Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Il faut soigner tout ça !

 
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Il faut soigner tout ça ! - Ven 25 Jan 2013 - 17:41
Spoiler:
 

La lumière du jour s'était déjà presque dissipée, le soleil finissait sa course vers l'horizon. J'aurais pu le voir toucher la terre si les bâtiments ne me cachaient pas la vue...
Derrière moi, tandis que je marchais vers l'infirmerie, je sentais encore le regarde d'Abygaïl qui semblait inquiète de me voir arriver à bon port. Au juste titre... Je ne connaissais pas les lieux, et vu ma mémoire pas fiable pour un sous... Cependant, je décidai de ne pas me retourner, je risquerai de dire encore quelque chose qui la gênerait inutilement, je lui rendais en quelque sorte sa liberté de vaquer à ses occupations.
Je quittais le dallage de la route pour poser mes pieds sur un carrelage bien propre. Sûrement que ce hall devait être aseptisé régulièrement, rien qu'à l'odeur j'en fronçais le nez...
Je regardais autour de moi et vis plusieurs couloirs donnant sur différentes portes. La première était celle de son futur lieu de travail, en continuant légèrement, la main sur ma blessure, je remarquai que ce couloir donnait aussi sur des classes de cours à présent désertes, et d'autres bureaux administratifs. J'allais donc sûrement croiser des professeurs et ceux qui seraient mes supérieurs... J'avais bien envie de les rencontrer d'ailleurs pour essayer d'avoir quelques informations sur le pourquoi on m'aurait choisi moi pour une quelconque tâche alors que j'étais amnésique, et de ça incompétent en tout... ?
Je soupirai en rebroussant mon chemin toquant à la porte de l'infirmerie. Sans vraiment attendre, j'entrai, après tout, c'était aussi mon « chez-moi » à présent. C'est sûr que ce manque de patiente pourrait agacer la collègue en poste, mais bon, pour le coup, j'avais juste envie de trouver de quoi me soigner efficacement et de me renseigner où j'allais pouvoir dormir... Le reste me passait un peu par dessus la jambe, si ce n'est trouver des indices sur ma vie passée.
Cependant, un minimum de politesse ne lui coûtait rien, si ce n'est un peu de salive, ce qui n'était pas bien cher payé.

« Hmm » m’éclaircis-je la gorge pour attirer l'attention de ma collègue inconnue. « Je suis Noah Ethellan, je suis nouvellement assigné au poste d'Infirmier, enchanté »

J'allais dire que j'étais venu ici pour me présenter, mais en soit, ce n'était pas tout à faire le cas... Alors autant aller droit au but...

« Je n'ai pas encore les clés des armoires à pharmacie, alors si vous pouviez me donner de quoi soigner cette plaie, ce serait sympathique... »

Je lui montrai alors le petit carnage que j'avais moi-même fait à la cafétéria pour m'assuré que j'étais effectivement mort, et que ces blessures encore rosées à ces deux poignets n'étaient autre que mon crime, je m'étais suicidé apparemment... Mais qu'est-ce que je pouvais réellement en savoir puisque j'avais perdu la mémoire ? Ça se trouve, c'était quelqu'un qui m'avait assassiné en faisant passé cela pour un suicide...
Et à vrai dire, le résultat était le même, je me retrouvais coincé ici sans savoir réellement quoi faire... Si ce n'est commencé par me soigner l'entaille, et ensuite aller chercher les clés de l'infirmerie pour m'y rendre lorsque cette femme ne serait pas là.
D'ailleurs, puisque je m'attardais sur elle, je trouvais son physique assez atypique, du moins elle détonnait par rapport à la seule femme que j'avais pu rencontré cet après-midi. Certains rideaux des lits à disposition des malades étaient tirés, signe qu'ils devaient être temporairement occupés, heureusement pour moi, il en restait quelques uns de libre...
Cette pensée me soulagea un peu, bien que dormir avec des malades ne m'inspirait pas plus que cela... Si cela se trouve j'allais choper leurs cochonneries...
Ils avaient quoi, la grippe ? Une simple fièvre, la polio peut-être, allez savoir ! Et puis d'ailleurs, les morts ça tombaient malade et ça saignaient... C'était complètement incompréhensible... Abygaïl était certaine qu'on était tous mort ici ??
Je commençais à douter de nouveau. Il faut dire que ça ne devait pas être facile de l'accepter, amnésique ou non... Du moins, cela devait paraître plus évident pour ceux qui avaient encore des souvenirs de leur ancienne vie, plus particulièrement de leur mort...
Perdu un peu dans mes pensées, j'attendais qu'on me donne ce dont j'avais besoin sans dire un mot de plus.
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Ven 25 Jan 2013 - 21:48
Calliste avait l'air d'un cadavre, le teint livide, encore plus blême que d'habitude, elle n'avait même pas eut la force de maquiller ses lèvres de leur teinte carmin. Des cernes reposaient sous ses yeux fatigués et l'air ailleurs. Elle était assise sur le rebord de la fenêtre, près de son bureau, les jambes repliées contre sa poitrine, remontant sa robe en haut de ses cuisses, de toutes les manières, si elle s'apercevait que quiconque la matait, elle se gênerait pas pour aller tabasser du mâle. Ses avant bras reposant sur ses genoux, elle portait de temps en temps sa cigarette à sa bouche, en prenant une bouffée et expulsant la fumée par saccade, la bouche ronde, pour faire de petits cercle. Sa situation ici empirait de jour en jour ... Maintenant, la petite voix n'était pas la seule à hanter ses nuits, ses rêves étaient systématiquement des séances de torture qu'elle avait pratiqué jadis, sauf que cette fois, la victime c'était elle. Elle se réveillait, suintant la peur, des gouttelettes ornant son corps.
Elle sursauta vivement lorsqu'un abrutis de première débarqua dans l'infirmerie, sursautant vivement, son coeur s'arrêta un instant avant de battre la chamade. Alors que ses envies de meurtres atteignirent des sommet, elle se mit à hurler

"Mais putin de bordel de bougre de merde ! Y'a des portes, c'est fait pour frapper ! Non mais c'est diiiiiiingue, y'a plus de respect ! Je te jure t'as intérêt à dégager ton cul d'ici, tu ressort, tu frappe et tu entre, c'est pourtant pas compliqué ! Merde !!!"

