Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Une journée typique à l'école pour une potion de jouvence !

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Une journée typique à l'école pour une potion de jouvence ! - Lun 1 Avr 2013 - 18:24


Une journée typique à l'école pour une potion de jouvence !
Feat. Yumeji Haruka, Eikichi Onizuka, Yoshihisa Takumi, les Yakuz' (Tama & Mochi) & une kunoichi et ses potos.

Nyuuuuuuh~ fut le bruit que le jeune homme fit en levant ses bras, haut, au-dessus de lui, faisant craquer ses doigts joignant ses mains, alors qu'il s'étirait.

Vous êtes fatigué, senpai ?

Atios, de son regard ingénu, baissa les yeux sur sa nouvelle secrétaire. Les cheveux rouges de la demoiselle étaient sûrement ce qui la rendait immanquable ... Avec sa taille avoisinant le petit et utopique mètre quarante-cinq. Yumeji Haruka était devenue sa secrétaire personnelle par la force des choses. Même s'il travaillait majoritairement seul, Haruka avait fini par se mettre à gérer ses correspondances pour lui : elle ouvrait ses lettres, lui lisait, écrivait la réponse et faisait la messagère entre lui et les diverses instances gérante de l'académie. Elle répondait aussi au téléphone et acheminait ses ordres. Pour finir, même s'il avait un peu de mal à accepter de lui donner ce rôle, elle s'occupait .. De lui donner ses cafés. Oui, bon.. Haruka était devenue en quelque sorte une esclave, ou alors, une employée aux devoirs de stagiaires. Mais il ne l'avait pas forcée à entreprendre toutes ces tâches ingrates. Elle était devenue comme une sorte de mascotte du vice-président, puisqu'il semblerait que contrairement à lui, parmi les centaines de professeurs de l'école, beaucoup voyaient en la docile et servile demoiselle, un messager efficace et à force de la voir arriver dix-huit fois dans son bureau par jour, il avait fini par lui dire de rester. Peut-être une sorte de remplaçante future d'Hermès ? En tout cas, elle en avait la figure agile et fine. On aurait pu même dire qu'elle était entre une enfant de huit ans et un pré-adolescent de quatorze ans. Il fallait prier pour que les services à l'enfance n'existassent pas à la Deus, il n'aurait pas voulu répondre d'accusation d'exploitation de mineurs...

Haru', comme elle voulait qu'on la surnomme, était une pétillante demoiselle pleine de bonne volonté et doté d'une naïveté, d'une spontanéité et d'un franc-parler à faire trembler Deus. Elle pouvait annoncer très sérieusement et sans sourciller qu'une fille avait perdu un tampon hygiénique magique en plein dans son bureau, tout en lui annonçant qu'elle voulait qu'on lui retrouve. Bien que cela pût être un source de quiproquo assez intense, (il n'imaginât point les réactions de Maya si elle apprenait ce genre de travaux du conseil... En pensant furtivement à ça, il toussota en imaginant sa petite amie lui jeter une chaise à la tronche..) il détourna le regard par la fenêtre. Lentement mais sûrement, l'intronisation du nouveau directeur approchait. Il venait de recevoir une missive lui demandant (poliment, il fallait pas déconner) de ramener ses fesses là-bas et de ne pas manquer le discours des directeurs. La belle affaire.. Pour le bordel que ça risquait d'être (et il était amusant de voir qu'il n'imaginait pas à quel point il serait dans le vrai en pensant ceci). Haru' cligna plusieurs fois des yeux en attendant une réponse d'Atios, qui tardait à fournir celle-ci, légèrement préoccupé par ce qu'il faisait à côté.

Ah .. Euh .. Un peu, j'imagine. Mais la journée ne fait que commencer, alors nous devrions nous mettre au travail .. Au fait, tu n'as pas cours, le samedi matin ?

Oui, le jeune homme manquait depuis plusieurs semaines, les cours, contre son gré et ne voulait pas que sa collègue se retrouvât en échec scolaire par sa faute. D'où la fatidique question.

Ne vous en faites pas, ne vous en faites pas. Je n'ai pas cours le samedi matin. Et puis ... Il semblerait que je ne sois pas douée pour les matières de combat ou les matières mystiques, alors ...

Ah bon ? Quand j'aurai le temps, je t'apprendrais quelques trucs, je suis sûr que c'est juste que tu n'as pas eu de déclic.

Elle lui fit une moue surprise et timidement joyeuse, alors qu'il lui ébouriffa les cheveux. Beaucoup d'apprentis-dieux ne trouvaient pas leur compte, ici, car ces derniers n'étaient pas forcément de puissants guerriers dans l'âme, ou simplement n'ayant pas assez de confiance en eux pour parvenir à briller. Son rôle de vice-président était là aussi, de permettre à ces élèves, de trouver leur voie et de réussir leur cursus. La demoiselle rougissante, détourna les yeux, gênée, avant de remarquer que sur le petit ordinateur portable qu'elle utilisait pour travailler au conseil, en bas à droite, son logiciel de client mail s'était pourvu d'une notification d'un nouveau message. Elle tapota don petit index sur le pad après avoir fait glisser le curseur soigneusement sur l'icône pour pouvoir lire le mail ... Elle écarquilla les yeux, alors qu'Atios était reparti sur la gestion des clubs.

Senpai .. J'ai une demande d'un professeur .. Il dit qu'il va venir vous le demander en face à face. Mais .. Il y a un problème .. Il ... Je crois qu'il ne sait pas écrire. Son mail est plein de fautes d'orthographe...

Atios haussa un sourcil. Après l'agrafe, le tampon, le fouet et la canette de coca qui ne se vidait jamais, qu'allait-on lui demander ? De nettoyer les toits de l'académie ? De faire un tour de l'académie sur les mains ? Atios se gratta les cheveux. Il craignait le pire. Vraiment. L'école était parfois extrêmement paisible .. Ou au contraire, pas du tout. Mais c'était prévisible, après tout. Il y avait des gens puissants ici. Des gens capables de détruire des pans de l'école sans sourciller. Des gens farfelus aussi. Alors qu'un prof ne sachant pas écrire puisse exister, même si c'était un peu contre nature, ne le gênait pas vraiment. C'était envisageable. Ne jamais dire jamais était réellement d'autant plus réaliste, que dans l'académie du créateur de l'univers. Alors quand la porte s'ouvrit à la volée, qu'Haru-chan tomba en arrière, de surprise, avec sa chaise et qu'un grand blond décoloré habillé comme un touriste s'était mis devant lui, reluquant sa secrétaire, le vice-président du conseil s'était passé une main dans les cheveux avant de dire :

Bonjour ... Eikichi Onizuka, je présume ?

Ouah, comment t'as deviné ? .. C'est donc toi, Mister Deus ? Plutôt cool, comme bureau ... J'aimerais avoir le même rien que pour moi ...

Ouh ... Eh beh .. Le moins qu'on puisse dire c'était qu'il était un gai luron. Il venait de le mitrailler en le tutoyant, mais il ne semblait pas méchant. Il s'exprima à nouveau, en se grattant la fesse droite :

Donc oui, je suis bien Eikichi Onizuka, 24 ans, célibataire et libre comme l'air... Et j'ai besoin de ton aide pour une requête .. C'bien ici, que tu acceptes les demandes des habitants de l'académie?

