Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Quand le ventre crie famine....

 
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Quand le ventre crie famine.... - Dim 3 Mar 2013 - 12:21
Au vu du son retentissant et absolument pas discret qu'avait fait l'estomac du nouvel arrivant, il était clair qu'il mourrait de faim. Elle ne se souvenait plus si elle-même avait vraiment eut cette sensation en arrivant, elle était trop obnubilée ce moment par la manifestation de son pouvoir, mais lorsqu'elle avait rencontré Noah, bien que ce dernier ait perdu la mémoire, il avait également ressenti le besoin pressant de se restaurer. Sans doute la sensation de faim avait-elle un lien avec le fait de ressusciter. Peut-être bien. En tout cas, même si elle même était à la Deus depuis quelques temps déjà, le soleil approchant de son zénith leur annonçait bel et bien que l'heure du déjeuner était proche. Alors, de toute façon, autant en profiter pour aller se restaurer tranquillement. S'ils y allaient maintenant, ils auraient en plus la possibilités d'y être avant le gros des élèves et donc de pouvoir se choisir un coin tranquille pour un peu à l'écart. Vu le comportement d'Eleyon elle doutait qu'il ai envie à cet instant de partager son repas avec une vingtaines d'élèves tous plus bruyants les uns que les autres. Se tournant vers Alban, elle attendit de savoir si lui aussi comptait les accompagner.

"Je vous suis. C'est pas comme si j'avais autre chose à faire..."

Dans ce cas, ils seraient trois. Finalement, elle ne connaissait pas tant que ça le jeune homme. Certes elle l'avait déjà rencontré à la bibliothèque mais au vu des circonstances de cette rencontre, ils n'avaient pas vraiment jugés important d'échanger des banalités d'usage. Alors, ce serait aussi l'occasion de le connaitre un peu mieux. Après tout, elle l'avait peut-être jugée un peu suite à leur première rencontre alors c'était le moment de voir si oui ou non elle avait fait fausse route. D'un pas tranquille, elle retourna sur le pallier du Grand Temple et attendit que les deux garçons la rejoigne. Eleyon avait pris son sac avec lui afin d'avoir ses affaires à portée de mains, c'était une bonne chose. Avant de se mettre en marche, elle commença par lui expliquer un peu les lieux, qu'au moins il ne se retrouve pas complètement perdu une fois qu'il serait seul.

"- Ici, nous sommes devant le Grand Temple. Tu vois le bâtiment rectangulaire sur droite, il s'agit de l'infirmerie. Les dortoirs avec les chambres se trouvent derrière, au fond, tu ne pourra pas les ratés. Et droit devant nous, le bâtiment avec le toit en rond, c'est la cafétéria. C'est là que tout le monde mange. Après, si tu n'aimes pas la foule, tu peux y aller dans des temps plus calmes , ce sera à toi de voir."

Sur ces mots, elle prit la tête de leur petit groupe et prit la direction de la cafétéria. le temps étant très clément, il y avait des tables sorties en extérieur mais elle préféra les ignorer. Les gens se montraient souvent trop curieux et trainaient toujours autant de ces tables là, quand ils ne se battaient pas pour les avoir. Elle entra dans la bâtiment avant de jeter un œil aux personnes présentes. oui, le gros des élèves n'était pas arrivé, à peine une dizaines de personnes étaient présentes. Tant mieux, ils n'auraient pas à supporter le brouhaha ambiant comme cela. Elle se dirigea tranquillement vers une table de 4 places un peu à l'écart et s'installa dos au mur. Ainsi, elle gardait toujours un œil sur ce qui se passait dans les lieux. Elle laissa les garçons s'installer comme ils voulaient puis elle saisit une des cartes qui se trouvait au centre de la table et commença à la regarder. Les plats et les propositions de repas changeaient très souvent, ce qui faisait qu'il y avait toujours des choses nouvelles au menu.

Elle prit le temps de se poser tranquillement. Elle ressentait toujours cette sensation liée à la présence d'animaux à proximité, alors, elle essayait aussi de travailler là-dessus. L'impression n'était pas la même lorsqu'il ne s'agissait que d'un animal que lorsqu'elle était avec lui. Son pouvoir ne détectait que la part animale de la personne. C'était assez intriguant en fait mais elle s'y faisait. C'était aussi un bon exercice, pour s'habituer à ne plus sursauter à chaque fois qu'elle rencontrerait des êtres mi humains mi-animaux. En tout cas, il n'avait pas semblé spécialement apprécié d'être ainsi découvert, enfin qu'elle ai comprit sa véritable nature alors pour le moment, elle ne reviendrait pas sur le sujet. De toute façon, ce n'était ni le lieu ni le moment. Elle aussi commençait à avoir faim.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Dim 3 Mar 2013 - 19:30
Eleyon avait la main placé sur son ventre, le caressant machinalement en formant des ronds avec la paume de sa main : il avait faim. Son estomac le lui avait fait comprendre d'une manière très délicate : un gargouillis, audible à tous, avait retenti dans le temple brisant le silence qui s'était petit à petit installé durant le laps de temps où Eleyon regardait sa feuille.

"- Il ne doit pas être loin de l’heure de déjeuner. La cafétéria doit déjà être ouverte. Si vous voulez, je peux vous en montrer le chemin. Comme ça, vous ne vous perdrez pas." proposa Abygaïl.

Les paroles de la jeunes indiennes le tirèrent de la situation embarrassante dans laquelle ses instincts primaires l'avaient plongé. L'apprenti-Dieu poussa un soupir de soulagement avant d'acquiescer :
« Il est vrai que j'ai beaucoup de chance de me perdre dans les bâtiments comme je suis nouveau, votre aide est donc la bienvenue. » répondit-il quelque peu gêné de devoir demander de l'aide.

"Je vous suis. C'est pas comme si j'avais autre chose à faire..."
La réponse d'Alban ne se fit pas attendre, il les suivait donc à la cafétéria. Eleyon attrapa son sac et le sangla sur ses épaules, il était toujours bon d'avoir des affaires à porter de main et de toute façon il ne connaissait aucun endroit où elles seraient en sécurité. Il l'ajusta puis se dirigea vers la sortie du temple entouré de ses deux … accompagnateurs ? Sur le chemin Alban se rapprocha discrètement du semi-loup :

"N'oublie jamais ceci : c'est grâce à Deus que tu es encore là aujourd'hui, alors ne t'avise jamais de le trahir."

Alors c'était un dénommé Deus qui lui avait donné ses pouvoirs et la 'chance' de continuer sa vie. Cependant, devait-il interpréter les paroles d'Alban comme une menace ? En tout cas, il ne semblait pas lui faire confiance et c'était réciproque. Eleyon ne faisait confiance à personne encore dans cette académie même si sa méfiance envers la jeune indienne avait baissé. Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'avait même pas remarqué qu'ils étaient sorti du bâtiment.


"- Ici, nous sommes devant le Grand Temple. Tu vois le bâtiment rectangulaire sur droite, il s'agit de l'infirmerie. Les dortoirs avec les chambres se trouvent derrière, au fond, tu ne pourra pas les ratés. Et droit devant nous, le bâtiment avec le toit en rond, c'est la cafétéria. C'est là que tout le monde mange. Après, si tu n'aimes pas la foule, tu peux y aller dans des temps plus calmes , ce sera à toi de voir." informa-t-elle en se retournant pour faire face aux deux jeunes hommes.