Son sang battait dans ses tempes, c'était douloureux, elle ne bougea pas de l'endroit où elle se trouvait, craignant de chanceler devant son assaillant. Seulement après cela, elle reprit ses esprits et analysa rapidement les dires du blondinet. Un infirmier ... Bah voyons ... Elle avait bien besoin de ça ... Elle prit une voix de niaise, accentuant bien pour montrer son ironie.

"Un nouvel ami supeeeeeeer ! Comme si j'avais pas assez d'elle à supporter !" sa voix redevint glaciale "Infirmier ou pas, on frappe aux portes ..."

Elle tendit la main vers lui mauvaisement, l'air exaspérée, si ses yeux étaient des revolvers, il serait déjà mort.

"Fais moi voir ça mon chou ...."
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Sam 26 Jan 2013 - 19:24
Quelle corvée de devoir se lever, en plus elle avait pas de cours aujourd'hui alors rester au lit jusque midi ne devrait pas être un problème, si? En tout cas c'était ce qu'elle pensait et vu que ça allait pas fort, double raison de traînasser sous la couette. Mais au final le sommeil l'avait définitivement quittée, une migraine se profilait à l'horizon, il fallait prendre l'air. Souvent sortir calmait la douleur mais on ne pouvait pas dire que l'envie de sortir la submergeait. Que faire alors? Allez, le stand de tir, au moins même si quelqu'un venait lui parler, le son de sa voix pourrait être masqué par le bruit des coups de feu.
Prenant les premiers fringues qui tombaient sous sa main, la jeune femme sortit de sa chambre obscure et prit la direction du pas de tir. Une fois sur place, la routine, on prend l'arme, on charge, on vise, on appuie, on vérifie son score. Mais plus le temps passait, plus ses scores empiraient. Elle était si fatiguée que ça? Elle fit une pause, s'asseyant sur une chaise en plastique dans un coin. Rien de bien confortable mais pourtant, à peine assise ses yeux s'étaient déjà fermés et son cerveau lui avait déjà mis la pancarte "Ne pas déranger".
Elle avait du dormir 1h à peine mais ce réveil-ci était douloureux à croire qu'elle avait encore pris un de ces abricots hallucinogène ou qu'elle se réveillait d'une cuite. Elle n'avait jamais pris de cuite ici d'ailleurs, pas encore cela dit. Mais là ça ne tournait vraiment pas rond. Ou si justement ça tournait... et le bras la lancait également.


*Encore une journée au paradis hein chérie.*

Ah, voilà l'autre, que sa voix était faible comparé à d'habitude. Ce n'était pas normal, lui qui était plutôt du genre grande gueule. Portant machinalement la main à son front, elle constata qu'il était brûlant. Super, c'était bien sa veine... de la fièvre! Bon au moins ça la clouerait au lit. Toutefois la douleur au bras droit lui laissait penser que cette fièvre avait une origine précise. Lorsque Sören s'était blessé, Sibylle s'était retrouvée avec de multiples blessures et malheureusement, certains avaient eu du mal à guérir au point que vu les symptômes actuels, ça s'était transformé en infection. Que de chance décidément... Allez, direction l'infirmerie.

C'était la première fois qu'elle s'y rendait pour quelque chose d'aussi grave. C'était assez ironique d'aller ici non? Qui dit apprenti-dieu dit dieu un jour, et depuis quand les dieux étaient malades? Elle s'y habituerait, sans doute... un jour, dés qu'elle aura une clope au bec, c'est que ces machins la destressait bien.
Approchant de la porte d'entrée, des voix lui parvenaient mais son cerveau était trop sonné pour chercher à distinguer les paroles échangées. Elle frappa à la porte et entra.


Hoï tout le monde, vous occupez pas de moi, j'vais me mettre dans un coin le temps que vous finissez.

Avisant les lits plus loin, elle s'allongea sur l'un d'entre eux sans même vraiment regarder les deux personnes présentes. Sa tête la lancait de plus en plus comme si un cercle de fer lui serrait le crâne. Elle sentait même des gouttes perler sur son front tellement elle avait chaud. Pourtant elle n'avait qu'une chemise sur le dos, ayant oublié son manteau sur le pas de tir. D'ailleurs... ce truc lourd à sa droite c'était? Et oui, son arme... tellement HS à cause de sa fièvre, ranger le revolver ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Bwarf tant pis maintenant...
Seulement Sören la "poussait" mentalement. Il était sonné lui aussi au point de ne pas parler, alors pourquoi tant d'acharnement? La demoiselle finit par céder et jeta un coup d'oeil aux deux autres énergumènes, on lui avait dit que c'était une infirmière qui se chargeait de tout ici, le jeune homme devait donc être un autre 'patient'. Drôle de tenue, cheveux blonds, même avec sa vue pas nette il lui semblait familier. Et puis elle finit par distinguer ses traits, c'était ça que Sören voulait lui dire.


Noah merde qu'est ce tu fous là? *petit silence* Arf, surement une hallucination, y a pas de vivants ici... foutue fièvre.

L'hallucination était la seule explication plausible. Vu sa fièvre ça l'étonnait pas de voir ce genre de truc même si lui faire voir son frère lui semblait très déplacé. Enfin, c'était son cerveau après tout, elle pouvait s'en prendre qu'à elle même. Se laissant retomber sur l'oreiller, ses yeux fixèrent le plafond attendant qu'on s'occupe d'elle, ou même qu'on lui laisse un sac de glace, ça lui conviendrait aussi.
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Dim 27 Jan 2013 - 11:03
Mon entrée se semblait pas avoir ravie l'infirmière en poste, je n'en avais cure, surtout pour une histoire de frapper à la porte. Elle n'était pas censée faire des trucs louches avec les blessés, si ?
Du moins, ce n'étais pas ce que je ferai à sa place, enfin façon de parler, déjà que je ne savais pas qui j'étais réellement alors me placer du point de vue d'une autre personne me paraissait bien incongru...
Eh puis elle avait un langage à en choqué les plus avertis... Elle se plaignait pour une simple porte, mais je pourrais à mon tour l'imiter en lui hurlant dessus qu'elle n'avait pas à lui dire des insanité pareil ! Bon je n'étais sûrement pas un saint avec mon langage, mais merde elle allait être ma collègue en plus, un accueil un peu plus chaleureux n'aurait pas été des moins appréciés.
Eh puis déjà elle me tutoyait, elle pouvait bien parler de principe...

