Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Un cocktail plutôt... Hallucinant

 
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Lun 18 Mar 2013 - 9:15
- J’ai découvert la règle de la date de la mort malgré moi en arrivant ici en faite … Mais si je ne m’abuse nous sommes en deux mille treize … je suis mort en été lors d’une attaque surprise des Mongoles en douze cent trente quatre …

Deux mille treize. Oui, elle aussi on lui avait parlé de ce chiffre lorsqu'elle était arrivée ici. Douze cent trente quatre, cela sonnait comme un nombre très grand. Mais venait-il avant ou après le premier? Ici, tout était tellement étrange qu'elle ne préférait ne jurer de rien. Rien qu'en cette soirée, elle avait eu droit à une cadrée dose de surprises alors autant se préparer à tout. Les Mongoles, non. Cela ne lui disait rien non plus. A croire qu'en prime elle avait le chic pour tomber sur des personnes dont l'existence terrestre n'avait absolument rien en commun avec ce qu'elle-même avait put vivre.

- Cela fait donc sept cent soixante dix-neuf années que je suis … mort.

Sept ans soixante dix-neuf ans qu'il avait quitté la Terre pour arriver ici? Pourtant, de ce qu'elle avait compris, il était à peu près aussi nouveau qu'elle à la Deus. Qu'avait-il fait durant toutes ses années avant de se retrouver ici? A moins que le temps n'ait aucune emprise sur l'Académie. Oui, c'était peut-être ça le secret en fait. Mais dans ce cas, ça commençait à faire beaucoup. La jeune fille savait réfléchir mais là, à force de se creuser les méninges dans tous les sens, elle commençait à avoir un peu mal au crâne. Pour un peu, elle dirait que le voyage du cocktail n'était pas étranger à tout ça. Qui sait ce qu'ils avaient bien pu mettre dedans au final. L'indienne se resservit un verre d'eau qu'elle fit jouer entre ses doigts avant de la boire à toute petite gorgée tandis que le Chevalier reprenait la parole pour répondre à sa dernière question.

- De mon vivant j’enseignais à des apprentis chevaliers, des écuyers. Cela passait par un entraînement physique très difficile. Et maintenant j’ai juste le code de la chevalerie en moins à enseigner à des apprentis dieu qui pour la plupart estiment le sport comme une corvée. Tu viens de me dire que tu ne connais donc pas la chevalerie ? Tu es morte il y a encore plus longtemps que moi, ou comme la plupart tu as oublié avec le temps ?

Finalement, il ne semblait pas y avoir pour lui une grande différence entre son vivant terrestre et son temps à l'Académie. Dans les deux cas, il était professeur et partageait son savoir. Sa remarque sur le peu de considération que les élèves pouvaient avoir pour ses cours la fit sourire légèrement. Le Sport, dis comme ça, cela ne lui disait trop rien mais elle était une enfant de la nature. Elle avait plutôt du mal à rester simplement assise sur une chaise à écouter des personnes parler, même si leurs leçons se révélaient très intéressantes. Finalement, elle avait hâte de pouvoir avoir un cours de sport elle. Qui sait, peut-être qu'elle aurait le Chevalier comme professeur.

"- Mon peuple n'avait pas la même notion du temps que celle d'ici. Nous suivions les saisons, nous basant sur les rythmes solaires et lunaires. Mais quand les colons Blancs sont arrivés, ils ont commencés à imposer à tous leur façon de parler, de voir les choses et même de chasser et de faire du commerce. Je n'avais pas d'idée précise précise de la date de ma mort de mon vivant mais ici, à la bibliothèque, j'ai pu faire des recherches et finalement, j'ai réussi à situer ma mort dans le temps de l'histoire."

Cela lui faisait un peu bizarre de parler de cela comme ça. Elle discutait de sa mort et réalisait maintenant qu'elle avait une seconde vie que même si les Hommes Blancs n'avaient fait que du mal aux siens à son époque, ils avaient malgré tout inventés des choses fort pratique. Ce système de repérage dans le temps restait à ses yeux une invention des plus magique mais surtout indispensable au sein de l'Académie, au vue des diverses époques qui finissaient toujours par se rencontrer.

"- D'après les évènements dont j'ai été témoin, je serais morte aux environs de l'an 1802, dans le sud d'un pays qui s'appelle aujourd'hui les États-Unis d'Amérique. Donc, je ne suis morte que depuis... un peu plus de deux cents ans pour ma part. Vous restez mon aîné mon professeur, même dans la mort."


Deux cents ans... Il lui avait fallu cette conversation pour réaliser à quel point Calliste avait eu raison lors de leur première rencontre. Tout ce qu'elle avait connue sur terre n'existait plus. Les siens, son monde, son mode de vie. Avec le temps, les choses avaient forcément évoluées. Du coup, cela valait-il le coup de se rendre sur terre pour voir ce à quoi le monde ressemblait aujourd'hui? Pas forcément, peut-être qu'elle ne voulait pas savoir au fond. Elle termina son verre avant de le reposer sur la table et de s'extirper de la bouée canard qui lui ceignait toujours la taille. La posant au sol à côté d'elle, elle se tourna vers le Chevalier et fit mine de l'observer avec attention, comme si elle cherchait quelque chose de précis avant de s'exclamer avec tout le naturel possible.

"- En tout cas, vous êtes plutôt bien conservé pour une personne décédée depuis près de 800 ans maintenant."

Dans la famille remarque stupide, celle-ci valait son pesant de cacahuètes mais en même temps, était-elle réellement fausse? Apparemment, la plupart des personnes qu'elle avait croisée à l'Académie s'était réveillé ici dans leur corps et à l'âge de leur mort. Elle ne savait pas si c'était une obligation où juste une généralité mais dans ce cas, il fallait admettre que beaucoup de personnes à la Deus étaient mortes assez jeunes. Même Alexander ne semblait pas être très âgé. Revenant sur des paroles du Chevalier qui l'avait intriguée un peu plus tôt, elle redevint légèrement plus sérieuse avant de reprendre la parole.

"- Vous parliez d'un Code de la Chevalerie tout à l'heure. Je peux vous en demander un plus à ce sujet? Je m'excuse si je suis trop curieuse mais j'avoue que ce trouve cela plutôt étrange de pouvoir comparer des époques et des modes de vies séparés dans le temps. Je n'aurais jamais pu faire ça de mon vivant."
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Mer 20 Mar 2013 - 18:50


En y repensant sa vie n’avait pas change depuis sa mort, il n’y avait que l’époque et la mentalité des élèves qui avaient variés. Mais ce n’était pas pour lui déplaire, il n’avait jamais vraiment été porté sur les changements alors si sa vie pouvait rester simple, suivre toujours la même routine, en fait il se sentait bien dans sa peau et pourrait continuer ainsi l’éternité si il le fallait. Maltraiter des élèves, qu’importe leurs origines en sport était peut être même plus intéressant que de devoir se contenter de majoritairement devoir enseigner à de prétentieux petits nobles véreux persuadé d’être supérieur à tout le monde. Mais il fut surprit de la suite de la conversation.

"- Mon peuple n'avait pas la même notion du temps que celle d'ici. Nous suivions les saisons, nous basant sur les rythmes solaires et lunaires. Mais quand les colons Blancs sont arrivés, ils ont commencés à imposer à tous leur façon de parler, de voir les choses et même de chasser et de faire du commerce. Je n'avais pas d'idée précise précise de la date de ma mort de mon vivant mais ici, à la bibliothèque, j'ai pu faire des recherches et finalement, j'ai réussi à situer ma mort dans le temps de l'histoire. D'après les évènements dont j'ai été témoin, je serais morte aux environs de l'an 1802, dans le sud d'un pays qui s'appelle aujourd'hui les États-Unis d'Amérique. Donc, je ne suis morte que depuis... un peu plus de deux cents ans pour ma part. Vous restez mon aîné mon professeur, même dans la mort."

Il réalisait l’ampleur de son ignorance, des colons blancs ? les Etats-Unis d’Amérique ? Mais enfin de quoi parlait-elle ? Les colons seraient des sortes de conquérants semble t-il, quand on conquière une région on impose souvent son système de fonctionnement, mais pourquoi blanc ? Il y aurait eut dans le futur un roi qui n’utiliserait que des armures blanches, ou cela provenait peut être des tenues. En pensant cela il revit les autres ordres de chevalier qui existaient à son époque, les templiers, les saints sépulcres, les maltes, les saints jacques de l’épée et son ordre, les teutoniques. Tous étaient connu pour leurs tenues blanches sauf l’ordre de malte, ils seraient devenu un ordre conquérant commun ? Impossible il y avait trop de tensions. Mais 1802 … l’illustre Herr Salza se serait trompé, impensable … il avait affirmé que les ordres ne perdureraient pas si rien ne changeait, mais visiblement il y avait eut de nombreux changements, jusqu’ou alors, voila ce qui tracassait le chevalier. Il allait vraiment devoir se renseigner dans cette bibliothèque, il ne s’était pas vraiment penché sur ce qu’est devenu sont ordre après la chute de son camp d’entraînement, l’avenir des écuyers qui avaient assister à sa fin y était peu être consigné ? Avait-il eut de la descendance ? De nouvelles intrigue apparaissaient au fur et à mesure de la conversation.

- Je devrais aller lire dans cette bibliothèque pour en apprendre d’avantage aussi, je ne me suis pas intéressé au devenir du monde après ma mort, tu attise ma curiosité.

Oui la chose était claire, il allait vraiment falloir qu’il daigne en apprendre un peu, sinon il resterait un ignorant pour l’éternité, et c’est long une éternité … Il sourit néanmoins à la remarque d’Abygaïl, la conservation … c’est vrai que pour avoir les 800 années d’âge il se débrouillait encore bien, pas une ride, mais il se devait de lui retourner le compliment.

- Je peux dire de même pour toi, pour une personne ayant 200 années ton corps est encore bien élégant et sans rides lui aussi.

Et pendant cet étrange rêve on peut dire qu’ils avaient put nettement bien voire leur corps, habillé comme ils étaient après tout cela semblait bien logique.
Mais il pensait encore à la toute dernière question de la petite curieuse, elle voulait en savoir plus sur son ordre, et bien il allait lui donner ce qu’il n’avait pas encore fait depuis son arrivé, un cours sur le code Teutonique !
Il se leva et se servit un verre d’eau qu’il descendit d’une seule traite. Avec sa question elle avait donné au chevalier une telle motivation, un tel espoir, et le désire de revivre son ancienne vie.


- Alors je vais te faire le cours que je faisais à mes écuyers, je ne l’ai jamais fait depuis ma mort, et je vais t’offrir cette première avec plaisir ! Je répondrais à toutes tes questions ensuite.

Il était certes toujours torse nu, et se tenait maintenant debout devant la jeune femme dans une position parfaitement droite, on pourrait presque poser une réglé devant ou derrière lui sans ne remarquer de défauts dans sa tenu. Prenant ensuite une profonde inspiration il commença son discours.

