Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un...

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Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Dim 27 Jan 2013 - 0:52
- Excuse moi, mais tu ne pourrais pas suivre ce jeune homme ?

C'est comme ça que je me suis retrouver dans cette galère. Devoir rattraper quelqu'un, non mais elle m'a pris pour qui ? Durant ma ronde quotidienne... Quand est ce que j'aurais un moment de repos ? Mais la silhouette du renégat me semblait familière. Et c'est bien pour ça que j'avais accepter cette quête. Le type semblait avoir traversé le lac en barque. Il était bien avancé. Une autre était resté là. Je monta dedans et commença la route. Ce n'est pas l'homme qui prend la mer, peut être, mais c'est la lune qui me guidera dans cette nuit noire.

- Désolé, nous reprendrons cette discussion un autre jour, je suis pris pour le moment, je reviendrais demain soir.

Me lançant à l'assaut du lac, je me mis à ramer, c'était la première fois que je me retrouvé à la place du rameur, d'habitude, je me retrouve à la place du type qui doit faire la discussion, vous devez sans doute vous doutez que ce ne devait pas être souvent qu'on m'amenait au lac. M'enfin, mes histoires n'ont pas à prendre place ici, pas maintenant. Je les développerais durant une autre nuit. Une vraie chauve souris, hein. Mais quand on considère la Lune comme sa mère, difficile de faire autrement, non ? Et c'est avec stupeur que je découvris que cette barque avançais toute seule. Assez étrange le fonctionnement de cette barque, m'enfin, je n'avais plus à me fatiguer, déjà que c'était assez usant mentalement de suivre cette mystérieuse personne, vu que ce n'était pas voulu et donc les envies négatives m’assaillirent. Arrivé à "bon port", je descendis et le vit partir vers une espèce de forêt assez sombre, me faisant sortir un rectus de son visage fermé.

- Il commence presque à m'intéresser ce type.

Effectivement, pour un type sombre, je ne pouvais être plus comblé que par cette forêt. Elle était noir, mais à un point que j'avais presque du mal à me voir le chemin. Si moi, qui a l'habitude des endroits de ce genre, j'avais un peu de mal, alors lui je n'imagine pas même pas. Il devait s'aider d'une petit lampe ou autre, d'ici je ne voyais pas ce qui pouvait l'aider. Mais je n'allais pas tarder à savoir, il semble qu'il s'était arrêter et assis près d'un lampadaire, sur un banc. Et que fut mon étonnement lorsque je remarquai que ce type sombre fut...

- Hé ben. Tu t'es perdu où... Je vais pas te mentir en disant que je suis étonné de te voir ici, mais disons que je te pensais un peu plus fort que ça pour une personne qui se bat pour les autres. Qu'est ce que tu fais là, Atios ?

Hé oui, à croire que nous étions fait pour nous rencontrer la nuit. Et surtout à des moments propices. Comment appelle-t'on ça ? Le Kharma ? Le destin ?


Dernière édition par Shaad Princeton le Dim 27 Jan 2013 - 22:11, édité 1 fois
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Dim 27 Jan 2013 - 14:59
Ironie du sort. Shaad & Atios ; l'ombre et la lumière ; deux personnes qui évoluaient autant à la lumière du jour que des étoiles et de la lune, deux personnes qui tiraient leurs pouvoirs de ces mêmes phénomènes, deux personnes opposées, deux personnes qui avaient des objectifs qui se contredisaient, deux jeunes hommes que tout séparait ... Et pourtant, Atios allait finir par y croire : le destin les attirait l'un à l'autre comme deux aimants.

Le jeune homme avait rencontré son grand "ami" à l'extérieur de la cafétéria, pour qui il avait servi de guide après lui avoir renversé du chocolat chaud brûlant au visage. S'en était suivi une première incartade entre les deux, mais une incartade qui restait amicale, joueuse. Puis, c'était une nuit, dans un parc. Où Atios avait tout fait pour sauver "Shaad" de ses projets. Même si après réflexion, Shaad n'était pas encore un danger pour lui-même; ses capacités n'étaient pas assez élevées lui permettre de mettre ses projets à bien. Et tant mieux, dans un sens. Cela permettait à Atios d'avoir plus de temps pour lui-même devancer Shaad et être là pour l'empêcher de faire une grosse bêtise le moment venue.

Le plus amusant avec leur "amitié", c'était que si elle existait, elle était si implicite et informelle qu'elle en était hypocrite. Atios avait clairement dit qu'il irait n'importe où et ferait n'importe quoi pour protéger un ami. Mais il avait aussi dit qu'il ne compterait pas sur un ami pour se protéger lui-même. Et ça, Shaad l'avait très mal pris : blessé dans son orgueil, peut-être ? Pensait-il qu'Atios insinuait qu'il n'était pas digne de confiance ? Ah, la bonne blague. La confiance du jeune homme aux pouvoirs lumineux envers les autres était totalement inexistante. Il avait à peine plus confiance en lui et ses actes.

Ses actes, qui provoquaient la haine, le mépris, l'envie ou l'admiration. Certains y voyaient de la prétention, de l'orgueil, un beau et insupportable connard. D'autres y voyaient une force de caractère, de la passion et une détermination à toute épreuve. Peu importe comment on voyait Atios et ses moult facettes, personne n'en restait indifférent, à son grand dam. Il avait voulu rester un maximum anonyme. Mais plus on s'implique, plus il est difficile de cacher ses émotions ou son véritable "soi". Il finirait tôt ou tard par se forger de vrais ennemis, pas des rivalités et de petites confrontations comme avec Shaad, mais bien des gens qui le détesteraient, pour ce qu'il était. Il ne connaissait que trop bien cet engrenage naturel et infernal de la vie, le concernant.

Destin, karma ? Ou simplement réaction naturelle et humaine, des autres, par rapport à lui-même ? Il n'en savait fichtrement rien. Lui et sa logique, n'était pas celle des autres. Toujours est-il qu'il revenait d'un long périple à travers le monde des humains, quand Shaad parvint enfin à arriver à son point d'arrivée. Atios avait eu le temps de le devancer de quelques très importantes heures, où il avait pleuré, à chaudes larmes contre son incapacité à changer ce qui n'était pas changeable pour le moment. Il avait tant à protéger dans ce monde dont il ne faisait plus légitimement partie.

