cruciales qui les feront avancer... toutes les deux. Voir, tous les trois. Qui est réellement perdu ? Qui est réellement déçu des actes de l'autre ? Qui est véritablement à plaindre dans cette histoire ?
Maya sort une arme, son pinceau miniature qui la suit partout depuis son arrivée dans l'académie. Elle pose ses index sur chaque extrémité de l'instrument et le fait tournoyer entre ses doigts. Avis qu'il sera recouvert du sang de quelque chose ce soir... Animal, humain, dieu.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Jeu 27 Juin 2013 - 15:39

Un simple avis, une phrase somme toute banale, et voilà que les pensées des autres s'excitaient, ou du moins surtout celles de Maya qui filaient à toute allure. Kym Mäss ? La professeure psychopathe ? Qu'est-ce qu'elle venait faire ici ? Allez savoir. Léa ne suivait pas tout ce qu'elle captait, car au final peu de choses étaient réellement intéressantes à ses yeux. Elle retenait surtout que la fille d'Isanagi la prenait pour une autre allez savoir comment, était dans une confusion psychologique monstrueuse, à passer d'un avis à l'autre en une seconde, et finissait par se dévaloriser toute seule. Elle aurait fait la fortune des psy si elle était encore en vie.

L'apprentie déesse laissa les pensées de son homologue en arrière plan dans sa tête, histoire de les avoir sous la main si jamais quelque chose d'intéressant venait à apparaître dans son esprit, mais sans pour autant être dérangée par tout ce blabla existentiel. L'ancien directeur semblait plutôt d'accord avec sa façon de voir le futur et le principe de création. Changer l'ordre des choses... à quoi bon ? Si la planète en avait marre des humains, elle pouvait sûrement se défendre toute seule. Quelques catastrophes naturelles et on en parlait plus. Enfin elle n'était pas là pour comprendre ses motivations, ça ne l'intéressait pas plus que la crise psychologique de sa fille. Qui ne s'arrangeait guère vu son comportement d'enfant désireuse de laisser les autres décider à sa place.

La jeune fille ne pouvait pas comprendre ça, étant l'exact opposée. Elle voulait des réponses pour pouvoir gérer sa vie comme elle l'entendait, sans personne pour l'influencer à moins qu'elle ne le décide. Être un instrument ne l'intéressait pas, elle voulait simplement être tranquille et, surtout, ne pas avoir l'étiquette "Marionnette de Deus" ou de n'importe qui d'autre. Avide de liberté ? Peut-être. Volonté de ne plus se faire autant transformé par les actes d'un autre surtout. Elle n'avait pas oublié ce qu'Isanagi lui avait fait, bien au contraire, et ne voulait pas que ça se reproduise, encore moins à l'échelle de toute sa vie.

Elle reconnut effectivement la magie utilisée pour figer les mortels, mais cela ne lui apporta rien d'utile, si ce n'est quelques souvenirs peu agréables. Elle attendit que la minute d'émotion entre père et fille soit passée, n'accordant que peu d'intérêt à leurs histoires de déception et de trahison. Elle ne faisait pas partie de leur monde, et ne se sentait pas capable de le comprendre, plus maintenant en tout cas. Sa propre relation paternelle avait été de son vivant on ne peut plus basique et normale, bien loin de celle que ces deux entités divines pouvait avoir. Elle n'avait d'ailleurs pas à la juger, ça ne la concernait pas.

- Je me moque bien des humains et de l'académie.

Ce n'était que des créatures sans intérêt qui vivaient tranquillement sans se soucier d'autre chose que d'eux-mêmes. Quant à Deus et son école, elle ne suivait plus les cours, ceux-ci étant inutiles et ne répondant pas à ses questions. Léa n'était pas altruiste, loin de là, ni pour autant destructrice. Simplement égoïste, peut-être même bien plus que Maya, puisqu'elle n'avait même pas d'attaches envers un père ou un ami. Même Aedan était à des années lumières, et Atios ne valait guère mieux. Seul comptait Isanagi et les réponses qu'il pouvait lui apporter. Oh ça ne l'empêchait pas de se méfier et de faire un pas en arrière pour éviter de toucher aux gravures apparaissant au sol. Elle ne faisait confiance à personne et encore moins à l'ancien directeur. Elle jeta un coup d'oeil à Maya, qui avait sorti un petit pinceau.

- Si je devais te décrire en un mot maintenant, je dirais plutôt "perdue". Ou "défaitiste". Un mélange des deux disons. Si tu veux devenir un instrument, il y a sûrement des tas de dieux qui seraient ravis d'en avoir un, ça doit pas être difficile.

Léa tourna la tête vers Isanagi.

- Mais ce n'est pas mon cas. Je ne laisserai personne contrôler ma vie, quelle qu'elle puisse être. Oui j'ai des questions et je ne vous lâcherai pas tant que je ne les aurai pas obtenues.

Sa voix restait tout à fait calme et neutre, maîtresse d'elle-même. Elle ne faisait qu'exprimer des évidences et ses propres choix d'avenir. Elle les avait ressassées longtemps dans sa tête ses interrogations, et elle avait peut-être enfin la possibilité d'y trouver des réponses, alors, même si elle devait y laisser la vie, elle ferait tout pour les obtenir.

- Je veux savoir à quoi tout ça sert. Qu'est-ce qu'un dieu ? A quoi servent-ils, quel est le but de leur existence ? Si des gens vous ont suivi ici, je suppose qu'il existe un autre moyen en dehors de l'académie pour en devenir un, alors à quoi bon leurs cours ? Quel est le rôle de Deus là-dedans ? Joue-t-il avec nous, nous manipule-t-il pour un dessein inconnu qu'il ne nous livre qu'une fois des dieux accomplis ? Sommes-nous destinés à n'être que des pions observés par une quelconque entité supérieure ? Ou y a-t-il un moyen de sortir de tout ça et de vivre comme on l'entend ?

Toujours calme, elle énonçait ses questions avec une fausse tranquillité. Connaissait-il réellement les réponses ? En inventerait-il si ce n'était pas le cas pour la recruter ? Léa n'était pas stupide, elle avait vu ce que son domaine divinatoire pouvait faire et à quel point sa puissance grandissait au fur et à mesure, elle savait qu'elle pouvait être bien plus utile qu'à ses débuts, et ferait donc une recrue intéressante. Alors elle n'excluait pas le fait qu'Isanagi essaye de profiter de la situation pour l'endoctriner. Elle restait donc sur ses gardes, et concentrait son pouvoir pour capter un maximum de pensées de sa part. S'il mentait, ma foi elle le saurait.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Jeu 4 Juil 2013 - 14:55
Le cercle commençait à grandir, de plus belle, en force. De toute beauté, elles se mouvent dans le sens des aiguilles d'une montre, elles s'illuminent tout autour de l'ancien directeur. Pendant ce temps, il écoute ce que les filles ont à dire. Maya, sa fille chérie ne sait plus où est sa place dans ce monde intrépide des divinités. Egoiste ? Le brun silencieux ne peut pas le savoir et pense que dans chaque être vivant, il subsiste une parte d'égoïsme. Et puis, lorsqu'on s'est senti abandonné, seule après le passage à trépas, comment ne  voulait-on pas être chéri ? Puis la demoiselle s'arme de son pinceau. Souhaitait-elle vraiment combattre son véritable père ? En avait-elle la force ? La force du désespoir sans doute. Isanagi sourit tendrement et s'attarde à présent sur les paroles de son élève favorite. Pour le coup, elle ne lésine pas sur les questions qui trottent son esprit. Cette Léa avait toujours eu beaucoup de tempéraments. Oui, et elle était d'une franchise qu'Isanagi ne pouvait que souligner et ce n'était pas vraiment un mal. Ainsi donc elle voulait vraiment qu'il lui explique ce qu'est un Dieu ? Comme si elle ne l'avait jamais appris du temps où elle était humaine. Vouloir lui apprendre ce qu'elle sait déjà est futile mais il se tarde quand même de leurs expliquer à toute les deux. Maya, sa fille et Léa, son élève.