- Pour vous être chevalier, c’est peut être combattre pour l’église, mais notre ordre ne se voue pas qu’à ce désire. Je vous rappelle que lors de notre fondation nous avons été un ordre hospitalier, notre objectif premier a été d’accompagner et de soigner les autres chevaliers au cours des conflits précédents et à venir. Mais depuis nous avons évolué, nous sommes un ordre militaire ET hospitalier. Le grand maître Herman von Salza à obtenu la reconnaissance de l’ordre, nous nous battons pour le soutenir à notre façons. Vos vœux que vos prononcerez à la sortie du camp dans de nombreux mois seront vos guides. Restez fier droit et vertueux, défendez le faible et l’opprimé, ne fuyez jamais, respectez toujours la hiérarchie, notre force est notre union.




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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Jeu 21 Mar 2013 - 9:55
- Je devrais aller lire dans cette bibliothèque pour en apprendre d’avantage aussi, je ne me suis pas intéressé au devenir du monde après ma mort, tu attise ma curiosité.

La jeune fille devait avouer que cette confession de la part du professeur la surprenait un peu. Elle s'était sentie tellement perdue en arrivant ici que la bibliothèque, une fois qu'elle avait acquis correctement le principe de la lecture, lui avait paru le lieu attractif de toute la Deus. Mais il était vrai aussi qu'elle n'avait pas ses responsabilités. Après tout, elle n'était qu'une élève, lui en tant que professeur avait déjà des cours à assurer, ce qui devait lui prendre déjà une bonne partie de son temps. En tout cas, vu le nombre de surprises qu'elle avait découverte en parcourant les divers ouvrages de la bibliothèque, il risquait d'en connaitre encore davantage qu'elle. En effet, il était mort depuis quatre fois plus de temps qu'elle ce qui avait laissé le temps au monde d'évolué et pas qu'un peu. Enfin, il aurait tout le loisir de découvrir cela par lui-même, elle n'allait pas lui gâcher la surprise en lui racontant à l'avance ce qu'il restait de découvrir.

- Je peux dire de même pour toi, pour une personne ayant 200 années ton corps est encore bien élégant et sans rides lui aussi.

L'indienne étouffa un léger rire à sa remarque. Elle avait près de deux cent ans, oui. Elle avait pourtant le plus grand mal du monde à se le représenter. Pour elle, elle restait cette jeune fille qu'elle était lorsque la mort l'avait fauchée, une indienne Shoshonni de dix-neufs automnes qui ne jurait que par la nature et les Grands Esprits protecteurs de sa tribu. Son corps n'avait pas changé mais son esprit, lui, avait déjà commencé à se modifier, le fait de devenir une apprentie-déesse et d'avoir déjà connu la mort lui offrant une vision des choses différentes. Sans compter les rencontres diverses et les origines toutes aussi multiples des autres personnes présentes à l'Académie. Comment étaient-ils choisis pour arriver là? Elle n'en avait pas la moindre idée. Mais chacun restait semblable à son voisin tout en demeurant unique. C'était assez étrange comme contexte mais finalement, depuis qu'elle était arrivée ici, elle devrait savoir qu'elle ne devrait plus s'étonner de rien.

- Alors je vais te faire le cours que je faisais à mes écuyers, je ne l’ai jamais fait depuis ma mort, et je vais t’offrir cette première avec plaisir ! Je répondrais à toutes tes questions ensuite.

Alexander se servit un verre d'eau qu'il descendit d'une traite, se levant pour se tenir droit comme un i face à elle, comme pour se remettre dans l'ambiance de l'époque. Il semblait lus imposant déjà, habité d'une motivation nouvelle, puissante. Était-ce sa question qui avait provoqué cette réaction? Il la fixa plus sérieusement à présent avant de prendre une grande inspiration et de se lancer.

- Pour vous être chevalier, c’est peut être combattre pour l’église, mais notre ordre ne se voue pas qu’à ce désire. Je vous rappelle que lors de notre fondation nous avons été un ordre hospitalier, notre objectif premier a été d’accompagner et de soigner les autres chevaliers au cours des conflits précédents et à venir. Mais depuis nous avons évolué, nous sommes un ordre militaire ET hospitalier. Le grand maître Herman von Salza à obtenu la reconnaissance de l’ordre, nous nous battons pour le soutenir à notre façons. Vos vœux que vos prononcerez à la sortie du camp dans de nombreux mois seront vos guides. Restez fier droit et vertueux, défendez le faible et l’opprimé, ne fuyez jamais, respectez toujours la hiérarchie, notre force est notre union.

Dès les premiers mots, elle s'était retrouvée comme immergée dans un monde et une époque qui bien que lui étant inconnue semblait pourtant lui rappeler certaines choses de son propre temps passé sur Terre. Bien sure, il eut des mots dont elle saisit pas toutes les subtilités. Église, hospitalier, militaire... Pourtant, au vu de ce que contenait son discours, elle avait sans mal réussi à se faire une image de ce que tout cela représentait. Leur devoir premier était de venir en aide aux gens, de les soigner même si côté ils devaient savoir se battre. Ils défendaient des valeurs telle que le droiture et la vertu, l'union pour rester plus forts mais aussi l'aide aux personnes dans la nécessité. Des valeurs auxquelles, sous une autre forme, elle avait toujours été habituée depuis sa plus tendre enfance. Cela expliquait peut-être pourquoi son discours prenait autant échos en elle.

"- Eh bien, vous êtes très fort pour garder l'attention d'un public. Je n'ai pas décroché une seconde. En tout cas, si tous les chevaliers étaient comme vous, votre ordre devait être vraiment très apprécié. Un instant, je me serais presque cru envoyé à votre époque tellement j'avais l'impression de vivre votre discours."

Elle lui sourit gentiment tandis que le chevalier reprenait son souffle. Il semblait plutôt fier de lui. Elle se demandait combien de jeunes gens de son époque il avait pu ainsi motiver et enflammer afin que ces derniers embrassent avec ferveurs les valeurs de son ordre. Sans doute ne le savait-il pas lui-même. En tout cas, elle ne doutait pas qu'il ait été un professeur des plus doués. Il vivait tellement ce qu'il disait que c'en était presque magique à ses yeux. Tant de volonté et de force, même après la mort, cela forçait le respect.

"- Bon, je ne suis pas chevalier et je ne connais pas grand chose à votre ordre mais je suis fière d'avoir eu droit à votre premier cours. je crois que si j'avais été écuyer à l'époque, vous m'auriez convaincu sans le moindre souci. Vous avez l'art de galvaniser les foules, c'est impressionnant. A croire que vous étiez né pour être professeur."

Elle qui en général n'était pas spécialement des plus bavardes, la voilà qui laissait couler les mots tout seuls, d'eux-mêmes. C'était plutôt rare. Finalement, elle se sentait plutôt à l'aise en compagnie du professeur et cette sorte de relation de confiance qui s'était installée lui permettait de s'ouvrir un peu plus qu'à l'ordinaire. Elle repensa à son monologue et réfléchit à des questions à lui poser à ce sujet mais finalement, aucune ne lui vint. Il avait été très clair et bien qu'elle ne connaisse pas le monde dans lequel il avait vécu, cela ne l'avait aucune gênée pour comprendre son discours.

"- Vous avez encadré beaucoup d'écuyers de la sorte? Ces derniers devaient être ravis de pouvoir faire leur enseignement sous vos ordres non?"
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Ven 22 Mar 2013 - 17:25


Alexander avait volontairement esquivé dans son discours les sujets religieux, et il remarquait que ce dernier s’appliquait à tous les chevaliers en général. Il n’était plus vraiment ciblé pour son ordre, mais refaire ce discours l’avait un peu touché et ému. Il se revoyait encore à faire ses discours avant les batailles ou dans son camp d’entraînements. Et la jeune femme allait confirmer une chose qu’il avait déjà entendu si souvent.

"- Eh bien, vous êtes très fort pour garder l'attention d'un public. Je n'ai pas décroché une seconde. En tout cas, si tous les chevaliers étaient comme vous, votre ordre devait être vraiment très apprécié. Un instant, je me serais presque cru envoyé à votre époque tellement j'avais l'impression de vivre votre discours."

Il avait toujours été un galvaniseur de moral et d’énergie, sa passion se ressentait auprès de tous et il arrivait très bien à la communiquer à son entourage, et visiblement son don fonctionnait encore bien aujourd’hui, même après huit cents années sans pratiquer. Enfin, il avait plus l’impression qu’il ne s’était écoulé qu’une ou deux minutes entre sa mort et sa résurrection. Alors comment voire la chose ? Huit cents ans réelle ou une semaine ressentit par le chevalier ? La sensation était assez perturbante, mais il passa outre, et en répondant par un sourire à celui que lui faisait la petite brune et il reposa dans le canapé.

"- Bon, je ne suis pas chevalier et je ne connais pas grand chose à votre ordre mais je suis fière d'avoir eu droit à votre premier cours. je crois que si j'avais été écuyer à l'époque, vous m'auriez convaincu sans le moindre souci. Vous avez l'art de galvaniser les foules, c'est impressionnant. A croire que vous étiez né pour être professeur."

A croire qu’il était facile de percer à jour le chevalier, enfin il ne tentait jamais de dissimuler sa nature non plus, alors il ne pouvait dignement pas s’en plaindre. Mais la dernière phrase le poussa à réfléchir un instant, né pour être professeur … Etre venu au monde pour l’enseignement … Il n’y avait jamais vraiment réfléchit, il est pourtant vrai qu’en repensant à son parcours tout le destinait à enseigner, à transmettre son savoir à de jeunes recrue aux yeux illuminés de rêves.

- La chevalerie était réservée aux hommes de mon vivant, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi d’ailleurs, certaines femmes se débrouillent bien pourtant… Mais il est vrai que j’ai une certaine capacité à captiver.

Mais la conversation continuait, parler de son passé était fort plaisant, et en discuter avec une élève très intéressée l’était encore plus, alors qu’elle le questionne, comme il lui avait demander lui faisait excessivement plaisir.

"- Vous avez encadré beaucoup d'écuyers de la sorte? Ces derniers devaient être ravis de pouvoir faire leur enseignement sous vos ordres non?"

Il n’avait jamais fait de comptes, il en avait vu tellement passer dans son camp, fallait-il aussi inclure les chevaliers qu’il avait sous ses ordres pendant quelques batailles ? Il y avait beaucoup de variables, et aucune chose concrètes dans la tête du chevalier. Il passa sa main sur son front légèrement gêné de ne pouvoir lui donner une réponse précise quand au nombre, mais le point de vue des écuyers il le connaissait plutôt bien, il avait reçus beaucoup de rumeurs et d’histoire le concernant qui tournait parmi les chevaliers.