Ses émotions, ses souvenirs, emplissaient son coeur, comme une lente mais certaines inondations qui s'échappaient de ses yeux sous forme de larmes pour éviter l'inévitable submersion de son esprit, son âme et son être, sous l'afflux du flot des regrets et des souffrances. Du manque de certaines présences, d'amitiés, d'amours et de distances. Mais il se forçait encore à sourire. Il devait être fort. Toujours plus. Toujours plus.. Mais le saviez-vous ? Être fort pour soi est beaucoup plus dur que pour les autres. Et c'était bien-là le problème. Même s'il faisait des efforts pour garder espoir en l'avenir, même s'il parvenait à surmonter la crue des lamentations, il ne pouvait pas surmonter sa peine en quelques heures. Il n'était pas assez fort, stupide ou formidable pour être candide envers lui-même, si peu de temps après avoir accusé de tels coups.

Il n'était pas fait pour être humain. Il n'était pas fait pour être un humain normal : Atios était un chevalier, Atios était un fidèle serviteur, Atios était un roi aimant... Mais Atios ne parviendrait jamais à être un simple être humain. Il n'était simplement pas fait pour quelque chose d'aussi simple. Du moins, il était parvenu à cette conclusion face à simple fait. Mais pour quelqu'un d'aussi sensible que lui, les choses avaient tellement plus d'impact. Léa le savait : Atios réfléchissait à une vitesse effroyable. Sa capacité d'analyse et de compréhension des autres était très bonne aussi. Il se plantait de temps en temps, mais il parvenait souvent aux bonnes conclusions. Et cette capacité d'analyse existait uniquement parce qu'il était capable de ressentir les émotions avec force. Tout comme il émettait les siennes avec une force rare. Oui ... Il vivait à 100 à l'heure. Est-ce que quelqu'un qui vivait à 100 km/h pouvait-il vivre normalement ?

Si oui, il cherchait encore comment. Il fut légèrement surpris, cependant, d'entendre la voix de Shaad. Il n'avait pas su qui l'avait suivi, mais que celui qu'on avait envoyé à ses trousses était le vilain petit canard de l'académie, c'était la plus belle des ironies. Atios arqua légèrement un sourcil, en relevant son visage marqué par les larmes. Deux fois que ce crétin le voyait pleurer. Décidément, ce n'était vraiment pas bien. Écartant ses mèches de son champ de vision, il se releva et alla marcher en silence jusqu'à une balançoire, où il se mit à se balancer, en silence. Le jeune homme ne savait pas s'il avait réellement envie de parler à Shaad.

De toute façon, il n'était que là pour venir le récupérer, il n'était pas obligé de lui répondre, après tout. Pour autant, il refusait de perdre la face devant Shaad et de simplement l'ignorer avec mépris. Autant être honnête. Construire une amitié nécessite des concessions, après tout.

Oh, rien. J'étais venu voir maman, mon frère et mon ex-copine. Pour constater un, qu'ils vont bien, deux que je ne peux plus être avec eux. De toute façon, la principale intéressée ne voulait plus être avec moi, de toute manière. Eh si, Shaad Princeton ... Figure-toi que moi aussi, je sais, ce que c'est, d'aimer quelqu'un qui compte énormément pour nous, mais envers qui ce n'est ni réciproque, qui nous ignore et qui en plus, semblerait presque amusée de voir à quel point s'accrocher à elle est vain. Atios fit une pause avant de se mettre à se balancer un peu plus vite en rajoutant : Et toi, j'imagine que c'est les professeurs qui t'ont demandé de venir me chercher ?
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Mer 30 Jan 2013 - 23:24

Peu importe ce qu'il adviendra de cette soirée, j'en étais sur : Je ne changerais pas. La dernière fois que l'on s'était croisé. Atios avait tout fait pour l'empêcher de choisir une voie que je m'étais moi même tracé. Sans doute n'était pas la meilleure, sans doute allais je y perdre beaucoup. Mais c'est moi qui paierais, personne d'autre, j'ai toujours agis ainsi, et cela n'allait jamais changé. Encore mois maintenant. Encore moins depuis que Tiamat est avec moi.

Oui, je sais, c'est facile de dire qu'avec son aide, je vais tout réussir, une source de puissance quasi inépuisable avec vous, ça aide. Tout personne à moi dirait qu'elle me manipule, c'est sans doute vrai, peut être que je ne contrôle aucune de mes pensées. Mais c'est que je l'ai choisis. Mon destin n'est pas tracé, il est écrit, à chaque jour que je passe ici, je fais un pas vers cette objectif que l'on s'est donné moi et elle au début. Plus moyen de faire marche arrière, ce serait fuir.

Fuir, ça je ne l'accepterais jamais, et qu'importe ce que l'on pourrait dire, je n'ai jamais fuis. C'est les autres qui m'ont rejeté. On pourrait dire que je suis lâche de ne pas aller vers eux, que je protège des déceptions... Mais qui a dit qu'il fallait être déçu pour vivre ? Je refuse d'accepter cela, de prendre des risques sans avoir un maximum de chances de réussir. C'est facile, mais c'est comme ça.

Mais revenons à notre mouton, notre brebis si je puis dire. Non pas qu'Atios soit inoffensif, mais plutôt qu'il semblait perdu, presque désabusé dans ses mouvements. Je me creusais la tête pour connaître ce qui pouvait bien lui avoir mis dans cet état et une seule chose a l'esprit : Déception amical. Ah, il est bien beau celui qui me disait il n'y a pas longtemps de donner ma confiance aux autres, voilà dans quel état ils t'ont mis, mon ami, et tu oses te considérer être mon protecteur en me proposant de finir dans cet état ?
Après une courte discussion, il me dévoile la véritable raison de sa déception. Même si il le disait pas clairement, cela se sentait que cela l'avait affecté : Revoir sa famille. Ah ! J'avais bien envie de rire. Mais il fallait s'y attendre. Tu es mort, personne ne t'attendra mon ami. Personne n'attendra des fantômes, personnes ne vit d'utopie ou de chimère, Kuro. Personne ne veut le souvenir d'un chien,d'un dieu noir.

- Oui, c'est la prof qui traînait qui m'a demander de venir te chercher.

J'avançai de quelques pas, puis m'arrêta en me retournant. Commençant à partir.

- Mais je n'ai aucune raison de te forcer, je suis juste venu par curiosité voir qui pouvait bien aimer les sorties de nuit, j'aurais dû me douter que ce serait toi. Si tu veux quitter la Deus ou rester la pour la nuit, je ne t'empêcherais pas, ce ne sont pas mes histoires, et surtout, j'ai eu assez de la dernière fois en termes de réflexions. Je pris un instant pour me gratter la tête, un peu agacé, avant de conclure. Enfin bref, qu'est ce qu'il t'arrive ? Je te préviens, je suis pas un psychologue, ne me déballe pas toute ta vie.
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Dim 3 Fév 2013 - 15:47
Shaad, es-tu déjà parvenu à regarder l'univers dans sa globalité ?

