Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Après l'effort, le réconfort !

 
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Après l'effort, le réconfort ! - Dim 3 Mar 2013 - 23:35
Yukisa avançait du mieux qu'elle pouvait en tentant de suivre le rythme de se deux partenaires, sa béquille de fortune commençait par ailleurs à émettre des bruits assez inquiétants et menaçait de se décomposer à tout moment. La jeune fille ne s'était pas attendue à ce que l'infirmerie soit aussi éloignée de la bibliothèque, sa blessure commençait à devenir infernale, chaque pas était un supplice. Yukisa avait sérieusement pensé qu'au bout de quelques minutes elle se serait habituée à cette douleur mais chaque jour amenait son lot de surprise et elle en apprenait à chaque instant dans cette académie. Tout ce qu'elle pouvait faire pour se forcer à avancer était fixer le jeune homme qui marchait devant elle et tenter de le rattraper, mentalement du moins. Elle se disait "plus que 5 mètres et je m'arrête, je m'écroule comme une masse, je bouge plus et j'attends que quelqu'un passe et me ramasse…" mais malgré cette pensée, tous les 5 mètres, ses jambes épuisées continuaient à persister de plus belle le long de cet interminable couloir. Elle tentait de s'isoler dans son esprit afin d'ignorer cette fatigue qui la gagnait de plus en plus. En son for intérieur, elle maudissait sa pitoyable maîtrise de son pouvoir qui l'avait laissé dans cet état misérable après seulement deux utilisations. Alors qu'elle ruminait sur sa propre faiblesse, Alban s'était arrêté devant une porte beige coulissante avec pour simple décoration une plaque argentée où était inscrit une unique inscription :

INFIRMERIE

La jeune fille aurait certainement sauté de joie si sa blessure le lui avait permis mais dans son état tout ce qui lui était possible de faire était de scruter ce mot écrit en lettres capitales et prier pour que tout ceci ne soit pas un rêve et qu'elle ne se soit pas écroulée au milieu du couloir. Yukisa jeta ensuite tour à tour un regard vers ses compagnons, elle vit d'une part la joie que Abygaïl ressentait à la vue de l'infirmerie malgré le semblant de dignité qu'elle tentait de conserver en façade, et la fatigue que Alban tentait de chasser de son visage, pourtant elle remarquait bien que porter Alice tout le long de ce chemin avait beaucoup drainé de son énergie. Elle remarqua également les vilaines coupures éparpillées tout le long de son corps, toutes ces blessures étaient certainement dues au violent plaquage qu'elle lui avait fait quelques instants auparavant. Un sentiment de culpabilité commença à la gagner, et afin d'alléger de quelques millièmes ce sentiment, elle se précipita sur la poignée et ouvrit la porte à ses deux sauveurs, ce n'était qu'un minimum mais cela signifiait déjà beaucoup pour sa jambe blessée qui protesta vivement mais qu'elle ignora royalement.
Enfin, au moment où elle pénétra à son tour pour la première fois dans cet endroit, ses yeux furent éblouis par la lumière qui se diffusait de toute part, baignant chaleureusement les lits de lumières. Alban se dirigea vers l'un de ces lits vacants et y déposa délicatement le corps sans vie de Alice en faisant tout de même attention à ne pas la brusquer.
Pendant ce temps, Abygaïl était restée près de la porte et observait la salle, à la recherche de la responsable des lieux. Quant à Yukisa, elle avait adossé sa béquillé près d'une étagère et boitait jusqu'à la jeune chasseresse. Celle-ci ne s'en rendait peut être pas compte mais on pouvait facilement discerner sur son visage toute la fatigue qu'elle éprouvait. D'une main peu assurée, Yukisa dirigea sa camarade vers l'un des lits et la fit asseoir aussi gentiment que possible. Peut être que dans la bibliothèque Alban et Abygaïl s'étaient révélés d'une efficacité terrifiante, c'était désormais à son tour de montrer qu'elle avait également de l'utilité.

Yukisa : Ne bougez pas…


Elle boitilla jusqu'aux étagères et pris bandages, flacons de désinfectants ainsi que tous les petits ustensiles qui lui étaient familiers, tout de même étonnée de trouver tous ces objets ordinaires dans cette école magique, elle était soulagée, presque heureuse de pouvoir s'atteler à une tâche aussi ordinaire.

Yukisa : J'étais l'infirmière déléguée dans mon ancienne école…

Parler au passé était réellement étrange, deux semaines auparavant elle se revoyait dans son havre de paix, baigné d'une même lumière certes moins lumineuse mais plus familière.

Yukisa : J'aurais tellement aimé pouvoir continuer mes études…


Elle agrémenta cette remarqua d'un douloureux sourire tout en revenant vers les deux blessés les bras chargés de son butin, se demandant pourquoi elle étalait ainsi son inintéressant passé devant deux inconnus qui devaient souffrir le martyr. Mais ce silence lui paraissait si douloureux, elle aurait tout fait pour le combler, il fallait qu'elle parle, elle aurait même chanté si il l'avait fallu et dieu seul sait ce que ça voulait dire.

Yukisa : Huuum… Bien entendu, l'infirmerie de mon école était plus petite mais autant de place n'était pas nécessaire pour soigner des petits bobos quotidiens...

"Bobo", ce terme la fit sourire, utiliser un mot aussi trivial lui rappelait tout un tas de choses, des souvenirs d'enfance, des rires, et une vague odeur d'hôpital. Tout en disposant ses outils devant elle, Yukisa savait pertinemment que les soins qu'elle s'apprêtait à leur administrer étaient complètement inutiles mais ces petits gestes quotidiens si doux, si simples il fallait qu'elle les fasse, c'était une nécessité et elle espérait que ses compagnons le comprendrait en quelque sorte.
Elle se saisit ensuite des pinces en métal et attrapa quelques boules de cotons avec avant de les recouvrir de pommade et s'empara délicatement de la main d'Abygaïl et tamponna le plus doucement possible la brûlure qui s'étendait sur toute sa main, une blessure qui l'effrayait mais dont elle tentait seulement de voir avec professionnalisme.

Yukisa : Voilà, on va peut être laisser un peu sécher avant de le recouvrir.

Elle déballa ensuite les bandages et les déposa sur le sol avant de s'agenouiller devant son second blessé, ses mains expertes imbibèrent un coton de désinfectant qu'elle appliqua sur les mains d'Alban, couvertes de petites coupures.

Yukisa : Si ça pique trop dit le moi.

Elle s'apprêtait à descendre plus bas mais se rendit compte que ça allait certainement trop bas.

Yukisa : euuh… il y a des rideaux là-bas donc…


Sur ces mots, elle lui présenta à bout de bras la bouteille de désinfectant et les pansements.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Lun 4 Mar 2013 - 21:55
Ils étaient devant l"infirmerie. Alban n'osait pas entrer. Il détestait les médecins depuis sa mort. Il se rappelait du sien, un vrai sadique. Alban pensait qu'il allait finir par être livré, c'est pour ça qu'il avait voulu s'enfuir. Oui, son médecin l'avait sûrement gardé en vie pour le donner comme esclave. Alban ne pouvait plus s'entendre avec un médecin, quel qu'il soit.

Yukisa poussa la porte. Alban ne pouvait décemment pas laisser les deux pauvres filles seules, surtout dans leur état. De plus, il portait le corps d'Alice, donc il devait au moins la déposer à l'intérieur. Il rentra donc, à contre-coeur, puis déposa délicatement le cadavre sur un lit. Il ne désirait pas rester. L'ambiance et l'odeur qui régnaient dans cet endroit ne lui plaisait guère. Mais Yukisa s'exprima :

"Ne bougez pas..."

Elle prit du matériel sur une armoire, puis continua :

"J'étais l'infirmière déléguée dans mon ancienne école... J'aurais tellement aimé pouvoir continuer mes études…"

Elle souriait d'une façon étrange. Alban commença à stresser réellement. Il transpirait de plus en plus, son pouls s'accélérait. Une des deux filles qu'il venait de sauver était infirmière ?! À cet instant, Alban pensa qu'il aurait dû rester en dehors de cette histoire, depuis le début.
Il ne savait plus quoi penser. Il l'aimait bien Yukisa, elle était sympathique et assez courageuse, mais elle était médecin. Et les médecins, c'est ce qu'Alban déteste le plus au monde. De loin.
Un petit silence s'installa, puis Yukisa reprit :

"Huuum… Bien entendu, l'infirmerie de mon école était plus petite mais autant de place n'était pas nécessaire pour soigner des petits bobos quotidiens..."

Puis elle soigna du mieux qu'elle put Abygaïl, qui la laissait faire sans broncher. Certes, elle avait essayé de détendre l'atmosphère, mais Alban transpirait de plus en plus. Une boule vint bloquer sa gorge, l'empêchant de parler.
Yukisa, quand elle eut finit, dit quelques mots à la jeune indienne mais Alban n'y fit pas attention. Puis elle vint près de lui et elle désinfecta ses blessures. Alban avait les mains qui tremblaient, de plus en plus. En réaction à cela, elle lui dit :

"Si ça pique trop dit le moi."

