Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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La vengeance est un plat qui nécessite des corps refroidis [Solo]

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La vengeance est un plat qui nécessite des corps refroidis [Solo] - Lun 1 Avr 2013 - 3:00



    Aaah, voilà où commençait la liberté pour l'ancienne professeure de l'académie, nouvellement promue renégate: devant une concession Harley. Un sac à dos sur l'épaule, elle regardait la devanture et les bécanes derrière les gigantesques baies vitrées. Avant de venir, quelques recherches avaient été nécessaires pour trouver le modèle souhaité, et au final, cette adresse était tombée. Grâce aux papiers falsifiés fournis par Jhoken, Sibylle, désormais 'Théodora' dans le monde humain, avait de l'argent à profusion quasi, et un permis de conduire pour pouvoir acheter l'objet tant convoité. Elle avait même demandé à avoir des faux papiers d'assurance pour pouvoir rouler sans attendre, la paperasse c'est toujours long, tout le monde le sait.
    Sa main poussa la porte d'entrée, entrant dans ce monde de motards qu'elle affectionnait tant. Déterminée à rouler dés le premier pas hors de la concession, toute sa tenue était prête: jean, bottes de cuir, Tshirt noir, veste...non, pas de veste en cuir, ni de gants, les deux ayant été broyés par son accident. Bon en fait, il fallait racheter certains trucs. Un vendeur vint vers elle, lui demandant s'il pouvait la renseigner. Sachant pertinemment ce qu'elle désirait, la demoiselle se dirigea sans hésitation vers une des motos et déclara qu'elle l'achetait. Ce modèle, elle le connaissait par coeur depuis que son frère le lui avait offert et jusqu'à ce qu'elle se tue avec. L'année, la cylindrée, kilométrage faible, pneus neufs et vidange faite récemment, tout convenait. A peine surpris de l'entendre vouloir payer cash tout de suite, il se dirigea vers le comptoir et lui demanda ses papiers afin de procéder à l'enregistrement. Tendant les papiers falsifiés de Jhoken, la jeune femme alla ensuite vers la boutique accessoire pendant qu'il faisait la paperasse. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver ce qu'elle voulait: une veste en cuir, des gants et une paire de lunette de soleil, ainsi qu'un casque...c'était plus pratique quand même.
    Autant dire que la note était salée à la fin... mais bon, l'argent n'avait jamais été un véritable problème pour elle. Clé en main, enfin, pour ce modèle ce n'était pas vraiment une clé, Sibylle rejoignit sa machine à l'extérieur qu'on lui avait sortit, et une fois habillée convenablement, alluma l'ordinateur de bord, jeta un coup d'oeil à la jauge d'essence et démarra. Les chicanes en moins, son bruit était super, mais pas le même qu'autrefois, aussi il faudra qu'elle songe à changer les pots d'échappement. Arf, avec ses compétences en mécanique, ça ne serait pas un problème et ça l'occuperait.
    Le soleil tapait fort en cette après midi d'été, mais en roulant, il ne faisait pas si chaud que ça sous le cuir. Jubilant de retrouver enfin cette puissance sous elle, ce bruit, ces vibrations, la route filait à toute allure sous le 240, surprenant même quelques automobilistes qu'elle doublait lorsqu'elle passait à côté. Sa destination était mûrement choisie: sa villa. La villa où elle avait vécu avec son père et son frère, la villa, QG de la mafia dont son père était à la tête. Il avait chéri ses enfants, fait en sorte qu'ils ne soient pas séparés...."jusqu'à ce que la mort les sépare". Une mort qu'il avait provoqué, ordonné, commandé à un assassin, membre d'une autre famille de la mafia. Et cet assassin, connu sous le nom de code "Sören", s'était tué quelques temps après la mort de Sibylle pour se retrouver dans l'esprit de celle-ci, grâce aux bons soins généreux de Deus. Merci papa ~