Comme ça, de but en blanc. Cette question avait-elle un quelconque rapport avec la situation ? Oh, elle en avait un... Mais tout comme la perception qu'Atios essayait de faire naître dans l'esprit de Shaad était tout aussi vaste et lointaine que le rapport entre les deux, le lien des deux sujets l'était tout autant. Atios avait voulu le regarder, ce monde, cet univers, dans sa totalité, pour connaître son importance, sa place dans celui-ci. Et tout ce qu'il avait vu ? C'était un horizon infini, un poids énorme sur ses épaules. Il avait, sur l'instant, mieux compris le fardeau d'Atlas. Quand on regarde l'univers tout entier, c'était comme si on regardait la chute de la lune tout en l'empêchant de s'effondrer sans y parvenir et se faire écraser par la force de plus en plus grande de cette masse en suspension qui vous broierai.

Peu de gens aiment regarder ce monde de cette manière. Même lui ne l'aimait pas. Pourtant, il avait conscience que ce qu'il avait entrevu était une perception d'une réalité sûrement encore plus lourde qu'il percevait, de façon incomplète. Les tas de vies, les liens, les souhaits, les sentiments, les malheurs, le désespoir, la mort, la guerre, les larmes... Chaque seconde qui s'écoulait, des tas de phénomènes se produisaient, ici, ailleurs. Et ce monde, dans sa logique, réclamait des sacrifices pour obtenir quelque chose en échanges. Mais parfois, ce monde n'était pas juste. Non, souvent, il apparaissait comme injuste. Et c'est quand l'injustice l'avait frappé de toute sa force, qu'il avait jurée, de continuer, de tenter d'apporter un peu de joie, de justice, là où il passerait, avec ses mains frêles et humaines. Devenir parfait, devenir meilleur, être sincère, ne plus mentir, n'agir que pour le bien des autres. C'est ainsi, qu'il avait retiré l'épée des rois, de son socle, en se promettant de créer des miracles pour les autres.

Et c'est ainsi, qu'avec l'épée des rois, il s'était battu jusqu'à ce qu'elle se brise. Et quand elle s'était brisée, on lui en avait donné une autre, encore plus forte, encore plus puissante, encore plus belle et encore plus noble. L'épée sacrée, Excalibur, l'épée des rêves et des utopies de tous ceux qui se battaient, jours après jours, pour atteindre le bonheur. Et il avait continué de se battre. Il avait réalisé ses erreurs et avait tenté de ne plus les répéter. Mais pour chaque justice et rêve qu'il protégeait, un sacrifice était nécessaire. Une épée était là pour défendre et protéger. Mais elle était aussi là pour tuer et détruire. Et l'utopie du roi l'avait entraîné au-delà des limites de sa condition humaine. Tuant ses émotions, retenant au fond de lui tout ce qui faisait de lui un être humain, il s'était efforcé d'être le parfait roi. Mais cette même volonté de perfection, cette même volonté de justice, avait provoqué la scission de ses chevaliers, la perte d'un ami, la perte d'une femme qui l'avait aimé sans que lui ne parvienne à l'aimer, puisqu'il n'était pas homme, mais roi.

La vie lui avait fait payer cher son rêve. Et inlassablement, elle lui avait offert le choix de retenter cette même scène, sans jamais parvenir à la changer, pour lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas changer le temps et qu'il devait continuer de se battre dans le présent et le futur, peu importe à quel point l'objectif était irréalisable. Marchant à la frontière des limites de la conscience humaine, il avait cherché ce qu'était, le concept d'être quelqu'un de "vertueux". Passant par les méandres ombreux des vices jusqu'aux vertus, Atios avait jeté à de nombreuses reprises son humanité, jusqu'à être fracturé de l'intérieur, par la répétition des déceptions et des efforts. Encore et encore, ces mêmes tragédies se répétaient, ces mêmes déceptions, ces mêmes souffrances. Au final, la perfection n'étant pas possible, il avait voulu profiter de sa partie humaine, priant pour que celle-ci lui permette d'être heureux et de rendre heureux les autres. Aha.

Erreur.

Selon-moi, Atios, tu es la personne la plus effrayante que je connaisse.

.. Tu es un monstre ...

Ce n'est pas ta faute ! Alors pourquoi continues-tu de te le reprocher .. ?

Atios, tu n'es pas Dieu ...

Tu m'énerves, tu t'accroches à quelque chose qui n'en vaut pas la peine.

C'est terminé, il n'y a plus rien entre vous deux.

Tu me fais peur.

C'est une règle de vie. Quand ça ne marche pas une fois, ça ne marchera plus.

Mais ..

Les choses ne sont plus jamais les mêmes après.

Vis un peu pour toi, une fois !

Tu es tordu.

Tu ne me fais pas confiance ?

Si tu crois ça, c'est que cela fait un moment que tu ne me comprends plus, ni ne me connaît ...

Le monde est ainsi.

Fais de beaux rêves.

Je ne penses plus pouvoir rêver.


J'ai rêver, mais je ne comprends pas.

Qui suis-je ?

Que suis-je ?

Que devrais-je faire ?

Est-ce que le destin existe ?

Est-ce que la sincérité paye toujours ?

Pourquoi devrais-je être honnête si le mensonge réussit mieux ?

Pourquoi devrais-je être honnête ?

Pourquoi ?

Est-ce qu'il n'y a aucun moyen de surmonter la réalité ?

Est-ce qu'il n'y a aucun espoir de dépasser l'immuable ?

Pour quelle raison dois-je me battre ?

Non, tu n'as pas tourné la page !

Mais si je voudrais écrire une nouvelle histoire, où je serais heureux en même temps que les autres ?

Impossible.

Impossible?

Tu perds ton temps pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine.

Est-ce que je suis coupable ?

Est-ce que je ne suis pas assez parfait ?

Est-ce que j'ai mal fait quelque chose ?

Autant dans le passé que dans le futur, si c'est impossible, pourquoi devrais-je me battre ?

S'il y en a d'autres, pourquoi elle, ce serait impossible ?

Ne dit-on pas que les efforts payent ? Si c'est le cas, peut-être que si je fais assez d'effort, je l'obtiendrais, ce miracle ?

Peut-être n'ai-je pas assez souffert ?

Pourtant, je fais de mon mieux, vraiment !

Ce n'est pas assez.

Toujours pas assez.

Repousses les limites.

Même si tu es le seul à y croire, continues d'avancer et de croire en ce que tu crois juste !
Ah, vraiment, il ne savait plus quoi croire, quoi penser. Il ne savait plus où aller. Il ne savait plus ce qu'il devait faire. Mais en lui, la frustration et l'envie de crier grondait. Pas contre quelqu'un, pas contre la cause, ni les conséquences, mais contre ce monde. Il avait envie de réécrire la réalité par son seul cri, de voir les choses se remettre en ordre. Mais peut-être était-il simplement un monstre naïf, qui refusait celle-ci et qui se battait pour la changer?