Ainsi donc, Léa, tu souhaiterais que je te dévoile toute la vérité sur les divinités ? Ne l'as-tu pas déjà appris du temps où tu étais humaine ? Que les croyances des hommes fournissaient une force nouvelle aux divinités ? Une sorte d'espoir éphémère ? Crois-tu que Deus, l'être divin à l'origine de tout pense à vous manipuler dans un jeu d'échec qui pourrait se révéler morbide ? Non, du tout.  

Isanagi s'arrêta et observa à présent sa fille qui voulait se battre. En tout cas, il le prenait comme ça. La création contre la matérialisation et la dématérialisation ? Cela pouvait être très intéressant mais futile. Jamais il ne pourrait lui faire du mal car malgré son apparence froide et son visage dénudé de sentiment, il l'aime. Finalement, le sort que le Dieu avait lancé est prêt. Quelles chanceuses faisaient-elles. En effet, elles allaient pouvoir rencontrer Deus en personne. Par des bribes, par des images du passé, par un voile éphémère qui leur montrera le visage du Dieu à l'origine de tout.

Bien. Vous voulez vous battre contre moi ? Maya, tu veux te battre contre ton vrai père ? Tu pourras si tu en as vraiment envie mais attends un peu. Léa, tu veux des réponses ? Je peux déjà t'en donner quelques unes. La suite, tu verras par les images du passé. Tu voudrais tout quitter c'est ça ? Vivre ta vie, même en restant une divinité ? Tu ne peux pas.

Ce fut une réponse nette et précise. Deus leur a offert de nouvelles vies et celles-ci ne pouvaient pas être gâchées. Si tout pouvait être aussi simple, prendre ses valises et se barrer sur une plage de sables fins, beaucoup le feraient. Le sol de la gare se mit alors à trembler. Par de féroces secousses, le sol, les murs, et vitres se mirent à changer. Les cercles lumineux s'étendirent du sol au plafond et Isanagi se concentra pour mettre en place cette espace du passé. Au moment où Deus était encore sur son "trône" à observer seul la petite planète qu'il tenait entre ses mains. Bien sur elles ne pourraient pas lui poser leurs questions. Cela ne réglerait pas les problèmes existentielles de sa fille non plus mais au moins, elles verront la dégradation de Deus. De sa santé, sa rigueur jusqu'à ses faiblesses et pour finir, son sommeil. Elles seraient les premières à voir Deus en personne et ça, pour rien au monde, on ne voudrait laisser s'échapper cette chance.

A présent...Vivez le passé et observez.

Le médaillon mit en place le voile. La gare se mit à se changer pour se transformer en une plate-forme qui s'élevait dans les airs. Les nuages, le ciel tourbillonnaient autour de sol lévitant. Puis au fur et à mesure, le sol se pavait des pierres blanches, des colonnes se créèrent et finalement, le trône de Deus, le Dieu des Dieux fut affiché. Et une silhouette était installé dessus. Les pieds, les jambes puis le torse pour terminer par la tête. Enfin, ils pouvaient à présent le voir en détail, du temps où il était encore rigoureux. Isanagi s'avançait alors, laissant derrière lui les deux filles qui n'étaient plus à leurs places respectives mais devant la longue allée qui menait à Deus....

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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 7 Juil 2013 - 0:42
Un brin de déception traverse l'esprit de Maya. Les problématiques de Léa sont bien moins imaginatives qu'elle ne l'aurait pensé... ce ne sont que des transpositions divines de questions que les humains se posaient auparavant. « Qu'est-ce qu'un humain ? À quoi servent-ils, quel est le but de leur existence ? »... ou encore « Quel est le rôle de Dieu là-dedans ? ». Les questions pièges auxquelles personne ne pouvait répondre mis à part les illuminés sectaires qui vouaient des cultes à des songes obscurs. Retranscrit dans une existence humaine, Léa serait une athée demandant des informations au pape sur la religion bouddhiste. Est-il possible de trouver la foi de cette façon ? Ce serait de la naïveté...
Mieux vaut ne pas savoir ou se faire sa propre opinion.
Mais Maya n'est pas une moralisatrice, loin de là. Elle n'est pas capable de donner son point de vue aux autres, encore moins quand elle ne le respecte pas elle-même. D'un autre côté, Léa a parfaitement raison : la fille de l'ex-directeur est perdue et défaitiste, héritage d'une relation amoureuse avortée. Héritage d'une moitié déjà bien nécrosée, rongée par les remords.

Isanagi répond, énigmatique. Puis, il demande à Maya d'attendre avant d'attaquer. Soit... mais elle n'a jamais dit qu'elle allait l'affronter. Peut-être l'a-t-elle pensé trop fort et que ses pensées sont parvenues à ses oreilles. Ou alors, une connexion psychique unilatérale entre un père et sa fille. À moins que ce ne soit la vue du pinceau. C'est vrai, Isanagi a un véritable avantage sur tous : il connaît le pouvoir de chacun de ses élèves... quand eux savent simplement qu'il est capable du meilleur comme du pire.

Et d'un coup, alors que tout allait pour le mieux dans cette ambiance pacifique, forte secousse. Maya perd l'équilibre et se rattrape à un énorme pilier. Des cercles lumineux partants d'Isanagi grandissent à n'en plus finir, jusqu'à éclipser totalement les contours de la gare. Tous les objets humains disparaissent derrière le voile magique. Un piège... ? Non, ça suffit avec cette idée ! Son père n'a pas bronché une seule seconde quand elle s'est proposée de s'abandonner à lui. À la fin de son discours, elle était une cible idéale, parfaitement inoffensive et docile... mais il n'en a pas profité. Tout ça pour tendre un piège ensuite ? Ce n'est même plus la peine d'y songer dorénavant. Non... maintenant, il est certain qu'il ne veut pas d'elle dans ses pattes. N... Non plus ! En réalité, il n'a même pas dû se poser la question. Il semble autre part... excité par ce qu'il a à leur montrer.
Le pilier disparaît à son tour et Maya tombe à genoux sur le sol... sur ce sol. Ils ne sont plus dans la gare, ils sont sur une plateforme qui s'élève, grimpe, direction les cieux. Illusion ? Manipulation de l'esprit ? Tous les trois étaient dans une gare... et maintenant ça. Est-ce leur corps qui voyage ou simplement leur esprit ? Maya regarde ses mains, sent le vent souffler contre son visage... c'est trop réel pour être faux. Elle regarde tout autour d'elle, cherchant quelque chose auquel s'accrocher, mais il n'y a plus rien. Alors, elle ferme les yeux et patiente... anxieuse.


