Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un refuge peu sûr

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Un refuge peu sûr - Ven 19 Avr 2013 - 10:49
Léa avait beau être devenue une magnifique asocial glacial qui ne voyait aucun intérêt dans les émotions - ça ne faisait que gêner dans les situations extrêmes - elle n'en gardait pas moins une qui la suivait depuis toujours : la détermination. Peu importe combien de fois elle échouerait à trouver ses réponses, elle continuerait à chercher. Peu importe les choses horribles qu'elle pouvait bien voir, ou même faire, elle ne lâcherait pas l'affaire. De toute façon, son état psychique rendait tout ça facile à supporter, autant en profiter. Et elle doutait que cela changerait. Plus le temps passait, plus elle voyait les renégats faire leurs massacres, et même les élèves de l'académie les imiter, plus elle sentait qu'elle s'éloignait de tout retour en arrière possible. Mais après tout, ce n'était pas spécialement important. Tout ce qui comptait était d'arriver à ses fins.

Les montagnes... la jeune fille n'avait pas eu de chances. Ce n'était pas le lieu rêvé pour trouver ses réponses, encore moins des personnes susceptibles d'y répondre. Ici, il n'y avait que des animaux et quelques randonneurs avides de sensations fortes. Aucun intérêt pour elle. Mais bon... c'était sur sa route dira-t-on. Il y aurait bien une grande ville plus loin, au delà de ces sommets légèrement enneigés. Et puis il faisait bon, un soleil presque estival se montrait timidement entre deux nuages. La fraîcheur de l'altitude ne la dérangeait pas, elle résistait bien mieux aux changements de température maintenant, malgré sa robe légère.

Où aller... telle était la question. En arrière ? Non, elle n'avait plus rien à faire dans ce petit village de campagne. Gauche, droite ? Tout droit ? Elle aurait dû se procurer une carte. Enfin, ce n'est pas comme si elle risquait vraiment de mourir de faim de toute façon. Baissant ses remparts psychiques, elle écouta les pensées des êtres vivants proches. Un rapace passait au dessus. Une marmotte grignotait des herbes dans un coin. Rien de bien passionnant. Et puis quelques pensées plus humaines lui parvinrent. Des jeunes gens qui s'extasiaient sur la beauté des lieux, et avaient hâte de trouver le refuge suivant pour manger dehors en profitant de la vue.

Léa tourna la tête pour apercevoir plus bas un petit groupe d'amis qui suivaient un chemin escarpé. Des randonneurs innocents qui s'amusaient, rien de plus. Y avait-il un renégat parmi eux ? Bof, quel intérêt aurait-il à jouer les alpinistes amateurs ? Mais l'apprentie déesse n'était pas paranoïaque pour rien. S'accroupissant histoire de ne pas être visible de leur point de vue, elle espionna sans se gêner toutes ces pensées qui l'atteignaient. Ils était six au total, quatre hommes et deux femmes. La plupart se concentraient sur la marche. Une des femmes râlait intérieurement, elle avait un caillou dans sa chaussure et ne parvenait pas à s'en débarrasser. L'autre matait sans retenue les fesses de l'homme devant elle. Celui-ci faisait très attention où il mettait les pieds, tandis que son voisin chantonnait une mélodie stupide dans sa tête, une histoire de kilomètres à pieds. Les deux autres papotaient tranquillement, l'un pensait au repas qu'ils allaient faire et l'autre à la façon dont il grillerait tout ce petit monde avec plaisir.

Huh ? Un psychopathe comme il y en avait tant ou quelque chose de plus dangereux ? Difficile à dire. Léa ne savait pas fouiller dans les esprits des gens, seulement capter leurs pensées du moment. Cela dit, c'était assez intriguant pour qu'elle garde un oeil sur ce groupe. On ne sait jamais... après tout, Isanagi était un grand malade, alors ses troupes devaient être pareil. Au pire, elle perdait qu'un peu de temps, et ça elle en avait à l'infini. A distance, elle suivit le petit groupe, attendant souvent qu'il avance, tellement lent... cela lui faisait se rendre compte à quel point son statut divin, et surtout son contrôle des limites, avait amélioré ses compétences physiques. Enfin ce n'était que de pauvres humains après tout, on ne pouvait pas leur en vouloir.