*Il y a beaucoup de bâtiment, ça ne fait aucun doute que je me serait perdu* Le groupe reprit sa marche se dirigeant droit devant eux, vers la cafétéria. Abygaïl et Alban prirent rapidement quelques mètres d'avance sur Eleyon toujours perdu dans ses pensées, il réfléchissait toujours aux paroles d'Alban. Alors qu'il avançait le regard au sol celui-ci se rapprocha dangereusement d'Eleyon avant qu'instinctivement il ne stoppe son avancée à l'aide de ses deux mains. Qu'est-ce qu'il venait de lui arriver ? Eleyon resta quelques instants dans cette position fort désagréable, les jambes et les genoux plaqués contre le sol. Lorsqu'il redressa une douleur lancinante lui traversa le genou droit, c'était le même genou qu'il s'était cogné dans le temple. Le liquide tiède qui parcourait ses veines se répandait sur sa jambe tâchant sa chaussette. Il ne manquait plus que ça … Malgré la douleur qui lui vrillait le genou, Eleyon accéléra la marche pour rattraper ses deux compagnons espérant qu'il ne l'avait pas vu s'affaler.


Le chemin que traversèrent les trois apprentis était entouré de table où ils auraient pu manger. Le ciel n'était pas capricieux aujourd'hui, il laissait le soleil s'épanouir dans le firmament c'était une belle journée pour manger dehors. Après mûre réflexion, Eleyon se dit que beaucoup de personne devaient penser comme lui et que les tables seraient bondées rapidement. Éviter l'extérieur était en fin de compte un très bon choix, car il n'avait guère envie de manger entouré d'une foule d'apprenti.


Le groupe entra dans la cafétéria, seul dix personnes y étaient présentes. Des effluves de nourritures parvinrent aux narines des apprentis, la peur d'un nouveau signal d'alerte envoyé par son estomac grandit en lui. Il ne voulait pas revivre ce moment gênant, il préférait mourir. Cette pensée le fit sourire. Mené par la jeune indienne ils s'installèrent à une table suffisamment éloignée des apprentis entrain de manger. Elle s'installa dos au mur de façon à pouvoir observer toute la salle en un instant. Pour sa part, Eleyon s'installa sur la chaise en diagonale d'Abygaïl, de sorte que lorsqu'il regardait face à lui il ne voyait qu'un mur et rien de plus.

Il suivit l'exemple de la jeune femme et saisit un des menus situés au centre de la table avant de l'ouvrir pour regarder les différents plats proposés. On se serait presque cru dans un des meilleurs restaurants de son ancienne vie, le choix et la variété des plats étaient exceptionnels ! Il en salivait d'avance. Peu de temps après avoir pris connaissance du menu, une servante s'approcha de leur table pour prendre leur commande.
« Bonjour, vous avez choisi ce que vous prendrez pour le déjeuner ? »

Le nouvel apprenti hocha la tête, trop occupé à imaginer les plats qu'il pourrait commander pour prêter attention aux éventuels réponses de ses compagnons. L'attente ne fut pas longue et nos trois compères n'eurent guère le temps d'échanger quelques mots. Eleyon attendit que chacun fut servi pour leur souhaiter un bon déjeuner d'une voix enjouée avant d'attaquer le sien. Il engloutit son repas avec une voracité sans égale et repu il attendit sagement que les deux apprentis-Dieu finissent le leur.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Dim 10 Mar 2013 - 16:51
Une charmante servante prit les commandes de chacun. Alban avait commandé un copieux petit-déjeuner anglais, composé d'oeufs au plat, de tranches de bacon, de tomates, de potée au choux et de champignons, le tout bien sûr accompagné d'une tasse de thé. Il se dépêcha d'engloutir ce monceau de nourriture, pour ne pas faire attendre ses compagnons. Malgré sa vitesse, il mangeait le plus proprement possible. Pas question de faire mauvaise figure. Il fallait bien se tenir à la Deus Académia, sous peine de voir sa réputation chuter grandement.

Ayant fini son repas, il voulut en savoir plus sur le nouvel arrivant. Juste quelques informations, pour savoir un peu qui il était. Alban pour détendre l'atmosphère, commença :

"Tiens, les élèves arrivent. L'endroit va s'animer."

En effet, des élèves affluaient à la porte, tous plus affamés les uns que les autres. Ils prenaient place dans la grande cafétéria, discutant de choses banales. Alban en connaissait certains, mais peu face au nombre total des étudiants. En même temps, on ne peut pas connaitre tout le monde.
Il était désormais temps de poser des questions. Alban demanda à Eleyon :

"Et sinon, vous venez d'où ?"

Il espérait vraiment que son interlocuteur réponde. Il désirait en savoir plus. Peut-être pourrait-il alors en faire un allié fidèle ? Tous dépendrais des réponses qu'il allait donner. Alban commençait par une question sommaire, mais il ne comptait pas en rester là.

Mais il ne le savait pas non plus pour Abygaïl. Il lui posa donc la question :

"Et toi aussi d'où viens-tu ?"
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Dim 10 Mar 2013 - 20:02
« Il est vrai que j'ai beaucoup de chance de me perdre dans les bâtiments comme je suis nouveau, votre aide est donc la bienvenue. »


A ce niveau-là, ils étaient tous égaux en arrivant ici. Entre la différence entre leur monde d'origine et la Deus sans oublier la taille de l'Académie en elle-même, il y avait de quoi se perdre facilement. Elle lui expliqua rapidement deux ou trois points de repères avant que les trois compères se mettent tranquillement en route. Ils ne mirent pas longtemps avant de rejoindre la cafétéria où il n'y avait encore quasiment personne. Autant en profiter pour choisir leur table. Vu la réaction d'Eleyon lorsqu'elle l'avait rencontré, elle se doutait qu'il préférerait un coin un peu plus calme que le milieu de salle où ils seraient à la merci du brouhaha et des bousculades incessantes. Et puis, elle n'était pas une fana de la foule non plus alors si elle pouvait l'éviter, tant mieux.

Une fois chacun installer à table, ils prirent le temps de parcourir les menus avant qu'une serveuse ne passe prendre leur commande. Chacun choisit un plat selon ses propres gouts, la jeune fille optant, comme souvent pour sa nouvelle passion depuis son arrivée à la Deus, à savoir un milkshake aujourd'hui parfumé à la vanille ainsi qu'une assiette de volaille accompagnée de maïs. Ce genre de repas lui rappelait sa vie terrestre et cela lui faisait du bien de temps à autre. Lorsque leur commande arriva, ils se souhaitèrent bon appétit avant d'entamer leur pitance. En tout cas, les garçon semblaient affamés. Surtout Alban qui dévoré littéralement son repas. Il fut le premier à finir du coup mais aussi le premier à reprendre la parole.

"Tiens, les élèves arrivent. L'endroit va s'animer."

En effet, les apprentis-Dieux commençaient à affluer vers leur cantine, se battant comme la jeune fille s'en était doutée pour les rares places en terrasses. le bruit des conversations monta légèrement mais d'où ils se trouvaient, ils restaient relativement tranquille, les autres préférant profiter du beau temps pour tous se tasser au maximum autour de l'entrée et des rayons du soleil.

"Et sinon, vous venez d'où ?"

Se tournant ver Alban, elle remarqua tout de suite que son regard était tourné vers Eleyon. De ce fait, la question ne la concernait apparemment pas. Terminant son plat, elle prit une gorgée de sa boisson tout en observant au loin le ballet des pauvres serveurs et serveuses qui devaient batailler dur pour arriver à se frayer un chemin parmi les flots des Apprentis-Dieux massés à l'entrée de la cafétéria. Elle les plaignait un peu mais elle ne pouvait rien faire pour les aider. Elle espérait seulement qu'il n'y aurait rien de renverser car cela risquerait de leur compliquer encore davantage la tâche.

