Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies.

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Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Jeu 7 Mar 2013 - 23:12



Soleil aveuglant, en plein dans la tronche. Après des centaines d'années dans l'ombre la plus profonde c'est toujours sympa... Plissant les yeux, les laissant très légèrement entrouverts, je refaisais connaissance avec la lumière et ses faisceaux destructeur de rétine. Je tendait donc une main machinalement devant mon visage et... Une main? Au tant que je me souvienne, je les avait "perdues" depuis des lustres. Comment se faisait-il que je puisse les bouger? Ou même les avoir au bout des bras! Assez honteusement, je dressais une liste de ce que je pourrais refaire avec mes mains, ou du moins la droite, et pour des raisons de charte et de règlement, je ne donnerais pas les éléments de cette liste.
Je tournais donc péniblement la tête, qui pesait des tonnes aujourd'hui, - je n'y était pas habitué - pour vérifier que mon autre main était à sa place. A travers un paquet de cils emmêlé je pouvais apercevoir mon autre membre qui m'avait tant manqué.

Après une minute, ou presque, de méditation ne menant à rien je décidais de me relever. Dans un effort surhumain je déplaçais une jambe, puis l'autre et pris appui sur ces dernières pour basculer le reste vers l'avant. Je finis par les déplier et maintenant que j'étais debout je tentais désespérément d'ouvrir les yeux pour essayer de comprendre ce qu'il se tramait concrètement. A ma grande surprise je n'était pas seul. Mais alors pas du tout. Les gens semblaient me scruter, sourire aux lèvres. Tout ça semblait si réel...
J'aurais peut-être intérêt à demander ce que c'était que cet endroit mais vu l'état de mes jambes, j'étais pas encore certain de pouvoir marcher alors... Je restais planter là, à regarder les gens qui me regardaient les regarder. J'allais à tâtons vers ma ceinture à laquelle j’attachai toujours ma sacoche. Bingo! Elle était à sa place, et à moitié pleine. Je lançais un deux doigts au pif dans la besace et y remontais une sucette d'un rouge vif, sûrement à la cerise.

Sucrerie en bouche, dégaine de zombie, je tentais d’enclencher une marche pour rejoindre un bloc de pierre à plusieurs mètres qui devait servir de banc. J'allais lentement mais sûrement. Hm quoi que, pour être tout à fait honnête, j'allais juste lentement mais je n'étais sûr de rien, pas même d'arriver au cailloux sans me péter une jambe. Je sentais à présent à quel point la vieillesse me pèsera. Je feintais un pas décontracter et une moue pensive, avec la bouche en cul de poule qui sifflait bas et les yeux vers le ciel. Avec la sucette qui me faisait une joue énorme et des fringues vieilles et pour le moins curieuses c'était difficile de me prendre au sérieux mais c'était bientôt le soir et les gens semblaient commencer à s'en aller. J'aurais aimé savoir où, mais visiblement ce n'était pas pour tout de suite. Néanmoins je sentais l'énergie revenir au rythme des fourmis se baladant dans mon corps engourdit.

Enfin le rocher. Il était chaud de sa journée au soleil. C'était très plaisant car mon postérieur été mis à rude épreuve en ce qui concernait la texture rugueuse et dure comme la pierre - logique - mais au moins il trouvait du réconfort avec la température idéale.
J'étais face à un temple que je ne voyait que maintenant que je m'était tourné. Il semblait y avoir un écriteau sur l'une des colonnes qui devait certainement renseigner les curieux de son utilité mais c'était loin et puis le bruit et la lumière qui venait de derrière moi m'intriguait encore plus!

Je connaissais ce genre de lumière et il n'avait rien de naturel. C'était de la magie, j'en mettrait ma main à couper! Et pourtant, j'étais conscient de ce que représente une main couper. On dit qu'un homme averti en vaut deux, j'en valait quatre à moi seul si tel était le cas.
Je lançais alors un bras vers un arbuste pour en récupérer une branche solide et me voilà parti à toute vitesse - tout est relatif mes amis, j'ai laissé le banc en plan tellement mon départ fut fulgurant - en direction des bois. Je m'enfonçait de nouveau dans l'obscure au fur et à mesure que le soleil cédait sa place.