Soit. Merde a celui qui lira. Merde a ce monde qui l'avait vu penser ces mots. Merde à cet univers qui n'allait pas dans le même sens que lui. Dans le seul but de contrecarrer l'anathème, il se fichait bien d'être le seul à réfuter la réalité. Il serait un rêveur de génie, si besoin était. Il courra sur le toboggan pour sauter sur le toit de cette maisonnette qui lui avait été hors d'accès étant plus petit et se laissa baigner par la lumière de l'astre lunaire qu'il dédaignait tant que ça. Oh, il aurait voulu la faire descendre de son orbite, pour pouvoir lui frapper dessus. Mais elle n'y était pour rien, cette moqueuse spectatrice. Et cela n'aiderait personne, sauf son envie de voir le monde bouger. Atios leva les yeux à la lune et fit apparaître son épée sacrée et pointa vers la lune, ronde, qui les fixaient.

Le problème, c'est que j'ai fait de mon mieux. Je n'ai pas menti. J'ai cherché encore à faire de mon mieux pour des gens. Ou plutôt ici, une demoiselle. J'ai utilisé, certes, les moyens de tous bords, des plus déloyaux, pour la garder auprès de moi. Qu'est-ce que le poids de ma vie, face à mon rêve ? Qu'est-ce que serait le poids de ma vie, face à celle de millions de gens ? Je ne tiens pas spécialement à ma vie. Le fait est que j'aurai été prêt à partir en guerre contre l'univers, ce que je suis déjà en train de faire, sûrement, pour être avec elle.

La lame à la matière inconnue, mais réfléchissante, brillait d'un éclat digne du plus précieux des bijoux, en même temps que la lumière se reflétait dans les yeux du jeune homme, qui ne pleurait plus, qui ne faisait qu'énoncer la réalité, la triste réalité, telle qu'on lui avait donné et rendu. Il ne ressentait rien. Ni souffrance, ni tristesse. Que du vide.

Je n'aurais pas eu peur d'être frappé d'opprobre si ça avait été pour elle. J'ai appris à ne plus mentir concernant mes sentiments pour les autres. Elle m'avait fait jurer de tout lui dire. Et j'ai été sincère. Jusqu'au bout. Même maintenant, je n'ai pas renié mes promesses.

Oui, il n'avait pas renié ses mots. Ses promesses. Même si c'était trop tard, il continuait de se battre, encore, encore, et toujours encore, parce que c'était ainsi qu'il était. Sa détermination pouvait paraître faible par moments, mais lorsque les choses revêtaient une importance pour lui, il était prêt à tout pour la défendre ou parvenir à ses objectifs. Même prendre des détours qu'il n'était pas prêt à affronter. Pourtant....

Et maintenant, qu'en reste t-il, de tous ces efforts ? Mes sentiments les plus honnêtes ont été refoulés. Elle a eu peur de ma sincérité. De ma bonne volonté. De ma détermination. Elle a douté de mes motivations les plus pures. Je ne voulais juste qu'être heureux avec elle. Elle a renié tout ce que j'ai pris soin de polir, pour les autres, pour ce monde et pour moi-même.

Il n'en avait même pas souffert. Il savait qu'elle ne le comprenait plus depuis un moment. Mais il avait promis de croire en elle. Jusqu'au bout. Et de ce fait, il avait cru en elle. Cru qu'elle serait moins aveugle qu'elle ne l'était désormais face à lui. Et c'est bien car il avait cru en elle tout en se doutant de son comportement qu'il n'avait pas été blessé. Il avait juste eu l'impression que l'univers avait émis un profond ricanement, comme si le monde avait alors dit : "on te l'avait bien dit, de ne pas croire en elle, idiot !".

Je n'ai jamais voulu lui faire peur. J'ai vraiment tout donné. J'ai vraiment fait de mon mieux pour être le meilleur. Humainement, physiquement, intellectuellement, moralement. Et ça n'a pas suffi. Où ai-je fait une erreur ? J'ai passé des centaines d'années à réfléchir sur mes actes, à apprendre à agir correctement, à respecter des idéaux toujours plus grands et élevés... Alors, où ai-je fait une erreur ?

Atios se retourna alors vers Shaad, souriant, et dit alors :

En définitive, je suis un idiot, pas vrai ? J'aurais le choix de la facilité, d'être quelqu'un d'égoïste, de manipulateur, de menteur, de vil, je pourrais obtenir ce que je veux si je pensais comme ça, et pourtant, je m'obstine à vouloir satisfaire mon désir de tout faire correctement pour que les autres soient heureux et je finis seul, déçu, avec l'air bête, aha. Tu veux rire, alors que j'essaye d'être le plus gentil et compréhensif possible, une de mes anciennes amies m'a dit que j'étais tordu ? N'est-ce pas horrible ? Tous mes efforts finissent par avoir l'air d'une vaste blague, sous le regard des autres, Shaad ! C'est toi qui as raison, ta vision des choses est mieux quand tu es égoïste... Dommage que je ne sois pas né égoïste, il semblerait...

L'égoïsme était tellement plus simple. Ne rien attendre des autres tout en ne faisant que ce qui nous assurerait le meilleur des résultats, était, sûrement, le meilleur moyen pour se protéger. Ne rien laisser aux autres, tout conserver pour soi, tout prendre pour soi, agir pour soi ...

Le savais-tu ? J'ai toujours été un pleurnichard, étant enfant. Que ce soit à l'époque où j'ai été forcé à devenir roi en retirant une épée d'un rocher lors de mes quatorze ans ou que ce soit au XXI siècle, j'ai toujours été faible. La première fois, je n'ai pas eu le choix que de tenter d'être bon pour les autres, la seconde fois, puisque je n'était pas quelqu'un de spécial, les gens se sont amusés à me broyer, jusqu'à ce que ce soit moi qui les broie.

Broyer les autres ... Les écraser, les mettre plus bas que terre, jusqu'à ce qu'ils se relèvent grandis... Une méthode particulièrement odieuse et tordue, d'aider les autres. Tout en épanchant sa haine avec force. Mais il avait choisi de ne pas persister dans ces méthodes qui ne le satisfaisaient pas. Il avait un jour décidé de récupérer ses premières illusions et de les chérir, malgré la dure réalité que ce monde s'amusait à lui envoyer, jour après jour.

