Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu]

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A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Ven 29 Mar 2013 - 11:11
Lorsqu’elle avait quitté Heiki, Topaze avait continué son chemin, cherchant sa chambre à travers les couloirs de l’internat. Elle avait vaguement lu sur sa feuille de divination le nom « Fairy Room », mais rien n’indiquait comment y accéder.



Lors de son périple, elle croisa nombre de personnes intriguées qui se retournaient sur son passage. Elle faisait une halte à chaque porte et s’attardait dessus quelques instants avant de jeter un regard autour d’elle et, s’avisant qu’on la regardait, leur répondait par un sourire gêné avant de reprendre son chemin.



La jeune fille transportait avec peine ses trois énormes sacs, pestant en silence contre la gravité terrestre qui apparemment demeurait la même en ces lieux. D’ailleurs c’était à se demander si ce n’était pas pire que sur Terre !
Un sac beige sur le dos, un sac noir et une peluche dans chaque main, peluches qu’elle tenait par le bras comme s’il s’agissait d’une promenade entre amis, l’effort était considérable et elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle devait être nettement moins attirante à cet instant, essoufflée qu’elle était, le dos courbé par le poids.

Cela dit, il n’y avait pas vraiment besoin de ça pour faire fuir autrui. Après tout, il ne fallait pas oublier qu’elle était revenue en ce monde dans le même état qu’elle s’était éteinte dans sa vie antérieure, à ceci près que tous ses tissus organiques avaient été fort heureusement totalement réparés et il ne s’agissait pas seulement de l’intégrité de ses tissus, mais également de leur fonctionnalité ! Et c’était bien là le plus étonnant, après le fait qu’elle devrait être morte et devrait déjà commencer à se décomposer évidemment.

De ce fait, elle portait encore les traces du sang qu’elle avait perdu. A l’arrière de son crâne, ses cheveux semblaient asséchés et recouverts d’une pellicule noirâtre, vestiges du choc contre le bitume. De même, sa main droite était également enduite en partie de ce sang qu’elle avait effleuré dans sa confusion et qui avait coulé le long de ses doigts. Mais le plus impressionnant était encore l’énorme tâche de sang qui avait traversé le tissu de sa robe blanche au niveau de l’abdomen. L’hémorragie provoquée par le choc contre la voiture avait été conséquente et c’était probablement la perte de sang importante qui avait eu raison d’elle… C’était fort dommage. Même si elle était revenue à la vie, sa robe était probablement irrécupérable.


Perchée sur ses ballerines compensées, Topaze avait du mal à marcher comme il faut et craignait de faire un faux pas. Alors elle avançait, tête baissée, s’arrêtant à chaque porte avant de reprendre sa route avec une démarche digne du bossu de Notre Dame.

Fort heureusement pour elle, les gens s’écartaient d’eux-mêmes de son passage. Etait-ce de l’empathie ? Ou la peur de ne pas savoir si ce sang était bel et bien le sien ? Toujours est-il que tous se collaient contre les murs, laissant le passage libre pour la jeune fille et tout son attirail.



Quoi que… Pas tous.



Au détour d’un virage à gauche, Topaze changea naturellement de trajectoire, ayant remarqué l’angle du mur du coin de l’œil.
Dans le même temps, un garçon s’était avancé un peu trop sûrement, probablement parce qu’il connaissait bien le chemin.

Il faut croire qu'à sa mort Topaze n’avait pas retenu la leçon.
Encore une fois, elle s’était engagée sans regarder, encore une fois l’autre protagoniste ne s’attendait pas à croiser quelqu’un qui ne l’éviterait pas et qu’il ne pourrait éviter lui-même.

La collision fut immédiate. Le poids du sac beige combiné à la perte d’équilibre la fit chuter en arrière, ses fesses venant violemment se poser au contact du carrelage froid. Cela dit, il faut dire qu’elle avait vécu bien pire dernièrement…

Alors la surprise laissa place au sourire, le sourire laissa place au rire.
Dans sa chute, elle avait lâché les peluches et les sacs afin de se rattraper tant bien que mal. A présent, les bras posés sur ses bagages comme s’il s’agissait de simples accoudoirs, à moitié couchée sur le sac qu’elle portait dans le dos, elle riait à gorge déployée.
Autour d’eux, les gens les observaient étonnés et amusés par cette scène.



Finalement, Topaze cessa de rire après quelques secondes, une minute tout au plus... Puis elle leva ses yeux rieurs, un sourire sur les lèvres, afin de découvrir qui elle avait percuté : Eleyon Fukitsu.



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Dernière édition par Topaze Aryia le Lun 8 Avr 2013 - 0:44, édité 1 fois
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Ven 29 Mar 2013 - 18:11
De la viande imbibée de sauce à foison dont l'odeur ravissait les narines du demi-loup, voilà de quoi avait rêver Eleyon cette nuit-là. Son rêve, même s'il était paisible, l'avait fait bouger dans tous les sens et avait tomber sa couette. De la bave avait coulée le long de ses joues durant tout la nuit pour venir humidifier la totalité de sa taie d'oreiller. Quoi de mieux pour se réveiller qu'un oreiller mouillé et désagréable ? Ce petit désagrément aurait très bien pu détruire la jovialité du jeune apprenti-Dieu et le laisser dans un élan de mauvaise humeur. Cependant, il ne voulait pas sombrer dans cette état d'esprit et préférait ne pas laisser une nouvelle journée qui lui avait été offerte entachée par une si petite contrariété.

Sur cette bonne résolution matinale il appuya sur un des boutons dans un renfoncement de la partie de sa chambre pour accéder à une salle secrète. Chaque pensionnaire avait la sienne où y était placé une douche, un lavabo, un miroir et une armoire où était entreposé de nombreux vêtement lui appartenant, le reste étant encore dans son sac avec lequel il était arrivé à l'académie. Son arrivée lui semblait maintenant si éloigné, autant que la découverte de sa chambre. Pourtant, cela ne faisait que deux à trois semaines qu'il était devenu un de ces apprenti-Dieu. Seulement quelques semaines et déjà de nombreuses péripéties avaient marqués sa seconde vie.

Une fois entré dans l'espace qui lui était réservé, la porte ou plutôt le rocher referma l'entrée et la camoufla. Il s'étira et fit quelques exercices matinales. Depuis le cours de combat rapproché, il avait remarqué qu'il manquait cruellement d'exercice et qu'il fallait qu'il se reprenne maintenant en main sinon il risquait de le regretter plus tard. C'est vrai quoi ? Ce serait fâcheux que ses muscles le trahissent au plus mauvais moment comme lorsqu'il se retrouverait suspendu dans le vide avec comme seul appui un rebord de fenêtre. Ce serait dommage n'est-ce pas ? Quoi que … Quelques élèves dans l'académie ne pleureraient pas sa perte et s'en réjouiraient même. Heureusement pour lui, ils n'étaient pas tous comme ça et il avait réussi à se faire quelques amis durant le peu de temps qu'il avait passé à la Deus.

Sa douche prise, il s'affubla de son uniforme scolaire. Il ne l'aimait pas trop, mais il était obligé de le porter c'était inscrit dans le règlement. Et il ne voulait pas trop se faire remarquer, déjà que ses iris vermillon et ses oreilles ne l'aidaient pas, il ne tenait pas à accentuer son 'anormalité' par une tenue vestimentaire non appropriée. Son regard fut attiré par son bandana enroulé autour d'un verre où se dressait une de ses brosses à dent. Il le regarda pensif, devait-il le mettre aujourd'hui ou non ? Haussant les épaules, il l'attrapa et le plaça sur son front, relevant quelques mèches de ses cheveux avec. D'habitude il mettait beaucoup plus de temps dans la salle de bain, car il faisait attention à se coiffer de façon à ce que ses oreilles inhumaines n'apparaissent pas, mais maintenant et ce depuis un certain temps, il s'en contrefichait. Que les élèves pensent ce qu'ils veulent, de toute façon il était déjà devenu un sujet de discussion auprès d'un certain nombre d'élèves qui avaient pu admirer ses exploits à la cafétéria ou durant le cours de sport.

Il regarda son portable, il était en avance ce qui était rare. Il s'étira une dernière fois pour cette fois faire disparaître la moindre douleur dans ses muscles sollicitées durant ses exercices et Eleyon quitta sa chambre. Il marcha assez vite dans les couloirs menant à la sortie, ne ralentissant que rarement pour saluer quelques connaissances. Aujourd'hui, il avait philosophie en première heure. Ce n'était pas la matière qu'il préférait, mais elle laissait à chacun son propre jugement et était donc intéressante en ce sens. Arrivé à un virage il s'écarta sur la gauche pour prendre le prendre large. Alors qu'il entrait dans le virage à toute allure une silhouette se profila juste en face de lui, surgissant dans l'angle mort provoqué par le couloir. Il tenta de l'éviter, mais il était trop tard. Les deux élèves se percutèrent de plein fouet. Eleyon recula de quelques pas à cause de l'impact tandis que l'autre élève engagé dans la collision se retrouvait par terre sur les fesses, ses valises disposées autour de lui, enfin d'elle en l'occurence.

Le sourire de la jeune femme se mua en un rire lorsque son arrière-train toucha le sol faisant virevolter sa chevelure couleur blé. Sa réaction surpris Eleyon, avait-elle pris un coup sur la tête ? A en juger par tout le sang présent sur elle, oui. Ou alors elle était folle à lier, deuxième option envisageable. Eleyon avait appris durant sa vie à ne pas contrarié les fous, on ne sait jamais comment ils vont réagir. Il s'approcha de la peluche et la ramassa, ne prêtant pas attention à tous les regards amusés dirigés sur eux. Il était habitué à tous ces regards même s'il ne pouvait les empêcher de l'irriter légèrement. Il plaça la peluche dans sa main gauche et tendit l'autre à la jeune femme pour l'aider à se relever.

« Ça va ? Tu n'es pas trop blessé, je suis désolé je ne regardais pas où j'allais. C'est entièrement ma faute. »

Il examina les affaires de la jeune femme, elle ne portait l'uniforme réglementaire et ses vêtements étaient quelque peu en lambeaux. Ça ne faisait aucun doute, la jeune femme était une nouvelle venue dans la Deus. Le soleil perça à travers la fenêtre et éblouit Eleyon par l'intermédiaire d'un bjet posé au sol. Il se pencha pour le ramasser et l'examina. Il reconnut aussitôt la forme : c'était des clés, les mêmes que celles qu'il avait reçu à son arrivée. Enfin elles différaient en quelques points.

« C'est à toi ? Tu es à la recherche de ta chambre ? Je peux t'aider si tu veux. » lui dit-il en lui souriant, dévoilant encore plus ses canines déjà proéminentes.


Il attrapa les deux sacs de la jeune femmes et les posa sur ses épaules.

« Ah ! Mais, excuse-moi je ne me suis pas présenté. Je suis Eleyon Fukitsu, mais tu peux m'appeler Eleyon. Enchanté de te connaître.. hum ... »
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Ven 29 Mar 2013 - 19:50
C’était un jeune homme à première vue. Il avait un coté attendrissant, un peu maladroit, un peu tourmenté.

*En même temps, tu serais capable d’être attendrie par une araignée… ou même… un ornithorynque !*

*Les araignées c’est très beau et les ornithorynques c’est chou !*

*CQFD.*



Tandis que Topaze lui souriait, dialoguant intérieurement avec sa chère moitié, le garçon avait ramassé Plop le chien et lui tendait une main amicale afin de l’aider à se relever.


« Ça va ? Tu n'es pas trop blessé, je suis désolé je ne regardais pas où j'allais. C'est entièrement ma faute. »


Touchée, elle accepta son aide sans un mot, s’aidant de son autre main pour ne pas demander trop d’efforts au garçon non plus. Après tout, bien qu’elle ne soit pas bien lourde, tout juste dans la moyenne, le sac pesait son poids et changeait foncièrement la donne !
Une fois debout, elle lissa ses vêtements avec précaution tandis qu’il se penchait pour ramasser ses clés qui, dans sa chute, étaient tombées par terre.