Mais rien n'y fit, Alban avait toujours cette boule qui lui obstruait les cordes vocales. Elle regarda plus bas et remarqua d'autres coupures. Elle n'allait quand même pas faire ça ?! Heureusement, elle lui tendit le désinfectant et s'exclama :

"Euuh… il y a des rideaux là-bas donc…"

Alban avait bien compris le sous-entendu. Il saisit la bouteille et le coton, puis marcha vers le rideau en question. Mais la chaleur devint insupportable, il étouffait. Il stressait tellement que ses jambes commençaient à avoir du mal à le porter. Il entendait le bruit des gouttes de sueur qui s'écrasaient sur le sol. Plus il se rapprochait de ce foutu rideau, plus il avait l'impression qu'il s'éloignaient. Sa vision devint trouble, puis il s'affala sur le sol. Le dernier bruit qu'il entendit clairement était celui de la bouteille qui s'écrasa sur le sol, volant en éclats.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Mar 5 Mar 2013 - 18:46
Le trajet les séparant de l'infirmerie n'était pourtant pas énorme. Au vu des dimensions de l'académie, on pouvait même dire qu'ils étaient plutôt chanceux de ne pas avoir toute la Deus à traverser car dans ce cas, ils n'auraient pas été arrivés. pourtant, à mesure qu'elle avançait, la jeune indienne devait bien reconnaitre que le chemin lui semblait se rallonger de secondes en secondes. Comment était-ce possible? Elle n'avait pourtant, rien fait d'extraordinaire, en tout rien à ses yeux qui puisse justifier cette sorte de montée de fatigue qui prenait naissance dans ses jambes avant de venir s'insinuer partout dans son être. Mais elle ne laisserait rien paraitre, il fallait tenir le coup. Qui sait, ils pouvaient encore tomber sur des personnes mal-attentionnées alors montrer sa faiblesse serait une erreur. Heureusement, ils finirent par franchir la porte du bâtiment. La jeune indienne lâcha un soupir discret de soulagement. maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre que l'infirmière arrive.

Ou pas. Déjà Yukisa semblait prise d'un regain d'énergie et prenait les choses en main. Ouvrant la porte, elle les fit entrer et les guida dans la pièce comme si elle se trouvait chez elle. Un peu interloquée, la jeune chasseresse en resta un instant clouée sur place. Mais déjà, Yukisa entrainait Alban vers un lit de libre afin qu'il y dépose le corps d'Alice, le soulageant ainsi d'un poids non négligeable à porter. Et tandis que le regard de l'indienne étudiait les détails du lieu, afin de s'assurer qu'aucun danger ne les guettait ici, elle sentit une main mais saisir la sienne encore indemne pour l'inviter à entrer. Yukisa la fit s'installer sur le premier lit venu et l'indienne ne trouva pas la force ni le courage de protester.

"Ne bougez pas..."

Avait-elle vraiment la choix? Elle n'était pas certaine, à présent qu'elle était assise, qu'elle serait capable de tenir à nouveau debout. Avec la fatigue et le départ du surplus d'adrénaline, elle commençait à souffrir réellement. Pour ne pas penser cette douleur irradiant jusqu'à son poignet, elle observa Yukisa se déplacer clopinclopant entre les étagères et récupérer tout un tas d'ustensiles et de matériels divers. A croire qu'elle avait fait ça toute sa vie. Dans un sens, la voir réaliser ses gestes avec des réflexes aussi mécaniques la rassurait car cela montrait qu'elle savait ce qu'elle faisait.

"J'étais l'infirmière déléguée dans mon ancienne école... J'aurais tellement aimé pouvoir continuer mes études…"
"Huuum… Bien entendu, l'infirmerie de mon école était plus petite mais autant de place n'était pas nécessaire pour soigner des petits bobos quotidiens..."


Elle se contenta d'écouter le récit de la jeune fille, se concentrant dessus pour oublier le brasier qu'elle sentait continuer de bruler intérieurement dans sa chaire. Déléguée, études, autant de mots qui ne lui disaient pas grand chose mais s'ils avaient de l'importance pour la jeune fille au point qu'elle leur en parle, elle l'écouterait. Lorsqu'elle revint vers elle pour la soigner, elle l'observa ouvrir les tubes, saisir les pinces et les tissus variés avant qu'elle n'en vienne à appliquer un onguent étrange sur sa peau plus qu'à vif. Elle aurait voulu crier mais se contenta de serrer les dents. Passer les premiers moments de la pose du produit, ce dernier avait un effet apaisant. Elle espérait que cela durerait longtemps.

Voilà, on va peut être laisser un peu sécher avant de le recouvrir.

L'indienne remercia l'apprentie déesse qui déjà se dirigeait vers Alban. Ce dernier ne semblait pas aller bien mais était-ce vraiment la fatigue qui le faisait suer de la sorte? Sans doute. Elle se serait sans doute posée plus de questions avec l'esprit plus clair mais là, elle se contenta de cette hypothèse. Yukisa commença désinfecter les diverses coupures du jeune homme et dut elle aussi se rendre compte de son état étrange car elle lui dit gentiment.

"Si ça pique trop dit le moi."

L'apprentie déesse continua son œuvre avant de finir par tendre le matériel nécessaire à Alban, pour qu'il puisse s'en servir lui-même. Certaines coupures ne se trouvant pas dans des coins très accessibles.

"Euuh… il y a des rideaux là-bas donc…"

Si elle en avait eu la force, la jeune indienne aurait sourit à sa gêne. En tout cas, Alban récupéra le matériel nécessaire avant de se diriger vers les rideaux en question. En tout cas, il ne semblait vraiment plus du tout aussi fringuant que dans la bibliothèque. Était-il plus blessé qu'il n'en avait l'air? La jeune indienne ne put pousser plus loin ses investigations car elle vit le jeune homme commencé à chuter alors que la bouteille dans sa main s'éclatait au sol dans une myriades d'éclats dangereux. Pourtant, la jeune fille ne prit pas le temps de s'en inquiéter et se rua jusqu'à lui, poussée par une force nouvelle. Tout d'abord, elle vérifia qu'il était bien en vie. Ouf, c'était déjà une bonne chose. Puis elle se tourna vers Yukisa.

"- Je vais avoir besoin de ton aide. Il faudrait le porter jusqu'au lit qui se trouve ici."

Avec la jambe blessée de la jeune fille et sa main brulée, cela promettait un périple épique mais elle n'avait pas les choix. Elle n'allait pas le laisser là. Laissant les jambes du garçon à Yukisa, elle alla passer ses bras sous ses aisselles pour le soulever et commencer à avancer. Aller, encore un peu, monopoliser son pouvoir pour faciliter les choses. Les lit était à à peine 5 m mais qu'est-ce qu'ils lui semblèrent éloignés. Une fois le jeune homme tant bien que mal déposé sur la couverture, la jeune indienne se permit de souffler un coup. Elle sentit ses jambes tressaillirent avant de la lâcher. Elle accompagna le mouvement en se laissant tomber à genou au sol. D'ailleurs, elle y remarqua des taches le long de leur trajet. Du sang. Tiens, il semblerait que ce soit le sien. Sans doute s'était elle coupé en attrapant le jeune homme aux milieu des éclats de verre. Heureusement ce n'était qu'un coupure superficielle. Mais elle en avait quand même une à l'avant bras et deux sur les jambes, assez marquées. Ayant réalisé cela, elle se tourna avec un sourire d'excuse vers Yukisa.

"- Désolée, je crois qu'on te donne du travail en plus à chaque seconde, Alban et moi."
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Sam 9 Mar 2013 - 22:05
Yukisa avait détourné son regard du jeune homme juste le temps de saisir les bandages à ses pieds, ces quelques secondes avaient suffis pour qu'il s'affaisse sur le carrelage. Seul le bruit d'éclat de verre avertit la jeune fille de sa chute, elle se retourna, un regard inquisiteur tourné vers Alban, qu'elle découvrit inerte sur le sol.
Abygaïl avait aussitôt réagit, devançant Yukisa de quelques secondes, le temps que l'information atteigne son pauvre cerveau. Elle était censée le soigner et non aggraver son état. Avait-elle omis une blessure bien plus grave quelque part ? Pourquoi n'avait-elle pas remarqué son malaise ? Pourquoi était-elle toujours aussi inutile ?
Tout ce qu'elle pouvait faire c'était regarder Abygaïl se charger avec bien plus d'assurance de leur compagnon. Ses doigts blancs se plaquèrent contre la nuque d'Alban, et après quelques secondes d'inertie, son visage se détendit.

Abygaïl : Je vais avoir besoin de ton aide. Il faudrait le porter jusqu'au lit qui se trouve ici.

Yukisa acquiesça simplement en se plaçant près de son camarade, elle se saisit de ses jambes et au signal de son amie, les deux jeunes filles soulevèrent le pauvre inconscient. Cela ne fut pas sans effort, un corps long d'environ 190 cm et qui faisait facilement 70 kg s'avérait être assez pénible à déplacer pour deux demoiselles, blessées qui plus est. Cette tâche était certes douloureuse et pénible pour Yukisa mais elle voyait bien qu'Abygaïl souffrait bien plus, la brûlure qui recouvrait cruellement toute sa main se craquelait en fissures ensanglantées, cette vision était réellement pénible pour la jeune fille qui détestait voir la souffrance sous toutes ses formes. Enfin, à pas de fourmis, elles déposèrent le corps d'Alban aussi délicatement qu'elles le purent sur le lit vacant le plus proche. Après cet exercice improvisé, Yukisa pensait qu'enfin les ennuis auraient cessés de débarquer sans crier gare les uns après les autres mais à son plus grand désarroi, elle vit Abygaïl s'affaisser à son tour.

Yukisa : Aby ! Ça va ?

