Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Grosse fatigue, petite amitié.

 
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Grosse fatigue, petite amitié. - Sam 23 Fév 2013 - 9:51
Cela faisait maintenant trois jours que j'étais arrivé dans l'académie mais pourtant, je ne m'étais pas encore lié amitié avec un élève de la même classe que moi. Toutes les personnes qui défilaient autour de moi étaient étranges et avaient un pouvoir effrayant. Moi, qui réparait juste les tables et des crayons cassés, je me sentais un peu faible face à eux.

Depuis trois jours, ma vie s'était résumée entre aller en cours, étudier, faire des examens interminables mais ridiculement simples et puis finir ma journée tranquillement dans un coin de la bibliothèque, devant des livres de géographie et d'histoire. Depuis trois jours, je n'avais ni mangé ni dormi mais je n'en ressentais pas le besoin, comme si mon corps avait atteint un tel état où même les besoins primaires de l'homme paraissaient futiles. Je me trompais...

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Le matin du quatrième jour, je n'avais toujours pas pu fermer l'oeil à cause des cris incessants de mes voisins de chambre, non ceux dans ma chambre (car nous sommes quatre) mais ceux de la pièce d'à côté. On aurait dit un vieux couple séparé et leur réunion formait la même entente qu'entre un chien et un chat. Je me levai à l'aurore, comme tous les jours, me fis une petite toilette, me vêtis et sortis de ma chambre sans faire de bruit pour ne pas réveiller mes colocataires.

C'est lorsque je fermai la porte que je commençai à me sentir mal : le couloir autour de moi semblait se déformer et onduler comme les vagues dans l'océan, la lumière s'éteignait puis se rallumait à un rythme infernal et les voix des élèves autour de moi se déformaient pour devenir des cris de terreur. Je fis quelque pas en arrière, tentai de trouver un mur stable pour m'y appuyer tant mes jambes me paraissent soudainement frêles et incapables de porter mon poids.

Je crus que c'était un mur où je pourrai m'appuyer. Je m'étais approché comme je l'avais pu de ce mur mais il reculait sans cesse d'un mètre ou deux lorsque j'allais enfin le toucher. Et puis, il s'arrêta et je me jetai sur lui comme une libération. Mais non, ce n'était pas un mur, juste le passage qui ouvrait sur un escalier.

En traversant le mur que seul moi pouvait voir, la fatigue se fit finalement sentir et je fermai les yeux avant de m'écrouler par terre. Ma tête cogna une marche, peut-être deux mais je n'avais pas mal, je dormais déjà.

Ce qu'il se produit après ma chute ? Je ne m'en souviens pas vraiment. Je savais juste qu'un groupe d'élèves m'avaient vu tomber. Enfin je crois... J'avais entendu les cris aigus d'une jeune fille raisonnait dans ma tête. A moins que ça ne soit un rêve...
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Re: Grosse fatigue, petite amitié. - Sam 23 Fév 2013 - 15:06
Grosse fatigue, petite amitié


Hitomi Okashii
Fuyuki Iga
Hebergeur d'image



Hitomi déambulait dans les couloirs, ses yeux aveugles fixés sur un point des Ténèbres. Elle attendait qu'un professeur la conduise à sa classe, car elle n'avait toujours pas réussi à repérer son odeur exacte dans la myriade de fragrances qui frappaient ses sens.
Cela faisait deux semaines qu'elle était arrivée, et si son séjour avait commencé par une grosse déprime, elle apprenait de plus en plus chaque jour, ce qui la rendait infiniment heureuse. Elle avait appris le Braille avec Vlad, et chaque jour, après les cours, ils se retrouvaient pour qu'il complète l'enseignement offert par les professeurs.

Au début, elle avait fait de la bibliothèque son refuge sacré. Elle y était le matin, avant Vlad, et la quittait bien après lui le soir. Oui, vous l'aurez compris, elle y passait absolument toutes ses nuits. Puis Vlad lui demanda si elle dormait, la nuit. Lorsqu'elle lui répondit que non, qu'elle n'en ressentait pas le besoin, il se fit inquiet et l'amena à l'infirmerie, afin de la faire dormir quarante-huit heures d'affilée grâce à un sort de sommeil.

Et, quatre jours auparavant, elle avait dû retourner dans la salle à l'odeur de médicaments. Elle était tombée de plusieurs étages, à cause d'un fil électrique mal placé, et qu'elle n'avait pu ressentir. Bilan : plusieurs côtes froissées et le poignet droit cassé. Heureusement, elle avait eu le réflexe de se rouler en boule, évitant ainsi la commotion cérébrale.