Après une bonne heure de marche, la petite maisonnette en bois apparut au détour d'une falaise. Bien perchée sur un plateau respectable, elle avait même une table de bois dans le plus pur style "pique-nique" qu'on trouve sur les aires d'autoroutes parfois. Ravi, le groupe s'installa sur les lieux, rangeant vite fait leurs affaires à l'intérieur pour ressortir s'installer sur les bancs. Restée à distance prudente, juste au dessus du tableau, Léa observait, attendant la suite. Ca avait tellement l'air normal, si l'on ne faisait pas attention aux pensées des gens. Ca rigolait, ça trinquait avec les bières sorties des sacs, ça blaguait, un beau petit tas d'amis tout ce qu'il y a de plus basique. La mateuse faisait du charme aux belles fesses, celle au caillou pouvait enfin retirer ce passager clandestin indésirable, le chanteur s'en donnait à coeur joie avec du Brassens, et ainsi de suite. Sauf celui qui pensait qu'il était temps de s'amuser un peu.

Un grondement sourd retentit dans le ciel, faisant lever tous les yeux. Des nuages menaçants s'approchaient rapidement. Ils engloutirent vite le soleil et s'étalèrent sur les montagnes, obscurcissant toute la zone. On se serait presque cru la nuit, alors que ce n'était que la fin de l'après-midi. Les randonneurs ronchonnèrent, pourquoi le temps se gâtait-il comme ça ? Un craquement retentit, la foudre n'allait pas tarder à tomber, et on disait que dans les montagnes elle était plus puissante. La pluie n'était pas encore là mais ne saurait tarder.

Et puis, alors que le groupe se préparait à rentrer se mettre à l'abri, l'éclair tomba subitement sur l'homme aux pensées psychopathes. Tout le monde se mit aussitôt à hurler en bondissant sur ses jambes, mais le foudroyé pour sa part éclata de rire. La foudre sembla se fondre dans son corps, sans le brûler, et crépita autour de lui. Se levant à son tour, il dit quelque chose à ses amis, que Léa ne pouvait entendre, et toucha la fille au caillou. Une décharge violente la traversa, faisant voler son corps quelques mètres plus loin. Ca devait être douloureux, car cette fois l'apprentie déesse entendit très distinctement son hurlement.

Les humains ne comprenaient pas ce qui se passait. Le chanteur et celui qui était très attentif à ses pieds reculèrent, tandis que le beau petit cul essayait de calmer le jeu pour savoir ce qui arrivait à son "ami". C'était la panique dans leurs pensées, et Léa les isola bien vite pour ne garder que celles du renégat. Ca ne pouvait être que ça. Invoquer la foudre et l'utiliser comme ça, c'était sûrement pas typiquement humain. Remarque ça pouvait bien être un élève qui pétait un câble, qui sait. Mais ça, elle ne le saurait avec certitude qu'en espionnant ses pensées. C'est pour cela qu'elle se concentrait exclusivement sur lui. Et ne bougeait pas. Elle n'avait rien à faire de ces gens. Intervenir ne ferait que gâcher ses chances de savoir s'il s'agissait bien d'un renégat ou pas. Sans compter qu'elle n'était pas immunisée à la foudre.

Au dessus des montagnes inflexibles le tonnerre gronda de nouveau. Le type aux éclairs allait s'en donner à coeur joie.
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Re: Un refuge peu sûr - Ven 19 Avr 2013 - 13:02
Ah, Léa. Cela faisait longtemps. Et Atios ne s'attendait pas à croiser la demoiselle sur terre, là où il allait devoir intervenir. Et ce n'était pas la fameuse Léa qui s'attendrait à voir son ami le chagon débarquer pour venir sauver la situation. Le tonnerre gronda. Et depuis les nuages noirs, une colonne de lumière descendit du ciel, entourée d'éclair, provoquant une violente secousse et un nuage de poussière à l'impact. Qui était-ce ? Quelques secondes plutôt, Atios, était apparu dans les airs, traversant un portail le parachutant au-dessus de son lieu d'intervention.