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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Dim 10 Mar 2013 - 23:34
« Ce soir, tu danses avec le Diable »


Les âmes médisantes prennent pour prétexte la sorcellerie pour tourner la nuit au ridicule. Les sorcières ne prennent leur forme monstrueuse qu'a la lumière de la lune. Elles sont hideuses, avec des sabots de cheval, leur nez crochu, elles sont dangereuses. Il faut les éviter, elles ont fricoté avec le diable, elles sont mauvaises jusqu'au bout de leurs ongles sales. Katharina avait été toute sa vie l'antithèse même de ces préjugés qui lui valurent le bûcher, ainsi qu'a sa mère. Elle avait toujours pris soin de ses cheveux et de son apparence-autant qu'il était possible de le faire a cette époque- et affectait toujours les airs les plus doux pour n'effrayer personne. Son but premier, et dernier, était d'aider son prochain. Si elle avait appris le maniement des herbes, c'était pour une seule et bonne raison ; aider. Et elle avait plutôt pas mal réussi jusqu'à ce qu'ils lui tombent dessus. Elle avait beaucoup pratiqué sous le regard sévère mais juste de sa mère. Cette dernière avait des objectifs bien moins nets, mais pouvait on le lui reprocher.

Ainsi donc, Katharina, bien que séparée de ces deux éléments de sa vie n'avait pas perdu ses bonnes habitudes. Elle continuait à pratiquer son art régulièrement. C'était la seule chose qui maintenait son esprit bien à sa place. Elle avait une seule chose de valeur, cette seule chose qui avait miraculeusement suivi son corps après cette grande fin. « Vous m'avez pas crue, vous m'aurez cuite ». Son livre, ce livre de sortilèges hérité de sa mère qui l'avait obtenu de sa mère également. Il y avait la dedans des choses qu'elle ne pourrait pas retrouver en une vie entière de quête et de recherche assidue. Elle pourrait y sacrifier une vie de plus sans arriver à retrouver un dixième des incantations ; Il y avait de tout là dedans et elle défendrait certainement ce bien au péril de sa vie. Les pages n'étaient pas bien blanches, c'était cousu de peau de chèvre tressée, la couverture était noire, mais des doigts étrangers qui l’effleurent et la douce Katharina devient Banshee.

« « Femme, tu es la porte du diable. C'est toi qui as touché à l'arbre de Satan et qui, la première, as violé la loi divine »  Teullien l'avait condamnée des siècles plus tôt. Mais elle n'en demeurait pas pour autant une femme de mauvaise vertu. Bien au contraire. La pauvre enfant avait fermé ses yeux et son cœur à la plupart du contenu de son livre. Et pourtant, Dieu qu'elle avait entendu des horreurs sur son compte. Chacun était comme un coup de poignard généreusement asséné dans sa poitrine. Mais qui se soucie des états d'âme de celle qui n'en a prétendument plus. Le souci était réglé, ils avaient eu sa peau. Elle n'avait qu'a avancer désormais sur ces pas qui disparaissaient au soleil de son avenir. Ici, tant qu'on ne la découvrait pas on ne pourrait pas la juger-du moins le croyait elle fermement. Ainsi, elle avait pris le temps de repérer les environs. Il y avait beaucoup de bois mais un seul lui convenait, on pouvait y entendre l'horloge a chaque heure qui passe. Cette horloge la fascinait. Encore. Toujours. Encore. Toujours. Encore...

Chaque jour, ou du moins tous les deux jours, elle venait dans une clairière perdue au milieu des bois. Une toute petite clairière. Quelques mètres carrés tout au plus. Bien moins de dix. Sous un buisson elle avait caché un petit chaudron. La nature à l'entour lui procurait les ingrédients. Elle n'avait qu'a faire comme aujourd'hui : se perdre dans l'obscurité du bois jusqu'à ce buisson, sortir le chaudron de sa cachette et le grimoire de la sienne et commencer tranquillement. Aujourd'hui elle s'essaierait à quelque chose d'amusant. Elle voulait arriver à mélanger quelques animaux. Pour ça elle devait réunir quelques herbes bien ciblées, récupérer de l'eau pure entre deux fuseaux horaires bien précis et trouver les deux animaux a mélanger. Elle devrait préparer également l'antidote, ces animaux la ne méritaient pas de souffrir, et il ne leur arriverait pas grand chose.

Une fois tous les ingrédients rassemblés elle attira à l'aide de quelques graines et d'un piège un merle assez imposant. Elle attrapa un lézard qui cherchait de la chaleur entre deux pierres et trempa délicatement le corps du reptile jusqu'au cou dans son chaudron crépitant, elle ne mit que les ailes du corbeau dans ce même chaudron et récita l'incantation page 86 de son grimoire.