« Désolé, mais comme je le disais, je suis aussi infirmier... Donc je ne pense pas avoir l'obligation de frapper à cette maudite porte, même si... cela aurait été plus poli où je ne sais quoi d'autre. Mais si pour vous c'est une question de politesse, votre langage serait à revoir, tout comme le fait que vous êtes bien familière avec quelqu'un que vous ne connaissez pas ! »

Fiou, c'est sorti... pas des plus approprié non plus, mais tant pis. Déjà que je me prenais la tête sur ma venue ici, alors qu'en plus quelqu'un m'agresse comme ça, c'était juste hors de question... Surtout pour qu'elle embraye sur un ton ironique agaçant...Vraiment, si elle ne se calmait pas à l'avenir, je ne savais vraiment pas comment j'allais la supporter. Surtout que les phéromones qu'elles me renvoyaient étaient dérangeante, toutes ces émotions négatives qui me pourrissaient la bile.
De plus, son changement d'humeur était vraiment peu stable, et puis c'était qui elle ? Un ami invisible peut-être ? Rien que d'y penser, cela me faisait pouffer de rire, bon ce n'était peut-être pas le meilleur moment, mais à vrai dire, au point où ils en étaient, un peu plus de crêpage de chignons à la gonzesse ne changerait rien...
Une porte s'ouvrit pendant qu'on échangeait au tac-o-tac, la langue parfois plus acérée qu'elle n'aurait dû. J'étais tellement absorbé par le fait que cette femme allait sûrement devenir mon calvaire que je ne vis pas une femme blonde entrée légèrement groggy qui leur disait justement de ne pas s'occuper d'elle. Ce qu'on faisait déjà à merveille... D'autant plus que l'infirmière, dont je ne connaissais le nom que par l’écriteau fixé à la porte, commençait à me sortie par les yeux. Voilà qu'elle m'appelait « mon choux » maintenant, il ne manquait vraiment, mais alors vraiment ! plus que ça... Son ton niais me vrillait les oreilles. D'autant plus que je ne voulais pas qu'elle me soigne, mais qu'elle me donne ses putains de clés pour que j'ouvre une à une les armoires pour y trouver ce dont j'avais besoin.
Je lui tendis donc de mauvaise grâce mon poignet blessé tout en soupirant, j'avais envie de lui répondre « Oui la grincheuse ». Mais avant que cela ne me sorte des lèvres, quelqu'un, une personne assez fine et élancée, m’appela par mon prénom de façon encore bien plus familière que Calliste Zahli. Cela, pour au final se recoucher en se disant que c'était sa fièvre qui la faisait parler...
Alors tout de go, je délaissais ma blessure tendue et allait d'un pas précipité vers le lit de la malade.

« Tu as dis Noah ? Est-ce qu'on se connaît ? Eh puis apparemment on est tous mort ici, c'est quoi ce bordel ?!»

Je ne me contrôlais pas vraiment, le fait que quelqu'un puisse me connaître dans ce paradis étrange me paraissait surréaliste, et surtout, je n'avais pas envie de me faire de faux espoirs, si bien que j'avais peur de sa réponse. Peut-être que je ressemblais à un autre Noah...
Je ne pouvais pas encore savoir qu'on se ressemblait, je ne m'étais pas encore regardé dans un miroir, je ne savais même pas à quoi je ressemblais, tellement pressé de découvrir mon passé. Sans m'en rendre compte, j'avais également pris fermement le bras droit de la malade et repoussé bien violemment le rideau qui cachait cette patiente en attente de soin. Pour éviter d'éparpiller des gouttes de mon sang un peu partout, je déchirais un morceau de draps pour m'en faire un bandage de fortune. Calliste allait sûrement gueuler encore une fois, mais merde, elle n'avait qu'à me donner ces fichues clés que j'avais demandé plus tôt... Avoir des réponses de cette jeune femme était bien plus important que tout le reste !!

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Re: Il faut soigner tout ça ! - Dim 27 Jan 2013 - 17:47

Calliste peinait à croire qu'il puisse lui parler de la sorte ! Mais merde c'était elle le patron ! Pour qui il se prenait ce trou du cul au juste ? En plus sa voix nasillarde lui vrillait les tympans, le sang battait encore plus violemment dans ses tempes, un bruit sourd de circulation sanguine l'empêchait de se concentrer, son coeur commençait à déchirer doucement sa poitrine. Elle se leva brusquement du bord de la fenêtre, titubant un peu, elle se rattrapa sur le rebord in extremis, lorsqu'elle jugea qu'elle était plus ou moins stable, elle s'avança d'un pas en se massant les tempes. La rage lui donnait un air un peu fou, ses joues rosit, peu importe la douleur, elle n'allait pas se laisser faire par un merdeux, elle se mit à hurler


"T'es peut être mon nouveau TROU du cul d'assistant, mais ça change rien, dans MON bureau tu frappe à la porte, comme moi je frapperais à la porte de TON bureau ! Dans ma famille on parle comme ça, c'est on ne peut plus normal et ça n'a rien d'impoli, je m'en bat les reins de ce que tu pense, ici, c'est comme ça et pas autrement, JE COMMANDE ET TU OBEIS !"

Elle effleura son poignet avant qu'il ne le retire, mais elle eut le temps de constater ses blessures grâce à son "don"... Un suicidaire, super ... Elle détestait ces gens là, incapable d'apprécier la vie qui coule dans leurs veines, ils étaient faibles, indigne du cadeau que la nature leur avait fait. Il méritait de ne pas être soigné cet enfoiré, après tout, si c'était pour recommencer, elle n'allait pas se fatiguer.
Elle alla s'adosser contre le rebord de la fenêtre, un fin filet frais venait lui caresser le dos, elle bascula sa tête en arrière en fermant ses yeux rouge, son cerveau semblait se contracter violemment. Elle ne prêta pas attention à la jeune plante qui venait d'entrer dans la pièce, elle souffrait trop.

*tu crois pas que si tu dois travailler avec lui ... Que ... Tu devrais être plus gentille, conciliante ... Faire un TOUT petit effort en somme*

Elle siffla mauvaisement avant de crier


"La ferme !"