« C'est à toi ? Tu es à la recherche de ta chambre ? Je peux t'aider si tu veux. »


Elle lui sourit, ravie qu’il lui vienne en aide, son regard s’attardant sur les canines qu’il dévoilait. Etrange…


*Fais gaffe, c’t’un vampire*


Un petit rire moqueur raisonna dans sa tête. Nasline avait cette fâcheuse tendance à congratuler elle-même ses propres plaisanteries par ce son irritant qui avait ce don merveilleux d’agacer particulièrement la jeune Topaze, la perturbant assez pour lui faire perdre le fil d'une conversation, même la plus simple.


« Ah ! Mais, excuse-moi je ne me suis pas présenté. Je suis Eleyon Fukitsu, mais tu peux m'appeler Eleyon. Enchanté de te connaître.. hum ... »


Et voilà, le temps que Nasline se prête à son jeu favori, à savoir participer indirectement aux conversations dans lesquelles elle n'avait pas été conviée, il avait ramassé ses sacs et parlait tout seul. Vite, Topaze, réponds-lui le pauvre.


« Topaze ! Topaze Aryia ! »


*Euh… On se calme !*



Oui en effet, c’était peut-être un peu trop énergique là...


« Hum…je m’appelle Topaze. »


*Ah bah là, s’il n’a pas compris…*


« Pardon, je viens d’arriver, je n’ai pas encore les idées tout à fait en place… »



Elle plaqua sa main droite à l’arrière de son crâne, gênée, puis sentant ses doigts se poser sur des cheveux secs, elle grimaça, reporta sa main tâchée de sang devant ses yeux et soupira. Elle avait oublié l’état dans lequel elle se trouvait depuis qu’elle s’était réveillée… C’n’était vraiment pas génial pour faire connaissance avec ses nouveaux camarades.


« Excuse-moi pour l’accoutrement, je viens tout juste de… de… de mourir. »


Elle eut un petit rire gêné. Le mot avait eu du mal à sortir. Faut dire que ce n'était pas une phrase qu'elle avait souvent entendue ou placée dans une conversation par le passé, aussi étonnant que cela puisse paraître.


« Saurais-tu où se trouve la Fairy Room par hasard ? »


Oui, changer de sujet, c’était encore ce qu’il y avait de mieux à faire.
Elle lui sourit, s’efforçant de paraitre naturelle. Dans le même temps, elle prit un peu plus de temps pour l’observer et remarqua soudain un détail qui n’avait pas attiré son attention jusque-là. En effet, au beau milieu de ses cheveux châtains clairs sur lesquels le soleil s’amusait à faire apparaitre des mèches blanches, deux oreilles pour le moins étrange pointaient le bout de leur nez. On aurait dit des oreilles de loups. Rabaissant ses yeux sur le visage du garçon, Topaze s’attarda à nouveau sur ses canines pour le moins proéminentes. C’était donc ça. Etait-ce un loup garou ? Elle s’attendait à tout dans cet étrange univers. Cela dit, il n’avait pas l’air bien méchant. Laissant un sourire se dessiner à nouveau sur ses lèvres, elle plongea son regard dans les yeux vermillons du garçon. Elle ne fut pas surprise de leur couleur, elle cherchait simplement à en savoir plus sur l’homme qui lui faisait face. Après tout ne dit-on pas que l’œil est le miroir de l’âme ? Elle ne lisait aucune malveillance dans ce regard là et ça lui suffisait dans l’immédiat.

Autour d’eux, les gens avaient repris le rythme de leur seconde vie, ne se souciant pas plus longtemps de l’étrange duo qu’ils formaient. Lui l’homme-loup, elle la poupée ensanglantée, une rencontre qui sortait de l’ordinaire.



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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Ven 29 Mar 2013 - 20:36
« Topaze ! Topaze Aryia ! »

Voilà pour le moins une réponse énergique, digne d'une personne déséquilibrée mentalement. Sa vivacité et sa gaieté contrastaient légèrement avec l'apparence qu'elle avait actuellement. Il faut dire que des vêtements maculés de sang et déchirés comme si la personne qui les portait avait combattu jusqu'à la mort (et c'est le cas de le dire) ne s'associait pas vraiment avec son mental. Qu'importe, qui était-il pour juger les gens ?

« Hum…je m’appelle Topaze. »

« Pardon, je viens d’arriver, je n’ai pas encore les idées tout à fait en place… »

« Ne t'inquiète pas, c'est normal. J'étais dans le même état quand je suis arrivé. » mentit Eleyon en arborant le même sourire.

C'était évidemment faux, lorsque lui était arrivé il s'était adapté assez rapidement. Encore que, il se rappelait avoir versé quelques larmes en se rappelant quelques souvenirs de son vivant. Mais par la suite, il avait fait preuve d'une grande capacité d'adaptation. Il faut dire que l'appétit surpassait n'importe quel sentiment qu'il avait pu ressentir et le combat qu'il avait mené juste après lui avait remit en place le peu d'idées désorganisées qui lui restait.

« Excuse-moi pour l’accoutrement, je viens tout juste de… de… de mourir. »

La question sur la façon dont elle était morte lui brûlait les lèvres. Cependant, il ne la laissa pas franchir ses lèvres qu'il garda scellées. La mort était ici un sujet tabou, peu de personne racontait la façon dont il avait péri, ni de détails précis sur sa vie 'antérieure'. Après tout, c'était quelque chose de personnelle, de très personnelle, plus que ce que vous avez pu avoir auparavant. Il ne répondit rien, il l'avait dit précédemment : il était arrivé dans le même état donc il ne la jugerait pas.

« Saurais-tu où se trouve la Fairy Room par hasard ? »

Elle tenta de changer de sujet, bonne initiative de sa part.

« Oui … enfin je crois, mais à deux on devrait être capable de la trouver plus rapidement. »

L'apprenti-Dieu tourna la tête à droite puis à gauche, les élèves avaient repris leur train-train quotidien et ne semblaient plus se soucier d'eux. Parfait !

« Je crois que c'est par là. »

Sur ces paroles, Eleyon avança dans le couloir qu'il avait emprunté en sens inverse précédemment. Comme quoi c'était le destin qui voulait qu'il arrive quasiment tout le temps en retard. Le destin, il émit un léger rire à cette pensée. La fatalité, une sottise invoquée par les âmes faibles, celle qui se sentent entraver et qui cherchent une excuse à leurs actions. Après tout, nous avons toujours le choix, s'il avait voulu il aurait très bien pu laisser la jeune femme en plan et se rendre à sa salle de cours, mais ce n'était pas son genre. Il ne pouvait donc s'en prendre qu'à lui-même s'il arrivait en retard. Oh et puis il s'en fichait, louper les cours n'avaient rien d'exceptionnelle. Au contraire, c'était tellement banal dans cette académie, il avait d'ailleurs passé plus de temps à sécher les cours qu'à y assister. Eleyon ralentit pour finalement se stopper devant la porte d'une des chambres. Sur cette dernière était accrochée un panneau où on pouvait clairement lire : « Fairy Room » et en dessous était inscrit les noms des pensionnaires inscrits. Celui de Topaze était encore frais, quelqu'un avait dû le noter récemment lorsqu'on lui avait donné les clés sûrement.

« Nous y voilà, c'est ici la 'Fairy Room', mais ça je pense que tu l'avais sûrement compris. » dit-il s'ébouriffant les cheveux déjà en désordre avec sa main.


La sangle du sac commençait à lui scier le creux du bras qui était devenu tout rouge. Eleyon posa donc le sac sur le sol et toqua à la porte. Il attendit quelques secondes et ne notant aucune réponse, il plaça la clé dans la serrure. Puis il la fit jouer dedans et ouvrit la porte d'une rotation du poignée. Un flot de lumière baignée les lieux lorsque les deux apprenti-Dieux entrèrent dans la pièce. Eleyon s'approcha d'un des lits libres et se tourna vers Topaze avant de poser ses affaires sur la literie.

« Je poses les affaires ici, ça te convient ? Dis-moi si tu as besoin de quelque chose, n'importe quoi. Je vais te laisser maintenant, bonne journée et heureux de t'avoir rencontré. »

Sa bonne action du jour faîte Eleyon quitta la pièce et retraversa le couloir encore une fois. Il avait un air de déjà vu, normal puisqu'il l'avait déjà traversé. Eleyon sourit face à sa bêtise et secoua la tête, faisant danser ses cheveux châtains qui virèrent au blanc à intervalle régulier. Alors qu'il s'apprêtait à descendre les marches de l'escalier, quelqu'un lui attrapa le bras manquant de lui faire dévaler l'escalier sur le dos ce qui n'aurait pas été très agréable. Il se retourna sèchement vers la personne, ses yeux cibrane semblaient lancer des éclairs imaginaires.
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Ven 29 Mar 2013 - 22:50
« Oui … enfin je crois, mais à deux on devrait être capable de la trouver plus rapidement. »


Elle lui répondit par un énième sourire, ajustant son sac sur son dos, tandis qu’il semblait préoccupé par quelque chose, jetant des regards à droite et gauche. Puis, semblant satisfait de ce qu'il voyait, il donna finalement le signal de départ.


« Je crois que c'est par là. »


Il revint sur ses pas et elle le suivit sans plus attendre. Soulagée de deux poids conséquents, Topaze avait repris une démarche plus assurée et plus féminine. La tête haute, elle marchait quelques pas derrière lui, jetant des regards à droite et à gauche afin de lire les écriteaux sur les nombreuses portes du couloir, souriant aux gens qui passaient lorsqu’elle croisait leurs regards étonnés, se contentant de signes de tête en réponse aux faibles « bonjour » de certains.

Le garçon n’était guère bavard, il ne prononça d’ailleurs aucun mot avant d’être arrivé à destination. Un instant, elle songea à la saga qui mettait en scène les aventures d’un Jeune Sorcier dans une école. Elle avait beaucoup apprécié ces films. Là, elle se serait crue dans le premier volet, lors de la découverte des dortoirs. Elle sourit. Elle avait décidément l’imagination bien fertile.

Soudain, le jeune homme ralentit l’allure. Surprise d’abord, Topaze ne mit fort heureusement pas trop longtemps à comprendre et à s’arrêter tandis qu’il stoppait également devant une porte où un petit écriteau annonçait fièrement :



FAIRY ROOM
Mizuki Hayashi
Edwige A. Svātantrya
Meujin Leijon
Topaze Aryia




« Nous y voilà, c'est ici la 'Fairy Room', mais ça je pense que tu l'avais sûrement compris. »


Oui en effet, c’était assez évident. Elle lui sourit tandis qu’il tripotait ses cheveux. N’étaient-ils pas assez en bataille comme ça ?


Il posa les sacs par terre et elle s’aperçut que les sangles le faisaient souffrir. Tandis qu’il attendait une réponse éventuelle après avoir frappé à la porte, elle se fit la réflexion qu’elle devrait se faire pardonner ces marques rouges un jour et, même s’il cachait relativement bien son malaise, en profiter pour le rassurer sur son état de santé mental…Du moins, sans lui parler de Nasline bien évidemment.

Comme aucune réponse ne venait, il prit finalement la décision d’ouvrir la porte, lui laissant découvrir sa nouvelle demeure.


L’endroit était fort charmant et il faut croire que le choix des chambres était défini par leur personnalité, car on pouvait aisément deviner que tout ce que contenait la feuille de divination était vérité, une vérité peut être entrevue par Deus lui-même lorsqu’il choisissait ses disciples.

