Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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 Encore un peu plus bas s'il te plaît...

 
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Encore un peu plus bas s'il te plaît... - Mer 24 Avr 2013 - 0:03
Image personnages :
Agglow Motashi
/
Maya Tensho


- P... pourquoi ?
- Je ne supportais pas de te voir te rapprocher de cet individu. C'est un dangereux inconscient qui aurait fini par déteindre sur toi et te faire du mal. Je l'ai cerné dès notre première et unique rencontre... Tu aurais dû faire de même, ça t'aurait évité bien des soucis.
- M... mais...
- Viens par là.

Maya avance vers lui, l'entoure de ses bras, pose une oreille sur son torse et écoute les battements de son cœur. Calme, serein, il inspire la pureté et la décontraction. Elle accepte la chaleur qu'il lui transmet. En ces temps sombres, cela fait beaucoup de bien... Lui, en retour, l'enlace puis commence à lui caresser doucement les cheveux.

- Je... je crois que je t'aime...
- Je sais.
- Faisons l'amour... ici et maintenant. Sous la douche. Dehors, dans la nature. Dans les salles de classe. Dans l'infirmerie. Dans les toilettes Partout où on ira... promet-le moi.
- Oula... je vais un peu loin...
- Pardon ? fait-elle, surprise.
- Non... je voulais dire, tu vas un peu loin... Tu es sûre de toi ? Ce n'est pas un peu tôt après ta rupture ?
- J'en sais rien... j'ai envie et il m'a dit d'agir au présent plutôt que trop réfléchir.
- Si tu le dis...

Et elle se met sur la pointe des pieds, pose ses mains sur ses joues et elle l'embrasse langoureusement.

Agglow... fidèle ami. Infirmier, guérisseur, docteur... mais surtout confident. Qu'il s'habille ou ressemble à une femme n'a aucune espèce d'intérêt ou de conséquence... C'est l'homme qui est intéressant. L'intérieur... pas l'extérieur, cette enveloppe inutile qui cache la vérité à ceux qui ne fouillent pas.

Monsieur commence à lui déboutonner la chemise puis hôte son vêtement tout en caressant ses épaules et ses bras. Il déboutonne également sa jupe, qui finit par glisser le long de ses jambes. Ils s'embrassent fougueusement à présent. Agglow caresse sa peau douce, puis commence à tâter sa poitrine. Un réflexe lui fait crisper les lèvres et expirer chaudement, signe qu'elle semble apprécier... alors, il passe sa main sous son soutien-gorge pour toucher directement sa peau. Sa douce poitrine. Ça également, elle apprécie particulièrement. Si Atios avait pu faire ça ne serait-ce qu'une seconde fois, elle aurait été aux Anges... mais le sort en a décidé autrement. Maya a décidé qu'Agglow était parfait, l'homme idéal, plus encore qu'Atios. Il n'y a pas à hésiter. La main de son nouvel amant commence à glisser le long de son ventre, lui caressent doucement quelques zones sensibles. Ventre, bassin, jambes... mais lorsqu'il tente finalement d'approcher le dernier rempart, Maya a comme un réflexe de le repousser violemment. Une image de son ex-amour qui est apparue dans son esprit, comme pour s'opposer à l'invitation.
Agglow est repoussé quelques mètres en arrière alors que Maya se prend les pieds dans sa propre jupe. Elle tombe à genoux, et s'éloigne de l'homme aux cheveux roses en marchant à reculons sur les bras et les mains.


- Non... je ne peux pas, j'aime Atios.
- Allons, allons, calme-toi, ce n'est rien. Atios t'a quitté, il t'a abandonné contrairement à moi qui suis toujours là pour toi. Reviens vers moi. fait-il en tendant les bras, toujours aussi calme.
- Oui... tu as raison...

Maya se relève et retourne dans ses bras. Il l'embrasse dans le cou, tentant de la séduire et de lui faire oublier toutes les images qu'Atios lui a incrusté et gravé dans sa mémoire. Sa main se balade désormais sur les fesses de la jeune femme, sans même qu'elle ne s'en soit aperçue. Elle laisse faire... jusqu'à ce qu'à nouveau, il tente d'aller un peu plus loin. Là, elle bloque son bras en attrapant son poignet, serrant involontairement de toutes ses forces et lui infligeant une pression monumentale.