Elle entendit l'homme parler à quelqu'un, au début elle ne comprit pas, s'il lui parlait, elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu'il disait, aussi, elle ouvrit les paupières. Les yeux mi clos, elle toisa la jeune femme en bien piteux état ... Bon décidément, ce n'était pas sa journée, deux patients en même temps, dont un plus qu'énervant. La femme au moins daigner souffrir en silence ... Cette pensée fut comme un électrochoc, elle se redressa brusquement et se dirigea vers la femme, n'approchant pas trop près. Elle savait qu'en général les braillards se portaient mieux que les victimes silencieuses, en l'occurrence cette patiente l'inquiétait, elle vint saisir son poignet pour pouvoir l'analyser. Elle ferma un instant les yeux avant de les rouvrir pour fixer l'infirmier et lui parler de manière posée et calme.

"Est ce que tu me permets de la soigner ? Tu ... Pourrais lui parler après non ?"

Elle regarda un instant son bandage de fortune, ils semblaient se connaître, qui plus est, elle avait besoin de lui en forme, parce qu'elle savait qu'elle ne pourrait rien faire pour elle, qu'il faudrait la veiller à deux. Elle s'approcha hésitante, lentement et vint défaire le bandage avant de plaquer sa paume glacée sur son entaille, elle la referma quasi instantanément. Elle s'en foutait bien qu'il ait déchiré le drap, elle avait beaucoup de défauts, mais le matérialisme n'en faisait pas parti, c'était qu'un drap, et puis il en avait eut besoin. Par contre une vague d'angoisse vint l'immerger, elle ne le montrait pas, mais pour la première fois, elle était impuissante, la grippe, elle ne pouvait pas la soigner. En plus elle n'était pas au fait des nouveaux traitements pour ce genre de maladie, qu'à cela ne tienne, on allait faire à l'ancienne avant de trouver le traitement. Elle se pencha sur la jeune fille et vint enlever sa cravate, ouvrant les deux premiers boutons de son chemisier, puis elle déboutonna son pantalon et la redressa grâce à deux oreillers avant de venir lui prendre la main pour vérifier ses réflexes.

"Mademoiselle, où as tu mal ? à quel point c'est douloureux ? Prends tu un traitement ou as tu pris quelque chose avant de venir ?"
*Panique pas Calliste, tu vas y arriver*

Pour une fois, elle ne pesta pas contre la petite voix, appréciant même son aide. Elle tourna rapidement le visage vers l'homme.

"Y'a une bassine dans la petite salle de service, sous l'évier, prends la, met de l'eau froide dedans et prend un gant dans la salle d'eau, faut faire baisser la fièvre"
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Lun 28 Jan 2013 - 1:57
C'était surréaliste cette histoire non? Son frère ici... et pourquoi pas Bouddha jouant au golf? En tout cas, l'ambiance avait l'air un peu tendue ici d'où que la demoiselle avait préféré se mettre à l'écart les laissant régler leurs petites affaires. Car de toute façon, son cerveau au ralenti avait du mal à suivre les échanges. "Est ce qu'on se connait?" c'était une blague? Pour un cerveau malade, il carburait niveau imagination...ou torture, quoique les deux se rejoignaient. Aussi elle s'efforca de ne pas prêter attention à ses questions sinon en plus de l'infirmière, c'est un psy qui l'examinerait parce qu'elle aurait parlé dans le vide. Cela signifiait surtout que l'infection était assez grave pour causer de telles illusions. Elle avait toujours eu beaucoup de chance...
N'ayant pas la force, ni l'envie à cause de sa fatigue, de bouger, Sibylle laissa la jeune femme prendre soin d'elle. Que ça faisait longtemps, dommage que ça soit dans ces circonstances et qu'elle dérange pour cela. Certes elle aimait bien être servie mais... nan si c'était bien quand même d'avoir quelqu'un aux petits soins non? Sauf que là, la raison était valable.
Il lui fallut un certain temps pour comprendre les questions de l'infirmière mais sa concentration était assez revenue pour faire une réponse convenable. Seulement il y avait ce détail, ce "léger" détail qu'elle ne loupa pas cette fois. L'infirmière s'adressait à l'hallucination? C'était nouveau ça... A moins qu'elle soit une hallucination elle aussi... Non une hallucination n'aurait pas pu la toucher. C'était un cauchemar pas possible...


Euuh oui... enfin, non je ne prend rien. Et en dehors de ma migraine, j'ai mal au bras droit. Il y a quelques temps, je me suis coupée avec des bouts de verre sur tout l'avant bras. La plupart des coupures sont déjà guéries mais certaines ont eu du mal, ça doit être infecté.

Pour appuyer ses paroles, elle montra le bandage qui était en train de lui bloquer la circulation au fur et à mesure que l'infection faisait enfler l'avant-bras. Cependant sa curiosité sur l'homme blond avec elles parvenait à atténuer assez la douleur pour lui poser des questions. Des questions auxquelles les réponses lui faisaient peur mais le doute n'était plus permis. Mais par où commencer? Répondre à ses questions? Lui demander d'où venait son sang? Avait-elle déjà seulement vu son frère saigner un jour? Avec des bleus peut être mais souvent il s'arrangeait pour le lui cacher quand il revenait "amoché" d'une de ses bagarres. Et cette question "Est-ce qu'on se connait?"... Il était sérieux? C'était une blague de mauvais goût...de très mauvais goût.

Bien sur qu'on est tous morts ici, pour ça que tu n'as rien à faire là. Quand je t'ai quitté, tu étais à la villa encore...tu peux pas être là. Et c'est quoi ce sang franchement? Tu donnes dans le théâtre maintenant? Quoiqu'il en soit ta blague est de très mauvais goût. La dernière fois que j'ai eu de la fièvre c'est toi qui m'a presque portée pour aller chez le médecin et là tu te fous de moi... qu'est ce que la mort ne fait pas faire j'te jure...

Bien sur elle n'y croyait pas. Il pouvait pas être mort. Maintenant elle attendait la voix rassurante de l'infirmière qui lui demande "Mais à qui vous parlez?". Elle priait presque pour entendre cela car l'autre solution était tout simplement inacceptable.

J'vais enlever ça aussi...

