Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia]

Aller à la page : 1, 2  Suivant
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Lun 25 Fév 2013 - 16:08
Jhoken ! Cette silhouette ! Ce ne pouvait être que lui préparant un quelconque sale coup ou fuyant après avoir agressé un autre apprenti-dieu. Il ne pouvait pas le laisser partir si facilement. Il courut fendant la foule, traversant les allées ouvrant porte sur porte jusqu'à se rendre compte qu'il avait complètement perdu la trace de sa cible depuis plus de deux minutes... Il examina l'endroit où il se trouvait : autour de lui, de gigantesques et puissantes machines fonctionnaient à plein régime, créant de l'électricité pour toute l'académie, du réseau wi-fi et sans aucun doute beaucoup d'autres choses, mais comment savoir quoi... ? Ce n'était pas très important au fond. Jhoken n'était pas stupide, il avait sans doute remarqué que Lord Vlad avait essayé de le suivre, il devait être sur ses gardes, il était peut-être déjà prêt à contre-attaquer. Il pouvait être n'importe où autour de lui, caché, préparant un assaut fatal.

Heureusement que Vlad était en chemin pour le gymnase pour s'entraîner à utiliser ses armes, surtout son épée, avec laquelle il se mettait plus en danger que ses adversaires, contrairement aux couteaux avec lesquels il arrivait même à faire des petites pirouettes et de la jonglerie de bas niveau. D'autre part, cela lui permettait de tirer sans utiliser ses précieuses munitions et de ne pas utiliser son propre pistolet qui pouvait toujours s'enrayer, ce qui serait des plus gênant. D'autant plus que c'est ce qui marchait le mieux contre son très puissant ennemi, le fou noir, comme il l'avait surnommé.

Il dégaina son épée, la portant devant lui, près à donner un coup dans n'importe quelle direction, il avançait ainsi, par petits pas, regardant dans toutes les directions en ne tournant que la tête. Il s'arrêtait parfois pour inspecter du regard un mécanisme ou un coin sombre. Tout cela lui rappela très logiquement sa traque avec le lutin de la tombola et il se rendit compte que si Jhoken se cachait dans la salle des machines, il ne le trouverait que si ce dernier voulait être trouvé. C'était vain... Il ne lui restait qu'à sortir, puisqu'il n'avait pas besoin d'un moyen de distraire le monstre à l'entrée qui n'était pas là, s'il avait pu entrer aussi facilement. Ne lui restait qu'à trouver la dite sortie.

Il marcha jusqu'au croisement suivant, où, par prudence, il resta debout en tendant l'oreille, à l'affût de n'importe quel autre bruit que celui des pistons et des explosions du carburant, à moins que ce soit le choc, de quelque chose frappant contre le sol pour broyer ou autre chose... Un vacarme assourdissant qui ne stoppait jamais, dans cet endroit éclairé par des lumières artificielles, présentes à peu près partout, à moins peut-être dans le couloir de droite où les ampoules semblaient avoir toutes grillé, voir exploser pour la plus proche. Couloir où se profilait une silhouette qui lentement, avançait. Vlad se cacha dans l'angle mort causé par le mur à la gauche de la personne qui arrivait, tenant son épée d'une main de manière à pouvoir frapper rapidement, mais pas efficacement si l'autre était un danger potentiel.

Alors que les pas se faisaient assez proches pour qu'il les distingue du tintamarre environnant, il se rendit invisible prêt à tout quant à la personne qui apparaissait dans son champ de vision.


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Lun 25 Fév 2013 - 18:46
Bon. Quelle direction valait-elle le coup d'être prise ? Non pas qu'Anaelia se soit perdue une fois de plus mais... Oui, bon, elle s'était de nouveau perdue.

En même temps, le couloir dans lequel elle avançait était entièrement noir, sans aucune lumières pour éclairer son chemin. A croire que c'était l'établissement lui-même qui voulait la perdre et si c'était effectivement le cas, il réussissait plutôt bien son coup. D'autant plus qu'elle ne pouvait pas s'asseoir tranquillement pour lire le bouquin qu'elle avait étant donné l'absence totale de clarté. A ce rythme là, elle ne pourrait pas avoir pris connaissance de l'ensemble des ouvrages la bibliothèque avant des millénaires, voire plus. Bien qu'elle ai l'éternité devant elle, sa patience ne tiendrait pas aussi longtemps. Elle marchait donc avec cette lourde pensée au coeur, écoutant ses pas résonner. Ce couloir était bien long, si long qu'elle ne se rappelait ni d'où il venait ni pourquoi elle l'avait emprunté.

Elle stoppa sa marche pour réfléchir. Depuis combien de temps errait-elle dans ce corridor ? Ne valait-il mieux pas qu'elle fasse demi-tour ?

Si elle avait eu le temps d'oublier, cela voulait dire deux chose: elle était là par pure curiosité et elle avait passé une éternité cloîtrée ainsi dans l'obscurité. Si elle voulait faire demi tour, il fallait d’abord qu'elle souvienne quelle genre de curiosité l'avait poussé à s'aventurer en "terre inconnue". Si elle avait eu, au début, un but ou une idée derrière la tête, il était hors de question qu'elle l'abandonne en chemin. Par contre, elle ne pouvait pas réfléchir dans le noir. Ou du moins, elle n'en avait aucune envie.

Elle se remit donc en marche, son livre sous le bras toujours fermé et marqué à la première page. Elle recommençait à désespérer de retrouver un jour la lumière lorsqu'elle entendit un fracas sourd et répété. Maintenant elle se souvenait: elle avait entendu parlé des engrenages et de la machinerie de l'école dans les couloir et voulait absolument les voir de ses propres yeux et les comparer aux études de son maître. Il ne lui restait donc plus qu'à suivre le bruit. Elle le fit pendant environs dix mètre puis elle vit de la lumière. Elle accouru vers la chaleur que représentait la présence de lampes en état de marche comme un papillon de nuit. Arrivée au bout du tunnel ténébreux, elle inspira longuement.

- AAAAAAAAAAAAAAAH ! Put*** j'ai cru que ce couloir de mer** n'en finirait jamais ! Bon, voyons voir ces fameux mécanismes.

Elle semblait excitée comme un petit enfant. Elle se mit à grimper aux échelles (encore une fois, elle avait eu le nez creux de mettre l'uniforme masculin.) et se posa pour s'étirer sur une des passerelle. Elle était arrivée à bon port, tout allait bien.
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Sam 2 Mar 2013 - 22:59
La personne qui apparut dans son champs de vision l'intrigua au plus haut point : une fille portant l'uniforme normalement réservé aux garçons. Elle inspirait fort, gonflant ses poumons, manquant de faire sauter les boutons inadaptés au niveau de sa poitrine de femme bien développée. Dans l'ombre, hors de sa vue, il se permit de désactiver son pouvoir, ce n'était pas du luxe de l'économiser.

Elle n'était pas laide, avec ses longs cheveux bruns qui descendaient en cascade sur son dos coupé en deux par la ligne de l'uniforme, son corps fin mais musclé, ses mains parfaites, mais à la peau pleine de cicatrices, on pouvait voir qu'elle sortait d'une vie difficile. Sans pour autant être repentie, trop jeune et possédant un uniforme qu'un repenti ne peut se procurer qu'en volant un élève. Elle n'avait ni l'attirail, ni l'allure, ni la silhouette d'un mécanicien, mais semblait très intéressée par les machines environnantes. Était-ce encore une personne venue d'un lointain passé, ou juste une mordue de mécanique, ou les deux ?

Mais le danger était omniprésent, actuellement, dans cette immense salle des machines, puisque Jhoken s'y trouvait également. Il devait trouver un moyen de la faire sortir ou cela allait encore mal finir... Et s'il se faisait passer, lui, pour le mécanicien ? Cela ne pouvait pas marcher, surtout si elle s'intéressait à ces engins dont il ne savait que très peu, il serait vite démasqué... façon de parler. Mais il pouvait se faire passer pour un garde et la forcer à quitter les lieux, au moins le temps qu'il vérifie que Jhoken ne comptait pas se montrer.

- AAAAAAAAAAAAAAAH ! Put*** j'ai cru que ce couloir de mer** n'en finirait jamais ! Bon, voyons voir ces fameux mécanismes.

Oh, elle avait un langage des plus... grossiers, qui selon les préjugés en vogue à son époque lui aurait valu l'étiquetage de lesbienne-camionneuse. Que les gens étaient bêtes et bourrés d'idées reçues à cette époque qui était la sienne, c'était vraiment navrant. Il avait de la chance d'être un cas à part, un psychoatypique, un fou. Cela lui permettait de ne pas se fier aux apparences uniquement et essayer de voir plus loin dans la personne, surtout depuis qu'il avait son bracelet.