- Non ! J'aime Atios !
- Bordel, Maya !

Et il la frappe violemment au visage avec sa main libre. La demoiselle s'étale sur le sol de tout son long, sonnée. Il lui faut quelques secondes pour reprendre ses esprits... Elle pose alors une main sur sa joue douloureuse, tourne la tête vers son agresseur et le regarde avec des yeux brillants, prête à pleurer. Lui devient blême, n'en revenant pas d'avoir cédé à la violence aussi stupidement, face à une femme sans défense. Il s'agenouille près d'elle et pose sa main sur sa joue, comme pour la régénérer. Après tout... c'est son occupation de guérir ce genre de choses.

- Excuse-moi Maya... c'était ta force sur mon poignet... C'était instinctif, un mauvais réflexe très fâcheux...
- Je... ce n'est rien...
- Atios t'a quitté, il faut que tu l'acceptes maintenant.
- Je sais... Elle serre les dents, puis se tient la tête... Non ! Je n'accepte pas...

Elle semble en conflit interne, maintenue entre deux propositions et incapable de choisir l'une d'entre elles. Atios l'impossible ou Agglow l'immédiat ? Atios le non-aimant ou Agglow le fou amoureux ? Elle... choisit Atios, bien évidemment. Elle l'aime et l'aimera toujours, jusqu'à la fin de sa vie. Non... Agglow... il est là, beau et sympathique, dévoué... comment pourrait-elle lui résister ? Non... Atios est le seul est l'unique, pourquoi se pose-t-elle des questions ? Comment ose-t-elle se poser des questions ?

- Qu'est-ce qui m'arrive... ?
- D'ailleurs, cessons de parler d'Atios, c'est terminé avec lui.
- Mais...
- Tu peux accéder au bonheur avec moi, pas avec lui. Il ne veut que ton malheur et il te l'a avoué.
- Arrête... je dois réfléchir...
- Tu ne peux pas réfléchir enfin, c'est impossible !

Hum... étrange. Une idée saugrenue lui passe par la tête. Comme si elle avait envie de manger un steak haché frites et boire une bière, le tout devant un match de football... Elle se voit nue, à quatre pattes au bout d'une laisse, déguisée en chatte et levant les pattes avants en miaulant... Elle se voit en train de faire l'amour, mais pas de son propre point de vue... du point de vue d'un autre avec elle pour partenaire. Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? Maya observe Agglow qui semble soudainement en proie à un effort colossal. Il transpire et doit serrer les dents pour tenir. Que fait-il ? Nouvelle idée... Maya se voit embrasser Agglow, vivre avec lui, avoir des enfants et être la femme la plus heureuse au monde. Elle s'y abandonne quelques secondes... avant de reprendre ses esprits et retrouver Atios comme véritable point de repère. La fatigue se fait également ressentir chez notre apprentie déesse... mais elle ne parvient pas à comprendre ce qu'il lui arrive.
Le responsable est en face d'elle.


- Que... qu'est-ce que... tu fais ? fait-elle, essoufflée.
- Je t'aime Maya.

Bim, elle est raide dingue. Atios est en face d'elle et accepte de la reprendre avec lui. Il l'aime... lui et sa voix mielleuse, douce, affectueuse... totalement charmante et hypnotique. D'un coup, c'est comme si tout le corps de notre apprentie se libère et se déchaîne, voulant absolument rejoindre le beau gosse sans attendre une seconde supplémentaire. Elle veut qu'il la touche, qu'il la fasse frémir sous ses doigts experts... Elle veut qu'ils fusionnent et redeviennent ainsi un tout parfait pour ne plus jamais vivre loin l'un de l'autre. Elle s'approche et lui saute au cou pour l'embrasser amoureusement comme jamais auparavant et probablement comme jamais plus par la suite. Elle lui touche le visage, lui caresse les cheveux et s'abandonne totalement à lui.

- Atios, tu embrasses moins bien que d'habitu... Aïe !

Prise d'un mal de tête inattendu et fulgurant, elle s'éloigne de lui pour une énième fois. Encore un flash avec Atios... elle le revoit, lui et son sourire sincère, lui lors de leur seconde rencontre qui scellera leur arrangement. Lui qui s'amuse dans la neige avec elle, lui qui lui offre son pull pour ne pas qu'elle ait froid...
Lorsque Maya rouvre les yeux, c'est Agglow qui lui fait face.