En ce matin ensoleillé, la pièce était habillée d’une douce clartée. L’endroit inspirait à la rêverie.

Elle pouvait décompter 4 lits au total et chacun avait son petit espace personnel près de son lit. Trois des lits semblaient avoir déjà servis et de multiples objets personnels envahissaient les trois espaces de ses colocataires. Au fond, une porte semblait donner sur une autre pièce, mais comme elle était close, Topaze ne sut immédiatement ce qu’elle cachait, une salle de bain probablement ?


Tandis qu’elle découvrait avec ravissement son nouveau chez soi, Eleyon s’avança dans la pièce d’un pas pressé avant de poser les bagages sur le lit qui demeurait libre, celui au fond à droite.



« Je pose les affaires ici, ça te convient ? Dis-moi si tu as besoin de quelque chose, n'importe quoi. Je vais te laisser maintenant, bonne journée et heureux de t'avoir rencontré. »


Ce fut ainsi qu’il termina cette entrevue. Avant qu’il ne sorte, elle prononça un faible « Merci… », sans savoir s’il était bel et bien parvenu aux oreilles du garçon…



Après son départ, Topaze referma la porte et n’attendit pas une seconde de plus avant de retirer sa robe ensanglantée, ses chaussures et ses bas. A présent en sous-vêtements, elle se mit en quête d’une nouvelle tenue avant d'aller prendre une douche, ouvrant les trois sacs, un sourire aux lèvres. C’était une bonne chose qu’elle ait accès à ses affaires, si elle n’avait eu que sa robe blanche…elle aurait pu changer définitivement de style et passer du sweet lolita au horror lolita et ça…c’était nettement moins mignon.

Tout semblait y être…à part…ah non… Plop était là. Et Mochi…Mince ! Mochi !


Ecarquillant de grands yeux, elle visualisa de nouveau la scène mentalement. Le couloir, la collision, la chute, le garçon… Elle en avait oublié de vérifier s’ils ne laissaient rien derrière eux !


Immédiatement, elle reprit la direction de la porte, posa la main sur la poignée et…



*Tu n’oublies pas quelque chose ?*


Mince, oui ! Elle n’était certes plus vêtue de sa robe devenue rouge, mais elle était surtout PAS HABILLEE DU TOUT ! Un peu plus et elle allait sortir en petite tenue dans les couloirs de sa nouvelle école ! Où avait-elle la tête ?


Revenant sur ses pas, elle attrapa un vieux tee shirt, son tee shirt de pyjama et l’enfila tout en se redirigeant vers la porte que cette fois-ci elle ouvrit. Le vêtement lui arrivait au ras des fesses mais il était assez ample pour ne pas remonter plus haut au gré de ses mouvements. Evidemment, cet accoutrement n’était pas beaucoup mieux que le précédent alors elle ne manqua pas d’attirer les regards à nouveau, regards qui, fort heureusement avaient réduit en nombre, la grande majorité des élèves étant déjà partis pour suivre leurs cours.


La situation était critique, elle n’avait pas le temps de réfléchir. Ce n’était pas qu’une peluche à ses yeux, c’était un souvenir de son enfance, lorsque sa famille était encore complète et unie.

Elle avait été bête de ne pas demander le nom de sa chambre à ce garçon, elle avait été bête de ne pas jeter un regard en arrière lorsqu’ils étaient partis à la recherche de sa chambre… Elle devait le rattraper.


Au détour d’un couloir, elle l’aperçut, il s’engouffrait dans une cage d’escalier et s’apprêtait à descendre les marches. S’élançant sans réfléchir, elle l’attrapa par le bras et le retint en réalisant que son geste l’avait déstabilisé. Lorsqu’il se retourna, son regard avait changé. De toute évidence, elle l’avait fâché.



« Excuse-moi Eleyon,je… »


Elle lâcha son bras.


« Il faut que tu me reconduises là où je suis tombée tout à l’heure… ma peluche, je l’ai perdue. »


Les yeux suppliants, son visage avait perdu de sa joie de vivre. Il n’y eut pas de sourire, juste une expression véritablement inquiète. Ses mains se joignirent tandis qu’elle baissait les yeux, par pudeur, mais aussi parce qu’elle n’appréciait guère le changement dans le regard du garçon. Triturant ses doigts, elle imaginait déjà la perte définitive de cet objet si cher, peut-être que quelqu’un l’avait ramassé déjà, peut-être cette personne n’avait-elle pas l’intention d’en chercher le propriétaire…



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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Sam 30 Mar 2013 - 14:57
L'escalier du dessus bloquait la plupart de la lumière, de ce fait il faisait assez sombre dans la cage d'escalier où se trouvait les deux apprenti-Dieu. Uni en cet instant par leur attache, mais en même temps désuni par la colère qui envahissait embrumait légèrement le cerveau d'Eleyon. Qui avait bien pu le retenir alors qu'il s'apprêtait tranquillement à descendre les escaliers et à se rendre au réfectoire ? Qui pouvait bien le déranger à cette heure-ci surtout que les couloirs étaient vide. Un tas de question le tourmentait lorsqu'il se retourna vivement pour regarder droit dans les yeux celui ou celle qui avait manqué de lui faire finir l'escalier par une jolie galipette. L'obscurité des lieux assombrissaient encore plus les yeux d'Eleyon transformant le rouge sombre de ses yeux en une couleur encore plus sombre et ténébreuse. En proie à une colère sourde qui montait lentement à lui, il rebroussa instinctivement sa lèvre supérieure comme s'il s'apprêtait à attaquer. Vêtu d'un simple tee-shirt légèrement trop grand pour elle, Topaze se tenait juste en face de lui.

« Excuse-moi Eleyon,je… »

Précipitamment elle lâcha son bras, visiblement surprise par le changement qui avait affecté le jeune demi-loup. On aurait dit une bête sauvage prête à bondir à n'importe quel instant. C'était une des deux modifications possibles qui affectaient le jeune homme lorsqu'il s'énervait. La deuxième étant la perte totale d'émotion sur son visage, juste un regard dur et froid montrant une indifférence totale au sort qui pouvait attendre son adversaire. Celle-ci arrivait plus souvent lorsqu'il pleuvait, la pluie changeait radicalement son caractère et cumulé à un manque de sommeil, c'était un mélange détonant.

« Il faut que tu me reconduises là où je suis tombée tout à l’heure… ma peluche, je l’ai perdue. »

Le visage de Topaze, en proie à une inquiétude sans équivoque, avait perdu tout la gaieté qui l'animait auparavant. Elle baissa les yeux, elle n'arrivait sûrement pas à soutenir le regard chargé d'animosité d'Eleyon. La surprise pris le pas sur la colère d'Eleyon, était-il si effrayant que ça lorsqu'il s'énervait ? Son regard s'adoucit lentement, mais sûrement puis il soupira, un long et puissant soupir. Il lui sourit, tentant de la rassurer même s'il savait que c'était peine perdu après le regard qu'il lui avait lancé. Mais qui ne tente rien n'a rien dit-on.

« A quoi ressemble-t-elle ? »

Il écouta attentivement la jeune femme, hochant régulièrement la tête. Le châtains clair de ses cheveux paraissaient beaucoup plus foncé que jusqu'alors, sans doute à cause du manque de luminosité de l'endroit. Lorsqu'elle eut fini, il s'accorda deux secondes de réflexion avant de déclarer sûr de lui.

« Tu as dû la laisser tomber et l'oublier lorsque nous nous sommes cognés. Donc ! Elle doit toujours être là-bas. Donc ! C'est une très bonne idée d'aller là-bas ! »

Il ponctua la fin de sa phrase d'un nouveau sourire. La gaieté de Topaze avait-elle fini par déteindre sur lui pour qu'il se mette autant à sourire ? Okay, il était quelqu'un de propice à sourire, mais là c'était un peu excessif non ? D'un pas décidé il se dirigea vers les lieux de l' 'accident' et entraîna Topaze à sa suite. Il parcourut le couloir du regard, la peluche n'était pas là. Un élève passa à côté d'eux. Eleyon l'interpella et posa la main sur son épaule pour le freiner dans sa course.

« Hey toi ! »

« Hum ? » répondit-il à cette brusque interpellation tout en se retournant vers les deux élèves.

« Tu n'aurais pas vu une peluche... euh marron avec un bout de tissu bleu autour du coup ? Elle ressemblait à un ours. Alors ? »

« Nan, désolé j'l'ai pas vu. »

Eleyon grimaça légèrement, il avait espéré que le premier élève qui croiserait leur route saurait où se trouvait la pauvre peluche perdue. Il regarda Topaze du coin de l'oeil, il ne fallait pas qu'elle désespère, ils finiraient bien par la retrouver. Alors qu'ils allaient reprendre leur chemin et leur interrogatoire, l'élève les rattrapa en courant. Il s'arrêta à un mètre d'eux, essoufflé et le dos courbé sous l'effort qu'il venait de faire.

« Je … je … me … rappelle ! J'ai vu une fille par la fenêtre qui sortait du dortoir avec une peluche comme la votre. »

« Merci. » répondit Eleyon en posant une main amicale sur l'épaule de l'élève.

Il leva la main dans sa direction et repartit toujours courbé et essoufflé.

« Il faut que j'aille chercher quelque chose dans ma chambre, tu peux venir si tu veux ou tu peux soit m'attendre dans le hall du bâtiment soit ... »

Il la regarda de bas en haut.

« ...te couvrir un peu plus. »
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Sam 30 Mar 2013 - 17:18
Le garçon lâcha un profond soupir qui lui fit lever les yeux, juste à temps pour voir un sourire se dessiner sur ses lèvres. La colère semblait être passée, mais, sans trop savoir pourquoi, Topaze demeurait quelque peu distante. Il faut dire que le regard froid qu’il lui avait lancé était assez impressionnant et Topaze avait plus l’habitude d’en arborer que d’en voir... Evidemment, elle avait déjà été la cible de ce genre de regards, ceux de son père, mais ça ne datait pas de la veille, de l’eau avait coulé sous les ponts depuis ses 7 ans…


« A quoi ressemble-t-elle ? »


Il acceptait de l’aider. Elle lui sourit faiblement, tenta de formuler une description correcte intérieurement. Si elle ne voulait pas l’exaspérer, il valait probablement mieux qu’elle soit concise mais claire.


« Hum… c’est un petit nounours brun… à peine plus grand que ma main. Il n’est pas très joli pour une peluche et…il a un bandana bleu autour du cou… »


Voilà, c’est tout ce qui lui venait à l’esprit pour décrire Mochi. Elle eut un petit sourire en songeant à l’origine de ce prénom, invention de sa sœur qui n’appréciait guère la tête du pauvre jouet.
Eleyon semblait absorbé dans ses pensées. Elle craignait qu’il ne la prenne pas au sérieux. Après tout, elle avait 20ans, elle ne devrait même plus avoir de peluche ! Fort heureusement, Eleyon ne semblait pas aussi prompt à juger autrui.



« Tu as dû la laisser tomber et l'oublier lorsque nous nous sommes cognés. Donc ! Elle doit toujours être là-bas. Donc ! C'est une très bonne idée d'aller là-bas ! »


Elle esquissa un sourire amusé en même temps qu’Eleyon. Oui en effet, c’était le plus probable.


Sans attendre, le garçon s’élança dans les couloirs, marchant d’un pas décidé, l’entrainant à sa suite. Surprise, Topaze le suivait tant bien que mal. Décidément, les gens marchaient toujours trop vite pour elle.