- Et bien je n’ai pas vraiment de chiffres à pouvoir te donner, j’ai entraîné des écuyers pendant environs quatre ou cinq années je dirais. L’entraînement durait entre six mois et une année et la quantité d’écuyer variait énormément alors je ne sais pas trop.
Mais j’ai eut beaucoup de reconnaissance de la part de mes petits protégés lorsqu’il partait, il faisait connaître mon nom et ventait les mérite de leur instructeur pendant les batailles ou en fêtant les victoires. J’ai entendu même que certains auraient atteints des grades plus important que moi, mais ils avaient une qualité que je n’avais pas, la stratégie.


La stratégie … la seul chose qui l’avais vraiment bloqué dans sa progression hiérarchique, mais la reconnaissance dont le professeur avait jouit, lui avait offert un poste encore plus important. Il valait mieux qu’il en parle après ces dernières paroles sinon il passerait pour quoi ? Il rit doucement avant de reprendre son discours.

- En temps normal je t’aurais proposé de venir avec moi consulter les archives de mon camps pour voire la quantité de jeune homme formé, mais ce sera assez difficile. Pour en revenir sur mon grade, j’avais été sélectionné comme chevalier électeur, je faisais partie du chapitre devant nommé le prochain grand maître de l’ordre à la mort de l’actuel.

C’était la première fois qu’il s’étalait autant sur son ordre, il y prenait un plaisir qu’il ne pouvait dissimuler. Et que quelqu’un s’y intéresse le motivais à continuer encore. Enfin il allait falloir qu’il parle un peu de la jeune fille aussi, sinon ce ne serait pas très équitable.




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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Sam 23 Mar 2013 - 9:51
- La chevalerie était réservée aux hommes de mon vivant, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi d’ailleurs, certaines femmes se débrouillent bien pourtant… Mais il est vrai que j’ai une certaine capacité à captiver.

La chevalerie était donc à son époque un domaine exclusivement masculin? De son point de vue, elle ne voyait pas l'intérêt d'une telle chose. Même si il était vrai que même chez elle les femmes étaient plus souvent cantonnées à des tâches moins guerrière que la chasse et la traque, cela ne les empêchait pas d'y avoir accès. La preuve, elle était devenue elle-même une chasseuse réputée et une lutteuse expérimentée. Mais en y pensant, elle n'avait jamais vu que des Hommes Blancs, jamais de femmes. Était-ce normale? N'avait-elle pas le droit de participer aux parlementions entre peuples ou refusaient-elles de leur côté cette colonisation que les Blancs forçaient sur le territoire ancestral des siens? Qui sait. Elle doutait d'avoir un jour cette réponse-là. Comme quoi, discuter d'une époque et d'un mode de vie complètement différent et très éloigné du sien ne l'empêchait pas de faire des parallèles. Le monde avait forcément changé mais entre leurs deux vies respectives, mais il semblerait que la nature humaine en elle-même n'ait pas tant évolué que cela au final.

- Et bien je n’ai pas vraiment de chiffres à pouvoir te donner, j’ai entraîné des écuyers pendant environs quatre ou cinq années je dirais. L’entraînement durait entre six mois et une année et la quantité d’écuyer variait énormément alors je ne sais pas trop.
Mais j’ai eut beaucoup de reconnaissance de la part de mes petits protégés lorsqu’il partait, il faisait connaître mon nom et ventait les mérite de leur instructeur pendant les batailles ou en fêtant les victoires. J’ai entendu même que certains auraient atteints des grades plus important que moi, mais ils avaient une qualité que je n’avais pas, la stratégie.


Six moi à un an? Elle trouvait ce temps étrangement court. Peut-être parce qu'elle avait passé toute sa vie à se perfectionner dans son art. Et il n'avait passé que cinq années à les entrainer? Cela voulait-il dire que s'il n'était pas mort, il aurait continuer à être professeur? En tout cas, la suite de son discours ne l'étonna pas beaucoup. Ses anciens élèves avaient vantés ses mérites et avaient respectés son enseignement. Certains auraient même atteints des places plus élevées dans la hiérarchie de son ordre que lui-même. Cela voulait dire que même en étant reconnu, il n'avait pas forcément eu de passe-droits, ce qu'elle considérait comme quelque chose de très noble. Reconnaitre sa propre place et ne pas envier celle des autres. Des qualités fortes et qui faisait grandir le respect qu'elle avait pour le Chevalier. Elle aurait bien aimé vivre à son époque, au moins une journée, voir à quoi ressemblait ces entrainements et un cours en réel.

- En temps normal je t’aurais proposé de venir avec moi consulter les archives de mon camps pour voire la quantité de jeune homme formé, mais ce sera assez difficile. Pour en revenir sur mon grade, j’avais été sélectionné comme chevalier électeur, je faisais partie du chapitre devant nommé le prochain grand maître de l’ordre à la mort de l’actuel.

Chevalier électeur. Décidément, ils avaient des mots bien étranges. Elle lui sourit en l'entendant parlé d'aller consulter des archives. Cela aurait été forcément très intéressant mais comme il le disait, cela risquait de se révéler fort compliqué. Tant pis, cela ne l'empêcherait pas de dormir non plus. En tout cas, de ce qu'elle comprit de la fin de sa phrase, cela voulait dire qu'il avait une place plus qu'enviable au sein de son ordre. Une responsabilité importante s'il devait faire partie de ceux qui choisirait leur prochain chef.

"- Même si n'aviez pas assez de stratégie pour gagner un poste plus important, j'en déduis que vos qualités ont quand même été reconnues et récompensés par ce choix de 'Chevalier Électeur'. Et puis, même s'il est bien vu d'être le plus possible dans sa hiérarchie, voir ses mérites reconnus à leur juste titre est aussi bien si ce n'est mieux, non?"


Oui, elle avait une vision des choses plutôt spéciale. De son vivant, son statut de fille de Chef de la tribu l'avait plus handicapé qu'autre chose à ses yeux car on la surveillait bien plus que les autres. Pour sa propre sécurité soi-disant. Dès sa plus tendre enfance, des portes lui avaient été fermées en raison de son rang. Si elle était devenue chasseuse, c'était par dépit au départ. Elle aurait voulu suivre les enseignements Shamaniques et pouvoir faire partie du Conseil des Sages. Mais cet horizon n'était pas compatible avec sa naissance. Finalement, on avait fini par reconnaitre ses talents pour ce qu'elle était devenue et non plus pour son statut social mais cela avait prit du temps. Et elle était morte avant d'avoir vraiment pu en profiter. La vie avait un sens de l'humour assez personnel par moments.

"- Finalement, vous étiez content de votre place et de votre rôle? Ou vous auriez malgré tout préféré pouvoir monter en grade? Chez moi, le Grand Sage répétait souvent que le hasard n'existait pas, que la vie faisait les choses toujours dans l'intérêt le plus commun de tout un chacun, même si cela semblait parfois difficile à accepter."

Elle-même avait eu du mal à accepter cet état de fait. Le hasard fait bien les choses... Alors il était bien bien qu'elle soit morte pour protéger sa sœur? Oui sans doute. Même si cela une certaine blessure à son âme, de n'avoir pas pu la voir heureuse, mariée et qui sait, avec des enfants un jour. Au moins, elle avait vécue, c'était déjà un beau cadeau. Cela n'empêcha pas un instant le voile de tristesse de passer devant ses yeux. Oui, avec le temps qui avait passé, les siens avaient disparus. même leurs souvenirs avaient été effacés du monde terrestre mais elle, elle se souvenait. Et elle se souviendrait toujours puisqu'elle ne pouvait pas mourir. Au moins, ils vivraient encore avec elle.

"- C'est étrange. C'est moi qui suis morte mais finalement, je suis devenue éternelle. Ici, nous sommes tous différents de par nos origines mais nous avons ce oint en commun. C'est nous qui survivrons alors que la mort nous à déjà frappés. C'est assez contradictoire, vous ne trouvez pas?"

Ses propres réflexions la faisait sourire. Où est-ce qu'elle allait chercher tout ça, franchement? Il allait sérieusement falloir qu'elle arrête de réfléchir. Se servant un nouveau verre d'eau, elle le but doucement, à petites gorgées pour profiter de la fraicheur du liquide dans sa gorge.
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Dim 24 Mar 2013 - 3:50

"- Même si n'aviez pas assez de stratégie pour gagner un poste plus important, j'en déduis que vos qualités ont quand même été reconnues et récompensés par ce choix de 'Chevalier Électeur'. Et puis, même s'il est bien vu d'être le plus possible dans sa hiérarchie, voir ses mérites reconnus à leur juste titre est aussi bien si ce n'est mieux, non?"

Si Alexander avait vraiment voulut atteindre des positions hautes dans la hiérarchie de son ordre il aurait forcement trouvé une solution, enfin sa famille de comploteur sûrement. C’est peut être pour cela qu’il ne les avait contacté que lorsqu’il fut mit au courant qu’il était devenu chevalier électeur. Sa famille aurait commencer à négocier pour le faire monter dans les grades sans que le professeur n’eut à bouger le petit doigt, mais il ne voulait pas de cette aide, pas plus qu’il ne convoitait les titres.

"- Finalement, vous étiez content de votre place et de votre rôle? Ou vous auriez malgré tout préféré pouvoir monter en grade? Chez moi, le Grand Sage répétait souvent que le hasard n'existait pas, que la vie faisait les choses toujours dans l'intérêt le plus commun de tout un chacun, même si cela semblait parfois difficile à accepter."

La place qu’il avait ne lui importait que peu, mais elle lui plaisait énormément en effet, partager son savoir et son expérience, faire ressentir sa passion et son énergie au travers de son enseignement, il n’en voulait pas plus. Et ici il en avait eu plus … la notation des élèves lui triturait la tête, à son époque ce n’était que question d’un accord d’au moins quatre des cinq instructeur et de son accord pour que l’écuyer soit autorisé à prononcer ses vœux.
Le hasard n’existe pas … Voila un point commun qui pourtant les différencie assez. Pour Alexander que ce soit hasardeux ou action d’une volonté supérieure lui importait peu, ça arrivait et c’est tout. Mais pour son ordre le hasard n’existait pas, il se provoquait par nos actions, il n’était qu’une conséquence de nos actes, un point de vue très militaire en somme. Et pour les ordres concurrents … le hasard était une volonté divine, un peu comme ce que pensait les sages de la jeune fille.


- Je m’y complais, je n’ai jamais visé la hiérarchie, malgré que ma famille le souhaitait.

Il ne l’avait jamais avouer à absolument personne, et pourtant la chose venait de sortir tellement naturellement … Enfin actuellement cela ne lui coûterait plus rien, sa famille ne peut plus vraiment l’influencer alors peut être que l’inquiétude de que tout le monde s’acharne sur lui après un tel aveux c’est atténué, le libérant. Mais il allait s’apercevoir que la jeune Abigaïl était quelqu’un de très réfléchit sur les sens de la vie.

