Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\]

 
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Sam 2 Mar 2013 - 23:38
Calliste le surveillait du coin de l'œil, il faisait ce qu'il voulait, cela dit ses instincts de prédatrices restaient ouverts, on ne perd pas ses vieilles habitudes. Cela dit, ce n'est pas pour autant qu'elle remarqua qu'il la regardait, trop occupée à observer l'obscurité prendre place. Elle ne prêta attention à son levé qu'une fois qu'il fut près, trop près. Automatiquement elle eut un vif mouvement de recul, le dos bien droit, collé au mur glacé, cette différence de température lui arracha un petit hoquet, la couleur de ses yeux vacilla. Il avait pas assez prit son pied, il voulait en rajouter ? Il venait pour l'achever ? Dans ce cas là, pourvu que ce soit rapide et sans douleur ... Si seulement il pouvait la tuer, qu'elle se barre de cet enfer ... Cela dit, elle doutait qu'un dieu puisse mourir ... Puis ses instincts les plus primitifs lui ordonnaient de se battre, un animal ne se suicide pas, il se bat jusqu'à son dernier souffle, quand bien même le combat est perdu d'avance. Elle fit glisser une jambe sur le carrelage froid et s'appuya d'une main sur le rebord de la fenêtre, prête à bondir en cas de besoin. D'une voix sure elle prononça ces mots :

"N'avance pas !"

Il en avait rien à faire le bougre ! Lorsqu'il vint poser ses mains sur elle, ses doigts félins vinrent automatiquement se crisper sur ses avant bras, ses ongles prêts à s'enfoncer dans sa chaire. Elle releva les yeux pour le dévisager, son visage ne portait aucune marque d'animosité, pas plus que de raillerie. Son regard passa furtivement au rouge avant de redevenir normal, un frisson provoqué par la chaleur de ses paumes sur son corps glacé en était la cause. La mine interrogatrice, elle commença à entrouvrir la bouche pour demander quoi, mais aucun son n'eut le temps de sortir avant qu'il ne prit la parole.

C'était ... Des remerciements ? Sa bouche s'entrouvrit un peu plus, ne sachant quoi dire, c'était ... étrange ... Cela dit, il disait aussi n'importe quoi ! Elle têtue ? Jamais de la vie, ce genre de défaut était typiquement humain ...

*Bin voyooons ... T'es pitoyable quand tu ne veux pas voir la vérité*

Cette fois elle ne broncha pas et ignora la petite voix, pas un sifflement ne sorti de sa bouche, elle se contentait de le regarder fixement. Elle haussa les sourcils, se moquant bien qu'il sache pour sa détresse et se mit à murmure.

"Il me reste quoi d'autre ..."

Un petit cri s'échappa des tréfonds de sa gorge alors qu'il passa ses bras autour d'elle, elle resta figée un instant, les bras rabattus sur sa poitrine, comme pour se protéger d'un assaut. Elle ne comprenait plus rien, c'était ça des remords ? L'être humain était bien étrange quand même ... Cela dit sa chaleur la calma, annihilant les méfaits de la nuit. Elle passa presque instinctivement ses mains sous le haut de son pyjama pour profiter de la chaleur émanée par sa peau.

"Tu es chaud ..."

Oui, elle ne trouva rien de mieux à dire, il faut dire que c'était quelque chose d'inédit pour elle, pratiquer ce genre de geste aurait été puni par ses mères. Ses yeux passèrent au rouge tant c'était agréable, elle comprenait mieux pourquoi les humains avaient besoin de ce genre de chose. Elle jeta un œil sur lui lorsqu'il s'excusa, elle ne put s'empêcher de sourire, elle avait cru passer pour une faible, alors que ce n'était pas le cas, quelle idiote ... Elle se contenta de chuchoter.

"J'imagine que cela n'a plus d'importance maintenant ..."

Puis elle vint porter une main à son front, il était tiède, non il n'avait plus de fièvre, il ne délirait pas ...
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 0:11


I l n'avait pas envie de partir de là. C'était tellement agréable d'avoir quelqu'un à qui s'accrocher et pour l'instant cette personne c'était elle. Les mains de l'infirmière étaient glaciales comparé à la température du corps de Corvo. Quand elles rentrèrent en contact avec son dos, il faillit s'écarter mais il ne pouvait pas par devoir et parce qu'il adorait sentir qu'on lui donnait un minimum d'affection. Il sentait son cœur qui battait plus fort que d'habitude, cela devait être de la fièvre. Quand elle se détacha un peu de lui pour mettre sa main sur son front, il retint son visage avec un doigt sous le menton et s'adressa à elle tendrement.

- Je pourrais avoir ton prénom maintenant, ou c'est encore trop tôt?

Puis quand il se rappela la position où ils étaient, il se recula la lâchant mais en étant obliger. Il serait resté collé contre elle toute la nuit s'il le pouvait. Cependant, pour pas perdre la confiance qu'il avait et son moment d'intimité en allant s'asseoir sur le lit il lui prit la main et la ramena en même temps. C'était décidément quelque chose d'étrange, de se retrouver comme ça après une longue prise de tête. Il y avait aussi la possibilité qu'un professeur dans l'urgence ouvre la porte car il pourrait y avoir un élève blessé et qu'il les trouve dans cette position. Pleins de choses tracassaient Corvo et pourtant, il voulait rester comme ça. Il n'arrivait pas à détacher son regard du sien et la rapprocha encore un peu.

- Est-ce que quelqu'un risque de venir ? De nous surprendre dans cette chambre ?