L'arme à son côté lui donnait l'impression de peser une tonne et la tirait vers la droite. Elle détacha la ceinture et l'enleva pour poser l'arme non loin. Il faudrait qu'elle pense à la reprendre une fois sortie d'ici. Raaah et si seulement Noah n'était pas là, la fièvre l'assomerait jusqu'à sa guérison et on en parlerait plus mais là non. Il fallait qu'elle tranche la question et qu'elle ait une réponse claire et définitive. Si certains parvenaient à s'adapter rapidement à leur condition ici bas, ce n'était pas le cas de Sibylle qui avait accepté il y a à peine quelques temps d'être morte mais...vivante malgré tout.
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Lun 28 Jan 2013 - 18:18
Vraiment, ma collègue n'était pas des moins irritable. Avec elle, il allait réapprendre tous les petits noms d'oiseaux désagréables que je pourrais ressortir à l'occasion... trou du cul par ci, la ferme par la... Ouais, vraiment mal polie... M'enfin, de toute façon, jusqu'à ce qu'elle crie de nouveau sur moi, la femme blonde en piteux état accaparait davantage mon attention, bien que le caractère bien trempé de l'infirmière l'intéressait tout autant, mais sur un plan plus particulier... Il était certain de ne pas s'ennuyer avec elle, bien qu'elle allait sûrement le soûler à d'autre moments... Surtout si elle se mettait encore à parler toute seule comme il lui arrivait de le faire, apparemment... Par contre, ce qui allait m'emmerder, c'était toute ses sautes d'humeurs auquel j'allais devoir faire face, et surtout ressentir, apparemment...
Une fois ma plaie bandée comme je le pouvais sur le vif, je m'étais plus ou moins accroupie à côté de la patiente, je ne voulais pas l'effrayer plus que de mesure, et puis à vrai dire je préférai être à sa hauteur, ça me paraissait bien plus sympathique.
Cependant, je n’eus pas vraiment le temps de pousser plus loin les questions qui fourmillaient par millier dans ma tête. Calliste par son intervention plus que sage m'en empêchait, pour une fois qu'elle disait une chose de censé à propos de ses malades... Je n'allais pas la contraindre encore une fois...Bien que cela me titillais un peu... Je voulais savoir, alors ce que voulait Calliste Zahli... Mais non, je décidai que ce n'était pas le moment de faire un caprice, après tout, si je voulais que cette femme m'en révèle plus, puisqu'elle semblait me connaître, il valait mieux qu'on la soigne correctement, et qu'on la « veille » comme l'infirmière pouvait dire... Je ne voyais pas forcement ce qu'elle voulait dire par là, mais bon, je le comprendrai sûrement en temps voulu. Ma plaie étant nouvellement soignée par cette femme étrange, je me sentais un peu mieux, bien que la douleur n'était pas très forte, mais je n'étais plus gêné...
Si bien que je repoussai mon interrogatoire pour aller chercher la-dite bassine que Calliste réclamait, cela me prit un petit temps pour vraiment savoir ce qu'elle voulait, j'ai donc fouillé, mettant au passage un peu plus de foutoir qu'il ne pouvait y en avoir déjà. Je rangerai plus tard... Du moins si je ne l'oubliais pas...
La bassine bleu se rempli d'eau dans l'évier, préalablement ouvert, de l'eau froide à en refroidir un cadavre... Je ne sais pas si cela lui serait d'un quelconque utilité, faire baisser sa fièvre oui, mais elle risquait tout autant d'attraper encore plus froid... En portant la bassine, j'en relevais la tête, je vis alors mon reflet dans un miroir que je n'avais pas remarqué jusque là. J'avais une chevelure longue et blonde comme je l'avais déjà remarqué, mais surtout j'avais un regard jaune, doré, comme cette femme qui se tenait le plus calmement possible sur le lit... La surprise en fut telle que j'en lâchais la bassine sur mes pieds me trempant comme une soupe et inondant le sol. Je pestais dans mon coin, lâchant quelques jurons bien senti en ramassant mon étourderie. Tandis que je remplissais à nouveau la bassine, j'épongeais le sol comme je le pouvais avec des tissus qui traînaient dans cette salle... Cette femme et moi nous ressemblions beaucoup... Beaucoup trop pour que cela soit une coïncidence...Mais elle était qui pour moi alors ??
Je pris deux gants au lieu d'un, on ne savait jamais, et ramena le tout à Calliste qui tendit les mains pour les lui prendre bien rapidement. En étant ainsi proche d'elle, je ressentis encore des sentiments qui n'étaient pas les miens, étranger à ma propre humeur. Ces sentiments étaient peu palpable, un mélange de peur, une sorte d'angoisse... A vrai dire, je ne savais pas vraiment, ce que je savais encore moins c'était de qui cela provenait... Le plus logique serait que cela vienne de la jeune femme allongée, et pourtant, je ressenti cela juste après m'être rapproché de Calliste... En quoi cette infirmière devrait avoir peur en ce moment même ? Et puis, elle semblait d'un coup beaucoup se reposer sur moi, ce qui avait le don de me mettre mal à l'aise... J'étais perdu, je ne me souvenais de rien, ou de si peu de chose de la vie courante que même certains mots pouvaient m'échapper... Elle ne pouvait pas compter sur moi, ç'en était une certitude.
Calliste interrogeait la femme sur ses habitudes quotidienne et antérieurs. Ma goutte d'eau y répondit sans broncher, mais bien vite son attention se retournait vers moi, se fâchant avec une vivacité telle que j'en étais gêné. Elle pensait que je lui faisais une blague... Mais de toute évidence, ça n'en était pas une, malheureusement pour moi...
Elle semblait bien me connaître, et de toute évidence, on semblait avoir été proche... Quant à vivre dans une villa... J'avais été riche ? Autant d'oubli que je ne savais que faire de toutes ces informations qui me tombaient du ciel.
Ne sachant que faire d'autre, je pris une chaise et la rapprocha du lit, m'excusant auprès ce de cette personne qui semblait avoir mal pris mes questions, maintenant que Calliste avait ce qu'il lui fallait pour soigner sa patiente...