Alors qu'il réfléchissait, la jeune femme était déjà montée sur une plateforme et s'étirait avec une certaine volupté, toute féminine. C'est alors qu'il remarqua le gros livre qu'elle se trimbalait, qui avait jusque là échappé à son champ de vision restreint.
Venait-elle juste lire ? Vérifier ce qu'il y avait dans son livre ? Son livre lui servait-il de mémoire externe grâce à un pouvoir ? Qui sait ?

Raison de plus en tous cas pour la faire partir le plus vite possible. Mais vu son langage, elle devait plutôt être une fille rebelle, logique dès lors, qu'elle vienne dans la salle des machines, lieu interdit. S'il lui demandait de partir, même en se faisant passer pour un repenti, elle refuserait sans doutes. Il devait lui faire peur et pour une fois, son masque allait être utile à quelque chose. Doucement, sans faire de bruit, il monta derrière elle à la même échelle, puis il arriva derrière elle qui devait avoir presque fini de faire travailler ses muscles. Il lui saisit le bras et sa poigne de fer l'étonna lui-même, encore un résultat de son entraînement quotidien. Sans perdre le temps, il dit à voix haute, simulant la colère :

- Qu'est-ce que tu fais ici ? L'accès est interdit aux élèves !


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Mar 5 Mar 2013 - 17:57
Elle sursauta, laissant tomber son livre. Quelqu'un venait de lui saisir le poignet. Elle pouvait très clairement l’identifier comme étant un homme à cause de sa poigne et de l'équilibre de sa main. Il l'a retenait dos à lui et l'empêchait de bouger. Alors qu'elle venait à peine de s’installer ! NON MAIS NON ! Décidément, les hommes étaient vraiment casse-couil***...

Il se mit à lui parler avec, semblait-il, de la colère. Il lui demandait très clairement de se casser et la force qu'il utilisait dans sa voix avait pour but de l'impressionner. Mais la colère n'y changerai rien. Il était hors de question qu'elle se laisse déranger. Surtout sous prétexte qu'elle n'avait rien à faire là.

Elle fit volte face brusquement pour se retrouver face aux yeux du jeune homme. Elle s'attendait à trouver n'importe quoi sauf ce qu'elle découvrit finalement. Un masque. Différent de ce qu'elle avait vu à Venise autrefois. Il semblait faire partie intégrante du jeune adulte qui se tenait face à elle. Et si il n'y avait que ça... Ses vêtements aussi étaient plus qu'étranges. Blancs et noirs.

Il paraissait dangereux. Très dangereux. Dangereux comme tous ceux qui ont toujours tout eu, tout dominé jusqu'à ce que tout s'écroule. Il était dangereux mais Anaelia n'en était pas pour autant affolée. Elle était un peu méfiante et sentait que quelque chose n'allait pas, mais son esprit borné avait décidé qu'elle ne bougerait pas quoi qu'il arrive. Quel que soit le danger, elle n'avait pas l'intention de fuir.

Mais tout de même... Ce garçon était étrange. Pourquoi ce masque semblait si bizarre, si inquiétant. Elle avait l'impression d'être fixée avec insistance, scrutée jusqu'au plus profond d'elle même. Ce qui ne fit pas taire sont arrogance, loin de là.

Il tenait toujours sont poignet mais avec moins de force. Elle se redressa, s'ancra sur ses pieds dans une position qui respirait l'assurance. Restant dans cette posture qui marquait déjà très clairement le défi qu'elle proposait à son interlocuteur, elle se mit à sourire. Son sourire était pleins d'ironie et de suffisance. Le genre de rictus qui vous donne envie d'en coller une à la personne qui vous l'adresse. Mais il s'effaça aussi rapidement qu'il était apparu pour laisser place à des lèvres interdites, des sourcils froncés et des yeux noirs de colère. De vraie colère.

Elle laissa s'échapper un rire jaune. Il serait définitivement impossible pour le jeune homme de la faire déguerpir.Elle se mit à tourner autour de lui, l'obligeant à tourner avec elle étant donné qu'il tenait toujours son poignet. Elle hochait la tête d'une manière entendue comme si elle le jaugeait puis se remit à rire. Elle s’arrêta de faire des tours, planta de nouveau ses yeux marrons et brillant sur le masque.

- Et je peux savoir qui tu es pour me parler comme ça ? Ecoute moi bien parce que je vais te le dire qu'une seule fois... Tu me gonfle comme c'est pas permis. J'aime pas beaucoup ta manière de me prendre de haut comme ça. Alors vas te faire foutre. Je ne partirais pas pour la bonne et simple raison que tu n'es pas en mesure de me forcer à le faire. Et si tu ne l'as pas encore compris, je vais me faire une joie de t'expliquer pourquoi...

Elle se rapprocha de lui, s'assurant que la plateforme n'était pas assez large pour qu'il puisse reculer et qu'elle était munit d'une barrière pour qu'il ne puisse pas tomber dans les engrenages. Son but était de s'en débarrasser, pas de le tuer. Une fois qu'elle fût presque collée à lui, elle dégagea vivement sa main et fit violemment voler son genoux dans les bijoux de famille du gêneur. Plutôt fière du résultat, elle se pencha et murmura à son oreille:

- J'espère que désormais, tu as compris pourquoi...

Elle ramassa le livre et s'élança en direction de la plateforme du dessus. Elle continua ainsi à travers le labyrinthe d'échelles et de barrières de manière à ce que l' "autre" reste toujours en vue sans que pour autant il puisse la rejoindre facilement dès qu'il se serait remit de son émasculation momentanée. Elle ne parvenais toujours pas à comprendre comment il avait fait pour la rejoindre sans qu'elle ne s'en aperçoive, elle devait donc rester impérativement vigilante.

Elle continuait à penser à ça tout en mettant le plus de distance possible entre lui et elle. Alors qu'elle était quatre niveaux environ au dessus de l'endroit ou elle se trouvait auparavant, elle lança d'une vois volontairement hautaine et ironique:

- Ça va ? Tu t'en remets... heu.... Machin ? Tiens d'ailleurs, je sais pas ton nom. Tu voudrais pas m'éclairer sur la question, par hasard ?

Elle avait posé la question sans se retourner et sans attendre de réponse. Elle marcha encore une dizaine de pas avant de trouver l'endroit idéal. Devant un gigantesque engrenage qui semblait être le noyau de tous le mécanisme. Elle s'assit à moitié sur la rambarde et ouvrir son livre sans arrêter d'être attentive au moindre bruit autre que celui des engrenages.
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Mar 12 Mar 2013 - 12:32
__Elle avait sursauté surprise au point de laisser tomber l'énorme livre qu'elle transportait. Au moins, voilà un effet qu'il avait réussi à utiliser, mais la surprise et la peur suffiraient-elles à calmer cette forte tête ? Rien de moins sûr. La preuve étant qu'elle réussit à se retourner brusquement et à le regarder en face, sans même faire attention aux sentiments que lui transmettaient son bracelet, il pouvait le comprendre : elle ne s'attendait pas à ça. Il fut très intéressant par contre de sentir par l'intermédiaire très précieux de ce dernier, qu'elle n'avait pas peur, mais juste surprise de le voir, lui, l'homme le plus étrange que lui-même avait croisé en ces murs, ses rencontres les plus inhabituelles étant toujours avec des filles ou des femmes plutôt excentriques. Il sentait des émotions qu'une personne normale aurait sentie, puis immédiatement, une autre, pleine de sa rébellion constante... C'était donc comme ça qu'elle fonctionnait... très intéressant...

__Elle prit une position de défi, alors qu'il avait, réfléchissant trop et n'agissant pas assez, desserré sa poigne. Elle osa même lui adresser un sourire provocateur, qui ne lui allait pas mal, elle avait dû être une sacrée canaille dans sa vie terrestre celle-là, à n'en point douter, mais assez pour en faire une repentie ? Il avait déjà écarté cette possibilité, mais il devait se méfier : tous les gens mauvais, tous ceux qui avait des choses sur la conscience ne finissaient pas repentis pour autant. Elle changea d'ailleurs rapidement de visage, affichant une colère noire, qui la rendait certes, assez jolie, mais plutôt inquiétante. C'était à se demander ce qui se passait par sa tête de petite révoltée folle de mécanique. Elle commença même à rire... Serait-il encore tombé sur une folle ? N'y avait-il que ça comme filles jolies dans cet asile de fous morts ? De quels symptômes était-elle atteinte ? De la schizophrénie ? De la sociopathie ? De la paranoïa encore plus profondément installée que la sienne ? Ou même de ce symptôme faisant que les personnes ne savaient pas reconnaître un être humain d'une chat ou une pastèque ?