« Par Luna et Maré. Redi aqua sublatus sunt »

Elle finit de tremper les animaux dans le chaudron et répéta l'incantation par trois fois. De la lumière en sortit, une brève explosion et finalement le silence. Ce qui se découvrit au sortir du chaudron ne fut qu'a moitié enthousiasmant. Si le lézard était adorable avec ses ailes noires et effilées, le corbeau couvert d'écailles l'était beaucoup moins. Elle haussa un sourcil et se mordit la lèvre. Mais finalement, ce lézard était bien trop mignon pour qu'on puisse s'en vouloir pour l'autre pauvre bête.

« Merveilleux ! De quoi être fière !»

Et le bruit devait avoir attiré l'attention. Katharina posa les deux animaux dans une petite cage qu'elle gardait toujours a côté du chaudron.Elle s'assit a côté de ces derniers et sortit un carnet ainsi qu'un morceau de charbon. Elle entreprit de dessiner son œuvre. Elle l'ajouterait en annexe.

« Ne bougez pas surtout !»
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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Sam 16 Mar 2013 - 18:47



Sa peau semblait plus blanche que l'ivoire. Si on la mesurait à la lune, la plus brillante, la plus claire, je ne sais pas qui l'emporterait. Laquelle serait la plus éblouissante.
J'avais marché pour la voir. Je m'étais frayer un chemin à travers les branches et les feuillages pour poser mes yeux curieux sur cette bête de foire. Je savais que cette lumière ne pouvait pas être l’œuvre de Dieu, elle était bien trop délicieuse, bien trop douce, bien trop parfaite pour avoir été créée par un être si banal qu'un dieu. Comme elle. Comme cette jeune femme qui semblait faire partie du décor sauvage, humblement puissant qu'étais cette forêt. J'étais loin, mais elle semblait attirer tout ce qui l'entourait, elle semblait être le nombril du monde, si bien que j'avais l'impression de pouvoir la toucher du bout du doigt. J'avais l'impression d'avoir toujours pu le faire.

Elle agitait son fusain de charbon sur un grimoire qui semblait exister depuis plus longtemps que les premiers hommes tant il était rongé par le temps. A ce moment encore, j'hésitais à me présenter à elle. Cela faisait un moment que je n'avait parlé à personne. Je crois. En tout cas il me semblait ne pas me tromper, je ne serais pas là à tergiverser sinon. J'épiais la fille scarifier sa feuille au pigments noirs. Elle semblait concentrée, absorbée par ce qu'elle dessinait. C'était peut-être une bonne idée de m'approcher pendant qu'elle était à ce qu'elle faisait. J'avais une chance, aussi mince soit-elle, de m'avancer assez pour voir ce qu'elle gribouillait.

Je déposait alors mes pieds délicatement sur les minuscules parcelles de terre qui n'était pas couvertes de brindilles. C'est le piège ça, les brindilles. Elles sont minuscules, mais dans l'immense caisse de résonance qu'est la forêt, elles font un bruit monstre en craquant. Et c'est ce qui arriva. Mais ce n'était pas mon fait...
Il y avait quelqu’un d'autre dans cette forêt. Quelqu'un d'autre que cette peau reluisante avait mis en appétit. Je tournais donc la tête lentement et plissais les paupières pour tenter de distinguer une silhouette. En vain. Je relevais alors un peu le buste pour échapper aux buissons qui obstruait mon champ de vision déjà amoindris par ma vue précaire. Mais je n’eus pas le temps de jeter un œil avant qu'un autre bruit m'interrompe. Puis un autre. Celui ci était vraiment tout près.

Je me tournais pour aller voir mais je n'eus pas besoin. Une silhouette approchait, une deuxième ensuite. Soudain, elles prirent de la vitesse et se dirigeaient droit sur moi. Je me suis alors tourné, en trébuchant. Une main à peine posée au sol, je repartais de plus belle. Mes pieds paraissaient peser des tonnes et mon corps basculait en avant. Mes jambes frêles peinaient à supporter le poids de la peur qui m'envahissait. Il fallait que je me reprenne, très vite. Très très vite.

Il fallait que je cours, il fallait que je fuis, que je survive. Il fallait aussi la prévenir... Je ne pouvais pas la laisser là, seule. Je pris donc appui sur un arbre pour me détourner de ma course rectiligne sans perdre de vitesse. D'ailleurs je n'en perdit pas mais eux en gagnaient. Ils avaient l'avantage d'avoir quatre pattes. Et des cornes! Cela n'aidait en rien pour courir certes mais tout de même, c'était des cornes! J'imaginais tous les endroits qu'ils pourraient percer de ses engins du diable...
Me voilà à quelques pas de la sorcière qui semblait avoir été alertée de mon arrivée qui, c'est vrai, ne faisait pas dans le furtif. Pendant ce temps, les monstres semblaient se dupliquer encore et encore...