Elle était désormais bien plus méfiante, n'osant se déplacer que dans les endroits qu'elle connaissait bien. Ainsi, il lui arrivait parfois de rester plantée devant l'entrée d'un couloir inconnu, jusqu'à ce qu'un élève, remarquant son trouble, la guide jusqu'à sa classe.

Elle était donc plongée dans ses pensées, quand une odeur de fatigue lui parvint. Elle leva la tête, fit un pas, puis deux, dans cette direction. Personne n'avait rien remarqué, elle le savait, mais elle, elle pouvait ressentir le vide dans le mur, qui tirait vers le bas, et entendait les pas lourds de la personne qui s'y dirigeait sans le savoir.



- Iie ! Abunai desu ! (Non ! C'est dangereux !)



Rien, la personne ne l'entendait pas. Nulle tête ne s'était relevée suite à son éclat, car rares étaient les élèves qui la remarquaient, et ils n'étaient pas présents. Elle sentit l'air déplacé par la chute de l'inconnu, et ce rua vers lui. Elle se replia en position de course féline, poussant sur ses jambes de toutes ses forces, sa queue lui garantissant l'équilibre. Elle franchit la vingtaine de marches qui la séparait de l'homme, vacillant un instant en ressentant l'impact pris de plain fouet par son poignet. Elle s'était réceptionnée sur ses bras, et le choc avait détruit la guérison qui avait commencé à s'opérer.



- Onegai ! Tasugeru kare ! (S'il vous plait ! Aidez-le !)



Pas de réaction... Il ne restait plus qu'une seule option à la jeune neko, puisqu'attendre était hors de question, alors que l'humain était en danger.



* Akemi, aide Hitomi, Hitomi a besoin de force.*

* Je sais. Prends la mienne.*



Ses yeux aveugles se rouvrirent. Ils brillaient d'un éclat furieux, magique, et dans ses prunelles dansaient monstres et démons, plus terrifiants les uns que les autres.
Puis son pouvoir bondit, touchant les esprits alentours. L'escalier s'effaça, dévoilant le blessé et la forme menue de la neko. Enfin, une réaction. Des cris, des êtres qui s'agiotent en tous sens.

Hitomi haletait, les poumons déchirés par un accès brutal de fatigue, alors que la fièvre s'emparait rapidement de son esprit. Elle se ramassa sur elle-même, essuyant le sang qui s'écoulait de sa bouche. Elle s'accrochait au corps inconscient du jeune homme blessé, comme à une bouée pour rester consciente. Dieux, quel lourd tribu à payer que celui de la magie ! Même si elle avait, en tant que Bakemono Neko, la puissance nécessaire, enfuie en elle, pour utiliser son pouvoir de manière infinie sans s'épuiser, cette puissance lui était cachée. Son esprit brumeux, instable, ne lui en offrait qu'un minuscule filament, et tant qu'elle ne serait pas plus stable, mieux, tout simplement, elle ne progresserait pas.

Elle releva la tête quand une brigade de l'infirmerie arriva sur les lieux. Ils placèrent l'homme sur un brancard, puis un infirmier, voyant que l'état d'épuisement d'Hitomi ne lui permettait plus de marcher, la prit dans ses bras, s'étonnant de sa légèreté.

Arrivée à l'infirmerie, elle refusa qu'on la mette dans un lit séparé. Ils les posèrent donc tous les deux sur un lit plus vaste. Aussitôt, Hitomi fouilla ses poches, et en sortit deux pilules énergétiques militaires, que son passage du Japon féodal à aujourd'hui n'avait pas effacé. Elle avait ainsi une vingtaine de ces petites merveilles dans ses poches, dont la recette s'était perdue peu après sa mort. Pourtant, plus jamais, quelles que soient les époques, on n'avait réussi à fabriquer aussi efficace que ces espèces de bonbons à l'air inoffensifs, qui étaient capables de réveiller un humain dans le coma.

Prudente, elle demanda à l'infirmière l'autorisation d'en donner une à l'inconnu, autorisation que la gentille dame lui donna. Délicatement, elle en glissa une entre les lèvres de l'homme, suivie d'un peu d'eau pour l'obliger à avaler. Cela lui rappelait les longs moments passés à l'écurie, de sa vie terrestre, à s'occuper des chevaux malades. Elle secoua la tête et, à son tour, avala une pilule. Aussitôt, elle se sentit mieux. Ses sens étaient encore plus aiguisés qu'à l'ordinaire, l'énergie coulait à flots dans ses veines.