__Elle commença même à tourner en hochant la tête et en le faisant tourner avec elle alors que très incertain sur la manière de l'aborder pour ne pas la faire mal réagir et créer une violence non-voulue, il se laissait faire. Puis encore une fois, elle s'arrêta sans plus de raison que ce pourquoi elle avait commencé et le dévisagea, façon de parler, elle ne pouvait pas voir son visage. Ce faisant, il remarqua qu'elle avait des yeux bruns, des yeux bruns comme la terre sous laquelle son vrai corps était enterré quelque part dans le vaste monde humain. Son corps qu'il devrait s'amuser à trouver, si un jour il apprenait qui il était avant de devenir Lord Vlad. Il aimait bien les yeux bruns, il considérait ça comme "joliment commun". Elle par contre, ne semblait pas avoir le même intérêt pour ses yeux, qu'elle ne pouvait sans doute pas voir et elle s'exprima avec la même rudesse qu'auparavant :

- Et je peux savoir qui tu es pour me parler comme ça ? Écoute moi bien parce que je vais te le dire qu'une seule fois... Tu me gonfle comme c'est pas permis. J'aime pas beaucoup ta manière de me prendre de haut comme ça. Alors vas te faire foutre. Je ne partirais pas pour la bonne et simple raison que tu n'es pas en mesure de me forcer à le faire. Et si tu ne l'as pas encore compris, je vais me faire une joie de t'expliquer pourquoi...

__Elle s'approcha de lui, elle s'approcha même très près. C'est dans ce genre de situations que son bracelet se révéllait le plus utile. Sans, il aurait peut-être, dans un élan de mégalomanie, pensé que c'était une tentative de le charmer et de le calmer, mais grâce à lui, il pouvait sentir son agressivité et écarter ces idées stupides. Elle voulait le frapper, le pincer, le pousser, lui faire du mal. Et en se rapprochant ainsi, elle ne pouvait vouloir faire que deux choses, soit un coup de boule, ce qui était innenvisageable et inutile, puis personne ne donnerait un coup de tête à un masque ayant de sommets pointus, soit un coup "là" où ça fait mal, ce que les rebelles utilisaient couramment à son époque, alors pourquoi pas avant ? Puis il préférait se préparer à un coup de ce genre que d'être surpris par son indulgence mentale, un homme avertis en vaut deux.

__Il eut raison. Comme prévu, elle passa son genou entre ses deux jambes pour lui asséner un coup mortel, mais au dernier moment, il resserra un peu les jambes, se mit sur la pointe des pieds et courba légèrement l'échine pour simuler qu'il avait pris le coup en accompagnant le tout d'un magnifique gémissement de douleur approximativement simulé. Elle ne semblait pas avoir remarqué, car elle se pencha sur son oreille et murmura comme on chuchote un mot d'amour :

- J'espère que désormais, tu as compris pourquoi...

__Alors qu'elle se concentrait sur sa fuite, n'oubliant son précieux livre pour rien au monde, il se redressa, cessant immédiatement sa comédie, il se rapprocha en marchant lentement pour la laisser croire encore un peu qu'elle avait réussi son coup et pour la laisser prendre un peu d'avance, avec un peu de chance cela la calmerait d'avoir de l'espace et de mettre de la distance entre eux.

__Il l'avait perdue de vue, mais il savait où elle allait : toujours plus haut. Le cerveau humain n'était jamais qu'un dérivé de celui d'un singe et le singe, pour se réfugier, va en hauteur, au sommet des arbres. Elle était deux plateformes plus haut quand il entendit sa voix, ironique, hautaine, méchante :

- Ça va ? Tu t'en remets... heu.... Machin ? Tiens d'ailleurs, je sais pas ton nom. Tu voudrais pas m'éclairer sur la question, par hasard ?

__Quelle peste, s'il n'avait pas eu comme principe de ne pas frapper une fille à moins que celle-ci essaye de le tuer, il lui aurait mis une bonne correction, mais au lieu de ça, il se contenta de monter tranquillement les deux échelles, sans prendre la peine d'essayer de ne pas faire de bruit. En haut, la jeune fille lisait, tranquillement se fichant éperdument de recevoir une réponse à sa question. Mais lui, se dit que si la peur ne pouvait pas la convaincre de partir, le pouvoir marcherai peut-être.

- Je sais que les humains aiment lire dans des endroits parfois étranges, mais je vous prierai de partir de celui-ci, mademoiselle. Un puissant renégat a été aperçu dans la salle récemment, si quelqu'un venait à disparaître définitivement par sa faute, je m'en voudrai tout le restant de ma vie éternelle. J'ai l'autorisation de te faire sortir en utilisant la force s'il le faut, ou si tu préfères, de te faire sortir morte ou vive.

__Excellent, sa réplique donnait d'excellentes raisons qu'elle accepte de sortir tout en induisant des doutes sur son humanité. Et même si avec une pareille rebelle, il était possible que ça tourne en bagarre, il n'excluait en effet pas la possibilité de la tuer et de faire sortir son cadavre. Et pour lui montrer qu'il ne plaisantait pas, il fit quelque chose qu'il avait longuement préparé, à ses heures perdues, pour le plaisir qu'on le considère comme quelqu'un d'impressionnant : il sortit un de ses couteaux de sa poche et le fit tourner dans sa main comme on fait tourner un gros stylo quand on s'ennuye et en plein mouvement, il sortit la lame en la retenant une fraction de seconde avant d'envoyer l'arme ouverte dans sa main gauche.

- Je ne suis pas d'humeur à plaisanter, jeune fille.


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Jeu 14 Mar 2013 - 21:14
Un renégat ? Non, sans rire... Visiblement, il ne savait plus quoi inventer pour la virer de l'endroit. Et pire un dangereux renégat... Non, mais vraiment... Elle ne partirais pas. Il pouvait toujours aller crever.

- Un dangereux renégat tu m'en diras tant....

Un bruit. Le bruit d'une lame. Ni plus ni moins. Il comptais VRAIMENT l’attaquer ? Elle fronça les sourcils: décidément, il était un peu trop sûr de lui.

- Je ne suis pas du genre à plaisanter, jeune fille.

La voix était proche. Trop proche. La doctoresse rangea son bouquin dans sa besace, en raccourci la bride et le passa dans son dos. Comme ça, elle pourrait fuir si la nécessité se présentait.

- Ah bon, j'aurais cru... Et je peux savoir pourquoi je t'écouterais ? Je ne sais pas qui tu es, qu'elle sont tes responsabilités dans l'enceinte de l'académie ni de quel droit tu te permet de me dicter ma conduite... Je vois pas pourquoi je te ferais confiance... Ah vrai dire, pour l'instant mon problème c'est toi, pas ce renégat. Alors je vais te répéter, vu que tu n'as pas compris: tu ne pourras pas me faire sortir d'ici. Ah et aussi, si ça non plus tu ne l'as pas compris, tu ne me fais pas peur... Crois moi, j'en ai connu des mecs qui ont essayé de me dicter ma conduite et pas un seul ne m'a convaincu. Et toi, je ne vois pas pourquoi tu ferais exception....

Elle se redressa. Elle ne parvenais pas vraiment à le situer. Elle devait bouger, et vite. Elle pouvait aisément sauter sur la plateforme en dessous d'elle mais cela était sûrement une mauvaise idée: il y avait de grandes chances qu'il y soit. Elle ne pouvait pas non plus utiliser les escalier, il y avait trop de risque qu'elle tombe sur lui. Il fallait donc qu'elle aille encore vers le haut et ce sans utiliser les escaliers. Elle leva la tête. Une forte odeur de cambouis l'assailli. Juste au dessus d'elle, un mécanisme digne des meilleurs univers steampunk provoquait un fracas sourd et régulier. A cet endroit, la plateforme était plus basse qu’ailleur. Elle se tourna rapidement à droite puis à gauche avant de monter sur la barrière et de se jeter littéralement dans le vide pour de rattraper la barrière de l'étage supérieur in-extremis. Elle bénissait ses anciennes escapades dans Venise qui lui avait permis de développer un art qui avait fait d'elle une sorte de yamakasi des temps anciens. Elle se hissa à la force des bras au niveau de l'engrenage géant.