Atios soupira. [color:e443=DBAC45]Eikichi était donc un grand et musclé jeune homme, il ne devait y avoir que quelques années de différence entre eux. Le vice-président du conseil était plus grand que le professeur, mais à côté, il ressemblait littéralement à ... Un brin de paille. Sans que le professeur Onizuka ne fût horriblement musclé, il était large d'épaules, mais pas seulement : on sentait bien que le professeur avait fait de l'exercice physique, parce que les muscles développés harmonieusement du prof lui donnait littéralement la cruelle envergure qui séparait les garçons de la pièce. Si le professeur était musclé sans pour autant que ce ne soit excessif, Atios était excessivement fin à côté de lui. Les cheveux courts du professeur étaient décolorés, d'un blond criard, tirant vers le jaune. Il portait même une boucle d'oreille bleue.. En somme toute, il ne ressemblait pas à l'idée de ce qu'on se faisait d'un prof traditionnel .. Mais après avoir consulté le fichier des professeurs de l'école, la conclusion était sans équivoque : les profs du coin n'étaient pas souvent représentatifs de l'idée d'un professeur ou d'un précepteur et si Onizuka ressemblait pas à un prof, il ressemblait plus à un jeune adulte contemporain tout à fait normal, que la plupart de ses collègues. Il portait un t-shirt jaune avec quelques écritures noires, avait une clope au bec et portait un jean ample de couleur vert. Pour parachever son look totalement décontracté, il portait des tongs malgré les températures pas forcément très élevées à l'extérieur.

D'ailleurs, le temps, parlons-en. Le soleil brillait, mais le vent, sec et lancinant, semblait se répandre à travers les vêtements comme une mordante caresse. Pas le genre de caresse qui nous fait frémir dans le bon sens. Haru' se releva en prenant attention à ce que le professeur ne réussit à contempler ses sous-vêtements qu'il regardait de façon éhontée, alors qu'Atios ajouta alors :

Donc, c'est vous qui avez besoin de mon aide ?

Petite culotte blanche .. Cool ... Ahem, Oui, Atios ! J'ai trop besoin de tes talents miraculeux... Y a que à toi que je peux le demander ...

Eh bien .. J'écoute ?

Tu sais .. On est mort, tout ça, mais il paraît qu'on continue à vieillir. Il se rapprocha du vice-président et passa son bras autour de son épaule, pour lui chuchoter : ▬ Et j'ai pas envie de me transformer en vieux con, j'ai pas encore eu le temps de trouver de fille avec qui essayer et ...

Atios passa instantanément au rouge gêné .. Ah bah, ce prof était cash. Donc en gros, il voulait rester jeune pour ... "Pécho", quoi. Sale, sale, sale histoire. Atios détourna son regard vers le professeur d'éducation civique et de sciences sociales, avant de lui dire :

Vous croyez vraiment que j'ai ça dans mon frigo ?

Hey... T'es pas obligé de me vouvoyer, on est pote maintenant .. Bref.. Il paraît qu'il y en a un vendeur au marché en plein air, mais j'ai aucune idée de où il peut se trouver.. Et j't'avouerais que j'ai pas une thune. Tu serais trop un chic type si tu pouvais m'arranger le coup pour que je n'ai .. Pas à le payer..

Atios eut envie de se frapper la tête contre le mur le plus proche. C'était sérieux ? Il lui demandait donc, limite, de lui chercher et de lui payer une potion pour rester jeune...

Autant utiliser une potion qui augmente le charisme non ?

Onizuka rit bien fort en lui tapant sur l'épaule, manquant donc de le faire voler à travers la pièce, et ajoutant :

Nan, mais ça c'pour les losers, ce genre de truc. Nanan, moi je veux viser un truc comme et toi avec la fille du dirlo. Gars, t'es vraiment un bon, depuis que t'as eu les couilles de repeindre la face de cette vieille tour à la con pour lui dire que tu l'aimais.. Ouais, t'es p'tet pas un de mes élèves, mais j'suis fier de voir que certains jeunes comprennent ce que c'est, la passion ...

Atios ne put s'empêcher de sourire à l'évocation de son forfait avec les Yakuz'. Oui, il aimait vraiment Maya, après tout. Et plus le temps passait, plus ce prof, certes éclectique, lui semblait avoir un très bon fond, même s'il semblait clairement être un pervers ... Haru' avait regardé la scène, sans savoir si elle devait crier sur le prof ou si elle devait rester à se cacher derrière le dossier qu'elle utilisait pour cacher ses joues rougissantes, à la fois en colère et gênée pour la révélation précédente concernant ses sous-vêtements. Voyant que son employée allait finir par exploser sur le professeur, Atios se leva alors et dit : ▬ Haruka, je compte sur toi pour prévenir de mon absence temporaire.. Je vais m'occuper du problème du professeur Onizuka...[/color]

T-très bien, senpai !

Elle avait balbutié une réponse affirmative sans pouvoir regarder le vice-président du conseil dans les yeux. Elle n'en restait pas moins une fille, qui se sentait vulnérable, maintenant qu'on avait annoncé ouvertement ce qu'elle portait sous sa minijupe. Elle en voulait profondément au professeur, mais elle ne voulait pas piquer une crise devant celui pour qui elle travaillait si dure. Quant au dit professeur, il ne comprenait pas ce qu'il avait fait de mal et ne comprit pas pourquoi il fut trainé par l'apprenti divinité de la lumière, en dehors du bureau.

Donc, tu veux bien m'aider ? Merci mec, je te revaudrais ça.. Si tu veux, j'ai réussi à me dégoter des magazines un peu spéciaux, tu vois .. Ceux que les mecs adorent ...

Excusez-moi, professeur, mais je n'ai pas utilité de ce genre de chose et il me semble que le règlement intérieur interdise la détention et le recel de ce genre d'objet ..

Onizuka lui fit un grand sourire amusé avant d'ajouter, sur un ton goguenard : ▬ Je vois, t'en as pas besoin, car toi et la fille du directeur, vous êtes ..

MAIS NON!!

Atios avait répondu en comprenant le sous-entendu... Voyant le visage de Maya dans son esprit, il rougit brusquement. Jamais il n'avait envisagé de voir Maya comme un moyen pour ce genre de finalité auxquelles il n'aspirait pas.

Quoi, vous l'avez pas fait ? C'te loose ...

Mais .. Mais non !!

Ah bah tu vois, je savais que t'étais un vrai tombeur ..

Mais ... MAIS NON !

Le blond décoloré se mit à rire de bon cœur, encore plus amusé, avant de rajouter, sur le ton de la plaisanterie :

Oh, sois pas timide ...

Atios, acculé, dépassa son seuil de tolérance à la pression et jeta au visage du professeur, énervé :

Ah, mais ferme ta gueule, saleté de décolorer...

L'insulte fit rire l'intéressé.

Enfin, tu te décoinces un peu, tu commençais à me faire peur, à toujours jouer aux gars trop propres sur lui ..

Je vais te coincer mon pied là où tu ne veux pas qu'il se coince, tu vas voir..

Ola, Ola, calmos avec ça. C'est sacré, je m'en suis pas encore servi, moi ...

Atios se tint le visage, exaspéré. Il finit par demander, en avançant :

Et Deus, il t'a choisi sur quel critère ?

Aucune idée, mais je veux toujours être le Great Teacher Onizuka, même si je suis mort! Deus m'a donné la chance de pouvoir trouver mon coup après la mort, alors je compte bien en profiter aussi...

Très spirituel, comme objectif ...

Le vice-président du conseil était assez sceptique avec à ce professeur, mais plus rapidement il lui aurait trouvé sa fiole de jouvence, plus vite il s'éloignerait de ce phénomène social en perpétuelle et pleine éruption. Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il ne laisserait pas indifférent ... Même s'il avait l'air un peu con et pervers, le professeur savait s'y prendre pour que les gens lui fassent confiance. Il avait un certain charisme, malgré sa dégaine de vacataire.

