Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Examen] Le blanc et noir sauve le bleu [Terminé]

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Le héros noir et blanc
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[Examen] Le blanc et noir sauve le bleu [Terminé] - Mer 1 Mai 2013 - 22:12

Le blanc et noir sauve le bleu

__Depuis quand acceptais-je des missions de la part des têtes pensantes de l'académie ? Difficile à dire. sans doute depuis que je rendais parfois des visites à Deus, dans son temple, pour jouer à un jeu de hasard avec lui, où il avait d'ailleurs plus de chance de gagner que moi et qui impliquait que je devais l'aider, de quelque manière que ce soit, si je perdais. Depuis quand pouvais-je aller dans le monde humain tout seul ? Sans doute depuis que la guilde noire avait fait son apparition : il ne fallait pas baisser les effectifs ou déranger les cours pour une mission qu'un élève seul était capable de résoudre. Et surtout, pourquoi dois-je raconter ça moi-même ? Où est mon narrateur ?

__HUM, ce matin-là j'étais donc allé au temple et sans me formaliser le moins du monde, je saluait Deus, qui, j'en étais toujours aussi sûr que je le suis maintenant, entend tout ce qui s'y dit. Rapidement, je battait mon paquet de cartes qui diminuait de passage en passage et pas de bol, j'en tirais le trois de pique, que je laissais sur place en jurant de faire quelque chose pour lui dès que l'occasion se présenterai. Je partis de très mauvaise humeur de cet endroit que je n'aimais pas et encore moins quand je n'en sortais pas avec une nouvelle aptitude. Et cela me mit encore plus en rogne contre tout et rien que personne ne remarque que je n'étais pas d'humeur à répondre à des salutations d'idiot amical essayant de ne pas s'arrêter sur l'image de son interlocuteur, que je venais encore de perdre et devais me soumettre aux conséquences de ma défaite. Malgré tout, il semble qu'à force les gens commencèrent à se passer le mot, ils avaient lu dans ma posture, dans mes poings serrés, que je n'étais pas tenté par les civilités, qu'il valait mieux me laisser tranquille. Peut-être que comme Ealia, je commençais à dégager une inquiétante aura négative, du genre qui vous donne des frissons sans que vous sachiez consciemment pourquoi, jusqu'à poser les yeux sur la source et reculer d'un pas. La foule s'écartait littéralement à mon passage, malgré que personne ne puisse voir mon visage, qui d'ailleurs, était resté neutre, car je perdais le réflexe de le mouvoir pour signifier des émotions que personne ne voyait, ceux qui ne voyaient pas pourquoi il fallait laisser place suivaient juste le mouvement de ceux qui avaient compris.

Spoiler:
 

__Cependant, un jeune homme se détacha de la foule environnante et alla se poster en face de moi, je n'eus à ce moment qu'une envie : lui mettre mon poing dans la figure. Puis en regardant ce sur quoi je voulais frapper, j'eus un choc, il me rappela quelqu'un, ce musicien que j'avais vu en rêve au beau milieu du bal de l'académie. Je me rappelais de la leçon qu'il m'avait donné et réalisait à quel point j'étais stupide de me mettre dans tous mes états pour quelque chose de si anodin que de perdre quatre fois de suite contre Deus à un jeu de toutes manières, profitable. Avec tout ça, j'avais manqué la moitié de ce que le type en face tentait de me faire comprendre. J'eus juste cette conclusion :

- Vous n'avez donc pas le choix de me suivre.

__Et en effet, comme je ne comprenais rien à ce qui se passait, je préférait le suivre à l'intérieur du bâtiment administratif, jusqu'à un bureau dans lequel nous nous asseillâmes. Dès lors, il continua son petit briefing et je compris rapidement ce que j'avais manqué précédemment : je devais aller retrouver un élève nommé Gabriel, qui à peine arrivé, était retourné dans le monde humain. Avec un pouvoir si faible que le sien, il ne pourrait pas se faire voir ou entendre des humains, il n'y avait donc aucun risque qu'il révèle par mégarde l'existence de l'académie, cependant, s'il croisait un renégat, celui-ci pouvait le convaincre de les rejoindre et s'il se faisait attraper par un des monstres rodant dans le monde humain, cela risquait de ne pas être facile de le retrouver par la suite. Je ne pouvais pas me plaindre, du moins, d'avoir eu du mal à trouver un service à rendre à Deus.