"Et toi aussi d'où viens-tu ?"

La jeune fille mit une seconde à comprendre que cette fois la question lui était bel et bien destinée. Elle termina sa gorgée en se retournant vers les deux garçons attablés à ses côtés. On lui avait déjà posé cette question. Le vrai souci, n'était pas dire d'où elle venait mais de savoir si eux comprendraient. Après tout, elle avait noté que sa manière de s'exprimer était assez différente de celle de nombres de ses camarades. Elle reposa son verre avant de répondre calmement.

"- Je viens des grandes plaines situés aux pieds des montagnes éternelles sur des terres que les Hommes Blancs avaient rebaptisés le Nouveau Monde. D'après les livres que j'ai trouvé à la bibliothèque, je serais ce que les humains appellent aujourd'hui, une indienne d’Amérique."


Cela lui faisait étrange de prononcé ses mots. Les Hommes Blancs qui avaient un jour débarqués chez elle de son vivant avaient fini après sa mort par prendre le pas sur son peuple et lui donner un nouveau nom. Elle devrait s'y faire car elle rencontrerait encore bien d'autres personnes et devrait sans doute le redire à nouveau alors autant s'y habituer dès maintenant. A présent, elle attendait la réponse d'Eleyon et espérait qu'Alban leur en dirait aussi un peu plus sur lui-même. Car ils n'avaient que se croiser jusqu'à présent et au final, il lui était presque aussi inconnu qu'Eleyon.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Dim 10 Mar 2013 - 22:58
Attendant patiemment que ses accompagnateurs finissent leur repas, Eleyon s'intéressa aux mets que chacun avaient pris. Alban avait pris des œufs sur le plat, du bâcon accompagné de légumes un plat purement anglosaxon. Eleyon n'avait jamais été en Angleterre, il avait vécu et était mort aux Etats-Unis. Quant à Abygaïl, elle préféra se contenté d'une assiette beaucoup moins chargée : un milk-shake, de la volaille et du maïs. Eleyon avait opté pour un repas beaucoup plus protéiné : de la viande, de la viande et encore de la viande. Le repas finit Alban prit la parole :

" Tiens, les élèves arrivent. L'endroit va s'animer. "

Eleyon se retourna à sa remarque. Il avait raison, petit à petit la cafétéria se remplissait d'apprenti-Dieu. Estima le nombre d'arrivants dans la cafétéria à deux cents, mais de nombreux étudiants n'avaient pas chercher l'abri de la cafétéria et avaient profité de ce ciel bleu pour manger en plein-air. *Au final, la jeune indienne a eut raison de nous faire venir ici* Pour cela, Eleyon lui en été reconnaissant. Plus la salle se remplissait, plus il se sentait oppressé développant une légère ochlophobie ou une peur de la foule.

" Et sinon, vous venez d'où ? "

La question était ouverte à tous pourtant Alban semblait le fixer du regard, la question lui était donc destinée. Il ne voulait pas trop s'étendre sur son passé et préférait l'oublier, car Deus lui avait offert une nouvelle vie alors pourquoi ressasser le passé au risque de se faire hanter par des fantômes ? Il pourrait mentir, mais il aimait encore moins cette idée. Alors qu'il réfléchissait à une manière détournée de répondre à la question comme il l'avait fait lorsque la jeune indienne avait failli percer qu'il n'était pas humain, Alban changea de cible.

" Et toi aussi d'où viens-tu ? "

Ouf, il avait un peu plus de temps pour répondre à sa question.

"- Je viens des grandes plaines situés aux pieds des montagnes éternelles sur des terres que les Hommes Blancs avaient rebaptisés le Nouveau Monde. D'après les livres que j'ai trouvé à la bibliothèque, je serais ce que les humains appellent aujourd'hui, une indienne d’Amérique. "

D'Amérique ? Alors elle venait aussi du même continent que lui, mais c'était une indienne. Une indienne ? D'après ce qu'il avait appris et lu les indiens n'existaient plus dans les contrées décrites par la jeune indienne. Mentait-elle ? Ou alors, elle n'était pas de la même époque que lui. En parcourant brièvement la salle du regard, Eleyon constata que beaucoup d'élève avait des vêtements assez étrange et … vieux ? Son hypothèse n'était donc pas fausse. Perdu dans ses pensées sur l'origine de la jeune femme, l'apprenti-Dieu ne remarqua pas que ses deux compagnons du jour avaient le regard rivé sur lui attendant une réponse. Il fallut qu'un verre tombe et se brise pour le ramener parmi les vivants. Parmi les vivants hein ? C'est assez marrant de dire ça, m'enfin.


Moi ? D'Amérique aussi, des Etats-Unis d'Amérique et plus précisément de la vallée de San Joaquin en Californie. "

Il avait bien accentué sur son pays pour voir la réaction de la jeune indienne. Si elle était étonnée ou surprise d'entendre ce nom alors elle ne venait pas de cette époque. Et de ce fait, il pouvait généralisé cette affirmation à la quasi totalité des élèves de l'académie.

Et toi, tu viens d'où ? "

Il aurait pu ajouter qu'il n'était pas poli de demander quelque chose sans la donner en premier, mais il ne voulait pas paraître insolent/hautain et il préféra donc se taire. « Le silence est d'or, la parole est d'argent » comme il aimait se le répéter.

Eleyon se retourna juste à temps pour apercevoir un élève effectué un croche-pied à une serveuse qui renversa le contenu de son plateau sur son camarade.


Oh ! Tu peux pas faire attention où tu marches ? Regardes, maintenant tu as sali le tee-shirt de mon ami. Tu comptes faire quoi pour y remédier ? "

Tout en questionnant la serveuse apeurée, il lui attrapa le poignet et gardait les yeux rivés sur un élément purement féminin du corps humain. S'attaquer à une pauvre serveuse, Eleyon trouvait ça dégueulasse. Il ferma les yeux, puis resserra sa prise sur le dossier de sa chaise faisant craquer le bois et plaça sa main droite sur la garde d'un de ses katanas. S'il continuait ainsi ils auraient affaire à lui, il avait toujours horreur des caïds comme eux et ça ne changera jamais.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Mar 12 Mar 2013 - 10:54
Une indienne d'Amérique ? Elle avait connu l'horrible invasion des colons. Un massacre sans pitié commis par d'affreux envahisseurs. Elle était sûrement morte tuée par l'un d'eux, alors Alban préféra ne pas s'étaler sur le sujet. Et le jeune Eleyon lui-aussi venait d'Amérique, mais l'Amérique moderne. De Californie même.

Alban comptait en savoir plus. Mais d'abord il voulut répondre à la question d'Eleyon, sauf que non loin d'eux un sale élève fit un croche-pied à une serveuse qui renversa le contenu de son plateau sur un de ses compagnons. Un coup-bas, vraiment. Eleyon s'apprêtait à réagir. C'était plutôt héroïque, mais il risquait de s'attirer des ennuis. Les sadiques avaient le QI d'une palourde, tout au mieux mais ils étaient néanmoins costauds alors qu'Eleyon ressemblait à un tas de cure-dents mal assemblés. Il était clair que seul, il allait se faire pulvériser. Il ne le savait pas encore, mais l'académie donnait des cours de combat.