"- C'est étrange. C'est moi qui suis morte mais finalement, je suis devenue éternelle. Ici, nous sommes tous différents de par nos origines mais nous avons ce oint en commun. C'est nous qui survivrons alors que la mort nous à déjà frappés. C'est assez contradictoire, vous ne trouvez pas?"

- Je préfère ne pas réfléchir à ce genre de chose, les sens de la vie, le destin, la réalité et les rêves. Je n’y prête aucune attention, cela fausse le jugement, de mon vivant je ne pouvais pas dire cela, mais maintenant je le peux, à mon époque il fallait toujours prendre garde à ce que l’on disait…

C’était vrai, il n’avais jamais crut en rien, tout lui était abstrait, ou pur folie, mais il ne disait rien car, en noble qu’il était il suivait aveuglement les protocoles, il devait donner une bonne image de sa famille, il suivait les règles.
Il fit la même chose que sa jeune interlocutrice, se servant après elle un autre verre d’eau qu’il commença à boire progressivement. Ils parlaient beaucoup de la chevalerie, mais maintenant il ne la connaissait pas vraiment, le moment semblait bien choisit pour changer le sujet de conversation.


- Enfin parlons un peu de toi, j’ai vu que tu te débrouillais bien en combat, tu étais donc une chasseuse, chez toi on apprenait aux chasseurs à se battre au corps à corps ? C’est assez étrange, j’imaginais plus un entraînement sur le tir à l’arc et sur la discrétion pour ce genre de métier.




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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Dim 24 Mar 2013 - 15:46
- Je m’y complais, je n’ai jamais visé la hiérarchie, malgré que ma famille le souhaitait.

Ainsi, sa famille avait eu d'autres visions pour lui. Comme partout remarque. Elle savait que sa propre famille n'avait pas tant que cela appréciée sa décision de devenir une des rares traqueuses de leur tribut mais ils avaient eu l'intelligence de reconnaitre ses capacités et la sagesse de comprendre qu'elle avait besoin de cette vie-là pour s'épanouir. On lui avait laissé se faire sa place en fonction de ce qu'elle était réellement capable d'accomplir, sans cesser de lui rappeler ses devoirs en tant que fille de Chef. Et comme elle avait toujours su allier les deux, personne n'avait rien trouvé à lui redire. Oui, elle avait eu de la chance, elle ne pouvait pas en douter. En tout cas, elle avait l'impression d'avoir été bien plus proche de sa famille que le Chevalier ne l'avait été de la sienne, mais peut-être n'était-ce qu'une illusion.

Sa dernière réflexion était sortie un peu comme ça, par hasard. Elle n'avait pas prévu d'en parler. Remarque, avec ce qui était arrivé aujourd'hui, on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle ait prévu quoi que ce soit en réalité. Mais dans un sens, bien que cela la fasse sourire, elle se demandait aussi s'il était normal qu'elle s’interroge ainsi sur tout et rien. Après tout, depuis sa mort, c'était comme si on lui avait ouvert les yeux. Quelle quantité astronomique de choses elle n'avait pas déjà apprise et entendue rien que depuis son arrivée. Bien plus que depuis tout son séjour terrestre, elle n'en doutait pas.

- Je préfère ne pas réfléchir à ce genre de chose, les sens de la vie, le destin, la réalité et les rêves. Je n’y prête aucune attention, cela fausse le jugement, de mon vivant je ne pouvais pas dire cela, mais maintenant je le peux, à mon époque il fallait toujours prendre garde à ce que l’on disait…

Elle prit le temps de peser ses mots et finalement, elle fut plutôt d'accord avec lui. Toutes ses considérations qu'elle pouvait aujourd'hui prendre en compte n'étaient pas de mise du temps de son vivant. Déjà car elle n'existait pas, d'une certaine façon, ne faisant pas partie de sa culture, mais aussi parce que l'Académie forçait les gens à évoluer. Pour devenir un Dieu, il est obligatoire de ne plus se limiter à sa simple vision du monde telle qu'elle était du temps de son humanité. Il fallait s'ouvrir. Et puis, comme le faisait remarquer Alexander, ce qui n'était pas possible avant le devenait une fois arrivé à la Deus. Dire ce qu'elle pensait vraiment.... Elle aussi avait souvent du brider ses paroles, pour respecter sa place, son rang et surtout, le plus important aux yeux des siens, les traditions. Aujourd'hui, avec le recul, tout cela lui paraissait tellement dérisoire.

- Enfin parlons un peu de toi, j’ai vu que tu te débrouillais bien en combat, tu étais donc une chasseuse, chez toi on apprenait aux chasseurs à se battre au corps à corps ? C’est assez étrange, j’imaginais plus un entraînement sur le tir à l’arc et sur la discrétion pour ce genre de métier.

Elle ne put s'empêcher de sourire à sa remarque. Sans doute avaient-ils aussi des chasseurs à son époque car son imagination était très proche de la réalité. Parler d'elle. Il n'y avait pourtant pas grand chose à dire d'intéressant sur son cas. mais après tout, le professeur avait accepté de jouer le jeu en répondant aux diverses questions que la jeune indienne lui avait poser, et ce avec amabilité sans se montrer gêné par son insistance. Alors la moindre des choses, c'était bien qu'elle aussi se révèle un petit peu.

"- Eh bien, vous avez tout à fait raison pour l'entrainement des chasseurs. Bon, il faudrait également rajouter le couteau mais ce n'est qu'un détail. J'ai commencée par la voie de la chasse avant d'être finalement choisie pour devenir une traqueuse. C'était un poste souvent réservé aux hommes car plus physiques, demandant plus de ressources. C'est là que l'on m'a enseigné le combat à main nue et au bâton."


Elle marqua un léger temps d'arrêt, prenant le temps de revoir défiler devant ses yeux ses heures passées à se confronter à d'autres jeune de son âge ou plus âgé, dans la poussière et la terre, à ne cesser de se relever pour continuer encore et encore. Elle n'avait jamais été la plus puissant mais sa volonté et sa détermination avait joué un rôle très important dans son choix. En regardant en arrière, elle était fière du parcours qu'elle avait réalisée parmi les siens.

"- En fait, la traque était réservée aux hommes en général. Tout comme la chasse ou ils sont grandement majoritaires. les femmes s'occupent plus des enfants, de la cueillette et de la pêche, des peaux et de la médecine. Les hommes des chevaux et de tout ce qui est plus physiques dirons-nous. Mais mon statut m'empêchait de suivre la voie que je désirais suivre alors, je me suis battue pour me faire admettre dans ce cercle fermé. Et j'ai fini par y arriver."

Sa main repassa sur les trois grandes marques de griffes sur son épaule. Cette rencontre avec cet ours, elle s'en souviendrait toute sa vie. Et toute sa mort aussi. Son sourire était franc, fier. Oui, elle avait atteint son objectif avant de mourir, se faire accepter pour ce qu'elle était vraiment et pas pour son statut social. Alors, elle n'avait rien à regretter. même si l'absence de sa jumelle pesait encore comme une ombre légère sur son cœur.
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Lun 25 Mar 2013 - 1:24


En tout cas Abygaïl semblait prendre plaisir à discuter avec le professeur, qui en était ravi, ce n’est pas souvent qu’il discutait autant. Il ne l’avait même pour ainsi dire jamais fait autant, le cocktail avait été visiblement l’élément clés de cette histoire. Et le chevalier était bien content d’être venu dans le bar en ce jour pour avoir fait une telle rencontre. D’ailleurs maintenant le sujet de conversation était ses habitudes et son style de vie à elle, la chevalerie était de nouveau mis de coté, ils en avaient assez parlé pour le moment.

"- Eh bien, vous avez tout à fait raison pour l'entraînement des chasseurs. Bon, il faudrait également rajouter le couteau mais ce n'est qu'un détail. J'ai commencée par la voie de la chasse avant d'être finalement choisie pour devenir une traqueuse. C'était un poste souvent réservé aux hommes car plus physique, demandant plus de ressources. C'est là que l'on m'a enseigné le combat à main nue et au bâton."

Elle marqua un temps d’arrêt et le professeur de sport se contenta d’attendre sans dire un mot, il savait qu’en parlant de son passé on se replongeait facilement dans ses souvenirs, alors il ne voulait pas la gêner. Il avait l’impression de suivre une description de la chevalerie avec des termes différents, elle disait la vérité en parlant de la ressemblance, ça en devenait presque perturbant.

"- En fait, la traque était réservée aux hommes en général. Tout comme la chasse ou ils sont grandement majoritaires. les femmes s'occupent plus des enfants, de la cueillette et de la pêche, des peaux et de la médecine. Les hommes des chevaux et de tout ce qui est plus physiques dirons-nous. Mais mon statut m'empêchait de suivre la voie que je désirais suivre alors, je me suis battue pour me faire admettre dans ce cercle fermé. Et j'ai fini par y arriver."

La voila la seul et unique différence qu’il y avait entre leur parcours. Elle voulait le faire de toute sa volonté et son corps dés le départ. Tandis que le professeur lui avait du attendre une blessure qui manqua de le tuer sur un champ de bataille. Lui avait suivit un peut les ordres de sa famille avant de finalement vouloir presque les suivre volontairement, alors que la petite tête brûlée qu’il avait en face de lui avait défié sa famille pour suivre le chemin qu’elle désirait et finir par être soutenu et reconnus. Dans un sens elle avait la volonté dés le départ, Alexander lui n’en avait jamais vraiment eut jusqu’à ce qu’il hérité d’une cicatrice indélébile pour lui rappeler qu’il avait besoin d’un objectif.
Il n’y avais plus de bruit en provenance de la salle adjacente d’ailleurs, l’ancien aristocrate se releva donc après avoir prit soin de terminer son verre et se dirigea vers la porte par curiosité.


- Il est surprenant de voire à quel point nos chemins se ressemble malgré quelques différences, principalement sur nos motivations premières en entrant dans notre voie ...

Il ouvrit légèrement la porte et l’ouvrit soudain plus pour mieux voire ce qu’il se passait. Enfin il ne se passait plus rien, la salle était vide, même plus de barman, rien, le noir complet et le tic tac d’une horloge qui brisait le silence en rythme constant. Il ouvrit encore plus et s’engouffra dans l’immense ouverture, pénétrant dans l’obscurité, qu’il avait faite pour allumer l’autre salle, pour remettre des couleurs visible à leurs yeux. En regardant par la fenêtre il constatait avec aise qu’il faisait déjà nuit, naturellement il se tourna pour regarder l’horloge. Et il put voire que le couvre feu était déjà dépasser depuis une bonne heure.
Il retourna voire Abygaïl en souriant, il regarda un instant sa chemise, constatant qu’il était encore torse nu et prit la parole sans y prêter d’avantage attention.


- Le temps passe excessivement vite en charmante compagnie et pendant une telle discussion, ils nous ont définitivement laissé sans prendre la peine de nous prévenir !