Bon, la prochaine étape, j'imagine que c'est le marché en plein air. Si c'est pas là-bas qu'on trouve ton bonheur, on le trouvera nulle-part ailleurs.

Ah non, me fait pas flipper, j'y tiens moi à la jeunesse de mon corps ...

J'imagine.. Mais si tu te comportais un peu moins comme un pervers qui s'assume, peut-être que les filles ne te fuiraient pas ..

Je ne suis pas pervers. J'aime juste les filles, c'est normal pour un garçon ...

Si tu l'assumes trop fort, les filles vont fuir.. Surtout que t'es décoloré, tu te grattes le cul en avançant, tu fumes comme un pompier ...

Ouai, mais on se refait pas, sérieux...

Ce n'était pas totalement faux. Atios jaugea son interlocuteur, alors qu'ils avançaient, côte à côte, dans les couloirs, vers l'extérieur du bâtiment administratif. Onizuka était un ancien professeur tout à fait normal, du Japon. Il n'avait pas eu de fins tragiques, il s'était battu jusqu'au bout pour ses élèves. Il était mort en laissant des tas de gens malheureux derrière lui, mais il n'avait pu faire autrement. La promesse qu'un jour ils se reverraient vibrait toujours dans son cœur. Il voulait voir ce que ses élèves étaient devenus, en deux ans. Il était fort, c'était vrai. Une femme qui l'aimait, des tas d'élèves et de jeunes à Kichijōji et à Shonan qui avaient vu en lui une sorte de sauveur, de héros.. Des amies amoureuses, un meilleur ami profondément déçu de l'avoir perdu .. Onizuka parut un furtif instant, plein de mélancolie... Atios était assez observateur pour le remarquer. Derrière ce masque un peu stupide et pervers se cacherait donc bel et bien quelqu'un de profond ? Ah .. Il n'en savait rien. Mais le marché en plein air était un endroit où il n'avait jamais mis les pieds. Autant dire que ce serait réellement un défi de trouver quoi que ce soit dans cet assemblage d'étals qui s'étendaient à perte de vue. Même s'il ne l'avait jamais dit à qui que ce soit, le jeune homme n'aimait pas vraiment les lieux densément peuplés. Trop de gens, trop de bruit.. C'était vraiment quelque chose qu'il n'appréciait pas. Il préférait la sérénité, il préférait être dans le calme ... Mais il avait passé sa vie à vivre dans le brouhaha. Des gens qui parlaient fort. Des clameurs. Des claquements d'armes. Des gens qui discutaient. Qui bavardaient. Des bruits qui s'élançaient à travers les rues, rebondissant contre les divers obstacles...

Ce n'était qu'une pâle expression des sentiments qui rugissaient au firmament de chaque cœur qu'il avait pu croiser, qu'il croiserait, ou qu'il croisait tout court, d'ailleurs. Chaque âme avait ses appels, ses reflux, sa voix ... Les gens oubliaient que ce qu'ils avaient au fond d'eux-même, s'extériorisait par leur propre et unique existence... Perversion, joie, pessimisme, mélancolie, souffrance, bonheur, espoir, courage, ténacité, faiblesse ... Tant d'émotions différentes que les personnes pouvaient répandre par leur simple présence. C'était comme les couleurs. De quelles couleurs les gens désiraient-ils être ? Et lui ? De quelles couleurs était-il composé ? Il n'en savait rien. Mais si chacun était une couleur différente, alors ce monde était composé vraiment de multiples tons... Est-ce que le mélange des gens pouvaient-ils donner lieu à des couleurs inédites ? Il n'en savait rien. Mais toutes ces réflexions le poussèrent à vouloir voir Maya, étrangement. Mais s'il ne travaillait pas, qui le ferait à sa place ? Le conseil venait d'être réformé, il était le second de celui-ci, il était autant une figure de proue qu'Aedan, désormais. Il ne pouvait pas baisser les bras. Il ne pouvait pas abandonner les directeurs ou le reste du conseil ... Il devait rester fort. Et espérer qu'un jour, il puisse sortir de cette prison de travail. Tout n'était pas à jeter. Il avait fait la connaissance de tas de gens grâce à ce prestigieux poste .. Mais pour autant, il le savait, il ne pourrait rester pour l'éternité l'esclave de l'école. Il y aurait bien un temps où lui aussi, devrait trébucher, voir s'effondrer, sous le poids d'une charge qu'il portait à bout de bras. Mais il l'espérait, on le relèverait à ce moment-là. Pas de ses fonctions, mais de sa chute.. Qu'est-ce que c'était, que d'être un bon vice-président du conseil des élèves ?

S'étirant en avançant, Eikichi lui sourit. Atios le regarda, le regard interrogateur. Pour le prof décoloré, son compagnon du conseil des élèves était une sorte de singularité bien étrange. Une anomalie, un doux paradoxe. Il semblait être à la fois aussi vif et féroce qu'un lion, mais au même instant, apparaissait comme faiblissant et fatigué... Et l'instant d'après, une détermination et une passion aussi brûlante que le souffle d'un dragon semblaient animer le frêle Mister Deus, au charisme certain. Même s'il apparaissait comme un vif et lumineux phare de lumière, tel un soleil, pour les autres, il n'était pas qu'un simple et stupide soleil, qui se contentait d'un idiot optimisme. Il était clair que le garçon semblait voir bien plus loin que quiconque, plus loin que lui, ne pouvait le percevoir. Oui .. Les yeux du garçons semblaient crever l'horizon, encore et encore, comme s'il pouvait percer à travers l'univers même pour y atteindre sa plus pure matière... Comme si le ciel bleu qu'ils affectionnaient tous les deux n'était pas la limite de son regard, mais que son cœur voguait, loin de tous, bien au-delà de ce que les gens se fixaient comme limite, sans pour autant qu'il ne les méprenait ni ne les méconnaissait ...

Oui ?

Les lumières du soleil emplissaient les couloirs par les fenêtres, rendant la progression des deux hommes plutôt agréable. C'était les prémices de la saison préférée du jeune homme... La saison des rêves, la saison où les feux d'artifice éclatent dans le ciel et où les gens se remettent à croire en demain, car il fait meilleur, car il est temps de profiter de la chaleur et de sortir entre amis, de délaisser ses responsabilités sans pour autant les abandonner, et de goûter aux chaudes couleurs composant les multiples nuances d'une teinture aux fragrances estivales.

Je ne pensais pas que tu serais plus qu'un simple garçon un peu populaire, aha. Tu caches bien ton jeu, je trouve.

Ouvrant la porte principale du bâtiment administratif pour permettre à celui qui le suivait de passer, le jeune homme feignit alors d'avoir compris ce que le professeur avait pu lui dire et dit, simplement :

Pardon, je n'ai pas compris, à cause du bruit de la porte .. Tu disais ?

Le décoloré sourit davantage et lui tapa dans le dos en disant :

Tu n'es pas obligé d'être aussi fort que tu veux qu'on le croie, tu sais. Les gens ne te veulent pas du mal.

Le regard d'Atios se fit plus sévère et ajouta, plus sèchement :

Je ne vois pas ce que tu veux me dire.

Le professeur soupira avant de lui ébouriffer le cuir chevelu. Atios dégagea la main du prof de sa tête. Il n'aimait pas qu'on le traite en enfant, même si ça ne faisait que renforcer le fait qu'il voulait jouer au dur, parfait, charismatique, rayonnant, que tout le monde aimait. Il était assez surpris de se rendre compte que le professeur, en très peu de temps, avait pu passer au travers de son masque social sans aucune difficulté. Après tout, c'était un adulte... Enfin .. Quelque chose de spécial resplendissait à travers la simplissime humanité du professeur à la recherche d'une potion de jouvence. Il conclut dans un premier temps, les mains dans les poches, plus pour lui-même, que pour Atios :

Tu es encore jeune, au fond, même si tu te comportes comme un Homme.. Il releva le visage, pour regarder le soleil qui montait sûrement mais lentement à son zénith, rajoutant : Tu as une idée de comment on va faire pour trouver ce qu'on cherche ?