Elle s'était exclamée tout en se précipitant vers la jeune chasseresse, ce fut après avoir contourné le lit qu'elle pu voir l'étendu des dégâts causés par les bris de verre. Mais à son visage effrayé, la chasseresse lui répondit simplement avec un gentil sourire, un sourire forcé, Yukisa détestait ça, elle aurait préféré que la jeune femme hurle, pleure ou encore l'accuse de tout ces malheurs, mais un sourire était une émotion sincère qui ne sied pas à la douleur, c'était une expression qui décharge de toute la culpabilité.

Abygaïl : Désolée, je crois qu'on te donne du travail en plus à chaque seconde, Alban et moi...


Yukisa secoua sa tête négativement, elle voyait désormais toutes les blessures qui s'étendaient avec violence sur sa peau nacrée, les perles écarlates qui rougeoyaient sous les lumières.

Yukisa : Il faudrait que tu t'allonges aussi...


Elle se retourna à la recherche d'un autre lit libre et une fois qu'elle l'eu trouvé, elle se pencha vers la jeune chasseresse en coinçant ses cheveux bruns dans son dos et glissa son bras sous l'épaule d'Abygaïl. Après trois grandes inspirations, elle poussa avec le plus de forces possible sur ses jambes et souleva à moitié sa camarade, elles furent toutes deux étonnées de cette soudaine force qui leur permit ainsi de traverser l'infirmerie vers ce grand lit vide.
Le dernier mètre finalement franchit, Abygaïl pu s'asseoir avec allégresse sur les draps qui s'imprégnèrent aussitôt du sang qui s'écoulait de ses plaies. Dans un dernier effort, Yukisa souleva les jambes de la jeune femme et les déposa sur le lit. Après cet objectif soit accompli, elle glissa lentement au sol, dans cette position, elle donnait l'impression d'être une vieille serpillère. Mais à la vue de tout ce sang, épuisée, elle fit maladroitement signe à Abygaïl qu'elle reviendrait auprès d'elle dans une minute. La jeune fille puisa ensuite à nouveau dans ses ressources et se traîna à quatre pattes jusqu'au lit voisin afin d'en "emprunter" les draps.
Yukisa avait toujours pensé que mettre un drap était bien plus difficile que de l'enlever mais à ce moment-même, ce saleté de lit lui affirmait le contraire, elle ne s'était pas attendu à ce que celui-ci lui oppose autant de résistance, presque aussi barbant que les deux véreux. Enfin, une fois qu'elle pu s'emparer fièrement de son butin, elle revint auprès d'Abygaïl et lui tendit le drap, espérant que celle-ci comprenne. Elle s'adossa ensuite contre le lit et replia ses jambes contre sa poitrine avant de poser sa tête sur ses genoux, recroquevillée ainsi, elle pensait pouvoir bénéficier de quelques minutes de repos.

Ce fut dans cet étrange sommeil qu'elle se rendit compte que sa jambe ne lui faisait plus mal, la douleur avait engourdit tous les muscles, les signaux ne parvenaient même plus à son cerveau. Cette blessure pouvait être grave mais après tout, il suffisait juste que l'infirmière arrive et donne un coup de baguette magique, toute la douleur partirait, c'était aussi simple que ça.
A ce moment-là, tout ce qu'elle espérait désormais c'était que dans quelques années, elle pourrait d'une manière ou d'une autre s'habituer à ces personnes qui s'écroulent de tous les côtés et peut être qu'elle pourrait à ce moment-là s'indigner d'un simple "Encore ?" mais pour le moment, sa vie de mortelle avait duré 18 longues années entretenant vainement une philosophie mettant au centre l'importance d'une vie et elle n'avait pas encore le coeur à abandonner cet enseignement.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Dim 10 Mar 2013 - 17:18
Alban ouvrit les yeux. C'était pitoyable de s'être effondré ainsi. Mais il avait la phobie des médecins, il n'en pouvait rien. Même si en combat il ne ressentait jamais de peur, la simple pensée à l'infirmerie le tétanisait. Son instinct animal se réveilla, lui criant qu'il devait fuir au plus vite. Alban se redressa. Les filles avait l'air exténuées, elles venaient de vivre plein de choses éprouvantes. Abygaïl était allongée sur un lit et Yukisa adossée contre un autre, la tête sur les genoux.

Alban se releva péniblement et marcha jusqu'à la porte. Ses jambes airrivaient à le porter, c'était une bonne chose. Son pied écrasa quelques bouts de verre, qui formaient une bouteille quelques minutes plus tôt.
Il ne pouvait plus supporter d'être là, trop de mauvais souvenirs ressurgissaient. Ce n'était pas très galant de laisser les deux demoiselles seules malgré leur état, mais il avait atteint sa limite. Et puis pour la galanterie, il avait déjà donné. Il tourna la poignée de la porte et se justifia :

"J'ai quelque chose à faire, je dois y aller."

Pas terrible comme excuse. Il sortit, et pour une fois il était content de voir le soleil. Finie, cette torture mentale. Il pouvait maintenant retourner à sa chambre en toute tranquillité. Tant pis pour ses blessures, il avait déjà survécu à bien pire. De toute façon, Alban Drake pouvait se blesser, ça n'avait aucune importance. Tant que l'Aigle Noir subsistait...
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Dim 10 Mar 2013 - 18:09
Aby ! Ça va ?

Sur le coup, la jeune indienne ne comprit pas réellement le sens de sa question. Ça va? C'était si vague, cela laissait la porte à tant de réponses différentes. Et surtout, laquelle pourrait-elle donnée? Si on prenait en compte les derniers évènements, elle avait juste manqué d'être brulée et tuée par les deux imbéciles qui devaient encore baigner dans leur propre sang dans une des allées principales de la bibliothèque. Elle s'en était sortie alors oui, cela allait. Mais maintenant qu'elle avait tenu sur le nerfs et que le contrecoup de son pouvoir se faisait sentir, elle commençait sérieusement à douter du fait qu'elle aille vraiment bien. Sa main la brulait toujours autant bien que les soins de Yukisa aient pu l'aider mais son corps semblait ne plus vraiment vouloir lui répondre. Elle devrait faire plus attention à l'avenir en utilisant ses pouvoirs. Finalement, elle finit par articuler doucement avec un léger sourire d'excuse.

"- Ça va aller. Juste le contre-coup. Ce n'est rien de grave."

Le dire ainsi à voix haute était tout autant une manœuvre pour rassurer l'autre apprentie-déesse que pour se persuader elle-même de la véracité de ses propos. Les penser et les entendre ainsi formuler, cela ne faisait pas du tout le même effet. Elle pouvait l'avoir comme de la panique dans le regard de Yukisa à la vue de son état pourtant, ce n'était pas si terrible. certes la douleur et la fatigue étaient bien présentes mais elle s'en remettrait, elle le savait. Au moins, la jeune fille ne semblait pas lui en vouloir. Elle aurait voulu lui éviter de devoir prendre soin d'elle à son tour, elle aussi avait mérité le repos mais pour l'instant, elle ne pouvait rien faire.

Il faudrait que tu t'allonges aussi...

La jeune indienne acquiesça à cette proposition. Oui, au moins, elle pourrait ainsi éviter de se blesser davantage. Mais le lit de libre le plus proche qu'elle aperçut lui parut soudain si loin. Tellement plus que quand elle avait emmené Alban juste avant. Elle sentit la jeune fille venir la soutenir de son bras sous ses épaules et elle la remercia d'un sourire mais sans un mot. Elle allait avoir besoin d toutes ses forces maintenant, afin de parvenir à rallier leur destination finale. La première difficulté fut de se relever car les morceaux de verres dans ses jambes remuèrent dans ses muscles, lui arrachant une grimace. Mais Yukisa semblait animée d'une force insoupçonnée soudainement. Du coup, elles parvinrent à avancer bien plus vite que ce que la jeune chasseresse aurait cru. mais le soulagement pu se lire sur son visage lorsque enfin elle put s'asseoir sur le lit et ainsi ne plus prendre appui sur ses jambes meurtries.

Une fois installée sur le lit, elle put observer Yukisa se battre avec un drap récalcitrant qu'elle parvint à récupérer et à tendre à la jeune indienne. Sans doute dans le but de dissimuler ses blessures à leur vue. Elle observa la jeune fille se laisser tomber au sol et se recroqueviller sur elle-même, se reposant de toutes leurs émotions. Le silence s'installa ainsi alors que chacun tentait de récupérer lorsque le bruit ds draps froissés et mouvements de pas résonna derrière elle. Tournant le regard, la jeune fille reconnu sans Alban, encore un peu pale mais visiblement en meilleure forme. En tout cas assez en forme pour tenir sur ses jambes. Déjà, il se dirigeait vers la porte à pas aussi rapide que possible, leur adressant à peine un regard. il semblait pressé, comme s'il désirait fuir quelque chose. Mais quoi, elle n'en avait pas la moindre idée.

"J'ai quelque chose à faire, je dois y aller."

Déjà, il ouvrait la porte et quittait l'infirmerie sans dire un mot de plus, laissant les deux jeunes filles seules. Au moins, elles ne craignaient rien. Bien que surprise par son attitude, elle ne chercha pas à le retenir même avec des mots. S'il se sentait capable de partir, tant mieux pour lui. C'est qu'il était bien plus résistant qu'elles. En attendant, elle restait simplement allongée le temps de récupérer ses forces. Mais elle ne comptait pas rester assise à ne rien faire trop longtemps alors, elle entreprit de retirer les morceaux de verres encore enfoncés dans sa chaire. Elle commença par déchirer des bandes de drapas avant de s'atteler à la tâche ardue qui l'attendait. Elle mit du temps mais parvint au bout de son entreprise, non sans grimace et gémissement de douleur. Ses plaies bandées avec les moyens du bord, elle se tourna ver Yukisa.

