Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Tout ça pour une agrafe ...

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Tout ça pour une agrafe ... - Dim 24 Mar 2013 - 17:03
Ah, dormir... C'était une chose magnifique, pour le peu que l'on ait aucun souci en s'endormant. Juste des espoirs rassurants. Mais dans le cas des gens surchargés de travail ou qui se surmènent, le sommeil est quelque chose qui vient car le corps ne peut plus tenir. Après de longues heures à se dire qu'il aurait fallu s'endormir plus tôt pour pouvoir se lever tôt, le pauvre hère regarde alors l'heure et se mordit la lèvre car il est déjà l'heure pour le monde de se réveiller alors qu'il n'avait pas eu le temps de s'endormir ou de tenir la main de la personne qu'il aimait, de lui parler ou de se dégourdir les jambes. Et en l'occurrence, ici, la personne qui s'était endormie sur son bureau et qui se réveillait ici, n'était autre que...

Monsieur le vice-président, un professeur m'a demandé de vous faire parvenir cette demande ...

La jeune demoiselle en uniforme déposât alors sur son bureau, une lettre cachetée, avec douceur. Elle n'était pas bien grande, même plutôt jeune et fine. Celle-ci possédait de grands cheveux rouges et des yeux cramoisis. Son visage semblait joyeux et cette dernière semblait heureuse d'avoir pu être utile à l'école. Le jeune homme lui fit un grand sourire en prenant la lettre sous le regard interrogatif et contemplatif de la demoiselle, alors qu'Atios tendit les bras au-dessus de lui et s'étira quelque peu. Des gens, défilant dans le bureau, il y en avait eu plus que jamais. Pour la première fois, il semblait comprendre ce que signifiait d'être au cœur des élèves. Même s'il n'était pas en forme, il semblerait qu'il eût pris goût à voir ces gens défiler dans son bureau, souriant, lui expliquant leur problème pour qu'il aille les résoudre. Beaucoup finissaient même par l'encourager ou par le remercier pour son travail.

Merci de m'avoir fait parvenir le message.

C'était gratifiant, même s'il lui manquait deux choses : un peu plus d'air pour respirer et un peu de temps pour s'aérer. De l'air, c'était une façon imagée de dire qu'il aurait voulu voir la somme astronomique de son travail désemplir un peu, ensuite, plus de temps pour prendre l'air, c'était une façon polie de dire qu'il voulait se poser dans un coin, de préférence avec des gens qu'il aimait bien, et faire autre chose. Mais pour le moment, il se sentait prêt à tenir. Lisant succinctement l'écrit au cachet d'un professeur, il arqua un sourcil et lâcha alors :

Bordel, je ne suis pas une bonne .. Les repentis servent à ça, normalement ...

Un juron fort peu gracieux mais convenant bien à la situation .. C'était une blague ? Retrouver une agrafe ? Pourquoi pas lui demander de dormir sur dix matelas avec un putain petit pois en dessous histoire de tester s'il avait assez d'énergie pour déterminer l'aura de connerie de celui qui avait rédigé cette requête ? La spectatrice fut surprise de voir soudainement si désemparer, le jeune homme à la réputation de prince de l'école alors que celui-ci écarta des mèches de cheveux en se tenant le front et le haut du visage, se sentant défaillir devant tant le burlesque, le tragique ridicule de la requête. Ce prof était une tête à claques. Obligatoirement. Mais il devait honorer sa réputation de travailleur acharné et pour cela, il allait devoir se plier aux exigences farfelues du quémandeur de la requête. Il avait rendez-vous dans l'heure. Bordel, il était déjà 19h ? Le soleil se couchait à l'extérieur et on l'avait laissé dormir toute la journée ... Sale histoire. Décidément, ce n'est pas aujourd'hui qu'il pourrait parler avec qui que ce soit et cela l'embêtât fortement.