Tout s'arrête. C'est difficile à décrire, mais elle sait qu'ils sont « arrivés ». Où ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Dans le passé, d'après les dires de l'ex-directeur. Un pouvoir temporel ? Jamais l'apprentie n'a entendu parler d'une telle magie, elle pensait même que le temps ne pouvait être manipulé. Illusion ? Manipulation de l'esprit... ?
Elle ouvre les yeux. Profil type du Paradis selon les grecs... enfin, à ce qu'elle en sait, ce lieu ressemble aux temples représentés dans des manhwas : une architecture démesurée uniquement constituée de pierres blanches taillées. C'est artistique... et en tant qu'artiste, Maya est impressionnée. Impressionnée, mais pour le coup également très inquiète et ça ne s'améliore pas quand elle remarque que quelqu'un les observe, au loin. Un type dont il se dégage une aura et un charisme indescriptible, possédant un regard encore plus insoutenable qu'Isanagi. Maya se relève d'un bond et court se mettre quelques pas derrière son père et marcher à sa suite.
Oui, elle le prend pour bouclier, purement et simplement...
Au diable la politesse et les règles de bienséance.
Quand on est face à une personne qui inspire encore plus la crainte que le directeur de l'académie, mieux vaut laisser certaines mesures de côté. Et puis, comme Isanagi est plutôt grand, il masque efficacement le danger... même si par la même occasion, Maya dévoile son cruel manque de courage. Encore une fois, ça ne fait rien, parce que l'apprentie semble avoir compris ce qui se passait sous ses yeux. Le « passé », un homme sur un trône... et il convient qu'à cet instant, Maya s'identifie à ce nouveau personnage vers lequel la famille Tensho s'avance.


- Je ne l'avais jamais réalisé mais... commence-t-elle avant de s'éclaircir la voix, mal à l'aise. Deus aussi a eu sa période « seul ». Abandonné. Lui aussi a dû souhaiter avoir de la compagnie, une présence et ses côtés, et c'est peut-être pour ça que...

Se comparer à Deus, oser le prendre en exemple pour décrire ses propres ressentiments, c'est sans doute trop se surestimer. Maya pose sa main droite sur sa bouche et se tait, rouge de honte. Ferme-là et marche.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Jeu 18 Juil 2013 - 15:29

Apparemment le pinceau de Maya était une arme, à en croire les pensées qu'elle captait. Mais ce n'était pas spécialement à Léa qu'il était destiné, du moins pas pour le moment. Isanagi avait plus de chance d'être la cible. Ce qui n'allait pas l'empêcher elle de se tenir sur ses gardes, tout comme ses distances. La magie grandissait autour de l'ancien directeur, et le connaissant ça n'était sûrement pas quelque chose de bon. Il ne faisait jamais rien de bien ce type, du moins pour elle. D'ailleurs ses réponses ne lui apportaient pas grand chose. Si elle les connaissait déjà, elle ne poserait pas ses questions ! Ooooh qu'est-ce qu'il l'agaçait celui-là. Pour un peu elle encouragerait sa fille à lui peinturlurer la face. Finalement la seule à laquelle il répondait vraiment était le principe de la manipulation et du "jeu".

- Si je l'avais déjà appris, je ne demanderais pas !

Tsss. Il avait beau être devenu un renégat, qui plus est meneur de sa bande de délinquants dieux, Isanagi restait toujours aussi énervant. Et frustrant, à toujours répondre à côté. Cela dit, la rencontre n'était pas terminé, et à en croire les quelques pensées qu'elle captait il semblait décidé à apporter davantage de réponses par le biais de son sort. Des images du passé ? Qu'est-ce que c'était que ça encore... et se battre ? Croyait-il vraiment qu'elle était là pour ça ? Maya peut-être, vu leur relation ultra compliquée et étrange, c'était tout à fait plausible, mais elle ? En plus, elle n'avait aucun pouvoir réellement offensif, et vu la différence de puissance elle ne risquait pas de lui faire grand mal. Peut-être l'étourdir une seconde ou deux, ouah magnifique. Et tenter l'impossible ne lui apporterait rien d'utile, alors... aucun intérêt de se battre.

La jeune fille ne prit même pas la peine de le dire à voix haute. C'était tellement évident... et si l'ancien directeur ne l'avait pas compris par lui-même alors c'est qu'il était encore plus stupide qu'elle ne le croyait. Tout quitter ? C'est ce qu'elle voulait ? Peut-être, peut-être pas. Elle n'avait pas vraiment réfléchi très loin. Pour l'heure, elle désirait ses réponses, et pouvoir ainsi décider de la suite par elle-même, en ayant toutes les cartes dans les mains. Vivre sa vie ? Elle aimerait bien, mais se doutait qu'il y avait forcément quelque chose qui l'en empêcherait. On lui avait donné une seconde existence, immortelle à priori, du moins dans le temps, alors il y avait forcément une contrepartie. Elle voulait savoir laquelle, c'était bien pour ça qu'elle était venue voir Isanagi. Et elle ne le lâcherait pas tant qu'elle n'aurait pas la réponse.

Le sol commença à trembler. La jeune fille fit un pas en arrière pour éviter de finir par terre, pliant un peu les genoux pour avoir un meilleur équilibre. C'était quoi encore... un démon ? Non, le sort que le renégat chargeait. Tout comme elle l'avait vu une fois avec Colombe, le décor changea pour être remplacé par une pièce inconnue et celui qui semblait être ou avoir été Deus. Pour avoir déjà vécu ce genre de "voyage", Léa ne se sentait pas spécialement perdue. Et puis, contrairement à Maya, elle savait à peu près ce qui se passait grâce aux pensées d'Isanagi. Elle ne captait pas tout bien sûr mais assez pour comprendre. Et même si sa façon de les "transporter" dans le passé était différente de celle de Colombe - probablement parce qu'il leur montrait quelque chose alors que la directrice se déplaçait réellement dans le temps - le principe restait le même. La seule différente était qu'Isanagi ne pouvait sûrement pas agir sur la trame temporelle.

Maya par contre semblait bien plus surprise et apeurée. Sans doute n'avait-elle jamais subi ce genre de sort. Ca lui ferait une nouvelle expérience. Bénéfique ? Pas sûr vu son attitude. Mais bon c'était son problème. Léa préféra emboîter le pas au duo Tensho et observer Deus plutôt que de s'attarder sur l'élève. Même projetée dans une vision passé, on pouvait clairement sentir la puissance émanant du dieu des dieux, et, bien qu'elle ait le plus grand mal à ressentir des émotions, la jeune fille avait tout de même un certain respect qui s'agitait en elle. De la crainte ? Pas vraiment. Elle n'avait pas vraiment Deus en face d'elle, et n'avait rien fait qui pourrait attirer ses foudres. Non, le respect devant une telle puissance, c'était le mot. Avec un soupçon d'incompréhension : pourquoi avoir abandonné celui qu'il était à ce moment-là pour refiler son job à trois petits dieux de pacotille à côté de lui et pioncer ?

Sans doute ne le saura-t-elle jamais, et au final ce n'était pas vraiment important. La question lui traversa simplement l'esprit alors qu'elle s'approchait en l'observant, comme l'avait si bien proposé Isanagi. Maya énonça à voix haute et timide ses propres pensées. Avoir une présence à ses côtés ? Quel intérêt ? Pour le peu qu'elle avait eu de la compagnie, Léa avait constaté que ça gênait plus qu'autre chose, quand ce n'était pas elle-même qui était le boulet du groupe. Mieux valait être seul, ou alors obtenir une compagnie purement utile. Quand on voyait ce que ça avait donné avec Maya, on ne pouvait qu'en être convaincu. Même si l'apprentie déesse ne savait pas tous les détails, le peu qu'elle avait capté de la fille d'Isanagi était suffisant pour comprendre qu'elle avait morflé sentimentalement et qu'elle était en partie aussi mal à cause de ça.