Elle tourna la tête vers le visage de l'homme, lui caressant doucement la joue. Elle était si heureuse de pouvoir lui venir en aide, de pouvoir lui être utile. Voyant qu'il battait des paupières, elle recula, timide, les joues rougies par la gêne. Elle avait toujours sa pudeur et sa timidité de japonaise, et espérait que l'homme ne lui en voudrait pas de l'avoir touché.



- Hitomi est contente que vous alliez mieux, Mina-san (monsieur). Hitomi pense que vous n'avez pas dormi ni mangé depuis votre arrivée ici. Même si on ne ressent aucun besoin physique, il faut les satisfaire quand même. C'est dangereux de ne pas le faire.



Patiemment, elle attendit une réponse du jeune homme, que ses yeux aveugles ne voyaient pas, mais qu'elle pouvait sentir, entendre, ressentir.




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Re: Grosse fatigue, petite amitié. - Sam 23 Fév 2013 - 17:40
Le ciel.... Je me retrouvais allongé dans un immense champs, le ciel était gris et le sol était recouvert d'un épaisse couche de neige. Confu, je me relevai et marchai quelques pas dans la neige. J'étais pied nu et pourtant je n'avais pas froid. Le champs quant à lui ne semblait jamais se finir et l'horizon était plus lointaine que jamais. Je regardai autour de moi, il n'y avait rien à part les flocons qui tombaient sans un bruit sur le sol. Derrière moi, les traces de mes pas avaient déjà disparu.

Soudain, j'entendis une petite voie, une voie d'une fille, elle murmurait :

"Fuyuki, Fuyuki, mon chéri."

Cette voie, c'était celle de ma mère ! Je courus alors vers l'endroit d'où provenait ce murmure et là, devant moi, la femme qui m'avait mis au monde apparue. Elle était aussi belle que dans mes souvenirs, dans ses grandes robes roses et ses bijoux dorés. Je ne savais que penser face à ce miracle, je voulais pleurer, je voulais lui sauter dans les bras. Elle s'approcha doucement de moi, me prit dans ses bras et me caressa doucement la joue. Je sentais son odeur si délicieuse, elle ne portait pas de parfum et n'en avait pas besoin, son corps lui donnait déjà l'odeur de la plus pure des roses.

*Mère, vous êtes morte depuis bien longtemps... Je vous ai vu mourir, égorgée par un rival de mon père. J'ai vu votre sang couler entre les dalles du palais. Pourquoi ?! Pourquoi venez-vous me hanter ?!*

Le monde autour de moi commençait à se détruire, morceau par morceau comme si un quelconque dieu s'amusait à en arracher les pièces un par un comme d'un puzzle. Le corps de ma mère devint transparent et je reculai de stupeur devant la scène qui se déroulait devant moi. Elle devenait une silhouette blanchâtre et se déformait avec le vent. Puis elle disparut.

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Je me réveillai en sursaut, des larmes coulaient sur mes joues. Je criais encore "Maman !". La pièce dans laquelle je me trouvais était d'une incroyable blancheur et je n'eus pas de mal à comprendre que j'étais à l'infirmerie. Je me souvins alors de mon vertige, de ma chute et une douleur effroyable me monta à la tête. Je plissai les yeux sous la douleur quand je remarquai la présence d'une jeune personne toute proche de moi.

Je détournai les yeux vers elle et la regardai un long moment. Elle était très jeune, les cheveux d'une étrange couleur violette et son visage un peu rouge cachait mal sa gêne. Je lui avais surement fait peur en me réveillant, peut-être l'avais-je effrayé ? Elle m'adressa alors la parole :

- Hitomi est contente que vous alliez mieux, Mina-san. Hitomi pense que vous n'avez pas dormi ni mangé depuis votre arrivée ici. Même si on ne ressent aucun besoin physique, il faut les satisfaire quand même. C'est dangereux de ne pas le faire.

Mina ? Me prenait-elle pour une fille ? Ou est-ce une formule de respect dans son pays ? Après tout, après être mort tant d'années, les expressions populaires ont du bien changées. Je m'assis sur le lit, remis correctement mes lunettes sur mon nez et lui répondis gentiment :

"Bonjour mademoiselle. Que faites-vous ici ? Est-ce que vous qui m'avez emmené ici ? Si tel est le cas, je vous en remercie chaleureusement."