Aucune. Pour trouver, il faut commencer à chercher.

C'est vrai, tu as raison..

Atios sortit son portable et utilisa le système infrarouge pour lui transmettre son numéro. Le lieu de leur recherche était plus grand, il leur faudrait un moyen de se joindre, dans le pire des cas. Il était déjà midi .. Le timing était plutôt mauvais, les gens allaient se balader dans le marché... Cela n'allait pas les aider à trouver ce qu'ils cherchaient. De nombreuses filles passèrent pour les saluer, l'occasion pour le jeune professeur d'apprécier une autre annonce de la saison prochaine, où les filles pouvaient se permettre d'atteindre le pic de leur féminité annuelle... Les fleurs de cerisier flottaient agréablement au gré des vents, comme un bijou qui les ravissaient toutes, devant la pureté (ou l'impureté, pour certains) des jeunes garçons qui étaient en règle général, les spectateurs de cette renaissance printanière. Deus avait eu une très bonne idée de permettre aux saisons d'avancer légèrement plus rapidement que sur le monde des humains.

Ils arrêtèrent de contempler cette scène du quotidien totalement inhabituelle pour le vice-président aux horaires chargé, pour s'avancer légèrement, quand soudain, une voix s'exclama :

Atios, qu'est-ce tu fous avec un ancien zoku ?

Zoku? Prononça l'intéressé, cherchant du regard qui avait pu l'interpeller comme ça...

C'est pas gentil de m'appeler comme ça, je suis prof, maintenant ..

Un prof qui matte les lycéennes à la piscine ? Moi j'appelle ça un putain de satyre, vieux ..

T'étais avec moi, quand c'était arrivé ...

Eh ? Dit Atios, en voyant le chef des Yakuz' en train d'avancer vers eux.

Yoshihisa Takumi était grand de deux mètres, mais pour autant, il n'était pas plus fin que le vice-président du conseil. Ce jeune homme de 19 ans, comme lui, possédait des traits fins d'Orientaux, le regard sévère, mais qui brillait d'un certain contrôle sur son environnement. Il était vêtu assez simplement d'une chemisette blanche et d'un pantalon de costume noir, ses chaussures suivant le même schéma que son pantalon. Ce qui caractérisait le jeune homme était ce sabre au fourreau et à la poignée noire, attachée à une sangle blanche autour de sa taille, qui était décoré d'un symbole représentant un tigre rouge, le tout par-dessus une ceinture blanche serrée. Il possédait des cheveux plus longs qu'Atios, mais légèrement mieux organisés, de sorte à ce que ses mèches ne semblaient pas du tout le gêner. Sous cette chemise blanche, le chef des Yakuz' portait un t-shirt rouge. La démarche du chef du gang susnommé et du club d'art des rues, possédait une façon d'avancer, assurée qui inspirait la confiance. Autour de lui siégeait ses neuf amis les plus fidèles, suivies d'une dizaine d'élèves plus communs. Yoshi' pour les intimes, était d'un naturel sérieux et froid, semblant laisser rarement place aux sourires .. Mais c'était une grande erreur de croire qu'il était perpétuellement ainsi. Ses sourires, discrets mais présents, tout comme son humour, étaient bien réels.

Atios et lui s'étaient connus suite à un conflit d'intérêts entre le conseil et le groupement d'élèves, qui voulaient exprimer leurs élans artistiques après les cours sur les façades et devantures de l'école ... Le vice-président du conseil avait su gagner le respect du gang en les invitant à faire avec lui, le plus gros graffiti vu à l'école, notamment en repeignant littéralement la tour de l'horloge d'une déclaration géante envers la petite amie du chef en second du conseil. Cette audacieuse manœuvre avait su faire naître le respect envers le conseil et avait permis sans violence, l'acclimatation du gang au reste de l'académie. Bien sûr, même si rien n'avait été publiquement dit de la part des directeurs, le fait est qu'il semblait sûr et certain que ceux-ci ne le remercieraient pas pour le moyen, même si le résultat était au rendez-vous.

Tous les Yakuz' possédaient des compétences martiales reconnues. L'énorme canon que portait l'un des membres, le sniper dans le dos d'une des filles, ou simplement la musculature exacerbée d'un des coéquipiers de Yoshi', en faisait une des bandes les plus craintes de l'académie. Ensemble, ils étaient réellement impressionnants. Heureusement, ceux-ci, au grand bonheur des élèves les plus craintifs et calmes, semblaient être de braves gars, malgré l'aura de crainte qu'il était perceptible autour d'eux, lorsqu'ils se déplaçaient en bande. Atios serra la main de son ami au sabre, tandis que les salutations fusèrent, un peu comme si la vingtaine de personnes qui composaient l'hétéroclite procession ne formaient qu'une seule et même famille - appellation réclamée par ceux-ci - aux membres joyeux et loufoques.

Ouais, ce gars est un ancien motard... Une vraie terreur. Mais il était prof avant de crever ici. Bon, il est un peu con, mais c'est un chic type...

Hey, mouflet, qui t'a permis de me traiter de con ? D'accord, j'ai peut-être eu mes examens en trichant, mais ...

Dis, Yoshi, tu sais où je pourrais lui trouver une potion de jeunesse ? Il en cherche une ..

Ah ... Faut voir avec Tama, c'est lui qui fait nos courses... Putain, il est où ce con ..

Il interrogea du regard ses potes qui haussèrent les épaules. Grognant, il iit sonner son portable.

Tama, si tu veux pas que je t'explique pourquoi on te surnomme comme ça, ramène ton cul sur la place de l'horloge !

L'intéressé fut prompt à répondre qu'il débarquait, puisque celui qui venait de l'appeler fit un signe avec ses doigts, certifiant que tout était ok. Tama était un garçon comme les autres, quoi qu'un peu petit en comparaison, de ses comparses.

Vous cherchez des potions de jouvence ? Il doit bien y avoir Urga, un vendeur, mais vous savez, ce gars est souvent en rupture de stock.. Forcément, sa clientèle étant majoritairement féminine, celle-ci a du mal à désemplir... Je vais vous y conduire, mais je vous promets pas qu'il en ait en stock ..

Voilà qui allaient simplifier énormément les choses. Du moins, il l'espérait. Atios, pour sa première visite des marchés en plein air de l'académie, était entouré d'un véritable cortège dont il semblait être à la tête... Placé entre Onizuka & le chef des Yakuz', c'est la foule qui s'écartaient de leur route. Il faut dire ... Imaginez la scène. Une vingtaine d'élèves, tous plutôt grands. Les trois quarts sont des garçons. Et ceux-cil, tout comme les représentantes du sexe opposés, portaient des armes, de calibres différents, de nature différente.. Ou pas d'armes, mais possédant une morphologie apte à briser des crânes.. Et tout au milieu, gringalet de son état, les bras croisés, le voilà qui avance, le voilà qui les mène en petit prince, les élèves de l'école.. Sur la route, des parties de la procession s'attachaient. Certains se mirent à jouer aux ballons. Tama passa plusieurs minutes en vols, passant d'un côté à l'autre. Il y eut même un arrêt devant le stand de tir entre un gars à l'arbalète et une fille armée d'un fusil de (très..) longue portée. Atios et Yoshi participèrent à une bataille de pêche aux canards ... Truqués. L'un s'amusait à téléporter les canards dans son seau.. Et quand le second comprit la supercherie, il fit voler tous les canards, décidant le match d'un coup et remportant une canne en sucre qu'il offrit à Tama, qui avait du mal à tenir droit, à force de voler à droite à gauche.