    La raison donc de ce déplacement jusque cette villa n'était donc pas anodine ni poussé par le plaisir de le revoir. D'ailleurs, comment allaient-ils réagir dans la villa quand ils verraient la fille du boss en chair et en os et bien vivante? Ils avaient tous du assister à ses funérailles, celles de son frère aussi... Rien que ça, ça valait le déplacement. Mais dans son sac se baladaient des objets pas vraiment sympathiques: un revolver avec silencieux et deux chargeurs. Léger pour une prise d'assaut de la villa mais elle ne doutait pas qu'elle parviendrait à tous les foutre dehors en un rien de temps après avoir envoyé son cher papa en enfer. Quoique, vu que ça avait l'air d'être de famille, peut-être qu'il se rendrait à son tour à l'académie? Ah! Ca serait la cerise sur le gâteau...
    Le ronronnement du moteur résonnait contre les hauts murs des villas du quartier, tandis que la bécane se dirigeait vers les grilles familières. Calmement, l'engin s'immobilisa alors que Sibylle relevait sa visière pour donner le mot de passe à l'agent de sécurité. Avec son attirail, impossible qu'il la reconnaisse et, de toute manière, ça devait être un nouveau car elle ne le reconnaissait pas non plus. Les grilles s'ouvrirent enfin. Accélérant, la jeune femme s'engouffra dans sa propre cour, connaissant la disposition des lieux par coeur. Fixée par deux agents de sécurité, elle coupa le moteur, déplia la béquille et descendit de la bécane avant d'enlever son casque, ses gants et ouvrir sa veste. Tout de suite, à l'arrêt, ce foutu soleil tapait quand même fort. Enfin bref, le fait est qu'en voyant son visage, les deux videurs se regardèrent. Ah oui, ceux là, ils la connaissaient. C'est sans doute la surprise qui fit qu'ils la laissèrent passer tranquillement, lui permettant d'aller accomplir son forfait.

    Elle allait entrer dans la villa pour aller trouver son père dans son bureau. Seulement, des voix lui parvinrent au loin et elle reconnut le rire de son paternel. Vu le temps qu'il faisait, pas étonnant qu'il travaille dehors. Sibylle le trouva donc assis à une table disposée dans le parc derrière la villa. A côté de lui, son bras droit, un ancien yakuza qui l'avait rejoint, et à sa gauche, deux autres hommes, les "sous chefs" de la famille. Il y avait aussi à ses pieds Nox et Loki, deux dogues allemands que la jeune femme avait pratiquement élevé à elle toute seule. Deux mâles, dressés à l'attaque qui attendaient calmement, allongés, la tête à l'ombre de la table, ronflant tranquillement. Ce qu'elle les adorait ces chiens...
    Longeant le garage ouvert qui laissait entrevoir deux voitures de luxe, puis la piscine azur dont l'eau chauffait tranquillement. Ils ne prêtaient pas attention à elle, pas encore. Ce n'était pour eux, pour le moment qu'une silhouette leur apportant sans doute un quelconque message. Et puis, alors qu'elle quittait le béton lisse du bord de piscine pour marcher dans l'herbe, le regard de son père tomba sur elle au hasard. Le sourire qu'il arborait jusque là s'effaca, lorsque ses yeux tombèrent sur cette chevelure blonde et cette silhouette qu'il connaissait parfaitement bien. Peut-être que l'espace d'un instant, il se demanda si l'alcool qu'il avait bu jusque là ne lui jouait pas des tours mais ce soudain silence attira également l'attention des autres sur elle. Même les chiens ouvrirent les yeux et levèrent la tête. Reconnaissant leur maîtresse, ils se levèrent et galopèrent vers elle, heureux de la revoir. Incapable de leur refuser quoique ce soit, Sibylle s'arrêta pour leur faire la fête et les caresser. Les autres hommes eux, se regardaient en s'interrogeant du regard sur la marche à suivre. Rencontrer des morts était rarement prévu au programme il faut dire.
    Elle jeta son sac à ses pieds, tira la chaise la plus proche d'elle et s'assit sans un mot. Les chiens eux restaient à côté, cherchant encore quelques caresses. Un silence assourdissant était tombé sur le parc. Seul bruit interrompant ce silence: le bruit d'un briquet qu'on craquait pour allumer une cigarette, piquée dans le paquet de son père. Ce n'est qu'après avoir tiré ses premières bouffées, qu'elle daigna enfin dire quelque chose.


    C'est tout ce que tu trouves à dire pour le retour de ta fille?