J'imagine que plutôt qu'égoïste, je suis avide. J'ai toujours aimé ces livres de contes où les gens étaient vertueux ou au contraire, dénués de tout sens moral. Parce que dans ces livres, les gens qui s'efforçaient d'être bon envers leur prochain n'était pas stigmatisés ou ridiculisés. J'ai rêvés de tellement de chose naïve avant d'être déçu, encore et encore jusqu'à aujourd'hui. Mon discours de la dernière fois est bel et bien ce en quoi je crois. Mais je sais aussi les limites de mes espoirs. Les limites de mon code d'action. J'ai eu plus d'un millénaire pour les éprouver...

Mais qu'allait-il faire, en définitive ? Il ne pouvait pas rester déçu et à genoux. Il devait se relever, être fort et continuer de se battre. Tromper les autres pour mieux les aider. Souffrir seul et en silence pour les autres. Avoir l'air arrogant, prétentieux. Ne pas se limiter à ce qui semblait probable et dépasser toutes ces restrictions imposées par ce monde. Combattre l'invisible. Détruire l'indestructible. Changer l'immuable. Alors, il descendit jusqu'à Shaad et lui sourit, vraiment fatigué, avant de dire :

J'aimerais vraiment être ami avec toi. J'aimerais dépendre de toi. Pouvoir compter sur toi. Je me fiche si un jour tu dois me trahir ou me tuer. Je sens juste que tu es la seule personne dans cette école qui pourra tout surmonter me concernant et qui sera capable de me relever, si un jour, je dois faillir. En fait, oui... J'aimerais dépendre de toi. Même si c'est stupide et immature.

Il s'était offusqué, la dernière fois, qu'Atios se refusait de dépendre en quiconque. Il venait de prouver l'inverse. Atios était fatigué. Trop fatigué. Il était à bout de ses forces, alors qu'il continuait d'avancer sur sa route, en faisant de son mieux pour tenir debout. Et la première personne à qui il avouait autant de ses faiblesses, c'était Shaad Princeton. Atios était celui qui se rendait responsable des autres.. Il était la lumière venue magnifier celle des autres, il n'avait pas d'autres choix que de continuer de se battre pour les autres. Même si la terre entière le détesterait. Même s'il souffrirait. Il ne pouvait pas être plus fier que des choix qui le menait jusqu'ici. C'était son insolente couronne qu'il portait depuis des années...

Dans tous les cas, je continuerai de garder mes rêves et mes espoirs, peu importe s'ils sont stupides ou si je ne suis pas malin.
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Mer 13 Fév 2013 - 4:05

Me voilà pris à mon propre jeu. Moi qui pensais que "mon ami" ne me ferait jamais confiance. Le voilà qu'il s'offre tout entier à moi. Le long soupire qui sortit de ma bouche répondis à ma propre question : Pourquoi ?

- Tu m'écoutes ou pas ? Je t'ai dis que je n'étais pas un psychologue ? Pourquoi tu me racontes tout ça ? Surtout une histoire d'amour. Quelle misère...

J'étais cruel, Il est vrai, mais comment peux t'on osais être dans cette état pour un autre ? Une autre dans ce cas. Personne n'aime les pleurnichards. Personne n’apprécie les gens qui s'ouvrent aux gens. Je connais cette mentalité. Cette mentalité de faux vainqueurs. Les gens sont prêt à tout pour devenir le meilleur Atios, le savais tu pas ? Il ne faut pas chercher plus loin que ce qu'ils acceptent de montrer. Ils n'oseront jamais montrer leurs parts d'ombre. Un lien avec moi ? Complètement. Que croyez vous que je suis ? Un simple méchant pas gentil avec un passé triste ? Mais pourquoi croyez vous que je n'ai rien dis, jamais pensé à ce que j'ai vécu dans l'autre monde. Je suis pas un pleurnichard. Personne n'a à savoir ce que j'ai vécu. Pour ça que je vous ai sans doute insulter de pleurnichards si je vous ai vu raconter votre histoire à qui que ce soit. Les gens s'en foutent de vos vies. Ils ne veulent pas avoir à perdre du temps à réfléchir pour les autres, les aider à se relever. Je dis des choses que tout le monde dit, la différence, c'est que moi j'y ai cru. j'ai toujours dis ce que je pensais. Mon coeur à toujours était en première ligne des joute verbale. Lorsque je l'ai perdais, c'est lui qui payait. La douleur est la meilleure des argumentations. Comment pouvoir argumenter quand elle nous ment ? Essaye donc de répondre à cette foutue question réalité. Hein, toi même tu n'y arriveras pas. Connasse.

- L'univers ? Non, mais j'ai vu où s'arrêtais le mien avant : Au porte de cette académie

Mon univers... Ma vie dans le monde réel... Peu de gens peuvent sans regret ou en faisant peu d'erreur, n'est ce pas ? On nous apprend soit que l'on est tous mécréant, où on s'apprends soit même qu'on va servir de nourriture aux vers... Alors pourquoi ? ¨Pourquoi ai je ce gout d'inachevé personnellement ? Je ne comprend pas. La seule chose que je devrais ressentir envers le monde humain, ce n'est que de la rancoeur. De la haine pur et dur. Alors pourquoi ? Atios parlé trop. Sur le coup, sa question avait fait remonté trop de chose pour l'instant. Le regardant invoquait son épée, je relevais ma main et en regarda la paume, avec des yeux emplis de colères et rancoeurs, mais surtout de tristesse... Pourquoi ? Je n'ai jamais voulu de sentiment, je les aurais vendu pour la moindre parcelle de puissance si il était possible. Mais Rân...

"Ne t'inquiète pas, demain tout ira mieux, tu verras..."

Cette phrase... Un frisson gelé me parcourut. Cette phrase qu'elle disait toujours quand ça n'allait pas, elle me réchauffait le coeur tout comme elle me redonnait confiance en l'avenir. Mais là... Elle n'avait qu'un effet froid et dure, à la limite du cruel, et surtout, elle créait un fossé de doute. Les jeux des sentiments est monstrueux, une nouvelle preuve. Je n'en veux plus. Que cela cesse...

- ...Alors tu t'es menti à toi même en essayant toute les supercheries en la gardant, tu t'es perdu de vue en voulant à tout prix ne pas perdre ce qui semblait être cher à tes yeux. Tu as fais un choix, une erreur, assume. Un rêve ? Je ne me trompe pas, tu me parles d'un rêve ? Même pas d'une utopie, mais d'un rêve. Les rêves ne comptent pas ici. Tu n'es pas la pour rêver. La seule que tu puisses faire, c'est une utopie. Pars donc en guerre contre l'univers, ce n'est pas ça qui te la ramèneras.