"Couuuuuuuurs!!!", hurlais-je, les yeux grands ouverts, le corps virevoltant entre les branches et planant au-dessus du sol semé d'embuche.

Et encore.


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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Jeu 21 Mar 2013 - 2:10
« L'expérience n'attend pas le nombre des années, mais l'expérience »


Si sa mère était encore là elle serait fière de constater à quel point sa fille s'appliquait à noircir les pages du grimoire familial. Il avait été rempli par tous ses ancêtres en leur temps et maintenant c'était à son tour de s'y mettre. Elle avait eu de la chance dans son malheur. Elle avait tout perdu mais il lui restait tout de même ces écrits. Sans ce livre elle n'aurait certainement pas tenu. Elle avait besoin d'un but pour se raccrocher à la vie, et elle l'avait trouvé. Le savoir devenait son objectif premier. Elle léguerait un livre empli d'innovations au prochain détenteur ! Peu importe ce qu'il en ferait, il aurait de quoi faire !

Heureusement qu'elle savait dessiner à peu près correctement. Ce n'était pas facile de saisir l'essence de certains minéraux, végétaux ou même animaux sans l'aide du fusain. Certains mots étaient trop creux, et définitivement insuffisants pour expliquer les réactions chimiques qui créaient la vie, l'esprit, la matière. Décrire les ingrédients ne suffisaient pas, et puis de toute façon l'homme ne créerait jamais un instrument qui permettrait de capturer instantanément l'instant. Alors dessiner demeurait la seule solution. Seulement, elle était à mille lieues de s'imaginer la scène qui suivrait bientôt. Elle aurait pu s'en douter, les animaux étaient anxieux. Ces bêtes la savent parfois prédire le danger à venir. Mais elle était bien trop concentrée sur son ouvrage pour se rendre compte qu'ils luttaient pour sortir.

Et puis finalement, un craquement. Katharina n'avait rien entendu, mais quelque chose d'autre, quelque chose de bien moins accommodant n'était pas passé a côté. Les animaux eux essayaient de manger la cage pour enfin pouvoir partir en courant. Katharina dessinait. Le cœur léger, l'esprit serein d'avoir trouvé un sens à sa vie. Pensez vous ! Ces choses là ne durent jamais bien longtemps ! Finalement, un bruit de chute, ou du moins quelque chose qui y ressemblait énormément. Elle releva la tête de son gribouillage et observa les animaux. Là elle réalisa qu'il allait se passer quelque chose. Quelque chose d'affreux. A peine eût elle le temps de réaliser ce qui se passer voilà qu'un inconnu arrivait en courant dans sa direction. Il lui hurla de courir, et sans avoir le temps de comprendre plus, la lueur de la corne qui reflétait le soleil parla directement à ses réflexes primaires. Il était effectivement temps de courir. Aussi vite qu'elle le pouvait. Pas le temps de ranger ses affaires, il fallait aller au plus important tout de suite ! Directement. Ce serait le grimoire puis le sac. Rapidement mis dans ses bras, elle fit en sorte de donner un coup de pied à la cage avant de partir pour libérer les animaux. S'ils étaient à re-transformer rapidement ils ne méritaient pas de mourir pour autant. Elle devrait cependant revenir et réparer ses erreurs. Rapidement.

Le secret devait rester intact, c'était très mal parti. Il y avait une preuve tangible que quelqu'un avait la capacité de faire des choses étranges et dérangeantes. C'était mauvais, très mauvais. Pour elle, et pour tous ceux qui étaient peut être dans son cas. Mais ce n'était plus le moment de réfléchir, et de toute façon il n'y avait pas matière a discuter. Un pied, l'autre et la même chose, de plus en plus rapidement. Elle était lancée aussi, à la suite de l'inconnu qui avait déjà de l'avance vu qu'il avait pris pas mal d'élan.

« Tu vas avoir des choses à m'expliquer »

Elle se concentrait pour ne pas chuter. La moindre chute serait fatale. Elle devrait donc être attentive à ou elle mettait ses pieds, en plus elle devrait garder ses objets dans les bras. Un peu trop de responsabilités pour une seule personne. Elle n'avait pas lancé sa phrase avec méchanceté, loin de là ! C'était un peu nerveusement, mais ça l'amusait, au fond. Si sa vie n'était pas directement en danger elle aurait déjà commencé à en rire. Et voilà que tous deux dévalaient la forêt plus vite que des lapins de garenne poursuivis par le grand méchant loup. Seulement, ils allaient bientôt avoir un souci d'un autre ordre. Comment échapper à autant de choses en si peu de temps ? Ils auraient besoin d'un poil d'inventivité. Et de beaucoup de courage.