- Si c'est ça sa période "Seul et abandonné" ça lui a bien réussi, vu la puissance qu'il dégage.

Léa tourna la tête vers Isanagi, se désintéressant aussi sec du dieu des dieux. Ce n'était qu'une image, un souvenir de l'ancien directeur. Poser ses questions ne lui apporteraient rien, Deus ne lui répondrait pas. Tout comme cette image, du moins pour le moment. Elle n'allait pas lâcher le renégat aussi facilement. Ok c'était sympa de voir Deus, sans doute que beaucoup de gens tueraient pour être à sa place, mais ça ne l'aidait pas. Alors dans un sens elle s'en fichait.

- Votre image est fort jolie mais ça ne me répond pas. Si on ne sert pas de passe-temps à Deus ou je ne sais qui, alors qu'est-ce qu'on doit à qui en échange de notre nature divine ? A qui ça sert de nous ramener à la vie comme ça ?

Il y avait forcément une raison. On ne fait rien sans rien, ça marche chez les humains et probablement chez les dieux également. Ca marche même dans la nature, que ce soit les insectes les plus primitifs qu'il soit comme les animaux les plus évolués. Et quelque chose disait à Léa que si elle avait la réponse à cette question, au moins celle-là, alors elle pourrait avancer. Dans un sens ou dans l'autre.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Sam 10 Aoû 2013 - 17:27
Que dois-je faire ? Que puis-je faire pour remettre ce monde comme il était d'antan ? Il dérive certes mais il n'est pas mauvais, j'en suis convaincu. Alors, peut-être...oui, peut-être devrais-je compter sur les humains eux-mêmes pour redresser la barre ? L'humanité changera peut-être sous la tutelle de grands dieux ? Peut-être...peut-être...

Deus venait de parler. Oui, c'était encore du temps où l'académie n'avait pas été créée. Où les apprentis-Dieux n'existaient pas et où il était seul à dicter les lois de l'univers et régir le monde des humains. Par de petites interactions, il avait changé la face du monde. Les religions, en faisant qu'il existait, qu'il devait par cela apporter ses croyances, ses valeurs. Et cette même volonté de dire qu'il existait et qu'il les regardait tous s'était déclinée en d'innombrable religions, par différente images de divinités. Le christianisme, l'islam, le bouddhisme. Mais le problème qu'il n'avait pas pu prévoir était cette manière féroce et acharnée de crier que sa religion est la meilleure. Pour ça, Deus s'était trompé et depuis, le monde n'avait cessé d'empirer. Enfin bref, ce discours qu'il tint datait déjà d'un bon moment.

Isanagi continuait toujours de faire face à ce dieu des dieux. Bientôt il s'en sera débarrassé, très bientôt. Il fut surpris de voir, de un, sa fille se poser derrière lui comme une petite fille le ferait et de deux, Léa qui s'était mis derrière aussi. Finalement, elles restaient encore des enfants et peu importe les idées, les pensées qu'il avait, elles auraient dû mal à comprendre. D'un geste de la main, il l'a passa à la transversale et changea l'image devant eux. C'était une image du passé qui montrait justement Deus et les trois élus. Isanagi également y était placé. L'Isanagi du présent fit alors une petite remarque pour rompre le silence.

Deus avait décidé de créer l'académie dans l'espoir de redresser le monde des humains, les rendre meilleurs et moins mauvais. Il nous avait choisit, je ne sais pas encore si c'était du hasard et nous avons tenu le discours que nous voyons à présent. A l'époque, j'étais comme vous. Un peu différent quand même mais l'au-delà, la mort m'avait fait un choc. Pour ta question, Léa, il n'y a pas d'autres moyens de devenir un Dieu mise à part s'il faut passer par les pouvoirs de Deus, peu importe le moyen de transmission.

Il s'avança alors de quelques pas tout en caressant et rassurant sa fille qui était posée derrière, par un geste proche et familier. Si seulement elle pouvait changer de caractère, enfin, elle ressemble légèrement à son père. Et cette pensée vint arracher un discret sourire même au milieu d'une scène du passé.

Vous trois, vous serez ma relève. Vous enseignerez aux élèves de l'académie. Vous leurs apprendrez comment devenir des Dieux. Je dois me reposer, je n'en peux plus...Prenez soin de l'héritage que je vous offre. Et faites que le monde des humains devienne meilleurs grâce à vous...

Les trois élus se regardèrent et acquiescèrent. Voilà comment est née l'académie des Dieux. Et à la fin de son discours, Deus se leva dans les airs et s'y cristallisa. Il venait de sombrer dans un profond sommeil.

Deus avait de l'espoir à l'époque...Il était fatigué et ne semblait plus avoir les idées claires. Le monde que nous connaissons sombrera inexorablement et c'est pour cela que je me dois d'y remettre l'ordre. Et je pense que tous autant qu'on est, si on nous a offert une nouvelle chance, c'est pour changer les choses, pour graver son nom dans l'histoire. Rien de plus, Léa. On t'offre une liberté, certes sous les préceptes de Deus, tu te dois de faire le "parcours scolaires" mais finalement, il est futile. Pour preuve, nous avions renié ce système monotone des humains et pourtant, notre force grandit de jours en jours.





 
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 11 Aoû 2013 - 14:26
Après ces quelques échanges et la mise sous glace de Deus, le calme et le silence sont de retour.
La scène n'a absolument rien à voir avec ce que s'était imaginé la jeune apprentie... d'ailleurs, le caractère même du Dieu originel est tout simplement sidérant. Alors qu'elle le craignait jusqu'alors, il apparaît désormais comme... normal. Un homme comme les autres. L'a-t-il déjà été ? Sont-ils des êtres créés à son image ? Maya n'a même plus peur... et quittant la présence rassurante de son père, elle se prend à avancer vers les 4 protagonistes du passé sans peine.


- C'était... si doux...

Deus n'apparaît pas comme un Dieu... mais comme un être faible et hésitant. Dans ce discours, il ne donne aucune prérogative, aucun conseil... il ne met en place aucune règle à suivre et ne transmet aucun objectif clair. Il ne sait pas lui-même comment agir, ni ce qu'il désire réellement. Il n'inspire pas la crainte ni le respect, juste de l'indignation.

Pour un tout-puissant créateur d'un peuple... c'est une vision pitoyablement normale.
Si doux mais si vide...
Il y a de quoi se poser des questions. Isanagi a raison : à cette époque, Deus ne devait plus avoir les idées claires. Il a semble-t-il sélectionné des humains décédés à la va-vite... Il n'a même pas pris le temps de les former et de leur enseigner ses préceptes de paix. Que le monde des humains devienne « meilleur » ? Mais qu'est-ce que cela signifie... ? C'est une tournure sujette à réflexion, à interprétation... alors que ce devrait être clair et net pour un thème si crucial. Tout a finalement reposé sur les épaules de ces trois directeurs, tout leur revient... l'académie, les enseignements, les règles... ce sont eux les décideurs et grands penseurs. Et voilà que l'un d'entre eux s'est soustrait à ses obligations. Obligations ? Jamais Deus n'a décrété que les trois individus devaient s'allier pour réussir. C'est d'ailleurs étonnant qu'ils y aient simplement pensé.