__Le jeune homme m'invita à me rendre au port dans les plus brefs délais pour ne pas rater le prochain bateau vers le monde des humains, car, bien sûr, "Vous n'avez pas le droit à l'échec". Ne doutant pas le moins du monde du bien fondé de son avertissement, je fonçait jusqu'à l'embarcadère et j'arrivais pile à l'heure, ou presque, car, la passerelle étant déjà retirée, je dûs sauter sur le bateau tant que j'en avais l'occasion et je réussi à m'accrocher à une des cordes qui devaient empêcher les passagers de tomber du pont. À bord, je reconnu le repenti qui m'avait poursuivi lors de ma dernière ballade dans le monde des hommes et j'en profitait pour m'excuser rapidement de l'avoir perdu en ville lors de notre précédente rencontre. Il fut tout d'abord assez étonné, généralement, semble-t-il les élèves considèrent les repentis comme des moins que rien qui ne méritent ni salutation, ni reconnaissance, ni excuses et considération, puis il fut ravi que je prenne la peine de venir le voir pour quelque chose qu'il considérait comme anodin et m'accorda rapidement le pardon demandé. Mais nous n'eûmes pas vraiment le temps de faire connaissance, sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et le repenti n'eut pas le temps de se présenter que déjà, son chef le rappelait à l'ordre, en le traitant au passage, de tire au flanc. À part ça, le voyage se déroula dans la plus grande normalité et je m'ennuyait mortellement.

__Arrivé au port dans le monde des humains, je me dirigeais vers la sortie. Mais j'oubliais une chose : habillé comme je l'étais, je n'allais pas, mais alors pas du tout passer inaperçu. C'était déjà difficile quand j'avais mes vêtement noirs, que les gens ne me voient pas trop et ne regardent pas mon masque, mais avec mon costume, c'était clairement impossible. Et pas de chance, ce n'étais pas un jour de carnaval et aucune convention n'était organisée dans le coin. Restait qu'à espérer que le grand public avait oublié les quelques images de moi parvenues jusqu'à la presse qui m'avait allègrement diabolisé à l'époque. J'eus la chance de ne croiser que très peu de gens sur mon chemin vers les quartiers métissés où il avait été vu récemment, où il habitait sans doute étant vivant et où il comptait sans doute rejoindre sa famille. Mais au bout de la ruelle où je me trouvais, à la frontière de ce quartier, soudain, une foule sans nom encombrait la rue, retenue sur le trottoir par une barrière métallique. C'était pas de chance d'être tombé sur un festival de ce genre. D'autant moins que c'était là que se trouvait le nouveau : au milieu de la route, un homme noir, avec des cheveux blancs, coiffés de manière tellement originale que j'ai pas envie de la décrire et que je vous l'illustre

Spoiler:
 

, un long vêtement clérical, ou de cette trempe-là, couvrait son corps manifestement musclé. Il était en train d'essayer de se faire voir, il agitait les bras, criait dans les oreilles de gens. Ce ne pouvait être que lui, ou c'était une sacrée coïncidence et un autre apprenti dieu se trouvait également dans les environs. Des bruits de tambours et de gongs se rapprochaient, cela me donna une idée, je passai derrière les gens agglutinés contre les barres métalliques, arrivant à l'horizontale du dragon qui ouvrait le cortège de fête asiatique quelconque. Le plus vite que je le pus, je fendis la foule, essayant de ne pas laisser au gens le temps de me détailler, puis, invisible, je sautai au dessus de la barrière et se glissai sous le dragon quand il était assez haut, pour finir par redevenir visible quand il rasait le sol. Ainsi, personne ne m'avais vu, ou presque. Je sortis de sous le monstre de tissus et couru au milieu de l'allée, dans l'incompréhension générale. Au passage, comme prévu, j'attrapai Gabriel par le bras et le forçait à me suivre jusqu'à mon objectif : n'importe où, mais un endroit désert. Assez rapidement, je trouvais un endroit, une ruelle accessible grâce à un mauvais raccord entre les barrières qui donnait sur une cour. Une fois dedans, je m'assurais que personne ne nous avais suivi, mais les gens ne semblaient pas vraiment s'inquiéter, peut-être m'avaient-ils pris pour un cosplayer... Celui que j'avais arraché à ses tentatives de se faire remarquer, par contre, avait quelques questions à me poser, mais je ne lui en laissait pas l'occasion, lui criant presque les réponses, tant je haussait la voix en faisant semblant de m'énerver :