Après ces paroles il se reposa dans le canapé et se servit encore un verre d’eau qu’il laissa cependant posé sur la table. Le chevalier avait la volonté de poursuivre la conversation, il savait qu’il allait fournir à la jeune femme un justificatif pour le non respect du couvre feu en la raccompagnant à sa chambre. Etre professeur avait du bon par moment, non en faite cela n’avait que du bon !

De mon temps il était courant pour la noblesse de destiner leurs fils ou leurs filles à prendre la main d’un ou d’une enfant d’une autre famille. Ceci à des fins purement économiques et politiques. Mais en était-il de même à ton époque ? Ta famille avait déja décidé pour toi et tes frères et soeurs ?




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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Lun 25 Mar 2013 - 10:20
- Il est surprenant de voire à quel point nos chemins se ressemble malgré quelques différences, principalement sur nos motivations premières en entrant dans notre voie ...

Il était arrivé à la même conclusion qu'elle. Malgré les années, pour ne pas dire les siècles, de décalages entre leurs deux existences, il perdurait de très grosses similitudes entre les deux. Mais comme il disait, leur motivation avait été bien différentes au final. Si lui avait suivi un chemin tout tracé sans trop se poser de questions, du moins au début de son apprentissage, avant de réaliser tout ce que cela voulait dire pour lui réellement, elle avait de tout temps forcé son propre destin. Elle n'avait jamais acceptée entièrement de se plier aux caprices du destin. Elle avait passé sa vie à se battre pour obtenir ce qu'elle souhaitait, simplement pour se prouver à elle-même qu'elle était capable d'exister en son propre nom et pas uniquement comme l'image que l'on voulait qu'elle incarne.

Le Chevalier s'était déplacé vers la porte menant à la salle principale et il commença à l'entrouvrir légèrement avant de la pousser en grand, révélant un Bar Scolaire parfaitement vide. même la lumière était éteinte. Apparemment, ils les avaient bel et bien laissé là comme ils l'avaient dit. Ils avaient jusqu'au lendemain. Sans doute avaient-ils l'habitude que ce genre de cocktail bizarre délient les langues et que les gens se mettent ensuite à discuter. De toute façon, ici, ils ne craignaient rien. D'où elle se trouvait, la jeune fille pouvait vaguement percevoir le tic tac de l'horloge siégeant dans la pièce mais elle n'avait aucune idée de l'heure. Sauf qu'il devait être tard, plus que le couvre-feu si tout le monde était parti. Mais Alexander ne semblait guère plus inquiet qu'elle à cette idée. Après cette découverte, le professeur laissant la porte entrouverte et revint s'installer sur le canapé à côté de la jeune fille, le plus naturellement du monde.

- Le temps passe excessivement vite en charmante compagnie et pendant une telle discussion, ils nous ont définitivement laissé sans prendre la peine de nous prévenir !

"- Je pense que je remettrais très bien de cet oubli qui me parait plus que volontaire de leur part. Ils savaient très bien que nous étions là. S'ils n'ont pas jugés nécessaire de nous prévenir, c'est que nous pouvons rester là. De toute façon, vu le monde qu'il y a à côté, je ne pense pas que notre présence puisse vraiment gêner grand monde, n'est-ce pas?"


Le Chevalier se resservit à boire sans pourtant prendre le temps de vider son verre. Simplement pour le remplir. La découverte que le reste des lieux étaient vides ne changeait rien à l'atmosphère calme de la petite arrière-salle. Au loin, elle pouvait à présent percevoir vaguement le tic-tac régulier de l'horloge murale. Comme une mélodie de fond qui lui avait été parfaitement imperceptible lorsqu'elle était entrée plus tôt dans le bar. il n'y avait vraiment que le silence régnant aux alentours qui leur permettait de pouvoir l'entendre discrètement.

- De mon temps il était courant pour la noblesse de destiner leurs fils ou leurs filles à prendre la main d’un ou d’une enfant d’une autre famille. Ceci à des fins purement économiques et politiques. Mais en était-il de même à ton époque ? Ta famille avait déjà décidé pour toi et tes frères et sœurs ?

"- Les choses étaient sensiblement pareilles en effet. Ma famille n'avait pas d'héritier mâle alors, pour ne pas risquer que la tribu explose sous des dissensions internes et afin de rallier les divers peuples indiens contre l'envahisseur Blanc pour ne pas se laisser submerger par leur nombre sans cesse grandissant, les chefs de tribu montaient des alliances commerciales et ethniques, afin de préserver notre peuple et de protéger nos terres et notre culture."


Maintenant qu'elle était là, qu'elle avait pu profiter du savoir engrangé dans la grande bibliothèque de l'académie, elle savait que tous ses arrangements n'avaient malgré tout pas réussi à faire reculer l'invasion des colons Blancs. Pourtant, s’il fallait refaire les choses, elle savait que son peuple aurait refait exactement la même chose. Et elle aussi. Peut-être était-ce cela que l'on appelait le destin dans un certain sens. Même si leur tentative n'avait pas eu le succès escompté, au moins ils avaient tout tenté. Et aujourd'hui même s'il ne restaient qu'une toute petite minorité, il y avait encore des descendants de son peuple en vie. Sur la Terre.

"- Ma sœur et moi étions jumelle mais Aiedaïl était considérée comme l'ainée et ce depuis le jour même de notre naissance. Alors, dès qu'elle fut en âge de se marier, notre père à réfléchi à un prétendant pour elle, afin d'assurer la survie de notre peuple. C'était une bonne alliance, son mari était un homme juste, guère plus âgé qu'elle. Je ne sais pas si elle avait des sentiments pour lui mais au moins, il ne lui était pas un parfait inconnu. Je n'étais pas ravie qu'elle se marie mais malgré tout, je fus rassurée par ce choix. Pour moi, je ne sais pas... Je ne cois pas, du moins je n'en ai jamais entendu parler."


Ces parents avaient-ils songé elle aussi à la faire épouser un homme pour leur permettre de renforcer leurs alliances? peut-être qui sait. Après tout, elle n'avait été mise au courant qu'au dernier moment du mariage de sa propre sœur. Et la connaissant, il était probable qu'on ai décidé de tout lui caché si une telle décision devait être prise à son encontre. Elle se permit de rire un peu. Elle? Avec un mari? C'était vraiment invraisemblable.

"- Plus j'y pense, moins je crois à cette possibilité. Le Grand Shaman avait déjà mis mes parents en garde une fois. Il me comparait à l'eau. Une épée ne peut la blesser et l'arme la plus puissante ne fait que l'effleurer. Qu'importe les obstacles, les coups du sorts et les barrages. Si elle doit dévier de son chemin, elle se le tracera à la force de sa volonté. Et malgré tous les contre-temps, elle n’oubliera jamais son objectif final, la mer, et l'atteindra qu'importe le prix à payer. Cela avait laissé ma famille perplexe, moi aussi à l'époque. Je comprends mieux maintenant."

Il y avait tant de choses qu'elle comprenait à présent. Elle regrettait cependant d'avoir du passer par l'expérience de la mort pour pouvoir appréhender toutes ses choses. Elle aurait tant voulu remercier la Grand Shaman pour ses conseils, dire simplement une dernière fois aux siens à quel point ils comptaient pour elle et qu'elle fière d'être un membre de sa tribu.

"- Je n'aurais jamais pu faire une bonne épouse. J'aurais du renoncer à la chasse pour m'occuper de gérer la vie d'une tribu à la place. Je n'en aurais pas été capable. Et je pense qu’aucun mari n'aurait eu ni le courage ni la patience de me supporter."
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Mar 26 Mar 2013 - 14:53

"- Je pense que je remettrais très bien de cet oubli qui me parait plus que volontaire de leur part. Ils savaient très bien que nous étions là. S'ils n'ont pas jugés nécessaire de nous prévenir, c'est que nous pouvons rester là. De toute façon, vu le monde qu'il y a à côté, je ne pense pas que notre présence puisse vraiment gêner grand monde, n'est-ce pas?"

En même temps il n’y avait plus grand monde à gêner avec leur discussion, ils étaient complètement isolés dans un bar vide. Un bar ? Oui il ne restait plus Abygaïl, Alexander et la quantité quasiment infinie de boisson dans le bar ! Il avait bien envie d’aller tester toutes ces boissons dont il ne connaissait même pas le nom. Mais il se ravisa, se serait du vol, et il avait vu un peu avant que le barman confectionnait juste au moment de les servir certaines boissons, en faisant une sorte de mélange qu’il secoue énergiquement.
En réponse à la question il se contenta d’un grand sourire et d’opiner du chef en disant le plus simplement du monde.


- Tu as bien raison.

Ensuite la discussion se tourna vers le passé d’Abygaïl, le chevalier en apprenait d’avantage sur elle. Dés qu’il y avait un silence qui tentait d’apparaître ce dernier était rapidement brisé par le bruissement régulier de l’horloge et la discussion reprenait de nouveau masquant un instant le claquement faible et continu de l’appareil de mesure temporelle.

"- Les choses étaient sensiblement pareilles en effet. Ma famille n'avait pas d'héritier mâle alors, pour ne pas risquer que la tribu explose sous des dissensions internes et afin de rallier les divers peuples indiens contre l'envahisseur Blanc pour ne pas se laisser submerger par leur nombre sans cesse grandissant, les chefs de tribu montaient des alliances commerciales et ethniques, afin de préserver notre peuple et de protéger nos terres et notre culture."

Les mariages arranges a portée militaires ne disparaissait donc pas avec le temps ou le lieu. Un mariage avait toujours été une solution pour unir deux familles et leurs ressources afin de continuer à augmenter l’influence et la puissance d’une famille. Les règles étaient partout les même, et pourtant il avait ouie dire que ce n’était plus vraiment le cas. En onze cent elles étaient de mise, en dix huit cent aussi, mais alors quand avait eu vraiment lieu le changement ? La bibliothèque attirait de plus en plus le chevalier, il se devait de se renseigner d’avantage sur l’histoire, les sciences ne l’importaient guère, il ne voulait que connaître l’évolution des pensées des hommes. Il avait entendus tant de rumeurs sur des femmes de pouvoir, qui accédaient maintenant à tous les métiers, des monstres de métal et d’acier présent partout, d’hommes efféminés, entachant même l’idéal masculin. Il lui fallait redécouvrir la terre, déjà qu’il était choqué de la savoir ronde tournant autour du soleil …

"- Ma sœur et moi étions jumelle mais Aiedaïl était considérée comme l'ainée et ce depuis le jour même de notre naissance. Alors, dès qu'elle fut en âge de se marier, notre père à réfléchi à un prétendant pour elle, afin d'assurer la survie de notre peuple. C'était une bonne alliance, son mari était un homme juste, guère plus âgé qu'elle. Je ne sais pas si elle avait des sentiments pour lui mais au moins, il ne lui était pas un parfait inconnu. Je n'étais pas ravie qu'elle se marie mais malgré tout, je fus rassurée par ce choix. Pour moi, je ne sais pas... Je ne cois pas, du moins je n'en ai jamais entendu parler."