- Pourquoi... pourquoi est-ce que cela a été si absolu ? Je veux dire... vous vous êtes mis d'accord tous les trois pour appliquer une manière d'enseigner et de vivre, un règlement qui vous seyait à tous... c'était une idée géniale ! Elle aurait pu évoluer en même temps que votre vision changeait... alors pourquoi est-ce que tu pars du jour au lendemain ? Pourquoi est-ce que les deux autres sont toujours d'accord sur tous les points et que toi, tu as une vision différente d'eux... ?

Maya se trouve désormais face aux trois directeurs, leur version légèrement plus jeune. Ils n'ont dû découvrir les potions de rajeunissement qu'un peu plus tard... en tout cas, là n'est pas la question. Ils sont trois : deux hommes et une femme. Colombe Siria, Isanagi Tensho et un autre que Maya ne parvient pas à identifier. À vrai dire, elle ne l'a jamais vu. À priori, ces trois êtres n'ont aucun point commun et n'ont, pour ainsi dire, aucune réelle obligation puisque Deus vient de se retirer. Ils sont puissants, sans limites, libres d'agir comme ils le souhaitent... et pourtant, force est de constater qu'ils resteront ensemble pendant longtemps suite à cet événement.

- J'aurais été capable de comprendre trois visions différentes : 3 directeurs, 3 visions, qui découlent en 3 peuples divins qui ont des manières distinctes de comprendre et réaliser leur objectif. Ce n'est pas le comportement le plus... celui qui m'aurait le plus satisfait, mais les apprentis auraient pu choisir à partir de leur propre point de vue. Je comprenais et j'adorais le principe que 3 êtres puissent être sur la même longueur d'ondes comme nous l'étions auparavant... Mais aujourd'hui, je ne comprends plus... Je n'ai jamais entendu parler d'une telle logique. À moins que nos deux directeurs restants ne soient que des alliés temporaires et qu'ils se séparent au bout du compte...

Deux, un homme et une femme, c'est un couple de directeurs... et s'ils ne forment pas un véritable couple, alors leurs idées divergeront, un jour ou l'autre. Par contre, s'ils forment un couple... alors, ils sont plus forts ensemble que le troisième directeur. L'autre est rejeté, délaissé, pour ainsi dire jamais pris en compte dans les débats et les votes. Dans les hypothèses, un groupe de 3 ne semble jamais pouvoir perdurer...

- … ou qu'ils soient amants et forment une famille dont tu n'es plus le bienvenu... Dans tous les cas, je ne comprends pas ton objectif. Je suis désolée, mais je suis des cours... et dans l'Histoire, je n'ai jamais entendu parler d'un Roi qui tuait son peuple. Un règne de terreur... tuer tous ceux qui ne respecteraient pas les règles dictées par leur Dieu... ça, je pourrais comprendre. Les Hommes finiraient par avoir peur et cesseraient leurs stupidités. Mais... les tuer tous... à quoi est-ce que ça rime ?

Maya quitte du regard les images du passé et retourne auprès de son père.
Elle lui agrippe doucement ses mains et le regarde, inquiète.


- Quant bien même tu arrivais à tuer tous les humains, qu'est-ce qui se passerait ensuite ? Deus se réveillerait et verrait le monde nouveau avec un œil désapprobateur. Il te retirerait tes pouvoirs aussi facilement qu'il te les a donnés et tu redeviendrais un humain simple et banal... tout ce que tu auras voulu détruire. Qu'est-ce que tu feras alors, hein ?

Retour au point de départ... ou même pire, retour à l'état de cadavre. Ce serait la fin du monde, destruction de l'espèce humaine, purement et simplement. Pourquoi faire... ? Pourquoi ne plus vouloir d'êtres humains, même si la plupart n'ont aucun respect et mériteraient de ne jamais avoir vu le jour ?
Maya regarde Léa, puis Isanagi... avant de baisser la tête.


- D'après ce que j'ai compris, Deus n'a pas le courage de continuer ses efforts pour rendre les humains « bons »... et c'est pour ça que nous sommes là. Tant que nous ne faisons rien, Deus continuera de dormir, attendant patiemment le retour du calme comme un... elle déglutit ... lâche. Ça veut dire que... pour rester des dieux... il faut... qu'il reste des Hommes... ou que Deus disparaisse...

Sans quoi, ils ne seront plus des êtres exceptionnels...
… et sans quoi Maya n'aura jamais la vie qu'elle aimerait avoir désormais.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 11 Aoû 2013 - 17:52

Parfois, il vaudrait mieux rester silencieux plutôt que de se démonter en vaines paroles. A entendre Deus, Léa pouvait plutôt bien comprendre qu'en fin de compte Isanagi l'ait trahi. Qui voudrait d'un truc pareil au dessus de soi ? Un dieu, qui plus est dieu des dieux, se doit d'être exemplaire, infaillible. Il a la puissance, la connaissance, ainsi que le devoir de guider les autres. Quand bien même il puisse ressentir des émotions aussi banales et stupides que celles des humains, comme la peine, la solitude, ou la lâcheté, il ne doit pas se laisser mener par elles. Alors entendre Deus, LE Deus, douter, se remettre en question, ne même pas savoir quoi faire, pour au final balancer le boulot à trois pleupleus sortis de nulle part... Si Isanagi voulait lui faire perdre toute crédibilité, c'était totalement réussi.

Quel besoin de changer les choses, de revenir en arrière ? Remettre le monde comme avant... et si au contraire il se devait d'avancer, quel que soit le résultat ? De quel droit devait-on intervenir, soit disant parce qu'un dieu inutile et endormi l'avait dit ? Quel intérêt... pour lui comme pour eux ? Et si le monde ne voulait pas d'eux, n'avait pas besoin d'eux ? Sans compter qu'une fois encore, les notions de bien et de mal s'affrontaient, mais restaient totalement subjectives. Pour Deus, le monde était mauvais, les humains mauvais, et ses petits protégés bons... ou pas. Les renégats le prouvaient très bien, après tout eux aussi avaient été choisi par lui, du moins les premiers, tout comme leur meneur.

L'image changea à nouveau, et la jeune fille ne broncha pas, attendant la suite. Isanagi les trouvait "petites" à se cacher derrière lui ? Elle préférait voir cela comme de la prudence. Après tout, c'était lui qui menait la danse, et elle n'avait aucune confiance dans ce dieu, bien au contraire. Lui pouvait tout se permettre, dans un certain sens elles étaient bloquées dans son illusion, ses souvenirs. Alors elle aimait mieux ne pas trop s'exposer, même si elle ne voyait pas vraiment comment elle pourrait se défendre s'il venait à l'attaquer, d'une manière ou d'une autre.

Cette fois Deus était avec ses trois élus, et leur donnait ses instructions... enfin, le mot était bien fort pour ce qu'il leur disait. Comme le pensait si bien Maya, il les balançait dans la nature avec leurs pouvoirs sans rien leur expliquer. C'était un miracle qu'ils aient créé réellement l'académie comme demandé et se soient pliés au jeu. Après tout, ils auraient très bien pu profiter du sommeil de Deus pour servir leurs propres intérêts, se séparer, aller chacun où ils le souhaitaient et vivre comme ils l'entendaient. Dans un sens, c'était eux qui s'étaient fait le plus avoir, car maintenant il y avait sûrement trop de petits apprentis dieux qui souhaitaient servir Deus pour qu'ils puissent se libérer de leurs entraves. Certes, Isanagi l'avait fait, mais cela avait renforcé les autres sur leurs positions. Il passait - ou était ? - le méchant de l'histoire contre lequel il fallait se dresser. Le parfait symbole autour duquel les gens se réunissaient, que ce soit pour l'aider pour le détruire.