Alors que la situation semblait désespéré, elle attrapa l'inconnu par le bras et le tira vers le premier grand buisson à leur droite. Elle lui posa la main sur la bouche et faisait pression sur son bras pour le forcer à ne pas bouger. Elle sortit rapidement de son sac un petit flacon, elle frotta un peu de son contenu sur leurs deux fronts respectifs et replaça sa main sur son bras. La foule de bestioles continua sa route, plus loin que le buisson. Elle relâcha son bras et posa son index sur sa propre bouche pour lui faire signe de ne pas parler. Après tout, ils pouvaient toujours revenir.

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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Jeu 4 Avr 2013 - 17:27



La meute venait de passer à toute vitesse. Leurs pattes avaient frappé le sol avec intensité. Il était bon de leur avoir échappé.
J'ai passé un doigt sur mon front puis le dirigea vers mes narines pour renifler la substance que m'avait tartiné la jeune femme. Impossible de deviner ce que c'était, de toute façon je ne m'attendait pas à déceler ce tour de passe passe en me contentant de sentir ce truc. A part que ça contenait de la mûre, j'étais incapable d'en dire plus. Bien sûr je crevait d'envie de lui demander ce que c'était mais il valait mieux ne pas trop l'ouvrir pour le moment sous peine de voir revenir les vilaines bestioles.

Je crevait d'envie de plein de chose en la regardant, mais il valait mieux n'en concrétiser aucune. C'était une sorcière... Mignonne à première vue, certes, mais une sorcière quand même.
Nous étions là, tout les deux, à ne plus bouger, à ne rien dire, à attendre. Je me demandait ce qu'elle avait voulu dire lorsqu'elle m'avait lancé que j'aurais des choses à lui expliquer. Peut-être pensait elle que je l'espionnait. Bon c'est vrai, c'était presque le cas. C'était même carrément le cas mais je pouvais affirmer le contraire. Je pouvais lui faire croire que je...cueillait des trucs et qu'une meute m'a attaquée et en courant je suis tombé sur elle. C'était plausible ça! Non? De toute façon je n'avait pas le temps de mettre au point quelque chose de mieux et si je devais inventer un truc ça se verrait, je touche pas une bille en improvisation.

Je pris la décision de défaire mon bras de son étreinte, même si j'adorais ça. J'en ai profité pour me sur-élever de façon à éliminer le buisson derrière lequel on se trouvait de ma ligne d'horizon. Ils semblaient partis à première vue. J'espère que c'est le cas parce que je suis à bout de souffle et mes jambes commencent à se raidir. Je mis un terme à mon élan de courage et retrouvai ma cachette. Notre cachette. Elle devait sûrement savoir ce qu'était ces trucs qui nous avait fait courir la forêt. Mais, aussi horribles qu'ils pouvaient être, ils paraissait bien plus naturels que cette espèce de machin en cage que la fille juste là s'amusait à torturer.

Ça aussi j'avais envie de comprendre en quoi ça consistait exactement. Elle aussi allait avoir des choses à m'expliquer. Et puis pourquoi attendre, de toute façon vu la vitesse que ces démons sur pattes avaient pris, ils devaient être loin maintenant. Je décida alors de prendre la parole, dans l'espoir inavoué qu'elle en oublierait ses propres questions.

"Merci, mais je peux savoir ce que c'est? Ou tu vas te contenter de m'en tartiner sur la tronche?"



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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Lun 15 Avr 2013 - 2:39
« Etre courageux c'est bien, être téméraire c'est inutile »


C'est lorsqu'on est à la merci de ses réflexes qu'on mesure à quel point la vie ne tient qu'a un fil. Un fil d'araignée anorexique, un fil d'araignée dépressive, un fil de petite araignée. Le fracas des sabots était tout bonnement assourdissant. L'adrénaline bloquait tout cri éventuel dans sa gorge et ce n'était pas plus mal. Leur ouïe était peut être aussi développée que leur odorat. L'ennui dans cette histoire c'était simplement qu'elle n'avait aucune notion sur la faune et la flore locale. Rien ne ressemblait vraiment à ce qu'elle avait connu dans ses vertes prairies allemandes. Un sanglier, c'est dangereux, mais une flopée de bêtes furieuses et inconnues ça l'est encore plus. Heureusement, son compagnon de mauvaise fortune n'avait pas fait de bruit non plus.