Franchement, Corvo s'en fichait un peu. S'il devait vivre l'amour, personne ne l'en empêcherait mais il y avait toujours cette crainte. Il ne savait pas non plus combien elle tenait à son poste et si cela l'affecterait beaucoup si elle était prise en flagrant délit. Toute façon, rien était décidé. Il ne savait pas vraiment ce qu'il ressentait, une amitié folle, de l'amour, de la pitié? Tout cela restait encore à voir et il espérait du fond de son âme qu'il ne se tromperait pas. Il en profita pour regarder dehors et il s'étonna grandement, une femme a pu le garder éveillé jusqu'à maintenant. D'habitude, enfin celles qu'il a pu fréquenter, étaient ennuyantes et avec sa grande facilité à dormir Corvo finissait toujours par les offenser mais cette infirmière a réussi en quelque sorte à le tenir en haleine et cela lui plaisait, vraiment.

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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 0:55
Calliste sursauta lorsqu'il vint lui prendre le menton, ses yeux passèrent au rouge, elle baissa les yeux, trop déstabilisée. Elle perdait contenance petit à petit, cela dit, le monde pouvait bien s'écrouler sous ses pieds, elle s'en moquait bien pour être franche, sans s'en rendre compte vraiment. Il voulait connaître son prénom ? Pourquoi faire ? ça n'avait pas d'importance, elle n'était là que pour le soigner ... Elle se dit pour la mascarade que ce n'était pas forcément une mauvaise chose si cela pouvait l'empêcher de l'appeler par des sobriquets ridicules et murmura en fermant les yeux.

"Calliste ..."

Elle fini par déglutir difficilement avant de rouvrir les yeux, sa gorge était sèche et elle sentait un nœud dans son estomac. Elle le laissa s'écarter, non sans une moue de déception fort involontaire. Elle allait retirer sa main quand il vint prendre la sienne mais finalement n'en fit rien, un peu intriguée en fait, elle avait déjà vu des humains le faire, sans vraiment en saisir le sens. Elle resta plantée devant lui, la main dans la sienne.
Pour elle c'était différent, elle ne savait pas que ce genre de relation fut interdite, et quand bien même elle le su, elle ne comprenait pas la signification de tout ces gestes. Elle avait beau les avoir reproduit maintes et maintes fois, c'était de manière mécanique, dans le but de manipuler. Un geste intéressé et dénaturé.
Elle pencha un peu la tête, ne comprenant pas vraiment la question, qu'est ce que cela pouvait bien faire que quelqu'un vienne ? Elle sourit gentiment tandis qu'elle se glissait entre ses jambes pour se sentir plus près.

"Personne ne vient ici, c'est mon chez moi, c'est rien qu'à moi ... En général les gens attendent dans le cabinet ... Pourquoi tu me demande ça ?"

Calliste savait des choses, beaucoup de choses, toutefois, question sentiment, elle n'y connaissait rien, elle refoulait les siens depuis toujours alors quant à une éventuelle analyse ... C'était peu probable ... Elle savait juste qu'elle se sentait bien à cet instant précis, c'était là l'essentiel au fond.
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 12:07


C alliste... Corvo trouvait ce prénom original, enfin pour lui. Il ne savait rien du monde des démons, ni d'aucun autre monde. Il n'arrivait même pas à comprendre le monde où il avait atterri comme il l'aurait voulu. Et il comprenait encore moins la situation où ils étaient en ce moment même. Qu'étaient-ils en train de faire au juste? Les relations comme celle-là étaient interdites. Il se souvenait d'en avoir parlé avec Alice, quand il venait d'arriver à l'académie et qu'il était perdu. Il n'aurait jamais cru que quelque chose comme cela allait arriver, c'était impensable à l'époque et pourtant il est dans la situation qu'il pensait ne jamais avoir à vivre. Mais tout cela s'est rapidement échappé de sa tête et la seule chose à quoi il pensait c'était au visage de Calliste.

" Calliste, joli prénom... "

Et inconsciemment, il se leva et l'embrassa. Rien ne fut aussi bizarre que cela. Il avait l'impression d'être un spectateur mais au fond n'était-ce pas ce qu'il voulait? Il le savait au fond que c'est ce qu'il attendait mais il était trop têtu pour l'avouer. Quand il cessa d'être une sorte de spectateur, il s'écarta subitement. Toute façon, ce n'était pas un baiser comme il avait pu voir dans les films, les longs baisés où on voit qu'il n'y a aucun amour, juste de la représentation. Non, son baisé à ce qu'il a pu voir, était léger et rapide mais c'était un baisé quand même. Il se leva et s'écarta de Calliste en allant près de la fenêtre là où elle se tenait quelques minutes plus tôt.

* Qu'est-ce que je fais là... Je ne devrais pas être en train de faire ça...*

" Écoute, je crois que je vais aller dormir dans une autre chambre il se fait tard. "

Pourquoi voulait-il partir ? Car il ne voulait pas qu'elle ait de problèmes mais c'était une évidence, il commençait à ressentir autre chose et cela depuis la première fois où elle s'était montré aimable avec lui car c'est à partir de là qu'il commença à la taquiner.

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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 12:50
Calliste pouffa de rire lorsqu'il lui dit que son prénom était joli, elle ne l'avait jamais analysé de cette manière, ce patronyme était un héritage, celui de la précédente veuve décédée. C'était comme cela dans son clan, lors de la mort d'une d'entre elle, une des six restantes se portait volontaire pour porter un enfant, ce dernier recevait le prénom de la défunte. D'ailleurs elle se demandait si elle avait été remplacée, si ses mères savaient pour sa mort, sans doute, les nouvelles circulaient rapidement dans le milieu démoniaque. Elle ressentait un pincement au cœur, elle n'avait pas envie d'être remplacée, c'était sa place à elle, d'autant plus qu'elle n'était pas vraiment morte. Une idée commença à germer dans son esprit malade, il fallait qu'elle retourne sur Terre pour retrouver ses mères, qu'elle reprenne sa place, elle pourrait les aider davantage avec ses nouveaux dons, s'il fallait tuer la nouvelle, ce n'était pas un problème, de toute manière elle ne devait pas être bien forte. Elle sorti de ses rêveries, la voix douce.