Passer par les pouvoirs de Deus pour devenir un dieu... donc, d'accord ou pas, ils devaient forcément se farcir l'académie ? Non apparemment, mais dans ce cas comment les renégats faisaient-ils ? Avec ce que leur meneur avait piqué, ces pages du grimoire de Deus ? C'était suffisant ? Sans doute, sinon Isanagi n'aurait pas autant de pions à utiliser. Mais était-ce réellement acquis... ? A quoi bon se rebeller, détruire, obtenir la puissance d'un dieu, si au final le créateur de tout ça pouvait tout reprendre à son réveil ? Car il finirait bien par revenir à lui. Vu son caractère entraperçu dans les souvenirs de l'ancien directeur, il ne serait pas bien redoutable, mais ça n'en diminuait pas pour autant son pouvoir. Et puis elle l'avait vu dans un moment de faiblesse. Qui sait ce qu'il donnait dans ses instants forts... 

C'était presque amusant de constater que les deux apprenties déesses ne se concentraient pas du tout sur la même chose. Maya était axée sur l'académie et son avenir, dans un certain sens, sur l'incompréhension des actes des directeurs. Cette union brisée, cette trahison, et la possibilité que, tôt ou tard, ça se reproduirait... Alors que Léa ne pensait qu'à elle, se foutant royalement de l'école, de ses membres et de ses dirigeants. Etait-ce mieux, était-ce pire ? Difficile à dire. Cela dit, elle devait reconnaître que la fille d'Isanagi soulevait un point pertinent : que se passerait-il si tous les humains étaient détruits ? A quoi serviraient-ils, eux qui étaient censés être revenus pour les améliorer ?

Certes, cette soit disant amélioration pouvait très bien passer par la destruction. Mais ensuite ? Remarque la question se posait également dans le cas contraire, une fois que le monde aurait été amélioré, serait "revenu en arrière", comme le souhaitait Deus. Une fois qu'ils ne seraient plus utiles... Léa ne savait pas quoi choisir dans tout ça. Ses convictions étaient trop floues, trop égoïstes et trop peu émotives pour qu'elle sache si elle préférait détruire ou protéger. Les deux possibilités lui semblaient totalement vides de sens. Protéger les humains ? Elle n'en connaissait aucun, qu'est-ce que ça lui apporterait ? Les détruire ? Même chose... de toute façon, ils finiraient par se massacrer eux-même.

Une troisième possibilité... ? Vivre tranquillement, seule, quelque part ? Autant se suicider. Ca ne lui apporterait rien non plus. Finalement, elle était probablement bien plus pathétique et perdue que Maya. Elle au moins avait un but, des émotions, des convictions. Elle cherchait quelque chose, elle voulait atteindre un objectif. Alors que Léa... elle voulait des réponses, elle en avait eu, et maintenant, alors qu'elle pensait trouver un sens quelconque à son existence, elle découvrait qu'en fin de compte il n'y avait absolument rien. Elle en serait presque peinée. Presque.

Finalement, elle aurait été bien mieux si Deus l'avait laissée à sa mort. Le dieu des dieux... tout était de sa faute. Et dans un sens, c'était lui la grande menace actuelle. Il pouvait certainement reprendre ce qu'il avait donné, et le ferait sans doute une fois réveillé, quand il verrait le résultat des jeux. Que ce soit la destruction totale ou le sauvetage des humains. A moins qu'il trouve une nouvelle utilité à ses pions ? Faites donc ceci pendant que je me rendors, et quand vous aurez atteint cet objectif je me réveillerai et déciderai si je vous donne une autre corvée à faire ou vous détruis.

Non. Léa ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait, mais ça, c'était sûr, elle le refusait. Servir d'instrument à un abruti de dieu totalement lâche qui préférait laisser le boulot aux autres, sans même leur donner de directives claires ou d'aide... avec la menace de finir au même point qu'avant une fois tout accompli... Elle n'en voulait pas. Mais comment éviter cela ? La réponse vint d'elle-même : en détruisant la menace. Puisque Deus était responsable de tout, et pouvait à son réveil tout supprimer... elle devait le tuer avant. Simple n'est-ce pas ?

Bon à partir de là... c'était un joli objectif, et la jeune fille savait très bien que, si elle essayait de le mener à bien, elle mourrait définitivement avant. Déjà qu'elle ne se risquait pas à affronter Isanagi, elle n'avait aucune chance d'avoir Deus. Mais au moins elle y passerait en ayant suivi ses convictions, ce qui serait une victoire pour elle. Et puis... aucune chance, vraiment ? Le lâche pionçait forcément quelque part, que ce soit dans ce plan ou un autre, ou même éparpillé dans plusieurs, et donc vulnérable. Il "suffisait" si l'on peut dire de le trouver et de profiter de son état de faiblesse pour le détruire. Comment précisément... elle aurait tout le temps de trouver. Car avant de s'en prendre à lui, elle devrait être forte. Très forte. Devenir une déesse à part entière. Et ça, ce serait pas pour tout de suite. Mais ça viendrait... oh oui.

Maya avait probablement raison. Pour rester des dieux, il fallait qu'il y ait des humains - dans le cas où l'on avait choisi de les aider - ou qu'il n'y ait plus Deus - dans le second cas.

- Peut-être que Deus peut reprendre ce qu'il a donné à son réveil. Peut-être pas. Rien ne dit qu'on ne peut pas devenir aussi puissant que lui, voire davantage.

Après tout, il avait forcément commencé lui aussi par être un apprenti. Sans doute pas au même titre qu'eux, mais, comme toute chose, il avait dû évoluer. Et donc elle aussi le pouvait. Et le ferait. Relevant la tête pour mieux voir Isanagi - après tout elle était toujours aussi petite et lui aussi grand - elle l'observa comme si elle le jugeait, mesurant ce qu'il pouvait ou pas lui apporter pour son propre objectif.

- On a besoin des pouvoirs de Deus pour devenir un dieu à part entière... et vous les possédez ?

Une question très simple, dont la réponse semblait évidente. Mais elle préférait avoir une confirmation pure et dure. Est-ce ces pages contenaient assez de puissance pour qu'elle atteigne un niveau proche de celui de Deus, voire supérieur ? Un mot, un seul, et elle pouvait prendre sa décision, probablement la plus importante de toute sa vie divine.
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Sam 17 Aoû 2013 - 22:01
Finalement, les images de l'ancien temps s'estompèrent et passaient à une toute autre image. Le monde qu'Isanagi voulait. Ils étaient à présents en haut d'une colline où le soleil se reflétait sur une mer tranquille. Quelques oiseaux volèrent en cadences et une douce brise venait caresser leurs joues. Des paysages utopiques où la nature a reprit ses droits et où les bâtisses humaines étaient devenues des ruines archaïques pourvues d'une épaisse couche de mousse. Le chef des renégats se tourna donc vers les deux filles afin de répondre une nouvelle fois aux questions et remarques.

Deus a voulu que nous dirigions l'Académie, calqué sur le principe des humains. Or pour devenir des divinités, on ne reprend pas les principes corrompus des humains. Il a vu aux travers des siècles, les humains ruiner la beauté de ce monde et devenir mauvais. Alors pourquoi calquer des divinités en pouvoirs sur des humains mauvais jusqu'à la moelle ? Vous ne trouvez pas ça contradictoire ? Deus n'est qu'un lâche qui nous a laissé un lourd héritage. Un fardeau même.

