Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Un retour des abysses

 
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Un retour des abysses - Sam 20 Avr 2013 - 0:33
Une visite dans les abysses
Pour un éveil enjoué


Le sang, la mort, était-ce donc tout ce dont je me souvenais ? Non, tout cela ne pouvait être réel, pas à mon âge, j'avais cette certitude en moi, que je ne pouvais mourir si jeune, après tout, je n'avais qu'à peine la trentaine, je débordais d'énergie, envahis par cette soif de connaissance, apeuré par l'optique d'échouer dans la réalisation de mon ultime travail. Toutes ces sensations, ces sentiments qui s'entrechoquaient en moi, comment, oui comment, pouvais-je avoir ce dernier souvenir de mes yeux se refermant sur cette marre de sang, sur mes immaculées mains souillées par ma propre hémoglobine. Moi qui me croyais tant en sécurité dans ce laboratoire souterrain, protégé par une armada de ces gorilles envoyés par mon entreprise afin d'assurer ma quiétude et empêcher tout être hostile de me nuire, moi dont tous les collaborateurs avaient été réduis au silence, qui pouvait donc bien avoir eu dire de ma position et surtout, comment ces personnes avaient elles bien pu avoir envie de m'ôter la vie, mes travaux étant tous classés secret défense. Je n'obtiendrai sans aucun doute jamais ces réponses s'il me faut partir dans l'au-delà si jeune, moi qui avais la peur de l'échec, obligé de partir avant même d'avoir pu apercevoir la fin de mon ultime projet. Le monde perdait ici un cerveau, un homme de génie, là où j'allais, mes nombreux prix scientifiques ne me serviraient plus à rien, après tout, il était temps de dire laisser tomber le rideau et accepter ce sort funeste qui m'était destiné, la volonté de Dieu peut-être, une punition divine pour m'être engagé sur des terrains que je n'orai normalement jamais dû fouler en ma personne d'être humain. Nous sommes mortels et ces recherches sur une vie éternelle naturelle devait sans aucun doute être la dernière offense que le créateur acceptait de moi et désirait désormais que mon âme le rejoigne afin que plus jamais je n'aide mes compères dans cette soif de vie qui les dévorait. Cet habituel et presque lassant sourire ampli de neutralité au visage, mes yeux se voilaient, ma vision troublée commençait à disparaitre pour bientôt accueillir ce noir abyssale qui serait désormais ma demeure jusqu'à cet instant fatidique qui sonnerait la fin des temps. Alors que j'inspirais douloureusement, les gargouillis du sang dans ma gorge me stipulaient qu'il était temps de stopper cette vaine résistance, et dans une expiration fatale, je m'allongeais dans mon propre sang encore chaud offrant à mon corps inerte un dernier bain d'adieu.

Quelle délicate sensation de froid qui imprégnait mon corps à cet instant post-mortem. Comment, oui, c'était la bonne question, comment pouvais-je sentir ce froid qui se frottait à ma peau si ma vie avait quitté mon corps ? Etait-ce cela la mort ? Avoir les sensations d'un être, sans même en posséder l'enveloppe. Le sadisme du tout puissant devait être sans limite s'il songeait encore à ce châtiment pour ses brebis perdues. Je me demandais alors quel torture pouvait bien être infligée à ceux qui dans toute leur ignorance ce sont détournés de leur pleine personne des sentiers saints. Mes songes n'étaient guère bons alors que dans mon immatérialité, je souffrais encore de ce qu'avait subit ma charnelle coque. J'étais bien loin d'imaginer quel sort m'était réservé par celui qui surnommé Miséricordieux veillait sur ses enfants. Je voulais crier, hurler jusqu'à m'en briser les cordes vocales, mais je n'en avais plus la faculté, être doté uniquement de pensée, âme perdue dans cette infine étendue sans couleur. Inapte à me mouvoir, je me laissais flotter, porter, bercer par cette lugubre dimension qui ne tarderait bientôt plus à avoir raison de ma volonté, celle de rester éveillé, maître de mes songes bien qu'arracher à son corps terrestre. Je me devais de me faire à cette idée, celle de la solitude sans fin à errer au confins de cette noirceur. Je me remémorai encore ces quelques lectures que j'avais de mon vivant parcouru afin d'en apprendre un peu plus sur cette religion monothéiste qui semblait regrouper le plus d'adeptes sur cette planète. Ma mémoire me faisait noter que pour ceux qui avaient commis quelques pêchers, la rédemption pouvait être offerte à condition d'être purgé de ce mal, sans doute était-ce cette purge qui me mettait dans ce lieu, dans cet état, et que bientôt, je pourrais rejoindre mes pairs, lavé de mes absurdes écarts voués uniquement à l'avancement de la science qui toute ma vie était devenue un Dieu.