De là, elle dominait toute la salle... Tout cet organisme mécanique. Elle voyait le battement régulier des pistons, sentait le souffle de la vapeur étrange qui se dégageait des diverses tuyaux. L'académie était vivante, splendidement vivante, grouillante d'une agitation à laquelle la plupart ne faisait pas attention. Pendant quelque instant, elle en oublia l'autre et le fait qu’elle était potentiellement en danger. Elle écarta les bras, inspira longuement et se mit à hurler, de toute ses forces, de tout ses poumons, de toute son âme. Elle criait ainsi, avec conviction pour que lui il l'entende. Pas l'autre énergumène qui la pourchassait sans doute toujours. Non, pas pour lui. Pour son maître. Elle était là, devant quelque chose pour lequel le Génie aurait tout donné s'il le pouvait.

- Vous le voyez ?! Vous le voyez ce que je vois ? Eh bien regarder le. J'y suis Maître ! J'y suis à cette perfection que vous avez tant recherché... Ici, les hommes peuvent certainement voler. Et même, pas que à la Deus Académia ! Dans le futur, dans le futur, vous verrez ! Maître !!

Elle marqua une pause, lacha une larme. Décidément, elle pleurait souvent ces temps ci... Elle plaurait mais se souvenait ainsi qu'elle vivait, que c'était magnifique de vivre contrairement à ce qu'elle vait longtemps pensé... Et là, là ou elle était, elle ne pouvait aller plus haut. Elle l'avait surpassé, elle en avait vu, appris, retenu sans doute plus que lui. Le surpasser totalement était humainement impossible. Mais y était tout de même parvenu sur certains points. Alors, elle se remis à hurler.

- REGARDEZ, SENTEZ TOUT CE QUE JE SENS ET JE VOIS. JE VIS ! JE VIS ALORS QUE JE SUIS MORTE ! JE SUIS MORTE POUR VOUS ET POURTANT JE SUIS ENCORE PLUS VIVANTE QU'AVANT ! SANS DOUTE MÊME PLUS QUE VOUS ! JE SUIS LA ! BORDEL, QUE CA FAIT DU BIEN DE SE LE DIRE !

Elle stoppa son discours enflammé et baissa les bras. Puis elle repris, plus doucement cette fois.

- Hey, toi ! L'autre, qui me cherche des noises. Tu comprends pourquoi je peux pas partir ? Tu comprends ? Je suis là par amour ! Mais peut-être que tu ne comprends pas... Auquel cas, va te faire foutre toi et ton renégat.

Elle regardait droit devant elle, avec la ferme intention de ne pas se laisser faire quoi qu'il arrive. Non, elle ne partirait pas. Tous ses sens en éveils, elle ne bougeait plus. Elle était tendue et s’apprêtait à tout.
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Mar 9 Avr 2013 - 2:39
- Ah bon, j'aurais cru... Et je peux savoir pourquoi je t'écouterais ? Je ne sais pas qui tu es, qu'elle sont tes responsabilités dans l'enceinte de l'académie ni de quel droit tu te permet de me dicter ma conduite... Je vois pas pourquoi je te ferais confiance... Ah vrai dire, pour l'instant mon problème c'est toi, pas ce renégat. Alors je vais te répéter, vu que tu n'as pas compris: tu ne pourras pas me faire sortir d'ici. Ah et aussi, si ça non plus tu ne l'as pas compris, tu ne me fais pas peur... Crois moi, j'en ai connu des mecs qui ont essayé de me dicter ma conduite et pas un seul ne m'a convaincu. Et toi, je ne vois pas pourquoi tu ferais exception....

__Il était déjà rare de trouver des gens pénible dans cette académie, la majorité ne s'encombrait pas d'innombrables et inutiles civilités, mais ne s'amusait pas à causer la pagaille pour autant, les gens comme Calliste, étaient donc rares, mais les gens encore pires étaient des exceptions, des cas de psychiatrie, des fous. Il en avait assez des têtes de mules ! Il n'avait pas que ça à faire de servir de nounou aux pires dérangés que la terre aie portée. Tant pis pour celle-là, elle se débrouillerait très bien et si par malheur, elle tombait vraiment sur Jhoken, elle ne pourait pas dire qu'il ne l'avait pas prévenue.

__Soudain, elle se jeta dans le vide en prenant appuis sur une rambarde et réussit à s'accrocher à celle du niveau supérieur. La possibilité qu'elle soit saine d'esprit se réduisait considérablement, surtout en prenant en compte le sort horrible qui l'attendait en cas de chute : broyée dans de puissants engrenages et disséminée aux quatre coins du mécanisme. Lord Vlad soupira de dépit : pourquoi ne côtoyait-il que des folles et des handicapées ? Pas qu'il n'aime pas ça, il adorait Ealia, bien qu'elle souffre d'un dédoublement de personnalité, il agissait à l'occasion, comme le garant d'Hitomi, même si, ou plutôt parce qu'elle était aveugle et il regrettait un peu de ne plus avoir recroisé Calliste, qui en comparaison avec l'énergumène en présence, faisait figure de bisounours et outre cela, le ravissait par son apparence, normal pour une succube.

__Passant entre deux barres verticales qui délimitaient les contours de la plateforme sur laquelle il se trouvait en coupant nette la progression des barres horizontales, il posa le pied gauche sur un des barreaux de l'échelle qui lui servirait à descendre quand il entendit la jeune fille hurler à plein poumons :

- Vous le voyez ?! Vous le voyez ce que je vois ? Eh bien regarder le. J'y suis Maître ! J'y suis à cette perfection que vous avez tant recherché... Ici, les hommes peuvent certainement voler. Et même, pas que à la Deus Académia ! Dans le futur, dans le futur, vous verrez ! Maître !!

__Pendant un instant il pensa qu'il avait en fait affaire à une renégate, mais il se rendit compte de l'impossibilité de ses supposition avant même de poser la main sur le dernier barreau de l'échelle remontée à la hâte. Elle ne pouvait que délirer, parler seule, ou à un esprit une entité, possiblement Deus, ou quelque chose d'autre. Elle reprit, criant plus fort que Vlad pensait que l'on pouvait le faire avec un simple corps humain :

- REGARDEZ, SENTEZ TOUT CE QUE JE SENS ET JE VOIS. JE VIS ! JE VIS ALORS QUE JE SUIS MORTE ! JE SUIS MORTE POUR VOUS ET POURTANT JE SUIS ENCORE PLUS VIVANTE QU'AVANT ! SANS DOUTE MÊME PLUS QUE VOUS ! JE SUIS LA ! BORDEL, QUE CA FAIT DU BIEN DE SE LE DIRE !

__Elle parlait à un mort, quelle surprise... En fait, plus elle se montrait étrange, moins elle intéressait Vlad. Il arrivait déjà au plancher des vaches alors qu'elle était toujours sur son perchoir. Il ne pouvait pas la voir et il le déplorait un peu, elle avait un corps enviable, mais il aurait vite fait de se consoler en se rinçant l'oeil sur celui d'une des nombreuses jolies filles de l'académie. En regardant depuis les barrière, elle, par contre, pouvait l'apercevoir marcher dans les couloirs de la salle des machines, qu'à force d'arpenter, il commençait un peu à connaître. Toutefois, lorsqu'elle le hélât, il tendit tout de même l'oreille, sans se retourner, pour vérifier qu'elle ne disait rien de censé :

- Hey, toi ! L'autre, qui me cherche des noises. Tu comprends pourquoi je peux pas partir ? Tu comprends ? Je suis là par amour ! Mais peut-être que tu ne comprends pas... Auquel cas, va te faire foutre toi et ton renégat.

- La folie de l'amour d'un mort ne te mènera pas plus loin que le renégat que je pourchasse. Lui aussi est fou, qui sait de quoi et à force de l'être il est aussi devenu dangereux. Tourne la page, avant que je ne doive un jour t'éliminer toi aussi. Ah oui et si "mon renégat" te trouve avant que je ne l'intercepte, c'est plutôt toi qui risque de te faire foutre... Sur ce, Adieu, j'espère.

__Cria-t-il immédiatement en réponse, prenant cette fois la peine de se retourner et de mettre ses mains en porte-voix, sûr que si lui entendait, elle aussi recevrait son message sonore, même s'il était assez improbable qu'elle l'intègre.

__Puis, sans perdre plus de temps, il décida qu'il n'était en fait pas plus apte qu'elle à se défendre de Jhoken et se dirigea d'un pas assuré vers la sortie.