C'est là ... HEY ! Le vieux ! T'as encore des bouteilles de potion de jouvence ?

Nan, je n'en ai plus. J'ai déjà tout vendu ce matin. Revenez le mois prochain, j'en aurai d'autres ...

Atios soupira et fit mine de repartir... Avant de se cogner contre une fille.

Fais gaffe où tu vas un peu...

Elle était d'un uniforme assez .. Moulant mais Atios remarqua surtout qu'elle portait deux sabres ...

Ulga, je suis venue chercher la potion..

J'en reviens pas, il a voulu nous entuber .. On est venu en premier...

Elle avait commandé avant vous ..

Quand même, vous nous avez menti..

Ulga, sourit en voyant que la jeune demoiselle aux formes défiant les lois de Newton était venue chercher son due. S'en emparant, elle se retourna et sourit alors :

Si vous la voulez tant que ça .. Venez la chercher ! Dit-elle, glissant la fiole ... Dans son soutien-gorge, sous son pull-débardeur, en col en V, jaune vanille, et sa chemise blanche.. L'effet fut immédiat, car la moitié de la population mâle du marché était désormais totalement subjuguée par l'épreuve suggérée.

Tama ! Attrape-la !

Avec plaisir, Mochi ! Vers l'infini ..

Et sa poitrine !

Le dénommé Mochi était une sorte de catcheurs bodybuildé allaités aux anabolisants et à la testostérone coupée aux hormones de bœufs et il lança son ami sur la demoiselle avec une force suffisante pour que celui-ci détruise l'étal d'Ulga alors que la demoiselle était disparue dans un nuage de fumée. Bien sûr, Atios eut juste le temps de réagir en se tenant le visage, tandis que Yoshi s'était lui aussi téléporté à la poursuite de la demoiselle. Un tir de sniper manqua de la toucher, détruisant un second étal alors que toute la bande des Yakuz' s'amusait à pourchasser la demoiselle dans une énorme course d'obstacles et de parcours... Bien sûr, la demoiselle n'était pas seule et des compagnons encagoulés et tout vêtus du noir vinrent les gêner..

Atios se retrouva seul, avec le prof, à se gratter le crâne. Sale histoire, s'empêcha-t-il de s'exclamer. Onizuka pointa alors du doigt, sur le toit de l'étal détruit, la jeune demoiselle balançant ses jambes et leur offrant une belle vue sur .. Les dessous de sa minijupe, un sourire goguenard sur le visage.

Tu es le vice-président du conseil, c'est ça ? Je te laisse une chance de l'avoir .. Mais il va falloir que tu l'obtiennes. Le prof peut participer aussi..

Atios se cachant la vue, marmonna alors :

Et les autres ?

Ce me semble évident. Ils pourchassent un clone.

Ah .. Les ninjas .. Que fourbes. Atios soupira alors en se mordant la lèvre. Voyant son hésitation, elle rajouta alors :

On a peur d'une demoiselle ?

Il enleva sa veste et la balança au prof et épingla son brassard à sa chemise blanche. Soupirant, profondément frustré, il dit alors :

Onizuka, tu fais chier. J'espère que tu la veux vraiment, ta potion à la con ...

Sinon, je serais pas venue la demander à un marmot plus jeune que moi.

Atios sourit en se mettant en position et en voyant la demoiselle se relever d'un bond gracieux en arrière, pour se mettre au sommet d'une pointe en bois.

J'avais peur d'être déçue .. Mais ils ne sont pas tous trop mous, au conseil, à ce que je vois... C'est bien .. !

Atios, vice-président du conseil .. Arrive!

Alors qu'elle dégaina ses deux sabres, dans une explosion de lumière, l'épée dorée du roi Arthur apparut dans l'une des mains du jeune homme, qui fit un bond vers son adversaire. Aux mêmes moments, trois ninjas embusqués se jetèrent sur lui. Atios en faucha un, alors que les deux autres rencontrèrent une certaine opposition aux mains du décoloré qui les claqua violemment au sol, dans un mouvement de lutte symbolique.

La suite des événements s'avéra fort intense. Sans vraiment savoir où ils se rendaient, suivant l'insolente kunoichi, Atios ne comprit pas trop ce qu'il voyait. Même s'il avait l'habitude d'une action intense, c'était la première fois qu'il participait à une course aérienne de haute volée. D'appuis en appuis, il se devait d'égaler la grâce et l'agilité de la demoiselle qui non content d'être assez douée pour se retourner dans les airs et lui jeter des projectiles, parvenait à garder de très loin, l'avance sur lui. Elle jouait presque avec, ce qui avait le don de frustrer le jeune homme au brassard bleuté. Les lames des Shurikens qu'elle lui envoyait sifflaient avec un bruit strident, assez pour qu'il prenne assez peur pour les dévier même quand ça ne lui semblait pas nécessaire. Les fumigènes, il n'avait d'autres choix que dévier la fumée de frappe puissante pour forcer les mouvements de l'air. Et l'affrontement qui avait perdu tout sens de surface, hauteur, de dimensions terrestres ou de gravité, monta d'un cran quand il comprit qu'il devait lui aussi mener l'assaut, s'il désirait gagner. Ainsi, il se mit à lancer de plus en plus d'attaques lumineuses.. Puisque c'était dans ses cordes. De temps en temps, des gêneurs venaient tenter de l'empêcher de poursuivre la chef de ce qui semblait être une escouade ninja, il voyait Onioni débarquer de nulle-part, procédant à de violentes mises à terres, aériennes ou non.

L'air sifflait si vite, le vent soufflait fort. Et l'inconnue comme lui, semblaient flotter à travers les flux et les courants d'airs, dans une danse mystique et douce, mais froide... Elle souriait de plus en plus, alors qu'elle se mit à être plus agressive et à venir le chercher. Atios bloqua un coup, puis un autre. Soudainement, un "plop" retentit derrière lui, Yoshihisa était revenue dans la mêlée, vers la vraie cible en gueulant :

Enfoirée ! Tu t'es foutue de ma gueule !

Tee-hee, eh oui .. !

Atios, perdu au milieu des deux individus qui l’accompagnaient dans la folle poursuite, profita de l'occasion pour attraper la demoiselle. Mais ce ne serait pas aussi simple. Elle réagit à temps pour tenter de l'éloigner d'un coup de pied. Le jeune homme esquiva, mais resta accrocher à la jambe de cette dernière, attrapée par .. La mâchoire d'une tête de dragon dorée, apparuesuite à l'utilisation de la magie du jeune homme.

T'es sérieux ? Lâche-moi ! Où on va se crasher tous les deux!

J'ai promis de lui ramener la fiole... Alors même si on va s'éclater au sol, si c'est nécessaire pour accomplir ma promesse .. Eh bien, ça arrivera.

Le jeune homme, de sa prise unique, tendit le bras et attrapa le second pied qui se dirigeait vers lui. Voyant la chute approchait à grande vitesse, il créa un bouclier de lumière autour d'eux. Ils se transformèrent littéralement en projectile lumineux qui eut un atterrissage difficile, se crashant en plein milieu de la foule qui s'était déplacée pour éviter l'impact inconnu. Quand Atios rouvrit les yeux, seules les ténèbres illuminèrent son visage, puisqu'il avait atterri le visage là où les hommes aiment plonger leurs yeux et où les regards se perdaient en général. C'était doux, moelleux, mais comprenant où il avait plongé son regard et ce qui lui en coûterait si Maya l'apprenait, il se jeta en arrière aussi sec, tout ça pour se faire rattraper par Yoshihisa, qui apparut pour l'empêcher de se faire mal en retombant.