Alexander cherchait dans ses souvenirs si il avait assisté ou non au mariage de son frère, impossible de se remémorer, pourtant il savait qu’il se maria avec une famille présente dans la cours du roi du saint empire romain germanique, accédant de ce fait à la cours. Lui-même avait aussi été marié à une femme, une noble qu’il n’avait jamais vraiment connus, réussissant à avoir une autorisation exceptionnelle du grand maître Hermann von Salza pour pouvoir se marier et enfanté, il l’avait rencontré à deux reprises, le jour du mariage et à un rendez-vous pour procréer. Il avait obéis aveuglement à cette époque, et savait ce que la sœur de la brune avait ressentit, cette sensation de devoir à accomplir qu’importe les sentiments, il en serait presque compatissant si il n’avait pas été forgé dans le même métal.

"- Je n'aurais jamais pu faire une bonne épouse. J'aurais du renoncer à la chasse pour m'occuper de gérer la vie d'une tribu à la place. Je n'en aurais pas été capable. Et je pense qu’aucun mari n'aurait eu ni le courage ni la patience de me supporter."

Tous ceux qui suivent leur rêve aveuglement avaient cette réflexion un jour ou l’autre, lui même l’avait eut en apprenant son mariage et pourtant il eut été un mari on ne peut moins dérangeant, les courbettes et belle paroles étaient le domaine de ses parents et de son frère pas de lui, il décida de l’éclairer de son expérience sur le sujet.

- Bien que je n’aie absolument aucun souvenir de mon mariage et de la femme qui m’eut été donné d’épouser, je fus mari alors que je raisonnais de la même façon. Dans un mariage arrangé entre deux familles les habitudes des deux parti importes peu, les familles s’adaptent toujours bien à la situation. Je n’ai jamais entendu de plainte de celle qui est devenu ma femme malgré mon inexistence dans sa vie.

Rien, il ne savait rien de sa famille après son départ après son mariage. Il n’avait eut que de bref nouvelles avant l’ouverture de la campagne de la conquête de la baltique sur la volonté commune du roi et du grand maître. Et encore cela avait été pour l’unique tentative de procréation d’un héritier mâle avant son décès malencontreux. D’ailleurs la tentative aurait échoué il aurait sûrement été contacté, mais il ne pouvait en être certains. Voila une autre chose à recherche dans la documentation qui semblait devenir inévitable maintenant.

- C’est surprenant à quel point nos histoires se ressemblent malgré qu’il y ai sept cent années d’écart et un lieu totalement différent. L’homme n’as pas évolué en faite … Je suis peut être encore un minimum à la page ! Il partit sur un grand rire avant de poursuivre. J’espère tout de même trouver dans la bibliothèque ce qu’est devenu ma famille, mes parents, mon frère, mon ordre, et qui sait mon épouse et une éventuelle descendance.




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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Mer 27 Mar 2013 - 19:21
Elle avait terminé sa petite exposition de son existence sur une note assez humoristique. Elle n'était peut-être pas la pire compagnie qui soit, vu qu'apparemment le professeur ne semblait pas spécialement se lasser ni de ses questionnements divers ni de sa présence, mais au sein de son propre peuple, elle réalisait avec le recul à quel point elle avait finalement fait office d'électron libre, de personnage un peu à part. Heureusement que sa sœur avait été là pour remplir parfaitement le rôle que leur statut leur imposait. Elles si proches, elle ne se rendait compte qu'aujourd'hui de tout ce qui finalement les différenciait. Elle n'avait jamais vraiment voulu voir l'étendue de la réalité et de ce que cela incombait. Un mariage, ce n'était pas anodin en son temps et ces derniers étaient rarement des unions motivées uniquement par les sentiments. Oui, d'un certain côté, elle était un peu fleur bleue. Qui sait, si elle avait pu choisir, si on lui avait laissé le choix, peut-être qu'elle aurait accepté de se marier?

- Bien que je n’aie absolument aucun souvenir de mon mariage et de la femme qui m’eut été donné d’épouser, je fus mari alors que je raisonnais de la même façon. Dans un mariage arrangé entre deux familles les habitudes des deux parti importes peu, les familles s’adaptent toujours bien à la situation. Je n’ai jamais entendu de plainte de celle qui est devenu ma femme malgré mon inexistence dans sa vie.

Son regard se fit plus interrogateur, un peu surprit. Il avait été marié à son époque? S'il ne lui avait pas dit, elle n'y aurait pas pensé d'elle-même. Ainsi donc, sa famille avait choisi pour lui une femme qu'il avait épousé. Exactement comme sa tribu avait choisi le prétendant idéal afin d'espérer protéger au maximum son peuple. Elle prêta beaucoup d'attention à ses paroles car si elle-même n'avait pas connu cela, sa sœur lui avait survécu et elle avait connu cela aussi. Alors, entendre de la bouche du professeur que finalement, ce n'était guère aussi terrible que cela pouvait le paraitre, elle dut bien admettre que cela la soulagea. Elle tenait encore tant à sa jumelle perdue. Cependant, il avait bien mentionné le fait qu'il était inexistant dans la vie de celle qui était devenue son épouse, ce qui ne pourrait pas être le cas d'Aiedaïl. Mais si la guerre avait été déclenchée entre les Colons Blancs et les siens, son mari avait du être absent de son côté. A nouveau, tout se retrouvait, comme si l'histoire se présentait simplement comme un éternel recommencement. Les détails étaient différents, mais la trame de fond et le fil conducteur restaient les mêmes. Invariablement.

- C’est surprenant à quel point nos histoires se ressemblent malgré qu’il y ai sept cent années d’écart et un lieu totalement différent. L’homme n’as pas évolué en faite … Je suis peut être encore un minimum à la page !

Même eux, chacun issu de périodes très différentes de l'histoire arrivait au final en tant qu'être humain, enfin en tant qu'apprentie-déesse et que professeur pour être plus exact, parfaitement à la même conclusion. Sa dernière remarque la fit sourire. En effet, même si le monde avait bien évolué, il semblerait qu'il en ait acquis les bases, ce qui ne ferait que diminuer le nombre de sujets sur lesquels il devrait se mettre à jour. Elle trouva aussi assez drôle l'idée qu'elle puisse au final en savoir plus que le Chevalier sur certains sujet. Il était le professeur, mais c'était elle qui avait joué le rat de bibliothèque et du coup, elle avait un avantage sur lui au niveau de la compréhension du monde actuel. Mais il suffirait qu'il s'y mette sérieusement et elle ne doutait pas une seule seconde qu'il comblerait rapidement toutes ses lacunes.

- J’espère tout de même trouver dans la bibliothèque ce qu’est devenu ma famille, mes parents, mon frère, mon ordre, et qui sait mon épouse et une éventuelle descendance.

Ainsi donc, il avait peut-être eu des enfants qu'il n'aurait pas connu de son vivant? Pourtant, elle trouva étrange le fait qu'il mentionne son ordre avant même de penser à de possibles descendants. Les enfants étaient la principale source de préoccupations des siens, ces derniers représentant l'avenir et le renouvellement de leur peuple, la survie et la continuité de leurs traditions et leurs usages. Alors, qu'il fasse passer son ordre avant, cela la choqua légèrement. Mais rien ne disait non plus qu'il avait eu une descendance et de ce fait, peut-être se contentait-il de laisser cela au second plan car cela ne restait qu'une hypothèse, son ordre et sa famille quant à eux représentant une certitude bien concrète et réelle.

"- J'ai essayer de chercher des précisions au sujet de mon peuple, espérant y voit apparaitre des indices sur ma propre famille. Malheureusement, de mon côté, je n'ai rient trouvé. En même temps, cela ne m'étonne guère. Mon peuple avait une tradition orale, nous ne conservions pas d'écrits étant des nomades. Seuls les Hommes Blancs ont écrits et leurs point de vue est souvent.... extrêmement obtus. Ils ne voyaient que ce qui les arrangeait et traduisaient nos actes à leur convenance, pour que cela les arrange. Alors, je me suis faite à l'idée de n'avoir qu'un avis partiel et faussé au sujet de ce qu'il réellement passé avec mon peuple."

Elle avait eu du mal à digérer certaines de ses lectures. Il lui avait fallu un moment pour comprendre qu'aucun des siens n'avait écrit de témoignage pour venir contrebalancer les récits des colons. Alors, une partie de cet héritage n'existait que dans sa propre mémoire. Certes, elle n'avait pas tout vu, mais elle avait connu cette période et elle savait la vérité sur ce qui s'y était passé. Cela suffisait à la rassurer.

"- Je vous souhaite d'avoir plus de succès que moi dans votre recherche dans tous les cas. Et je suis désolée si ma question est indiscrète mais... vous auriez aimé avoir des enfants? Parce que, même si vous appreniez en avoir eu et que vous ne pourriez jamais les connaitre pour autant, vous auriez voulu être père?"

Dans un sens, elle l'imaginait plutôt bien père. Déjà de son vivant, il enseignait aux plus jeunes et aujourd'hui encore, son rôle de professeur lui faisait côtoyer nombre d'enfants. Alors, cela ne l'aurait sans doute pas beaucoup changé. Du moins, c'était ce qu'elle pensait. Et plus elle l'observait, mieux elle l'imaginait en train de s'occuper d'éduquer une enfant qui serait le sien.

"- En tout cas, je suis certaine que vous auriez fait un père formidable vu comme vous êtes déjà un excellent professeur."
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Lun 1 Avr 2013 - 1:13


Alexander n’avait jamais repensé à sa famille, trop occupé qu’il était à s’entraîner pour son avenir de chevalier, mais au final il y pensait quand même de temps en temps. Les principes même de la chevalerie ne pouvaient que le pousser dans cette voie, la fidélité à sa famille, défendre l’honneur de sa famille, deux choses qu’il avait le devoir de réaliser en tant qu’Urmanis de sang. Des obligations de noblesse, qui au final avaient plus d’impact que ce qu’il voulait bien laissez voire sur lui.

"- J'ai essayer de chercher des précisions au sujet de mon peuple, espérant y voit apparaitre des indices sur ma propre famille. Malheureusement, de mon côté, je n'ai rient trouvé. En même temps, cela ne m'étonne guère. Mon peuple avait une tradition orale, nous ne conservions pas d'écrits étant des nomades. Seuls les Hommes Blancs ont écrits et leurs point de vue est souvent.... extrêmement obtus. Ils ne voyaient que ce qui les arrangeait et traduisaient nos actes à leur convenance, pour que cela les arrange. Alors, je me suis faite à l'idée de n'avoir qu'un avis partiel et faussé au sujet de ce qu'il réellement passé avec mon peuple."