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Sam 4 Mai 2013 - 10:21
- La folie de l'amour d'un mort ne te mènera pas plus loin que le renégat que je pourchasse. Lui aussi est fou, qui sait de quoi et à force de l'être il est aussi devenu dangereux. Tourne la page, avant que je ne doive un jour t'éliminer toi aussi. Ah oui et si "mon renégat" te trouve avant que je ne l'intercepte, c'est plutôt toi qui risque de te faire foutre... Sur ce, Adieu, j'espère

L' "autre" venait de lui hurler ce monologue avant de se retourner et de partir. Il n'était pas si con que ça finalement. Et la salle des machines n'allait pas s'en aller. Par contre lui si et Anaelia avait vraiment envie d'en savoir plus. Non pas qu'elle est envie de connaître mieux cet HOMME. Non, bien sûr que non. Mais cet énergumène se trimbalait avec un étrange masque et elle voulait en savoir plus sur sa consistance qui semblait ni être organique ni être artificielle. Elle n'avait encore jamais vu une structure crânienne aussi étrange, elle n'allait pas laisser partir un phénomène si... Existant comme ça.

Elle mis la main sur la balustrade et passa ses jambes par dessus pour arriver à l'étage d'en dessous, trois mètre plus bas. Puis, elle dévala les escaliers en direction du jeune homme qui était en train de s'en aller.

- Hey ! Attends... Scuse'...

Elle couru jusqu'à arriver à sa hauteur et posa sa main sur son épaule (un geste qui se voulait amicale) avant de lui tendre son autre main pour qu'il la serre.

- Anaelia Portegiani. Je peux connaître le prénom, ou du moins l'identité de celui que je malmènes depuis....

Depuis combien de temps elle était là, déjà? Boh, après tout, peu lui importait. Ce qui la préoccupait à l'instant, c'était qu'il ne parte pas, et c'était mal barré.
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Lun 13 Mai 2013 - 0:23
__Il y eu un bruit de plaques métalliques qui reçoivent un coup, d'échelles que l'on descend, de pas... Elle le suivait... Voulait-elle se venger de ces paroles qu'il avait osé lui balancer ? Voulait-elle aller pleurer plus loin ? Voulait-elle venir s'excuser auprès de lui ? Seule la première option lui semblait plausible, mais ce fut finalement la dernière qui fut la réalité :

- Hey ! Attends... Scuse'...

__Qu'est-ce qui la rendait si polie d'un coup ? Avait-elle quelque chose derrière la tête ? En tous cas, la méfiance était de mise, elle avait déjà failli l'avoir une fois, c'était assez, si elle retentait quelque chose, il la tuerait sans pitié. Si elle était aussi dérangée qu'il le pensait, elle ne le méritait pas, de toutes façons. Il senti une main se poser sur son épaule et il fit bien de se retenir de lui mettre un coup en prévention, car elle n'essaya pas de l'agresser, elle ne se servit pas de sa main pour tenter de le retourner d'un geste brusque. Elle la posa juste doucement sur son épaule. Son bracelet décelait de l'inquiétude et de la curiosité dans cette jeune fille. En d'autres mots, elle avait peur de lui, mais elle était curieuse à son sujet et les questions n'allaient pas tarder à fuser. Et en effet, une fois qu'il se fut retourné, rassuré par ses certitudes, elle avait tendu une main, qu'il serra sans enlever son gant comme la politesse l'aurait exigé alors qu'elle se présentait et lui posait une question :

- Anaelia Portegiani. Je peux connaître le prénom, ou du moins l'identité de celui que je malmènes depuis....

__Il hésita à répondre à cette fille si... étrange, mais en la regardant dans les yeux, il ne pouvait pas se résoudre à refuser quelque chose de si simple à une fille... Même si plutôt que de tout de suite donner son nom, il regarda sa montre, aussi bien calibrée que le reste de la salle pour se donner l'air de savoir ce qu'il disait avant de déclarer :

- Seulement 4 minutes... Et mon nom... En ai-je vraiment un ?

__Bien sûr, il savait que la réponse à sa question était que non, il n'en avait pas, il avait dû s'en inventer... Et soudain lui revint une tirade, d'un film qu'il avait particulièrement apprécié puisqu'il présentait le même combat que le sien et que cette longue réplique lui convenait d'ailleurs parfaitement. En claquant des doigts de la main gauche, ce qui est difficile avec des gants et en libérant son autre main pour marcher librement devant la jeune fille, il s'exclama :

- Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de vaudeville. Distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition ! Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse moi simplement ajouter que c’est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle moi Vlad.

__Il ne se souvenait plus de quand ou de comment il avait entreprit de mémoriser cette tirade, mais même si elle ne comprenait pas la référence, ou même ce qu'il disait, car, il est vrai que le vocabulaire employé n'était pas des plus communs, cela lui fit du bien de dépoussiérer une part de son passé et de redevenir à ses yeux le vengeur masqué, protecteur du peuple, ne reculant devant rien qu'il était au départ. Question pour question, ayant retrouvé toute son assurance et se fichant un peu de ce que pouvait essayer de caser la jeune fille entre deux de ses répliques, il lui en posa une à son tour :

- Puis-je savoir ce qui t'intrigue chez moi au point de te faire devenir polie ? Pas la peine d'essayer de me duper, je sais que tu veux savoir quelque chose, je lis en toi comme dans un livre ouvert.

__Ce n'était pas parfaitement vrai, mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas bluffer un peu ?


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Lun 13 Mai 2013 - 19:42
- Seulement 4 minutes... Et mon nom... En ai-je vraiment un ?

Quatre minutes ? c'était court. Non, pire. Horriblement court... Mais bon, c'était mieux que rien et c'était toujours ça de gagné. Après tout, il aurait très bien pu refuser de lui parler en bonne et due forme ou encore l'envoyer paître royalement.

- Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de vaudeville. Distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition ! Un seul verdict : la vengeance. Une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux alors laisse moi simplement ajouter que c’est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle moi Vlad.

WOUHOU ! Il avait la langue bien délié tout soudain... Vlad. Étrange nom au au sonorités presque slaves. Mélodieux tout de même, un peu comme un miel amer: doucereux, sucré, ambré, grave et pourtant légèrement dissonant. Et la voilà qui se donnait des airs de poètes. Bah bravo... Mais bon, parlée de manière distingué, elle savait faire aussi. Soudain, une idée lui effleura l'esprit: et s'il était de haute naissance ? Ce qui expliquerait sa méfiance quand à son langage. Mais merde! Un bourge... Elle aurait voulu partir mais... Son masque était si... Étrange. Un masque de chair qui n'en était pas un. Invraisemblable et pourtant...

- Puis-je savoir ce qui t'intrigue chez moi au point de te faire devenir polie ? Pas la peine d'essayer de me duper, je sais que tu veux savoir quelque chose, je lis en toi comme dans un livre ouvert.


Tiens. Sa langue c'était calmée ? Quoi qu'il en soit, elle continuerait à prendre gare quand à son langage et resterait cordiale autant que possible.

- Contrairement à ce que vous semblez croire, cher ami, j'ai aussi été éduquée de manière à m'exprimer correctement. Hors, si je suis plus familière (si ce n'est grossière) plus qu'autre chose c'est que j'ai appris à devoir me manifester de cette manière pour... survivre.

Oui, globalement c'était ça. Même si ses tics de langage avaient une énorme capacité d'emmerdement maximal sur les nerfs de son maître.

- Quand à ce qui m'intrigue chez toi, c'est ton masque. C'est étrange. Il fait partie de toi, comme... S'il était ton visage même. Comme si tes os... Enfin, ça je ne peux pas l'affirmer, il faudrait que j'étudie ta structure osseuse de manière détaillée mais... Comme si tes os c'étaient adaptés à ton masque... Ou alors l'inverse....

Alors qu'elle parlait, elle s'était rapprochée du visage du jeune homme. Elle inclinait la tête pour mieux observer tout les détails du masque, laissant une lueur enfantine passer dans ses yeux. Elle ressemblait à une gamine à qui on montre un nouveau jouet. Car dans son esprit, c'était ce qu'était Vlad: un nouveau joujou.
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Dim 2 Juin 2013 - 14:03
__Elle était plus que folle, plus qu'étrange, cette fille était énigmatique, même en pouvant lire dans ses émotions, il ne comprenait rien à ses réactions. Enfin, certaines comme l'étonnement dû à sa tirade, c'était logique, mais la crainte qui venait après, puis une attirance... Il n'eut pas le temps d'y réfléchir, il devait faire son coup de bluff... Elle répondit à son tour... et ce fut à Vlad d'être étonné, mais, là, de sa politesse :

- Contrairement à ce que vous semblez croire, cher ami, j'ai aussi été éduquée de manière à m'exprimer correctement. Hors, si je suis plus familière plus qu'autre chose c'est que j'ai appris à devoir me manifester de cette manière pour... survivre.