Je dois admettre que tu as du cran, Atios..

Parle pour toi .. Quand est-ce que tu as remarqué que tu pourchassais un clone ?

Hmm.. T'occupe. Bref.. File nous la fiole, on t'a attrapé.

La jeune fille soupira en se relevant en rangeant ses sabres. Elle alla voir Atios, l'air plutôt frustré, avant de lui faire un grand sourire.

Bon, tu m'as effectivement attrapé. J'ai vraiment besoin de la fiole, donc je vais la garder .. Mais vu que vous avez l'air d'en avoir besoin, je sais où vous pourrez en avoir d'autre. Le club d'alchimie doit pouvoir vous en fournir gratuitement.

Ce qui n'était pas totalement faux .. Après tout, les élèves de l'école pouvaient apprendre des tas de choses. Dont faire des potions, pour certains. Lui, ne s'y était encore jamais intéressé... Il était plus devenu un bourreau du travail administratif qu'un apprenti-sorcier jouant derrière ses chaudrons et marmitons. Elle s'accrocha au cou d'Atios pour mieux lui déposer un bisous sur la joue.

Sur ce, j'ai une potion à livrer ! Bonne chance pour la suite !

Et elle disparut dans un nuage de fumée. Yoshihisa jura. Il n'aimait vraiment pas le fait qu'ils avaient fait tout ça pour rien, mais Onizuka aida Atios à tenir debout avant de dire :

Elle l'avait commandée, j'imagine que c'était logique qu'elle la garde. Voyons ce que ça donne pour le club d'alchimie.

Ouais .. Mais si Maya apprend ce qui s'est passé, c'moi qui vais y passer, je pense..

Elle est si terrible que ça, la petite Maya ?

Oh, disons qu'elle ne partage pas, je pense. Et que vu qu'elle n'a pas trop l'occasion de profiter de ma présence, si je serais elle, je serais en colère..

Pourquoi elle n'en a pas l'occasion ?

Tu n'imagines pas le travail qui s'accumule dans les bureaux des directeurs et du conseil pendant que nous sommes dehors...

Personne ne te force à vouloir tout assumer seul, tu sais.

Bouarf... Je sais même pas si elle veut me voir .. Je veux dire... Elle m'envoie des bonnes nuits, des bonjours.. Je lui réponds que je l'aime.. Mais je n'ai jamais eu de "viens me voir"...

Vous êtes cons, sérieux. Vous risquez de vous perdre mutuellement à ne pas faire un pas l'un vers l'autre...

J'ai confiance en elle, Onizuka... On verra plus tard si je le regretterais.. Atios se tint debout de lui-même et s'étira, dans un craquement assez sonore. Pour le moment, il faut qu'on se rende au club des alchimistes.

Le jeune homme voulait clairement fermer les yeux sur la préoccupante situation entre lui et Maya. Comme s'il ne voulait pas affronter la réalité. Mais ni le professeur décoloré, ni le chef des Yakuz' n'avaient l'autorité de lui donner l'ordre de lâcher ses responsabilités pour rester auprès de la fille qu'il aimait. Non... Il ne le ferait pas, même si le reste de la planète lui hurlerait. Il n'y avait qu'une personne qui pouvait obtenir du jeune homme un tel manquement à ses principes. Et elle ne le ferait pas. Elle préférerait souffrir en silence plutôt que de faire preuve de cet égoïsme qu'ils désiraient tous deux. Yoshihisa respectait trop Atios pour se mêler de sa vie privée. Et puis, pour lui, tous ceux qui approcheraient Maya sans en avoir la permission finiraient ennemi du directeur de l'académie.. Il n'imaginait pas l'épée de Damoclès qui flottait au-dessus de la tête de son chef honoraire en second. Il espérait juste que son ami allait ne pas trop en souffrir ou ne pas en faire trop.

Le chef des Yakuz', par téléphone, demanda à la bande de se disperser. Oui, le marché en plein air était sans dessus, dessous, par la course effrénée des apprentis-ninjas, du professeur décoloré, du garçon au sabre et de leur ami le vice-président. Les élèves les plus téméraires jasaient. Certains les édifiaient, trouvaient qu'ils étaient cools. D'autres, s'insurgeaient face à un comportement légèrement impulsif. Les filles continuaient d’idolâtrer Mister Deus, qui porta dans son dos, sa veste, alors que les trois jeunes hommes s'en allèrent, comme des cow-boys dans un léger courant d'air sablonneux. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Atios se sentait un peu mieux d'avoir pu se dégourdir sérieusement les jambes. Faire du travail derrière un bureau ne vaudrait jamais la fièvre d'un affrontement, où l'univers disparaît pour laisser place à la tension, à l'exclamation des lames et de la surprise, de la fierté guerrière visant à se surpasser jusqu'à la victoire...

Atios apprécia ces quelques pas après un début d'après-midi légèrement mouvementé. La poursuite de la demoiselle ninja avait eu le don de complètement gommer sa notion du temps et de l'espace, pendant quelques minutes. Il en avait presque oublié qu'il était un chevalier, à la base... "Dux Bellorum" ... Le soleil venait tendrement leur caresser leurs cheveux et s'ils n'étaient pas pressés, le susnommé dieu aurait presque eu envie de s'étendre au soleil et de fermer les yeux, d'écouter la valse douce et sereine du printemps invitant l'été à définitivement s'imposer, en se laissant bercer par le souffle de l'orchestre à vent, laissant les brindilles d'herbe se balancer au gré des sonorités et des rythmes s'échappant du profond horizon, composé de ses teintes préférées, du bleu clair au blanc des nuages dispersés... Il se serait bien vu, allongé, tenant la main de Maya, sans avoir à se soucier de quoi que ce soit, sans avoir à affronter qui que ce soit, sans avoir à préparer des projets, des papiers ou à rendre des comptes-rendus ... Sentant que le jeune homme trainait un peu plus des pieds, son compère au sabre l'interrogea du regard.

La réponse qu'il obtient fut un simple non du regard, un sourire, alors que la divinité de la lumière les rattrapa, pour rentrer dans le bâtiment des clubs. Il regarda le plan, se souvenant de ce même réflexe qu'il avait eu pour le bijou d'une des demoiselles arrivant à l'école. Le club d'alchimie serait donc leur dernière chance d'obtenir la fiole de jouvence du professeur. Le passage du printemps à l'été, Atios s'en souvenait, depuis ses plus lointaines mémoires, étaient caractérisés par cette lumière si étrange, qui se diffusait, mettant en exergue, un contraste avec la pénombre, qui devenait soudainement lumineuse .. Une étrange luminosité qu'il affectionnait et qu'il associait à la période des plus beaux rêves, des plus longs moments, des plus longues journées... Ah .. Vivement que cet instant se concrétise, ne serait-ce que temporairement ... Il espérait qu'un jour, il pourrait tenir la main de Maya et marcher, marcher, vers l'horizon, pour voir ce qu'il y avait par de-là la colline du futur qui se dessinait au loin...