Pas d’écris ? Il n’avait souvenir d’aucun peuple qui avait la tradition de faire passer tout en orale … Enfin certes les sauvages de l’Est avait un principe équivalent mais ils cultivaient plus la barbarie, de leur discussion il avait compris que son peuple était assez pacifique et subtile dans ses combats. Le chevalier n’arrivait absolument pas à l’imaginer descendante de ces barbares.
Par contre le fait de ne voire que ce qui les arrange, était une chose commune partout, chacun avait son point de vue sur une attaque des teutoniques, certains y voyait des précautions de défenses, une menaces indirecte, une volonté de conquête de l’ordre, … Il ne doutait pas que même son ordre avait plusieurs justification à fournir, mais il avait confiance en son ordre. Il était certain de ne manquer d’aucun écrit pour avoir un point parfaitement neutre sur tout. Mais la suite allait replonger Alexander dans son passé.


"- Je vous souhaite d'avoir plus de succès que moi dans votre recherche dans tous les cas. Et je suis désolée si ma question est indiscrète mais... vous auriez aimé avoir des enfants? Parce que, même si vous appreniez en avoir eu et que vous ne pourriez jamais les connaitre pour autant, vous auriez voulu être père? En tout cas, je suis certaine que vous auriez fait un père formidable vu comme vous êtes déjà un excellent professeur."

Il espérait bien avoir plus de succès dans ses recherches lui aussi, mais il avait le sentiment qu’il allait sûrement découvrir certaines choses choquantes sur le passé de son ordre, sur tout ce qui s’était passé après sa mort. D’ailleurs sa famille avait aussi des écrits, peut être existaient-ils encore ? Il pourrait ainsi avoir le point de vue de sa famille sur tous les événements et les histoires de descendances des Urmanis.
Etre père, il revoyait son père, si stricte avec lui, ne visant qu’à faire de lui un homme fort et respecté par sa puissance, un futur grand maître teutoniques, qu’il disait … Et cela passait pas un entraînement très difficiles et stricte, visant à lui forger un caractère d’acier comme l’armure qu’il allait devoir être amené à porter par le futur. Il secoua la tête pour chasser ce souvenir à mi chemin entre l’agréable et le désagréable avant de se mettre à rire.


- Je n’ai jamais réfléchit à cela, dans un sens je pense que j’aurais été heureux de voire la chaire de ma chaire grandir, lui enseigner mon savoir, mais dans un autre je ne le souhaiterais pas à un enfant …

Il pouvait être gentil par moment avec ses élèves, en dehors des cours, mais il savait parfaitement qu’au fond de lui il mimerait son père. Il était parfaitement conscient que son fils ou sa fille allait recevoir un enseignement lourd et difficile, comme son père avait fait avec lui, et il serait probablement même difficile qu’importe le moment de la journée avec ce dernier. En y réfléchissant, il savait que son enfant penserait comme lui, et le plaignait tout de même.

- … Oui, je le plains rien qu’en pensant à ce que je lui aurais fait, tout comme mon père je l’aurais durement entraîné, même en dehors des entraînements j’aurais été exigeant à outrance alors que je ne le suis pas avec mes élèves.

Enfin, cela lui faisait étrange qu’on lui dise qu’il était un excellent professeur, d’autant plus qu’elle n’avait encore jamais participé à un de ses cours ! Mais il en était tout de même assez fier.

Avoir repenser autant à son passé et son père lui avait de nouveau donné un forte envie d’hypocras, d’ailleurs cette boisson arriverait peut être à vraiment effacer le goût persistant et indéfinissable qui restait en bouche malgré l’eau qu’il avait consommé pour tenter de le faire disparaître. Il enfila enfin sa chemise en se relevant et regardant un instant Abygaïl.


- Étant donné qu’il n’y a personne je vais chercher quelque chose à boire dans le bar.

Il n’avait pas vraiment attendus de réponse avant de directement repartir vers la salle adjacente et plonger la tête dans le bar à la recherche d’une bonne bouteille d’une cuvée Teutonique. Enfin il ne fallait pas se leurrer pour en trouver une … Il trouvait tellement de bouteille mais pas celle qu’il cherchait.
Pastis, Bière, Rhum, Porto, … Il commençait à entasser un nombre impressionnant de bouteille sur le comptoir. Il répétait toujours le même rituel, plongeant dans ce dernier pour ressortir avec une bouteille dont il regardait le nom, puis la posant sur le comptoir car elle ne lui convenait pas. Les bouteilles s’entassaient toujours tandis que le chevalier s’enfonçait progressivement de plus en plus vers le fond, trouvant des bouteilles d’un vin excessivement vieux, mais toujours pas ce qu’il cherchait.





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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Mar 2 Avr 2013 - 20:32
- Je n’ai jamais réfléchit à cela, dans un sens je pense que j’aurais été heureux de voire la chaire de ma chaire grandir, lui enseigner mon savoir, mais dans un autre je ne le souhaiterais pas à un enfant …

Le Chevalier était resté un moment silencieux, comme perdu dans ses pensées avant de secouer la tête et de se mettre à rire. Sa réponse était ensuite sortit tout naturellement, avec sincérité. Elle se doutait qu'il n'avait pas spécialement réfléchit à cela. peu de gens y accordaient finalement beaucoup d'importance et vu comme il parlait de son Ordre, ce dernier semblait si important à ses yeux qu'un enfant ne devait être qu'une préoccupation très lointaine à ses yeux. Tout comme elle ne s'était jamais posée cette question de son vivant. De toute façon, il fallait être deux pour cela et elle avait toujours été une solitaire. Sans mariage, pas de famille et sans famille, pas d'enfants. C'était ainsi que les choses marchaient parmi les siens. Et maintenant qu’elle était morte, elle n'avait plus besoin de s'inquiéter à ce sujet. Les morts ne peuvent pas avoir pas d’enfants, Apprentis-Dieux ou pas. Sinon, cela se saurait. Elle restait cependant assez intriguée par la fin de sa réponse. Il ne souhaiterait pas à un enfant d'être le sien? Voilà qui était assez contradictoire.

- … Oui, je le plains rien qu’en pensant à ce que je lui aurais fait, tout comme mon père je l’aurais durement entraîné, même en dehors des entraînements j’aurais été exigeant à outrance alors que je ne le suis pas avec mes élèves.

Ah ça, elle pouvait parfaitement comprendre. Elle-même, de par son statut lié à sa naissance avait eu une éducation bien plus stricte et poussée que la plupart des jeunes filles de son âge. Elle les avait envié parfois mais maintenant, avec le recul, elle était contente que l'on ait attendu autant d'elle. Qu'on l'ai forcé à se surpasser et à toujours tenter le meilleur. Si elle avait pu avoir des griefs envers sa famille, ces derniers attendant toujours d'elle et de sa sœur plus que de n'importe qui d'autre, elle leur en était aujourd'hui reconnaissant. Et quelque part, elle regrettait de ne pas avoir pu le leur dire avant de mourir. De ne pas avoir su trouver les mots de son vivant pour leur exprimer sa gratitude et l'amour qu'elle leur portait malgré son caractère plutôt sauvage.

"- Je crois que les parents sont toujours très exigeants envers leurs propres enfants. Plus qu'envers eux-même parfois. Mais c'est aussi ce qui nous permet d'avancer, encore et toujours. Et malgré des moments difficiles, les liens du sang restent intact. Même si souvent, c'est un peu tard que l'on s'en rend vraiment compte...."

Parlait-elle pour lui ou pour elle? Sans doute pour les deux en fait. Un instant, son regard s'était perdu dans le vague, son visage retrouvant une expression plus sérieuse. Il était assez incroyable de voir combien la mort pouvait la faire réfléchir. A moins que ce ne soit encore un des effets secondaires de ce drôle de cocktail? C'était possible aussi. Elle revint vraiment sur terre lorsqu'elle entendit le professeur se déplacer près d'elle. Le voilà qui se rhabillait, enfin remettait sa chemise, avant de se tourner vers elle pour reprendre la parole.

- Étant donné qu’il n’y a personne je vais chercher quelque chose à boire dans le bar.

Ils avaient le droit de se servir comme ça? En même temps, ils étaient seuls et cela n'avait rien d'une erreur. Les gérants savaient pertinemment qu'ils étaient toujours là lorsqu'ils avaient finis eux par quitter les lieux. Alors après tout, ils n'avaient aucune raison de se priver. Ce n'était pas du vol, on leur avait tout laissé à disposition. Elle laissa Alexander passé devant, laissant le canard bouée dans la petite salle du fond avant de venir l'observer sortir une à une toutes les bouteilles qui lui passait sous la main. Apparemment, il cherchait quelque chose de précis. Curieuse, elle soulevait les bouteille pour en lire les étiquettes, les débouchant pour en humer les différents parfums. Acres, puissants, floraux, doux, sucrés, acides, il y en avait vraiment pour tous les gouts.

"- N'oubliez pas de remonter la surface de temps en temps, histoire de ne pas vous noyer dans cette marée de bouteilles. "

Oui, c'était exactement ça, les divers contenants d'alcool qui ne cessaient de se présenter sur le comptoir semblaient sans fin. Seule la main du professeur semblait vivante, sortant les bouteille les unes après les autres. En tout cas, il avait de la suite dans les idées apparemment. Il ne semblait pas décidé abandonner sa quête tant qu'il n'aurait pas trouvé l'objet de son désir. Pourvu qu'il y en ai, sinon il risquait d'être désagréablement déçu.

"- Vous pensez que vous allez arriver à vous en sortir? Il n'y a vraiment pas votre bonheur dans tout ce que vous avez déjà sorti? Je vous rappelle qu'ensuite, il faudra aussi toutes les remettre à leur place."

Elle avait pris appui de ses mains sur le bord du comptoir, au niveau de l'évier, et se tenait bras tendu, les pieds soulevé de près d'un petit mètre du sol, le visage baissé cherchant à apercevoir le Chevalier ayant presque disparu, englouti par le meuble sans fond aux bouteilles. Cette image la fit sourire et la déconcentra un peu, ce qui provoqua de fil en aiguille une véritable catastrophe. Voulant changer d'appui, sa main ripa sur le bord du meuble la faisant basculer vers l'avant. Réflexe de survie, elle s'agrippa au premier élément à porté de ses doigts. En l’occurrence, le robinet en fer. Mais entre sa vitesse de chute, sa force qu'elle multiplia sans y penser vraiment, poussée par l'adrénaline qui déferla soudain dans ses veines, elle finit par arracher ce dernier et terminant sa course de l'autre côté du meuble, tenant à peu près debout par on ne sait qu'elle miracle. Mais l'eau jaillissait à présent en fontaine du tube de métal arraché.

"- Professeur, je crois que nous avons un problème...."


De ses mains, elle tentait désespérément de boucher l'arrivée d'eau mais à part s'éclabousser copieusement, cela n'avait aucun effet notable.
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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Mer 3 Avr 2013 - 17:14

"- Je crois que les parents sont toujours très exigeants envers leurs propres enfants. Plus qu'envers eux-mêmes parfois. Mais c'est aussi ce qui nous permet d'avancer, encore et toujours. Et malgré des moments difficiles, les liens du sang restent intact. Même si souvent, c'est un peu tard que l'on s'en rend vraiment compte...."