Sentant quelques choses "m'envahir", je la laissais faire, dans tout les cas, je ne pouvais être plus faible que ce que j'étais à l'instant. Complètement perdu entre devoir et espoir.
Fixant toujours la paume de ma main, comme si une réponse à ce qui me hantait allait en sortir. Malheureusement, ce n'est pas un film ou un jeu. C'est la réalité, dans tout ce qu'il y importe, nous vivons, le prix est les erreurs commises ne peuvent être effacé. Même devenu dieu, nous ne pouvons effacer nos erreurs. C'est ainsi qu'est fais le monde, et c'est ainsi qu'il continuera de tourner. Je me rappelle pourquoi j'étais aussi froid, aussi distant avec tout le monde : Parce que j'avais peur. Oui, je l'avoue, la peur me dominait. La peur d'être déçu. Avec l'imagination que je deviendrais fort en fuyant tout contact, et donc toute déception. Malheureusement, cette abrutie est rentrée dans ma vie, et maintenant que j'en suis loin... Je... Quelle merde.

Pour en revenir sur les rêves. Je m'etonnais moi même. Moi qui suis, ou plutôt était rêveur... Mais le monde d'en bas m'a montré que cela ne servait à rien. La réalité te rattrapera, peu importe le prix, même si c'est la mort. Atios... Ce qu'il venait de dire, est ce que j'aurais été capable de faire ça pour toi ? Répond moi... Viens, et dis moi que ce n'est pas ma faute... S'il te plait... J'ai... J'ai besoin de... De...

- Qu'est ce qu'il t'arrive, ça va pas ? Dis moi.


*Rien, ne t'inquiète pas.*


Tiamat... Même toi je vais sans doute te mentir, te trahir, abandonner la promesse qu'on c'est fait. Je te menace de te jeter quasiment tout le temps, mais je ne le fais jamais, pourquoi ? Par peur ? Il est vrai que la puissance que tu puisses dégager "libérer" après ce que j'ai pu voir de toi jusqu'ici me fascine. Mais si je n'avais pas peur, qu'est ce qui m'empêcherais de mettre mes menaces à éxecutions ? Aucune idée... Et je ne veux pas savoir, la réponse me ferait peur. Je le sais, car je la connais... Refermant mon poing, je sentais mes larmes montaient aux yeux, Atios, si tu es un idiot, moi je suis le roi des minables.

- Bien sur que tu es un idiot, tu ne sais pas faire la part des choses, comment veux tu être bien si tu n'évolues pas ? L'évolution des mentalités, c'est ce qui a toujours fait tourner le monde pour les philosophes, alors si tu restes dans ta façon de penser sans rien ni changer, tu resteras sur la touche...

"Pourquoi es tu si dur avec les gens ? Je suis sur qu'en vrai tu as bon fond, mais que tu veux pas le montrer ! C'est mignon, on dirait une Tsundere !"

Un autre flash-back... Encore... Cela n'en finira donc jamais... Je suis maudit, c'est une certitude. Le Karma a décidé de me faire payer le fait que je n'aille pas tenu ma promesse. Le destin me mettra lui aussi une gifle, l'un ne va jamais sans l'autre, mais il faudra que je tienne bon, tout comme je le fais cette nuit, ne laissant aucune goutte de peur et tristesse coulait, j'affronterais mon destin, même si il semble traçait, je défierais le karma, quitte à le faire trépasser. Je défierais quiconque se mettra en travers de mon chemin si j'avais une chance de réparer mes erreurs. Je fuirais tout le monde, tant que je serais sur d'avoir peur.

- ...Ton offre est alléchante, mais comme c'est de l'échange équivalent, je devrais dépendre de toi, et franchement, vu ton état ce soir, je doute que ce soit une bonne idée pour nous deux, et honnêtement, je doute franchement que tu puisses me faire confiance. Les rivalités n'attirent ni les coeurs, ni les gens. Et j'ai étais trop proche des gens pour être déçu. Tu vas sans doute dire que je suis lâche, et ben je te le dis : Oui, c'est le cas.

"Tu n'as pas à avoir peur de moi, je n'ai vraiment pas peur de tes réactions, alors bon, il
faudrait vraiment que tu fasses une chose horrible pour que je te fuis.
"

Je n'ai jamais eu peur de toi Rân, ta gentillesse caché que tu me montrais que quand nous étions tout les deux et dans de sales draps était trop sincère, et trop égoïstement pour moi pour que j'aille le droit d'en douter, je n'ai jamais douter de toi, comme je ne doute pas de toi, Atios, je n'ai pas peur de toi, tu es peut être sincère, mais ta gentillesse, et ta volonté amicale paye le prix de ce que j'ai toujours étais, ce que j'ai toujours fais lorsque j'ai du faire des choix : Une erreur.


Dernière édition par Shaad Princeton le Sam 30 Mar 2013 - 0:22, édité 1 fois
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Dim 17 Fév 2013 - 14:13
Tu es la seule personne présente pour m'entendre... Et puis, tu es aussi la seule personne à qui je veux bien confier que je ne suis pas heureux. Parce que demain et les jours d'après, je vais devoir sourire pour les autres.

Sourire, encore, toujours, tout ça pour le salut des autres. Peu importe combien il souffrait, peu importe combien il avait envie de tout casser pour laisser s'échapper le poids sur son cœur, il allait devoir continuer avec, encore, toujours, sourire, avancer, pardonner, ne jamais exploser. Être le parfait chevalier servant était une rigueur de vie que peu de gens s'amusaient à encaisser. Combien de chose allait-il devoir encaisser et endurer avec le sourire ? Tu seras trahi, Atios. Les gens que tu aimes te trahiront, tout comme ce monde t'as trahi en te demandant de retirer l'épée du rocher.

Tu as depuis longtemps pactisé avec le diable. Le jour où tu as réalisé que tu étais trop gentil et que tu as accepté ta nature, tu t'es toi-même maudit avec cette malédiction qui te broiera. Encaisser, souffrir pour les autres en effaçant ton humanité à leur profit est un noble objectif. Mais personne ne te remerciera. Personne ne te sourira et te dira d'arrêter. Vis avec le sourire, accepte cette hérésie. Tu es un engrenage de ce monde, condamné à porter l'espoir des autres du mieux que tu peux. Cette lame d'or, qui t'accompagne et qui t'accompagnera toujours est la preuve de ta nature si rare et sûrement unique. Même si le désespoir est là, même si tu sais que le futur est sombre, souris et avance, toujours plus. Défie cet univers aux lois salopes et aux habitants égoïstes. Serais-tu fier si tu abandonnais ici ? Tu n'as pas récupéré ce qui te tiens à cœur, après tout. Viendra l'heure où tu devras fermer les portes de celui-ci, où tu perdras patience et où tu agiras seul, sans vouloir comprendre ou expliquer. Viendra l'heure où tous ceux que tu as aidés te retourneront une énième fois un coup de couteau dans le dos.