- Qu... qu'est-ce que tu me fais ? fait Maya, maintenant sur ses gardes, position défensive.
- Maya...
- Tu me manipules, c'est ça ? C'était toi ? Soit disant que ça n'arriverait plus jamais... comment oses-tu me faire ça ? Moi qui ai toujours été ton amie ! Comment oses-tu ? finit-elle par crier.
- Maya... Je suis Atios et je t'aime.

Elle s'essuie le front et frappe fort sur ses joues pour ne pas oublier qui elle a véritablement en face d'elle. Mais il est infiniment difficile de résister... à tel point qu'elle en a mal au bas ventre. Son corps est bouillant de fièvre... mais ça fonctionne, enfin. Il faut croire qu'elle a en tête quelque chose de plus fort qu'un pouvoir manipulateur, qu'importe son degré de puissance ou de niveau d'exécution.

- Menteur ! Tu n'es pas lui et il ne m'aime plus ! Arrête tout de suite ce que tu es en train de faire !
- ... Aime-moi. fait-il avec son plus grand sérieux et sa plus grande concentration.
- Urg... va te faire foutre ! résiste-t-elle.
- Maya ! Je suis dans ta tête depuis le début, c'est grâce à moi que tu survis et que tu peux avancer librement ! Maintenant que je t'ai débarrassé de tes deux plus grands gêneurs, tu peux aller en paix. Laisse-toi aller, je t'en prie ! supplie-t-il en retour, abusant de son supposé pouvoir.
- Qu'est-ce que tu viens de dire... ?

Affreux doute.
Débarrassé des deux gêneurs ?


- Je t'ai fait faire des choses et dire des trucs...
- ... ne me dis pas que...
- Tu n'as jamais été enceinte Maya... mais c'était un plan parfait pour te reconstruire. Grâce à cela, ton père et Atios sont sortis de ta vie. C'est la seule chose dont tu en avais besoin pour revivre pleinement : être débarrassée de tous les gêneurs. Remercie-moi.

...
L'ex-fille du directeur et ex-petite amie d'un grand de ce monde voit rouge.
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Re: Encore un peu plus bas s'il te plaît... - Mer 24 Avr 2013 - 20:04
Maya Tensho est morte.
Ces cinq dernières minutes, elle les a passés à se rhabiller en silence. Un silence extérieur, mais également intérieur. Elle ne pense plus, ne réfléchit plus... et Agglow ne parvient plus à interférer dans son esprit. Il parle oralement, tente toujours de la convaincre mais à quoi bon ? Elle n'écoute plus. Ses yeux n'expriment plus rien. Son état de mort cérébrale est avéré...
Sans doute est-elle maintenant sous le contrôle d'un autre...
... de sa propre volonté.

Enfin, son regard se reporte sur Agglow. Il est très dur et très vide à la fois, c'en est effrayant.
Maya fouille dans une poche et en sort son instrument de travail : le pinceau. L'outil indispensable et unique qui permet de créer des objets réels à partir de dessins. Elle brandit son arme et commence à tracer des lignes dans l'air, sans détacher son regard de son ex-ami. Des ex... toujours des ex... simplement des ex, voilà qui résume bien sa vie. Ex-famille, ex-amis... à croire qu'elle n'est pas capable d'avoir une vie sociale stable. Qui est responsable de son malheur ? Elle ne rejette plus la faute sur les autres, c'est elle le problème. Allez savoir pourquoi, elle n'a même plus envie d'y réfléchir.
« Très bien, si c'est ce que Deus veut... »


- Qu'est-ce que j'avais ? commence Maya d'un ton neutre.
- Pardon... ? fait Agglow en déglutissant.
- Mon mal de ventre dont tu t'es servi. Qu'est-ce que j'avais réellement ?
- Une... une inflammation abdominale...