    Que pouvait-il dire de toute manière? "Content que tu ailles bien, ta chambre est toujours comme tu l'as quittée, tu peux t'y réinstaller quand tu veux"? Ca serait la meilleure... Toujours aucun mot de la part des quatre hommes en face d'elle. Elle savourait l'instant, l'effet de surprise, l'incompréhension. Au final, il n'y avait que ses deux dogues qui étaient vraiment heureux de la revoir. Tirant encore quelques bouffées de sa cigarette, elle demanda à Sören d'apparaitre. Ce n'était bien sur qu'une silhouette, une espèce de fantôme où on devinait seulement qu'il s'agissait d'un homme de grande taille, mais bien visible quand même.

    Je vous présente Sören, enfin je crois que vous le connaissez déjà non? Le contrat était de 75 millions si j'ai bonne mémoire. Tout ça pour le faire passer pour un accident...

    Sören fit un geste de la main genre "Salut mecs". Derrière Sibylle, il reconnaissait le yakuza, pas facile d'oublier une telle balafre sur la joue cela dit. C'était lui qui était venu le voir pour lui proposer le contrat. Il transmit ces infos à la jeune femme qui continuait de lire sur les visages de l'assistance, clope en main.
    Oh! Le yakuza prit la parole, demandant d'arrêter cette mauvaise plaisanterie, et faisant appel aux hommes de sécurité. Or, ces hommes, bien qu'ils obéirent, restaient tout de même réservés face à cette femme qui ressemblait à s'y méprendre à la fille du patron. Avec la même voix, les chiens qui la reconnaissent, même taille mais le doute fut totalement dissipé quand elle enleva ses lunettes de soleil, laissant apparaître ses yeux dorés. Cette couleur avait toujours intrigué les médecins lorsque Sibylle et son frère étaient enfants, étant jumeaux ils avaient forcément les mêmes et impossible de douter qu'il s'agissait réellement de la prétendue morte.


    On t'a enterré...

    Aaaah! Son père venait enfin de lâcher ses premiers mots. Oui ils l'avaient enterrés, c'était indéniable. Mais... d'ailleurs, vu qu'elle avait été ramenée dans cette...Académie, son corps avait-il disparu du cercueil? Il faudrait qu'elle s'y penche un jour même si pour inhumer un corps il fallait de bonnes raisons. D'un autre côté, ce n'était pas comme si elle se préoccupait vraiment des autorisations. Mais pour le moment, son père avait besoin de clarifier les choses et sa fille daigna lui rendre ce service.

    Oui je sais, et Noah a suivi quelques temps plus tard aussi. D'ailleurs il te passe le bonjour. Mais, pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer, je suis bel et bien là, en chair et en os.
    Et qu'est ce que tu veux?
    Huum... Excellente question. Ca te donnera peut-être une idée.

    Sur ce, coincant sa clope entre ses lèvres, elle se pencha pour ouvrir son sac et poser son arme sur la table. Les visages devinrent livides, même s'ils tentaient de demeurer impassible. Une morte revenait, armée qui plus est, forcément ça ne présageait rien de bon. Toutefois, à eux six avec les agents de sécurité, ils étaient mieux armés qu'elle, mais revenir d'entre les morts était assez destabilisant pour lui assurer une certaine domination.
    Son père demandait une explication plus précise cela dit. Peut-être lui ferait-elle ce plaisir... Mais par où commencer? Les raisons de son déplacement jusqu'ici? Bien qu'assez évidente par l'arme trônant devant elle... ou les motifs de sa rancoeur? Ou encore même lui dire comment elle avait su tout ça? C'était la dernière fois qu'elle le voyait après tout, autant qu'elle vide un peu son sac.


    Si je me souviens bien, la récompense était de 75 millions s'il réussissait n'est ce pas? Oooh, ne faites pas cette tête là Yôichi, Père vous a donné l'ordre et vous vous êtes chargé de trouver l'assassin qui conviendrait le mieux, car c'est là votre rôle.

    Le yakuza n'avait pas réussi à cacher sa surprise totalement lorsqu'il entendit le montant exact du contrat s'il était accomplit avec toutes les conditions. Car oui, c'était bien là les termes convenus avec Sören. Son père était au courant bien entendu, et elle pouvait discerner des perles de sueur sur son front si calme d'ordinaire.