"- Et toi, tu ne veux pas t'allonger un peu plutôt que de rester par terre? Tu serais sans doute mieux non?"

C'était idiot mais elle ne savait pas trop comment engager la conversation à présent. Elles s'étaient croisées suite à un concours de circonstances et si elles avaient partagés des moments difficiles, elles restaient de parfaites inconnues au final. Alors, histoire de ne plus penser à la douleur, à la fatigue, ni à tout ce qui venait de se passer, elle essaya malgré de briser le silence en lançant tant bien que mal la discussion.

"- Cela arrive souvent, ce genre de rencontres? Je ne suis pas là depuis très longtemps alors j'avoue que je ne pensais rencontrer ce genre de... 'souci' aussi rapidement."


Oui, c'était assez pitoyable comme amorce de conversation mais au moins, elle aurait essayé.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Mar 12 Mar 2013 - 22:25
Yukisa se sentait étrangement légère, comme si elle planait dans un endroit doux et chaleureux, elle ne ressentait plus ni douleur, ni peine, ni regret, ni angoisse, elle se sentait juste bien. À demi endormie, elle entendit simplement des bruits vivants, un mouvement, quelqu'un qui marche, des bruits de verres, une voix plus froide, des mots, des mots et encore de mots, une porte qui se ferme puis finalement un vide.
Un départ n'est jamais une chose joyeuse mais dans cet état second, la jeune fille pouvait juste se demander maladroitement qui venait de partir. Elle l'ignorait et tentait de se rappeler le nom de cette personne en vain mais ce n'était pas les bonnes questions et il n'y avait pas de réponse.

*Si j'ai oublié, ça ne devait pas être aussi important…*


Sur cette phrase de conclusion, son corps s'enveloppa des brumes et s'enfonça mollement dans des nuages, elle ne voulait plus quitter cet endroit duveteux. Si quelqu'un lui avait dit que c'était le paradis, elle l'aurait volontiers cru, oui ça avait tout l'air du paradis… Maintenant, ce n'était plus seulement son corps qui se détendait, son esprit suivait docilement le mouvement et avant même qu'elle ne puisse profiter plus longtemps de ce matelas de coton, le monde onirique flancha et disparut brusquement pour laisser apparaître… un sol… avec du carrelage… très très dur.
Yukisa n'eut même pas le temps de réaliser que son matelas divin venait de s'évaporer qu'elle s'écrasa en territoire inconnu. Le bruit que fit sa tête en rencontrant le carrelage fut magistral, plus proche du son que produirait un bout de bois qu'on écrase contre un gong avec la violence d'un gorille déchaîné. Ce coup fut le plus gros traumatisme de toute sa vie et l'aurait envoyé aussitôt dans le monde des rêves si la collision entre sa jambe et le carrelage ne s'était pas avéré encore plus douloureux, la ramenant aussitôt sur le sol dur et froid sur lequel elle gisait tel un cadavre.

Yukisa : OWWW !

Elle prit sa jambe blessée entre ses mains et tenta vainement de comprimer la douleur, réflexe stupide qui en déclencha un second, tout aussi stupide. Elle roula sur le sol vers la gauche afin d'apaiser la douleur ce qui entraîna une seconde collision cette fois-ci entre sa tête et le pied en fer du lit voisin. Le bruit fut cette fois-ci plus aigu, et très efficace, la douleur se propagea dans tout son cerveau et eu l'effet d'un bouton reset. Allongée sur le sol en position foetale, Yukisa pu voir la poussière amassée sous le lit qu'elle venait de percuter, elle se releva ensuite lentement, la douleur quittait tout doucement son cerveau libérant peu à peu ses neurones endoloris.

Yukisa : Euh… Aïe… ?


Son regard vitreux se tourna ensuite vers Abygaïl, elle avait l'impression de se réveiller après mille ans de sommeil ravageur et vu la façon étrange avec laquelle la jeune femme la regardait, la tête penchée vers la droite ponctué par des yeux remplis d'incompréhension, Yukisa pouvait deviner qu'elle ne devait pas avoir fière allure. Elle se releva en gémissant copieusement et s'assit sur un lit sans draps, sensation très désagréable, la personne qui s'occupait de cet endroit avait apparemment oublié de couvrir les meubles phares de cet endroit.

Yukisa : Euh… tu disais quelque chose ? Non... ?


Elle se frotta l'arrière du crâne afin de soulager la douleur qui s'atténuait certes mais trop lentement à son goût. Sa tête se tourna de droite à gauche, elle tentait d'identifier à nouveau les lieux, son regard se déplaça tout doucement du cadavre d'Alice vers le lit voisin. Un lit qui était censé être occupé par une personne. Un lit occupé. Occupé par...
Elle n'arrivait pas à se rappeler, et ça l'agaçait, un nom qui s'était perdu, égaré après cet énorme traumatisme. Et soudainement alors qu'elle s'apprêtait à abandonner ce souvenir, il lui revint brusquement en mémoire, Yukisa se releva d'un geste vif avant de livrer un visage choqué à Abygaïl.
Il manquait la troisième personne, le dernier membre des mousquetaires, il n'était plus là, nul part, disparu, envolé...
Une seule conclusion :

Yukisa : Oh mon dieu… Alban a été enlevé ?


Dernière édition par Yukisa Tsukemi le Dim 17 Mar 2013 - 1:58, édité 1 fois
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Mer 13 Mar 2013 - 20:26
La jeune indienne ayant parler dans un premier temps avec pour simple but de briser le silence qui s'installait suite au départ assez précipité de leur compagnon d'infortune, elle ne commença à se poser des questions qu'en réalisant que malgré ses paroles, aucun réponse ne venait. Plutôt interloquée, elle se pencha donc un peu de son lit afin d'apercevoir Yukisa qui était toujours assise au sol, la tête dans les bras. Elle était là, du moins physiquement. Apparemment, son esprit lui devait être parti ailleurs. Remarque, après tout ce qu'il venait de se passer, la jeune fille comprenait aisément que sa camarade ai elle aussi besoin de repos. Sachant qu'elle n'arriverait pas cette fois à la relever pour le déposer sur un lit, elle se contenta d'attendre un peu en se rallongeant, pour récupérer un peu. Ses paupières commençaient à se faire lourde lorsqu'un bruit plus que conséquent la fit sursauter, la faisant se tourner vers son origine.

OWWW !

Ah, apparemment, Yukisa était réveillée cette fois puisque la plainte venait d'elle. La chasseresse n'avait pas clairement vu ce qu'il s'était passé mais au vu de sa position actuelle, sans doute avait-elle glissé et qu'elle s'était cogné assez violemment contre le sol car le bruit n'était pas des plus discret. Par contre, la jeune fille ne comprit pas vraiment la suite des évènements. Yukisa tenait sa jambe avant de rouler sur elle-même. Et cette fois, elle heurta le montant d'un lit dans un bruit de métal désagréable. Il y eut un instant de vide avant que la jeune fille ne semble reprendre ses esprits et ne se relève, le regard un peu vague, comme si elle ne comprenait pas vraiment ce qui était en train de se passer.

Euh… Aïe… ?

Son regard croisa celui de l'autre apprentie-déesse qui en effet semblait comme émerger d'un brouillard épais et plus qu consistant. Préférant lui laisser le temps de reprendre pied sur la terre ferme, elle se contenta de l'observer se déplacer avec force gémissements pour parvenir à s'installer sur le lit à présent sans drap qui se trouvait cependant près d'elle. La jeune indienne ne la quittait pas des yeux, histoire de s'assurer que sa chute précédente n'était qu'un malheureux hasard et qu'elle ne risquait pas de lui refaire ce genre de frayeur. Elle avait donné pour le moment, elle ne serait pas contre un peu de calme à présent.

Euh… tu disais quelque chose ? Non... ?

Ah, malgré son état elle avait quand même conscience que la chasseresse lui avait adressé la parole.Elle devait donc être moins secoué qu'elle ne la craignait. Car elle aurait pu réellement se faire mal. Alors que la jeune fille ouvrait la bouche pour lui répondre, le regard de Yukisa qui balayait la salle de droite à gauche finit par devenir soudainement choqué alors que l'apprentie déesse se levait d'un bond comme prise de panique. Qu'est-ce qu'il se passait encore cette fois?

Oh mon dieu… Alban a été enlevé ?

Ce n'était que ça? La jeune fille ne parvint pas à dissimuler un soupir de soulagement. Ouf, un instant elle avait craint qu'il ne leur tombe de nouveaux problèmes sur le coin du nez. Elle eut un très léger sourire alors qu'elle venait se placer en position assise afin de mieux pouvoir observer Yukisa.

"- Alban se sentait mieux et il est partit en nous demandant de l'excuser car il avait des choses pressantes à faire. Il va bien, ne t'inquiètes pas. Personne n'est venu l'enlevé ni lui faire du mal, rassure-toi."

Autant ne pas s'attarder sur le comportement plutôt étrange d'Alban, cela ne servirait à rien d'autre qu'à inquiéter Yukisa qui avait avant tout besoin de se reposer et de reprendre des forces. Même si la jeune indienne ne se sentait pas spécialement en sécurité dans l'infirmerie, au moins elle ne s'y sentait pas en danger immédiat et vu les évènements récents, c'était déjà un très bon début. Revenant à sa camarade, elle lui répondit doucement.