Elle sourit en baissant la tête. Enfin non... elle ne sourit pas. Si, mais bon... c'est surtout de l'auto moquerie. Elle a fait confiance, elle s'est fait poignarder dans le dos, voilà une excellente leçon de vie. Sur qui peut-on compter si des amis se révèlent être des ennemis ? Sur soi-même pour commencer, on verra plus tard pour le reste. Sans doute calque-t-elle inconsciemment son comportement sur quelqu'un d'autre... mais peu importe. Si c'est ce qui doit être fait, ce sera fait.
Deux dessins flottent dans l'air : ils représentent des sortes de pieux en métal extrêmement pointus. À moins que ce ne soient des couteaux très longs. Maya n'a même pas eu à regarder ce qu'elle faisait pour les représenter, comme si elle faisait ça tous les jours, comme si c'était aussi naturel que marcher ou parler. Fruit d'un travail que personne n'a jamais voulu daigner observer ou louanger. Une robe de soirée magnifique ou une bague incrustée de cristaux... tous s'en moquent royalement. Des semaines à faire des objets qui sont partis en fumée en à peine plus de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Personne n'y a trouvé de l'intérêt, personne n'a cherché à se servir d'elle pour son pouvoir. Non... ils ont voulu la contrôler pour l'avoir dans leur lit.
Et avoir quelqu'un dans son lit... quel intérêt dans cet endroit ? Pourquoi ?
Maya n'est rien ici, dans ce lieu qui récompense les actes plutôt que les mots.
Elle n'est qu'un morceau de chair déambulant parmi les dieux.


- C'est quoi ton pouvoir exactement ?
- Maya... écoute, ce...

Elle matérialise un premier pieu en métal et lui enfonce dans la main et à travers le mur très profondément. Du sang commence immédiatement à s'échapper de la plaie, alors que le jeune homme, surpris, lâche un râle et change radicalement d'expression. Avec sa main gauche, il tente de retirer l'objet de ses souffrances... alors Maya intercepte son poignet, plaque sa seconde main sous la première et y plante le deuxième pieu matérialisé encore plus profondément que le premier. Prisonnier de sa souffrance, Agglow n'a plus qu'à souffrir énormément pour se libérer ou patienter... et tenter de convaincre Maya. Mais la convaincre de quoi d'ailleurs... ?

- Je t'écoute.
- Mon... mon pouvoir ? Je fais de l'autosuggestion... À la personne qui me touche ou m'a touché, je donne des idées... des idées que la personne concernée pense venir d'elle, mais qui viennent en réalité de moi. Je m'introduis dans son esp...
- Ne parle pas d'une personne en général, parle de moi. l'interrompt-elle. Ton pouvoir sur moi.
- Très bien. Je me suis introduit dans ton esprit dès ton arrivée à l'académie. En vérité, je suis la première personne que tu as vu après ton père...
- Isanagi Tensho. rectifie-t-elle.
- ... oui. Ton père.
- Non. réfute-t-elle d'un ton sec.
- ... si tu le dis. Bref... je t'ai dit des choses à ce moment-là, choses que j'ai regretté et que je t'ai forcé à oublier.
- Vraiment ? Explique.
- Hum... On dit que quand quelqu'un vit un véritable trouble, il le verrouille dans son esprit et ne peut plus y accéder. Un bain de sang, une noyade... J'ai utilisé le même principe. Tu t'en rappelles, c'est dans ta mémoire, mais tu ne le sais pas toi-même. En vérité, c'est même ça qui t'a fait te rapprocher de moi plutôt qu'un autre... « Médecin ».
- D'où est-ce que tu peux soigner ? Les pouvoirs sont à domaine unique, c'est écrit dans le règlement, et les soins sont étrangers aux contrôles mentaux.
- Je... triche. Soit je te fais croire que tu es blessée alors que tu n'as rien... et du coup, je te soigne d'un coup de baguette magique, soit tu es blessée et je te fais croire que je te soigne... alors que c'est un autre qui le fait à ma place.

Maya serre les dents... la haine est plus forte que la neutralité. Elle se fait mener à la baguette depuis le début... C'est à se demander si elle se connaît encore elle-même, après tous ces mensonges.

- Dis-moi tout ce que tu m'as fait. Tout.
- Maya enfin... libère-moi pour qu'on puisse parler entre adultes civilisés !

La jeune femme place ses mains sous les effluves de sang qui s'échappent des plaies de Agglow. Elle récolte plusieurs gouttes, puis passe ses mains sur son propre visage pour étaler le liquide rouge et visqueux sur ses joues et son front.