Mais il fallait se réjouir. Il avait une bonne raison de sortir à l'extérieur et de faire quelque chose de différent que de remplir et classer des feuilles ou des dossiers ! Se levant lentement alors que la demoiselle qui lui avait apporté le message s'en allait, il alla jeter un gobelet de café vide avant d'ouvrir la fenêtre du bureau. Il faisait encore froid, l'été n'était pas encore revenu et le printemps n'était- à que parce qu'il entendait les oiseaux chanter lorsqu'il s'endormait... Tout son corps lui faisait mal, son cou était sûrement l'endroit le plus douloureux avec son dos, ses coudes et ses genoux. Eh oui... Il s'assoyait tellement longtemps que ses genoux craquaient lorsqu'ils se remettaient droits. Autant dire qu'il était tout courbaturé par un rythme de vie éreintant. Il s'abaissa jusqu'à toucher la pointe de ses pieds et se relevant lentement. Il fit tourner son poignet droit qui craqua. Profitant de la solitude, ayant entendu la porte claquer, il tendit le bras sur la droite. Comme une explosion de lumière, une éruption de lumière, un jet pyroclastique, une longue lame richement décorée, se matérialisa, brillante plus que jamais d'une lueur dorée. Le poids de l'arme lui fit du bien dans tous l'envergure de son corps. Il n'était pas un bureaucrate, il aimait les joutes franches, l'action.. Les luttes loyales. Les combats où la fierté et l'honneur peuvent rugir au firmament des convictions de chacun.

Mais il doutât que ce fût aujourd'hui qu'il irait participer à une telle lutte. Non ... Aujourd'hui, c'était soirée nettoyage chez la nounou d'enfer. Maussade, il fit disparaître l'épée en soupirant, déçu. Il allait avoir besoin d'un balai comme arme, pas d'une épée ... Fermant son ordinateur, fermant le bureau derrière lui, il se rendit donc au point de rendez-vous .. Le bâtiment administratif, vers la salle des professeurs. "Le", ou plutôt "la" professeur était déjà là. Elle portait de grosses lunettes en fond de bouteilles et avait les cheveux attachés. Ouaip. Il fallait de tout pour faire un monde. Même des filles qui ne prennent pas soin d'elles-même.

Euh... Vous êtes bien Atios .. Le vice-président du conseil des élèves ?

Oui, c'est vous qui avez besoin de moi pour faire le ménage ?

En effet.. Vois-tu - elle me tutoie, ça commence mal - à cause de mes lunettes, je ne vois pas grand-chose et ..

Pas de soucis, je m'en occupe, ne vous en faites pas.

L'ouverture de la porte lui permit d'inspirer une funeste vague de ... Poussière et d'assister à ce que l'on appelle couramment ... Un foutoir. Les bureaux étaient partiellement dévorés, les armoires sans dessus, dessous, des chaises partout, le contenu des bureaux, papiers, feuilles, lampes ... Le sol était tapissé d'objets cassés. Atios se sentit profondément désespéré et voulut ressortir, mais le professeur avait déjà refermé la porte derrière lui.

Ah, la sale petite ...

Il se se tint le visage, consterné et frustré. Deus, pourquoi tant d'acharnement, sérieusement ? Hors de question de faire ça à la main, il allait se servir de sa magie de la lumière pour s'aider dans ce foutoir. Premièrement ... Empiler les chaises intactes les unes sur les autres. Depuis l'entrée, il tint ses bras tendus devant lui et visa de ses paumes ouvertes vers l'avant, les chaises, qui se soulevèrent après s'être mises à luire de lumière dorée. Les unes après les autres, elles se soulevèrent pour mieux se rejoindre et s'emboîter en une pile propre qu'il déposa au fond de la salle. Ah, la magie, ça pouvait être pratique. Même si se dire que ses pouvoirs servaient à faire la femme de ménage était assez humiliant. L'espace libéré par l'absence des chaises permit à Atios d'y voir un peu plus clair. Pourquoi ne pas faire un sort pour trier les objets intacts des objets cassés, ensuite ? Faisant voler les corbeilles de la salle qui n'étaient pas encore brisées ou ... Dévorées, il les plaça en ligne devant lui.

Que tout ce qui doit être réparé vienne se déposer au fond de ces corbeilles.