Là, il s'était laissé glisser en chute libre, jusqu'à ce refuge où un renégat, apprenti-dieu de la foudre, prévoyait de faire un massacre. Ses équipiers du conseils commençaient à vraiment être rodé et Haruka et ses collègues faisaient des opératrices de plus en plus doués. Quant à lui .. Eh bien, il intervenait, en même temps que beaucoup d'autre. L'école, pour certain, étaient devenu un lieu de passage où ils ne rentraient que pour dormir et manger. Et le plus alarmant, c'était que cette situation était à la fois catastrophique, mais isolé. Nombreux, les petits massacres s'accumulaient. Lentement mais sûrement, le monde entier préparait à se défendre contre toute forme de vie divine. Si rien n'était fait, le monde finirait à feu et à sang, par la faute des renégats. Et contre la folie de ces gens-là, il existait des gens qui luttaient.

Atios en faisait parti. Et parmi ceux-ci, le jeune homme était devenu le symbole de cette lutte où ils étaient désavantagés. Mais le succès des interventions du jeune homme était toujours grande. Il frappait vite, bien, fort et le vice-président du conseil des élèves était devenu la bête noire du camp d'Isanagi. Le faucheur doré était impitoyable avec ceux qui avaient renié l'académie, les êtres humains et Deus. Quiconque avait pêché, connaissait en règle générale, une très vilaine punition de la part de celui qui agissait en défenseur de valeurs oubliées. Et même si à l'académie, la majorité des élèves ne connaissaient pas la réputation du vice-président, les renégats, eux, connaissaient un taux de pertes plus élevé depuis que le jeune homme s'était réveillé à l'infirmerie. Et ces longues descriptions pour vous expliquer qu'il ne rigolait pas, nous ramènes donc à la chute de ce météore lumineux.

Les éclairs continuaient de gronder, de hurler. Les humains ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Tout était si irréaliste pour eux. Un type électrifié, l'air mauvais, alors qu'ils avaient cru voir en ce guide, un ami, faisant face un type en manteau noir, tenant une épée dorée, irradiant la lumière, au regard dur comme le roc, prêt à en découdre. Il pointa son interlocuteur de sa lame et dit :

Matthias Erington, Kurokami Atios, vice-président du conseil des élèves de la Deus Académia. Tu es en état d'arrestation pour trahison envers Deus et crimes contre l'humanité. Toute résistance est futile et pourra entraîner ton décès.

Une machine. Une véritable machine. Une machine qui irradiait de magie, les éléments se mélangeants avec une certaine folie. La demoiselle qui semblait être sous le charme du faux-guide alla se mettre entre eux. Du moins elle essaya. Atios la fit reculer d'un simple geste de sa main libre, faisant apparaître un mur de lumière devant elle, qu'elle ne put traverser. Profitant de la distraction, le dénommé Matthias tenta une attaque. Un éclair parti vers le jeune homme à l'épée dorée. Une violente explosion eut lieu, soulevant la poussière autour de l'épéiste à la lame parée d'or. La visibilité retrouvée, les gens purent voir que l'éclair était dans la main du jeune homme, qui le tenait, dans une sphère de lumière. Il serra le poing, détruisant l'attaque. Atios se jeta sur lui, prêt à le découper pour le ramener en prison, mais son adversaire magnétisa un pied-de-biche qu'il électrifia pour se défendre. S'ensuivit un court enchaînement de coups entre deux lames qui raisonnaient, l'une fragilisant à chaque fois l'autre. Et à chaque fois que l'espace se séparaient entre les deux, ils se mitraillaient l'un l'autre de projectile électrique ou lumineux, provoquant des détonations autours d'eux.

Le plus amusant était que celui qui était venu capturer l'autre dansait avec une certaine lenteur, dans ses assauts et ses attaques, comme s'il se retenait d'y aller de toute ses forces. Ses coups partaient lentement, mais précisément et coinçaient sa proie. Soudainement, le pied de biche céda et le jeune homme saisit son adversaire par le bas de son pantalon, avant de le faire basculer en arrière en le soulevant à ce niveau-là. Dans un bruissement rapide, les jointures des coudes et des genoux furent empalés de la pointe de l'épée sacrée, bloquant au sol, le renégat, qui n'avait pas fait preuve d'une grande résistance à son égard.