Finalement, il s’arrêta. Etaient-ils arrivés à destination ? Pour elle tous les couloirs se ressemblaient pour le moment… ça promettait une bonne prise de tête pour retourner à sa chambre d’ailleurs.
Elle jeta un regard sur le sol et fut désespérée de ne pas y voir son petit Mochi. Elle le savait, elle ne le retrouverait jamais, c’était peine perdue… Elle réprima des larmes qui menaçaient de lui venir aux yeux et s’apprêtait à dire à Eleyon de laisser tomber, lorsqu’il saisit l’épaule d’un élève qui passait. Gênée, Topaze se renfrogna… Que d’embrouilles elle provoquait avec ses bêtises… Alerter tout l’internat pour une simple peluche, ça paraissait tellement invraisemblable ! A l’avenir, c’était juré, elle ne s’attacherait plus à aucun objet sans vie….ou du moins, elle essaierait.



« Hey toi ! »

« Hum ? »

« Tu n'aurais pas vu une peluche... euh marron avec un bout de tissu bleu autour du coup ? Elle ressemblait à un ours. Alors ? »

« Nan, désolé j'l'ai pas vu. »



Arf… Elle ne reverrait jamais plus Mochi.
Elle jeta un regard paniqué à Eleyon, puis rabaissa les yeux. Qu’y pouvait-il après tout… Tant pis… Elle allait devoir y renoncer. Après tout, ça n’était pas bon de vivre dans le passé. Sa mère était morte, son père avait changé, sa sœur était mariée et elle…elle était ailleurs.

Soudain, elle remarqua le garçon qui revenait du coin de l’œil, tandis qu’Eleyon s’apprêtait à repartir. Elle faillit le retenir, mais il s’en aperçut de lui-même, reportant son attention sur celui qui venait de se précipiter sur eux. Avait-il eu une illumination ? La chance tournait-elle en sa faveur ? C’était quelque chose qui n’arrivait pas souvent mais après tout, s’il y a une chose que Topaze savait, c’est que rien ne se passait jamais comme prévu.
Cherchant à retrouver son souffle perdu, le garçon faisait durer le suspense et se faisait désirer. Puis, lorsqu’il s’en sentit enfin capable, l’explication vint, d’une voix haletante.


« Je … je … me … rappelle ! J'ai vu une fille par la fenêtre qui sortait du dortoir avec une peluche comme la votre. »


Une fille ?


« Merci. »


Comment ça « une fille » ? On lui avait pris sa peluche ? Topaze demeurait interdite tandis que le garçon repartait. Evidemment, n’ayant pas les idées claires, elle ne songea à aucun instant que la fille avait pu ramasser l’objet dans le but de trouver son propriétaire ou de le ramener là où on entreposait les objets trouvés. Un peu pessimiste la Topaze…

« Il faut que j'aille chercher quelque chose dans ma chambre, tu peux venir si tu veux ou tu peux soit m'attendre dans le hall du bâtiment soit…...te couvrir un peu plus. »


Se couvrir ? Ah, oui.
Elle s’avisa soudain qu’elle était pieds nus et même, de façon plus générale, jambes nues. Gênée, elle tira quelque peu sur son tee shirt et comme ça ne changeait rien, releva ses yeux vers Eleyon…



« Hum… Ce serait plus sage en effet, seulement…. »


Elle pinça ses lèvres l’une contre l’autre.


« …je ne suis pas sûre d’être capable de retourner à ma chambre... »


*Décidément, je sers vraiment à rien…*


*C’est bien d’en être consciente !*



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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Sam 30 Mar 2013 - 23:52
« Hum… Ce serait plus sage en effet, seulement je ne suis pas sûre d’être capable de retourner à ma chambre... »

Eleyon se gratta le côté gauche de la tête distraitement ce qui eut pour effet de soulever la masse capillaire et de dévoiler l'absence d'une paire d'oreilles humaines. Cela affirmait qu'il n'était pas un faux hybride, quelqu'un qui se déguise, qui porte un serre-tête avec des oreilles pour faire croire à son appartenance au sein d'une espèce dont la plupart des personnes qualifierais de 'cooool'. Mais là n'est pas le sujet n'est-ce pas ? Il ouvrit la bouche puis la referma. Les mots qu'il voulait utiliser lui échappait, c'était comme essayé d'attraper de la fumée à mains nues. Ce n'était pourtant pas dur de lui dire ces quelques mots, pourtant il n'y arrivait chose incompréhensible. Était-ce du à la tenue très 'volatile' que portait la jeuen femme en cet instant et qui déstabilisait quelque peu notre cher Eleyon ? Il respira un bon coup, cherchant à retrouver un calme qu'il avait manifestement perdu.

« Ta chambre n'est pas vraiment sur le chemin de la mienne, mais … je peux t'y déposer si tu veux. »

'Déposer'. Quel terme très peu approprié, les mots qu'il avait agencé ensemble ne voulaient strictement rien dire. Voilà qu'il en perdait l'usage de son français. Incompréhensible, c'était incompréhensible au-delà de sa pauvre compréhension humaine.

D'innombrables couloirs défilèrent sous leurs yeux, tandis que les deux jeunes élèves se dirigeaient vers leur chambre respective. A un des embranchements ils tournèrent à droite et se retrouvèrent devant la porte de la Fairy Room. La porte était entrouverte et de là où il était, Eleyon pouvait apercevoir le sac à demi-ouvert que Topaze avait dû laissé en plan lorsqu'elle était partie en toute hâte. La fenêtre en face de la porte donnait sur un bâtiment au toit vert et à l'architecture très … vieille. Oui, il n'arrivait pas à placer de mot dessus, et ? Il s'amusa à regarder et à compter le nombre d'élèves qui entraient et sortaient successivement du bâtiment pendant que Topaze se changeait dans sa chambre, à l'abri des regards indiscrets autant des autres élèves que d'Eleyon. La porte s'ouvrit sur la jeune femme, vêtu du même tee-shirt blanc avec toujours ce même petit chat dessiné qui rendait le tee-shirt si mignon. Cette fois-ci elle avait décidé de s'habiller entièrement, un bon point, et portait des tennis blanches ainsi qu'un short en jeans. Son arrivée coupa court à la distraction du demi-loup qui la reluqua de bas en haut avant de ponctuer son observation d'une phrase passe-partout.

« Ça te va mieux. »

Rien d'extraordinaire là-dedans et Eleyon le pensait vraiment. Il préférait la voir entièrement vêtue qu'à moitié dénudé. Et oui, c'était quelqu'un comme ça notre Eleyon, assez timide pour ne pas oser regarder les jambes entièrement à découvert d'une jeune femme... C'est à se demander comment il ferait s'il devait se retrouver au beau milieu d'une plage bondée de touriste. Sur ces quelques mots, ils quittèrent le couloir de la chambre de Topaze pour rejoindre celui d'Eleyon après avoir parcouru encore une fois ce dédale que représentait l'internat. Il s'arrêta devant une porte beaucoup plus ancienne que les autres et faîte de marbre ou bien d'une roche si apparentant. Il fit jouer la clé dans la serrure et entra, laissant derrière lui la porte grand ouverte. Il n'y avait rien de sensible ou qui vaille la peine d'être caché dans sa chambre, mis à part son lit complètement défait peut-être. Mais ce n'était qu'un détail qu'il fallait relégué au second plan. Il s'approcha de son matelas qu'il souleva de la main gauche et en extirpa du fond ses deux katanas. Aujourd'hui, il allait prendre le noir, comme à son habitude en quelque sorte.

« Je prends mon arme au cas où la discussion se heurterait à quelques problèmes. » expliqua le jeune homme en anticipant d'éventuelles remarques face au port de son katana.

Il le ceint à sa taille et sortit de la pièce avant de la fermer à double tour. Il n'avait pas vu ses compagnons de chambrée aujourd'hui. Ni au réveil, ni même maintenant. Alors qu'il déambulait de nouveau dans ces corridors qui se ressemblaient tous, Eleyon laissa son regard s'attarder par la fenêtre. Lorsque tout à coup il pila net, le regard rivé sur une silhouette qui se déplaçait au dehors. Dans sa main se tenait une sorte de boule de poil difforme étranglée par un bout de tissu colorée : Mochi !

« Viens ! »

Il ne laissa pas le temps à Topaze de poser la moindre question qu'il partait déjà à toute allure. Il ne ralentissait que très légèrement pour laisser le temps à Topaze de voir où il se dirigeait et pour qu'elle évite de se perdre. A nouveau ? Il descendit les escalier en glissant sur la rambarde, meilleur moyen pour risquer sa vie ou enfin l'intégrité de son corps inutilement. Les portes de l'internat se profilèrent à l'horizon et Eleyon les franchit ce qui le ramena à l'extérieur. Première fois de la journée qu'il sortait à l'air libre. Ce n'était pas un fait remarquable, mais il le marqua dans un coin de sa tête. Il fallait maintenant retrouvé la jeune fille qu'il avait vu et il était sûr et certain que ce ne serait pas une mince affaire.
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Dim 31 Mar 2013 - 12:42
Vraiment, elle était désespérante. Même lui semblait le penser. Sa remarque paraissait le laisser septique à tel point qu’il aggravait volontairement le manque de discipline de sa chevelure ! Non vraiment, elle ne servait à rien.

Cependant, elle avait pu remarquer l’absence d’oreille humaine sous la masse de cheveux clairs avant de relever les yeux vers ses oreilles de loup qui ne manquaient pas de l’étonner. Après tout, elle n’était qu’une simple humaine sans aucune fantaisie ou du moins aucune qui ne relevait pas de son libre arbitre. Elle était née normale, à peu de choses près, Nasline faisant évidemment partie des quelques détails qui rendaient cette affirmation contestable, mais physiquement elle était normale ! A part peut-être ses yeux qui viraient au rouge ? Bon, d’accord, elle n’était pas normale non plus.



« Ta chambre n'est pas vraiment sur le chemin de la mienne, mais … je peux t'y déposer si tu veux. »


Elle détacha son regard des oreilles de canidé du jeune homme pour le plonger dans les yeux rouges du garçon et lui sourit.


Puis ils reprirent leur chemin. Les portes défilaient, tous les couloirs semblaient se ressembler. Elle se promit intérieurement d’enregistrer mentalement le chemin qu’ils emprunteraient quand ils repartiraient de sa chambre, même si ça impliquait de revenir devant la chambre d’Eleyon à chaque fois durant quelques semaines, jusqu’à ce qu’elle ait trouvé ses repères. Elle secoua la tête, elle était ridiculement inutile.

Les couloirs semblaient s’être vidés, les cours avaient dû commencer. Elle se mordit le coin inférieur droit des lèvres. Pourvu qu’elle ne lui apporte pas plus d’ennuis encore, elle s’en voudrait terriblement. D’ailleurs…allaient-ils voir Deus quand ils commettaient une erreur ? Subissaient-ils un châtiment ? Elle frissonna à cette pensée. Il y avait encore bien des détails qu’elle devait éclairer…


Enfin, ils parvinrent à sa chambre, après avoir traversé un nombre considérable de couloirs, un nombre qui lui paraissait être une infinité. Non vraiment, c’était à en lui donner la migraine cet endroit !

Souriant, elle fit un petit signe de tête à Eleyon en entrant dans sa chambre.



« Je vais faire vite ! »


La porte se referma derrière la jeune fille faiblement vêtue.


D’un pas rapide, elle s’avança en direction de ses sacs et entreprit d’y trouver des vêtements convenables qu’il lui faudrait laver dès qu’elle aurait pu prendre une douche et qui ne lui manqueraient pas trop le temps qu’ils soient de nouveau prêts à être portés. Lançant un regard vers son reflet dans le miroir de l’espace personnel d’une de ses colocataires, du fond à gauche, Topaze lâcha un soupir. En effet, sa tenue n’était vraiment pas correcte. Toutes les parties intimes étaient heureusement bien couvertes, mais elle pouvait comprendre la gêne du jeune homme.