"T'es bête ... C'est qu'un prénom comme un autre tu sais ..."

Elle se crispa lorsqu'il approcha ses lèvres des siennes, à la limite de la tétanie, c'était quoi ça ? Ce n'est pas tant que ce rapprochement fut désagréable, au contraire, mais il l'avait pris au dépourvu. Qui plus est, d'habitude c'est elle qui embrassait, une reproduction de ce qu'elle avait observé pour manipuler ses victimes. Dans sa tête c'était un code pour dire "Si tu veux tu peux avoir plus ...", ça fonctionnait plutôt bien pour attirer ses proies dans un endroit tranquille, la plupart du temps ils couraient dans le piège. Mais là, on l'avait embrassé, dans quel but ? Est ce que cela signifiait la même chose ou bien c'était différent ? Un truc sucré à la con, sentimental ? Si elle y réfléchissait bien, c'était peu probable, ils étaient parti du mauvais pied ... De toutes les manières il se retirait déjà, elle n'avait pas eut le temps d'apprécier quoi que ce soit tant elle se posait des questions. Elle ne parvint qu'à balbutier après s'être mordu la lèvre inférieure, ne se retournant pas, complètement stoïque, elle le laissa filer.

"Corvo ... ?"

Elle soupira un instant avant de se retourner pour l'avoir dans son champ de vision, croisa les bras comme pour se protéger, la gêne l'envahissait progressivement. Elle se racla la gorge pour éclaircir sa voix.

"C'était quoi ? Enfin, je veux dire ... Je sais ce que c'est un baiser, dans la mécanique seulement ... Que suis je censée comprendre ? La logique de vos gestes m'échappe pour être honnête ... Puis tu fais ça et tu t'enfuis à l'autre bout de la pièce ... "

Elle se sentait pitoyable de poser ces questions, mais elle ne comprenait pas, elle se sentait d'autant plus minable qu'il semblait fuir, pourquoi ? Elle n'avait rien fait de mal pour une fois, elle était calme, sans un brin d'agressivité ... à moins que les lèvres de démone aient une saveur particulière et dérangeante ? Pourtant elle s'en serait déjà aperçu ... Il voulait carrément s'en aller ... Son cœur lui perfora la poitrine en un coup ... Elle avait forcément fait quelque chose ...
Elle s'avança d'un pas hésitant, avec la peur au ventre de le faire fuir, décidément les relations humaines n'étaient pas son fort.

"Dormir ailleurs ? Il n'y a pas de chambres ici, un dortoir qui va mettre du temps à chauffer, tu vas attraper la mort ... Je suis au regret de t'informer que tu ne peux pas quitter cet endroit tant que tu n'es pas guéri ... Si ma présence t'incommode, je m'en vais, ce n'est pas un problème, garde ma chambre, c'est le mieux pour toi. Si c'est parce que tu as peur qu'on te réprimande parce que tu es avec une repentie, on ne te diras rien tu sais ..."

Elle jouait nerveusement avec une mèche de cheveux, l'enroulant autour de son doigt.
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 17:04


E lle ignorait donc vraiment tout de ce que l'amour pouvait être? Corvo n'y savait pas beaucoup de choses mais ce qu'il avait appris dans les livres lui avait toujours suffit. Comment pouvait-il imaginer qu'il devrait expliquer ce que c'était l'amour et tout ce qui était en relation avec cela? Il allait donc devoir faire le mieux qu'il pouvait.

" Le baiser est une forme de séduire, et de montrer ce qu'on ressent. Quand on donne un baiser, ce n'est pas seulement de l'amitié, c'est quelque chose de plus fort... C'est de l'amour. Sais-tu ce que c'est l'amour? Si tu sais, c'est ce que je ressens. "

Il était gêné de parler de cela, surtout avec une femme, qui l'avait séduit juste avant, et qui avait perdu la confiance en soi. La réponse d'après l'impressionna encore plus. La relation entre élève et repentis n'était pas interdite, cela veut dire qu'il n'y aurait donc pas de conséquence? C'était une perspective des plus heureuses. Mais que ressent-il réellement? Mais ce n'était pas ça qui l'inquiétait pour l'instant, il devait répondre aux questions.

" Non, reste. Je... m'inquiétais pour toi, et pour ton statut. J'avais juste peur que tu ailles des problèmes si on nous voit... comme cela. Ta compagnie ne me dérange pas, bien au contraire. Tu me plais, c'est aussi cela que je crains. "

Avouer les sentiments comme cela à une fille était inhabituel pour Corvo. Il n'avait jamais fait tout cela, enfin il en avait surtout pas eu l'occasion mais il sentait quelque chose de spécial envers elle. Il sentait qu'elle ne se moquerait pas, et peut-être qu'elle partagerais ses sentiments mais cela Corvo en doutait. Quoi que, elle ne l'avait pas repoussé jusqu'à là, c'était le contraire. Il décida donc d'aller vers elle, et de l'embrasser encore une fois. Bien qu'il rougissait il avança et cette fois avec plus d'assurance il l'embrassa.