Cible neutralisée. Capture terminée. Demande d'extraction.

Senpai ! Attention, il n'était pas seul ! Nous détectons la présence de deux autres apprenti-dieu ! Restez sur vos gardes !

Atios attrapa sa prise et recula jusqu'aux êtres humains, paniqués et qui ne bougeaient plus, ne sachant plus s'ils rêvaient ou s'ils avaient pris quelque chose de mauvais, d'hallucinogène. Atios les enferma dans une barrière d'or, alors que simultanément, des mains, de chairs, squelettiques parfois, sortirent du sols, par dizaines.

Hey, Haru'! On dirait la remake de Evil Dead ! C'est quoi ce bordel ?

Quelqu'un réveille les morts ! Vous êtes sur un ancien charnier ! Préparez-vous à vous défendre, préparez une zone de sécurité, nous allons extraire la cible avec les civils! Il va nous falloir quelques minutes !

Je vais poser une barrière, mais dépêchez vous ! Je vais avoir besoin de mes barrières, vu le nombre de ces saloperies qui sortent du sol !

Car oui, ils étaient nombreux les bougres. Et venaient très nombreux. Atios, avant de quitter sa barrière, assomma le manipulateur de foudre (il fallait être prudent). Le jeune homme se jeta alors à l'assaut des morts-vivants, armée de sa lame dorée et de ses pouvoirs lumineux, qui avaient pris bien plus de galon depuis la dernière fois, que lorsqu'il était arrivé à la Deus Académia.

Face à lui, des morts de toute sorte et de toute tailles se levaient et seul, il allait y avoir du sport, d'autant qu'il allait devoir s'occuper de celui qui s'amusait à lever une armée mort-vivante.
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Re: Un refuge peu sûr - Jeu 9 Mai 2013 - 11:12
Le spectacle était loin d'être terminé, et un nouvel acteur arrivait sur la scène. Concentrée exclusivement sur les pensées du renégat, Léa ne sut qu'Atios était là qu'en le voyant débarquer du ciel. Et encore, elle ne le reconnut pas tout de suite. Fronçant les sourcils - allié du renégat ou ennemi de la Guilde Noire ? - elle étendit son domaine divinatoire et reconnut alors le fameux chagon, qui n'avait guère de pensées altruistes et aimantes à cet instant. Il faut croire que lui aussi avait pas mal changé depuis leur dernière rencontre. Rien d'étonnant vu l'histoire qu'ils vivaient.

Ne bronchant pas, la jeune fille réfléchit en observant le combat qui démarrait, plein de violence et de flash lumineux. Devait-elle intervenir ? Atios était plus ou moins son ami, même si c'était de loin. Mais d'un autre côté, elle risquerait de ruiner ses chances d'interroger le renégat si l'autre élève le tuait. A moins que ce ne soit l'inverse, ce qui ne serait pas plus plaisant. Enfin la mission avant tout n'est-ce pas ? Comme au Tartare. Cela dit, à voir les deux garçons se battre, il était difficile de savoir qui avait le plus besoin d'aide. Leurs pouvoirs semblaient de même niveau ou presque, chacun parvenait à prendre le dessus un instant, mais aucun n'arrivait vraiment à blesser suffisamment l'autre pour gagner. Quant aux humains, ils restaient pétrifiés d'incompréhension et de peur. Tant mieux pour eux, au moins ils risquaient moins d'y passer s'ils bougeaient.

Cela dit, en observant davantage, on pouvait remarquer une certaine retenue chez Atios, et ses pensées expliquaient pourquoi : le but était de capturer le renégat, pas de le tuer. Une bonne chose pour Léa, elle n'avait donc qu'à attendre qu'il fasse le travail à sa place, et irait ensuite profiter de la situation pour parler à l'homme électrique. Le chagon finit par coincer son adversaire, mais quelque chose clochait. Le renégat n'avait pas l'air spécialement dérangé. Elle n'entendait pas ce qu'ils se disaient, mais son sourire ironique était tout à fait visible. Se concentrant sur les pensées qu'elle captait, elle en trouva d'autres issues de personnes différentes. Et pas toutes amicales.