Comment avait-elle pu deviner que je n'avais pas manger depuis plusieurs jours ? Après tout, je n'étais pas si maigre que ça. Mais il n'aurait pas été poli de ne pas se présenter devant une jeune demoiselle, alors j'abandonnai mes questions pour le moment.

"Excusez-moi, je ne me suis pas encore présenté; je manque à tout mes devoirs. Je suis Fuyuki Iga, ancien fils de l'empereur du royaume français, dorénavant étudiant dans l'académie des dieux. Enfin, depuis trois jours seulement. Et comment se nomme la jeune créature que j'ai l'honneur d'avoir en face de moi ?"
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Re: Grosse fatigue, petite amitié. - Jeu 28 Fév 2013 - 16:46
Grosse fatigue, petite amitié


Hitomi Okashii
Fuyuki Iga
hostingpics.net



"Bonjour mademoiselle. Que faites-vous ici ? Est-ce que vous qui m'avez emmené ici ? Si tel est le cas, je vous en remercie chaleureusement."
- Pourquoi remercier Hitomi ? Elle n'a pas pu empêcher votre chute. Certes, c'est elle qui a alerté les infirmiers, mais quelqu'un de plus puissant, ou quelqu'un qui voit, vous aurait été plus utile. Hitomi n'est qu'une Bakemono Neko ratée.

Il y avait tant de colère et de tristesse mêlées dans sa voix que nul ne pouvait ignorer que ces deux sentiments hantaient son cœur. Elle enviait énormément tous ces élèves qui avaient don de vue, qui pouvaient lire, écrire, apprendre, sans qu'aucune barrière ne leur soient posée. Elle n'avait commencé à apprendre que le jour de son arrivée à l'Académie, et Vlad devait tout lui expliquer, dans ce monde plus avancé de mille ans que l'époque d'où elle venait. C'était si troublant d'être perdue, aveugle, dans cet univers, cette dimension où rien ne lui était encore acquis.
Elle battit des paupières plusieurs fois, tentant de chasser le mal de tête causé par l'utilisation de son pouvoir. Son poignet et ses côtes aussi lui faisaient mal. Elle aurait bien demandé des soins magiques à l'une des infirmières, mais l'organisme des nekos était très différent de celui des humains, et Vlad lui avait expliqué qu'il était dangereux pour elle de recevoir la médecine humaine.

"Excusez-moi, je ne me suis pas encore présenté; je manque à tout mes devoirs. Je suis Fuyuki Iga, ancien fils de l'empereur du royaume français, dorénavant étudiant dans l'académie des dieux. Enfin, depuis trois jours seulement. Et comment se nomme la jeune créature que j'ai l'honneur d'avoir en face de moi ?"
- Iga-san ? C'était le nom porté par une famille noble japonaise, à l'époque d'Hitomi. Hitomi est la treizième princesse de la famille Okashii, mais la seule de sa génération à être de la branche principale. Les explorateurs français avaient commencé à commercer avec le Japon féodal quand Hitomi a été assassinée...

Encore ce flash. De la terre qui emplissait sa bouche, son nez, ses poumons, l'insupportable sensation d'étouffer. Aussitôt, un spasme violent s'empara de son corps si fragile, la pliant en deux, tandis qu'une toux douloureuse l'amenait à répandre du sang, rejeté de ses bronches, sur les draps. Une crise de claustrophobie, d'autant plus violente qu'elle était totalement imprévue. Elle s'effondra sur le matelas, se débattant convulsivement contre des liens qui n'existaient que dans son esprit. Elle étouffait lentement, ses pupilles aveugles se dilatant sous le manque d'oxygène.
Puis Akemi, qui veillait dans son esprit, intervint. Elle prit le dessus sur l'esprit affolé et agonisant de la jeune fille et, d'une décharge démoniaque, chassa le mal qui la tuait lentement. Un observateur proche aurait tout juste pu voir les prunelles de la neko se colorer un instant de ce rouge caractéristique du sang, mais ce fut très bref.
La crise avait duré peu de temps, et pourtant, Hitomi était pantelante et affaiblie, à nouveau. Elle sentit la présence d'Iga, qui, d'après ses sens embrouillés, semblait se pencher au-dessus d'elle. Bien sûr, ses oreilles et son nez était loin d'être infaillibles, aussi elle pouvait se tromper, mais elle fit tout de même attention à ne pas le heurter en se redressant. Elle haletait, la poitrine endolorie, mais au moins, elle était revenue à la réalité.