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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 18:16
Nul doute que Corvo s'y connaissait plus qu'elle en amour, ce n'était pas difficile il faut dire. Elle n'en avait jamais parlé à qui que ce soit, même dans sa sphère intime, elle serait passée pour une faible, puis ça ne l'avait jamais intéressée jusqu'à aujourd'hui ... Son corps émanait de drôles de sensations qu'elle ne savait pas interpréter, c'était dérangeant, être prise d'une maladie sans identifier vraiment les symptômes.
Elle fronça les sourcils lors de son explication, concentrée, elle mettait de la bonne foi pour comprendre mais cela restait abstrait. C'est sans doute pour ses raisons que ses mères n'en parlait jamais, ces choses impalpables qu'étaient les sentiments étaient trop abstraites, incontrôlable, c'est sans doute pour cela qu'elles les ignoraient, mieux vaut se tenir à distance de ce que l'on ne comprend pas.
Le baiser comme forme de séduction, ça elle le savait, mais elle ne comprenait pas comment deux bouches collées pouvait signifier ce que l'on ressentait. L'amour ? Non elle ne savait pas ce que c'était, les humains en parlaient beaucoup, de manière mièvre, sucrée, c'est donc tout naturellement qu'elle ne s'y était jamais intéressée. Elle eut un petit mouvement de recul lorsqu'il lui déballa ses sentiments, elle resta un moment la bouche ronde. Il allait un peu vite en besogne, qu'une quelconque attirance puisse exister, ça elle voulait bien l'admettre, mais de l'amour ... Ils ne se connaissaient pas ... Il ne savait rien d'elle, ce qu'elle avait fait, il ignorait jusqu'à son âge ... Les humains étaient étrange quand même, ils accordaient beaucoup d'importance à cette enveloppe charnelle on dirait ... Elle voulait lui dire que lui et elle, amoureux, ça n'était pas possible, cela dit son cœur augmenta son rythme cardiaque. Et si c'était une connerie de le repousser ? Elle était là devant lui et elle avait peur de ce qu'elle allait dire, mais il le fallait ...

"De l'amour ? ... Mais on se connait à peine, t'as pas idée dans quoi tu t'embarque ... Je sais même pas si je suis capable d'aimer quelqu'un ... ça ne m'est jamais arrivé ... Et si j'en été incapable ? Ces marques d'affection, je les ai déjà utilisé sans que cela me fasse quoi que ce soit ..."

Elle se mordit la lèvre inférieure, elle regrettait déjà ce qu'elle venait de dire, parce qu'elle ne voulait pas qu'il parte mais elle ne pouvait pas lui mentir ni devoir simuler. En plus elle n'avait pas pris le temps d'écouter son corps quand il l'avait embrassé, elle était un peu perdue ... Oh et puis merde !
Elle s'avança davantage pour l'agripper par son haut en coton de même qu'elle lui donna un coup de reins pour le faire tomber assis sur le rebord de la fenêtre, ainsi il serait plus à sa hauteur. Une fois l'opération réalisée, elle se glissa entre ses jambes avant de tirer sur le col du haut en glissant un doigt à l'intérieur de sorte qu'elle attira sa bouche à la sienne. Cette fois elle prit son temps, d'abord un baiser timide, pour sentir ses lèvres, puis elle glissa sa langue pour venir caresser la sienne. C'était doux, chaud, très agréable, son corps exultait alors que son esprit semblait s'être déconnecté. Ses mains restèrent crispées sur son haut alors qu'elle éloignait son visage dans un gémissement semblable à celui du plaisir. Elle se mordit la lèvre inférieure, ses yeux étaient devenus rouges, elle restait proche à le regarder, sentant son souffle. Elle se mit à murmurer.

"Je ressens des choses mais je ne sais pas ce que c'est ... Mais je crois ... Que j'aime t'embrasser ... Je ne peux pas te dire mieux pour le moment ..."

Sa réplique la fit sourire, son statut ? Elle n'y accordait pas vraiment d'importance ! Elle était là parce qu'on l'y avait mise, ça s'arrêtait là. Elle voulait bien rester mais en quoi le fait de lui plaire lui faisait peur ? C'était étrange quand même ... Elle s'écarta de lui doucement, pour lui laisser de l'air, et puis parce qu'il semblait un peu perdu, peut être autant qu'elle finalement.

"On aura pas de problèmes si on nous voit parce qu'on à le droit ... Je veux bien rester et te veiller, ce n'est pas dérangeant, en revanche pourquoi tu crains que je te plaise ?"

Ce n'est pas que Calliste ne ressentait rien, c'est qu'elle ne savait pas, elle n'était pas douée pour ça. Elle avait de plus en plus envie de prendre ses jambes à son cou tant elle était déstabilisée, mais elle ne bougeait pas, son corps n'en avait pas envie. Cette fois ci elle ne recula pas lorsqu'il approcha, elle ne se l'avouait pas, mais au fond elle en avait envie. Elle remarqua ses joues qui s'empourpraient, c'était bien la première fois qu'elle le voyait dans cet état. Elle le laissa poser ses lèvres sur les siennes, passant ses mains félines sous son haut pour réchauffer ses mains contre son buste. C'était très plaisant, mais il était censé être malade, il fallait qu'il se repose et il n'en avait rien fait depuis qu'il était arrivé. Tandis qu'il l'embrassait, elle le poussait gentiment jusqu'au lit, elle donna un dernier coup de reins plus fort pour le faire s'asseoir.

"Tu es malade, tu dois te reposer ... Promis je reste ici, tu peux être rassuré"

Elle vint appuyer sur son buste pour l'inciter à se coucher.