"- Je te demandais simplement si ce genre de rencontres était assez courant. Je ne suis arrivée que depuis peu et je ne pensais pas croiser des gens avec ce genre de tempérament. Encore moins dans un lieu comme la bibliothèque en fait. Sinon, comment tu te sens?"
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Jeu 14 Mar 2013 - 23:43
Abygaïl : Alban se sentait mieux et il est partit en nous demandant de l'excuser car il avait des choses pressantes à faire. Il va bien, ne t'inquiètes pas. Personne n'est venu l'enlevé ni lui faire du mal, rassure-toi.

* Parti ? Depuis quand?*


Yukisa se rassit lentement sur le lit sans draps tout en continuant à masser son crâne endolori. Comment Alban était-il partit sans qu'elle ne s'en rende compte ? Était-il une sorte de ninja ?
Elle soupira en remarquant la pauvresse de sa théorie qui frôlait la mauvaise blague, apparemment le coup porté à sa tête avait été plus violent qu'il n'avait paru, peut être même allait-elle devenir stupide ? Sur cette pensée, elle pria en silence que Deus lui rende ses neurones perdus, son intelligence était tout ce qui lui restait dans cet endroit, et étant donné son formidable niveau, elle se considérait comme déjà suffisamment handicapée.
Après cette minute de prière, Yukisa releva son visage vers Abygaïl qui s'était positionné de manière à être en face d'elle.

Abygaïl : Je te demandais simplement si ce genre de rencontres était assez courant. Je ne suis arrivée que depuis peu et je ne pensais pas croiser des gens avec ce genre de tempérament. Encore moins dans un lieu comme la bibliothèque en fait. Sinon, comment tu te sens?

Yukisa posa un doigt sur son menton tout en levant la tête vers le plafond, elle tentait d'une part de rassembler tous ses esprits afin de pouvoir se concentrer sur la voix d'Abygaïl et d'une autre part, elle réfléchissait à la réponse qu'elle donnerait à son interlocutrice.

Yukisa : Ce genre de rencontre… nnmmh, je dirais que rencontrer des personnes dans ce genre ne m'étonne pas plus que ça, après tout, peut importe l'endroit, si on cherche bien, on réussi toujours à trouver ce genre de… "crapule".

Elle tentait de rester polie malgré son envie de les insulter de tous les noms d'oiseaux possible, ils avaient surgis de n'importe tout et avaient tenté de les agresser, dieu seul sait le sort qui leur aurait été réservé si elles n'avaient pas étés sauvés par Alban.

*D'ailleurs, je devrais penser à le remercier correctement…*


Sur cette petite pensée amicale, elle remarqua le visage d'Abygaïl dont les traits s'étaient mués en une sorte d'inquiétude, Yukisa se rendit compte que celle-ci devait désormais penser que l'académie grouillait "d'individus pas très nets".

Yukisa : Euh… Bien entendu, ce type de personne est vraiment vraiment minoritaire à la population… et puis c'est grâce à eux qu'on peut être secourues comme des princesses !

Elle avait tenté de tourner sa phrase en une blague tout en levant son index vers le ciel comme pour signifier que c'était une vérité universelle mais se retrouva à rire seule en imaginant Alban habillé en prince sur un cheval blanc. Son imagination débordante se permit ensuite quelques folies en remodelant tous les évènements qui venaient de se produire pour tout rejouer dans un contexte moyenâgeux. C'est ainsi qu'avec ce vocabulaire antique dont seul les nobles avaient le secret qu'elle vit Alban se précipiter sur les deux vilains avec un magnifique"Sus à l'ennemi !". Elle ne s'était pas du tout attendue à ça, cette simple vision totalement ridicule lui provoqua soudainement un fou rire presque compulsif, ses épaules tremblèrent sous les vagues de rires tandis qu'elle se pliait en serrant machinalement son ventre, ses jambes quittèrent le sol pour frapper l'air. Avec ça, il était clair que Deus avait décidé de ne pas lui rendre ses neurones.

C'est ainsi qu'après quelques minutes de pure folie, elle s'assit avec difficulté en tailleur sur le lit tout en essuyant les larmes qui roulaient sur ses joues. Elle voyait bien sur le visage inquiet d'Abygaïl qu'elle venait certainement de lui démontrer à quel point le coup qu'elle s'était asséné sur la tête avait dû être violent. C'était la première fois qu'elle enchaînait ainsi les boulettes, elle tenta tout même de sauver le peu de dignité qu'il lui restait.
Tout en respirant calmement afin de chasser les derniers rires, elle répondit à la seconde question d'une voix tremblante.

Yukisa : Je vais… très bien !

Elle respira ensuite un bon coup et sourit joyeusement à Abygaïl, après tout elle n'avait vraiment plus rien à cacher, elle venait de montrer son côté maladroit et psychotique, maintenant tout ce qu'elle pouvait faire était espérer que la jeune chasseresse ne la jette pas dans la catégorie "d'individus pas très nets".
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Ven 15 Mar 2013 - 12:42
Une fois que la jeune indienne eut renseigné sa camarade sur le fait qu'Alban n'avait pas disparut mais était bel et bien partit de son propre chef, Yukisa se rassit, comme pour mieux digérer l'information. Elle continuait de se masser la tête, là où son crâne était entré en contact violent avec le sol quelques temps plus tôt. Le silence s'installa entre elles tandis que la chasseresse se déplaçait légèrement de façon à ne plus avoir à se tordre le coup afin de communiquer avec l'autre apprentie-déesse. Agathe était toujours dans son champs de vision, allongée sur le lit près d'elle, le corps inerte et recouverte d'un drap blanc par respect pour elle. Reportant son attention sur Yukisa une fois assise correctement, l'indienne lui reposa sa dernière question, en la formulant un peu différemment. Peut-être que le fait qu'elle ne l'ai pas comprise ou entendue n'était pas lié qu'au fait qu'elle s'était endormie à même le sol. Alors, comme elle avait l'occasion de reposer sa question, autant en profiter pour la préciser légèrement. Sa camarade sembla réfléchir quelques instants avant de finir par lui répondre.

Ce genre de rencontre… nnmmh, je dirais que rencontrer des personnes dans ce genre ne m'étonne pas plus que ça, après tout, peut importe l'endroit, si on cherche bien, on réussi toujours à trouver ce genre de… "crapule".

Oui, là dessus, elle ne pouvait nier la pertinence de la remarque de la jeune fille. Cependant, elle resta un peu surprise que cette dernière parle de ce genre de personnes comme si elles étaient des plus courantes. N'ayant évoluée toute sa vie qu'au sein de son propre peuple et entre tribus indiennes, les colons Blancs n'ayant pas représentés une grande partie de son existence, il était vrai qu'elle possédait un point de vue tronqué à propos de ce genre de choses. En tout cas, si ce genre de "crapules" était monnaie courante, elle ne risquait plus de sortir de sa chambre sans ses armes et prête à en découdre. Cette fois, elle avait été prise par surprise mais elle ne laisserait pas les choses se reproduire de la même façon. On ne l'y prendrait plus.

Euh… Bien entendu, ce type de personne est vraiment vraiment minoritaire à la population… et puis c'est grâce à eux qu'on peut être secourues comme des princesses !

La jeune indienne fronça les sourcils, la manière dont sa camarade s'exprimait ne faisant pas très naturelle. Comme si elle cherchait à lui faire comprendre quelque chose. Essayait-elle par hasard de la rassurer sur le fait que ces rencontres se terminaient mieux en général? Oui, ça devait être ça. L'indienne poussa un léger soupir avant qu'un mince sourire ne se dessine sur son visage. Elle n'avait pas besoin d'être protégée, elle n'avait finalement même pas eu peur. Ses réflexes de chasseuse et de traque étaient revenus d'instinct et l'avait guidé mieux que n'importe quel instinct de survie. Elle s'était inquiétée pour les deux autres filles, mais pas une seconde pour elle-même avant d'être blessée.

Princesse. Calliste l'avait déjà appelée comme ça, la comparant à l'une d'entre elle. cela lui faisait étrange d'entendre à nouveau ce mot à son sujet mais sortit de la bouche de quelqu'un d'autre. En tout cas, elle en était là de ses réflexions lorsque que le fou rire de Yukisa emplit toute la pièce, brisant violemment le silence. La jeune fille ne dit rien, se contentant de l'observer et attendant que cette dernière parvienne à se calmer d'elle-même. Sans doute qu'avec l'attaque, les efforts pour arriver ici, sa panique soudaine avec la disparition d'Alban, elle devait avoir besoin de lâcher les vannes. Alors elle la laisserait s'exprimer, elle se sentirait forcément mieux après. mais elle gardait un œil attentif sur la jeune fille, juste au cas où. Elle n'était pas une femme médecine et qui sait, peut-être que le choc à la tête lui avait vraiment causé un souci.

Je vais… très bien !

Ça y est, l'apprentie-déesse s'était enfin calmée. La jeune indienne hocha la tête dans sa direction pour répondre à son sourire. Au moins, elle semblait avoir tous ses esprits, c'était déjà ça de gagner. Observant nouveau les lieux, elle chercha un objet ou quelque chose qui pourrait leur permettre de faire venir quelqu'un. Apparemment, l'infirmière était absente et elles ne pourraient pas repartir d'ici avant d'être soignée. Aucun mot, pas un papier pour signaler un possible retour. Tant pis. Dans ce cas, autant essayer de meubler le silence. Reportant son attention sur Yukisa, elle lui demanda tranquillement.

