Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Ces souvenirs qu'il faut chérir

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Ces souvenirs qu'il faut chérir - Dim 3 Mar 2013 - 21:25
Spoiler:
 

*Je ferme les yeux mais pour une minute seulement…*


Fabuleux témoignage de sa stupidité. Cette phrase se répétait en boucle dans la tête d'Edwige, ou la pauvre gamine qui luttait désespérément contre le sommeil. Ses paupières frétillaient au rythme des bourrasques qui venaient lui lécher le visage, accentuant ainsi son actuelle incapacité à contrôler ses propres faits et gestes. La preuve: aucun de ses membres ne réagissaient aux ordres assénés par le peu de cervelle encore en marche qui lui restait. Elle, dans la mouise? Apparemment oui. Aller se réfugier dans les bras de Morphée revenait purement et simplement à perdre tout espoir de revoir le jour se lever. Alors quoi? Que choisir entre crever tranquillement d'hypothermie et vivre avec ceux qu'elle chérissait? Une question rhétorique à laquelle Edwige ne put répondre, pusiqu’ayant permis au Marchand de Sable d'achever son travail. Les yeux clos, la jeune fille laissa filer sa conscience et finit par tomber dans les profondeurs du néant.
La mort s'avérait particulièrement agréable tout compte fait. Le climat glacial qu'offrait un bon hiver russe avait laissé place à une température ambiante bien plus douce et agréable. Seul le support dur et froid qui retenait sa frêle silhouette brisait en mille morceaux l'état second dans lequel son esprit était (momentanément?) entré: Edwige devait certainement être couchée par terre -sur un sol en pierre de surcroît. Ou bien était-ce du marbre? Aucune idée, mais son matelas improvisé restait peu confortable. Son cerveau, encore engourdi par le sommeil, n'était pas en mesure de juger avec exactitude de quel matériau il s'agissait. Et franchement, autant dire qu'elle ne se sentait pas d'humeur à jouer aux devinettes.
La blondinette ouvrit un oeil puis deux, se releva, s’épousseta et avisa brièvement du regard les environs, pour finalement comprendre qu'elle ne se trouvait non plus dans son ex-piètre abris (aka une sorte de... Caverne légèrement étroite) mais bel et bien au beau milieu d'un temple.
What.
The.
Fuck.
Les yeux d'Edwige s'élargirent comiquement. Que diable s'était-il passé pour qu'elle puisse se retrouver propulsée loin de tout lieu familier? Remarquez, l'architecture attira tout de même son attention, et plutôt dans le bon sens du terme. Entre piliers et sculptures, une ambiance quasiment mystique se dégageait de l'endroit, et si sa situation actuelle ne l'interpellait pas autant (qui ne serait pas étonné de toute façon?), son pauvre mental se serait certainement retrouvé apaisé.

*Enfin bref. Essayons plutôt de comprendre dans quel pétrin je suis encore tomb-*

Le cours de ses pensées fut brutalement interrompu par la soudaine irruption d'une fort jolie demoiselle à la crinière de feu. Une arrivée que la jeune fille n'attendait certainement pas -le bond qu'elle venait de faire témoignait parfaitement de son intense surprise- et ni le reste d'ailleurs. L'inconnue s'inclina, lui tendit une feuille et finit par ouvrir la bouche. Peut-être que ses interrogations allaient enfin trouver leur réponse?

" Bienvenue dans la Deus Académia, viens, suis-moi. "
-La… Pardon?

Sa "question" se perdit dans un bruit assourdissant -celui de portes, et pas les plus petites, qui s'ouvraient. La scène lui rappelait quelques passages fabuleusement bien écrits qu'on retrouvait de temps à autre dans les romans fantastiques, à la différence qu'assister à un tel spectacle en direct live ne faisait bien évidemment pas le même effet.

-Wow.

"Wow" d'étonnement ou d'admiration? Les deux en même temps. Ajoutez cela à l'image du superbe parc qui venait d'apparaître dans son champ de vision et vous voilà face à une Edwige bouche bée et surtout comblée. Les belles choses ne la laissaient après tout pas totalement indifférente. C'est sur cette avalanche de "bonnes" nouvelles qu'elle se tourna timidement vers l'inconnue.

-J'aurais aimé savoir...

Trop tard. La rouquine qui venait de l'accueillir s'évapora dans une tempête de pétales de roses. Oui, c'était fabuleusement beau. Non, elle n'avait pas du tout capté ce qu'il venait de se produire. Qui était cette jeune femme? Une magicienne? Une fée? Une déesse? Ce qui lui rappela rapidement le nom de cet étrange endroit.