Les parents, la famille, lui permettre d’avancer ? Non, sa famille n’avait été qu’une contrainte qu’il avait placée dans une voie sans demander son avis sur la chose. La seule famille qu’il n’avait jamais eu fut son ordre de chevalerie. La grande famille Teutonique ! La seule raison qui avait réussit à le motiver à avancer ne fut pas ses liens de sang, non, ce fut une blessure mortelle à laquelle il survécus, celle qui lui laissa cette immense. Alors non sa famille n’avait pas vraiment autant de sens pour lui que ce qu’elle pensait. Il lui répondit rapidement en partant.

Ma famille était mes camarades chevaliers, pas celle de sang …

C’est ensuite qu’il était parti se noyer dans le placard, cherchant avec attention une éventuelle bouteille qui l’intriguerait. La tête maintenant dans l’obscurité il avait crut entendre que la jeune fille l’avait suivit. Enfin bon, il se concentrait plus sur sa recherche, il avait choisit sa priorité. D’ailleurs vu de l’extérieur la scène devait paraître assez amusante. Il finit par s’attarder sur une bouteille, d’eau ? Mais pourtant il était écrit « mirabelle » dessus, voila ce qu’il cherchait, quelque chose d’intriguant ! Il la laissa sur le coté en poursuivant sa recherche tandis qu’elle lui parla.

"- N'oubliez pas de remonter la surface de temps en temps, histoire de ne pas vous noyer dans cette marée de bouteilles. "

Elle l’avait donc bien suivit, il n’était pas tellement fou. Mais quelque chose le choquait bien plus dans cette histoire. Vous ? Elle venait de le vouvoyer de nouveau ! Et puis il ne pouvait pas se noyer, il était encore capable de respirer, et de plus il n’y avait pas d’eau ! Il dut parler la tête dans le placard, un peu vexé.

- Pas de vous entre nous ici ! En cours certes, mais pas dans cette situation !

Il y avait des choses qu’il se devait de faire attention, notamment pour ce genre d’accord !

"- Vous pensez que vous allez arriver à vous en sortir? Il n'y a vraiment pas votre bonheur dans tout ce que vous avez déjà sorti? Je vous rappelle qu'ensuite, il faudra aussi toutes les remettre à leur place."

Il voulut répondre, lui dire qu’il avait trouvé une bouteille qui l’intriguait et qu’il ne cherchait pas quelque chose de précis. Enfin il est vrai qu’il faudrait de toute façons tout ranger, mais bon.
Soudain il y eu un vacarme du diable, et tout ce bruit raisonnait dans le placard. Le chevalier s’immobilisa intrigué, reposant sa dernière trouvaille au fin fond du placard. Le bruit semblait faire penser à quelque chose que l’on arracherait, mais il reconnus rapidement le bruit du métal se brisant.
Soudainement il reçus de l’eau sur lui, sur son dos, qu’il creusa par réflexe. Et commença à sortir tandis qu’elle lui parlait.


"- Professeur, je crois que nous avons un problème...."

En effet lorsqu’il se releva il compris rapidement d’où provenait l’eau qui arrosait allégrement Abygaïl, et Alexander en plus maintenant. Il venait de se mettre à coté joignant ses mains à la tentative de blocage du geyser de l’apprentie déesse, à cette action le jet se fit plutôt horizontalement, gorgeant complètement leurs vêtements d’eau.
Le professeur finit par retirer ses mains, saisissant un sceau, qu’il plaça directement au dessus de la sortie, retourné. De cette façon l’eau frappait le sommet du récipient et retombait dans l’évier, s’évacuant sans arroser allégrement tout ce qui se trouvait autour. Il regarda la petite maladroite tout d’abord avec un air assez sévère, puis partit d’un coup sur un puissant rire devant la situation. L’eau inondait le seul, et elle continuait à affluer depuis leurs cheveux et leurs vêtements complètement détrempés. Leurs habit blancs étaient maintenant presque transparent, enfin déjà ceux du chevalier.


- Bien maintenant nous avons une bonne raison pour mettre à sécher nos vêtements. En plus nous avons déjà sur nous des vêtements conçus pour l’eau il me semble.

Il lui fit un petit clin d’œil discret, on pourrait presque croire que l’illusion du cocktail faisait encore effet, mais cette fois ci la chose était belle et bien réelle. La situation était toujours tellement amusante, et la nuit ne faisait que commencer jusqu’où allaient-ils pousser leurs bêtises ?




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Re: Un cocktail plutôt... Hallucinant - Mer 3 Avr 2013 - 19:54
Ma famille était mes camarades chevaliers, pas celle de sang …

Ah, voilà un détail sur lequel leurs points de vue différaient. Dans le même temps, pouvait-elle seulement dire qu'elle ai connu autre chose que sa famille? Non, pas vraiment. Elle passait la quasi totalité de son temps en présence de sa sœur jumelle et jamais elle n'avait été vivre parmi d'autres tribus. Elle ne connaissait que la vie parmi les siens et rien de plus, alors elle ne pouvait guère juger son choix. Mais s'il avait choisit en son âme en conscience de reconnaitre son ordre comme sa propre famille plus que les gens partageant une parenté certaine avec lui, c'était qu'il y avait déjà réfléchi. Et il n'était pas du genre à avancer ce genre d'argument simplement sur un coup de tête. Leurs modes de vie bien que présentant de nombreuses ressemblances avaient bien des dissemblances frappantes elles aussi. Et ce sujet ne semblait pas lui faire spécialement plaisir vu la façon dont il y coupa court. Elle n'insisterait donc pas, elle ne voulait pas le froisser et encore moins le blesser.

- Pas de vous entre nous ici ! En cours certes, mais pas dans cette situation !

Tiens, elle avait recommencer à le vouvoyer? Voilà qui n'était absolument pas prémédité. Comme quoi, les vieilles habitudes ont la vie dure. Elle n'avait vraiment pas fait attention à ce détail et c'était vrai qu'en y repensant, elle n'avait pas de raison de revenir au vous. Surtout qu'il lui avait lui-même donné l'autorisation de le tutoyer. Mais les effets du cocktail s'étant sérieusement dissipés, elle avait retrouvée une grande partie de sa retenue habituelle, bien que restant plus accessible quand même. Plus souriante et plus ouverte aussi.

Cependant, elle n'avait jamais été aussi maladroite qu'en cette soirée. Ce n'était pas dans son naturel de se comporter de la sorte ou de provoquer ce genre de catastrophes. Était-ce, là aussi, un effet secondaire du cocktail qu'elle avait bu? A moins que ce ne soit plus simplement son ignorance à propos de toutes ces choses qui l'entourait. Le bec en fer servant l'eau, l'évier et tout le reste, elle n'avait découvert que depuis son arrivée à la Deus alors elle devrait faire plus attention à l'avenir pour ne pas se retrouver dans le même genre de situation rocambolesque. Parce que pour le moment, c'était bien l'eau qui avait le dessus, se répandant partout sans que ses mains ne parviennent à en stopper ni même à en ralentir le flux.

Heureusement que le professeur se porta à son secours. Si au début il n'eut guère plus de succès qu'elle afin de canaliser l'écoulement violent du geyser jaillissant de ce qui était quelques temps avant un robinet, Il finit par trouver la solution la plus facile possible. Un simple seau posé à l'envers sur les restes métalliques, renvoyant l'eau se perdre dans l'écoulement de l'évier. Ouf, le pire était terminé. Mais son état était passablement lamentable. Trempée de la tête au pieds, elle gouttait comme si le jet continuait de l'arroser. Le regard d'abord sévère qu'Alexander lui adressa ne dura pas, ce dernier éclatant alors d'un rire puissant.

- Bien maintenant nous avons une bonne raison pour mettre à sécher nos vêtements. En plus nous avons déjà sur nous des vêtements conçus pour l’eau il me semble.

Au départ, elle s'était contentée d'une moue un peu gênée. Mais il ne semblait lui tenir rigueur de ce qui venait de se passer. Et en réfléchissant à ses paroles, elle ne pouvait que lui donner raison. A rester ainsi emmitouflée dans ses affaires détrempées, à part attraper la mort, ce qui serait un comble pour une apprentie-déesse, elle ne gagnerait rien. Elle répondit alors à son clin d’œil par un grand sourire amusé.

"- Serait-ce prémédité? Que nous soyons tous deux revenus avec ses 'maillots de bain' et que comme par hasard, il y ait une fuite d'eau? C'est étrange, j'ai du mal à croire à une simple coïncidence maintenant."

Oui, cela l'amusait de se perdre ainsi en conjectures absurdes. Après tout, ce soir, rien n'avait été 'sérieux', comme si tout avait été fait pour qu'ils oublient la rigueur de la réalité. Bon, leur conversation avait elle su prendre un tour correct mais pour le reste, c'était à croire que dès qu'ils bougeaient le petit doigt, quelque chose de nouveau allait leur tomber dessus à chaque fois. Frissonnant un grand coup à cause de ces vêtements gorgées d'eau glacée, elle ne se posa pas plus longtemps la question. Ni une, ni deux, la voilà qui retirait sans la moindre gêne ses affaires. Elle commença d'ailleurs par les tordre un grand coup pour les essorer au mieux. Puis, elle les déposa simplement sur le comptoir, avec une moue dubitative.

"- Je ne suis pas certaine qu'ils sèchent vraiment. Il ne fait pas spécialement chaud ici. Finalement, je regretterais presque la plage de tout à l'heure. En tout cas, ma pauvre robe pourra se plaindre d'avoir été martyrisée ce soir. Entre la manche arrachée, son bain forcée et l'essorage un peu violent que je viens de lui administrer, elle a du mérite d'être encore entière."

Se tournant vers le professeur, elle remarqua que ses propres affaires étaient sensiblement dans le même état que les siennes, à l'exception du tissu déchiré. En tout cas, il avait beau avoir remis sa chemise, cette dernière ne lui servait absolument plus à rien.

"- Tu aurais aussi bien pu ne la remettre finalement. Au moins comme ça, elle serait restée sèche et tu n'aurais pas tout perdu."

Ils avaient beau avoir quitté la plage artificielle, avec le remous régulier de l'eau dans l'évier, elle aurait presque pu croire qu'elle y était de nouveau. Finalement, heureusement que ce drôle de maillot de bain rose était revenue avec elle. Au moins, il lui servait à quelque chose. Elle aurait presque regretté qu'il n'y ait pas plus d'eau, histoire de pouvoir essayer le canard en plastique jaune qui l'intriguait toujours autant. Mais avec un peu plus de sérieux, bien qu'en souriant toujours, elle s'adressa au Chevalier.

"- Je suis désolée quand même pour la douche improvisée. Ce n'était pas mon intention."
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