Mais pour le moment, il n'était pas seul, il marchait avec deux amis... Certes, il ne connaissait pas le professeur depuis longtemps, mais ses manières et sa dégaine unique le rendaient attachant et même si sa perversion était assumée, il n'en restait pas moins quelqu'un d'unique. Quant à son compère le chef des Yakuz', au regard froncé, il semblait si sérieux et dur, alors qu'au fond, il était vraiment quelqu'un de gentil ... Cet en ce petit instant de bonheur qu'il voulait remercier Deus de lui avoir redonné tout ça. De tenir la main de tous les gens qu'il aimait dans cette académie, pour faire une grande ronde de joie. Peut-être qu'il devrait dire merci à Shaad & Fiora. Peut-être qu'il devrait reprendre un peu espoir. Ses pensées optimistes se dissipèrent alors qu'il entra dans la salle du club d'alchimie et qu'une odeur nacrée vint corrompre son autonomie nasale. Oui, ça puait l’œuf pourri. Mais c'était aussi leur dernier espoir de rendre service au professeur.

La gérante du club les salua d'une façon bien étrange : ▬ Ohoho~ Que nous veut le conseil des élèves et ses laquais les voyous?

Plus vrai que la vraie sorcière qu'il avait rencontrée. Une houppelande noire, un chapeau en pointe de sorcière ... Des lunettes, aussi. Et une baguette magique fantaisie, faisant un peu magical girl stick avec une étoile au bout. Vous l'auriez mis en rose, vous auriez presque eu un cosplay de Sakura, chasseuse de carte ... (Oui, voilà une référence unique que l'auteur voulût placer. Celui-ci peut désormais terminer en paix cette mission, ahaha). Atios s'éclaircit la gorge et fit le plus magnifique des sourires qu'il put lui adresser malgré l'aigreur des odeurs de la pièce, aidé par la joie retrouvée du beau temps qui s'annonçait et des futurs rêves d'été qu'il retrouverait.

Nous sommes venus savoir si vous pourriez nous fournir deux potions de jouvence.

Deux ? On en voulait pas qu'une ?

Je fais collection de souvenirs de l'académie, dans ma chambre.

Je vois ... Tu veux pas avouer que tu veux rester beau pour continuer de porter ton titre de Mister Deus, surtout !

Mais non .. La potion ne me servirait à rien, je ne peux pas vieillir. C'est un de mes pouvoirs ...

Si tu le dis ... Grugeur va ...

Ohoho, permettez-moi de vous interrompre, nous sommes plutôt occupé. Je vais vous chercher ça dans la réserve et ensuite vous ... Dégagerez~ ! Nyohoho~

Les trois jeunes hommes se consultèrent, consternés et surpris par ce soudain accès d'agressivité, mais ils remarquèrent qu'une énorme marmite crépitait au fond de la salle, avec des élèves en train de danser autour. Face à l'hétéroclite et païen (assurément) spectacle, ils haussèrent tous les trois des sourcils et haussèrent les épaules les uns aux autres, histoire d'exprimer un sentiment assez simple à résumer en trois lettres : WTF?

Voilà, voilà, maintenant, si vous le permettez ... NOUS ALLONS TOUT FAIRE PÉTER!~

La présidente du club d'alchimie leur tendit les deux fioles en les poussant dehors, totalement surpris. La porte claquant, ils entendirent, alors, derrière celle-ci, plus faiblement :

Nyahaha~! Vous avez oublié les extraits de Mandragore ! Rajoutez vite un solide aqueux contenant du chlorure de sodium, ou ça va faire .. Boom! Hihihihi~

Ils avancèrent en silence, ne sachant trop que dire, quand soudainement, ils sursautèrent tous les droits en entendant une explosion qui fit trembler le bâtiment tout entier. Atios ajouta alors, légèrement tendu :

Si on vous pose la question, nous n'y sommes pour rien et nous n'en savons rien. D'ailleurs, on est même jamais venu voir la salle du club d'alchimie.. D'accord ?

Les deux autres garçons acquiescèrent en sortant du bâtiment en silence. Là, Yoshihisa lâcha alors :

Je savais que certains étaient des génies .. Mais je pensais pas que le génie s'approchait autant de la folie, chez certains ...

Les deux autres, à nouveau, acquiescèrent encore, terrifiés par la fumée (toxique?) qui s'échappait du bâtiment, leur faisant presser le pas. Quand ils arrivèrent, essoufflés, sous le couvert de l'ombre d'un cerisier en fleur, Atios tendit la fiole au faux blond, puisque toutes ces péripéties avaient étés vécues dans le seul but de lui fournir... Celui-ci sourit en acceptant la fiole.

Je ne savais pas que le nouveau conseil des élèves était aussi serviable et agréable... Je comprends mieux pourquoi t'es si populaire, après avoir passé quelques heures avec toi, "Atios".

Eh bien .. De rien, on sert à ça .. Rendre l'école plus agréable, plus paisible...

Eikichi, tu peux cracher le morceau.. Elle est pour qui, cette potion ? Pas pour toi, sinon tu te serais pas emmerdé à aller voir le conseil des élèves pour te la procurer... Il prit une pause avant de rajouter : alors, elle est pour qui ?

Tu fais chier, Yoshi... Tch. Une de mes élèves s'est foiré en cours de contrôle divin et elle a pris soudainement 20 ans de plus.. J'ai été me renseigner, et cette potion à aussi les moyens d'annuler ce genre d'effets secondaires magiques. Elle rend la jeunesse et la verrouille ..

Mais, et l'infirmerie alors ?

Ils n'en avaient pas en stock... Mais elle sort plus de sa chambre à cause de ça, alors il fallait bien que j'accélère un peu les choses...

Je comprends .. Mais vous l'auriez dit dès le début, peut-être qu'on l'aurait au marché ..

Je ne voulais pas ébruiter son problème...

Atios fit la moue. S'il l'avait su plus tôt, il aurait fait plus d'efforts pour l'avoir .. M'enfin, désormais, il fallait prier pour que la potion puisse guérir la demoiselle en question.

Sur ce les jeunes, au plaisir de vous revoir prochainement. De toute façon, je serais bien obligé d'assister à la nomination du nouveau directeur ... C'est bientôt, d'ailleurs... Donc à la prochaine !

La parodie de prof s'en alla sur ces belles paroles, levant la main vers l'arrière en partant, pour leur dire au revoir. Ensuite, ce fut à Yoshi de partir :

Bon, cap'taine, tu as la potion ... Moi, j'ai des trucs à faire... Mais si j'ai un conseil... C'est d'aller Maya. Je sais pas pourquoi, je sens que cette fille te causera des problèmes, si tu ne vas pas t'occuper d'elle...

Il fit un léger signe de la main... Et disparu dans plus de mots, laissant seul le jeune homme qui tenait sa veste et sa potion en main. Atios, soupira... Et se laissa tomber contre l'arbre, avant de glisser au sol. Les gens partaient si vite. Il avait la sensation de ne pas être assez rapide pour le reste de l'univers, en ce simple instant. Vraiment... Que faire, désormais ? Ranger la potion, serait une bonne idée... Et Maya devait être en cours, à cette heure-ci. Elle ne pourrait pas le surprendre à se reposer. Peut-être qu'il allait retrouver un mot de la part de la demoiselle, dans sa chambre... Peut-être que rien n'aurait changé. Peut-être que sa chambre était restée figer dans le temps.