Je n'ai pas de montre ici, je n'ai absolument rien qui me donne l'heure, ni même le jour que nous sommes. Cela fait peut-être des semaines, des mois, peut-être plus que je suis ici, perdu à ne rien faire d'autre que haïr celui qui m'a envoyé ici, me lamentant sur mon sort, me plaignant à la seule personne qui m'écoute encore, moi-même. Alors que je fermai les yeux pour passer d'une obscurité à l'autre, une étrange lumière venait me frapper en plein visage, m'obligeant à rouvrir mes paupières lourdes afin d'observer ce qu'il se passait face à moi. Quelle ne fût pas ma surprise lorsque j'eus la possibilité de voir à nouveau, un lieu bien différent de là où j'avais perdu la vie de la main d'un inconnu, tout y semblait plus beau, plus paisible, du moins à première vue. Ce qui me plaisait le plus dans ce lieu, c'était la présence de mon corps, certes inanimé, mais lavé de tout ce sang qui s'en était évadé. Etait-ce un autre rêve fait dans cette dimension étrange où les abysses étaient maîtres ? Non, cette sensation désagréable m'attirant vers la lumière me faisait croire le contraire. J'étais comme aspiré vers mon corps, où j'entrais avec force avant d'être comme attaché et ne plus pouvoir m'en évader. Enfin, je pouvais à nouveau bouger, faisant tout d'abord craquer mes doigts afin de ressentir l'habituelle douleur que m'apportait ce processus, m'assurant de ne pas rêver, je toussais, vérifiant que le sang ne bouchait plus la circulation de l'oxygène, et enfin, j'étais heureux au point de relever les yeux et enfin expirer longuement avec bonheur. Certes scientifique, je n'en restais pas moins croyant, et j'imaginais bien que ce lieu où j'avais été emmené était le paradis auxquels nous étions promis. Je ne comprenais pas réellement ce qu'il se passait lorsque cette femme qui ne ressemblait en rien à l'image que je me faisais de Dieu s'avança vers moi, mais en toute sérénité, j'acceptais ce qu'elle me tendait, ayant du mal à comprendre ce qu'elle m'avait soufflé avant de disparaitre. Je parcourais la feuille des yeux, lisant certains passages à voix haute, d'autres à voix basse, comprenant que je n'étais ni au paradis, ni en enfer, ce passage dans les abysses n'était guère ce que je nommais purgatoire. J'étais ici pour accomplir une mission, qui pour le moment m'échappait en long comme en large, mais je ne démentais pas parvenir à mes fins.

Je me devais d'être un Dieu d'égalité, c'était du moins ce que m'avançait le papier, passant de simple scientifique mortel, en quête de réussite et de reconnaissance au statut de professeur divin et immortel destiné à apprendre aux nouveaux Dieux les ficelles de leur futures fonctions, poussé à leur apprendre la manipulation de leur propre domaine. Si je n'avais pas été un scientifique chevronné dans toutes les branches de la Science, doublé d'un croyant ne repoussant aucune éventualité, je me serai cru devenu fou, rêvant simplement d'un monde nouveau avant de rendre l'âme, mais le poids de mes doigts sur ma peau, pinçant violemment cette dernière me rappelait à la raison, j'étais bel et bien vivant, et il était plus que temps pour moi de me relever, m'avançant vers l'extérieur où le soleil frappa à nouveau mon visage. J'affichait à nouveau ce sourire ravageur qui m'était si rare mais pourtant tellement agréable, et descendant lentement quelques marches, ne pressant guère mon avancée, je soufflais, avant d'ajouter à la première personne que je rencontrai un somptueux.

- Belle journée n'est-ce pas ?

Heureux, oui j'étais tellement heureux d'être encore en vie, enjoué d'accepter mon nouveau sort, cet avenir si radieux qui s'offrait à moi. Certes, j'ignorais tout de ce monde et de ce qu'il s'y tramait, mais j'étais prêt à tout assumer, après tout, rien ne m'avait jamais arrêté, pas même la mort ...
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Re: Un retour des abysses - Ven 26 Avr 2013 - 15:28
Un rp solo de taille moyenne mais qui contient parfois quelques fautes. Attention cependant, tu n'es pas encore un dieu et tes élèves non plus. Je clôture.

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