"Couché vilaine bête"

Elle sourit gentiment, disant cela sur le ton de la plaisanterie.
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 20:04


C orvo n'était pas vraiment étonné. Il ne pouvait pas espérer être aimé par quelqu'un qui ne savait même pas ce que signifiait ressentir de l'amour. Cela coïncidait qu'elle aime juste l'embrasser, lui aussi il aimait l'embrasser. Ces lèvres étaient particulièrement douces, et elle avait l'air de s'y connaitre. Elle l'avait embrassé incroyablement bien, avant qu'il le fasse à son tour. Il adorait aussi quand elle mettait ses mains contre son torse. Il se demandait si il faisait pareil, qu'est-ce qu'elle dirait? Il ne préférait pas essayer. Puis elle finit par marquer un point, en lui disant qu'il devait aller au lit, et elle finit par presque l'obliger à se coucher en s'appuyant contre lui. Il céda, en se couchant mais il l'emmena à côté de lui en lui enlevant son peignoir car Corvo trouvait qu'elle n'avait pas à se cacher. Ils étaient tous les deux en état de se coucher alors pourquoi pas en profiter. C'est ce que Corvo pensait. Il l'attira doucement contre lui en la couchant et l'embrassa, tout comme avant elle l'avait fait. Il colla ses lèvres aux siennes et glissa sa langue contre la sienne et continua comme cela pendant quelques minutes en se collant à elle. Puis, il arrêta.

" Désolé, j'aime aussi t'embrasser... Et l'amour... Il y a les coups de foudre et je crois que c'est cela qui m'est arrivé. Mais tu as raison... Il faut que je me repose mais resteras-tu à mes côtés cette nuit? "

Il la regardait couché à côté d'elle en regardant tout son corps avec une main soutenant sa tête avec son bras. Il la trouvait irrémédiablement irrésistible. On pouvait voir très légèrement à travers sa nuisette son corps exquis avec ses belles courbes. En la regardant, il savait qu'il pouvait avoir un air bizarre mais comment ne pas la regarder? Elle était magnifique. Il commençait aussi à avoir des désirs, autre que l'embrasser. Mais cela, il faisait attention à les refouler. Il était malade, et il ne voulait rien faire, comme elle l'a dit ils venaient de se connaitre ils ne pouvaient rien faire ensemble. Il hésita à l'embrasser encore une fois, Corvo la trouvait très mignonne et il ne devait pas être le seul à le penser.
Et à ce moment-là, la question essentielle vint au-dessus.


" As-tu un petit-ami? Même si tu ne connais pas l'amour... Es-tu avec quelqu'un? "


Il savait qu'il n'y aurait surement rien entre eux, mais pour le oui ou pour le non il préférait vérifier. Il remarqua aussi que son cœur battait plus fort que d'habitude et qu'il était drôlement excité, même si essayait de refouler les pensées parasites.


* J'arrive donc pas à imposer à mon corps ce que je veux? *

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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 20:47
La voilà qui était prise à son propre piège, entraînée sur ce lit alors qu'elle voulait qu'il prenne ses médicaments du soir ... Bon c'est vrai qu'elle n'avait pas envie de quitter la pièce mais elle devait penser à faire son travail quand même ! Un frisson la neutralisa presque lorsqu'il retira son peignoir, ça lui rappelait trop les moments qui succédaient à l'effeuillement, bestiaux, brutaux. Elle secoua la tête pour chasser ces idées malsaines, il l'avait fait doucement, sans la brusquer, rien à voir avec ce qu'il avait pu se passer avant. Son baiser mis un terme aux inquiétudes qui la submergeaient. C'était étrange le pouvoir de ces baisers, ils lui faisaient tout oublier, elle qui n'avait pas l'habitude de décrocher, la chaleur qui émanait de son corps lui faisait presque perdre la tête, elle se colla aussi contre lui.
Elle fit la moue lorsqu'il lâcha ses lèvres, c'était tellement bien, pourquoi il arrêté, cela dit elle fut vite estompée par un petit sourire. Il était désolé d'aimer l'embrasser, c'était pour le moins original. Il avait des remarques amusantes, mais il semblait s'inquiéter, cela la rendait un peu triste.

"Coup de foudre ? ... Cela ne me dérange pas tu sais ... C'est juste que je ne connais pas ... Comprends bien que je ne te rejette pas, c'est juste que je découvre ces choses, c'est perturbant ... Tu veux dire ... Dormir dans le lit avec toi ?"

Elle n'avait jamais dormi avec personne, elle n'en voyait pas l'utilité d'habitude, puis elle n'était pas certaine de ce qu'il voulait dire. Toujours est il qu'elle était prête à le veiller sur une chaise à côté, ou dans le lit, même si elle avait un peu peur. Elle se demanda d'ailleurs si cela avait une signification particulière. Elle fronça les sourcils lorsqu'il lui posa la fameuse question, elle ne s'y attendait pas du tout il faut dire, mais bon, cela avait le mérite de la faire rire de bon cœur.

"Corvo ... J'ai jamais eut personne ... Je te l'ai dit, je ne connais pas ces choses ... Ni petit ami, ni compagnon, ni mari, ni riiiien du tout ... Mais si tu veux me montrer, que t'as pas peur ... Moi je veux bien ... T'es le premier à faire ce genre de trucs ... Avec ma bénédiction ..."

Bon elle l'avait dit, après tout, il ne fallait pas mourir idiot, elle avait peut être à apprendre, même sans cela, elle comprendrait peut être le pourquoi du comment. Elle le regardait la bouffer des yeux, elle n'était pas sure de comprendre, tantôt il était plein d'assurance, tantôt il semblait gêné. C'était perturbant, quoi qu'un tantinet mignon. Elle se serra tout contre lui et vint l'embrasser langoureusement, attrapant sa main pour la guider sur son corps, commençant par les cuisses et s'arrêtant sur ses hanches. Elle redressa un peu la tête.