- Ils ne peuvent pas te voir, tu es mort, la seconde vie, c'est uniquement à l'académie, du moins jusqu'à avoir assez de pouvoir pour avoir un corps matériel sur terre. Si tu as été régénéré, ce n'est pas pour continuer une vie tranquille sur terre, mais pour devenir un dieu, une entité supérieure, capable de protéger aussi biens ces inconnus que ta famille, s'il t'en reste. De toutes façons, si tu reviens sur terre, que crois-tu qu'il va se passer ? Tes proches, tes amis, les autorités, tous t'ont vu mort et enterré, tes papiers ont été archivés, tes affaires ont été léguées, vendues, ou données et si l'état voit cela, tu crois vraiment qu'ils vont rester sans rien faire ? Non ! Ils vont t'attraper, faire des tests sur toi et ils vont peut-être même découvrir ce que tu es devenu. Crois-moi, tu dois oublier cette vie-là, si tu continue, tu les verras tous mourir un par un alors que tu resteras jeune et frais comme un pinson, ou que tu vieilliras sans jamais pouvoir mourir à ton tour. Suis-moi, on rentre.

__Il était bouche-bée, il me regardait comme un imbécile, ne trouvant rien à répondre à cela. Pour une fois, j'avais raison sur toute la ligne. Mais soudain, son attitude changea, il paru curieux, puis étonné, puis... effrayé, mais il ne trouvait toujours pas les mots pour dire ce qui lui passait par la tête. Il leva un bras en tremblant pour me montrer ou... me dire de regarder derrière moi ? Trop tard, je me sentais poussé en avant par un monstre qui venait d'essayer de s'agripper à mon dos, sans, heureusement pour moi, réussir son coup. En me retournant, je donnais un coup de pied retourné qui toucha le monstre sur le côté de sa répugnante tête de rampant. Des goules, c'était bien ma veine, en plus, pas qu'une... Au premier coup d'oeil, j'en dénombrai sept. D'un geste rapide, je saisissait le manche de mon pistolet dans mon veston et je tirai sans tarder sur la plus proche de nous, dont le cerveau s'éparpilla un peu partout derrière elle. Je suis de nature économe et raisonnable, c'est pourquoi je laissais les autres s'approcher, préférant ouvrir la lame intégrée de mon arme et sortir un de mes couteaux de ma poche que de tirer à nouveau. Sans que je ne lui aie demandé quoi que ce soit, le nouveau avança de quelques pas en déclarant :

- Je vais me les faire, tu verras qui est l'entité supérieure ici.

__L'une d'elle tenta de lui sauter au visage, mais utilisant sa force naturelle, il l'attrapa par le cou et la stoppa net dans sa progression. Trop près cependant, elle lui cracha une bonne bouffée d'haleine létale et ses forces d'un coup, l'abandonnèrent alors qu'il sombrait dans l'inconscience. *Quel boulet !* Pendant ce temps j'avais tiré deux fois, et détruit autant de têtes de ces sales bêtes. Je tirai une nouvelle fois pour éliminer celle qui avait endormi Gabriel, qu'elle n'aie pas le temps de lui faire de mal, puis je m'approchait en marchant de celles qui restaient. Étrangement téméraires pour des créatures, si faibles, elles ne firent pas un mouvement en arrière, s'approchant toujours pour essayer de le manger, mais alors qu'un mètre à peine les séparait de leur proie (moi), je me rendis de nouveau invisible et plantait pendant que la surprise faisait effet, une lame dans la gorge de deux d'entre elles. En réapparaissant à cause de la limite de temps, l'avant dernière goule eu juste le temps de voir mon pied gauche lui écraser la tête contre le béton. J'eus de la chance, que cette fois, maintenant qu'elle était seule, la goule prise de panique tente de s'enfuir, car à la distance où elle se trouvait, elle aurait sans nul doute réussi, en me sautant dessus, à me faire tomber. Aussi je n'aime pas tirer dans le dos, normalement, mais là, ce n'est pas pareil, les lâches ne méritent pas ma pitié. Avant de m'attaquer au réveil de celui que j'étais venu récupérer et à notre départ, je rechargeais mon revolver, gardant avec moi les douilles vides qui n'avaient aucun intérêt à rester dans le monde humain et pouvaient même se retourner contre moi.