Il ne se passa rien. Peut-être qu'il n'était pas encore assez fort. Et soudainement, la salle tout entière trembla. Qu'avait-il fait ? Il avait déclenché un cataclysme ? Paniquant, devenant pâle, il comprit alors que le sort avait eu une certaine latence car ses cibles étaient réellement multiples : des milliers de bouts de crayons, gommes, bois, des fragments d'ordinateur .... Se soulevèrent simultanément en se mettant à briller de la couleur de l'or pour se jeter dans les corbeilles. Mais jamais il n'y aurait assez de place pour que celle-ci puisse accueillir ces débris volant ... Atios cria alors :

STOP !!

Les objets s'arrêtèrent en vol, obéissant à l'instigateur du sort. Qu'allait-il faire ? C'est plus des corbeilles qu'il faudrait, mais une benne à ordure. Il se gratta la tête... C'était assez humiliant de se dire que sa magie lui servait plus à faire le ménage que de se battre. Il se raserait les cheveux, ferait éclater son aura magique, il pourrait sans mal ajouter à sa liste de surnom celle de "Mr.Propre"... Voulant se frapper à cette idée stupide, il avança prudemment, les objets lui laissant un passage, et se rendit vers la plus proche fenêtre qu'il ouvrit. Oui, il fallait stocker tout ce bordel à l'extérieur, les renégats se chargeraient d'en faire ce qu'ils ont à faire avec, plus tard. Se mettant à côté de l'ouverture vers l'extérieur, il tapa doucement dans ses mains en disant :

On sort chacun son tour, deux par deux, s'il vous plaît !

Les objets se ruèrent dehors et Atios hurla énervé :

Calmement j'ai dit! Enfin non, je ne l'ai pas dit, mais calmement quand même !

Ah, la magie, qu'est-ce que c'était pratique.. Néanmoins il fallait continuer de nettoyer tout ça. Laissant les objets s'amonceler dehors, il alla alors relever les bureaux renversés et ramassa les papiers intacts. Mais il n'avait aucune idée de l'agencement passé des lieux ..

Que chacun des objets reprenne sa place qui lui était accordée par le passé !

Claquement après claquement, les bureaux se remirent en place du mieux qu'ils purent, les dossiers se rangeant les uns après les autres, les chaises volant pour se placer devant les bureaux. Il était heureux de ne pas avoir sécher les cours de magie pour cette raison. Bon, ils n'avaient pas encore appris à transformer l'eau en vin, mais peut-être qu'un jour ça viendrait.. Quoiqu'il doutait fortement de pouvoir le faire, son domaine n'étant pas du genre à pouvoir transformer les choses physiques en autre chose... Peut-être que le directeur pouvait faire ça ? Hmm... Il réfléchit. Peut-être qu'il pourrait écarter les cours d'eau.. ça serait drôle de faire ça pendant les cours de natations. Profiter de sa jeunesse devait redevenir un de ses objectifs. Il soupira alors en ouvrant le casier contenant le seau, les solvants et le balai brosse pour nettoyer. Remontant ses manches de chemise, déposant sa veste, il alla aux toilettes remplir d'eau son seau et revint pour passer normalement la serpillère. Il ne devait pas tout le temps compter sur sa magie pour tout faire, ce serait trop simple. Cependant, il enchanta quand même la pièce pour que les poussières se fassent toute seules, il ne se sentait pas de le faire lui-même. Une longue heure passa en silence, alors qu'il venait de terminer de faire briller le sol.

Alors qu'il alla s'asseoir sur un bureau, il sentit un mouvement en dessous de lui. Surpris, lentement, il examina le bureau qui était tout à fait normal, mais qui tremblait. Ouvrant les tiroirs, une ... Sorte de peluche rapiécée en sortit et lui bondit au visage. Réflexe. Atios l'attrapa par la queue. C'était donc un chat... Curieux, le jeune homme fixa la créature qui fit un mignon petit "Nyu~?". Atios regarda à droite... Puis à gauche ... Personne... Un grand sourire ...