- J'y penserai.
- Maya, tu es complètement folle ! Je ne t'ai jamais fait faire de telles bêtises ! s'indigne Agglow, dégoûté d'une telle action.
- C'est pour ça que je te demande ce que tu m'as fait faire.
- ... ok, d'accord, très bien ! J'ai commencé par... te forcer à aller voir Akiko. Tu te souviens d'elle ? Une petite nouvelle arrivante qui était seule, sur Terre, incapable de nouvelles rencontres dans les cieux. Je t'ai convaincu d'aller la voir et de me téléphoner dès que tu aurais réussi. Je suis désolé mais... tu étais une sorte de cobaye, je devais savoir si tout fonctionnerait.

Maya voit en flash sa rencontre avec Akiko. Une jeune femme seule, sur Terre, empreinte de regrets. Le mal du pays... Cette rencontre s'était terminée normalement... mais effectivement, elle se souvient d'avoir appelé quelqu'un avec son téléphone. Un numéro qu'elle n'a plus en tête. D'ailleurs, toute la conversation qu'elle a pu passer lui échappe.
Un numéro inconnu sur son portable... le sujet de conversation avec le président du conseil des élèves. Personne n'avait donc eu accès à son portable, c'était elle la responsable. Aedan... si tu avais su...


- ...
- La deuxième fois, c'était avec Aedan. Celui-ci, tu l'as bien senti et remarqué... tu es simplement sortie de la pièce et tu l'as laissé là, planté comme un idiot. Tu es venue vers moi et tu as sagement attendu que je te réveille.
- Continue... ordonne Maya, de moins en moins calme.
- La troisième fois, c'était en complicité avec Jenny. Un stratagème pour te faire croire... un peu tout ce que tu voulais...
- Non... Ça également... ? fait-elle en serrant les poings.

L'épisode de l'affrontement, de la montée aux cieux... du fœtus perdu...
Des conneries. Et elle est tombée dans le panneau. Et elle s'est enfoncée à cause de ça...


- Après... mon pouvoir a évolué... je suis resté influencer ton esprit 100% du temps. Je t'ai aidé à confectionner cette robe magnifique, à t'écarter d'Atios et de ton père...
- Isanagi Tensho. rectifie-t-elle à nouveau.
- ... sur une très longue période, à dessiner cette bague et ses reliefs et à finalement te dévoiler sous ton vrai jour à Atios. Et de m'aimer un peu... mais c'était une idée qui trônait déjà dans ta tête, je n'ai presque rien eu à faire, crois-moi...

...
Qu'a-t-elle fait seule ? Qu'a-t-elle fait d'elle-même, de sa propre volonté ? Doit-elle réparer des erreurs qui ne sont pas de son fait ? Inutile de le nier : personne ne croira ces balivernes. Jamais elle ne pourra convaincre qui que ce soit de l'adopter à nouveau avec un tel discours. « Oh, la pauvre petite s'est fait manipuler, la mignonne pleurnicharde que voilà »... L'excuse par excellence : « Non, je n'étais pas tout à fait moi-même »... Mais quand on boit au point d'être ivre, on reste soi-même, on ne devient pas un autre... et alors, rien n'excuse plus notre comportement, même s'il est visiblement et sensiblement différent du comportement habituel.
Voilà plus de 6 mois qu'elle est ivre en se croyant sobre... c'est agréable à entendre. Et tout cela part d'un bon sentiment ? Mais tout à fait, bien entendu !


- Dis... avant qu'on entame quelque relation que ce soit... Est-ce que tu mourrais pour moi ?
- Maya, je t'aime, je ferais tout pour toi !
- Parfait... alors meurs.