« Je suis désolé, mais non... Ce n'est pas une blague... Lorsque je suis arrivé ici, c'était le trou noir pour moi, je ne savais même pas jusqu'à peu que j'étais mort... Quant à savoir qui je suis, c'est une toute autre histoire. Moi je ne vous connais, mais j'ai vu mon reflet dans le miroir et c'est certain qu'on a un lien de parenté, je vous ressemble beaucoup, mais je ne sais pas pour autant qui vous êtes, et encore moins ce que vous êtes pour moi... Je suis désolé... »

Je me tournai vers Calliste, un peu perdu et la prévint que si elle avait besoin d'aide, si ce n'est veiller sur cette personne, elle pouvait toujours demander...
C'est vrai, je ne savais vraiment pas quoi faire après tout...
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Jeu 31 Jan 2013 - 19:52
Calliste écouta attentivement la jeune femme, c'était donc ça cette infection importante, elle la scanna à nouveau, des morceaux de verres semblaient encore être en elle, sous la peau cicatrisée, il fallait donc ouvrir les plaies fraîchement refermées et retirer les éclits. Les deux zouzous semblaient avoir des choses à se dire, peut être un passé commun d'après le peu qu'elle avait daigné analyser de leur conversation guimauve, aussi elle ne s'incrusta pas, se contentant de faire ce pour quoi elle était payée .... Heeeeey mais elle est même pas payé pour ça ! Elle ne pu s'empêcher de murmure "l'arnaque" puis elle se mouva jusqu'à la réserve, attrapant un scalpel encore dans un sachet en plastique, du coton, une pince à épiler, du désinfectant ainsi qu'une seringue qu'elle enfonce dans un flacon de morphine afin d'en récolter le précieux liquide. Elle revint et s'asseya près de la malade, perforant le bras de la jeune fille avec L'aiguille avant de faire glisser le liquide brûlant en elle.

Elle attendit que le liquide fasse effet, jetant un regard à Noah pour lui faire comprendre qu'il devait continuer de faire diversion. Elle défit le bandage puis le badigeonna de désinfectant, elle souffla un instant et commença a ouvrir les plaies dans lesquelles elle avait vu la présence de débris de verre, retirant doucement les éclits à l'aide de la pince, refermant chaque plaie à l'aide de son pouvoir. Une fois l'opération terminée, elle analysa à nouveau, l'infection s'était étendu au sang, elle ne pouvait pas faire plus hélas. Elle se releva et regarda Noah un peu gênée de ne pas pouvoir faire plus.

"Son sang est infecté, elle a trop laissé traîné, il aurait fallu s'occuper de ça tout de suite, c'est plutôt grave ... Je vais essayer de trouver ... Bah je sais pas ... Quelque chose ... Ne la laisse pas seule s'il te plait"

Elle se retira pour farfouiller dans la réserve, munie d'un livre, il fallait qu'elle chercher et qu'elle trouve, mais quoi ?
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Mar 12 Fév 2013 - 18:29
La réponse de son frère la cloua sur place. C'était...c'était...indéfinissable! Impossible! Inexcusable! Improbable! Inacceptable! Bref, à ce rythme tout les mots allaient y passer. Que la fièvre la terrasse une bonne fois pour toutes, ça serait plus rapide et moins douloureux. Les yeux dorés de la jeune femme fixaient le plafond, son esprit cherchant quelque chose à répondre. C'est à peine si elle sentait ce que l'infirmière faisait à son bras. Rien à faire, elle restait bloquée sur le blondinet à côté. Que fallait-il dire? Que fallait-il faire maintenant? Si elle n'avait pas appris à prendre sur elle même, elle aurait certainement fondu en larmes, l'envie ne lui manquait pas.
Pour se distraire, ses yeux se posèrent sur son bras ensanglanté...tiens c'était nouveau cette couleur rouge. Son sang infecté? Pourtant les plaies avaient bien été nettoyées, ça ne pouvait pas avoir pris cette ampleur. Mais bon, vu que rien ne semblait tourner rond de toute manière, un peu plus un peu moins... Bon, il attendait certainement une réponse.


Je m'appelle Sibylle Alaynna Ethellan, nous sommes nés la même année, le même jour à la différence que tu as juste quelques minutes d'avance sur moi. Je me suis tuée avec la moto que tu m'as offerte pour notre 20ème anniversaire.

Elle fit glisser le gant de toilette froid sur ses yeux. C'était comme ne plus savoir comment réagir, perdre jusqu'à savoir comment exprimer ses émotions. Elle aurait sans doute du se faire effacer la mémoire elle aussi. Il doit bien y avoir quelqu'un ici qui a ce pouvoir non? Tout était brouillé dans sa tête et ce n'était pas à cause de cette infection. Elle ne savait pas quoi lui dire d'autre. Lui faire le récit de leur vie? Qu'on la laisse se remettre de sa venue et de son amnésie déjà... Car à cet instant elle n'aurait pas du tout la force de le faire. Tout comme cette question qui lui brûlait les lèvres: comment es-tu arrivé là? En mourant déjà mais comment? Non, mieux valait ne pas le savoir. Ca attendra le prochain épisode.

*Faudra bien que tu l'apprennes un jour chérie... Au moins vous êtes réunis maintenant. Tu es la seule ici à avoir les réponses à ses questions, il pourra pas se passer de toi.*

Sibylle ne répondit pas. C'était peut être vrai dans le fond, mais qui dit qu'il sera comme elle l'a connu? Son bras droit ne réagissait plus, impossible de le faire bouger. Costaud le médoc... La prochaine étape c'était quoi alors? Rester ici avec Noah qui la fixait de ses yeux dorés sans relâche ou retourner à ses appartements coûte que coûte au risque de s'évanouir en chemin ou que son état empire? La jeune femme attendit le retour de l'infirmière.

Dites, j'ai des cours demain après midi, j'pourrais y aller à votre avis?

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Re: Il faut soigner tout ça ! - Ven 15 Fév 2013 - 8:44
La maladie qui rongeait cette femme blonde semblait inquiéter l'infirmière en post, par mes méconnaissances de la chose, je me sentais démuni, inutile, j'en voulais aussi à ce directeur qui m'avait positionné là alors que je n'avais aucune compétence en la matière, du moins le croyais-je profondément. Peut-être que dans ma vie antérieur, je l'avais été, infirmier... Ou peut-être pas... L'un dans l'autre, il allait me falloir apprendre pour être à l'avenir utile...
Calliste regardait la blessé et semblait vouloir que je la divertisse, mais que lui dire à cette femme qui me troublait déjà bien assez ? Qu'il faisait beau ? Ça elle devait déjà le savoir... Qu'il était désolé de ne rien se rappeler ? Cela aussi allait de soit, qui apprécierait perdre la mémoire ? Dans ma position, je pouvais dire personne, être envahi par les ténèbres, être constamment perdu, à la recherche de réponses inatteignables, j'avais juste envie de prendre la fuite, de me perdre pour de bon...
Heureusement pour moi, la jeune femme semblait plus bavarde !