Elle trouva finalement un petit short en jean qu’elle ne portait que rarement, short qu’elle avait piqué à Luna il y a longtemps déjà, lorsque, en tant que petite sœur digne de ce nom, elle cherchait encore à ressembler à celle qui était son modèle dans la vie. Sans plus attendre, elle l’enfila rapidement et fit de même pour les tennis blancs qui attendaient juste en dessous dans le même sac. A croire que Deus lisait dans ses pensées !


Ainsi parée, elle s’admira à nouveau dans le miroir. Globalement, rien n’avait vraiment changé.

Le tee-shirt blanc couvrait toujours toutes ses formes, arborant un message pour le moins déroutant, qui laissait deviner qu’il s’agissait en réalité d’un pyjama : « Sweet Dreams Litte Cat », écriture bleue qui se rapportait au petit chat gris qui dormait dans le coin inférieur droit de ce même tee-shirt. Elle sourit, elle l’adorait.

Le short dépassait un peu sous le tee-shirt, recouvrant bien évidemment son bassin mais également une petite partie du haut de ses cuisses sur environ 5cm de longueur. Ses grandes jambes étaient toujours nues en majorité, elle espéra que cette tenue-là troublerait moins le jeune homme même si à ses yeux, la différence n’était pas fondamentale. Elle qui était adepte des jupons bouffants, elle ne se sentait toujours pas beaucoup plus habillée, bien que pour le commun des mortels ce devait être le cas.

Un instant, elle songea à prendre un peu de temps pour se recoiffer, mais elle y renonça bien vite. Il fallait qu’elle parte à la recherche de son Mochi.


Elle ressortit donc, se soumettant malgré elle au jugement d’Eleyon, comme s’ils faisaient une virée shopping.
Son expression ne changea guère tandis qu’il vérifiait en un regard que tout était là.



« Ça te va mieux. »


Bien. Elle en conclut que tout était en ordre. Un haut, un bas, des chaussures. C’était tout ce qui comptait après tout.


Il reprit sa marche et elle le suivit après avoir pris soin de refermer la porte de sa chambre derrière elle. Encore une fois, elle eut l’occasion de se morfondre sur les longs couloirs qui composaient cet internat et tenta en vain de retenir la succession de virages empruntés et le nombre de portes dans chaque section de couloir. De toute évidence, c’était peine perdue…


Lorsqu’ils arrivèrent à destination, Topaze fut surprise par l’aspect de cette porte-là. Elle semblait être de pierre. Bien évidemment, ils avaient vus d’autres portes originales au cours de leur périple. Chaque porte avait sa couleur, sa forme et son petit écriteau qui annonçait fièrement un nom de chambre, parfois farfelus pour certain.

Avant qu’il n’ouvre, elle eut le temps de lire « La Tanière du Loup », mais pas le nom de ses occupants. Tant pis, ce serait pour une autre fois.

Un instant, son cœur se serra. Peut-être ses colocataires étaient-ils là ?
Non, personne.


Elle l’avait suivi dans son antre et demeurait surprise par l’apparence des lieux. Elle ne fit absolument pas attention au lit défait du jeune homme. Ce n’était pas non plus dans ses habitudes de refaire son lit le matin…d’ailleurs, elle ne le faisait jamais, hormis pour remettre un peu d’ordre dans ses couvertures au moment de se coucher, lorsque la nuit précédente avait été particulièrement mouvementée.

Elle l’observa, s’efforçant de ne pas trop regarder sa chambre en détail, au cas où. Sous son regard surpris, il souleva son matelas et en sortit un katana noir. Avant qu’il ait reposé le matelas, elle put voir qu’il y en avait un second qu’il laissait là. Etrange…

Elle allait lui en faire la remarque, mais le garçon sembla deviner son étonnement.



« Je prends mon arme au cas où la discussion se heurterait à quelques problèmes. »


Etait-ce courant ici ? Elle n’avait jamais utilisé d’armes de sa vie et ne connaissait rien à l’art subtil du combat. Elle ne s’était pour ainsi dire jamais battue, si ce n’est à coup de polochon, de pistolet à eau ou de chatouilles…


Elle le suivit machinalement tandis qu’il ressortait de sa chambre et réempruntait les couloirs.

Où allait-elle pouvoir se procurer de quoi se battre ? Etait-ce d’ailleurs vraiment utile ? Allaient-ils lui apprendre à se battre ? Formaient-ils l’armée de Deus ? Voilà que de nouvelles questions venaient la tirailler !


Tandis que, songeuse, elle le suivait d’une confiance aveugle. Elle fut surprise par son arrêt brusque devant une fenêtre. Etonnée, elle y jeta un regard à son tour et resta interdite. Mochi était là, dans la main d’une inconnue.



« Viens ! »


Avant qu’elle n’ait vraiment eu le temps de comprendre, le garçon s’était élancé dans une course infernale, la forçant à courir derrière lui pour rester à une distance raisonnable. Arrivés à une cage d’escalier, elle dut ralentir l’allure tandis qu’il glissait sur la rambarde. Elle ouvrit de grands yeux interloqués. Elle n’était pas aussi courageuse, elle préférait éviter de prendre des risques dans sa petite vie routinière, elle était pour ainsi dire terrifiée à l’idée de se faire mal. Comique pour quelqu’un qui venait de mourir percuté par une voiture suite à une faute d’inattention !

Elle dévala les marches aussi rapidement que ses jambes le lui permettaient et franchit les portes quelques secondes après Eleyon. Elle retrouva alors la douce caresse du vent et la chaleur du soleil qui avait continué lentement son ascension, mais pas de Mochi à l’horizon.



« Où est-elle allée ? Il y a un dépôt pour les objets trouvés ? »


Elle avait posé la question tout en passant en revue les environs d’un regard circulaire. Elle reporta son attention sur le garçon. Elle n’osait pas s’aventurer dans ce campus qu’elle ne connaissait que trop peu.

Cependant, le connaissait-il mieux ? Elle ne lui avait même pas posé la question !



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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Dim 31 Mar 2013 - 17:56
Peu de temps après sa propre sortie, la jeune femme apparut à son tour et se posta à ses côtés regardant les environs sûrement à la recherche de la mystérieuse jeune fille qui avait emmené la dénommé Mochi.

« Où est-elle allée ? Il y a un dépôt pour les objets trouvés ? »

L'apprenti-Dieu leva la tête vers le ciel et huma l'air. Un de ces tics qu'il avait adopté depuis son hybridation. Humer l'air était un réflexe normal pour un loup lorsqu'il cherchait quelque chose ou quelqu'un seulement là, Eleyon n'était pas un loup et il ne connaissait ni l'odeur de Mochi ni l'odeur de l'inconnue. Reportant ses yeux carmins sur l'endroit où, plutôt il avait vu la jeune fille, il répondit à la question de Topaze.

« Je ne sais pas vraiment, je crois bien qu'elle se dirigeait vers le grand édifice en face de nous : le bâtiment administratif. Je ne sais pas s'il existe un bureau pour les bojets trouvés, mais s'il y en a bien un et bien il est plus que probable qu'il soit à l'intérieur de ce bâtiment. Donc dans tous les cas le meilleur choix que nous avons est de nous y rendre non ? »

Le bâtiment administratif faisait partie des infrastructures les plus imposantes de l'académie. Placé en son centre, c'était ici que se trouvait la plupart des lieux ayant trait à la gestion ou la logistique de l'académie. Eleyon laissa son regard dérivé jusqu'à l'horloge qui n'avait toujours pas été réparée. La 'rébellion' d'un des trois Directeurs avait laissé de profonde stigmates dans le cœur de toute l'académie. Même dans le sien, car c'était la première personne qui avait accueilli le jeune demi-loup dans cette nouvelle vie, dans ce nouveau commencement.

Il s'ébroua pour chasser les quelques pensées parasites qu'il pouvait avoir et c'est accompagné de la jeune Topaze qu'il se rendit aà l'un des édifices les plus imposants. Sa grandeur donnait l'illusion qu'il était proche des dortoirs, pourtant ils leur fallut bien deux minutes pour rejoindre les murs de l'administration. Attendez, s'ils leur avaient fallu plusieurs minutes pour le rejoindre, ils auraient dû apercevoir la jeune fille lorsqu'ils sont sortis au dehors. Alors, elle n'était sûrement pas partie par là, mais vers un autre endroit ? Plusieurs questions se bousculaient dans l'esprit du jeune garçon. Des doutes sur la destination de la jeune femme plein la tête, il se dirigea vers l'accueil en compagnie de Topaze.

Ils parcoururent le bâtiment et passèrent devant d'innombrabres portes avant d'arriver dans un grand hall où en plein milieu se trouvait un bureau rond. Assisses à l'intérieur se trouvait plusieurs personnes, sûrement des réceptionnistes. Peut-être pouvaient-ils leur indiquer l'existence et la position exacte d'un bureau ou d'une pièce où serait apporté tous les objets sans propriétaires. Eleyon s'approcha d'un homme qui parlait au téléphone et l'interrompit dans sa conversation.

« Excusez-moi ... »

L'homme posa la main sur le micro intégré d téléphone pour que la personne au bout du fil ne soit pas incommodé par la discussion qui allait se dérouler en parallèle.

« Je suis à vous dans trente secondes. »

L'homme reprit alors sa conversation téléphonique laissant les deux jeunes gens attendre patiemment. Eleyon s'adossa sur le rebord du bureau et fit joue ses doigts sur le bois vernis. Le bruit de ses doigts cognant contre le support se répandit dans toute la pièce dont l'écho dura une bonne dizaine de secondes. Il tourna la tête vers Topaze, il espérait qu'elle ne s'ennuit pas trop et qu'ils retrouveraient sa peluche. Le jeune garçon ne connaissait pas la perte d'un objet cher, mais il connaissait celle d'un être cher et pour lui les deux devait être aussi horrible. Un clac retentit et l'homme se tourna vers Eleyon, il avait fini sa conversation et raccroché.

« Merci d'avoir attendu, je peux vous aider ? »

« Hum … J'espère, j'aurais aimé savoir s'il existait une sorte de bureau des objets trouvés. »

« Un bureau des objets trouvés ? »

« Oui vous savez là où lorsque l'on trouve des clés par terre on irait les déposer. Vous me suivez ? »

« Oui, je vois ce que vous voulez dire. Vous voyez le couloir juste à gauche ? C'est la sixième porte à gauche. »

« Merci, au revoir. »

« Au revoir. »

Le couloir était un peu plus étroit que les autres et légèrement plus obscurs, mais ils se dirigèrent à l'intérieur quand même. Arrivés ils toquèrent à la sixième porte et une voix caverneuse leur signala d'entrer. Eleyon déglutit, il avait un pressentiment. Refoulant sa peur au plus profond de lui, il poussa la porte qui s'ouvrit sur ...
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Mer 3 Avr 2013 - 23:58
Elle eut un sourire amusé, observant Eleyon qui se comportait soudainement comme un chien. C’était étrange à voir, en était-il conscient ? Elle n’osa dire mot et patienta calmement jusqu’à recroiser le regard du jeune homme qui semblait s’être soudain repris.


« Je ne sais pas vraiment, je crois bien qu'elle se dirigeait vers le grand édifice en face de nous : le bâtiment administratif. Je ne sais pas s'il existe un bureau pour les objets trouvés, mais s'il y en a bien un et bien il est plus que probable qu'il soit à l'intérieur de ce bâtiment. Donc dans tous les cas le meilleur choix que nous avons est de nous y rendre non ? »


Le bâtiment administratif… Oui elle se souvenait avoir lu cette légende-ci sur le plan de ce matin. C’était ce grand bâtiment à gauche de l’entrée du temple. Et cette allée….C’était celle qu’elle avait péniblement remontée à contre-courant avec ses bagages… Elle eut un sourire. A peine arrivée, elle s’était forgée une sacrée image. Nul doute que vu l’état dans lequel elle était, elle allait en réentendre parler !