"Je vais pas te manger tu sais ..."
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Dim 3 Mar 2013 - 23:49


C orvo avait beau être content de ce qu'elle venait de dire il allait décliner cette offre. Il l'aimait, c'est sûr maintenant mais elle ne connaissait pas l'amour. Comment vouloir être le petit-ami de quelqu'un qui ne connaissait pas l'amour ? Comment saurait-elle si elle l'aimait ? Il ne voulait pas vivre quelque chose comme ça, il avait beau être le premier s'il devait vivre cela, c'était cruel de vivre une relation avec de l'amour à sens unique. Mais, il ne voulait pas non plus la blesser, ni la vexer. Il se sentait presque obligé même si cela n'en serait pas vraiment une. Puis c'est à ce moment qu'elle décida de faire promener sa main sur son corps. Il adorait être en contacte avec elle, avec son corps. Sa peau était douce et clair, il profita de ce moment même si elle mit sa main sur sa hanche. Sa remarque fit sourire Corvo, malgré le "combat" dans sa tête qui faisait rage pour le choix qui allait décider de ce qu'ils allaient faire. Ayant sa main sur ses hanches, il se colla contre elle malgré l'excitation qui se faisait ressentir et l'embrassa langoureusement en profitant de la chaleur et du talent qu'elle avait pour embrasser. Il pourrait rester comme ça longtemps, s'ils n'avaient pas à respirer. L'embrasser était devenu quelque chose d'irrésistible. Il ramena ses mains un peu plus bas, au niveau des fesses pour les laisser là puis il décolla sa bouche de la sienne pour respirer et en profiter pour répondre.

- Je ne sais pas ce que je vais faire avec toi, car je veux que tu découvres ce que c'est l'amour avant qu'il y est quelque chose... Je ne veux pas que... tu découvres que tu m'aimes pas et que mon amour était donc à sens unique.

Puis soudain, il se rendit compte que tout ce qu'ils avaient fait et qu'ils faisaient était mal. C'était comme s'il jouait avec elle, ils étaient dans un lit ensemble en train de s'embrasser, de faire des choses qu'un couple ferait alors qu'ils n'étaient pas ensemble comme pour ses 18 ans. En plus de cela ils se connaissaient depuis seulement quelques heures. Était-ce cela l'amour? Alors c'était bien rapide. Mais ce n'était quand même pas correcte sauf que maintenant il ne pouvait plus s'arrêter, Corvo était... accro? Non, c'était bien trop fort. Corvo était plutôt très attaché à elle, et il sentait que ses doutes allaient bien être dissipés assez vite.

- Cependant, je pense être prêt à prendre le risque. Je te ferais découvrir l'amour du mieux que je pourrais, et ses meilleurs facettes.


Et pour terminer cette tirade digne d'une pièce de théâtre de haute-qualité, Corvo l'embrassa.


* Je l'aime...*

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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Lun 4 Mar 2013 - 0:30
Calliste l'observa, visiblement il tiquait pour répondre à sa question, ce n'était pas vexant en soit, c'était une démone, elle n'était même pas sure de vouloir, elle agissait sans réfléchir depuis tout à l'heure. Puis elle n'était pas déçue dans le sens où elle lui avait clairement dit les choses, s'il n'acceptait pas, c'était compréhensible. Il lui fallait quelqu'un avec de la patience et qui sache ne pas la brusquer, s'il ne pouvait pas lui accorder cela, c'était voué à l'échec de toutes les manières.
Elle le laissa se coller à elle, profitant de ses baisers, ça lui faisait tellement de bien, c'était ... étrange ... Elle sentait sa vigueur masculine, autant tout à l'heure elle avait trouvé ça malsain, autant là, elle trouvait cela excitant. Des picotements commencèrent à émerger de son bas ventre, elle y jeta un œil, comme se demandant si c'était bien son corps qui réagissait de la sorte. D'habitude, c'est la douleur des autres qui lui faisait cet effet, pas un quelconque contact physique avec quelqu'un. Ses joues s'empourprèrent quand il vint poser ses mains puissantes sur son postérieur, c'était très agréable il fallait le reconnaître et son bas ventre se contracta comme pour appuyer ses dires.
Elle le regarda un peu étonnée lorsqu'il s'arrêta, c'était si bon, cela dit, elle l'écouta attentivement. C'est donc cela qui le dérangeait, il voulait qu'elle connaisse l'amour avant de tenter l'aventure. Mais comment cela était il possible de découvrir ce genre de chose seule ? Elle vint prendre sa main pour la placer au niveau de son cœur pulsant de toutes ses forces.

"Tu sens ça ? Corvo ... Je n'ai pas dit que je ne ressentais rien, je sens des choses, des choses bizarres, mais je ne sais pas les interpréter ... Est ce que tu comprends ? Tu ne peux pas me demander de mettre des mots sur des phénomènes que je ne connais pas ... Et puis ... Comment veux tu que je découvre ces choses seules ?"

Elle ne voulait pas le forcer à quoi que ce soit, seulement qu'il comprenne que son ignorance ne voulait pas dire que son corps restait de glace. Bon son esprit s'était quelque peu fait la malle le bougre. Elle n'osa pas bouger, le laissant réfléchir ou s'en aller si l'envie lui en prenait, elle ne le retiendrait pas cette fois, elle avait déjà été plus que permissive et tolérante avec lui.
Elle écarquilla les yeux à sa dernière remarque, elle avait bien entendu, il voulait bien ? Elle ne savait pas trop quoi répondre, elle balbutia.

"O... Ok ... Mais ... J... Je veux pas que tu dise p... petit ami, je préfère c... Compagnon ?"