Roh, tu es trop mignon toi ! Viens faire un câlin à Atios-senpai ! <3

Symptôme du syndrome d'épuisement professionnel : commencer à câliner en secret des peluches.
La peluche-monstre fut alors serrée dans les bras du jeune homme qui semblât avoir craqué mentalement sous le poids des responsabilités. En même temps, la peluche était délicieusement mignonne et il ne pouvait pas comprendre qu'on puisse en vouloir à une créature si mignonne. Mais soudainement, prévenu par ses instincts guerriers, il sentit quelqu'un se préparer à ouvrir la porte. Gêné, il desserra son étreinte et rattrapa par la queue le Gnappeur-chat en toussotant, faisant comme si de rien n'était. Le professeur était revenu voir l'avancement de sa demande, mais soudain elle s'écria :

Oh, vous avez retrouvé mon p'tit bout ! Quel fripon, je suis sûr que c'est lui qui a dérangé la salle pendant que je ne faisais pas attention à lui ...

Si c'était le cas, soudainement, Atios sentit en lui gronder la fureur face à ce qu'il venait d'entendre. Elle lui rattrapa des mains la créature qui se mit à ronronner en s'agrippant à sa maîtresse.

Et mon agrafe, vous l'avez retrouvée?

Ah, j'ai oublié. J'ai tout rangé, regardez sur votre bureau ou à l'intérieur de celui-ci ?

Elle s'exécuta rapidement. Après quelques minutes de recherche, elle s'écria, triomphante, pointant son agrafe vers le plafond :

La sainte agrafe bénie par Deus !

Gné ?

La légendaire agrafe qui change les bonnets de soutien-gorge !

Atios wallpalm. Soudainement, une grosse envie de sortir Excalibur et d'aller taper sur la prof le parcourra tout entier. Excaliblast cette idiote lui ferait du bien. Et casser les quatre murs de la pièce aussi. Mais finalement, il regarda pusillanime, l'ingénue professeur, agrafer son soutien-gorge blanc de la relique, qui instantanément, lui fit don de la chaste opulence.

<< On peut vraiment dire que c'est un miracle. Mais bordel, je crois que j'ai jamais eu autant envie de raser le temple de Deus .. >>

Bon, tout est bien qui finit bien. Les dommages collatéraux du régime de votre animal compagnie.. Sont à l'extérieur. Je demanderais aux ouvriers de l'école de s'en occuper. Sur ce, bonne soirée...

Merci beaucoup ! Bonne soirée a toi aussi !

C'est ainsi que se terminèrent cette éclectique partie de la vie d'un apprenti-dieu de la Deus Académia.

Plus tard... Dans le bureau du conseil ...
Tout était rentré dans l'ordre. Toujours pas moyen d'arrêter de bosser, mais il gardait espoir que cela changerait un jour.. Et il n'avait plus eu aucune requête stupide depuis cette histoire d'agrafe à soutien-gorge magique. Bientôt, l'été serait là, il pourrait arrêter de porter des pulls, mettre des chemisettes, laisser son corps respirer et ... Soudainement, la porte du bureau s'ouvrit avec fracas, alors que la même demoiselle aux cheveux rouges de la dernière fois s'avança, en lui disant, très sérieuse :

Atios-senpai ! J'ai une requête pour vous de la part d'une élève ! Elle a perdu son tanpax magique bénie par les dieux qui luttent contre les menstruations !

Atios frappa du poing sur son bureau et se mit à crier, désemparé :

DEUS ?! POURQUOI TU T'ACHARNES CONTRE MOI ?

Mais rassurez-vous ... Ce n'était pas la dernière aventure d'Atios, loin de là..
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Invité
Re: Tout ça pour une agrafe ... - Mer 27 Mar 2013 - 18:29
Une quête vraiment amusante une fois que la sauce Atios est passée par là ! J'ai vraiment adoré le déroulement de la mission, les actions, ainsi que les réactions d'Atios. Un très bon rp, continue comme ça !

Ps: " Symptôme du syndrome d'épuisement professionnel : commencer à câliner en secret des peluches. " J'en suis victime des fois @_@

Kurokami Atios : 200 + 250 xps

Xps attribués : Oui
Tout ça pour une agrafe ...
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