Elle se retourna un instant pour vérifier qu'ils continuaient toujours à courir. Elle passa délicatement la tête à travers le feuillage. Ils étaient déjà loin. Pour éviter les problèmes il faudrait se remettre à courir assez rapidement. Mais pour le moment, il y avait quelques petites explications à fournir. Elle se retourna et le vit faire une tête plutôt étrange, le doigt devant le nez. Il devait se demander ce qui s'était passé au moins autant qu'elle le faisait au même instant. Et pourtant il n'y avait rien de bien grave . Elle ne se servait pas de poudre de fée, elle n'utilisait que des matières premières animales et végétales. Pour échapper à la nature il suffit de la connaître. Quand on connaît les choses on peut les apprivoiser. Si la situation n'était pas si critique, elle aurait souri . Mais l'heure n'était pas aux franches rigolades, elle finit de lui appliquer son onguent.

Il avait glissé une tête à son tour. Aucune panique, les bêtes ne devaient pas encore être revenues. Elle soupira légèrement. Cependant elle avait encore un souci, il y avait deux créatures surnaturelles qui ne pourraient certainement pas survivre toutes seules comme ça qui courraient dans les bois. Souci de taille, si elle s'amusait volontiers elle respectait profondément la nature. Ces pauvres petites bêtes, elle les retransformerait au péril de sa vie ! Enfin, il y avait encore d'autres problèmes à régler avant. Elle aurait tout le temps de s'en vouloir pour pas mal d'autres choses. Et finalement voilà que pour la seconde fois elle entendit sa voix. Avec un petit sourire, tout en rangeant son flacon avec précaution elle rétorqua.

« Si j'avais pu deviner avant, je les aurais peut être laissés te retrouver finalement. »

Une fois la fiole bien en place, elle s'assit en lotus.

« Dis toi juste que c'est moins dangereux qu'eux... Pause. On va attendre un peu ici. Même s'ils reviennent, ils ne seront pas attirés par notre odeur. Dispersés ils ne pourront pas nous faire grand mal..j'espère. »

Silence. Elle prit le temps de l'observer. Curieux personnage.

«Ca te prend souvent de chercher la petite bête aux plus grosses comme ça ? Ou t'avais juste envie de partager une expérience humaine ? »
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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Mar 14 Mai 2013 - 12:30





Nous étions toujours derrière ce petit buisson qui avait fait office de bunker durant une attaque nucléaire tant l'on étaient affolés. Elle finissait son tartinage quand elle prit la parole. Elle avait une voix plutôt douce, assez posée et agréable mais un ton à la limite de l'impertinence. Ce qui me plaisait beaucoup soit dit en passant.
Elle me demanda si c'était dans mes habitudes de titiller les bestioles avides peuplant les forêt. Ce à quoi je ne répondit pas immédiatement. Je plongeai ma main dans ma sacoche pour en extraire une sucette. Je déroulai le papier avec aisance à l'aide de mes ongles longs et acérés.Puis j'ouvris grand la bouche laissant apparaitre mes canines disproportionnées et pointues.

Avec la joue gonflé et le regard dans le vide, c'est vrai que j'avais ce coté enfantin attendrissant. En touchant le fond de ma sacoche j'ai noté mentalement qu'il allait falloir faire le plein de sucreries. Peut-être y a avait il une ville ou un marché dans les environs. Ou plutôt dans les environs de là où nous nous trouvions avant cette course folle car désormais on était enfoncés dans les bois et on ne pouvait plus apercevoir quoique ce soit d'autre que des branches recouvertes de verdure qui avaient prit un ton plus chaud et des reflets rougeoyants. Le soleil se couchait.

" Hmm...Et toi? Jouer au puzzle avec des êtres vivants c'est un passe-temps ? "

Je m'appuyai sur mes mains pour me courber et finir par me relever. Je fit quelques petits pas pour lui faire face. La phrase présageait une suite qui imposa un silence le temps du mouvement.

" Pour ce qui est de l'expérience humaine, dois-je prendre ça comme... une invitation ? "

J'esquissai un sourire en coin laissant transparaître que j'anticipais la réaction de la sorcière qui semblait assez froide et caractérielle comme le sont souvent ces dernières.
Mais si j'avais pris le risque, c'est parce qu'elle avait sourit, sûrement inconsciemment, pendant qu'on frôlait la mort quelques minutes auparavant et cela avait excité la curiosité de du jeune con que je suis. Je salivais d'assister à son Kourou! Ou peut-être allait-elle ne pas relever ou encore le prendre avec décontraction. Peu importe. Cela serait très certainement révélateur de la personne qu'elle était, même si elle paraissait plutôt ambigüe et insaisissable aux premiers abords et que la cerner avec si peu serait faire erreur, elle n'était pas ce genre de femme.

