Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Le futur n'attend pas...

 
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Le futur n'attend pas... - Mer 17 Avr 2013 - 3:41
Il va se réveiller ?

Son état est stable. En fait non, il est même en parfaite santé.

Alors, pourquoi il continue d'être dans le coma ?

Comment voulez-vous que nous le sachions ? Son cerveau a eut une activité intense et ses neurones ont fondu littéralement. Il se peut que ce soit un légume, à l'heure actuelle ...

Un légume .. Pourtant, son encéphalogramme est actif ?

On dirait qu'il rêve, oui ..

Nous ne pourrons plus retenir les élèves longtemps.. Toute l'école veut savoir ce qu'il advient de lui ..

Pour quelqu'un qui les aurait trahi, il déchaîne toujours autant les foules ..

Oh, des gens ont tenté de s'infiltrer dans la pièce. Certains, avec des armes. D'autres avec des fleurs.

Ah oui ... Certains élèves sont vraiment fous..

En même temps, tu ne peux pas non plus nier que les derniers événements ne soient pas fous non plus ..

C'est vrai .. Pour la première fois, la paisible existence de l'école et du monde est en danger..

Ouaip, on vit dans un drôle d'univers..

Le médecin et l'aide-soignant regardaient le jeune homme, allongé, dans son lit, une machine prenant ses constantes, toujours stable. Son visage aux traits fins, figé entre l'adulte et l'enfant, ses cheveux longs... Et surtout, son expression paisible ... Tout dans cette pièce, transpirait l'éternité. Le bruit de la machine, répétitif, au rythme stable, redondant, semblait lentement mais sûrement, ralentir l'écoulement du temps. Bip. Bip. Bip. Comme si rien ne changerait. Que le miracle n'aurait jamais lieu. Atios, où étais-tu ? Loin, là où personne ne peut t'atteindre. Là où tu ne seras jamais déçu. Là où personne ne pourra te décevoir ou te blesser. Un endroit où tu n'as pas à être fort. Ni à faire des efforts.

L'herbe fraiche est caressée par le vent. Le ciel est bleu. Et le sol est vert. Ce monde est serein. Sans limite. Et il est seul. Seul avec une demoiselle aux cheveux blonds qui lui tient sa tête sur ses genoux et qui lui caresse agréablement ses cheveux sombres, chauffés par les doux rayons du soleil. Une idylle. Une métaphore poétique de la sérénité. Une ode a la paix que tout le monde désirerait.

Tu ne veux pas y retourner ?

À quoi bon ? Je suis mort, non ?

J'en doute. Si tu es ici, c'est que tu veux fuir le reste de l'univers.

Tch.

Allons bon, tu es censé être Arthur ! Un roi, un prince, comportes-toi avec un peu plus de sincérité.

Tu n'imagines pas comment ça put être dur en bas .. De me rendre compte à quel point j'étais impuissant. De me rendre compte à quel point j'étais si peu important pour elle ou pour les autres. J'ai voulu sauver les autres, mais il semblerait qu'au final, je n'ai pas sauvé grand-chose.

Tu as fait de ton mieux non ? Et puis .. Elle est restée, tu sais.

Ah oui ? Comment le sais-tu ?

Regarde tes doigts.

Atios leva faiblement ses doigts devant lui pour y remarquer la présence d'un anneau, se matérialisant. La demoiselle aux yeux verts lui sourit. Ses mains passèrent sur la joue du jeune homme.

Tu vois, tu n'es pas seul, là-bas, mon très cher alter ego..

Mais ... Mais ça ne veux pas dire que ce soit elle.. Et puis, un anneau, c'est tellement simple ! Je me suis battu comme j'ai pu pour elle .. Elle n'est même pas restée à mon chevet, la connaissant..

Je sais que tu es frustrée. Mais elle est jeune. Ne t'attends pas à un comportement parfait de la part de quelqu'un qui vient à peine de prendre la décision d'agir et de ne pas attendre, alors qu'un mois plus tôt, elle était paralysée par ses propres peurs de n'être ni à la hauteur, ni d'être indispensable ...

Moi aussi, je comprends très bien tout ça .. Mais il faut arrêter de croire qu'il n'y a que les jeunes demoiselles qui ont des cœurs fragiles ! Les vrais garçons, ceux qui sont sincères dans leurs sentiments, ont eux aussi besoin d'affection, de tendresse...

Ahah, tu es devenu plus honnête, depuis notre dernière rencontre !

Parle pour toi, toi tu es plus joyeuse et chaleureuse que par le passé aussi..