Il s'arrêta pour reprendre son souffle. Tirant une bouffée de sa cigarette, il marcha jusqu'au rebord de la falaise et se mit assis. D'un regard tranquille sur l'horizon, il continua son discours qui allait long.

Les deux anciens compagnons. Enfin directeurs que j'avais ont suivis les "ordres" de Deus à la lettre. Comme des moutons lobotomisés, ils n'ont jamais réfléchis à ce que leurs offrait le statut de divinités. Non pour eux, ils leurs fallait juste apprendre aux apprentis ce qu'ils devaient savoir. Ca s'arrête là. Ma vision personnelle en est toute autre. Je veux détruire l'humanité mais pour bâtir un monde meilleur. Un monde où la nature sera fleurie, belle et magnifique mais surtout...un monde où seuls les divinités pourront vivre leurs vies. C'est comme l'Olympe et ses Dieux grecs. Pourquoi devrait-on se coltiner un système scolaire avec une cage dorée alors qu'il y a un monde qui nous attends nous ? Rien que pour nous ?

Tapant sa cendre sur le rebord, il fit signe aux deux filles de venir s'asseoir à coté de lui. A profiter de cette vue utopique qu'Isanagi prévoyait. Bien sur, les renégats usaient des pouvoirs de Deus. Le savoir. Comment des humains tout juste crevés (le mot est fort) pouvaient apprendre les rouages divins s'ils n'avaient pas un manuscrit auquel se référer ? C'est là que le grimoire entre en jeu.

Léa, pour répondre à ta question, oui, nous devions nous référer a quelque chose pour apprendre aux apprentis et nous avons le savoir de Deus par le biais d'un grimoire. Lors de la révolte des renégats, j'ai volé - avec l'aide de Jhoken - un certain nombre de pages importantes de ce livre et grâce à cela, nous pouvons nous élever nous aussi aux rangs de Dieux. De plus, de par mon expérience, je peux aider. Je ne suis plus le même Dieu que tu as rencontrée à cette même gare. Je suis devenu plus puissant, plus fort. Et pour te répondre ma fille, Deus est fatigué, épuisé et nous, les renégats, nous sommes de plus en plus nombreux et puissants alors il ne fait aucun doute qu'il périra !

Le paysage redevint alors celui de la gare avec les humains stoppés dans leurs mouvements, figés. Se relevant du sol, il observa les deux jeunes demoiselles et décida de poser deux questions. Pour Léa, il ne se faisait qu'aucun doute qu'elle avait finit par se ranger à ses côtés, à comprendre son point de vue mais pour Maya, sa fille chérie, ça s'annonçait plus difficile.

Puis-je vous retourner quelques questions. Une seule. Simple. Que ferez-vous lorsque vous aurez atteint le rang de Déesses ? Rester encore dans l'académie ? A apprendre aux futurs élèves comment devenir à leurs tours des Dieux ? Ne vous êtes-vous jamais posées cette question depuis que vous êtes l'enceinte de la Deus Académia ?  

 
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 18 Aoû 2013 - 13:05
Tous trois changent d'environnement. La vision est si réelle qu'ils y sont carrément plongés, chant des oiseaux et caresse du vent compris. C'est un pouvoir assez effrayant... il y a de quoi se perdre dans ses propres pensées et sa propre imagination sans jamais pouvoir en revenir. Un monde meilleur que ce qui les entoure, à n'en pas douter.

Maya regarde autour d'elle, émerveillée. Ce monde est calme, rendu à la faune et à la flore, débarrassé des terroristes Humains, tel que le conçoit un protecteur de la nature. Évidemment... la fin des nuisances sonores et le retour du calme a du bon. C'est comme ceux qui retournent vivre dans les montagnes, loin de leur civilisation : oiseaux qui chantent, absence d'engin motorisés, retour des nuits noires et du ciel étoilé. Paraît-il que sans pollution lumineuse, il est possible de distinguer la galaxie et son centre à l'œil nu. C'est peut-être le meilleur monde qui soit, débarrassé de tous les préceptes auto-destructeurs qu'ont mis en place les Humains pour leur propre régulation... ou pour leur propre contrôle des uns par les autres.
La fille ressent de la tendresse pour son père. Ce n'est pas ce qu'elle imaginait. Pourquoi voudrait-elle affronter une personne avec des intentions si... pures ? Pourquoi voudrait-elle le tuer alors qu'il incarne une chance d'un monde meilleur, débarrassé de toute noirceur ?
Mais par extension, elle le croit désormais naïf...


- Ton monde... tu ne te rends pas compte ! déclare-t-elle aussi convaincante que possible. Tous ceux qui te rejoignent sont les pires pourritures que la Terre ait connue ! Ils n'en ont qu'après les morts que tu leur promets... c'est ça ce qui les attire... et ils ne savent pas du tout ce que tu veux faire...

Le monde des Bisounours où tout est beau, tout est bisous une fois que le principal problème est réglé. Ce pourrait être vrai si tout le groupe avait la même vision du futur, la même envie d'un monde plus sain et plus juste... mais imaginer cela, c'est se voiler la face.

- Ce... Jhoken... c'est l'être le plus... horrible que je n'ai jamais vu. Son air vicieux et sadique... Lui se contrefiche de ton monde, il ne cherche qu'à déverser son mal partout où il le pourra. Je suis certaine que seuls la vue du sang et les cris de ses victimes l'intéressent... et c'est ce genre d'êtres que tu veux pour ton monde futur ? Tu le trouves réellement meilleur que les humains ?

En réalité, il y a plusieurs groupes d'individus qui rejoignent Isanagi : ceux qui ont la même vision que lui et ceux qui ne cherchent qu'à tuer. Et le père, si avide et esclave de sa propre vision utopique, accepte ces drôles de lurons dans ses rangs. Et qu'arrivera-t-il quand les humains seront anéantis ? Tous les dieux vivront dans la paix et la joie ? Il n'y aura plus que des rires ? Foutaises. Il faudra instaurer des règles pour que les fous se tiennent à carreau. Il faudra un chef pour les contrôler. Et ce chef pourra se faire destituer par n'importe qui, jusqu'à ce qu'un jour, un puissant taré prenne le pouvoir. Et ça donnera l'anarchie, la règle du plus fort et la justice biaisée au bon vouloir de « sa majesté ».

Et ça... est-ce que c'est vraiment mieux que des humains faibles et inoffensifs ?
Maya fait un geste du bras affichant sa dénégation. Elle est très préoccupée et se sent très impliquée par cette histoire, malgré qu'elle n'en soit pas l'instigatrice.


- Papa, tu te trompes... tu te goures complètement ! Si tu persistes, le monde va s'embraser et ta jungle verte se transformera en cendre ! Plus rien ne pourra pousser... parce que ce ne seront pas que les humains qui trépasseront, mais la vie dans son ensemble... C'est de ça dont sont capables tes « alliés ».

Voilà la raison pour laquelle « c'était mieux avant » : avec trois directeurs, les dieux étaient obligés de se comporter correctement. Ils n'auraient pas fait le poids face à un tel pouvoir au-dessus d'eux. Désormais... laissés libre de faire ce qui leur chante, qui sait ce qui pourra arriver ?

- Madame Léa, vous êtes d'accord avec moi, pas vrai ? fait-elle en s'adressant à sa camarade avec des yeux suppliants. À nous deux, nous devons pouvoir lui faire entendre raison !