*Deus Academia, hm?*

Edwige fit quelques pas incertains en direction de la sortie, anxieuse mais aussi impatiente de savoir ce qui l'attendait. Il fallait se l'avouer, les événements qui venaient de se produire avaient éveillé sa curiosité et pas qu'en bien. Son côté rationnel lui assurait qu'elle se trouvait en plein rêve, certes particulièrement réaliste, et qu'il n'y avait donc aucun souci à se faire. Bref, cette auto-rassurance l'incita à sortir définitivement du temple -ce qu'elle fit en fait, en ignorant superbement la pointe d'inquiétude qui avait germé en elle. Quelque chose clochait, sonnait faux dans sa pseudo-argumentation intérieure et elle éprouva une véritable difficulté à mettre le doigt sur ce qui l'interpellait.

*Tiens, j'allais oublier...*

Si l'intervention de mademoiselle-pétales-de-roses ne l'avait pas éclairée, que le bout de papier répondrait probablement à ses espérances. Peut-être délirait-elle. Peut-être était-elle plongée au plus profond de son subconscient. Et effectivement, c'était ce qu'elle espérait: un très joli songe, charmant et reposant comme il le fallait mais qui prendrait soudainement fin. Elle se réveillerait alors dans son lit et irait rejoindre Lawrence, son "père adoptif" pour déguster un bon petit-déjeuner avant d'aller retrouver Hans. Son cher, très cher meilleur ami. Edwige déplia la feuille et laissa son esprit s'imprégner de chaque phrase, chaque mot. Elle n'aurait pas dû.

-Quoi.

Et vlan! Une vraie claque. Qu'est-ce que racontait cette fiche? Elle, apprentie-déesse? La bonne blague! Qu'on la pince, et rapidement. La blondinette ne se le répéta pas deux fois et serra la peau de son bras aussi fortement qu'elle le pouvait. Rien. Se gifla. Nada. Attrapa l'épée qui pendouillait à sa hanche et se déchiqueta sans regret le genou. Que dalle.

-Non! Non, c'est pas possible!

Elle était morte. Morte, morte, morte. Morte sans avoir pu dire "aurevoir" à Lawrence. Morte sans avoir pu se réconcilier avec Hans. Les regrets l'assaillirent sans se faire prier. Au comble du désespoir, Edwige se laissa tomber par terre. Ses jambes n'arrivaient même plus à la soutenir.

-Non...

Elle ne put empêcher l'arrivée des larmes. Des fines gouttelettes perlaient au coin de ses yeux -certaines firent même leur chemin jusqu'à la moitié de sa joue. Depuis combien de temps n'avait-elle pas pleuré? On lui avait appris à être forte malgré la situation. Ne pas se mettre à chialer pour un rien, voire ne pas chialer tout court. Elle qui avait appliqué ce principe avec rigueur ne parvenait même plus à se retenir. Où était passé son self-control?

-Merde. Je suis tellement, tellement désolée...

Ces mots, elle les dédiait aux deux hommes de sa vie. À ses parents, certainement morts et enterrés depuis un bon bout de temps. À Leena, la source indirecte de son actuel malheur. Edwige n'avait pas pu vivre pour eux et n'aurait plus l'occasion de rattraper ses erreurs. Le regret rongeait son pauvre coeur, déjà endolori par tant de sentiments: elle le sentait sur le point d'exploser ou, au contraire, prêt à tomber en loques. Le flot de pensées pas franchement optimistes qui la submergeait emporta toute sa raison et c'est sans s'en rendre compte qu'elle éclata en sanglots. Les secondes passèrent doucement, seulement bercées par ses reniflements incessants jusqu'à ce que la tristesse fit place à une rage démesurée. Edwige se redressa brutalement et essuya d'un mouvement sec ses joues trempées. On lui avait permis de vivre une nouvelle fois: dommage pour elle, l'envie de crever définitivement l'emportait. Qui était l'abruti qui avait décidé de lui infliger une telle punition?

-Bordel de merde!

... Et la voilà shootant un pauvre caillou qui avait eu le malheur de croiser son chemin. Vachement crédible, oui mais elle devait se défouler. Plus qu'une envie, c'était un besoin. Et comment se libérer de toute sa colère intérieure? En parlant avec de simples objets évidemment! Sur ce, Edwige se tourna violemment vers un autre petit morceau de pierre.

-Quoi! T'as un problème? Ouais? J'vais t'en foutre une au cul, on verra si t'as toujours envie de te marrer comme une baleine! Viens par là enflure!

D'un geste rapide, la jeune fille attrapa le petit caillou et le balança loin, très loin -ou du moins, aussi loin que son bras le lui permettait. Elle continua son petit manège pendant quelques minutes et, plus tranquille, décida de se mettre en route vers la fameuse "Académie". Nom de Deus, une vraie aventure commençait.
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Re: Ces souvenirs qu'il faut chérir - Lun 4 Mar 2013 - 11:08
Un beau rp solo, je clôture.

Edwige A. Svātantrya : 320 xps


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Ces souvenirs qu'il faut chérir
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