__Après quelques claques, ce que je préfère appeler "réveil forcé", Gabriel et même avions trouvé un moyen d'éviter la foule et de se diriger à son rythme vers le port. Sans que je sache pourquoi, il commença à me parler, à m'expliquer sa situation :

- Je ne suis pas né à cette époque tu sais ? Je suis né avant la deuxième guerre, j'ai plus de nonante ans et me voilà revenu dans un corps de jeunot, musclé et plein d'hormones de croissances. Du coup, je ne sais pas, j'ai arrêté de réfléchir, je voulais revoir mes fils, leur montrer ce que fut leur vieux père, enfin, j'avais les cheveux noirs, à l'époque, entendons nous bien. Puis voilà que tu arrives et que tu me remets les idées en place. Il faudra tout de même que tu m'en dises un peu plus à propos de "l'académie".

- Dans le bateau, vous, personne ne vous entend, moi, si.

__En effet, si quelqu'un derrière sa porte entendait un homme parler tout seul, qui sait si la curiosité ne le poussera pas à sortir et pour peu qu'il se souvienne des informations sur le monde du cyber-piratage, de mon apogée, la presse créera une nouvelle fois la peur du réseau, je serais recherché et mes acolytes seront dans de beaux draps. Pendant que je réfléchissait à tout ça, quelqu'un cria derrière moi :

- Hey, toi, le type avec le masque.

__Je me retournais en dégainant, mon arme de la main droite et en la pointant sur celui qui m'interpellait. J'eus à peine le temps de le voir : c'était un homme, de taille moyenne, mais très musclé, ce qui se voyait d'autant plus qu'il était torse nu. Et détail étrange : il n'avait pas sur la tête un sac rectangulaire en papier, mais une toile conique percée de deux trous béants. Il pointait un revolver de poing sur moi et je n'eus pas le temps de presser la détente qu'il avait déjà tiré.

Spoiler:
 

__Alors que résonnait la détonation, je me sentais puissamment projeté en arrière par mon masque, mais rien de plus, la balle n'avait pas causé le moindre dommage, ni sur moi, ni sur mon masque. Même s'il avait su me tirer dans la tête à cinquante mètres, la balle n'arrivait pas avec assez de vitesse pour me blesser à travers mon bouclier facial. Je me faisais juste un peu mal en tombant et je restais immobile quelques instants pour reprendre mes esprits. Ce fut ma foi des plus intéressant de l'entendre se réjouir de sa victoire en se rapprochant d'un pas lourd :

- Hein, toi, le nègre, reste un peu ici ! Je vais te laisser en vie pour le moment, mais je veux que tu retiennes ce que je vais te dire ! C'est pas l'envie qui manque, mais bon, entre avoir un meilleur rang dans la guilde et faire passer ce petit message le choix est évident. Alors écoute : Lord Vlad, le taré au masque qui t'accompagnait a été tué par Alberto Bianchi ! Ils viennent de perdre un de leurs précieux membres du conseil et c'est moi qui l'ai tué. Ils ont osé l'envoyer pour arrêter mon petit trafic d'ambrosia, hé bien, voilà ma revanche.

__Il s'arrêta devant moi et mon compagnon, rien ne bougeait, mais au bruit de ses derniers pas, je connaissait sa position. Sans préambule, je relevait le buste et lui tirait une balle dans le bras armé et une dans la jambe. Je me relevais et me préparais mentalement à le faire souffrir. Mais ses cris de douleurs m'énervèrent rapidement et sans procéder à un interrogatoire, je lui tirai une balle dans la tête pour le faire taire, malgré sa dernière supplication.

- Si je peux te tuer une fois, je peux recommencer... /PAN/ Ah putain, qu'est-ce que j'ai mal au crâne !

__En me plaignant, je me retournais vers Gabriel et je compris à la tête de celui-ci qu'il n'en croyait pas ses yeux. M'en souciant le moins possible, je fouillais le corps du premier homme que je tuais pour la deuxième fois. En retirant son masque, je compris pourquoi il le mettait : il était couvert de boutons, sans doutes dûs à son allergie aux chats et sans la médecine de l'académie, difficile de s'en débarrasser. J'examinais son arme, presque moyenâgeuse, malgré les apparences, ou juste très usée : la crosse était couverte de coups, le canon n'était plus vraiment rayé, mais davantage enrayé et le barillet était dans un salle état. Comme je n'aime pas les armes peu fiables de ce genre, je l'offrais généreusement à celui que j'accompagnais pour qu'il "puisse se défendre". À n'en point douter Alberto n'était qu'un sous-fifre de la guilde noire, même pas assez fort pour pouvoir attaquer les humains, à qui on avait laissé faire joujou avec une arme.