"- Dis-moi, puis-je te demander d'où et de quand tu viens? Enfin, avant d'arriver ici, je veux dire. Les gens sont tous tellement différents les uns des autres, j'ai du mal à m'y retrouver. Et puis, est-ce que tu connaissais déjà Alice avant l'épisode de ce matin?"
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Dim 17 Mar 2013 - 1:52
Abygaïl : Dis-moi, puis-je te demander d'où et de quand tu viens ? Enfin, avant d'arriver ici, je veux dire. Les gens sont tous tellement différents les uns des autres, j'ai du mal à m'y retrouver. Et puis, est-ce que tu connaissais déjà Alice avant l'épisode de ce matin ?

Le sourire de Yukisa s'obscurcit aussitôt sans pour autant disparaître, elle jeta un oeil vers la gauche, évitant volontairement le regard d'Abygaïl. Le simple souvenir de son ancienne vie était une véritable souffrance, et plus elle y pensait, plus la culpabilité la rongeait. La façon brutale dont s'est achevée sa vie était des plus déplorables et pour le moment, elle ne se sentait pas la force d'étaler son linge sale afin de remporter le prix de "l'être le plus malheureux de l'univers". Alors d'une gentille voix elle répondit avec le plus de clarté possible.

Yukisa : Japon, 21ème siècle.


Sa réponse était concise et simple, pas de surplus, juste ce qu'il fallait. Elle aurait aimé pouvoir renseigner un peu plus sa camarade sur ce sujet mais pour le moment, elle garderait juste ces dossiers au fond d'un tiroir fermé à clé. Plongée dans ses pensées, elle remarqua aussitôt que son attitude sérieuse avait certainement déconcerté la jeune chasseresse. La jeune fille abrita aussitôt son morbide passé sous un brillant sourire, du moins elle tenta d'esquisser un sourire, ce que dû voir en revanche sa camarade devait plus ressembler à une étrange grimace qui ne ne pouvait tromper personne. Yukisa détourna à nouveau son regard vers Alice et secoua la tête afin de signifier à Abygaïl qu'elle reportait le sujet sur la conversation.

Yukisa : Non, je ne connaissais pas Alice… Tout comme toi, je suis nouvelle, aujourd'hui est mon 7ème jour.

Elle terminait sa phrase tout en levant sept doigts afin d'illustrer la situation, une semaine dans une éternité. Conclure sa première semaine d'immortelle sur une mort est finalement assez approprié quand on y repense, cet épisode allait la forçer à accepter plus facilement sa nouvelle existence, une existence qu'elle aurait certainement nié inutilement pendant un bout de temps. De cette manière, les choses étaient peut être plus brutales mais c'était pour le mieux, son temps d'adaptation serait ainsi plus court.
Ses doigts se rabaissèrent et disparurent dans l'obscurité sur le matelas, elle jeta ensuite un oeil faussement concerné vers la blessure qui s'étendait désormais le long de sa jambe. Les veines éclatées répandaient son sang à travers tout le membre blessé créant ainsi une étrange toile où se mêlaient des nombreuses couleurs. Yukisa ne prit pas le temps de les identifier, elle releva à nouveau son regard vers Abygaïl et tenta à son tour de meubler la conversation, après tout, elle ne devait pas laisser toute cette délicate tâche à sa camarade.

Yukisa : Au fait, tu as déjà été assignée à une chambre ?


Elle changeait de sujet, s'aventurant ainsi sur un terrain bien stable, un territoire dont elle en connaissait au moins les limites.

Yukisa : Moi, j'ai été placée dans une chambre avec un grand ciel !

Elle accompagna sa description d'un grand sourire, le même sourire qu'elle avait eu la première fois qu'elle avait découvert cette vue unique sur un ciel artificiel qui brillait autant que l'original. Avec ce revirement de conversation, elle espérait mettre à l'aise Aybgaïl qui semblait déjà assez fatiguée de cette longue journée, elle voulait la rassurer du mieux qu'elle pouvait par cette conversation banale, au moins pour lui faire oublier que plus rien ne serait jamais comme avant.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Dim 17 Mar 2013 - 10:40
Japon, 21ème siècle.

Trois mots très simples qui pourtant ne lui apprirent au final absolument rien de plus. Si une chose quand même. Étant née aux alentours des années 1800 pour sa part, Yukisa avait donc existé bien plus tard qu'elle. Pourtant, elles avaient sensiblement le même âge. Décidément, la Deus était vraiment un lieu plein de surprises. Le Japon, à quoi cela pouvait-il bien ressembler? Et le monde en lui-même, avait beaucoup changé entre sa venue au monde et celle de sa camarade? Oui, sans doute. Il suffisait de les regarder pour s'en rendre compte. Leurs vêtements, leurs attitudes, leurs façons d'êtres. Rien ne les rapprochait. Sauf au final cette mort qui les envoyées toutes deux en cette étrange Académie afin de leur permettre d'apprendre à devenir des déesses.

Yukisa n'avait pas semblé particulièrement heureuse d'aborder la raison de sa mort alors la jeune indienne ne lui poserait pas plus de questions à ce sujet. Le visage sombre, elle essaya malgré tout de sourire mais la jeune précolombienne était loin d'être dupe, ce n'était qu'un sourire de circonstance, pour ne pas l'inquiéter. Enfin, le geste était appréciable venant de sa sa part. Le regard de sa camarade revint se porter sur le corps inerte de l'autre apprentie-déesse à leurs côtés avant de finir de répondre aux questions de la jeune chasseresse.

Non, je ne connaissais pas Alice… Tout comme toi, je suis nouvelle, aujourd'hui est mon 7ème jour.

Elle s'était en effet attendue à une réponse de ce style. Elle non plus ne connaissait pas Alice, leur rencontre avait donc été un pur fruit du hasard. Par contre, elle fut assez étonnée par la précision de la réponse de Yukisa à son égard à propos de son arrivée ici. 7 jours. Une semaine. Un quart de cycle lunaire. Finalement, elle aurait presque pu se croiser à leur arrivée au Temple. La précolombienne n'avait pas compter les jours avec la même précision que sa camarade du moment mais cela ne faisait guère plus de 10 jours qu'elle était arrivée ici. 10 jours et déjà l'expérience de la mort, froide et cruelle, devant ses yeux. Au moins, maintenant, elle saurait à quoi s'attendre. Ce n'était pas plus mal que cela soit arrivé si vite, cela lui éviterait les mauvaises surprises à l'avenir car elle se préparerait à affronter à nouveau ce genre de cas. Elle ne se laisserait plus surprendre. Une fois, pas deux.

Au fait, tu as déjà été assignée à une chambre ?

"- Une chambre? Eh bien, oui, j'en ai une."

Oui, comme réponse, cela laissait un peu à désirer. Mais elle avait été un peu prise au dépourvu par la question de sa camarade. Et puis, une chambre, cela restait aussi un contexte nouveau à ses yeux. De son vivant, elle partageait le tipi de sa famille, elle n'avait pas de lieu à proprement parlé réservé à elle seule et seulement à son temps de sommeil. Et puis, elle avait si souvent passée ses nuits dehors, en chasse et traque diverses. Cela restait encore une découverte récente qu'elle avait un peu de mal à intégrer.

Moi, j'ai été placée dans une chambre avec un grand ciel !

Une chambre avec un grand ciel, cela devait être jolie. En tout cas, ce détail semblait ravir Yukisa. Remarque, voir le ciel même en étant à l'intérieur, cela devait assez agréable. La jeune indienne laissa son regard se perdre un instant dans le vague avant de revenir dans la pièce. Sa camarade avait retrouvée le sourire et semblait un peu moins fatiguée malgré une nouvelle blessure sur sa jambe mais cela n'était rien de grave. Alors, tranquillement, elle prit sa respiration avant de lui répondre à son tour.

"- Ma chambre est baptisée 'la Tanière du Loup'. Elle ressemble à un coin de forêt sauvage, avec des rochers, quelques arbres et même l'odeur de pin typique de ce genre de lieu. J'aime beaucoup cette ambiance, c'est reposant je trouve. Et puis, ça me rappelle un peu chez moi. Enfin, ce n'est qu'une image bien sur, elle reste une simple chambre mais les décors sont très réalistes."


Il n'y avait même pas de nostalgie dans ses paroles. Finalement, elle n'était même pas triste. La vie avait choisi de la ramener ici, de lui offrir une seconde chance. Elle ne la gâcherait pas. Même si tout ce qu'elle avait connu avait disparu, elle était toujours présente. Et sa renaissance avait forcément une raison profonde. Le hasard, les coïncidences, elle commençait à en douter très sérieusement. C'est alors que la porte de la salle s'ouvrit à la volée sur une femme qui se mit à les regarder avec un oeil sévère. Puis, elle remarqua la bouteille éclater au sol, l'état des deux filles assises et le corps allongé tout près d'elle vers qui elle se dirigea d'un pas rapide. Elle souleva le drap et le laissa retomber avant de soupirer bruyamment et d lâcher d'une voix forte et contrariée.

- Mais c'est pas possible. On peut pas s'absenter 5 minutes et c'est déjà le bordel. C'est vous les responsables de ce carnage? Je ne vous félicite pas.


L'infirmière ne semblait pas d'excellent d'humeur mais pas spécialement en colère non plus. Comme si elle râlait plus par habitude que par réelle nécessité. Elle commença par nettoyer les débris de verre et s'assurer que le sol ne glisserait pas pour éviter un sur accident avant de se rendre en premier auprès de Yukisa. Elle l'observa un moment avant de lui demander de but en blanc.

- Bon alors, on va commencer par toi. Mais je te préviens, j'aime pas les chochottes alors les chouinchouin et autre plainte de bébés, tu te les gardes.