__Quel passé tumultueux devait avoir eu cette fille, pour savoir à la fois bien parler et avoir un langage si ordurier, lui serve à sa survie... Était-elle une princesse déchue, ou une quelconque noble, une aristocrate exilée ? Une servante éduquée ayant dû vivre dans les bas quartiers ?Elle enchaîna sans lui laisser le temps de réfléchir davantage :

- Quand à ce qui m'intrigue chez toi, c'est ton masque. C'est étrange. Il fait partie de toi, comme... S'il était ton visage même. Comme si tes os... Enfin, ça je ne peux pas l'affirmer, il faudrait que j'étudie ta structure osseuse de manière détaillée mais... Comme si tes os c'étaient adaptés à ton masque... Ou alors l'inverse....

__C'était donc ça ! Rien d'étonnant, elle était comme beaucoup intriguée par cet étrange objet... En même temps, elle était la seule qui projetait de l'examiner, de l'analyser, de l'étudier. Il eut l'espoir fou que peut-être, la solution pour l'enlever sortirai du fond de son étrange folie et il allait l'aider à savoir ce qu'elle voulait. Il rougit intérieurement de la voir si proche, presque au contact, la tête penchée, observant l'objet de près. Elle n'allait pas voir grand-chose, ce n'était qu'un entassement de cubes, comme des pixels en trois dimensions. Certes, ils étaient parfaitement alignés et rien ne dépassait le la surface lisse qui composait la face du masque, si ce n'est le nez. Même si le masque était fait d'une pièce, il était dur de ne pas admirer la régularité du travail, la perfection des angles droits et la taille parfaitement adaptée à un visage humain. Il s'était par contre, un jour, demandé pourquoi la ligne qui séparait les deux couleurs n'était pas tout simplement droite, au lieu de cette alternance d'obliques, formées évidement de verticales et d'horizontales. La réponse, celle qu'il avait à ses yeux le plus de valeur était que c'était parce que la frontière entre le bien et le mal n'est jamais aussi simple qu'une barrière rectiligne. Enfin, y réfléchir seul ne servait à rien, il serait plus profitable de dire ce qu'il savait à la jeune fille :

- Bien, je suis d'accord, je te laisse étudier mon masque... Mais procède, je te prie comme bon scientifique et écoute les observations que je vais te donner, avant toute expérience ou déduction. Bien, ce masque est tout sauf une création humaine, même s'il est, esthétiquement, la réplique d'un de mes ouvrages.

__Il recula, échappant au regards trop inquisiteurs qui, en étant si fixes, devenaient angoissants et s'assit sur une barrière proche, penché vers l'avant pour minimaliser le danger de chute. Puis il continua ses explications :

- Ce n'est pas seulement un masque, c'est une prison, une prison pour mon visage qui ne peut ni être détruite, ni être ouverte et qui projette une ombre insondable sur tout ce qui se trouve à l'intérieur. Il est collé, plus qu'à ma peau, à mes os, par des petites extensions perpendiculaires à ses côtés qui ne gênent pas mes mouvements. Il est une protection infaillible, même une puissante presse hydraulique ne peut rien contre son immuabilité et si j'avais le malheur de tomber dans ces engrenages, il les bloquerait sans doute sans même se tordre ou se griffer. Mon système nerveux ne semble pas être sensible à tout ce qui lui arrive, même si je verse de l'eau bouillante dessus, du moment, qu'elle ne rentre pas dedans, je ne sentirai rien.

Puis, il n'y a pas que le masque, il y a aussi cette cagoule grise, qui elle, est plus flexible, mais moins résistante, quoi que je n'arrive pas à la percer moi-même. Elle a déjà été endommagée, et elle se répare toute seule, sans que je puisse vraiment observer le phénomène, je sais juste que ce n'est pas instantané, puisque j'ai déjà pu passer mon doigt en dessous. D'ailleurs, il semble que je n'ai pas de cheveux, alors que j'aurais juré en sentir frotter contre elle, il y a quelques mois...


__Il ne savait plus que préciser sur son problème, alors il regarda la jeune fille pour voir si elle avait écouté et dans son geste, il s'amusa, en essayant de laisser transparaître la plaisanterie dans sa voix :

- C'est grave, docteur ?


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Dim 2 Juin 2013 - 20:16
Elle l'écouta, attentive comme jamais. Un problème anatomique d'ordre... Surnaturel. Divin peut-être même... Incroyable... Excitant, emballant, attirant... Ce type était... Fantastique. Relié à ses os ? Des sortes de ligaments ? Peut-être. Ou non. Plutôt une armure comme la carapace des tortues, reliée au squelette même. Elle ne pu retenir un sifflement admiratif devant la complexité de la chose. Et cette... Cagoule ? Necec'est une cagoule ? Ah... cette extension sombre du masque qui passait derrière le crâne du jeune homme. Une membrane organique vu comment il la décrivait.

- C'est grave, docteur ?

Docteur ? DOCTEUR ?! Elle avait penché la tête en avant durant sa réflexion mais l'avait relevée, des étoiles dans les yeux lorsque le jeune homme avait prononcé ces mots... Un docteur. Elle un docteur. Elle, femme du peuple... femme déjà. Wahou. Décidément, les hommes n'était vraiment plus ce qu'ils avait été. Plus du tout.

L'émotion passée, elle repris son sérieux considérant la plaisanterie cachée dans la partie de la phrase située avant le "docteur" avec une gravité impressionnante.

- Grave ? Je ne pense pas. Ça ne t'empêche pas de vivre (enfin, vivre comme nous le faisons ici) et ça n'agit pas comme une tumeur. Donc ce n'est pas grave au sens scientifique du terme. Je prendrais ça plutôt comme... Une mutation. Survenue à ta mort je suppose. Une question s'impose donc à nous: est-ce simplement anatomique ou bien est-ce que cela va au delà ? S'il s'agit de ma première supposition je....

Elle fit une pause. Elle allait lui proposer d'essayer de faire quelque chose pour le retirer mais elle ne se souvenait pas qu'il lui ai demandé. Il parlait de l'étudier, pas de l'enlever... Elle reformula donc sa phrase, déclamant à toute vitesse.

- Bon, je reprends. Pour pouvoir l'étudier, je suis d'accord. Et... Si tu veux l'enlever... Si c'est d'origine biologique c'est à dire lié uniquement (en tout cas physiquement parlant) à ton corps, avec les personnes et le matériel adéquate et plusieurs semaine d'étude, je pourrais faire quelque chose. Par contre, si c'est lié à quelque chose de... Comment dire.... Immatériel, qui relève de l'âme ou un truc dans le genre je ne pourrais rien faire.

Elle se stoppa net à la fin de sa tirade puis éclata d'un rire gêné.

- S'cuse, je ne sais même pas pourquoi je te propose ça sans que tu ne ma l'ai demandé.





♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Dim 7 Juil 2013 - 1:29
__Difficile de comprendre ce que cette fille avait dans la tête. Le bracelet ne l'aidait pas, même un tout petit peu, il sentait qu'elle était excitée comme un chihouahoua cocaïnomane, mais ça ne lui disait rien qu'il ne pouvait pas voir. Son problème avait l'air de la passionner et en réfléchissant un peu, on s'apercevait qu'elle avait bien le profil d'une déesse des problèmes. Elle semblait experte pour s'en causer et très volontaire pour les résoudre, il y avait fort à parier que son pouvoir servait à cela. Peut-être même que malgré son air faible, son pouvoir était très puissant dans un nombre limité de cas précis et qu'elle pourrait enlever le masque de Vlad en l'utilisant dessus. Non, c'était impossible, ce n'était qu'un espoir superflu, une folie, du masochisme de croire que quoi que ce soit pouvait influer sur ce masque.