Le renégat n'était pas seul. Des pensées sordides lui parvinrent, avec des visions cadavériques qui ne tardèrent pas à devenir réalité. Une sorte de nécromancien ? Ca risquait d'être plus délicat : un squelette, ça se fatigue pas, et il y en avait plein. Encore qu'Atios se débrouillait bien. Mais il allait finir par s'affaiblir avec ses barrières lumineuses. Léa savait qu'il ne comptait pas tuer les renégats, ou du moins pas les deux, donc ce qu'elle voulait n'était pas en danger. En revanche, il était évident qu'eux ne se gêneraient pas pour exterminer l'élève. Etait-ce si gênant ? Un peu. D'autant qu'elle ne pourrait pas maîtriser les renégats seule, et il y avait fort à parier qu'ils ne s'arrêteraient pas pour l'écouter. Leurs pensées avides de massacre le disaient très clairement.

Finalement, même si elle préférait garder ses distances, elle n'avait pas le choix. Et curieusement ça lui faisait ressentir une certaine satisfaction : elle appréciait d'avoir trouvé une raison valable pour aider Atios. Vraiment. Se relevant un peu, elle observa un instant les armes potentielles qu'elle avait à portée. Des pitits cailloux ? Pas terrible, même si elle visait bien. Par contre, une branche serait très bien. Ah il y avait un pin ici. Elle s'en approcha, choisit une branche plus ou moins fine, et utilisa son contrôle des limites pour l'arracher en toute simplicité, retirant les petits bouts inutiles. Voilà elle avait un bâton relativement long et solide.

Retournant à son poste d'observation, elle regarda où en était le combat. Atios était entouré par une vingtaine de squelettes et de créatures zombiesques qui ne ressentaient pas la fatigue et, pire encore, se reconstituaient à chaque fois que leur cible les détruisaient. Aller l'aider là-bas serait stupide. Elle devait trouver la source, à savoir le renégat qui créait ces tas d'os et de chair putride. Se concentrant, la jeune fille tendit son pouvoir afin de trouver le nécromancien. Elle chassa toutes les autres pensées parasites, celles d'Atios, des humains, et même des morts, ce qui n'était pas difficile vu leurs esprits basiques. Elle parvint à capter ce qu'elle cherchait. Son homme, qui s'avéra être une fille en fait, se délectait du spectacle, tout en étant extrêmement concentrée sur son domaine divinatoire.

Bon, elle l'avait trouvée spirituellement parlant. Restait à la choper visuellement maintenant. Se concentrant exclusivement dessus, Léa parcourut le coin du regard, attentive au moindre changement dans sa perception. Elle se débrouillait pas trop mal à ce petit jeu-là depuis quelques temps. Et elle finit par repérer une silhouette sombre près de la maisonnette, en partie dissimulée par les murs, hors du champ de vision d'Atios. Et seule surtout, toutes ses unités concentrées sur l'apprenti-dieu. Très bien. Concentrant son contrôle des limites, elle l'utilisa pour augmenter considérablement son agilité et commença à descendre son petit bout de falaise sans bruits. Les chamois et autres boucs pouvaient aller se rhabiller, elle n'avait rien à leur envier.

Silencieusement, l'apprentie-déesse rejoignit le petit plateau, en veillant à rester dans le dos de la silhouette. Celle-ci était trop concentrée sur ses cadavres ambulants pour faire attention à autre chose, et sans doute que les deux renégats s'imaginaient totalement seul avec leur cible. Mais ce n'était pas une raison pour sous-estimer l'ennemi. Léa resta concentrée sur son contrôle des limites et fondit littéralement sur l'autre fille, avec une vitesse étonnante. Maniant plus ou moins bien son bâton, elle lui décocha un coup en visant les jambes, histoire de la mettre par terre et d'ensuite pouvoir la maîtriser.