Alban se leva à son tour et attrapant le poignet d'Eleyon, il lui souffla :

"À ta place, j'essayerais d'abord de parlementer."

C'était la meilleure solution. S'ils déclenchaient une bagarre, ça pouvait tourner en massacre général.
Alban marcha vers les deux affreux, puis s'exclama :

"Du calme, elle a juste trébuché. Vous devriez vous rasseoir, elle vous apportera un autre t-shirt..."

Mais les colosses n'aimaient visiblement pas parlé. Celui qui avait fait le croche-pied rétorqua :

"On t'a rien demandé, va voir ailleurs."

Mais Alban demeura là, sans broncher. L'abruti se leva et voulut envoyer une droite dans le nez d'Alban. Pas de chance, il s'était préparé à cette éventualité. Il esquiva le poing et attrapa le bras de son assaillant, le tirant en arrière en lui faisant un croche-pied pour le mettre au sol. Le deuxième lâcha la serveuse, mais il n'eut pas le temps de lancer un coup qu'Alban avait dégainé son petit katana, lui avait pris la main et avait enfoncé sa lame, accrochant cette main à la table. Le costaud hurla. Se faire transpercer la main n'est pas très agréable.

Et voilà, encore une bagarre et il était encore impliqué. Mais il voulait en finir rapidement. Il déclara :

"Je vous conseille d'arrêter vos simagrées, sinon je pourrais devenir réellement méchant."

Puis Alban regarda Abygaïl et Eleyon, l'air de dire que finalement un peu d'aide ne serait pas de refus.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Mar 12 Mar 2013 - 21:53
" Moi ? D’Amérique aussi, des États-Unis d'Amérique et plus précisément de la vallée de San Joaquin en Californie. "
" Et toi, tu viens d'où ? "

D’Amérique? Il venait donc du même pays qu'elle? En même temps, d'après les cartes et illustrations qu'elle en avait vu, ce pays était si grand qu'il n'était guère étonnant qu'elle croise quelqu'un venant du même endroit. Mais il avait précisé les États-Unis d'Amérique. Plus d'histoire de Nouveau Monde ou autre. Sans doute ne venait-il pas de la même époque qu'elle. Surement, car même le nom qu'il cita et qu'il sembla appuyer particulièrement à son attention ne provoqua aucune réaction chez elle. La Californie, à quoi cela correspondait-il? Aux montagnes, aux rivières, aux plaines ou à une nouvelle invention des Hommes Blancs ayant envahis la Terre de ses ancêtres? Elle n'en avait pas la moindre idée et finalement, elle n'eut pas vraiment le temps de s'appesantir sur la question. Elle aussi était intéressée par la question d'Eleyon à Alban mais il se trouva qu'un évènement incongru l'empêcha de répondre. A croire que même les éléments extérieurs se liguaient contre lui pour qu'il n'ait jamais le temps de répondre aux questions qu'on lui adressait.

" Oh ! Tu peux pas faire attention où tu marches ? Regardes, maintenant tu as sali le tee-shirt de mon ami. Tu comptes faire quoi pour y remédier ? "

La jeune fille ne put s'empêcher de pousser un léger soupir las. Pourquoi fallait-il toujours que ce genre de comportement se reproduise. la pauvre serveuse qui n'avait rien fait de mal si ce n'est tomber dans le piège des deux brutes était complètement paniquée alors qu'il était évident que les deux idiots s'amusaient à ses dépens. Comme lors de sa propre mésaventure dans la bibliothèque. Bien qu'elle sembla rester de glace, ses poings se crispèrent légèrement et elle remarqua Eleyon déjà prêt à tirer son sabre. Elle ne comptait pas l'en empêcher mais au moins le retenir un peu. Cependant, à son grand étonnement, elle fut devancer dans sa démarche par Alban.

"À ta place, j'essayerais d'abord de parlementer."

Eh bien, il semblait avoir drôlement murit depuis l'incident de la bibliothèque; Cette fois, il ne se jetait pas tête baissée dans les ennuis mais préconisait une approche plus tactique et diplomatique. Elle en était agréablement surprise car si elle n'avait pas peur de se battre, elle préfèrerait autant éviter cela autant que faire ce peut.

"Du calme, elle a juste trébuché. Vous devriez vous rasseoir, elle vous apportera un autre t-shirt..."

"On t'a rien demandé, va voir ailleurs."

Évidemment, les deux imbéciles n'étaient pas prêt à entendre si facilement raison. Cela aurait été trop beau. Dès qu'Alban s'était levé pour s'avancer vers les apprentis-dieux malmenant la pauvre serveuse, elle s'était redressée, se tenait debout accoudée à la table sans le suivre pour autant. Autant avoir un maximum de cartes en main avant de se jeter dans la mêlée. Si une bagarre générale pouvait être évitée, ce serait vraiment profitable à tout le monde.

Cependant, les deux affreux ne semblaient pas partager leur avis. Déjà, le poing de l'un d'eux s'envolait ver les visage d'Alban qu'il rata avant de s'affaler au sol lourdement suite à la contre attaque d'Alban. Et alors que le second se préparait à venir en aide à son collègue, la lame d'Alban décrivit un cercle ravissant avant de se planter avec force dans la main du pauvre type, le clouant à la table en lui arrachant un cri de douleur non feint, ça elle en était certaine.

"Je vous conseille d'arrêter vos simagrées, sinon je pourrais devenir réellement méchant."

Son regard croisa celui de son camarade et déjà, sans un bruit, elle était arrivée à sa hauteur. Elle ne se préoccupa aucunement des deux idiots qui, selon elle, avait tout à fait mérité leur sort et elle se rendit à la hauteur de la serveuse, venant l'aider à se remettre debout et la rassurant, la pauvre encore sous le choc de ce qu'il venait de se passer. Elle avait entendu le second type se relever mais ne lui avait accorder aucun importance et apparemment, ce détail l'avait vexé au plus point. Qu'une fille daigne l'ignoré l'avait blessé dans son orgueil de mâle.

"- Eh toi là. La gonzesse. Mêle-toi de tes affaires. Elle a fait une connerie, elle a qu'à assumer. C'est sa faute si...."


Il n'eut pas le temps de terminer car il venait de commettre la pire erreur possible. S'approchant pour se montrer plus dangereux et inquiétant, faisant trembler la pauvre serveuse, il venait de saisir le bras de la jeune fille. Un éclair de haine passa dans son regard avant que son corps ne réagisse par réflèxe. Elle lui envoya son poing en plein estomac, lui coupant violemment le souffle avant de saisir avec force son poignet et, avec un mouvement de rotation, de le faire passer par-dessus son épaule pour le laisser s'étaler violemment à plat dos contre le sol. Se retournant vers la serveuse, l'air très calme, elle lui conseilla gentiment d retourner en cuisine, ce qu'elle fit sans hésiter. Et revenant à l'affreux qui avait osé poser la main sur elle, elle déclara simplement.

"- La prochaine fois que tu me touches, tu pourras dire adieu ta main..."

La neutralité de sa voix et de son expression était encore plus terrifiante que si elle avait été en colère. Il n'était qu'un de ces Hommes Blancs à ses yeux, un de ceux qui pillaient, tuaient, brulaient et commettaient toutes les atrocités possibles pour parvenir à leurs fins. Et elle exécrait ces hommes-là. Mais apparemment, son avertissement ne l'avait pas refroidi. Ni lui, ni son copain à la main trouée qui s'était dégagé tant bien que mal, ni un troisième qui décida de se ranger à leurs côtés. Au moins leurs intentions étaient claires.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Mer 13 Mar 2013 - 11:50
Alors que tout l'être d'Eleyon était prêt à se lever et à combattre, Alban s'approcha de lui et attrapa son poignet, lui intimant ainsi gentiment de rester calme.