Elle lui demandait un peu son accord en introduisant l'interrogation, il fallait qu'il le veuille. Elle essaya de reprendre contenance et alla pour se redresser.

"Il faut que j'aille chercher tes médicaments tant que j'ai la volonté de me lever"
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Lun 4 Mar 2013 - 10:32

E lle savait expliquer les choses correctement au contraire de lui qui était toujours hésitant. Il avait adoré sentir son cœur contre sa paume. C'était une sorte d'intimité, quelque chose qu'elle ne faisait pas à tout le monde. Du moins c'est l'impression qu'elle lui donnait. Et, elle ne semblait pas non plus très à l'aise à l'idée du petit-ami mais qu'il en soit ainsi si elle voulait que Corvo dise plutôt compagnon ce n'était pas grave tant qu'il pourrait lui faire découvrir l'amour, et pouvoir lui donner les mots pour décrire ce sentiment inconnu pour elle. Il comptait aussi lui faire découvrir pleins d'autres choses, qu'elle savait déjà ou peut-être pas. Ce n'est pas sans regret qu'il fut obligé d'être d'accord avec elle pour ce qu'elle devait faire. Avec tout cela, il oublia les médicaments, il en oublia même la maladie. Il se sentait en pleine forme, excité et euphorique.

" D'accord, vas chercher les médicaments... Avant que je veuilles te garder avec moi aussi... "

Il savait que c'était des remarques coquines, mais s'il en était déjà arrivé à là, pourquoi ne pas aller plus loin et affirmer leur relation par l'acte. Oui, ce n'était pas une mauvaise idée, enfin pour Corvo. De plus, Calliste ne semblait pas réticente à l'idée de le faire c'était presque elle qui incitait à le faire. Il en était pas mécontent du tout. Il se mit donc à l'aise, contre le fond du lit en mettant ses bras derrière sa tête pour le soutenir. Il sentait que cette nuit serait une nuit de folie. Pendant cette absence, il put réfléchir à l'avenir, avec elle. Peut-être que cette vie serait plus supportable désormais avec elle. Il avait l'impression qu'elle pourrait le rendre heureux. Et comme ici c'est éternel... ils pourraient vivre l'amour éternellement, et vivre de folles histoires éternellement. C'était une belle perspective, mais elle n'ôtait pas la sensation de malaise à ne pas pouvoir être dans la nature et être obligé de vivre entre des portails.

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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Lun 4 Mar 2013 - 11:39
Calliste opina avant de s'éloigner, songeuse, elle se rendit à la réserve afin de prendre les mêmes trois pilules que précédemment ... Elle regarda une boîte de somnifère avec envie, elle ne pensait pas qu'il allait dormir, il fallait peut être mieux l'y forcer ... Qu'à cela ne tienne, elle prit un cachet, il ne s'en rendait pas compte mais il n'était en état de rien et qu'il devait dormir.
Elle revint dans la chambre et glissa les quatre pilules dans le creu de sa main avant de lui ramener un verre d'eau. Il était pas vraiment en position pour dormir, ce n'était pas difficile de deviner ce qu'il avait en tête. Elle le força à pivoter pour le faire rentrer sous les draps puis se racla la gorge.
"On tente c'est d'accord mais j'ai un travail à faire, et tu ne dois pas interférer avec. Je reviens dans quelques minutes rassure toi, je vais aller remplir ton mot d'absence, le porter à la personne concernée et je te rapporterais à manger"
Elle passa gentiment sa main dans ses cheveux avant de partir. Elle n'était pas à l'aise, ça lui faisait bizarre et elle ne voulait pas que sa vie change du tout au tout, c'était trop terrifiant, et elle ne voulait pas non plus se perdre. Elle avait déjà du mal à savoir qui elle était, pas besoin d'en rajouter ... Cela dit elle n'avait pas envie de s'éloigner trop longtemps, en contradiction avec son besoin d'être seule.
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Mar 5 Mar 2013 - 12:17


Q uand Calliste revint avec les médicaments, Corvo se remit droit et il accueillit les médicaments sur sa main. Il prit le verre d'eau qu'elle lui ramena et vérifia les médicaments. Il y en avait quatre, un de plus qu'au début d'après-midi quand elle lui donna les médicaments pour qu'il aille mieux. Enfin, il se souciait peu. Il avait désormais confiance et après tout c'était Calliste l'infirmière pas lui. Il mit tous les médicaments dans sa bouche et bu quelques gorgées d'eau. Il pouvait maintenant passer à l'action. Il se leva et alla vers Calliste pour l'embrasser langoureusement en mettant les mains sur ses fesses et l'attirer vers lui. Il resta comme ça, quelques minutes puis l'attira vers le lit. Elle avait dit qu'elle devait travailler, mais lui, il avait autre chose en tête. Il la coucha toujours en l'embrassant et remarqua que ses paupières s'alourdissaient, comme son corps en général. Il continua néanmoins de l'embrasser jusqu'à qu'il bascula sur le côté et commença à fermer les yeux. Avant de s'éteindre, il regarda Calliste qui était à côté de lui puis il sombra.
Il se mit à rêver de la nature, des animaux, des montagnes. Il se plaisait dans ce rêve. Il était baigné par la chaleur du soleil, écoutait les bruits produit par la nature, tout lui était familier mais en même temps si lointain. Un sentiment de malaise vint s'installer, il vit que tout disparaissait pour faire place à la ville, que tout disparaissait pour l'école où il était. C'était le chaos. C'est cela qui l'a réveillé, encore heureux il ne voulait pas continuer à voir cela. Quand il ouvrit les yeux, il était complètement rétablit, avec un creux dans le ventre qui gargouillait, la cheville qui lui faisait mal et un rhume. C'est vrai, Corvo se rappela qu'il n'avait pas mangé hier et qu'on l'avait fait endormir. Il aurait dû plus se méfier, mais il avait confiance. Toute façon, il ne lui en voulait pas car si elle n'avait pas fait cela il aurait pas non plus dormit avec ce qui se présentait à lui. Il regarda autour de lui et vit que c'était le matin à cause du soleil qui était à peine levé. Il remarqua aussi que Calliste était restée à côté de lui, elle avait tenu la promesse. Elle avait l'air heureuse et elle était encore plus mignonne. Il ne voulait pas la déranger mais néanmoins il décida donc de la réveiller, il se doutait bien qu'elle devrait bientôt aller travailler. Il commença à lui faire des bisous dans le cou et chuchota des mots aux oreilles de Calliste.