Je tendis une main vers son visage qui ne me regardait pas encore.

" Cain. "



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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Lun 20 Mai 2013 - 0:39
« Le bonheur est un grand puzzle dont nous possédons déjà toute sles pièces... »


La course avait été effrénée. Éprouvante même, il fallait bien le dire. Elle avait mis beaucoup de temps avant que son cœur ne retrouve un rythme normal. Heureusement pour eux qu'elle prenait toujours le temps une fois seule de préparer divers onguents. Elle était plus prévoyante qu'elle le pensait, et le fait que ça lui ait rendu service en ce jour précis la rendrait certainement encore plus appliquée. Finalement, les conseils de sa mère ne lui avaient pas servi à rien. Et pourtant , dieu sait qu'elle rechignait en permanence devant l'obligation. Hélàs. Ce temps béni était révolu, elle devait voler de ses propres ailes. Un peu trop tôt certainement. Mais quand on a pas le choix.La pauvre demoiselle assaillie par les souvenirs à cause de cette fichue odeur soupira un bref instant. Sa mère lui manquait, c’était indéniable.

Un bruit tout à fait inconnu fit se contracter tous ses muscles en même temps, ayant pour effet principal d'ancrer un peu plus encore sa tête dans ses épaules. Elle connaissait le bruit de l'étoffe qu'on âte de par dessus un pain de campagne, elle connaissait bien des bruits de contenant, mais celui la était étrange. C'était presque métallique mais on ne peut plus souple. Étrangère aux sucreries de la sorte, elle ne put s'empêcher d'arrêter son manège un instant pour fixer cette étrangeté qu'il porta à sa bouche. Pour l'instant, ses canines passèrent aussi inaperçues que la longueur surprenante de ses doigts. Il y avait quelque chose de pas humain chez lui et pourtant la seule chose qui l'intriguait était cette sucrerie aux couleurs chatoyantes. Elle resta à le fixer aussi longtemps qu'il gardait le silence. Et finalement, il lui rétorqua avec ce petit air mutin qu'elle ne le verrait certainement pas quitter de si tôt qu'elle se prenait pour le Docteur Frankenstein. Elle allait rétorquer avec violence.

« Je ne joue pas au p... »

Elle se reprit, elle allait parler trop fort. Elle avala l'air qu'elle allait expirer et cela lui fit gonfler les joues un instant. Elle reprit avec un air calme, mais peut être légèrement méprisant.

« Peu importe, tu ne pourrais pas comprendre de toute façon. »

Et voilà qu'elle le prenait de nouveau un peu de haut. Ce n'était pas méchant, cependant elle supportait mal qu'on prenne ses expériences pour de vulgaires petites choses sans importance. Elle n'était pas juste un monstre avide de bizarreries, il y avait une réelle portée scientifique, ou du moins poétique à ses travaux. Et elle avait assez de caractère pour en prendre ombrage. La nuit allait tomber. C'était très mauvais signe pour eux. S'ils revenaient et qu'en plus il faisait nuit, ils aurait encore plus de chances d'y rester pour de bon. Il se releva et lança une phrase pour le moins..Ambigüe. Elle n'eut pas le temps de répondre cependant. Elle se contenta d'un petit sourire après avoir détourné le regard. Elle observait l'extérieur. Curieuse de savoir si ces gros trucs avaient l'intention de finir ce qu’ils avaient commencé. Finalement, on ne saurait jamais si c'était le mouvement ou la main placée non loin de son visage qui lui fit tourner la tête, toujours est il que c'est en prouvant de manière évidente qu'elle avait de bons réflexes qu'elle se retourna vers lui. Elle releva la tête afin de le regarder dans les yeux. Il avait toujours la sucette dont elle ignorait alors jusqu'au nom dans la bouche. Il faudrait qu'elle lui demande à l'occasion.

Un bref regard vers la main avant de perdre de nouveau son regard dans ses yeux. Une nouvelle passe entre les deux. Et sans se lever encore, elle serra cette main tendue. Avec la force que seul un égo peut offrir à une demoiselle de sa carrure.

« Katharina. »

Elle laissa mourir un silence avant de reprendre le fil de ses pensées. Se servant de la pression éxercée sur le bras de son compagnon de voyage, elle en profita pour se relever sans lui demander son aide, tout en s'en servant. Une fois à hauteur égale, elle se permit avec ce petit sourire qu'il allait bien lui connaître de lancer un.