"À ta place, j'essayerais d'abord de parlementer."

*Parlementer ? Avec des gens de cette espèce ?* L'idée en elle-même l'écoeurait, ces individus ne devraient même pas être prévenu qu'ils allaient souffrir, on ne devrait leur laisser aucune chance. Comment Deus avait-il pu ressusciter des âmes comme elles ? Pourquoi devaient-elles fouler le même sol qu'eux, alors que le Tartare leur conviendrait mieux ?


"Du calme, elle a juste trébuché. Vous devriez vous rasseoir, elle vous apportera un autre t-shirt..."

Les pauvres mots d'Alban réussiraient-ils à calmer l'ardeur des deux affreux ? Eleyon savaient que c'était impossible, ils étaient beaucoup trop virulents pour être apaisé aussi facilement.

"On t'a rien demandé, va voir ailleurs."

L'auteur du croche-patte répondit du tac-o-tac, comme si les paroles n'avaient aucun sens pour lui. En répondant ainsi, il donnait hélas confirmation aux préjugés d'Eleyon. Il faut dire qu'ayant vécu aux Etats-Unis il avait vu beaucoup d'énergumènes comme lui. C'était à se demander si son pays n'était pas peuplés que d'eux. Il observa du coin d'oeil la jeune indienne prête à rejoindre la bataille à tout instant. Lui, resta campé sur sa chaise. Après tout, pourquoi irait-il aider Alban alors qu'il avait voulu le faire tout seul comme un grand ? Le combat entre Alban et son adversaire fut bien trop inégal pour être qualifié de combat. En deux, trois mouvements l'homme se retrouve la main prisonnière de la table dont le geôlier était un katana bien planté dans la chair de sa victime
.

"Je vous conseille d'arrêter vos simagrées, sinon je pourrais devenir réellement méchant."

Bien qu'ayant littéralement planté ses adversaires, Alban restait sur sa ligne principale : la diplomatie. Cependant, il avait dû prendre conscience que c'était peine perdu, car il adressa du coin de l'oeil un regard à ses deux compagnons du jour. Abygaïl fut la première à réagir, il faut dire qu'elle était celle qui avait le plus envie actuelelment de rejoindre le combat. En un instant elle se retrouva aux côtés d'Alban. Ignorant les deux 'malfaiteurs', elle se dirigea vers la serveuse et l'aida. Surpris, Eleyon observa la serveuse comme si c'était la première fois qu'il la voyait. Il s'était tellement focalisé sur les deux affreux qu'il en avait complètement oublié l'existence de la pauvre serveuse.


"- Eh toi là. La gonzesse. Mêle-toi de tes affaires. Elle a fait une connerie, elle a qu'à assumer. C'est sa faute si...."

"La gonzesse", en plus d'être des débiles mentales dont l'âge mentale tendait vers zéro pour effectuer des gestes aussi bas, c'était en plus des machos vu l'appellation qu'il donna à la jeune indienne. Tout en l'interpellant ainsi, il avait réussi à s'approcher et à saisir le bras d'Abygaïl. Eleyon n'eut quasiment pas le temps de voir ce qu'il s'était passé que le garçon passait par-dessus la jeune femme pour aller s'écraser sur le dos. Il avait dû louper une des parties les plus intéressantes de la bataille se dit-il en soupirant. A présent, elle s'avançait près de la serveuse pour lui conseiller gentiment de dégager le terrain. Ce n'était pas les termes à proprement parler qu'elle avait utilisé, mais c'éatit ainsi qu'il les avait ressenti. Recentrant son attention sur le jeune couché sur le dos, elle lui dit :

"- La prochaine fois que tu me touches, tu pourras dire adieu ta main..."

Son ton froid et empreint d'aucune expression montrait qu'elle n'hésiterait pas une seconde à mettre ses paroles en action que ce soit au sens propre qu'au sens figuré. L'image de ses doigts posés sur ses lèvres passa devant les yeux de l'apprenti-Dieu et il frissonna. *Qu'est-ce qu'il serait advenu d'eux si je ne les avais pas retiré à temps ?*

Une troisième personne s'approchait de l'espace de combat apparemment venu pour défendre et soutenir ses deux compagnons. Il aurait très bien pu les laisser se démerder avec ce trois contre deux, mais ce n'était pas le genre d'Eleyon. De plus, tout son être lui intimait d'aller combattre. Il se leva donc de sa chaise et se plaça à côté de ses deux alliés, mais légèrement plus avancé et excentré montrant de cette façon qu'il serait le prochain adversaire du grand gaillard qui venait de faire son entrée.


Eleyon n'était pas un fanatique du combat, mais il savait parfaitement se défendre. En effet, lorsque l'on vit aux Etats-Unis et que l'on ne sait pas se défendre ni par le biais d'une arme ni par le biais de notre corps on ne fait pas long feu. Il avait donc suivi pendant quelques mois des cours de ju-jitsu pour pouvoir se défendre avec aisance. A l'inverse, la plupart des énergumènes qui combattaient face à lui ne savaient pas se battre, usant juste de leur force pour gagner. Lorsqu'il se plaça en face de lui en position défensive, un sourire effleura les lèvres d'Eleyon avant de disparaître aussi éphémère que les battements d'ailes d'un papillon. Sa garde était tellement remplie de faille que cela en devenait risible.

Son adversaire s'approcha de lui et tenta un coup de pied haut en direction de sa tête. Coup tellement basique que ça en était à pleurer, il ressemblait tellement à certains énergumènes qu'il avait rencontré, ils avaient tous commencé par un coup de pied haut et avait enchaîné par un direct du droit. Eleyon bloqua le coup de son bras gauche le repliant et le plaçant sur son oreille limitant de cette façon tout dégât. Puis il se baissa en arquant les genoux alors que son adversaire tentait déjà un direct du droit. *Tellement prévisible* L'affreux cligna des yeux plusieurs fois devant la disparition soudaine de son adversaire avant de remarquer qu'il s'était tout simplement baissé. Eleyon ne lui laissa pas le temps de réfléchir, il contracta les muscles de son bras gauche et envoya un crochet du gauche directement dans le foie de son adversaire. Son poing rencontra une côte flottante sur son passage qu'il abîma légèrement, rien de bien grave, mais cela donnerait quelques difficultés à son adversaire pour respirer. Ramenant son poing droit au niveau de sa hanche, il se releva et étendit son bras en direction du ciel. L'uppercut ainsi effectué frappa le menton de l'adversaire de plein fouet.


Le coup n'était pas très puissant et son adversaire se remis de ses émotions bien assez vite. Lorsque son adversaire pris son élan pour préparer un deuxième direct du droit, un sourire se dessina sur les lèvres d'Eleyon et les jambes de son adversaires tremblèrent avec force avant qu'il ne s'écroule entraînant une chaise dans sa chute. Il tenta bien de se relever, mais ses jambes ne soutenaient plus son corps. Même si le coup n'était pas très puissant, les uppercut en bout de menton sont particulièrement efficace car le choc est directement transmis au cerveau qui se re trouve 'désorienté' durant une bonne dizaine de secondes.