__Comme, au final, je décidais que c'était une meilleure idée de l'interroger et de le mettre en prison que de le laisser là, où un de ses compatriote pourrait peut-être lui soigner ce petit bobo qu'est la mort. Au prix d'une argumentation sur le fait de l'avoir sauvé à deux reprises, je parvins à faire porter le corps à mon petit nouveau et nous nous remîmes en route pour le port. Mais bien sûr, cela n'allait pas s'arrêter là. En arrivant au port, nous dûmes passer devant des entrepôts dans lesquels, j'entendis beaucoup de bruit, beaucoup trop de bruit. Je demandais donc à Gabriel de rester là, pendant que j'allais voir ce qui s'y passait. Mais à peine avais-je approché à moins de dix mètres de la grande porte que j'entendis venant de derrière moi :

- Attention, à gauche !

__Je me tournais et j'eus à peine le temps de me jeter sur le côté pour éviter un coup de hache qui aurait endommagé mon haut-de-forme et peut-être même mon crâne. Un homme-bouc montait la garde pendant que son groupe pillait l'intérieur. Je n'avais pas d'arme et le prochain coup ne tarderai sans doute... *Mais si ! J'ai toujours une arme !* me rappelais-je en pensant soudain au pouvoir que j'avais obtenu de Deus : les arcanes. Je fis donc apparaître une épée d'arcane dans ma main droite, ma main maîtresse, gantée de blanc, couleur de cette énergie qui refusait d'apparaître dans l'autre main et donnais un coup d'estoc au monstre proche qui fut transpercé au niveau de la poitrine, mais un peu à côté du coeur, malheureusement. Il était résistant le bougre et croyant que ma lame enfoncée dans son corps m'empêchait de bouger, il tenta un nouveau coup de hache dans l'autre sens, trop lent pour être difficile à esquiver. Mais il avait raison sur un point, puisque mon épée le transperçait, j'aurais eu du mal à la retirer. Je dis dès lors, qu'il est heureux que j'ai pensé à lui mettre, comme à Jhoken, un coup de masque droit sur le museau alors que l'épée rentrait jusqu'à la garde. Et pour ne pas laisser passer la moindre occasion, je profitait de son étourdissement pour sortir un couteau de ma poche, l'ouvrir d'un doigt et le lui planter deux fois dans le ventre.

__La douleur causée par mes assauts successifs eurent raison de sa résistance et, alors que je le poussais, laissant plantée en lui ma désormais inutile lame d'arcane, pour mettre un peu de distance entre moi et lui et continuer de le massacrer en lui tirant dessus, il tomba en arrière comme une masse. À la fois étourdis et gravement blessé, il respirait encore, mais vu l'ampleur de ses blessures, cela n'allait pas durer. Dans un dernier mouvement honorable, je lui tranchai la gorge et la carotide pour écourter son supplice alors qu'il essayait vainement de me frapper à force réduite.

__Dans l'entrepôt, la razzia continuait, et comme je tombais un peu à court de pouvoirs, je décidai que c'était assez bien de se contenter de dire aux repentis qui géraient les voyages de s'en occuper. Une fois sur l'embarcadère, il expliqua ce qui s'était passé au capitaine, l'identité de celui qui avait un sac sur la tête et le pillage de l'entrepôt voisin.

- T'as bien fait mon gars. Hey , vous autres, si vous voulez vous défouler, c'est le moment, y a quelques hommes-bêtes dans le coin.

__Et tous ou presque le suivirent... Pour revenir une dizaine de minutes plus tard avec cinq cadavres de ces plaies des races civilisées. J'avais fait beaucoup de bien aujourd'hui, j'avais payé sa dette, je pouvais dormir tranquille, ou du moins je le croyais, car j'ignorais qu'une anodine photographie allait bientôt changer ma vie tranquille d'académicien.



[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
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Re: [Examen] Le blanc et noir sauve le bleu [Terminé] - Dim 5 Mai 2013 - 9:08
Examen validé

Très bien cette nouvelle présentation Lord. Les images sont agréables et le tout bien écrit, bravo !

[Examen] Le blanc et noir sauve le bleu [Terminé]
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