Soudain, Eleyon eut comme un soubresaut, puis il s’éloigna de quelques pas, donnant ainsi le signal du départ. Elle le suivit en savourant la caresse du vent qui soulevait ses cheveux, entrainant un mouvement de balançoire à chacun de ses pas. Le soleil était de la partie aussi, bien qu’il joua par moment avec les nuages. Il n’y avait que très peu d’élèves dehors en cet instant, probablement qu’ils n’avaient d’ailleurs pas le droit d’y être et eux non plus…

Ils finirent par entrer dans le bâtiment et le cauchemar des couloirs sans fin donnant sur de multiples portes sembla recommencer. Fort heureusement, ce ne fut que de courte durée et Topaze vit avec soulagement que le couloir débouchait sur un hall, immense pièce agrémentée d’un bureau en forme de cercle où s’activaient plusieurs réceptionnistes.


Sans hésiter une seconde, Eleyon s’avança vers l’un d’eux et Topaze le suivit en silence.



« Excusez-moi ... »

«… Je suis à vous dans trente secondes. »



Topaze se contenta d’adresser un sourire à l’homme et afin de mieux patienter détourna son regard sur les alentours, triturant les clés de sa chambre de ses deux mains. De son côté, Eleyon semblait perdre patience, faisant claquer ses doigts sur le bureau. Topaze se tourna donc de nouveau vers lui et, croisant son regard, lui sourit.

Bientôt, la conversation de l’homme fut terminée et il put enfin répondre à leurs questions. Elle laissa Eleyon faire, trop heureuse de ne pas avoir à parler à cet inconnu plus âgé qu’elle.


Il leur indiqua donc un couloir et après avoir fait preuve de politesse en murmurant un faible « Au revoir », Topaze suivit Eleyon qui se dirigeait déjà vers le dit couloir, qui était d’ailleurs assez inquiétant. Réprimant un frisson, Topaze compta mentalement le nombre de portes, jusqu’à arriver à destination.

Eleyon semblait lui aussi inquiété par l’obscurité des lieux, mais il devait avoir beaucoup plus de courage qu’elle car il ouvrit tout de même la porte, la poussant doucement.


La pièce qu’ils découvraient était vide…quoi que non, vide n’était pas le mot. En effet, elle était même plutôt surchargée. Par terre, sur les étagères, sur le bureau, contre les murs, dans des cartons ou des sacs, un tas considérable d’objets en tout genre s’amoncelaient. Mais il n’y avait en ces lieux que des objets inanimés.

Un instant, Topaze se fit la réflexion que s’il y avait eu une personne un jour qui avait vécu ici, elle devait probablement être ensevelie depuis. Pourtant, ils devaient entrer.

Cette fois-ci, ce fut Topaze qui fit le premier pas, prenant garde au passage à ne pas écraser les différents objets qui jonchaient le sol. Arrivée près du bureau, elle se tourna vers Eleyon et lui sourit.



« On dirait qu’il n’y a personne ici… »


Oui personne, ni un membre du personnel, ni la fille qui détenait Mochi tout à l'heure.


Soudain, un bruit se fit entendre. Surprise, s’attendant à voir un objet tombé pour cause d’équilibre instable, elle se retourna vers l’endroit d’où provenait le bruit.



« Et moi vous m’oubliez jeune fille ? »


C’était une femme… Une femme âgée et minuscule. Elle dépassait à peine du bureau et de toute évidence, le tas d’objets qui s’étaient empilés sur le meuble avaient suffis à la cacher à leur vue.


Prise de court, Topaze ouvrit la bouche et la referma sans savoir quoi dire… De toute façon, même si elle avait su, elle n’aurait que balbutié quelques mots en guise de réponse.



« Que puis-je faire pour vous jeunes gens ? »


Elle avait un sourire aimable. Rassurée, Topaze s’apprêta à lui expliquer leur situation, lorsqu’une sonnerie retentit, la prenant au dépourvu.


« Oh ! » s’exclama soudain la vieille dame.


En un éclair, elle était retournée derrière le bureau et en revint quelques secondes plus tard, un téléphone portable à la main, avant de se diriger vers la sortie, les laissant seuls.

S’étant tournée pour suivre des yeux la femme qui sortait, Topaze jeta un regard interloqué vers Eleyon, mais n’eut, une fois encore, pas le temps d’ouvrir la bouche. La femme avait passé la tête par l’entrebâillement de la porte, soucieuse de s'expliquer avant de refermer la porte et les laisser seuls.



« Je reviens, attendez moi là… Il est 10h et on a un rituel avec mon petit ami ! »



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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Jeu 4 Avr 2013 - 22:31
... une pièce pleine à craquer, sur le point d'exploser. D'innombrables peluches et objets divers remplissaient des cartons qui s'entassaient couvrant des pans entier des murs de la salle. En plus d'être mal éclairée, une odeur de 'vieux' y régnait. Il rentra après Topaze et prit exemple sur elle pour ne pas écraser les objets qui avaient quittés les cartons où ils étaient ordinairement stockés. Un regard dans la salle lui apprit qu'aucune forme de vie n'occupait cet endroit. Il commençait sérieusement à lui faire peur, cette pièce était quelque peu sordide et tous ces yeux de peluches abandonnées dirigés sur lui ne l'aidaient pas plus. La jeune femme se tourna vers lui et lui sourit. Il le lui rendit, mais de façon beaucoup plus timorée, gêné par l'atmosphère que dégageait la pièce.

« On dirait qu’il n’y a personne ici… »

Élémentaire mon cher Watson ! aurait voulu répliquer notre demi-loup, mais il ne voulait pas être méchant, surtout que la pauvre Topaze cherchait désespérément sa peluche et se retrouvait de nouveau face à un cul-de-sac.

"Nan, il n'y a pas l'air."

Il s'apprêtait à quitter la pièce lorsqu'un bruit se fit entendre, il se retourna aussitôt et sursauta en laissant échapper un petit cri. Une ombre venait de surgir de derrière ce qui semblait être un bureau et se dressait maintenant fièrement. Quoique, vu sa taille on aurait pu se demander si elle n'était pas assisse. Elle déblaya le bureau et fit tomber une bonne dose d'objet sur le sol sans y prêter ne serait-ce qu'un moment d'attention.

« Et moi vous m’oubliez jeune fille ? »

La femme âgée quitta le bureau derrière lequel elle se trouvait et s'avança au centre de la pièce. Des cheveux blancs et une peau flétrie la faisait ressemblée à une vieille pêche coiffée d'une perruque. C'était assez risible en soit, cependant Eleyon s'abstint de rire et s'efforça de garder un minimum de sérieux. Que ferait-il si elle le prenait mal et refusait d'aider Topaze dans la rehcerche de 'Mochi' ? Il était presque sûr que la jeune femme n'accepterait plus de lui parler et il voulait conserver le plus de personne susceptible d'être ses amis. En effet, les amis d'Eleyon se comptait sur les doigts d'une mains tandis que ses ennemis eux se comptaient sur les doigts de dix mains oui !

« Que puis-je faire pour vous jeunes gens ? »

Ce qu'elle pouvait faire pour eux ? Beaucoup de choses, si elle avait la science infuse en ce qui concernait les objets perdus notamment. Il regarda Topaze pour voir si elle allait lui expliquer la situation dans laquelle elle se trouvait ou si il devait intervenir et le faire lui-même. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais une sonnerie la prit au dépourvu. Eleyon essaya alors de parler assez fort pour être entendu par dessus la sonnerie, mais la vieille dame s'exclama coupant court à toutes répliques.

« Oh ! »

Aussi vite que la musique, la vieille dame repassa derrière son bureau et en extirpa un téléphone portable. Eleyon l'aurait vu le lever en l'air avec un magnifique effet sonore digne de Zelda que ça ne l'aurait pas étonné. D'ailleurs, s'imaginer la scène le fit sourire. Avant qu'il n'ait pu le remarquer la vieille dame avait disparu. Il se tourna alors vers Topaze et ouvrit la bouche, mais la vieille dame réapparut, enfin juste sa tête.

« Je reviens, attendez moi là… Il est 10h et on a un rituel avec mon petit ami ! »

Il attendit qu'elle disparaissent entièrement et qu'on entende plus le bruit de ses pas pour se tourner vers Topaze.

"Attends, elle a dit qu'elle avait un rituel avec son petit-ami ? Depuis quand les personnes de son âge ont un 'petit-ami' ? Et c'est quoi son rituel ? Boire du thé ? Changer de dentier ? Manger un gâteau ?"

"Sinon, je rêve ou elle vient de partir ?"

Comment avait-elle pu partir comme ça ? Son travail ne l'obligeait donc pas à rester derrière son bureau à garder un oeil sur toutes ces trouvailles ? Eleyon s'approcha d'une des piles de cartons et attrapa un des porte-clés qui était coincé entre deux carton. Il tira un coup sec pour l'extirper, se retourna et l'admira à la pâle lumière de la lampe accrochée au plafond. Un bruit sourd attira son attention et il eut juste le temps de se retourner pour apercevoir une pile de carton lui tomber dessus. Tout à coup il fit noir, plus aucune lumière ne passait. Des tonnes d'objets ensevelisaient maintenant le jeune garçon, qui avait du mal à respirer. Il tendit désespérément la main cherchant son salut dans l'aide que pouvait alors lui apporter la jeune femme. Une force l'extirpa alors de la masse pesante de porte-clé et autre objet inutile. Il avait mal un peu partout et du sang commençait à couler de multiples coupures. Il regarda le tas d'objets d'un air désolé et arracha l'un deux qui étaient venu se crocher dans ses cheveux.

L'apprenti-Dieu poussa un long et profond soupir et entreprit de ranger les peluches et objets sans propriétaires éparpillés par terre. Cinq minutes lui suffirent largement pour tout remettre en vrac et deux de plus pour reformer la pile de carton. Au moment même où il posait le dernier carton en équilibre, un homme baraqué comme une armoire à glace et visiblement mécontent rentra dans la pièce.

"Qu'est-ce que vous faîtes là ?"

Au ton de sa voix et vu la carrure qu'il avait, Eleyon aurait presque cru qu'il aurait ajouté un "mettez-vous au garde à vous" ou quelque chose du même style.

"On est venu chercher une peluche per..."

"Ne me réponds pas !"

Ne me répond pas ? Comment voulait-il qu'il lui réponde s'il ne pouvait pas lui parler. Tentant une approche beaucoup plus 'diplomatique' Eleyon leva la main.

"Tu peux parler."

"On est venu chercher une peluche qui ressemble à un ourson très moche avec un badeau bleu autour du coup."

Eleyon se mordit la lèvre, il espérait que Topaze ne prendrait pas mal l'adjectif avec lequel il avait qualifié sa peluche fétiche.

"Je l'ai p'tête vu, mais je ne me rappelle plus. Mon estomac est vide c'est peut-être pour ça. Donner moi à manger et je vous dirais ce que je sais à son sujet."

Eleyon quitta la pièce énerver. Pour qui se prenait-il ? Ils n'étaient pas ses serviteurs à ce qu'il sâche.

"ET NE ME DONNEZ PAS QUELQUE CHOSE ACHETÉ A UN DISTRIBUTEUR !"

Eleyon frappa le mur de toutes ses forces, activant au passage le controle des limites. Le poing traversa le mur et du sang commença à couler tout le long de son bras, trempant ses bandages. Le contre-coup de son pouvoir se faisait déjà ressentir, ses muscles commençaient à se contracter et se décontracter sans aucune raison apparente n'arrengeant pas le moral du garçon.


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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Mar 9 Avr 2013 - 10:21
Deux grands yeux qui s’ouvrent, deux sourcils qui se lèvent, les lèvres qui se closent, le visage de Topaze se figea en une expression de surprise parfaite. Si on lui avait demandé de paraître étonnée volontairement, elle n’aurait jamais pu faire mieux. Le bruit des pas résonna dans le couloir, tandis qu’elle restait paralysée. Elle avait bien dit « petit ami » ? Même elle n’en avait pas !