Tout le réfectoire regardait maintenant le combat qui opposait Abygaïl, Alban et Eleyon à leurs adversaires. Des chuchotements se faisaient de plus en plus entendre, parcourant la salle entière. Eleyon pouvait entendre certains élèves les encouragé, apparememnt leurs adversaires n'étaient pas très apprécié du reste de l'académie. Ils se relevèrent tous les trois en s'aidant mutuellement, le regard lourd. Eleyon leur rendit leur regard, ses yeux rubis flamboyant de rage et de haine.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Mer 13 Mar 2013 - 18:24
Il se battait plutôt bien cet Eleyon. Il avait mis une sacrée raclée à un des affreux. Mais ce n'était pas fini. Ils étaient encerclés, un trois contre trois. Ça allait être bien violent tout ça. Ça risquait même de finir en combat à mort. Mais Alban n'avait pas envie de tuer ces lourdauds, comme il l'avait fait aux deux véreux à la bibliothèque. Certes, il n'était plus l'heure pour la diplomatie, mais on pouvait encore éviter un triple meurtre. Il fallait mettre KO les trois adversaires, avant qu'ils deviennent enragés.

Celui qui avait la main transpercée par le katana s'était dégagé et était positionné en face d'Alban. Vraisemblablement, il désirait déjà une revanche. Il tenait le sabre en main, mais pas très bien. Il ne devait pas être habitué aux combats à l'épée. Alban dégaina son grand katana. Le colosse fondit sur lui et essaya d'égorger Alban. Mais la lame ne fendit que l'air, car déjà Alban s'était baissé et avait mis le plat de sa lame sous la plante du pied levé de son adversaire. Là, il lui suffit de se relever pour le mettre au sol. Ensuite, il écrasa sa main avec son pied pour lui faire lâcher le petit katana et il piétina aussi son autre main, mais juste pour le paralyser. Et voilà, il en avait un en moins.

Ses compagnons étaient aux prises avec les deux autres. Alors, Alban assomma le colosse avec la poignée de son arme, en tapant assez fort pour qu'il fasse un somme d'au moins cinq minutes.
Il se retourna et s'exclama :

"Bon, on ne vous veut aucun mal, mais si vous continuez, ça va mal finir pour vous."

Les deux autres affreux n'étaient pas tout à fait calmés, mais ils commençaient à comprendre qu'ils allaient se faire massacrer s'ils continuaient ainsi.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Jeu 14 Mar 2013 - 20:49
Un troisième larron décida de se joindre aux deux apprentis dieux déjà en fâcheuses postures. Sans doute un de leur rare copains car les autres ne semblaient absolument pas motivés pour venir les rejoindre. Après tout, ces deux idiots étaient seulement en train de recevoir la correction qu'ils méritaient et rien de plus. Le regard calme et l'attitude neutre, la jeune fille observait et analysait aussi bien ses coéquipiers, ses adversaires mais aussi la salle dans laquelle ils se trouvaient. Car les lieux n'étaient pas vraiment adéquats pour le genre de combat qu'ils comptaient mener. Alors, avoir un œil sur tout pourrait leur éviter de mauvaises surprises. Son pouvoir lui signalait la présence de petits animaux assez proches pour pouvoir répondre à son appel, encore un point à son avantage. Et en observant le reste des personnes présentes, il semblait évident que ces trois débiles n'étaient pas du genre très appréciés. Entre les regards qu'on leur lançait et les commentaires qu'elle parvenait à entendre, tout le monde misait sur les trois nouveaux et souhaitaient leur victoire.

Devant le troisième type qui s'avança, ce fut Eleyon qui prit l'initiative en se plaçant clairement sur son chemin. Chacun à son tour, apparemment le petit nouveau avait lui aussi envie d'en découdre. Enfin, il était prêt à l'affronter, cela ne faisait aucun doute. Et au vu de la suite, le combat n'était pas un art qui lui était étranger. Et dire qu'ils venaient tous deux du même endroit. Maintenant, elle était certaine qu'en tout cas, ils n'avaient pas pu vivre à la même époque. Si ses coups étaient précis et fluides, plutôt intéressants pour elle qui aimait apprendre afin de gagner en connaissance, cela ne ressemblait en rien aux formes de lutte et de combat à main nue qu'elle avait pratiqué de son vivant. Cependant, cela se révélait diablement efficace contre le type lui faisant face. Surtout l'attaque qui lui avait permis de désorienté son adversaire. Celle-là, elle serait curieuse de la connaitre pour pouvoir s'en servir. On ne sait jamais et puis, les combats ont l'air d'être monnaie courante dans les environs.

De son côté, Alban faisait face au type qu'il avait littéralement empalé sur la table un peu plus tôt. Ayant retiré le katana de sa chair, ce dernier le menaçait de la lame légèrement tremblante, mal assurée. Pour avoir déjà vu Alban à l’œuvre, la jeune indienne savait que ce gars ne faisait pas le poids contre l'apprenti-dieu aussi ce contenta t'elle de suivre vaguement leur échange, notant les cris de douleur de l'idiot qui s'était cru capable de rivaliser avec Alban. Face elle, se relevait le type qu'elle avait jeter à terre sans autre de forme de procès. Visiblement très blessé dans son orgueil, il avait le visage rouge de colère et les yeux lançant des éclairs. S'il croyait l'impressionner avec ça, cependant, il risquait d'être déçu. Elle ne changea ni d'expression ni d'attitude, se contentant d'attendre de voir s'il serait assez bête pour revenir à la charge. C'était ce qu'il allait faire lorsque les paroles d'Alban brisèrent le silence ambiant.

"Bon, on ne vous veut aucun mal, mais si vous continuez, ça va mal finir pour vous."

Oui, il avait bien résumer la situation. Cependant, la jeune fille aurait bien ajouté une précision. Si les deux idiots affrontant les garçons l'oubliaient, elle ferait de même. Mais elle se ferait un plaisir d'en coller une à celui qui avait le toupet de l'insulter et pire encore, de la toucher. Mais elle n'eut pas à attendre, ce dernier se jetait sur elle dans un grand cri de rage. Plutôt de prendre le coup de plein fouet, elle fit un bond de presque deux mètres au dernier moment, le laissant venir s'étaler contre une table avant de chuter lourdement au sol. Et plutôt que de lui laisser le temps d se relever, elle lui enfonça son poing dans les creux du plexus solaire, le faisant suffoquer au point de le rendre bleu avant de lui coller un gifle monumentale qui retentit en échos dans la salle, laissant sur sa joue une marque rouge parfaitement dessinée de 5 doigts fins. Elle secoua sa main engourdie par le choc et se tourna un instant vers les garçons pour voir où ils en étaient. Son adversaire ne resterait pas éternellement sonné et d'ailleurs, elle fut surprise par la rapidité avec laquelle il reprit une contenance car le voilà qui lui saisissait la cheville et le tirait vers lui, la faisant chuter. Heureusement, elle se rattrapa et déjà, elle lui balançait son deuxième talon en pleine mâchoire, faisant retentir un bruit net de cassure. Os ou dent, elle ne saurait le dire mais elle ne doutait pas d'être bientôt mise au courant.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Jeu 14 Mar 2013 - 22:20
Les trois apprentis-Dieu avaient maintenant leur adversaire respectif en face de lui, on était passé du 1 vs 1 à tour de rôle au 3 vs 3, du combat singulier au combat de mêlée. Eleyon espérait que leur combat ne les rapprocherait pas trop, un coup de sabre d'Alban ou un coup d'Abygaïl ou de lui pouvait si vite toucher la mauvaise personne et ce serait assez fâcheux. L'affreux que combattait Alban lui avait piqué son arme et la dirigeait maintenant vers lui. Cependant, il faisait pâle figure avec les tremblements qui secouaient son corps, il ne faisait peur à personne et en l'occurence c'était plutôt lui qui semblait avoir la frousse. Mais quoi de plus normal lorsque l'on se retrouve face à plus fort que soi alors qu'on croyait être capable de vaincre et de martyriser tout le monde. Ce devait être un sacré choc psychologique pour eux trois, car il ne devait avoir jamais rencontré de résistance et ne prenait que maintenant l'étendue de leur faiblesse.