    Je peux te pardonner...tout. Le contrat, ma mise à mort pour je ne sais quelle raison stupide sortie de ton imagination, mais que tu aies laissé Noah se suicider est impardonnable. Tu n'avais pas le droit de le laisser faire! Ne dis pas que tu ne t'en doutais pas. Nous avons toujours été ensemble et tu as toi même décidé de notre mise à mort.
    Et pas de bol nous sommes de retour ~

    Sören, qui avait disparu pour économiser son énergie, s'était permis cette petite réflexion que tous autour de cette table purent entendre. Bien évidemment, ils ignoraient d'où cette voix masculine pouvait venir mais ils se doutèrent au sourire de Sibylle que ce n'était pas leur hallucination qui leur jouait des tours, quand bien même ils ignoraient comment elle avait pu faire cela.

    De notre part...

    La jeune femme se pencha en avant pour déposer son mégot de cigarette sur la table tandis que Sören réapparaissait pour faire distraction auprès des deux agents de sécurité. Le mégot écrasé, Sibylle se saisit de son arme et tira deux balles sur son père, puis le yakuza, les deux bras droits et enfin, les deux hommes de sécurité. Bien sur, ils tentèrent de riposter. Mais le temps qu'ils plongent leur main dans leur veste, prennent l'arme, la sortent, visent et appuient sur la queue de détente, les coups de la demoiselle étaient déjà partis. Les agents de sécurité eux, eurent encore moins le temps de réagir à cause de la silhouette de Sören qu'ils n'avaient pas osé traverser.

    Le silence régnait désormais sur le parc. Les deux dogues, surpris par les coups de feu, s'étaient tout de même calmés lorsque leur maîtresse s'était remise à les caresser. Sur les hommes, on voyait déjà le sang se répandre sous les chemises blanches. Plus aucun son ne sortait de leur gorge, rien ne venait soulever la cage thoracique, aucun air n'entrait ni ne sortait de leurs poumons. Enfin...enfin son désir de sang, de vengeance était assouvi. Depuis qu'elle avait appris la vérité, aucun sentiment bienveillant n'avait traversé l'esprit de Sibylle quand elle pensait à son père. C'était certes son géniteur, celui qui avait pourvu à ses besoins et à ceux de son frère mais aucun 'vrai' père ne tuerait ses enfants. Et puis, désormais dans son nouveau camp, la position qu'elle souhaitait occuper leur serait peut-être utile qui sait?
    Se faisant passer pour une parente éloignée de l'ancien patron, elle reprendrait de loin les affaires familiales et pourvoiraient, si on lui demandait, la guilde en armes diverses. En attendant, cette villa serait sienne. Seule, avec ses deux fidèles Nox et Loki, elle y serait bien. Seul hic, il fallait faire le ménage maintenant... Arf, elle s'en occuperait plus tard.
    Prenant un des petits gâteaux sur la table devant elle, la demoiselle piqua aussi la télécommande de la chaîne stéréo et mit la musique en route, suivie des deux dogues. Cette chaîne avait toujours été super de part la portée de sa télécommande. Un détail pour certains mais quand on est dans le parc ou la piscine, avoir une télécommande qui allait loin était pratique pour éviter de faire trente six fois le voyage jusque la chaîne. Aaaah...de la bonne musique en plus. Elle s'occuperait de la paperasse plus tard. Pour le moment, sa bécane l'appelait. Normalement, il y avait d'anciens pots d'échappement dans le garage, elle allait les mettre sur l'engin afin de lui donner un meilleur son. Enfin... en fait non, elle jouerait un peu avec les chiens avant, les seuls qui aient été vraiment heureux de la revoir au final.
    Vengeance, douce vengeance, tu marques le début de sa nouvelle vie.


    見よう!ああこの喜劇を! ならば、私は世界を乗ろう本物の魔女に!Regardez, regardez cette pièce comique... Désormais, je serais donc une sorcière afin de maudire ce monde pour l'éternité.
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Re: La vengeance est un plat qui nécessite des corps refroidis [Solo] - Ven 5 Avr 2013 - 4:47
Oh oui, la Vengeance est la meilleure chose ~ Bref, j'ai vraiment aimé ce rp je dois admettre. Tout se lit très bien et tout est décris. C'est juste... Voila ~

Sibylle A. Ethellan : 430 xps

Xps attribués : Oui
La vengeance est un plat qui nécessite des corps refroidis [Solo]
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