« C'est bien aimable.  »

Un regard de plus à l'extérieur. Elle se retourna de nouveau vers lui. Il était temps de bouger.Il avait lancé les hostilités, elle ne se défaisait pas de son air mutin.

« Il se fait tard. Si on ne part pas maintenant..On va devoir se tenir chaud et se rassurer toute la nuit dans un de ces buissons. Ca serait dommage, n'est ce pas?  »
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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Mar 24 Sep 2013 - 23:48







Quelle joueuse !
Décidemment, chaque phrase la rendait plus intéressante.  Elle avait un charme assez irrésistible et ce sans même évoquer sa peau blanche et fragile comme une porcelaine précieuse ou encore ses yeux plus abyssaux que le plus profond des océans. C’était un tout. Une voix, un regard, des attitudes et ce côté insaisissable… Enfin, toujours est-il qu’elle coupait puis mélangeait des animaux différents… Ça avait de quoi refroidir. Je m’imagine passer la nuit à ses côtés et me réveiller moitié moi, moitié bouquetin ou  une autre bestiole dans ce genre.

Elle avait néanmoins raison, il fallait s’en aller. Je tendis le bras, me retirant pour la laisser passer. J’avais le regard dans le vide, je repensais à ces bêtes féroces qui nous avaient pourchassés. La forêt devait être pleine de ce genre de choses… J’aurais aimé en voir plus. J’aurais aimé découvrir d’autres bizarreries, avec des dents moins longues. Un compagnon n’aurait pas été malvenu dans cette errance solitaire que je mène depuis toujours. Peut-être aurait-il apprécié ma compagnie en retour.

Elle, la sorcière, elle devait savoir un tas de choses sur un tas de trucs! Par choses j’entends renseignements. Par trucs j’entends animaux ou quoi que ce soit d’autre. Elle serait éventuellement intéressante à long terme. Enfin, une chose était sûre, mon cul retrouvait de sa superbe et surtout de ses sensations. C’était agréable, c’était comme retrouver la vue après des années de cécité. Une main aux fesses et je grimpe aux rideaux en moins de deux. Mais ce n’était pas le genre de Katharina je présume. Quoique, je me trompe peut-être. De toute manière je ne me vois pas lui demander et me dandiner devant elle pour la tenter  c’était risqué. Un coup à se retrouver avec une queue de cochon à vie.

« Après toi, Katharina. »

Je sais pas d’où ça me venait, ces attitudes de prince charmant à la mords moi le nœud. C’était vraiment pas dans mes habitudes. Peut-être m’étais-je assagit. Ou alors c’était elle, la raison de tous mes malheurs. Possible aussi que cette aventure, fussent-elle des plus momentanées, me donnait l’impression d’être proche d’elle et de devoir la respecter. J’en sais trop rien. Quoi qu’il en soit, le temps n’était plus au questionnement intérieur sempiternel. Elle venait de me faire des avances, je ne pouvais en aucun cas laisser passer ça.

Passer ma nuit dans les buissons avec elle… Ça aurait été un plaisir, mais le côté obscur de la sorcière me laisser tout de même perplexe et la prudence, c’est pas bandant…
En revanche la peur et l’envie de la découvrir…
Toujours est-il qu’il me fallait rétorquer quelque chose parce que je suis pas certain que rester là la langue pendante et le bras ballant joue en ma faveur.

« Même si on part maintenant, je pense qu’il va falloir qu’on me tienne chaud cette nuit. Mais je suis pas sûr que tu ferais l’affaire. »

… Ridicule.





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Re: Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies. - Sam 22 Fév 2014 - 3:55

Ce RP, j'ai l'impression qu'il a toujours été là, parce qu'il était en cours quand j'ai débarqué et aujourd'hui, je peux enfin le clôturer ! J'aurai dit "quelle émotion" si seulement j'avais eu droit à une fin, mais même ça… Après plus de onze mois, non mais vous n'avez pas honte ? x) Non, sérieusement, c'est dommage car vous avez tous les deux un bon niveau (c'était perturbant de lire mon prénom dans un de tes posts par contre Katharina °°), et la rencontre des deux personnages est assez comique. Mais bon, si le rythme suit pas aussi… je ne dis pas que tout le monde doit répondre tous les jours, mais il aurait fallu au minimum donner des nouvelles du sujet dans la liste des RP sans réponse.

Quoi qu'il en soit, bonne continuation à tous les deux.

Caïn : 375 xps
Katharina : 320 xps

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Chaleur du rocher, sur mes fesses engourdies.
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