Un flash blanc passa devant ses yeux lorsqu'Alban dégaina son deuxième katana, beaucoup plus grand et dangereux que celui que son adversaire tenait. A moins que la lueur qui passa devant ses yeux n'était qu'un des reflets de la lumière sur l'arme blanche d'Alban, il n'avait aucune certitude à ce sujet, mais il savait que le garçon alalit se faire battre à plate couture. Pourquoi ? Et bien d'après ce qu'il avait vu, Alban savait manier son arme alors que lui la tenait d'une façon fort risible. La plus petite des deux lames se dirigea vers la gorge du combattant qui lui faisait face, mais elle frappa en vain. C'était une sorte de geste désespéré auquel avait assisté toute l'assemblée d'élève qui regardait le combat en grignotant leur plat. Au final, ils n'étaient qu'une simple attraction pour eux, apparemment les combats comme le leur devaient être monnaie courante. Le combat ne s'éternisa pas car Alban le mettait déjà à terre, piétinant son corps lui arrachant de délectable cris de douleur. Eleyon reporta son attention sur son propre adversaire alors que la voix d'Alban d'élevait dans le réfectoire.

"Bon, on ne vous veut aucun mal, mais si vous continuez, ça va mal finir pour vous."

On ne vous veux aucun mal, on ne vous veux aucun mal, c'était vite dit car pour sa part Eleyon aurait bien marqué encore de deux ou trois coups le corps de ces abrutis pour leur inculquer quelques valeurs morales. Enfin, s'il commençait à faire ça il se rebaisserait au même niveau qu'eux et plutôt mourir qu'en arriver là. Eleyon tourna la tête, le regard rivé sur son adversaire attendant quelques instant pour observer si les paroles de son camarade faisaient effet. Apparemment non, car l'affreux numéro trois s'avança vers lui pour jouer de nouveaux avec ses poings. Eleyon soupira, une fois ne lui avait donc pas suffit, falalit-il qu'il démette ses articulations pour que son adversaire retrouve le chemin de la raison ? En arriver à de telles extrémités était assez perturbant, surtout lorsque l'on sait que tout était parti d'un simple croche-pied. Mais si personne ne les arrêtait maintenantune bonne fois pour toute qui sait ce qu'il pourrait faire par la suite ? Tuer un élève ?

Le demi-loup esquiva le coup et attrapa le poing tendu de son adversaire. A l'aide d'un mouvement de rotation et d'un jeu de jambes basique, Eleyon se retrouva derrière son adversaire son poignet droit toujours fermement maintenu. Il ne lui restait plus qu'à le relever pour lui déboîter l'épaule ou lui fracturer un des os du bras. Et c'est ce qu'il fit, il remonta doucement le bras de son adversaire, plus il se rapprochait du cou plus la douleur devait importante pour la personne. Cependant, gardant une certaine maîtrise de soi il s'arrêta juste avant le point de rupture et se contenta d'attraper les cheveux et la tête de son adversaire à l'aide de sa main gauche. L'affreux essaya de se défaire de la prise en balançant ses jambes l'une après l'autre vers celles d'Eleyon sans succès. Alors qu'il ne tenait plus que sur une seule de ses jambes, Eleyon la balaya en ramenant lasienne vers lui. Il tomba et Eleyon l'accompagna dans sa chute pour ne pas qu'il puisse sans tirer à si bon compte.

Son adversaire n'arrêta pas de gesticuler et le pire arriva, un bruit de craquement sourd emplit la pièce emplit d'une plainte teintée d'une souffrance aiguë. Eleyon ouvrit la bouche puis la referma. Il était définitivement idiot, son intention première n'était pas de lui briser un quelconque os, mais de le maintenir fermement pour qu'il reçoive un châtiment adapté. Face à ce cri toute haine et fureur disparut du regard d'Eleyon qui se rassura intérieurement se disant que ce n'éait pas de sa faute, que c'était la faute de cet idiot qui avait gesticuler n'importe comment et avait entraîner la rupture d'une articulation ou d'un os.

Il se releva laissant son adversaire au sol, son bras cassé ou démis collé contre sa poitrine. Apparemment il n'était pas le seul à avoir marqué le corps de son adversaire de manière irréversible, car celui de la jeune indienne se tenait actuellement la bouche et le nez d'où jaillissait des véritables fontaines de sang. Il retira sa main pour cracher au sol deux morceaux de dents, laissant entrevoir le liquide carmin qui s'écoulait de ses narines. Eleyon grimaça, il n'avait pas vu le combat, mais elle n'avait pas dû y aller de main morte pour briser le nez et les dents de l'affreux numéro deux. Cette observation le rassura d'une certaine manière, car il n'y avait pas que lui dans ce cas-là. Il soupira avant de se reprendre de volée, il n'était pas bien de se complaire dans la souffrance des autres. Secouant la tête pour dissiper les pensées qui pouvaient le distraire il focalisa son attention sur son adversaire qui tentait, avec beaucoup de mal, de se relever.

Malgré les multiples blessures leurs adversaires ne comptaient pas en rester là et le combat aurait alors continué jusqu'à ce que mort s'en suive si la sécurité de l'établissement n'était pas intervenu. Trois videurs s'approchèrent et emmenèrent les auteurs de la 'victimisation' de la serveuse. Alors qu'ils partaient de force dans les bras des géants en costumes, ils criaient des insultes et des menaces à l'encontre des trois apprentis-Dieu.

"On vous retrouvera de toute façon, croyez pas que vous allez vous en tirer comme ça ! Et lâche-moi toi !"

On aurait pu croire qu'il en était fini avec cette histoire et ce combat dans la cafétéria, mais Eleyon avait peur de quelque chose. Ses craintes augmentèrent lorsque trois autres personnes aussi baraqués que les trois dernières s'avancèrent vers eux. Après tout, il était normal que les deux camps soient punis non ? En tout cas c'était ce que pensait Eleyon, cherchant dans cette punition à venir un moyen de se repentir de la blessure qu'il avait infligé. Mais venaient-ils vraiment pour ça ou pour autre chose ?

Heureusement pour eux, ils étaient venu avec un objectif pacifique : les remercier de l'aide apporter à la serveuse et ordonner à tout le monde de regagner sa rable dans le calme. Le combat était donc bel et bien terminé. Eleyon regagna sa place, satisfait d'avoir combattu pour une 'noble' cause même si la blessure de son adversaire restait gravé dans son esprit, acoompagné de ses deux camarades. Les chuchotements incessants commençaient légèrement à agacer et déstabiliser le jeune garçon.

"Ces chuchotements ne vous gênent pas vous ? Ça ne vous dirait pas que l'on bouge d'ici, histoire d'échapper aux regards des autres ?"