Au moins, le ton était donné.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Lun 18 Mar 2013 - 19:06
Abygaïl : Ma chambre est baptisée 'la Tanière du Loup'. Elle ressemble à un coin de forêt sauvage, avec des rochers, quelques arbres et même l'odeur de pin typique de ce genre de lieu. J'aime beaucoup cette ambiance, c'est reposant je trouve. Et puis, ça me rappelle un peu chez moi. Enfin, ce n'est qu'une image bien sur, elle reste une simple chambre mais les décors sont très réalistes.

Yukisa avait le nez en l'air, plongée dans ses pensées, elle imaginait une immense forêt luxuriante où la jeune chasseresse se déplaçait à son aise accompagnée d'une douce odeur d'herbes parfumées. Ce décor correspondait tout à fait à l'image dont elle avait d'Abygaïl. Yukisa s'apprêtait à poser des questions sur ses colocataires quand soudainement la porte de l'infirmerie s'ouvrit dans un grand fracas, elle vit alors apparaître une grande femme qui les toisa d'un regard sévère. Les deux jeunes filles se renfrognèrent aussitôt, intimidées par cette nouvelle présence, elles observèrent simplement en silence les mouvements de cette étrangère.
Contrairement à Abygaïl qui était certainement trop épuisée, Yukisa restait sur ses gardes, prête à bondir sur l'ennemi s'il le fallait, elle avait déjà largement rempli son quota d'une mort par journée.
La jeune femme s'avança vers Alice et souleva le draps d'une manière désinvolte avant de soupirer copieusement, avant de se diriger vers une blouse blanche qu'elle enfila avec lassitude.

??? : Mais c'est pas possible. On peut pas s'absenter 5 minutes et c'est déjà le bordel. C'est vous les responsables de ce carnage ? Je ne vous félicite pas.

Cette longue blouse blanche posée pèle-mêle sur le côté avait rehaussé l'apparence professionnelle de l'infirmière sans pour autant effacer son expression plaintive, elle s'empara ensuite d'un balai avant de s'attaquer aux débris de verres qu'elle balaya d'un geste vif, son objectif principal étant juste de dégager la voie principale. Une fois cette tâche domestique accomplie, elle s'avança d'un pas assuré vers Yukisa avant de la toiser de son regard impassible tout en grommelant de sa voix suave remplie de soupirs.

Infirmière : Bon alors, on va commencer par toi. Mais je te préviens, j'aime pas les chochottes alors les chouinchouin et autre plainte de bébés, tu te les gardes.

Le visage confiant de Yukisa se décomposa en moins de trois secondes, elle plaqua ses mains en guise de bouclier contre sa poitrine tout en se tournant vers le côté droit, le côté le plus éloigné possible de cet énergumène. L'image de la douce et altruiste infirmière qu'elle avait toujours gardé dans un coin de sa tête s'envolait en miettes, cette femme en blouse blanche avait quelque chose d'effrayant en ce moment-même, au fur et à mesure qu'elle voyait son visage s'approcher du sien, elle avait l'impression d'y voir apparaître un sourire sadique.

Yukisa : WOW ! Me touchez pas !

Son cri de détresse était sortit tout seul, la surprenant elle-même. La scène en elle-même était comique, exceptée certainement pour la jeune fille qui sentait sa jambe lui lancer avec un brin de moquerie une vague de douleur, l'invitant presque en ricanant à aller profiter de ces soins.

Yukisa : Euh… Je veux dire, je vais bien, ce n'est pas insupportable… S'il vous plait, occupez-vous d'abord de mes camarades !


En son fort intérieur, elle avait honte, très honte de jeter ainsi ses camarades en pâturage à cette infirmière mais elle avait tellement peur d'avoir mal qu'elle ne pouvait s'empêcher de battre en retraite. Après tout, depuis toute petite, Yukisa a toujours été une enfant très douillette, impossible de lui coiffer les cheveux sans qu'elle ne s'enfuie en hurlant, sensible comme du papier. Bien entendu, tout ça c'était arrangé en grandissait, elle était toujours un brin hypersensible mais faisait de son mieux pour dépasser ce défaut.
Mais là, n'ayant plus la force de lutter, elle suppliait Abygaïl d'un regard de chien battu, espérant désespérément que la jeune chasseresse vienne à son secours pour la deuxième fois de la journée.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Mer 20 Mar 2013 - 21:53
Après avoir enfilé une grande blouse blanche que la jeune fille avait assimilé à la tenue officielle de travail de l'infirmière, cette dernière s'empressa de nettoyer les restes de la bouteille de désinfectant qui gisait au sol en de multiples éclats, tout en continuant à grommeler allégrement. Apparemment, elle n'appréciait absolument pas ce genre de mauvaises surprises. En même temps, si elle avait été là à son poste dès le départ, rien de tout cela ne serait arrivé puisqu'elle aurait elle-même prit les choses en main. De ce fait, la jeune indienne ne se sentait aucunement fautive ni coupable. De toute façon, elle n'avait rien à se reprocher. A part peut-être de n'avoir pas réagit assez vite pour parvenir à sauver Alice du sort que les deux crétins lui avaient réservés. Et puis, pour le moment, elle était trop fatiguée pour se soucier davantage des états de l'infirmière qui déjà se dirigeait vers Yukisa en râlant ostensiblement, les mettant tout de suite dans l'ambiance. Elles n'avaient pas intérêt à être douillettes.

WOW ! Me touchez pas !

Venant de sa camarade, ce genre de réaction limite violent la surprit grandement. En tout cas, c'était ce que l'on pouvait appelé "un cri qui vient du coeur." L'apprentie-déesse s'était reculée, faisant fi de sa jambe blessée pour le coup, ses bras sur sa poitrine pour lui servir de bouclier comme pour se protéger d'une nouvelle agression. Et au vu de son regard, c'était bien ainsi qu'elle prenait la chose. Elle se sentait littéralement agressée par l'infirmière. Cette dernière fronça les sourcils d'un air mauvais et s'arrêta une seconde, le temps pour Yukisa de retrouver à peu près ses moyens et de donner le fond de son idée de façon plus posée.

Euh… Je veux dire, je vais bien, ce n'est pas insupportable… S'il vous plait, occupez-vous d'abord de mes camarades !

- Ça change quoi que je m'occupe d'elle ou de toi en premier? De toute façon, vous y passerez toutes les deux alors tes manières de sainte ni touche, j'en veux pas ici. Tu te prends pour qui, non mais oh? ici, c'est mon domaine, c'est moi qui décide. Compris Princesse?

Chacun des mots lâchés par l'infirmière avait une connotation péjorative. Il y avait plus que de quoi mettre n'importe qui mal à l'aise. Voyant que sa camarade semblait vraiment très embarrassée et croisant son regard l'implorant littéralement de venir à son secours, la précolombienne commença par détacher chacun des bandages de fortune qu'elle avait fait sur ses jambes pour empêcher le sang de trop se répandre. Aussi, quand l'infirmière en eut fini avec sa diatribe plutôt virulente et qu'elle se tourna vers l’indienne dans le but évident de lui demander si le message était bien imprimé pour elle aussi, elle eut la surprise de découvrir la jeune fille très calme mais au teint de plus en plus pâle, les draps se gorgeant de liquide carmin. Heureusement que chaque plaie n'était pas excessivement grave car elle aurait risqué de se vider pour de bon. mais un peu plus un peu plus un peu, ça finit par faire beaucoup quand même.

- Mais comment t'as fait ton compte pour te foutre dans cet état, toi? Et tu dis rien en plus? Mais t'es la reine des imbéciles ou tes crétine de naissance? Bande d'apprentis de mes deux!

Bon, au moins, Yukisa était sauvée pour le moment, toute la verve de l'infirmière en train de se déverser sur la jeune chasseresse qui ne réagissait absolument pas. Déjà parce que ses considérations ne la touchait strictement pas mais aussi parce qu'entre la fatigue, les sang perdu et le contrecoup, elle commençait légèrement à avoir du mal à vraiment tout suivre. Oui, elle avait peut-être un peu trop forcé sur ce coup-là. Mais au moins, le fait de n'être qu'à moitié présente dans la salle lui épargna toutes les remarques acerbes et autres noms d'oiseaux dont l'affublait l'infirmière. Par contre, elle nota que son ton était passé de colérique et mauvais à plus sérieux et professionnel. Ah, c'était un bon point pour elle.

L'infirmière mis un certain temps à s'occuper de la jeune fille. Entre les multiples coupures à recoudre car profondes, sa brulure à la main et les divers "exercices" qu'elle lui demanda de faire pour s'assurer qu'elle allait bien, comme tirer la langue ou sourire et lui donner son nom, elle resta bien près d'une heure à son chevet. Puis, elle l'obligea à restée couchée pour se reposer tandis qu'elle retournait auprès de Yukisa. Cette fois, l'infirmière était plus calme, comme si elle avait repris tout le sérieux de son rôle. Ce n'était pas plus mal.

- Bon, cette fois, tu me montre ta jambe? Et m'envoie pas voir ta copine HS, je gérerais ça quand vous deux serez remise sur pieds et sortie d'ici. Elle craint rien alors laisse-moi m'occuper de ton cas maintenant.

Comme pour encourager sa camarade et malgré sa propre fatigue, la précolombienne se releva un peu pour lui offrir un sourire réconfortant. Et puis, si Yukisa avait bien été infirmière elle aussi de son vivant, elle avait du voir que celle d'ici, malgré ses paroles dures et son attitude désagréable, faisait son travail très sérieusement. L'indienne ayant fait du bruit en se relevant, le froissement des draps n'étant pas passé inaperçu aux oreilles de l'infirmière, cette dernière se retourna vers elle en lui offrant un regard lourd de reproches. Gonflant la poitrine comme pour se donner encore plus d'importance, alors que malgré sa taille moyenne, elle en imposait déjà par sa simple présence, elle se permit une nouvelle remarque à l'intention de l'indienne.