__D'autre part, il se demandait pourquoi elle avait tant réagi à la fin de sa phrase. Le mot docteur était-il magique, avait-il un effet sur elle ? Idolâtrait-elle cette profession ? Ce n'en était pourtant qu'une parmi tant d'autres où l'on résolvait des problèmes, où l'on sauvait des vies. Mais peut-être faisait-elle des études de médecine de son vivant. Ah, non, impossible, elle ne pouvait pas venir d'une ère récente. Mais cela veut dire qu'une fille voulant être docteur, elle en l'occurrence, quelle que soit sa période de vie pour peu que ce soit avant 1900, c'est un rêve irréalisable... et donc le simple fait de la désigner par ce mot la ferait rêver... cependant, il semblait absurde à Lord Vlad qu'une fille des temps anciens soit aussi violente... elle avait peut-être vécu une guerre, vu des gens mourir au combat et envier les médecins qui réussissaient à les sauver... Bien plus d'hypothèses se sculptaient dans la tête de Vlad avant qu'Anaelia ne reprenne la parole :

- Grave ? Je ne pense pas. Ça ne t'empêche pas de vivre (enfin, vivre comme nous le faisons ici) et ça n'agit pas comme une tumeur. Donc ce n'est pas grave au sens scientifique du terme. Je prendrais ça plutôt comme... Une mutation. Survenue à ta mort je suppose. Une question s'impose donc à nous: est-ce simplement anatomique ou bien est-ce que cela va au delà ? S'il s'agit de ma première supposition je....

__Sa pause laissait penser qu'elle réfléchissait à trop de théories en même temps, que son cerveau avait largement dépassé sa mémoire flash et qu'elle avait besoin d'un redémarrage rapide pour vider le cache. En cette fille, à ce moment, tout semblait fonctionner comme une machine vérifiant dans sa base de donnée chaque information en la comparant aux symptômes pour obtenir un diagnostic convainquant. Le monde aurait pu s'arrêter de bouger, elle aurait continué à chercher et elle aurait finalement trouvé, même écrasée par deux tonnes de lourds mécanisme, son esprit était ailleurs, loin, dans les confins de ses livres, dans les abysses de sa science médicale, dans les étoiles du soin. Mais elle finit quand même assez rapidement par finir son propos :

- Bon, je reprends. Pour pouvoir l'étudier, je suis d'accord. Et... Si tu veux l'enlever... Si c'est d'origine biologique c'est à dire lié uniquement (en tout cas physiquement parlant) à ton corps, avec les personnes et le matériel adéquate et plusieurs semaine d'étude, je pourrais faire quelque chose. Par contre, si c'est lié à quelque chose de... Comment dire.... Immatériel, qui relève de l'âme ou un truc dans le genre je ne pourrais rien faire.

__Le texte, soudain, cessa de défiler sur la console mentale de la jeune, la ligne de commande était redevenue vierge, d'un coup, elle était repassée de la machine à diagnostic à l'humain qui se rend compte qu'on ne lui a pas demandé de solution au problème. Cela incita ses zygomatiques à la tétanisation crispée, oui, elle éclata de ce rire nerveux qui peut parfois désacraliser la bêtise avant de reprendre :

- S'cuse, je ne sais même pas pourquoi je te propose ça sans que tu ne ma l'ai demandé.

__Finalement, une partie d'elle était facile à comprendre, celle qui tentait de l'aider, à ce moment-là, même si c'était en vain, comme il s'empressa de le lui expliquer :

- Je suis content que tu le proposes, mais je ne vais pas te laisser te faire d'illusion, ce masque est indestructible, j'ai tout essayé et la seule raison qui m'empêche de le mettre entre deux engrenages pour te le prouver est que bloquer le mécanisme risquerait de déclencher une catastrophe, ou une panne. Rien de physique ne peut créer une telle abomination et seule la magie, et encore faudrait-il qu'elle soit puissante, peut annuler de la magie. Puis, même si je me trompe et que cela a une explication rationnelle, comment comptes-tu obtenir ce dont tu as besoin pour le retirer ? Pas besoin de répondre, tu ne peux pas, c'est tout, personne n'est assez compétent pour le faire. Il commença à s'emporter, à réfléchir tout haut, les paroles désillusoires devenant alors des tourments. Et tu sais pourquoi ? Parce que ce masque est le poids du mal que j'ai fait en faisant mon juste devoir de trouver et de dire la vérité, l'obligation de garder l'apparence que j'avais en le faisant. Il est, plutôt qu'un poste ingrat, le lourd moyen d'obtenir mon repentir pour les morts que je n'ai pu sauver et pour les assassins que j'ai livrer à leurs victimes. Si c'est bien l'oeuvre de Deus, il se sera assuré que rien ne puisse m'en débarrasser avant qu'il juge mon pardon accordé. Ses tourments se murent en désespoir et, toujours assis sur la rambarde, il se pencha en avant, se prenant la tête dans les mains. N'est-ce pas cruel ? On me prive de visage, on me prive d'expression, on me prive des repas tranquilles, on me prive d'humanité, d'intégrité, on me prive de la tendresse de celle que je ne saurais séduire, on me prive des baisers que je pourrais donner à celles qui sont assez indulgentes pour m'aimer malgré cette froide enveloppe et tout cela pourquoi ? Parce que la société dans laquelle j'ai vécu avait une saloperie de problème avec la vérité. J'ai peut-être mal fait en la révélant, mais si c'était mon destin d'être puni, j'aurais préféré ne pas avoir de traitement spécial, être un repenti, comme d'autres, vider les poubelles, surveiller les couloirs, faire naviguer un bateau... Il se releva brusquement, n'étant retenu que par ses pieds qui l'ancraient de leur longueur à la barre horizontale servant de milieu à la barrière. J'ai presque envie de me jeter en arrière, de tomber dans les mécaniques infernales et de finir broyé par les rouages. Il se ravisa bien vite et continua de parler dans un désespéré chronocide. Mais ce serait vain et douloureux, tôt ou tard, on me ranimerait... On ne peut même pas mourir tranquille dans cet endroit de malheur...

__Il ne faisait pas preuve de gérontopropulsion prurigineuse, il analysait juste une situation sans issue dont il n'avait pas décidé. Il aurait pu même dire tout cela seul, il parlait pour lui-même, mais puisqu'il avait quelqu'un sous la main, il releva la tête en silence pour voir ce qu'elle en pensait.


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Invité
avatar
Invité
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Dim 14 Juil 2013 - 14:21
Elle le laissa finir son monologue émouvant sans l'interrompre. Finalement ils étaient tous semblable: ralentis dans leurs mort par leurs fautes passé, leurs combats perdus, leurs soifs inassouvies, leurs regret... Tout ce qui avait fait de leur monde ce qu'il était. Ce jeune homme n'était, tout compte fait pas si différent d'elle. Elle s'en rendait de plus en plus compte: d'abords Arsen, puis lui... Lui qui, d'après ses dires avait chercher la vérité, en avait souffert, avait été rejeté... Et avait été jusqu'à s'approprier l'identité factice de ce masque qui ne le quittait plus, l'empêchait de vivre. Certes, son masque à lui était bien plus réel que celui d'Ana, mais l'homme qui collait à la doctoresse, celui qu'elle avait été et qui ne la quittait plus, la harcelait même par delà la mort. Il disait avoir tué sans le vouloir, outrepassé les règles de l'étique jusqu'à en vomir. Il n'avait pas pu sauver certaines personnes. Comme elle. Certainement pas de la même manière mais...

Et puis, cet homme en proie à ses doutes, ses peurs les plus profondes... La jeune femme se rendait de plus en plus compte que si elle avait détesté le sexe opposé c'était surtout parce qu'elle croyait leurs revendication de forces, de supériorité. Maintenant, tout était différent. 

Elle se leva. Son regard couvert pesait sur elle. 

-Deus n'a rien à voir la dedans. Nous sommes les seuls à nous imposer des masques, des armures, des protection illusoires qui sont, somme toutes, plus des prisons que de réelle portes de sorties vers la liberté. S'il t'as imposé ça alors que tu n'es pas un repenti, c'est sans doute pour que tu comprenne par toi même comment t'en débarrasser. 

Elle souri tout en libérant ses cheveux de l'emprise de son couvre chef.

-Si ça se trouve je me plante littéralement, mais je ne peux pas concevoir les choses différemment. Si une entité supérieur t'a "solidifié" ce masque, ça ne peux que être pour te montrer ce dans quoi tu t'enfermais. Ton devoir dis-tu? Sans doute. Mais rien ne nous pèse plus que le devoir.

Oh oui. Rien ne pèse plus sur une âme que le devoir car il apporte les pires sacrifices. Et les pires sacrifices apportent les pires peines, celle dont on ne se remet pas, même avec l'éternité à disposition. Anaelia se laissa tomber au sol, lourdement. 

-Tu dois te dire que je n'ai aucune raison de te raconter ça, que je ne sais rien, rien du tout et que je ne saurait jamais. Et tu as sans doute raison. Je ne sais rien de toi. Je ne peux parler qu'en mon foutu nom, et c'est pas grand chose. Mais sans être un exemple de martyr de la vie, je pense avoir ma petite expérience en la matière.