Mais c'est en ouvrant la porte avec ses clefs qu'il comprit que jamais, il n'avait eu le droit à un quotidien d'élève normal ... Sa vie à l'académie, maintenant qu'il la contemplait, avait été si rapide à évoluer... Mais jamais il n'était resté un simple élève. Il ne sortait pas le soir pour rire avec des amis. Il ne voyait même plus les salles de classe. Il ne voyait plus sa petite-amie. Il bossait, encore et encore, comme un rouage qui s'était agencé dans l'organisation de l'académie ... Même sa chambre, il ne l'avait plus côtoyé depuis des mois ... Et elle était restée en l'état. Rien n'avait changé. Son lit était fait ... Ses armoires rangées... On aurait dit la chambre d'un mort. Personne ne vivait dedans. Il n'y avait aucun effet personnel du jeune homme.. Rien... Ouvrant son armoire à objets magiques, il déposa le flacon en silence... Se baissant sous son lit, il retira une valise . L'ouvrant, il vit deux fourreaux croisés... Un long manteau noir. Une écharpe rouge... Il soupira en refermant la valise et la rangeant là où il l'avait trouvé. Ces effets personnels là lui seraient peut-être utiles un jour, s'il devait partir d'ici. Finalement, il se reporta à la seconde porte, menant à la seconde chambre, séparée de la sienne... Elle était ouverte..

Forcément, elle sortait avec un fantôme, alors elle devait avoir l'habitude de garder sa chambre ouverte. Pouvait-il y jeter un œil ? Tant pis. Même lui avait le droit à ses moments de faiblesse. Il regarderait juste un peu. Par curiosité. Il n'y avait rien de mal à faire ça, pas vrai ? Et puis zut ! Elle n'en avait aucune à son égard, alors il fallait bien que lui en ait pour deux. Du moins, c'est ainsi qu'il essayait de se convaincre qu'il pouvait se permettre de s'introduire dans la chambre de sa bien-aimée. Cette chambre aussi, n'avait pas beaucoup changé. Mais contrairement à la sienne, on sentait que quelqu'un vivait quotidiennement ici. Est-ce qu'elle se rendrait compte qu'il était rentré ? Oh... Et puis zut, de toute manière, si elle l'aimait vraiment, elle ne lui en voudrait pas. Il n'avait rien fait de mal, il avait juste voulu voir si elle était dans sa chambre, donc il était rentré. Voilà. Une bonne explication pour une conscience sauvée. N'en restait pas moins qu'il avait l'air fin, à rester sur le pas de la porte, à attendre qu'on l'invite à rentrer.... Sois donc un homme, se dit-il. Il n'y a personne pour t'empêcher. Et puis elle ne t'en voudra pas.

Allez.. Je rentre juste un peu.

Eh voilà, il avait craqué. Prudemment, avec la grâce et la souplesse de la panthère chassant dans la jungle, la démarche lourde mais assurée du lion dans la brousse, le prédateur s'approche. Déploie ses griffes... Regarde à droite, à gauche ... Aucun bruit.. Et bondit, s'assoyant sur le lit de sa petite amie. Voilà. Il avait pêché .. Que la foudre de Deus l'abattit sur-le-champ ! Mais malgré les hurlements de gêne de sa conscience, il ne pressentit pas sa fin arrivée par l'intermédiaire du courroux ou du châtiment divin. Le chagon sourit alors. Il se sentait bien. Ses épaules se relâchèrent. Si elle avait été là, il n'aurait eu aucun remords à se laisser aller dedans comme une sorte de gros tapis en travers du lit, juste pour embêter Maya. Mais elle n'était pas là. Légèrement rougissant, il consentit à déposer alors son visage contre l'oreiller de l'absente fille avec qui il était en couple. C'était doux ... C'était un peu frais.. Mais quelque part, il sentait un peu de Maya dans ce bout de tissu. Pour un peu, s'il eut été un chat, il se serait bien rouler en boule pour s'endormir et ronronner ... Là, allongé sur son côté gauche, il se sentait plutôt bien... Fuuu~ Malgré qu'il empêcha sa conscience de s'assoupir, une partie de lui se refusait de bouger... La position était trop confortable. Il se sentait bien.

Pourquoi devait-il s'éloigner d'un moment de bien-être qu'il n'avait pas eu depuis des lustres ? Bien sûr, c'eut été encore mieux avec Maya. Néanmoins, cherchant sous l'oreiller... Il récupéra un t-shirt bien trop grand pour appartenir à Maya. Il rougit en comprenant qu'elle avait gardé SON t-shirt... Comme une sorte de de trésor .. Mais pas le temps d'y réfléchir plus en détail... Il le rangea là où il l'avait trouvé, quand, soudainement, son portable s'était mis à vibrer. C'était la fin des cours, les élèves allaient rentrer dans leurs chambres... Bon sang !

Zut, il est déjà si tard ? Zut, zut, zut ... Si elle me voit ici, elle va me frapper !

Atios se releva en manquant de tomber par terre. Empêchant sa chute grâce à ses pouvoirs, il referma la porte derrière et rentra dans sa propre chambre, juste avant d'entendre la porte d'entrée des chambres en train d'être ouverte ... C'était Maya qui rentrait .. Ouvrant sa fenêtre, il s'élança à travers celle-ci sans plus de ménagement, la fermant grâce à sa magie, derrière lui. Atterrissant dans un buisson, il entendit une voix familière lui dire alors :

Atios-senpai ... Qu'est-ce que vous faites dans un buisson ?

Haru..Ka ? Dit-il en sortant du buisson et en regardant la petite demoiselle, qui, de ses yeux innocents, cherchaient à savoir pourquoi Atios était tombé du ciel.. Un élève m'a demandé de nettoyer les toits des bâtiments et je suis tombé...

Elle fit un grand sourire au vice-président du conseil, qu'elle semblait beaucoup estimée et dit alors :

Comme toujours, vous travaillez si dur, senpai !

Le dénommé senpai se sentit mal de voir les yeux de sa secrétaire briller avec tant de force à l'évocation de sa prétendue attitude travailleuse et sérieuse à l'idée de savoir qu'il s'était légèrement reposé dans le lit de sa petite amie. Riant nerveusement, il passa une main derrière sa tête pour se rassurer.

Vous avez pu trouver la potion pour le professeur Yankee ?

Oui, ne t'inquiètes pas, nous sommes parvenus à lui en fournir une.

Nous ?

Oh, c'est une longue histoire ... D'ailleurs, je suis crevé ...

Pendant que vous étiez parti, les clubs ont rendu les formulaires des événements prévues pour cet été et Aedan-senpai est plutôt occupé ... Donc ...

Atios soupira ... Ce n'était pas ce soir qu'il pourrait rentrer voir Maya non plus.. Dommage. Pour une fois qu'il se sentait motivé à paraître un peu moins courageux et un peu plus amoureux... Tout ça pour que les directeurs et le père de Maya ait moins de boulot.. D'ailleurs, est-ce que celui-ci avait vu la différence et s'était permis un peu de repos qu'Atios tentait de lui fournir ? Il en doutait fortement... Ce monde est ingrat, en même temps.

Quelque chose ne va pas, senpai ?

Sisi, Haru'.. Il réunit ses forces et sourit, avant de rajouter joyeusement : allons nous attaquer à ces papiers !

Oui, senpai !

HRP : Eikichi Onizuka & GTO sont des œuvres dont je ne possède pas les droits. La libre utilisation du personnage et son interprétration est fait dans un but non-lucratif et purement en guise de piètre hommage à mon mangaka préféré, Fujisawa Tôru-sensei.
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Re: Une journée typique à l'école pour une potion de jouvence ! - Dim 7 Avr 2013 - 18:14
Très bon rp. J'ai aimé l'idée de faire parler différents personnages, avec des caractères très différents et qui aident à faire avancer la quête. L'utilisation de pnjs est très agréable et pourtant c'est une technique très peu utilisée chez les rpgistes.
Je t'encourage à continuer ainsi !

Kurokami Atios : 500 xps + 200 xps (quête)

Xps attribués : oui
Une journée typique à l'école pour une potion de jouvence !
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