Dernière édition par Eleyon Fukitsu le Mar 19 Mar 2013 - 14:29, édité 1 fois
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Mar 19 Mar 2013 - 13:33
Vraiment pitoyable. Ils pensaient que leurs menaces allaient effrayer Alban, Abygaïl ou Eleyon ? Ce sont toujours les plus minables qui font le plus les malins. Enfin, ils allaient payer pour ce qu'ils avaient fait. Être un fauteur de trouble, ça ne paye jamais. Les repentis en charge remercièrent les trois élèves pour leur aide. Vu la situation, c'était la moindre des choses que de secourir la pauvre demoiselle en détresse. Alban était étonné d''ailleurs qu'aucun autre élève n'y était allé.

Le bruit des discussions incessantes avait repris dans la salle. Eleyon demanda :

"Ces chuchotements ne vous gênent pas vous ? Ça ne vous dirait pas que l'on bouge d'ici, histoire d'échapper aux regards des autres ?"

Alban était d'accord. Ce n'est pas agréable d'être dans autant de bruit. De plus, la plupart parlaient sûrement d'eux. S'ils partaient, l'affaire se ferait plus vite oubliée.Et ça aurait arrangé Alban de se faire oublié, il préfèrait la discrétion. Alban répondit donc :

"Oui, ne traînons pas ici. Je propose qu'on aille dans un endroit plus calme, comme le parc."

Il n'y avait souvent personne au parc à cette heure là, vu que presque tous les élèves étaient à la cafétéria pour manger. C'était un endroit calme, où ils pourraient discuter tranquillement.
Ablan se tourna vers la jeune Indienne et l'interrogea :

"Et toi Abygaïl, qu'en penses-tu ? Est-ce une bonne idée d'aller au parc ?"
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Jeu 21 Mar 2013 - 20:32
Au vu du bruit et de la tête que tira son adversaire, la jeune fille avait du y aller plus fort qu'elle ne l'aurait cru. Bah, elle ne ses entait pas plus coupable pour autant. Après tout, c'était lui qui avait commencé à chercher les ennuis, il n'avait là que ce qu'il méritait. Le choc de son talon contre son visage résonna assez dans sa cheville pour lui faire comprendre qu'elle lui avait sans doute cassé quelque chose. En tout cas, son objectif qui était de le faire la lâcher était parfaitement atteint. Déjà, elle se relevait en se mettant à distance respectable, de façon à ne plus pouvoir être surprise par un coup bas de sa part avant d'observer l'étendu des dégâts. Lui qui n'était pas un modèle de beauté, on pouvait dire qu'elle l'avait savamment amoché. Entre la marque de son pied sur son visage, ancré dans sa peau, les morceaux de dents qu'il cracha au sol et le sang qui ruisselait de son visage, il n'était vraiment pas joli à voir. Remarque, s'il avait un tant soit peu de cervelle, cette expérience lui serait utile à l'avenir. il y réfléchirait à deux fois avant de s'en prendre à une fille.

Apparemment, Eleyon aussi avait légèrement martyrisé son ennemi vu le cri suraiguë que ce dernier poussa avant de se maintenir le bras comme il pouvait. Comme il ne valait pas mieux que son comparse, elle ne se formalisa absolument pas de son état. Quand on cherchait les embrouilles, il fallait accepter de tomber sur plus fort que soi. Mais eux semblaient particulièrement bornés et idiots dans leurs genres. Ils en voulaient encore? Mais quel bande de crétins. Heureusement, cette fois, les trois apprentis-dieux n'eurent pas à se battre, trois videurs taillés tels des armoires à glace intervenant rapidement comme sorti de nulle part pour ceinturer les fauteurs de trouble et les faire dégager le plancher malgré leurs gesticulations et leurs hurlements de colère.

"On vous retrouvera de toute façon, croyez pas que vous allez vous en tirer comme ça ! Et lâche-moi toi !"

Cause toujours, tu m'intéresse. Son regard et son attitude traduisait parfaitement ses pensées. Mais déjà, trois nouveaux gorilles semblables aux premiers s'avancèrent dans leur direction. De nouveaux ennuis en perspectives? Heureusement, il ne s’agissait que de remerciements à leur encontre pour avoir protéger la serveuse de ces imbéciles. Franchement, pourquoi venir à trois ainsi, juste pour ça? S'ils voulaient les faire encore plus repérer, c'était gagner. Déjà qu'ils ne pouvaient plus vraiment être discrets, les regards restant même furtifs mais constamment tournés vers eux. Comme les bribes de discussion qu'elle pouvait capter. Voilà qu'ils étaient devenus malgré eux le centre de l'attention des personnes présentes. Exactement ce qu'elle avait voulu évité. Eh bien, c'était gagné.

"Ces chuchotements ne vous gênent pas vous ? Ça ne vous dirait pas que l'on bouge d'ici, histoire d'échapper aux regards des autres ?"


"Oui, ne traînons pas ici. Je propose qu'on aille dans un endroit plus calme, comme le parc."

Ah, en voilà une bonne idée. Car si elle ne laissait rien paraitre, ces murmures incessants les entourant la mettait mal à l'aise. Elle retourna vers leur table récupérer la fin de sa boisson. Et oui, après tout ça, elle avait soif et elle apprécia grandement les dernières gorgées de son milk-shake. Mais même cela ne suffit pas à lui ôter cette sensation de malaise. Elle n'aimait pas être le centre d'attention des chuchotements et autres regards en coin. Alors, elle revint rapidement vers les garçons, déjà prête à les suivre pour se diriger n'importe où mais hors de cet endroit.

"Et toi Abygaïl, qu'en penses-tu ? Est-ce une bonne idée d'aller au parc ?"

"- Franchement, que ce soit le parc, la bibliothèque ou même en cours, je crois que je m'en moque du moment que je quitte cet endroit. Je ne supporte pas d'être ainsi observée comme un animal étrange et d'être la source de tous les potins du moment."

Oui, elle n'avait pas peur de dire clairement ce qu'elle pensait. Alors, une fois sa réponse terminée, elle s'engagea entre les tables de la cafétéria afin de se frayer un chemin jusqu'à la sortie de cette dernière. Déjà, le simple fait de se retrouver à l'air libre lui fit du bien. Enfin, il n'y avait plus ce brouhaha qui les poursuivait partout, ce n'en était que plus agréable. Tranquillement, elle prit la direction du parc puisque d'après ce qu'elle avait compris, c'était là que les garçons souhaitaient aller. Mais alors qu'ils arrivaient à son entrée, elle se souvint qu'elle avait promis à Calliste d'aller la voir avant la fin de la journée. Si elle manquait à sa parole, l'infirmière risquait de très mal le prendre et elle n'avait pas envie d'avoir des mots avec elle. De ce fait, elle se tourna vers Eleyon et Alban.

"- Je suis désolée mais je vais devoir vous abandonner, j'ai promis à une amie d'aller la voir. Eleyon, ravie de vous avoir rencontrée. En espérant que vous vous adapterez bien à l'Académie. Alban, à un de ces jours peut-être. La Deus est petite après tout."

Elle s'inclina pour les saluer tous deux avant de se retourner et de prendre la direction de l'infirmerie. Elle en profiterait pour montrer son pied à Calliste car même si l'autre avait certainement bien plus mal qu'elle, le choc lui laissait une légère douleur dans la cheville. Elle se ferait sans doute enguirlandée par la démone mais bon, tant pis. Tant qu'elle n'aurait que cela, ce ne serait rien de grave.
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Re: Quand le ventre crie famine.... - Dim 24 Mar 2013 - 16:20


En quelques mots : J'ai adoré ce rp !!! si il doit y avoir une suite j'ai hâte de la lire, seul bémol, Alban fait attention au répétition ^^.

Abygaïl : 330 xps
Eleyon : 390 xps
Alban : 280 xps

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