D'un geste de pinceau désinvolte, elle trace une longue ligne droite qu'elle matérialise en pic de glace et qu'elle plante dans l'œil droit de son compagnon, en prenant soin de bien traverser son cerveau de part en part. Elle le fait avec une décontraction et inhumanité à toute épreuve...
Elle retire son arme ensanglantée recouverte de vaisseaux sanguins, de nerfs et autres morceaux d'oeil ou de cervelle. De la blessure s'échappe ensuite une gerbe de sang qui éclabousse copieusement les vêtements et le visage de la déesse. Elle ferme les yeux. Quand on ne voit rien, ce n'est qu'une douche chaude comme les autres, plutôt agréable même. On aurait presque l'impression que cette eau est vivante, qu'elle se meut d'elle-même et qu'elle asperge Maya de toute son humanité... ou qu'elle tente de l'étouffer pour la punir.
Agglow n'est déjà plus qu'un cadavre, ne tenant debout que parce qu'elle l'a décidé ainsi.
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Re: Encore un peu plus bas s'il te plaît... - Jeu 25 Avr 2013 - 18:38
Ils se sont quittés en bons termes. Agglow s'est excusé, Maya a accepté de son plein gré et ils se sont pris dans les bras l'un de l'autre. Ils ont ensuite discuté pendant une dizaine de minutes de leur avenir, leurs futurs choix et leur possible vie commune. Enfin, Maya est sortie de l'infirmerie toute gaie, infiniment heureuse de cette très belle soirée.
...
Comme quoi, il n'y a pas besoin de manipuler un cerveau pour se raconter des histoires.
Si c'était vrai, ce serait de l'autocensure... Mais Maya sait très bien ce qu'elle vient de faire et elle l'accepte volontiers. Voilà une nouvelle facette d'elle-même qu'elle se fera un plaisir d'apprendre et de maîtriser... pour pouvoir la ressortir à l'occasion. Si tenté qu'elle tienne le choc avec ces sales visions en tête.


Après quelques longueurs d'un bain de minuit dans la mer pour nettoyer tout ce sang séché sur sa peau, la jeune déesse s'est assise au rebord d'une piscine extérieure. Elle a plongé ses pieds dans l'eau et, d'un battement de jambes, elle a provoqué des petites ondes qui vont et reviennent à la surface de l'eau, calmement. Maya prend une troisième longue bouffée de cigarette et expire toute la fumée paisiblement. Elle se ressert un verre de vin rouge et le boit cul sec, sans tergiverser. Elle grimace un peu en avalant la dernière gorgée... elle déteste le goût du raisin, de la vanille, du caramel ou peu importe les saveurs qu'il prétend avoir... seul l'effet compte. D'ailleurs, elle aurait mieux fait de choisir un cheongju ou un autre alcool Coréen ou saké japonais plutôt que cette merde française... au moins, elle n'aurait pas fait défaut à ses origines. Les vendeurs sont ce qu'ils sont... de beaux parleurs qui vantent incroyablement bien leurs produits. Tant pis pour elle.

Sa mère lui a toujours déconseillé de boire ou de fumer... conseil qu'elle avait suivi à la lettre jusqu'à aujourd'hui. Après tout, avoir une mauvaise haleine, tousser tous les matins, avoir les dents jaunies ou noircies et devenir encore plus laide, très peu pour elle. Même chose pour la perte de contrôle relative. Ne plus se sentir à 100%, limiter les sensations et même les douleurs, ce n'est pas sain. Elle est ce qu'elle est, elle est son corps et son esprit et si elle doit avoir mal, alors elle l'accepte et le supportera autant de temps que cela durera. Mais... jusqu'ici, il semble bien qu'elle n'était pas tout à fait elle-même. Elle a cru devoir supporter tout ce qui lui arrivait et réfléchir pour chacun de ses choix. La vérité ayant éclaté au grand jour, qui peut lui prouver qu'elle est désormais véritablement elle-même ? Personne. Aucune preuve tangible ne pourra être présentée à la cour. En effet, d'éventuelles preuves pourraient être issues de nouveaux mensonges et nouvelles trahisons.
Alors, Maya boit et fume. De ce fait, elle sera certaine de ne plus être elle-même au moins pour quelques heures. La satisfaction par l'inverse… quelque chose comme ça.

Elle s'allume une seconde clope et en prend une grande bouffée, comme le fait si souvent Isanagi Tensho. Elle soupire. Voici donc à quoi ressemble une nouvelle soirée en solitaire célibataire. Pourtant, celle-ci se révèle plus palpitante, plus trépidante d'intérêt qu'à l'accoutumée. Un paquet entier de cigarettes pour commencer. Survivra ? Survivra pas ? Deux bouteilles de vin rouge français de 75cl alors qu'elle n'a jamais touché à une boisson alcoolisée. Tiendra ? Tiendra pas ? Aucune idée. Aucune idée, et aucun intérêt d'ailleurs. C'est une solution de merde en totale adéquation avec son état d'esprit. « Si tu tiens un paquet et deux bouteilles, peut-être que tu tiendras plus la prochaine fois ? On essayera demain, d'accord ? »... Le principe du dépassement de soi ou la connerie suicidaire ? Il faut croire qu'on le découvrira bien assez tôt.