- On dirait qu'Hitomi est toujours affaiblie par sa mort...Elle devra faire plus attention à l'avenir si elle ne veut pas mourir une deuxième fois...

Lentement, elle s'agenouilla, les bras appuyés sur les draps souillés par son sang, et se courba, le front touchant presque le lit. Son échine et sa nuque étaient toutes deux offertes, exposées, comme le voulait la coutume de son pays, de son époque.

- Veuillez pardonner à Hitomi cet incident. Elle s'est exposée en position honteuse, et devant quelqu'un de votre rang, c'est une faute grave. Elle acceptera son châtiment, quel qu'il soit.

Oui, cela pouvait sembler choquant, mais les princesses du japon féodal, même celles qui, comme Hitomi, étaient de sang Bakemono, ne valaient presque rien, et devaient se soumettre aux hommes, et encore bien plus dans le cas de ceux qui étaient d'un rang plus haut que le leur.



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Re: Grosse fatigue, petite amitié. - Ven 1 Mar 2013 - 13:56
A peine avais-je prononcé mon nom que la jeune fille en face de moi se sentit mal. Je ne comprenais pas ce qu'il pouvait tenir ainsi son visage. Mon nom peut-être ? Iga..ce n'était pas très français mais plutôt japonais, comme les origines d'Hitomi. On m'avait raconté, lorsque j'avais six ans, qu'un prince du Japon avait épousé l'une des cousines de l'empereur Napoléon premier et qu'il était devenu, par un étrange tour de force, dirigeant d'une contrée française. Et j'en étais l'un des descendants. Mais dans mon palais, on me nommait surtout "le dauphin". J'essayai alors de le lui expliquer :

"Ça ne va pas ? Si tu t'inquiètes pour mon nom, Iga, c'est simplement qu'un de mes ancêtres était japonais."

Mais la jeune fille continuait à montrer des signes de faiblesse de plus en plus apparent. Sans pouvoir réagir, je la regardai perdre son sang, gémir puis s'affaisser sur le lit en tremblant. Je n'avais jamais vu une telle chose ! Ses mouvements me rappelait ceux des serpents à qui on coupe la tête mais qui continuerait à bouger, animer par le diable.
Cette jeune fille, était-elle possédée ?

*Mais, pourquoi je réfléchis à ça moi ??*

Je criai à l'aide, voulus quitter le lit mais ma blessure me faisait toujours aussi mal et j'en avais des vertiges. La seule chose que je pouvais faire, dans ma condition, était d'attendre que la jeune fille se calme, en espérant qu'elle survive. Et finalement, elle se calma.

Je la regardai s'agenouiller sur le lit avec une certaine joie et lui demandai si tout allait bien. Elle me dit qu'Hitomi était fatiguée après sa mort. Après tout c'était bien normal. Mais il me fallut quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle parlait à la troisième personne, disant "Hitomi pense ça" constamment. Elle devait être de ces schizophrènes qui possèdent deux ou trois personnalités.
Elle s'excusait devant moi, assise sur les genoux et le front touchant le sol. Elle s'excusait d'avoir été honteuse. Surpris, je reculai d'un pas et bafouillai une réponse :

"Oh.. no..no...non c'est pas grave."

Cependant, je connaissais bien l'esprit asiatique de devoir et de sacrifice (que je trouvais admirable) et je savais qu'un simple "c'est pas grave" ne suffirait pas à cette jeune fille. Je réfléchis alors à un châtiment... J'aurai bien pu demander des choses malsaines ou abusées comme je l'aurai fait à un esclave, mais je ne le ferai pas, pour son honneur tout comme le mien.

"Un châtiment ? Soit. Dans ce cas, mets toi à l'aise sur ce lit et raconte moi ton histoire, ta vie avant de mourir. Sans te mentir, je ne connais pas le Japon, je n'y suis jamais allé. A mon époque, nos navires suivaient les côtes car nous n'avions pas de boussole et rejoindre le Japon, petite île à côté de la Chine, aurait été impossible. Mon esprit doit être empli de fausses images sur ton peuple car ma famille n'aimait guère les asiatiques. J'aimerai que tu me dises comment était ton pays, à ton époque bien sur. Est-ce que les gens sont tous aveugles comme toi ? Désolé, de te le demander ainsi, je l'ai remarqué..."
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Re: Grosse fatigue, petite amitié. - Jeu 27 Juin 2013 - 13:53

Bon, comme il y a un utilisateur supprimé je clôs


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