J'imagine que tu as raison. Même nous autres, héros du passé, créatures magiques et divinités oubliées, avons besoin de temps pour grandir. Nous qui avons combattu encore et encore, avons bien le droit désormais, de chercher la paix, le réconfort et le bonheur. Du moins, j'ose le croire. Ce refuge est nôtre, mais tu n'es pas prêt à laisser échapper ton dernier soupir. Ce lieu est un carrefour pour nous, beaucoup de nos chevaliers sont repartis chercher ce qu'ils n'avaient pu trouver.

Chercher ce que je n'ai pu trouver .. Toi et moi, séparer par les dimensions, nous nous sommes tenus dès notre plus jeune âge, à nous battre au nom de l'honneur, de l'abnégation, de la miséricorde et du courage... Tu dois savoir à quel point, je souffre de m'être tenu seul, sur ce trône, de m'être tenu seul, dans cette pièce à la table sphérique où, là aussi, j'étais seul et idéalisé. Même quand je dormais avec Guenièvre, j'étais seul et je la faisais souffrir... J'en ai assez, d'être seul, de me tenir seul à combattre pour les autres, alors qu'ils sont autour de moi sans remarquer à quel point mes jambes vacillent en même temps que je pare les assauts et rend les coups, pour tailler une route heureuse pour tous...

Mais ce n'est pas à moi qu'il faut le dire, tu t'en rends bien compte.. Celle que tu dois mettre à l'épreuve, elle n'est pas ici, en Avalon, avec nous autres, défunts au paradis, attendant le courage ou la volonté de retenter une vie .. Elle attend dans le domaine de Deus. Montre lui que l'anneau qu'elle t'a mis au doigt, que cette présence, qu'elle te demande de lui fournir, à un prix qu'elle se doit d'acquitter si elle veut ton bonheur et te garder à ses côtés ..

Et si elle ne veut pas ?

Laisserais-tu Shaad Princeton se consumer de l'intérieur ? Laisserais-tu le monde trembler face à la folie d'Isanagi ? Accepterais-tu de voir Maya se faner au profit de l'attention de son paternel ? Ne serais-tu pas lâche, en abandonnant ceux que tu as juré de protéger ?

Atios soupira. Se faire sermonner par son propre alter-ego, par sa propre conscience .. C'est dur. C'est douloureux. Il avait envie de pleurer.

Mais personne ne me soutiendra, là-bas ! J'en ai assez de me tenir seul, l'épée dans les mains...

Tu te répètes .. Réalise-le .. Tu préféra souffrir d'un échec que te rendre compte que tu aurais pu essayer mais que tu as choisi de ne rien faire par lâcheté et par manque de courage...

Tu ne me laisseras aucun répit, n'est-ce pas ?

Si. Je te le donne, le répit. Mais là où on doit te le fournir. Ta place chez les morts n'est pas encore prête. Si tu dois revenir ici, ce sera en tant que magnifique prince de la lumière, aimé et adulé par les autres.. Pas en tant que jeune homme souffrant de l'aveuglement de l'univers...

Je ne suis pas un prince ...

Pourtant, tu es acclamé par les autres, tu les diriges, tu fais preuve d'une force qui fait honneur à tes titres, à ton rang, à ton sang et tu aurais le potentiel de faire chavirer le cœur de plus d'une demoiselle, malgré la pureté de tes intentions, au point où celles-ci apparaîtraient comme naïves .. Si tu n'es pas un prince, qu'est-ce qu'un prince ?

La flatterie ne fonctionnera pas .. Je suis .. Je suis ce que je suis et c'est déjà difficile comme ça.

Être un prince n'a jamais été quelque chose de simple, tu sais... Et si j'agis mal ? Je n'ai rien fait pour être le prince de quiconque .. Je veux juste être heureux à la base ..

Ai confiance en toi. Tu l'as dis : tu es celui que tu es. Sois naturel et sincère avec les autres, alors seulement ils auront une chance de te comprendre et t'atteindre, toi qui es si lointain et haut perché sur ta colline de solitude. Les gens ne réfléchissent pas autant que toi, tu devrais le savoir ...

Elle le força à se relever et toujours lui tenant la main, le fit avancer jusqu'à une barque.

Va, mon très, très cher, Atios... Tu as tant à montrer à ces gens qui ne t'estiment pas assez, qu'il m'est impossible de ne pas te forcer à y retourner. Ah et fais-moi plaisir.. Si tu rêves de dormir avec Maya, alors fais-le et arrête de fuir.

Et hop. Elle le poussa sur la barque, sans qu'il ne puisse protester. Et aussitôt il avait mis les pieds sur le transport de bois, que le temps, l'espace, se volatilisa.