" Réveilles-toi, c'est l'heure... "

Il continua comme ça, en lui caressant la cuisse, passant légèrement le bout de ses doigts pour créer des petits frissons. Il se demandait de quoi elle rêvait, si elle faisait des rêves. Il devrait lui demander cela, pour ne pas avoir l'air d'en vouloir qu'à son corps bien qu'il l'est repoussé la journée précédente à ses tentatives de séduction. Mais maintenant, ils étaient ensemble les deux. Il n'y avait plus de tentative de séduction, enfin pas pour obtenir un respect quelconque. S'il devait la respecter et c'est ce qu'il faisait, cela serait par ses actes et non par ses capacités de séductrices et sexuels.

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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] - Mar 5 Mar 2013 - 19:23
Calliste n'était pas fière de l'avoir dupé de la sorte, mais elle n'avait pas eut le choix, il n'avait vraiment pas envie de dormir, son attitude la conforta dans cette idée. Elle eut un petit pincement au coeur lorsqu'il avala les quatre cachets, des remords oui. Elle ne voulait pas perdre sa confiance, mais il fallait qu'il se repose et elle n'était pas sure de pouvoir le repousser s'il lui faisait des avances. C'était pour se protéger qu'elle avait pris cette décision, et puis pour le forcer à guérir. En tout cas cette pensée l'aidait à accepter sa tromperie, c'était toujours ça de gagné.

Elle eut un peu peur lorsqu'il se releva, ayant peur que le somnifère agisse trop vite, mais elle s'aperçu qu'il n'en était rien. Il marchait droit le bougre ! Elle le laissa l'embrasser non sans se sentir coupable, cela dit elle profita de son étreinte pour passer ses mains sous son haut pour profiter de sa chaleur. Elle le laissa la coucher sur le lit, en se disant qu'elle avait bien fait pour le somnifère, à en juger par un certain gonflement, elle ne s'était pas trompée sur ses intentions. Elle l'aida à la basculer, se rendant compte que le médicament faisait effet, il fallait admettre que c'était un soulagement pour elle, elle avait du travail, puis elle redoutait d'aller plus loin. La séduction était une chose, le passage à l'acte une tout autre.

Elle attendit qu'il soit complètement assoupi pour se relever afin de revêtir son manteau fétiche et ses cuissardes. Elle prit les mots d'absences sur son bureau après avoir rempli le dossier de Corvo et l'avoir rangé dans son armoire. Elle s'arma d'un thermos et retint son souffle lorsqu'elle sorti de l'infirmerie, le froid de la nuit était pénétrant. C'est avec hâte qu'elle déposa les justificatifs dans la boîte prévue à cet effet, se demandant qui pouvait bien s'en occuper par la suite. Elle se dirigea ensuite vers la cafétéria, il n'y avait pas grand monde à cette heure tardive, ce fût un soulagement pour elle, c'était une créature de l'ombre, la foule l'indisposait au plus haut point. Elle avait pris son courage à deux mains pour venir, aussi, elle se dépêcha de remplir le thermos de soupe et revint à l'infirmerie. Elle enleva ses effets, Corvo dormait toujours, elle mis le thermos dans le réfrigérateur. Elle remit la couverture sur Corvo pour qu'il n'attrape pas froid et vint se glisser près de lui, elle ne pouvait pas vraiment se blottir contre lui mais sa présence lui suffisait. Elle se caressa le nombril à travers sa chemise de nuit, en faisant le tour, songeuse, c'était la première fois qu'elle dormait avec quelqu'un mais avec ses cauchemars intempestifs, elle avait peur que cela ne soit pas une bonne idée. Elle resta comme cela un long moment avant de sombrer, elle dormit du sommeil du juste, ni rêve, ni cauchemars.

Elle émergea à plat ventre, la peur vint la saisir, elle sentait un souffle chaud dans sa nuque, les brumes du sommeil empêchaient sa lucidité de refaire surface. Elle cru que c'était une agression, aussi elle vint se ruer sur l'agresseur, venant le prendre à la gorge d'une main, le poing en l'air de l'autre, ses yeux étaient rouges.

"Bas les pattes sale fils de pute !"

Elle écarquilla les yeux, c'était l'homme d'hier, elle regarda autour d'elle et se pinça comme pour être sure de ne pas encore rêver. Ses yeux redevenaient bleu alors qu'elle se remémorait les évènements de la veille. Quand elle compris que tout cela était réel, elle se mit à rougir fortement, ses yeux reprirent la couleur du sang tant elle était gênée. Elle souffla, baissant les épaules et arrêtant son emprise sur lui.

"D... Désolée ... Les habitudes ... Puis je t'ai dit qu'il me fallait du temps ..."
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Re: Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\] -
Le malade méfiant et la folle à lier.[/+18\]
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