« Attends, elle a dit qu'elle avait un rituel avec son petit-ami ? Depuis quand les personnes de son âge ont un 'petit-ami' ? Et c'est quoi son rituel ? Boire du thé ? Changer de dentier ? Manger un gâteau ? »


Topaze laissa échapper un petit rire. Apparemment elle n’était pas la seule à avoir tilté sur cette étrange phrase.


« J’opterais pour le dentier. »


Elle eut un sourire, puis suivit Eleyon des yeux tandis qu’il approchait d’un amoncellement de cartons, poussé par une curiosité attendrissante. Etant elle-même partisane de ce trait de caractère, elle tenta, de loin, d’identifier la trouvaille du jeune homme. Elle ne vit que trop tard la pile de carton qui se balançait et menaçait Eleyon. Elle lâcha un cri de surprise lorsqu’il disparut sous ses yeux, enseveli sous une nuée de vêtements abandonnés et objets perdus en tous genres. Sans attendre, elle se précipita pour l’aider, retira un manteau qui surplombait le tas et découvrit en dessous une main qui s’agitait. Ne prenant pas le temps de réfléchir sur le nouveau contact charnel qui allait se produire, elle s’en saisit à deux mains et tira de toutes ses forces pour l’extirper de sa prison aux milles merveilles. Si la caverne d’Ali baba avait existé un jour, nul doute qu’elle était ici, dans le bâtiment administratif de la Deus Academia !


« Hey reste avec nous ! On va bien finir par le trouver ! »


*Cela dit, c’est pas mal comme manière de se suicider ! T’aurais dû l’y laisser d’ailleurs !*

*Tais-toi…*



Ne laissant rien paraître de son agacement, habituée à devoir jongler entre son environnement et ses discussions intérieures, elle esquissa un sourire moqueur, tout en retirant un mouchoir en tissu bleu qui s’était déposé sur l’épaule d’Eleyon.


« Ça va, tu n’as pas trop de mal ? »


Remarquant les multiples coupures qui parsemaient les membres du garçon, elle voulut lui dire de s’asseoir afin de s’en occuper, mais il était déjà accroupi à réparer son erreur. Gênée, elle se pencha à la suite d’Eleyon.


« J’vais t’aider… »


A deux, l’incident fut vite réparé, bien qu’elle ne lui fut pas d’une grande aide, le garçon semblant décidé à assumer seul son erreur, lui enlevant les objets à sa portée. Lorsque les cartons furent remplis, elle s’éloigna de quelques pas pour ne pas le gêner. Elle ne lui serait d’aucune utilité si elle restait à proximité, elle ne serait qu’une gêne supplémentaire. Triturant sa propre clé entre ses mains, elle prit donc le temps d’observer les alentours, espérant apercevoir son ourson égaré. Elle ne trouva rien.

Soudain, elle sursauta. Un homme venait d’entrer et sa carrure était impressionnante. Il aurait pu être vert et pousser des hurlements de dingue, elle n’en aurait pas été plus étonnée.



« Qu'est-ce que vous faîtes là ? »


Un frisson parcourut la jeune fille qui demeurait incapable de prononcer un mot. Heureusement qu’elle n’était pas seule, car elle aurait fondu en larmes si ça avait été le cas.


« On est venu chercher une peluche per... »

« Ne me réponds pas ! »



Énorme, colérique et stupide ? Il accumulait les défauts décidément…


« Tu peux parler. »

« On est venu chercher une peluche qui ressemble à un ourson très moche avec un bandeau bleu autour du coup. »



« Très moche »… Topaze esquissa un faible sourire. Elle aurait cru entendre sa sœur à cet instant. Dans son esprit, des images revenaient, elle s’entendait chouiner, prenant sa mère à partie pour dénoncer sa vilaine grande sœur.


« Je l'ai p'tête vu, mais je ne me rappelle plus. Mon estomac est vide c'est peut-être pour ça. Donnez-moi à manger et je vous dirais ce que je sais à son sujet. »


A manger ? Il les prenait pour ses valets ? Topaze n’eut pas le courage de protester. Elle suivit Eleyon en dehors de la pièce, avec l’air soumis d’un jeune chiot qui aurait fait une bêtise.


"ET NE ME DONNEZ PAS QUELQUE CHOSE ACHETÉ A UN DISTRIBUTEUR ! »


Bon bon bon… Après l’internat et la caverne d’Ali Baba le bâtiment administratif, elle allait pouvoir visiter le réfectoire vraisemblablement…

Encore sous le choc, elle vit Eleyon tenter de vider la colère qui bouillonnait en lui à grand coups de poing dans le mur. Les hommes et leurs instincts primaires…


Sans dire un mot, elle s’approcha du garçon et, tirant sur son tee shirt en dévoilant un ventre qui n’avait que très peu vu le soleil dernièrement, elle saisit le bras ensanglanté et entreprit de le nettoyer délicatement sous les yeux du garçon. Les muscles de son bras avaient une réaction étrange entre les doigts fins de la jeune fille. Etait-ce la colère qui provoquait cette réaction ? Une décharge d’adrénaline trop importante ?

Elle leva les yeux pour regarder le visage d’Eleyon et lui adressa un sourire attendri.



« Il ne faut pas te mettre dans des états pareils… Veux-tu qu’on aille à l’infirmerie avant d’aller au réfectoire ? »


Il lui répondit d’un faible signe de tête qui signifiait « non » avant de retirer brusquement son bras des mains de la jeune fille, prenant un air subitement renfrogné. C’était la troisième fois qu’elle osait le contact, deuxième fois qu’il réagissait mal. Elle lâcha un soupir profond.


« On devrait quand même passer aux toilettes, que tu nettoies un peu tes plaies et tes bandages… »


Il eut comme une hésitation, sembla abdiquer et s’éloigna dans le couloir. Alors elle le suivit, sans un mot, à quelques pas de distance. Topaze avait l’habitude des comportements typiquement masculins, elle préférait d’ailleurs la compagnie des hommes, mais elle n’en demeurait pas moins une femme et de ce fait n’arrivait pas toujours à comprendre leurs réactions.


Parvenant à la sortie du bâtiment, Eleyon prit la direction du réfectoire sans qu’elle puisse s’en rendre compte, ne réalisant qu’une fois arrivée qu’il n’avait pas suivi ses conseils.
La pièce était grande, remplie de nombreuses tables et chaises ou plusieurs élèves riaient et discutaient joyeusement. Devant un guichet, une file de jeunes gens s’impatientaient, s’efforçant de faire passer le temps comme ils pouvaient en discutant, en se chamaillant, en jouant avec leurs plateaux…


Sans attendre, les deux jeunes gens s’avancèrent vers le dit guichet sous une nuée de remontrances de la part de leurs camarades. Tous les plats étaient vides.



« Viens, allons aux cuisines. »


Ne laissant marcher que son sens logique, elle passa derrière le guichet et se dirigea tout naturellement vers la porte qui s’y trouvait, pénétrant dans les cuisines le plus simplement du monde. Simplement ? Non. Rien n’est jamais simple. Un homme leur faisait face.


« Où allez-vous comme ça ? »


Aïe aïe aïe… S’efforçant de sourire aimablement, Topaze lui répondit d’elle-même. Elle commençait à en avoir marre de toutes ces histoires, elle n’allait pas rester continuellement derrière Eleyon, si ?


« Hum… Le monsieur des objets trouvés nous a demandé de lui rapporter à manger… »

« Encore !? C’est la troisième fois ce mois-ci ! Je l’ai dit et je le répète, vous ne pouvez pas faire sortir de plateaux du réfectoire ! Allez lui dire de se bouger les fesses s’il tient tant que ça à entretenir sa masse graisseuse ! »



Sur ces mots, l’homme les fit pivoter et les poussa hors de la pièce sans beaucoup de ménagement avant de retourner à ses occupations qui apparemment consistaient à rapidement faire face à la pénurie de nourriture du réfectoire.


Tous deux étaient de nouveau dans la salle principale du réfectoire et les quelques élèves qui les avait vus se faire virer, riaient de bon cœur, ravis que ceux qui avaient tenté de les doubler se soient fait réprimander.


Tournant la tête vers Eleyon, Topaze lui sourit gentiment.



« On fait quoi maintenant ? »


Elle ne se voyait vraiment pas aller voir le gorille de l’administration pour lui dire « de se bouger les fesses ».



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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Dim 14 Avr 2013 - 19:37
Du sang perlait là où la peau des doigts du jeune apprenti-Dieu avait été abîmée par la force du coup qu'il avait effectué. Outrepasser les limites naturelles de son corps juste pour assouvir une colère sourde et une exaspération qui étaient montées en lui au fil des heures. Ce n'était pas quelque chose de louable, en plus il avait dégradé la propriété de l'établissement. Mais ça ce n'était pas très important, un repentis tâcherait de réparer ça dès qu'il passerait par là. Topaze s'approcha de lui et soulevant son tee-shirt elle entreprit d'essuyer le sang et les gravats qui ornaient le bras du garçon. Eleyon put ainsi entrevoir un ventre plat et pâle, très pâle.

« Il ne faut pas te mettre dans des états pareils… Veux-tu qu’on aille à l’infirmerie avant d’aller au réfectoire ? »

Aller à l'infirmerie ? Il y avait déjà été par le passé pour soigner une foulure qu'il s'était fait lorsqu'il avait été sauver Kate, une élève et camarade, qui avait été enlevée par une horde de gobelins. Chose étrange, ces gobelins avaient été finalement pris d'affection envers elle et en auraient fait d'elle leur reine si Eleyon ne l'avait pas secourue. Il gardait un très mauvais souvenir de l'infirmerie, il bougea donc sa tête de droite à gauche pour indiquer à la jeune femme qu'il ne voulait pas aller se faire soigner. La blessure n'était pas trop important et aurait tôt fait de cicatriser. Elle soupira, apparemment elle ne comptait pas en rester là.

« On devrait quand même passer aux toilettes, que tu nettoies un peu tes plaies et tes bandages… »

Qu'avait-elle donc à vouloir le couver de la sorte ? Il était déjà d'assez mauvais poil, alors si en plus elle continuait à l'asticoter de la sorte en sous-entendant qu'il ne pouvait survivre à une blessure aussi insignifiante, il allait de nouveau s'énerver. D'ailleurs, elle avait encore voulu le toucher et il avait une fois de plus mit fin au contact. Qu'avait donc toutes ces personnes à être aussi tactiles ? Cependant, il fallait avouer que nettoyer la laie lui éviterait des désagrément, comme une infection ou une septicémie dans le pire des cas. Il fit mine de se rendre vers les toilettes, mais se dirigea vers le réfectoire, entraînant la jeune femme à sa suite qui ne semblait pas avoir compris ce que venait de faire Eleyon.

Lorsqu'ils arrivèrent devant le grand bâtiment qu'était le réfectoire, ils aperçurent une foule d'élèves impatients qui attendaient péniblement pour se restaurer. Il regarda discrètement l'heure sur son portable, il était midi passé. Il était donc normal de voir tous ces élèves se diriger vers le lieu où ils pourraient se remplir la panse. Cependant, cela n'arrangeait pas les affaires de nos deux compères qui durent se frayer un chemin à travers la masse d'élèves affamés pour rentrer. Comme l'extérieur, l'intérieur était bondé de monde. Chaque table, chaque chaise, chaque parcelle du réfectoire était occupée par un élève qui se rassasier. Comment allait-il faire pour se rendre aux cuisines et préparer un repas pour le 'sergent-chef' du bureau des objets trouvés ?