- Idiot... pourquoi est-ce que tu n'as pas retiré ce crétin de mon esprit ? Pourquoi est-ce que je dois garder ces souvenirs en tête ? Je suis vernie...

Il faut croire qu'elle a été trop vite en besogne. Il lui reste énormément de questions qui resteront sans réponses, malheureusement. Pourtant, c'eût été beaucoup plus simple pour son détracteur, non ? Rencontre d'une personne, remise à zéro et bim, le tour est joué. Peut-être qu'Agglow était trop con pour y avoir songé... peu importe maintenant.
De toute manière, les pensées de la jeune adulte reviennent systématiquement sur Atios. Est-il possible de se défaire de ces visions ? Pour lui, ce sera un jeu d'enfant... le veinard a vécu une vie de roi, il a d'autres femmes en tête parmi lesquelles Maya se fond et disparaîtra, si ce n'est pas déjà fait. Qu'en est-il du premier amour ? La base de tout, celui qui reste gravé à jamais comme l'exemple à suivre ou à ne plus suivre ? « Condamnée à trouver mieux », si tenté que cela existe. Atios était déjà d'une tolérance à toute épreuve, il est peu probable qu'un dieu lambda trouve un quelconque charme à notre demoiselle. Si elle souhaite se ranger, mieux vaut taper dans les autres rejetés de l'académie... les super héros débiles ou les Tarzan Américains patriotes clichés. Mais... pourquoi vouloir se ranger d'ailleurs ? C'est quoi cette connerie d'amour ? Comment est-ce qu'on l'arrête ? Y a-t-il un bouton on/off à presser sur le corps ?


- Dégage, sort de moi, je ne veux plus jamais te revoir...

Pour un homme, c'est simple : il suffirait de s'écraser ou se couper les machins. Après, plus aucun désir, plus rien, sauf peut-être des petits restes affectifs négligeables. Et la femme, elle fait quoi ? Elle se perce les ovaires ? Pratique tiens... et ce n'est même pas sûr de fonctionner.
Tissu de conneries, ce ne sont pas les organes qui dictent les sentiments. Pas plus monsieur la Tige que madame le Minou... ou même le cœur comme certains se forcent à croire. Il faudrait planter des électrodes directement dans le cerveau ou en retirer une partie afin d'expulser ces émotions idiotes. Plus simple que ça encore... Maya est tout de même dans le domaine des dieux, il doit exister des remèdes à cette maladie... non ? Les alchimistes doivent pouvoir faire quelque chose, bloquer les hormones ou quoi qu'il faille faire pour se débarrasser de cette gêne. Et après basta. Évidemment, elle serait sous traitement quotidien et s'éloignerait de l'état ou de la pensée qui prétend qu'il faut être soi-même à 100%, qu'importe le bien ou le mal que cela nous procure. Si elle fait une chose pareille, elle ne sera plus Maya Tensho mais une femme avec le physique de Maya Tensho.
... et oublier Atios, c'est juste pas possible. C'est comme tout... il faut savoir résister à la tentation, même si on désire particulièrement quelque chose. Alors tant pis... c'est décidé, Maya laissera Atios tranquille désormais. Plus jamais elle ne le cherchera. Si par hasard, ils venaient à se croiser, elle l'aborderait de manière amicale, faisant abstraction de sentiments plus développés. Elle s'autorégulera si nécessaire. Après tout, c'est ce qu'il doit vouloir, lui aussi : qu'elle cesse de l'emmerder sur le sujet de « l'amour ». S'il voulait juste avoir une relation amoureuse pour le plan cul, il en choisirait une autre... mais s'il souhaite revoir Maya un jour, ce ne sera certainement pas pour ça.

Discuter ? Ont-ils déjà discuté de sujets intéressants... ? Isanagi, chambre, amour, regrets... non... rien. Ils n'ont jamais échangé quoi que ce soit. Comment a-t-elle fait pour ne pas s'en apercevoir plus tôt ? Rien... jamais rien... et pourtant, qui sait tous les sujets qu'ils auraient pu aborder, tous les deux ? Voyage... passé... présent... futur... société académicienne... dieux... Deus... livres... musiques... idéaux... fantasmes... travail... pouvoirs... religion... nature... électronique... vie terrienne... technologie... jeux... monuments... planètes... espace... shampoings pour cheveux secs et cassants... bricolage... cuisine... combats... clubs... guerre... politique... ou simplement Atios et Maya.
Décidément... tous les torts reviennent entièrement à notre jeune déesse.
Elle gagne l'Award de la plus négligente créature au monde. La plus mauvaise relation qui soit.