Elle le regardait dans les yeux, fixement, les prunelles chargées d'évidence, de résignation et d'une certaine volonté.

-Mais il faut continuer. Tu l'as fait de ton vivant, non? 

Puis elle rit en ajoutant:

-C'est notre peine pour avoir tenté de sauver la peu de l'ours avant qu'il ne soit tué tout en en sachant pertinemment qu'elle serait quand même vendue.
♦ Rose ou chou ? : chou blanc
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 1090

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
1835/2000  (1835/2000)
Votre domaine: La discrétion
avatar
Le héros noir et blanc
Le héros noir et blanc
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] - Ven 18 Oct 2013 - 19:09
__Un grand homme, franc-maçon, cela dit, un des pères fondateurs des États-Unis d'Amériques, dans tout ce qu'ils avaient de plus noble à l'époque, Habraham Lincoln avait dit un jour, dans des circonstances exactes que l'histoire à honteusement oublié de préciser que "Tout homme qui sacrifie de sa liberté au nom de sa sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre.". Cela veut dire,... Oui, je sais, vous savez lire, vous comprenez la citation... Je parle de la phrase qui l'introduit... Voilà... C'est ça, fermez-là et cessez de me prendre pour un idiot qui prend son lectorat pour des débiles...
__Je disais donc, que cette citation pouvait avoir été dite à n'importe quel moment de sa vie : un soir d'hiver, au coin du feu, un après-midi d'automne, en voyant les gens s'abriter de la pluie, ou dans une assemblée quelconque. Peut-être même ne l'a-t-il jamais vraiment dit. Et le plus merveilleux c'est que cela ne change rien. C'est que si quiconque d'autre avait dit cela à n'importe quel autre moment, ou au même moment, la parole elle-même serait restée aussi sage, le contenu serait resté aussi universel et juste, on l'aurait juste précédé d'un autre nom. D'ailleurs, il en aurait été de même si Habraham Lincoln avait porté un autre nom, si son aïeul s'était choisis un autre nom de famille ou si ses parents lui avaient donné un autre prénom.
__« Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons rose, Par n'importe quel autre nom sentirait aussi bon.  » disait Juliette, celle qui était amoureuse de Roméo dans l'oeuvre de Shakespeare, que par ailleurs, n'importe qui d'autre aurait pu avoir écrit, même, selon un certain paradoxe totalement dépourvu du moindre intérêt, un singe devant une machine à écrire, et qui aurait été géniale malgré tout.
__Et il en va de même pour toute autre chose qui a l'audace de porter un nom et dont l'auteur fait preuve de la même insouciance, à moins que la renommée de l'auteur soit la seule raison pour laquelle le contenu est retenu...
__Toujours est-il que, comme le disait Isaac Newton, on ne peut pas se fier aux citations que l'on trouve sur internet : en effet, c'est à Benjamin Franklin et non à ce cher Abraham que l'on doit cette douce phrase.

__Et de cette phrase qui passa tellement vaguement dans l'esprit de Vlad que je ne sais pas pourquoi 423 mots y furent consacrées, servit de conclusion à la pensée qu'Anaelia venait d'exprimer à voix haute après le long monologue que lui avait fait subir Vlad :

- Deus n'a rien à voir la dedans. Nous sommes les seuls à nous imposer des masques, des armures, des protection illusoires qui sont, somme toutes, plus des prisons que de réelle portes de sorties vers la liberté. S'il t'as imposé ça alors que tu n'es pas un repenti, c'est sans doute pour que tu comprenne par toi même comment t'en débarrasser.

__Elle accompagna d'ailleurs ce mot de la spectaculaire libération de l'imposante masse de ses cheveux bruns, qui tombèrent d'autant plus dans son dos et s'abattirent sur ses épaules en telles quantités que s'ils fussent en plomb, elle aurait les épaules brisées...
Cette supposition est vraiment sans queue ni tête.

- Si ça se trouve je me plante littéralement, mais je ne peux pas concevoir les choses différemment. Si une entité supérieur t'a "solidifié" ce masque, ça ne peux que être pour te montrer ce dans quoi tu t'enfermais.

__Cette supposition là, par contre, avait tout son intérêt et rappela à Vlad la citation qui a servi d'introduction à ce RP et que parce que la structure du texte est pourrie, vous allez devoir aller la relire. Cela lui rappela qu'en effet, il avait sacrifié son identité au profit de sa sécurité, acheté son anonymat au prix de son visage et que cet achat n'avait jamais été réversible : Lord Vlad devrait toujours être ce personnage avec un masque, sans quoi il serait rapidement trouvé. Tant qu'il porterait ce nom, il aurait ce masque pour seul visage... Il devait donc... Trouver qui il fut ?

__Car on est toujours quelqu'un, même le dernier des mendiant à son nom à donner à la porte du paradis pour que l'on vérifie s'il fut bon. Même le pire des criminels connaît encore son nom de baptême, même s'il ne s'en sert plus. Même le plus malheureux des parias a son nom sur des affiches. Même un pauvre amnésique peut trouver son nom quelque part, à proximité.

__Lui, son nom ne lui revenait pas, pas du tout... Et rien ne lui donnait le moindre indice.

- Ton devoir dis-tu ? Sans doute. Mais rien ne nous pèse plus que le devoir.

__Elle avait sans doute tort : la preuve : on trouve plus de suicidés par désespoir ou par peur que par fuite du devoir, non ? Mais elle n'avait pas tout à fait tort non plus : pour lui dont dominer le monde (pour sauver l'humanité) était la seule raison de vivre, la seule activité, pour lui à qui la vérité servait d'arme, le devoir de la révéler était assez pesant. La conscience n'est jamais tranquille une fois que la vérité est connue : ne pas le révéler, c'est trahir les pauvres gens qui seraient sauvés par cette vérité, mais la faire savoir, c'est mettre en jeux la vie de certaines personnes soudain sous le feu d'un projecteur, jetés en pâture à une foule en colère avec des lois comme seules protections.

- Tu dois te dire que je n'ai aucune raison de te raconter ça, que je ne sais rien, rien du tout et que je ne saurait jamais. Et tu as sans doute raison. Je ne sais rien de toi. Je ne peux parler qu'en mon foutu nom, et c'est pas grand chose. Mais sans être un exemple de martyr de la vie, je pense avoir ma petite expérience en la matière.

__Elle était assise sur la partie postérieure, charnue de la hanche, entre la cuisse et le tronc de son petit corps de femme pirate, de pauvre, mais audacieuse femelle qui a dû se torturer pour ressembler à un vulgaire phallocrate crasseux, un corsaire aux crocs crochus, un cabochard calleux, un canonnier cacophonique et crachant ou quoi que ce soit d'autre qui rendrait plus longue mon allitération en c.

__Elle le fixait si droit dans les yeux, tant que ce n'eut pas été dérangeant que si elle lui lançait ce regard avant de dire "oui" à un mariage forcé.

- Mais il faut continuer. Tu l'as fait de ton vivant, non?

__Et elle aussi, sans doute... Il allait poser la question, quand elle reprit la parole pour conclure :

- C'est notre peine pour avoir tenté de sauver la peau de l'ours avant qu'il ne soit tué tout en en sachant pertinemment qu'elle serait quand même vendue.

- Mon ours s'appelait Vérité, je l'ai défendu à un moment où le simple fait qu'il se montre causait tant de problèmes que certains pouvaient mourir.

__Il s'approcha, d'un grand pas, s'abaissa rapidement se mettant toute suite au même niveau qu'elle, demandant en penchant la tête de ce qui se voulait être un air inquisiteur :

- Quel est l'ours pour lequel ta vie t'as été prise et à quoi te consacres-tu maintenant que tu peux devenir une déesse ? Au final, cela se résume à ça. On est rien de plus que ce que l'on accomplit et l'on ne peut se juger que par ses actes. Si l'on a fait la bonne chose, alors quelque soient les vraies volontés de Deus, on peut sans doute encore voler à la secours de notre ours, ou d'un autre.

__Il se releva, tendant une main gantée de noir, pour aider Anaellia à se relever, qui proposait tacitement de quitter cet endroit bruyant et, si Jhoken rodait effectivement, dangereux.


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Contenu sponsorisé
Re: Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia] -
Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia]
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» Les mécanismes de la surprise [PV Anaelia]
» Surprise en flagrant délit... [Natasha & Luna]
» Retour-surprise: Baby Doc a-t-il été manipulé?
» Il l'a surprise nue...
» Baptême surprise de Petite Plume.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: L'Académie de Deus :: Dortoirs :: Salle des machines-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page