- Soit tu te tiens tranquille, soit je t'attaches. Je vais pas m'amuser à jouer les couturières indéfiniment non plus. Alors, couchée!!

Sans un mot, avec une moue d'excuse sur le visage, la jeune fille se laissa aller et se rallongea, obéissante.
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Re: Après l'effort, le réconfort ! - Mer 3 Avr 2013 - 18:47
Infirmière : Ça change quoi que je m'occupe d'elle ou de toi en premier ? De toute façon, vous y passerez toutes les deux alors tes manières de sainte ni touche, j'en veux pas ici. Tu te prends pour qui, non mais oh ? ici, c'est mon domaine, c'est moi qui décide. Compris, Princesse ?

Yukisa se renfrogna, elle avait la moue d'une enfant qui venait de se faire gronder, les sourcils froncés, la bouche légèrement boudeuse, et le regard empli d'une petit colère dirigé vers le vide, concentrée sur une chose qu'elle seule voyait. Elle n'avait pas l'habitude de se faire réprimander alors même une minuscule remontrance comme celle-ci la mettait de mauvais poil, et après cette horrible journée, elle n'avait pas la force de contenir ses émotions.
Elle releva ses yeux bruns mais son regard de défi se heurta simplement au dos de la blouse blanche, l'abominable infirmière semblait être concentrée sur autre chose. Yukisa se pencha un peu sur la droite et vit aussitôt la brûlante ligne de sang glisser sur la jambe d'Abygaïl.

Infirmière : Mais comment t'as fait ton compte pour te foutre dans cet état, toi ? Et tu dis rien en plus ? Mais t'es la reine des imbéciles ou t'es crétine de naissance ? Bande d'apprentis de mes deux !


*créti- ?!*

Yukisa serra les poings, prête à bondir sur ce grossier personnage, elle allait lui refaire le portrait, quitte à s'en mordre les doigts, elle réfléchirait aux conséquences après.
Mais sa petite colère d'enfant se tut aussitôt à la vue du visage pâle de sa camarade, presque aussi blanc que… Elle cligna des yeux et chassa une image remplie de lumière aveuglante, de lumière remplie de désespoir. Son attention se reporta sur la jeune chasseresse qui flanchait sans même s'en rendre compte. Yukisa se releva afin de s'approcher de son amie, elle tentait de la rassurer avec un gentil sourire, mais celui-ci bien trop géométrique pour être tout à fait sincère, un simple arc de cercle qui se noyait dans une naïveté presque écoeurante. Ça avait toujours été son problème, ce pourquoi elle n'arrivait jamais à sympathiser avec les jeunes de son âge. À force de tout le temps sourire, même quand tout tombe en miette, à force de s'obliger à agir avec calme et gaïeté même quand il était évident que ça n'allait pas, cette expression de sincérité, ce sourire, il n'avait plus eu de valeur aux yeux de personne. Et perdue au milieu de cette foule de gens indifférents, Yukisa n'avait cessé de sourire, un sourire devenu faux, rempli de mépris. "Je ne fais pas ça pour vous, imbéciles que vous êtes. Je n'ai pas besoin de votre stupide existence, je n'ai pas besoin de votre pitié, ni de votre fausse générosité, et encore moins de votre bonheur écoeurant. Je n'ai besoin de rien.". Ces simples mots étaient les seuls capables de consoler son coeur rempli d'obscurité.
Plongée dans ses pensées, elle se rendit compte que son sourire figé devait effrayer Abygaïl plus qu'autre chose alors elle retourna s'asseoir sur le lit qu'elle venait de quitter tout en faisant attention à chacun de ses geste afin de ne pas inquiéter inutilement sa camarade.

La jeune déesse s'allongea sans quitter l'infirmière des yeux, s'assurant ainsi qu'elle prenait bien son travail au sérieux. Mais au bout d'une dizaine de minutes, ses paupières pesaient si lourds qu'elles se refermaient à intervalles de plus en plus espacés, jusqu'à se poser paresseusement, envoyant ainsi la jeune fille dans une douce sieste. Elle ne se réveilla en sursaut qu'au son du talon qui se rapprochait dangereusement d'elle, ses yeux ensommeillés se rouvrirent en protestant et rencontrèrent le visage de l'infirmière en contre-plongée, celle-ci avait les bras croisés sur sa poitrine et fixait d'un regard calme cette jeune fille recroquevillée en crevette contre elle-même.

Infirmière : Bon, cette fois, tu me montre ta jambe? Et m'envoie pas voir ta copine HS, je gérerais ça quand vous deux serez remise sur pieds et sortie d'ici. Elle craint rien alors laisse-moi m'occuper de ton cas maintenant.


Yukisa se redressa tout en se frottant les yeux d'une main distraite, elle était de toute façon trop groggy pour une quelconque résistance. Une fois assise correctement, elle releva sa jupe de quelques millimètres afin de constater elle-même les dégâts mais reposa aussitôt les quelques centimètres de tissu sur sa peau violacé. Ce n'était pas très joli à voir. Mais ce détail d'esthétique semblait totalement frivole pour l'infirmière qui releva à nouveau ce petit morceau d'étoffe sans se soucier de la pudicité de sa patiente, bien qu'elle se doute d'un côté que Yukisa se comporterait docilement vu son expression de zombie. La jeune déesse se pencha un peu vers la droite et remarqua qu'Abygaïl tentait faiblement de se relever en s'agrippant à ses draps, et une fois qu'elle eu laborieusement réussi, Yukisa vit se dessiner sur son visage un gentil sourire, rempli d'encouragement et d'espoir. Certainement à cause de la fatigue, la jeune déesse sentit les larmes monter à ses yeux, ce n'était pas la première fois qu'elle voyais le sourire d'Abygaïl mais elle se sentait étrangement triste en ce moment-même. Après s'être endormie, elle avait tant espéré pouvoir se réveiller chez elle ou encore ne pas se réveiller du tout, elle ne se sentait pas assez forte pour exister dans cet endroit, et de toute façon, elle ne souhaitait pas le devenir car cela voudrait dire qu'un jour, elle devrait protéger ces humains, ces humains qui l'avaient rejeté, ces créatures si détestables, ces êtres si égoïstes, si cupides, si cruels et si tristes.
Mais en ce moment-même, le sourire d'Abygaïl avait quelque chose de si vivant, elle avait oublié que malgré le fait qu'elle soit une déesse, cette chasseresse était une humaine avant tout, belle, courageuse, étincelante et remplie de bonté.
Yukisa répondit à son sourire par un hochement de tête avant de renifler copieusement en se frottant vivement les yeux.

Infirmière : Soit tu te tiens tranquille, soit je t'attaches. Je vais pas m'amuser à jouer les couturières indéfiniment non plus. Alors, couchée!!


L'infirmière venait juste de briser ce moment magique de sa voix de tyran mais elle semblait s'être un peu plus adoucie malgré les apparences.

Infirmière : Et toi, je t'ai à peine effleurée, j'ai pas que ça à faire de t'entendre chouiner alors prends ton mal en patience.

Ou pas. Yukisa lui tendit de mauvaise grâce sa jambe blessée et observa attentivement les gestes de l'infirmière, elle se demandait sous quelle forme se manifesterait la magie de guérison. Mais à sa plus grande déception, l'infirmière ouvrit un pot de vaseline et en étala une couche sur la jambe de Yukisa.

Yukisa : Euh… vous n'utilisez pas de magie ?

L'infirmière lui jeta un regard cynique en soupirant.

Infirmière : Vous êtes vraiment stupides ma parole… non seulement vous êtes nouvelles mais en plus vous avez décidé de venir me rendre visite pour la première fois en tant que patientes. Vous êtes des genre de maso ou quoi ? Et pour te répondre, non, je ne peux pas utiliser la magie sur vous deux. Vos corps ne sont pas encore correctement habitués à l'onde magique qui baigne l'académie alors t'imagine si j'en rajoute une couche avec ma propre magie ? Tu te transformerais en chiffon ma petite. Il faudra certainement attendre encore quelques semaines voire quelques mois avant que vos corps n'accepte totalement ces flux magiques.

Yukisa faisait de son mieux pour se concentrer ses les lèvres de l'infirmière en attendant que celle-ci applique le baume d'une main plutôt brutale.

Infirmière : Donc vous vous contenterez des soins normaux, je ferais une exception seulement si vous être gravement blessées. J'ai un peu hésité avec les blessures de ta copine mais elle est bien trop faible pour que j'utilise la magie, elle serait certainement morte de fatigue. … Au sens littéral bien sûr. Rahlala, je me demande à quoi Deus pense en recrutant des petits jeunots inconscients comme vous !


Yukisa espéra qu'Abygaïl était déjà endormie pour ne pas avoir à entendre les critiques de cette satanée infirmière.
Mais d'un côté, elle avait beau être un peu bourrue et cassante sur les bords, Yukisa ne pouvait pas la détester, elle commençait même à éprouver de la sympathie pour elle, et peut être même qu'avec un peu de chance, il lui serait peut être possible d'être engagée en tant qu'assistante ? Cette pensée la remit d'aplomb et malgré la douleur qui envahissait toute sa jambe, elle se sentait beaucoup mieux.


Dernière édition par Yukisa Tsukemi le Mer 10 Avr 2013 - 22:59, édité 1 fois
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Après l'effort, le réconfort !
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