- - - -


Sa conscience revint de très loin et retomba brusquement dans son corps alors qu'il se réveilla soudainement, assis sur son lit à l'infirmerie et que ses yeux, s'ouvrirent... Il s'étira, faisant craquer ses jointures des mains, des poignets, des bras. Ah, il avait trop passé de temps alité. Il descendit du lit, en n'écoutant pas les protestations de ses médecins. Traînant son chariot à perfusion, il se dirigea vers la porte. Scellée.

Tch.

Il se sentait particulièrement frustré. Mais bien, quelque part. Comme si son corps ne s'était jamais senti aussi bien. Et pour la première fois, il disait merde à l'univers sans aucun remords. Il toucha la barrière, qui fit une lumière violette. Ah, tu veux pas me laisser sortir ? Atios décocha un simple coup de pied à l'encontre de la barrière et vers la porte, inaccessible. Vlan. La barrière se brise. La porte, vole, s'en va défoncer la fenêtre et abimer le mur derrière. Les gens dans le couloir ne comprennent pas ce qui se passe. Atios, toujours de sa tenue légère de patient, sort à l'extérieur de la chambre, le regard agacé, les sourcils froncés. Plusieurs filles viennent le voir, lui dire qu'elles sont soulagées qu'il aille mieux. Il y a même des garçons qui arrivent. Mais Atios ne répond pas. Il sourit, charmeur, suffisant, et se met à avancer. Il doit aller parler à quelqu'un. Et personne ne l'arrêtera, sur sa route pour le grand temple. Et tant pis si le marbre de celui-ci seraient rayés par les roulettes de son chariot à transfu'.

Il se remit à avancer, inflexible, une suite curieuse derrière lui. Soudainement, une voix s'exclame, au loin. Agressive. L'élève fonce, un couteau à la main.

Kurokami... Enfoiré de traître !!

Oh, toi t'es mal tombé, je suis pas dans mon jour de bonté concernant les handicapés mentaux...

Il remarque enfin. Son esprit est fiévreux, sa tête, migraineuse.. Raah, c'est chiant. Pourtant, le reste de son corps se sent bien. L'élève arrive. Atios le saisit par le poignet,, comme une poupée de chiffon. Il lui retourne le bras. Et l'élève se prend le chariot à transfusion dans les côtes. Combiné avec une force nouvelle, l'élève est littéralement enfoncé de toute sa hauteur verticale, contre le mur, dans un petit cratère. L'arme est tordue.. Mais le jeune homme, de sa force colossale, alla remettre droite, la barre de métal, qui était néanmoins fragilisée par l'impact net et brutal. Les autres apprentis-dieux sont stupéfaits. Certains hésitent. D'autres voient là, la frustration légitime d'un convalescent à qui l'univers semblait avoir fait tout endurer.

Les rumeurs sur le fait qu'Atios avait failli être abandonné, sur ses motivations .. Tous foisonnaient comme une vilaine fièvre foisonnait dans le corps d'un malade. Finalement, le vice-président du conseil put enfin sortir à l'extérieur du bâtiment des classes. Les élèves en cours, depuis les salles, se mirent à le fixer avancer dans la cour, comme un revenant bien vif, revenu restaurer son honneur. Un professeur passant par là, tenta de lui faire du zèle. Sûrement un hypocrite qui n'aimait pas qu'un élève se prenne pour un roi. Et la punition que le jeune homme lui infligea fut simple : la lumière du jeune homme vint exploser aux pieds du professeur, le blessant suffisamment pour qu'il reste au sol, sans que l'agresseur n'ait à se soucier de celui-ci.

Profs, élèves, renégats, humains, divinités, démons, créatures magiques..

Ceux qui se foutront sur la route de mon bonheur, se feront dégager avec toute la force que je peux coller dans mon pied aux culs des autres.

Certains élèves qui entendirent ça s'en offusquèrent .. Avant de trouver ça cool. Car oui, Atios, se comportait avec la classe d'un vilain bad boy dont la patience avait été trop abusée. C'est face au temple, qu'il se retourna vers les autres, avant de sourire, sûr de lui :

Laissez-moi lui parler seul à seul ... C'est entre lui .. Et moi.
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Âme Errante
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Re: Le futur n'attend pas... - Jeu 18 Avr 2013 - 12:22
Et bien ce rp solo gère pas mal x) En mode bad boy et le coup de la porte me fait pensé à celle de mon bureau - tu aimes les portes ? - Bref, joli solo, comme d'habitude ! Quoiqu'il se lisait plutôt rapidement avec les dialogues (ce qui est loin d'être déplaisant).
Kurokami Atios : 350 xps

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