« Viens, allons aux cuisines. »

Eleyon regarda la jeune fille passer par-dessus le guichet et se diriger vers les portes de la cuisine. Il sourit, au moins elle ne manquait pas d'audace et ça il aimait bien. Il sauta à son tour le guichet, posant juste sa main dessus pour garder un certain équilibre au moment de son saut et se réceptionna derrière. Il pénétra dans les cuisines à la suite de Topaze via une porte dérobée. Il se cogna à la jeune femme qui avait subitement décidé de s'arrêter et regarda par dessus son épaule. Un homme, vieux qui semblait prendre plaisir à faire son travail (ceci est bien sûr ironique) se tenait droit devant eux comme un I.

« Où allez-vous comme ça ? »

« Hum… Le monsieur des objets trouvés nous a demandé de lui rapporter à manger… »

« Encore !? C’est la troisième fois ce mois-ci ! Je l’ai dit et je le répète, vous ne pouvez pas faire sortir de plateaux du réfectoire ! Allez lui dire de se bouger les fesses s’il tient tant que ça à entretenir sa masse graisseuse ! »

Alors ce n'était pas la première fois qu'il envoyait de pauvres élèves se faire enguirlander à sa place pour une bouchée de pain ? Au moins cela le rassurait, il se sentait légèrement moins seul à présent. L'homme les attrapa par l'épaule et les emmena à l'extérieur des cuisines. Tant qu'il serait là, Topaze et Eleyon ne pourraient pas faire la cuisine. Tant qu'il y aurait une seule personne d'ailleurs. Les élèves chuchotèrent sur leur passage, indignés qu'ils aient tentés de leur piquer leur place.

« On fait quoi maintenant ? »

Eleyon tourna la tête vers la jeune femme qui le regardait à présent.

« Hein ? Euh oui, qu'est-ce qu'on peut faire... »

Eleyon se tu quelques instants pour permettre à son cerveau de donner naissance à une stratégie divine qui leur permettrait de contourner toutes ces personnes et d'accéder tranquillement et sereinement aux cuisines. Il frappa la paume de sa main de son poing.

« Je sais ! »

Il chuchota sa stratégie à l'oreille de la jeune femme et tous deux sortirent de la cantine. Furtivement, tel des prédateurs chassant leur proie, ils se dirigèrent à l'arrière du bâtiment. Les yeux d'Eleyon brillèrent lorsqu'il aperçut ce qu'il cherchait. Près de la porte, se trouvait un petit boîtier rouge où il devait être marqué : « À n'utiliser qu'en cas d'incendie » ou quelque chose du même genre. Eleyon posa son doigt sur ses propre lèvres pour indiquer à sa camarade de garder le silence et dirigea à pas de loup vers la porte arrière. Une fois arrivé, il actionna le mécanisme et une forte alarme retentit dans toute l'académie, vrillant les tympans sensibles d'Eleyon. La porte arrière se ferma sitôt l'alarme déclenchée. Au moins, personne ne les verrait puisque personne n'allait sortit par là. Après avoir attendu quelque minutes, il transcenda une nouvelle fois les limites de son corps pour abattre son poing sur la porte et la briser en mille morceaux. Il regarda son travail satisfait et enjamba un morceau qui était resté intact et fit signe à Topaze de le suivre.
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Re: A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu] - Mer 17 Avr 2013 - 19:39

« Hein ? Euh oui, qu'est-ce qu'on peut faire... »


Topaze eut un petit sourire. De toute évidence, il était perdu dans ses pensées. Ne se souciant guère des regards et des chuchotements, Topaze profita de ce court instant de répit pour s’étirer, joignant les mains et levant les bras très haut avant de tirer sur ses mains. Soudain un « paf » retentit, Topaze baissa les yeux sur Eleyon en souriant tandis qu’il s’exclamait « Je sais ! ».
Elle fut surprise de le voir approcher de son oreille et ne put s’empêcher d’esquisser un sourire lorsqu’il lui murmura son idée. Elle voyait déjà tout le monde sortir en hurlant. Ça lui rappelait les années lycée.
Elle suivit Eleyon en souriant, trottinant joyeusement. Voilà qu’elle retombait en enfance à l’idée de faire une bêtise.



*Tu me fais honte*

*…Je te……Okay ?*



Ils parvinrent enfin à destination. Comme s’ils étaient dans un film, Topaze jeta un regard à droite, à gauche, un sourire aux lèvres. Quand elle reporta son attention sur Eleyon, elle croisa son regard tandis qu’il posait son doigt sur ses lèvres avant de s’approcher discrètement du boitier rouge qui servait à déclencher l’alarme. Elle retint son souffle jusqu’à entendre la sonnerie stridente. Elle ne fut pas déçue. Elle était comme dans ses souvenirs, pareille à elle-même. C’était la copie parfaite de l’horrible sonnerie qui l’arrachait à ses rêveries lors de ses années scolaires. Elle plissa les yeux, comme si ça allait aider ses tympans à supporter cette infamie.
La porte qui était à proximité émit un claquement qui indiquait qu’elle était verrouillée. Une porte coupe-feu. Tout se déroulait dans le meilleur des mondes. Un brouhaha se faisait entendre, mais demeurait faible en comparaison à l’alarme qui leur vrillait les tympans. Les cuisiniers avaient quitté les cuisines, ils encourageaient probablement les élèves à faire de même et déjà quelques élèves sortaient. Ils ne disposaient probablement pas de beaucoup de temps avant que quelqu’un ne revienne. Un instant, Topaze se demanda si l’académie disposait d’une équipe de renforts destinée à lutter contre les incendies. Elle chassa bien vite cette question de son esprit, entendant un bruit tout proche, un bruit de craquement et de chute. Reprenant ses esprits, elle reporta son attention sur Eleyon qui venait une fois encore d’utiliser son poing pour dégrader l’intégrité d’un bâtiment scolaire, sans se soucier de l’intégrité de son propre membre. Elle choisit de ne pas s’attarder plus longtemps sur les conséquences qui pourraient subvenir de leurs actes. Trois minutes s’étaient écoulées. Ils n’en auraient probablement pas beaucoup plus de quinze pour mener à bien leur mission.


Elle ne se fit pas prier pour répondre à l’invitation de son compagnon de galère. Enjambant le bas de la porte qui était encore intact, elle le suivit à l’intérieur des cuisines.

Plus personne ne demeurait dans les lieux qu’elle avait pu entrevoir plus tôt. Elle eût un sourire et tourna la tête vers Eleyon, satisfaite. Elle faillit rire en observant son expression. Il semblait perdu. Les hommes et la cuisine…Une grande histoire ! Pourtant, nombreux étaient les membres de la gente masculine qui choisissaient de se diriger vers cette voie… A croire qu’il y avait deux catégories d’hommes : Ceux qui vouaient leur vie à la cuisine et ceux qui n’y mettaient jamais les pieds, enfin, si, juste sous la table. Si c’était ça, elle allait prendre les choses en main.



Bien. Lave-toi les mains et fais-moi le plaisir de bien insister sur tes plaies si tu ne veux pas qu’elles s’infectent, j’n’ai pas fini mes études moi, j’pourrai pas te soigner.


Sur ce, ayant dévoilé une partie de son passé à Eleyon, elle lui fit un clin d’œil et le laissa à ses occupations de premiers soins.


De son côté, elle entreprit de jeter un œil dans les placards, utilisant un mouchoir pour ne pas salir les poignées. Il y avait de nombreux bocaux contenant des aromates, des paquets de plusieurs kilos de féculents en tout genre (pâtes, riz, semoule…), des paquets tout aussi impressionnants de céréales et de farines et un nombre considérable d’ustensiles différents. Jetant un œil aux immenses congélateurs, elle y trouva toutes sortes de plats préparés congelés, de viande et de poisson… Terminant par les réfrigérateurs, elle eut un sourire en y découvrant un lot incroyable de yaourts nature et aromatisés, de fromages, de jus de fruits, d’œufs et quelques légumes et fruits. De toute évidence, la cantine était semblable à toutes les cantines de l’univers. L’important était la rapidité, pas la qualité.


Ayant fait son inspection rapide, elle rejoignit Eleyon et entreprit de se laver les mains à son tour. Il y avait bien 5 minutes qui s’étaient écoulées. Ils devaient faire vite.

Elle ne prit pas le temps de se laver les mains bien comme il faut, les trois minutes nécessaires à un lavage de main correct étaient bien trop précieuses pour la suite des opérations.



Haricots verts, carottes et poisson. T’en pense quoi ?


Elle sourit, se séchant les mains délicatement. Puis elle s’élança dans leur course contre la montre.



Six minutes.

Elle sortit une casserole et une poêle ainsi qu’une spatule, remplit d’eau chaude le plus gros récipient et mit le tout à chauffer.



Tu veux bien aller me chercher les légumes et le poisson dans le congélateur ?


De son coté, elle se mit en quête de quelques condiments appropriés, quelques herbes pour donner du goût étant à son humble avis idéaux pour un repas rapide.



Sept minutes.

Eleyon revint avec les aliments qu’elle lui avait demandés. Sans attendre, elle ouvrit le paquet de carottes surgelées coupées en rondelles et en mit deux poignées dans la casserole afin de les attendrir. Elle fit de même avec une double ration d’haricots verts, soit quatre poignées. Puis elle rinça le poisson avant de l’y plonger à son tour.

Un sourire sur les lèvres, elle s’appuya sur le rebord du comptoir et regarda Eleyon.



Si on avait plus de temps, j’aurai fait du riz, c’est meilleur… Mais on va envelopper le poisson de farine et le cuire au beurre, je trouve que c’est bon comme ça, pas toi ?



Neuf minutes.

N’ayant probablement pas assez de temps pour laisser le tout décongeler plus longtemps, elle vida la casserole dans une passoire et mit la poêle à chauffer sur le feu qu’elle n’avait pas pris le temps de couper.



J’vais chercher du beurre et un œuf, tu veux bien attraper la farine, une assiette, un bol, une petite boite pour transporter le repas et des couverts ? J’en ai vu dans ces placards là-bas.


Après lui avoir désigné les dit-placards d’un geste vague, elle s’élança sans plus attendre vers le réfrigérateur, récupéra un œuf, un petit carré de beurre, un petit carré de fromage et une pomme et revint à son plan de travail, non sans avoir attrapé un petit pain au passage dans le gros panier qui attendait de retourner en salle.



Dix minutes.

Elle fit fondre la moitié du carré de beurre dans la poêle, y ajouta les légumes et entreprit de les tourner délicatement. Un sourire tendre sur les lèvres, elle jeta un regard à Eleyon. Elle se sentait comme une maitresse de maison… Dire qu’elle n’aurait jamais la chance de vivre ça…

Retenant un soupir, elle lâcha la spatule dans la poêle pour laisser les légumes finir de cuire et cassa l’œuf dans un bol. A l’aide de la fourchette, elle mêla le jaune et le blanc, transformant le tout en une mixture visqueuse et orangée. Ces gestes lui ouvraient l’appétit, elle aurait bien mangé une petite omelette aux pommes de terre tiens.



Onze minutes s’étaient écoulées, il était temps qu’ils préparent le poisson.



J’vais badigeonner le poisson d’œuf, tu veux bien verser de la farine dans l’assiette ? On va y tremper le poisson.


Saisissant le poisson tiède dans la passoire, elle entreprit de le badigeonner à l’aide d’un carré d’essuie-tout. Système D, y a que ça de vrai. Soudain, un son sourd se fit entendre au beau milieu du chant redondant de l’alarme qui hurlait encore dans leurs oreilles. Plus que le son, ce fut la constatation que ses mains étaient devenues plus blanches que la normale qui attira l’attention de la jeune fille. D’ailleurs, c’était le cas d’un peu tout ce qui l’entourait.



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A la recherche de Mochi [PV Eleyon Fukitsu]
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