Et à ce moment-là, tu devras sourire, quitte à pleurer en même temps. Tes yeux se videront, ton être se videra alors qu'encore une fois, tu te déshumaniseras face à la tragédie. La haine, la souffrance, ne te donnera rien, après tout, tu le sais déjà. N'est-ce pas cruel ? Le monde est ainsi. La souffrance des uns gêne le bonheur des autres.

Atios avait aussi entendu cette phrase. "Ne t'inquiètes pas, demain tout ira bien."

Aha, belle foutaise. Demain était un jour solitaire. Peu importe à quel point Shaad pouvait être dur dans ses mots face à Atios, ces deux-là savaient très bien que jamais Shaad ne pourrait blesser Atios de cette façon, puisque celui-ci était de toute manière, beaucoup trop blessé pour qu'une telle et infime pique, puisse pénétrer le carcan de l'existence du jeune homme à l'épée et à la lumière d'or.

Partir en guerre contre l'univers ? Aha ... Je crois que le jour où je suis né, celui-ci m'avait destiné à me sortir de ses contraintes, en m'opposant à lui. Je suis déjà en guerre contre l'univers tout entier. Vivre, aimer, ce sont des conflits. Avec les autres. Avec l'univers. Certains préfèrent les éviter. Moi, je suis là pour en résoudre toujours plus. Même si au final, ça me coûte toujours très cher. Il souffla, avec un sourire particulièrement beau et doux. Une douceur froide et glaciale, comme si cette beauté était le pire des poisons : je suis seul, non ? J'ai toujours été seul, en définitive. Peu importe à quel point les autres me promettent de rester auprès de moi, ils m'abandonnent un jour où l'autre.

Le roi solitaire, sur sa colline, inaccessible, portant la maudite couronne qui l'éloigne des autres, lui qui s'est sacrifié, encore et encore, pour mener de la façon, la plus juste possible, ses sujets. Atios n'avait pas fui les autres. Ce sont eux qui l'avaient abandonné. Plus fort est le soleil et plus celui-ci à de chance aussi de repousser les autres. Blessé, secoué, frappé de désespoir, en proie au tourment. Combien d'expressions existaient pour décrire l'état des deux jeunes hommes, en cette nuit ténébreuse, estampillée de cette cruelle lune qui regardait ces pauvres hères, se débattre face à l'infinie froideur du temps qui s'écoulait ?

Atios était prêt à tout pour récupérer la cible de ses sentiments... Il était d'une fidélité à faire pâlir. Il n'avait pas eu peur une seule seconde de se jeter à corps perdu dans une lutte avec le reste du monde. Encore cet empoisonné et séduisant sourire. Atios, se retourne et regarde le ciel.

Quoi que tu en dises, que tu sois lâche ou non, même si tu ne l'as pas remarqué, tu as déjà fait ton travail d'ami, puisque tu m'as écouté. Je me sens un peu mieux. Je me sens prêt à affronter les prochaines saloperies que Deus m'enverra au visage. Et dieu sait qu'elles viendront tôt ou tard.

Faisant face à Shaad, il lui fit un grand sourire, sincère, plein de détermination et dit alors :

Je sais que tu n'as pas peur de moi. Et je n'ai vraiment pas peur de toi, ou de tes actes. Si un jour, venais-tu à faire quelque chose que j'estime mal, je serais là pour t'arrêter. Les amis soutiennent tout autant qu'ils défendent et arrêtent, après tout. Peu importe tes réactions, ou tes futures actions, si je n'ai pas abandonné celle qui m'a abandonné, comptes sur moi pour ne pas t'abandonner.
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Sam 30 Mar 2013 - 3:04

- On n'est jamais seul, j'en suis la preuve vivante, j'ai Tiamat, et une autre chose, mais cela est personnel, et cela le restera.

Comme d'habitude, le grand Shaad froid comme la nuit qui nous couvait, comme une tempête de neige, personne ne pouvait comprendre comment elle arrivait, mais pas de souci, elle s'arrêtera très vite. Mais lorsqu'elle s'arrêtera, elle disparaîtra très vite... Finissant de regarde le creux de ma main, obligeant ma tête et mon cerveau de se dégager de cette horrible pensée qui n'arrêtait pas de me ramener d'anciens souvenirs. Mais bon, la vision des étoiles n'étaient pas beaucoup plus évasives... Enfin, si, mais pas dans le bon sens, cela ne m'échappait pas de mes souvenirs, cela en faisait venir encore plus... Quelle idée stupide de vouloir le suivre... Plus jamais je laisserais cette furieuse curiosité m'avoir.

"Ahah, je savais que tu allais venir ! Tu es peut être pas un sentimental, mais tu es un humain, curieux ! C'est la seule chose qu'on ne pourra jamais nous enlever."

Il faut croire que tu avais raison, je me suis refais avoir, arf. Bon, on va faire comme la dernière fois que la curiosité m'a amener à m'approcher d'une personne : Froncer les sourcils et dire ce que je pense. Ça voulait sortir, mais une chose m'empêcher de m'exprimer, je n'arrivais pas bien à comprendre ce sentiment, et plus je forçais à vouloir faire sortir les mots, plus une espèce de douleur me piquait au coeur. De la nostalgie sans doute...

- Tu penses que je vais te croire avec des paroles ? Tu veux sourire aux autres sans le vouloir ? Alors ça sert à quoi ? Et tu voudrais que je te fasse confiance parce que tu me dis que tu me fais confiance, alors que tu fais le même coup aux autres membres de cette académie ? Ton utopisme forcerait presque le respect. M'enfin, tu me veux comme ami, alors il faut te préparer à entendre que les mauvais points de ton être, c'est ainsi qu'on s'améliore, non ?

L'adversité améliore les coeurs ? Même moi j'y croyais pas, depuis quand une hémorragie renforce la rigidité des veines ? Depuis quand une migraine rend t'elle intelligente ? Tout ça ce ne sont que des conneries, une blessure blesse, point à la ligne, que veux tu de plus ? Qu'est ce qui nous fais progresser ? ...Les erreurs. Alors comme ça demain serais un jour solitaire ? C'est tes dires qui ne sont que foutaises, que fais tu encore en face de moi, à espérer encore ? Si demain ne te faisait pas penser à des jours meilleurs, alors tu ne mériterais même pas d'être la lumière.Prenant une grande inspiration, je finissais par conclure.