Sibylle A, Ethellan... Ethellan était aussi mon nom d'après le vulgaire morceau de parchemin que j'avais gardé pour me souvenir de mon identité. Et apparemment, j'étais son grand frère de seulement quelques secondes... Je ne pus m'empêcher de sourire, au moins, j'avais vu juste, on était lié par le sang... Du moins de ce qu'il lui en restait vu ce qu'elle en perdait avec la micro opération de l'infirmière... Sibylle était pâle comme un linge, et bien avant que j'ajoute autre chose, d'ailleurs, je ne savais pas ce que j'aurais pu lui raconter pour la détourner de cette opération, Sibylle interpella Calliste qui était plongé dans son livre, à savoir si elle pouvait retourner donner classe...
Avait-elle seulement conscience de son état ? Elle était complètement à côté de la plaque et elle voulait faire classe à des gamins, quoi qu'il y avait peut-être aussi des adultes, allez savoir dans ce monde de barge... Toujours était-il qu'elle espérait en vain... Surtout depuis que j'avais appris que le mal qui la rongeait s'était infiltré dans son sang... Une infection...

« Je suis désolé de t'être inutile Calliste... Peut-être que je savais quoi faire avant, mais maintenant, j'ai tout à réapprendre, ou à apprendre... »

Déçu, j'en oubliais même la moindre des politesses que je lui avais renvoyé plus tôt. Le tutoiement était presque devenu naturel, je n'y avais pas fait attention... Tout comme je m'adressais à celle qui se proclamait être ma sœur.

« Quant à toi, si tu crois pouvoir sortir dans cet état, je pense que tu es beaucoup plus atteint que tu ne le montres... Tu es pâle comme un linge, tu serais incapable de te tenir debout et tu espères être assez cohérente pour tenir une classe... C'est juste impossible dans ton état actuel... tu vas même sûrement devoir rester là pour la fin de cette journée, voir pour la nuit... »

Déjà que l'heure avançait, j'avais les crocs malgré le repas que j'avais pris il y avait quelques heures de ça... Les Dieux étaient-ils toujours sujets à la faim ? Cela m'étonnait, je ne le pensais pas... pourtant, mon estomac me le faisait bien sentir, lui.
Je soupirai en lui ordonnant de patienter silencieusement, après tout ce n'était sûrement pas le moment de sortir pour se restaurer...
Je prenais donc une chaise et m'asseyais près du lit de la malade, si près qu'elle pourrait mettre son bras endormi par les médicaments sur les genoux, plutôt que de le serrer contre elle. Bientôt peut-être qu'elle ressentirait la douleur, je ne pensais pas que les anesthésiant feraient effet bien longtemps... Encore peut-être une heure, deux heures ? Mais pas bien plus... Je me tournais vers Calliste et lui demandais simplement :

« Alors, tu trouves ? » tout en ajoutant, « Si tu penses que je peux trouver des informations dans d'autres livres, tu peux toujours m'en donner, je sais toujours lire, c'est l'une des choses que je n'ai pas oublié, semble t-il... »

J'avais vraiment envie de me montrer utile, d'autant plus si cette personne était un proche parent, d'une part car je n'avais pas envie de la laisser dans cet état, et que la voir ainsi me faisait un drôle d'effet, de ces effets qui vous tord les trippes... Mais aussi parce que justement, elle semblait en savoir long sur moi, peut-être qu'elle serait en mesure de me rendre la mémoire, avec un mot, une phrase, une action... Peut-être... l'espoir était sûrement permis...
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Lun 25 Fév 2013 - 15:49
Calliste était moins paniquée il est vrai mais elle restait quand même inquiète, cela dit, elle ne laissait rien paraître physiquement. Cette montée d'adrénaline avait l'avantage de lui faire oublier ses propres maux, et ça, ce n'était pas pour lui déplaire. Elle avait beau être torturée, malmenée, distraite, c'était une question de principe que de savoir se concentrer lorsque les évènements l'imposaient. Elle releva la tête de son livre un instant lorsque la jeune femme déclara être la sœur de l'apprenti infirmier, elle fronça les sourcils involontairement, comment était il possible d'oublier une partie de soi ? Si elle avait bien peu de valeur, la famille elle en faisait partie, elle regarda Noah interloquée.

"Votre sœur ? Et tu ne te souviens pas d'elle mon chou ? ..."

Elle disait ça sans vraiment s'en intéresser, cherchant toujours les informations dont elle avait besoin. Par contre elle retint que la jeune femme s'était tuée à moto. Dans ses souvenirs ses engins n'étaient pas ce qu'il y avait de plus rapide pourtant, mais bon cela la confortait dans l'idée que les humains étaient capables de créer des engins pouvant leur donner la mort, ce qu'il fallait être bête quand même, au fond c'était comme s'ils ne donnaient pas plus de considération à leur propre vie, puis scier la branche sur laquelle on est assis, c'était un concept difficilement compréhensible pour la démone. La remarque de Noah lui arracha un petit rire cristallin, elle était loin de soigner les gens dans son autre vie, elle était donc persuadée que les postes affiliés n'avaient rien à voir avec les capacités antérieures. Qui plus est, elle n'en savait pas réellement plus que Noah, elle avait acquis un certain savoir, plutôt limité, sans un quelconque enseignement médicale, elle avait appris sur le tas dans l'école de la vie et la sienne fut si longue... Par contre, le fait de devoir apprendre à Noah la dérangeait profondément, elle ne voulait pas coopérer avec un homme, il aurait été une femme ça aurait été différent, mais sa révulsion viscérale pour la gente masculine la prenait à la gorge, elle lâcha un râle rauque sans s'en rendre compte.

"Et bah on est pas dans la merde mon chou ... Je suis pas là pour être ta prof attitrée, tu te débrouilleras tout seul pour apprendre, je fais pas dans l'humanitaire moi ..."

Bon elle était un peu dure avec lui, il était de bonne foi, c'était sa sœur étendue là, mais rien n'y faisait, elle n'arrivait pas à se montrer empathique et clémente. Il avait une mentule, c'était son ennemi naturel, cela dit, si ses maux ne la préoccupait plus, la petite voix elle, elle était bien là ...

*Mais bon dieu, fais un effort !!!*

Calliste se mit à gronder sourdement comme un animal avant de soupirer et de rabaisser son livre pour regarder Noah.

"Ecoute mon chou, je n'ai jamais suivi de formation pour devenir infirmière, disons qu'en tant que démon j'ai une certaine expérience de l'anatomie humaine, j'ai appris sur le tas, tu feras de même et tu t'en sortiras ..."