Maya termine sa quatrième cigarette et première bouteille de vin rouge, qu'elle jette au fond de la piscine. Cadeau surprise pour les prochains usagers... ou action qui la ferait gerber si elle était dans son état normal. Mais elle est bien entamée maintenant, même si elle parvient à garder quelques idées au clair.


- J'm'en fous... quand je serais assez forte, je te dessinerais et je créerais ton clone... Et il pourra faire ton boulot et ta place, idiot. T'auras plus d'excuse... fait-elle, ivre. Ou alors, il restera avec moi et il te remplacera dans mon cœur, tes défauts en moins... T'entends Atios ? J'ai plus besoin de toi...

Comble de l'horreur : elle se met à penser comme Agglow. Créer un double d'Atios et le façonner pour qu'il l'aime...
Elle se sent mal en comprenant son erreur, se penche en avant et vomit. Forcément, l'alcool aide beaucoup... et ça fera ça de moins transféré dans son sang. Elle se dégoûte. Elle veut qu'on lui réserve le même sort qu'Agglow... mais il n'y a pas de témoin, que de pensées. Maya glisse dans la piscine et manque de se noyer tellement ses forces lui font défaut. Elle retrouve le bord de la piscine et se hisse difficilement hors de l'eau. Elle est trempée... tout autant que l'est son paquet de cigarette et la seconde bouteille de vin, dont le contenu a été copieusement remplacée par de l'eau chlorée. La chance lui veut du bien ou la malchance lui joue des tours... mais il est clair qu'elle n'ira pas plus loin ce soir.

Et si elle restait ici à dormir à la belle étoile ? C'est toujours plus agréable que cette chambre morbide hantée par un souvenir fantôme. Bah... et en vérité, elle ne se sent pas marcher jusque là dans son état. Et elle n'a même pas envie de serrer sa peluche Atios entre ses bras. Elle rampe sur quelques mètres pour atteindre l'herbe humidifiée, se tourne sur le côté et se recroqueville sur elle-même. Position qui demande la protection, position du nouveau né, tout le monde connaît la chanson. Maya n'a jamais réussi à dormir sur le dos, simplement sur le côté ou sur le ventre, allez savoir pourquoi. On s'en moque.
À quoi va-t-elle penser avant de s'endormir ? Ce que pourrait lui permettre son pouvoir dans un avenir proche. A-t-elle tort de s'imaginer créer une nouvelle vie ? Pas forcément si elle la laisse libre... après tout, son but n'est pas de créer des esclaves ni de torturer les gens pour déclencher le syndrome de Stockholm. Elle aimerait juste un peu d'affection... qu'on la prenne dans des bras de manière volontaire, libre et spontanée. Mais... Agglow et Atios l'ont fait, et c'est finalement elle qui les a rejetés. Elle n'a juste aucun talent social, aucune pratique, aucun droit et aucun avenir, même si elle adorerait penser le contraire. Avec le temps, peut-être qu'il lui arrivera mont et merveilles... mais ses idées sont devenues fatalistes désormais.

En attendant, c'est si simple de s'autocensurer et de se persuader. Se bercer d'illusions.
Maya n'a pas besoin de qui que ce soit pour se manipuler et se cacher ses véritables pensées.

...

Prochain objectif à abattre : Isanagi Tensho.
Pour Atios.
Parce qu'il le vaut bien.
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Re: Encore un peu plus bas s'il te plaît... - Ven 26 Avr 2013 - 17:18
J'aime beaucoup la barre verte en haut du forum qui affiche une image de tes personnages non joueur, tu devrais donner ce code à tout le monde (dans le sujet du flood) parce que c'est vraiment bien.
Niveau rp, j'ai l'impression que la guilde noire détruit tout ce que tu avais construit précédemment, je pense surtout à ta relation avec Atios. J'espère que tu pourras continuer d'aimer écrire malgré ça.

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Re: Encore un peu plus bas s'il te plaît... -
Encore un peu plus bas s'il te plaît...
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