Maya s'approche de Léa pour lui agripper les mains et lui montrer sa détermination. Il faut qu'elles puissent s'entendre et allier leurs idées pour qu'Isanagi comprenne et cède. La jeune femme aurait aimé leur montrer ce monde de cendre qui squatte désormais son cerveau, mais à la place, les voilà de retour dans la gare. Retour à la réalité. Isanagi leur pose alors une question à toutes les deux... question à laquelle Maya ne sait pas quoi répondre. Cependant, elle a une excuse toute trouvée et ça depuis le début : l'origine de son mal-être qui refait surface depuis maintenant plusieurs mois.
Elle baisse les yeux.


- Moi... je te l'ai déjà dit tout à l'heure : « je ne vois rien pour mon propre futur ». Vu mon développement chaotique, je ne serais jamais une déesse de toute façon...

Il suffit de ne pas croire pour ne pas avoir à imaginer. Solution de facilité... sûrement. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'enseignera jamais. Peut-être ira-t-elle vivre avec les humains pour monter dans leur hiérarchie, devenir quelqu'un d'important et instaurer des préceptes un peu plus nobles dans leur façon de penser. Essayer de les changer depuis l'intérieur...
… ou bien s'enfuir définitivement et trouver un nouveau monde, une autre planète, un autre Soleil... parce qu'elle n'aura pas le courage de les éliminer tous pour son propre bonheur. Avis qu'elle sera malheureusement seule dans son aventure, puisque tous autant qu'ils sont fuiront ce petit bout de femme et que ceux qui veulent encore d'elle aujourd'hui, sa famille et ses amis, c'est elle qui tente de les fuir pour des histoires de principes et de malaise intérieur...
Tout cela à cause d'une histoire d'amour qui a tourné à la catastrophe...
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Re: Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce] - Dim 25 Aoû 2013 - 14:37

Isanagi s'amusa à nouveau à changer les images qu'il leur montrait, sauf que cette fois ce fut bien plus agréable. Une colline, la mer, un doux soleil et un petit vent agréable qui venait soulever les longs cheveux de Léa, jouant un peu avec sa robe assortie... le beau tableau idyllique. Quelques restes de bâtiments humains prouvaient leur ancienne existence, tout comme la force de la nature qui les possédaient désormais. Curieusement c'était un peu nostalgique. Le dieu exposa à nouveau son point de vue, qui semblait somme toute très logique. Les Hommes faisaient des erreurs, les reproduire du côté divin n'amènerait rien de bon. A moins que ce ne soit une chance qu'on leur donnait d'apprendre à évoluer sans répéter les mauvais choix du passé. Mais ça, ce n'était qu'une façon de voir qui était inutile aux yeux de la jeune fille.

C'est sûr qu'à voir le monde avec ceux d'Isanagi était agréable. Imaginer une planète épurée, où animaux et plantes vivaient sans la crainte de la pollution ni de la destruction massive causées par les humains... avec uniquement les dieux pour la peupler... hum non, le joli tableau s'arrêtait là. Comme le disait si bien Maya - qui avait beau être perdue, elle n'en était pas pour autant stupide - les renégats ne se contenteraient sûrement pas de vivre gentiment les uns avec les autres. Certains n'avaient même pas les mêmes buts et ne suivaient l'ancien directeur que pour servir leurs propres intérêts. Ce qui était tout à fait normal, mais ça mettait en péril la vision qu'il avait de son futur.

Cependant, Isanagi n'était pas non plus stupide. Il était certainement conscient de cela. Il savait forcément ce que ses alliés voulaient et à quel point ils étaient aussi dangereux pour les humains que pour les autres, dieux, animaux, végétaux, planète, et même univers sans doute. Il devait avoir prévu quelque chose. Ce que sa fille ne semblait pas concevoir. Léa secoua la tête et se dégagea les mains lorsque l'autre apprentie vint les lui prendre. Madame ? Elle ne faisait pas si vieille... !

- Je suis d'accord mais je pense qu'Isanagi n'est pas stupide et a forcément dû réfléchir à la question. Il ne laisserait pas son beau petit monde utopique devenir un tas de cendres.

Au principal concerné d'expliquer s'il le souhaitait car, là encore, la question n'intéressait pas vraiment l'apprentie déesse, contrairement à la réponse qu'elle obtint. Le renégat possédait le savoir de Deus nécessaire à l'élévation au rang de dieu, et donc à l'acquisition de la puissance qui allait avec. Sans avoir à se farcir des heures et des heures de cours inutiles, ni de missions stupides avec des hot-dogs et autres stupidités du même genre.

C'était suffisant pour que Léa choisisse enfin sa voie. Peu importait le prix à payer, elle voulait devenir puissante, et la guilde noire était la plus à même de l'y aider. Et une fois ce statut de déesse complète atteint... Deus n'aurait qu'à bien se tenir. Cela prendra le temps qu'il faudra, mais elle y parviendrait. Ou elle mourrait à nouveau, définitivement, et serait tout de même gagnante, puisque libérée de tout ce petit jeu divin. Dans tous les cas, elle s'en sortait.

Le paysage de rêve disparut à son tour, les ramenant tous à cette fameuse gare où, étrangement, beaucoup de choses commençaient pour l'apprentie déesse à chaque fois qu'elle s'y trouvait. Ce fut au tour d'Isanagi de poser quelques questions, qui se résumaient en une seule : leur vision de leur propre avenir. Léa avait eu plusieurs réponses au fil de sa vie post-mort, qui pouvaient se réduire elles-mêmes à une seule : savoir ce qu'elle serait à ce moment-là pour connaître ses possibilités. Car c'est bien beau de faire des projets, mais si on ne sait pas ce qu'être un dieu fera, on ne peut pas vraiment décider de son futur.

- Cette question en entraîne une autre à laquelle on n'a pas vraiment de réponse à l'heure actuelle : qu'est-ce qu'on sera en tant que dieu ? Je suppose qu'à l'académie, on recevra une mission quelconque visant à améliorer l'humanité. Ou une autre planète à gérer, qui sait. Et ça ne m'intéresse pas.

Alors finalement elle ne répondait pas réellement. Mais il faut dire qu'elle venait à peine de décider de ses futurs actes, alors elle n'allait pas les partager aussi vite avec quelqu'un. Encore moins Isanagi. Elle le respectait, elle respectait sa puissance et ce qu'il pouvait lui offrir, mais elle n'en oubliait pas pour autant ce qu'elle lui devait. Il restait un psychopathe sadique en qui elle n'avait aucune confiance.

La pauvre Maya restait perdue, mais ce n'était pas un crime. Après tout, dans un certain sens, Léa était dans le même cas un peu plus tôt. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait de sa vie, seulement qu'elle cherchait des réponses. Et à partir de celles-ci, elle avait trouvé une voie. Bonne, mauvaise, les deux, allez savoir, et peu lui importait. Elle la suivrait, c'est tout. Sans doute que pour la fille de l'ancien directeur un jour la réponse lui viendrait également.

- Tout est possible. Il suffit de chercher. Tu ne vois peut-être rien pour le moment, mais si tu pars en quête d'une réponse, tu la trouveras. Encore faut-il en avoir l'envie.

Et ça, c'était autre chose pour laquelle la jeune fille ne pouvait rien. C'était à Maya de choisir si elle voulait vraiment trouver sa voie ou si elle préférait faire la zombie et attendre que la fin arrive. Pour elle, le choix était vite fait. Son objectif n'en était pas pour autant plus facile... tuer le dieu des dieux. Enfin au moins ça allait l'occuper pendant un bon moment...
Des questions, une mise au point. [Pv Maya Tensho & Léa Dolce]
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