- Bref, en tout cas, comme je te l'ai dis, tant que tu mentiras normalement aux autres, impossibles qu'on soit amis, je suis désolé, mais c'est comme ça. Je tira la gueule parce qu'au fond de moi, je sais que c'est ce que mon corps et mon coeur veulent, ressentent, pourquoi aller à leurs encontre ? Mon cerveau ne me sert qu'à réfléchir, pas à ressentir ni exprimer mes émotions.

Lui tournant le dos, et laissant ma main se soulevai jusqu'à mon épaule la saluant pour repartir d'une manière extrêmement "relâché".

- M'enfin, faut croire que nos destins sont liés, à force de toujours se retrouver, c'est le destin sans doute, mais bon, faudrait pas non plus que cela arrive vraiment trop souvent, faudrait se poser des questions, non ? Moi je repart à ma ronde de nuit...

Effectivement, ça fait pas moins de la troisième fois que je le rencontre, autant que Fiora. M'enfin, d'un coté, elle, c'est normal, nous sommes dans la même chambre, mais lui... Je vais finir par croire que le Karma me joue de vilain tour, à force de jouer au vilain tour à Deus, celle ci semble m'en jouer des beaucoup moins bons. Bah, je suis encore loin de ça, ce n'est pas demain que cela m'arrivera, et puis, j'ai toujours réussi à remonter les épreuves, qui vivra verra...
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Mar 2 Avr 2013 - 15:41
Excalibur n'a pas de personnalité propre, tu sais... C'est ... L'expression de la volonté des gens qui se battent, de trouver la paix par-delà les souffrances...

C'est bien pour cela qu'elle n'était ni bonne, ni mauvaise. Une épée était un instrument de juge. Par le passé, les glaives, selon les chrétiens, étaient confiés par Dieu à certains Hommes pour s'occuper au nom de Dieu des affaires terrestres : apporter la paix, la justice, la compassion... De ce fait, aujourd'hui, on avait remplacé l'épée par un marteau, mais dans tous les cas, la frappe implacable de la justice était bel et bien incarnée par les armes... Mais n'est pas juge, l'instrument de la justice, seul celui qui s'en sert est digne ou non de sous peser le poids des crimes et des fautes... Mais les rois, les rois, eux, étaient des êtres qui pouvaient avoir plusieurs lignes de conduite : tenter d'être des souverains justes, tenter d'être de bon souverains, ou être des souverains égoïstes, voire tyrannique. Et Atios, avait voulu être juste et bon, dans son passé. Mais aucune justice n'est parfaite. Aucune bonté n'est parfaite. Et même l'alliance des deux, n'est pas parfaite. Même avec les meilleures volontés du monde, si on agissait selon la justice plutôt qu'en suivant son cœur, les autres pensaient alors que nous n'étions que des simples machines, incapable de comprendre le cœur des autres. Voilà le prix à payer pour ceux qui cherchaient à être logique jusqu'au bout. Ce que Shaad lui dit ensuite, le fit sourire. Comment avoir confiance en quelqu'un qui n'a confiance en personne ou alors... Qui ne permet pas aux autres de connaître la personne qu'ils côtoient? Pourtant, le jeune homme avait tendu la main à Shaad. Et il était le premier à espérer que les autres soient assez malins pour voir au travers de son sourire, de ses actes, toujours réfléchis, soignés, pour que les autres soient heureux, ou saufs.

C'était égoïste, quelque part. Ou cupide. Mais n'eut-il point été encore plus cupide de vouloir ouvertement que les autres voient au travers de lui ? Les blessures, les erreurs... Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort... Les hémorragies n'augmentent pas la résilience des veines, mais dans ce cas, Atios était alors une hémorragie perpétuelle en ce monde. Un malade hémorragique qui avançait, malgré le flot de sang qui s'échappait de son corps, sans que jamais quiconque ne le remarquât. Mais c'était peut-être parce que malgré tout ça, il continuait d'avancer, malgré la solitude, les blessures, la souffrance, le désespoir... Qu'il était réellement la lumière. Peu importe à quel point quelqu'un semble pitoyable, quelqu'un qui s'acharne malgré toutes les épreuves, qui les surmontent de tout son cœur, qu'il finisse, second, premier, ou dernier... Jamais on ne pourra se moquer de ses efforts. Non, même les plus orgueilleux s'avoueraient au fond d'eux-même, le respect que l'on éprouve pour ceux qui, malgré les difficultés, se battent sans jamais tressaillir.

Je n'ai pas peur d'entendre mes quatre vérités. Tu sais, j'espère depuis longtemps que quelqu'un sache voir les limites de mes actes... Que quelqu'un puisse voir au travers de ce que je suis. Quant au fait de sourire alors que je ne le veux pas.. Si je ne souris pas pour les autres, qui le fera à ma place ? Même si je ne suis pas heureux, je ne suis pas à plaindre, je pense .. Le monde est peut-être plein d'horreurs ou de problèmes, mais si l'on se bat pour construire un endroit où l'on se sent bien, ou que l'on a encore la chance de le faire, malgré les épreuves, je pense que nous ne sommes pas à plaindre... Il suffit .. Il suffit d'avoir le courage de le réclamer aux autres.

Une conclusion qui valait pour l'ombre autant que la lumière. Autant la radiance du second, empêchait celle-ci de casser les espoirs des autres, autant le néant des premières retenait comme une toile sombre, par peur de disparaître et de souffrir, d'obtenir le courage susnommé. Mais cette règle changeait. Tous deux allaient se mettre à agir. En bien ou en mal. Tôt ou tard, ils sauraient ce qu'ils veulent. Ils dépasseraient les autres pour s'exprimer eux-même, en tant qu'existence, divine ou pas. Mais déjà Shaad partait à sa ronde de nuit. Il appelait ça comme ça, mais autant être direct : Atios y voyait plus une sorte de recherche désespérée de solutions à ses problèmes là où il n'y en avait pas. Le terme de ronde n'était pas si mal choisi, en ces termes, puisqu'elle exprimait bien l'idée de tourner en rond sans trouver forcément de solution. Un jour ou l'autre, lui, aurait à s'exprimer en tant quel... Et son meilleur ami à lever les yeux pour sortir des ombres où il se cachait. Le jeune homme, seul, soupira en s'étirant. Il fallait rentrer, à présent.

Je sourirais Shaad, parce qu'il le faut. Mais je tenterais d'être un peu plus honnête envers mes sourires... Pourvu que nos chemins se recroisent dans une période de paix aussi stable que celle où nous nous trouvons actuellement...
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Re: Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un... - Jeu 4 Avr 2013 - 3:31
Toujours avec de long post ~ J'ai bien aimé car tout se lisait bien. C'était fluide en général ~

Shaad Princeton : 390 xps
Kurokami Atios : 395 xps

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Karma ? Destin ? A la fin, il n'en restera qu'un...
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