Elle reprit sa lecture avant que Sybille ne la fasse rire, elle voulait vraiment retourner donner son cours dans son état ? Les humais étaient vraiment profondément stupides. A quoi bon tester ses limites quand on est aussi faible ? Est ce que s'écrouler devant tout le monde était la chose à faire ? Non ça elle en était convaincue mais elle était persuadée que la race humaine était faible et dans le fond, rien ne l'étonnait plus venant de leur part. Enfin, autant la femme faisait ce qu'elle voulait bien de sa vie, autant son statut d'infirmière, bien qu'intensément affligeant, la forçait à se montrer un tantinet précautionneuse.

"Chérie, il n'est pas question que tu sorte d'ici, peut être dans 3 ou 4 jours au mieux mais pas avant. Tu crois que je m'amuse là ? Tu as une infection du sang bougresse, c'est pas rien ... C'est qu'un homme mais écoute ton frangin, pour une fois qu'un mâle dit enfin quelque chose qui ne soit pas dénué de sens ..."

Elle se replongea dans son livre, on parlait d'antibiotiques, une chance pour elle ce livre était foutrement bien expliqué, elle partie dans la réserve telle une furie et revint avec deux fioles qui tintaient doucement l'une contre l'autre. Le frottement du verre produisait un son divin qui sonnait doucement aux oreilles de Calliste. Elle attrapa une première seringue qu'elle introduisit par le bouchon en liège de la fiole, en extirpant le produit miraculeux avant de l'injecter directement dans les veines de Sybille. Elle fit de même avec une seconde aiguille. Elle adressa un vague geste de la main à Noah comme pour lui dire de ne pas se fatiguer.

"C'est bon, le médicament devrait faire effet, l'autre c'est pour soulager sa douleur ... Le prends pas mal mon chou, mais même en sachant lire, il faut comprendre ce qu'il est écrit et pour ça je ne te fais pas confiance ... Occupe toi d'elle, veille la"

*Tssssss c'est vraiment pas la bonté ni l'amabilité qui vont t'étouffer ...*

Elle siffla mauvaisement avant de s'affairer à ranger les différents outils, nettoyer le sang qu'elle aurait probablement tété s'il ne fut pas infecté, putin ce qu'elle avait envie de sang ...
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Ven 1 Mar 2013 - 18:57
Bien qu'oppressée par son mal de crâne sans fin, Sibylle parvenait à comprendre ce qui se disait. Et c'était tellement... tellement...hilarant? Mais pas hilarant où elle se moquait royalement des deux autres, c'était surtout à cause de l'épuisement de ses nerfs. Un rire nerveux sortit de sa gorge. C'était un peu trop pour son cerveau ralenti.

De toute manière on est tous déjà mort... Et non Noah tu n'as jamais soigné personne, tu étais plus du genre à les envoyer à l'hôpital justement...

Bah oui au fond... le risque final de ce genre de problème c'était quoi? La mort non? Alors comment ça finirait si ils ne faisaient rien? La question méritait débat. Peut être qu'elle pourrait faire l'expérience? Sören ne serait sans doute pas d'accord.

Et un démon... c'est une des meilleures que j'ai entendu depuis mon arrivée ici...

Toujours son rire nerveux. Un démon infirmier qui n'avait jamais fait ça de son vivant? Au final, personne n'était à sa place ici, tout comme elle qui était prof sans avoir jamais enseigné quelque chose de sa vie. Mais le coup du démon c'était vraiment excellent... Mais après tout... quand on ressuscite dans une académie, qu'il y ait des autres 'peuples' inconnus de son monde d'origine n'était pas si surprenant en soi. C'était tout de même intriguant. Mais l'interrogatoire serait pour plus tard. Faut dire que pour Sibylle les démons c'était un peu comme dans le film Dogma, soit avec des cernes soit avec des minis cornes sur le front. Bref, qui dit démon, dit ange...naaan...y avait pas d'anges quand même...

3 ou 4 jours enfermée avec ma conscience? Bourrez moi de somnifères alors ou prevoyez des aspirines, ma conscience a tendance à me taper sur le système et je l'insulte souvent.

*Ohé chérie, reste avec nous, tu t'égares là.
Effet secondaire des médocs...
Mouai... T'as encore mal?
Ca passe...
Bon, tu lui demandes ou j'le fais?*

Mais c'est qu'il s'inquiétait le petit Sören... Mais non, elle ne pouvait pas lui demander. Elle était bien là, sous son gant humide, à juste écouter et parler avec sa voix de malade à moitié éteinte. Elle aimait bien comment parlait l'infirmière à son frère, ça lui rappelait elle. Enfin... à la différence que c'était sur le ton de l'humour contrairement à maintenant. Aaah et ces médocs la faisaient totalement...ce n'était pas vraiment "planer" mais ça la rendait encore plus KO qu'avant. A moins que ça ne soit causé par la position allongée, le sang devait trop monter au cerveau. Mais avant de poser la question fatidique, Sibylle sortit des clefs de sa poche gauche.

Dis Noah, comment t'es arrivé ici?

Même sa fièvre n'arrivait pas à effacer l'hésitation dans sa voix. Avec son amnésie, il ne s'en souviendrait certainement pas...Elle l'espérait au fond mais quand on se réveillait il y avait quand même certains indices. Par exemple à son arrivée, Sibylle avait son casque de moto, ses vêtements déchirés à cause du frottement contre le bitume, bref, on pouvait en tirer certaines conclusions. Et puis pendant ce temps, ça laissait l'infirmière faire ce qu'elle souhaitait vu qu'elle ne semblait guère apprécier Noah. D'un autre côté, c'était compréhensible. Quand son petit univers fonctionne bien par lui même, y voir un nouvel élément se coincer dans l'engrenage n'est pas agréable.

*Les médicament ça te réussit pas... dés que j'ai mon corps j'te ramène des abricots hallucinogènes promis chérie.*
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Re: Il faut soigner tout ça ! - Mar 14 Mai 2013 - 21:00
C'est un rp qui avait bien débuté et qui était intéressant grâce à la perte de mémoire de Noah, dommage qu'il n'y ait pas la suite, j'aurais aimé tout lire !

Calliste Zahli : 300 xps
Sibylle A. Ethellan: 270 xps

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Il faut soigner tout ça !
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