La renégate fut coupée net dans sa concentration et s'écroula sur le dos en poussant un cri de surprise. Les cadavres autour d'Atios semblèrent hésiter subitement, leur connexion avec leur maîtresse moins intense. Mais celle-ci n'était pas pour autant sans ressource. Comprenant qu'un nouvel ennemi lui était tombée dessus, elle réagit au quart de tour en roulant au sol pour esquiver un autre coup de bâton et se relever. Elle eut un rictus sadique et déplaisant envers Léa et fit sortir un cadavre putréfié juste entre elles. Son aspect était purement répugnant, dégoulinant de pus gluant et de bouts de chair encore à moitié attachés par endroits. A croire que l'autre comptait sur sa tête dégoûtante pour déstabiliser son adversaire.

Manque de bol, l'apprentie déesse avait déjà vu bien pire avec Isanagi. Elle se contenta de fondre sur la créature et, dans un joli mouvement rotatif boosté avec son contrôle des limites, la décapita purement et simplement. Bien sûr pour un mort ça ne changeait pas grand chose, mais au moins ça lui enlevait la vision. Léa ne comptait pas vaincre cette chose, c'était la source qui l'intéressait. Elle contourna donc l'humanoïde sans tête pour rejoindre la nécromancienne. Celle-ci pesta, elle avait du mal à gérer son armée de morts du côté d'Atios, qui s'était remise en route, bien que laborieusement, et cette intruse en même temps. Son collègue ne pouvait pas se dépêcher de guérir et venir l'aider ? On peut jamais compter sur les autres tsss.

~ LAISSE TOMBER, T'AS PERDU ~

A la base, Léa voulait juste perturber son adversaire en lui envoyant une petite pensée et en profiter pour l'attaquer. Mais cet aspect de son domaine divinatoire n'était pas des plus évidents pour elle, encore trop récent, et, au lieu de ne se faire entendre gentiment que de la nécromancienne, ses "mots" s'envolèrent dans tous les esprits proches avec une intensité énorme. Ca revenait à ce que quelqu'un vous hurle dans les deux oreilles en même temps, et avec deux mégaphones. Les humains dans leur protection doré se mirent les mains sur tempes en criant, complètement paniqués déjà de base, alors ça n'allait pas les arranger. Atios eut droit lui aussi à son hurlement mental.

Mais finalement c'était pas si mal que ça. La nécromancienne, totalement surprise, porta elle-même les mains à ses oreilles, et cette attaque incongru ruina toute sa concentration mentale avec ses morts. Non seulement squelettes et cadavres s'arrêtent totalement, mais en prime Léa avait une occasion en or. La saisissant, elle bondit vers son adversaire et lui porta un coup puissant au crâne, l'assommant directement. La femme tomba au sol dans un petit cri de douleur et s'évanouit. Ses créatures s'écroulèrent avec elles, et la terre se referma dessus, reprenant ce qu'on lui avait arraché de force.

Un calme olympien s'installa après autant de boucan. Finalement ça n'avait pas été si difficile que ça, Léa s'était bien améliorée depuis ses derniers combats. Prends garde Isanagi, quand elle te mettra la main dessus ça bardera ! Mais en attendant, il fallait qu'elle puisse interroger les renégats, et vérifier comment allait Atios aussi. La jeune fille laissa la nécromancienne. Elle savait qu'elle ne risquait pas de filer : ses pensées étaient celles d'une personne dans les vapes. Si elle faisait mine de commencer à se réveiller, l'apprentie déesse le sentirait aussitôt et reviendrait lui donner un coup.

Elle contourna la maison pour observer le petit champ de bataille. Il n'y avait plus aucune trace des morts-vivants, seuls restaient les humains, le renégat immobilisé plus tôt et Atios. Dans quel état était-il, ça... Léa l'observa pour le savoir, son regard totalement neutre, comme toujours.
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Re: Un refuge peu sûr - Mer 14 Aoû 2013 - 17:27

Mais ... Mais ... Ça commençait trop bien, pourquoi y'a pas de suite !? T-T
Franchement ça aurait pu donner un super rp vu comment le début me plaisait, c'est dommage je trouve.

Atios : 85 xps
Léa : 175 xps

Xps attribués : Yep
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