Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Une rencontre comme une autre ?

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Une rencontre comme une autre ? - Jeu 24 Jan 2013 - 2:11
Ludwig avait fait cours à sa dernière classe et ce n’était que le début de l’après-midi. Pour les heures à venir, donc, il était libre et pouvait se détendre un peu… en étudiant. C’était sans doute la seule manière qu’il connaissait pour souffler et se vider l’esprit. Ce qu’il étudiait ? L’histoire et la géographie. Etrange me direz-vous pour un professeur qui enseigne ces matières depuis plus de 70 ans. Cependant il ne cessait de vouloir aiguiser ses acquis pour en savoir plus encore, notamment sur les grands personnages ayant marqué l’Histoire depuis sa mort. Et il y en avait un paquet ! Il était donc resté dans la salle de classe, bien installé derrière son bureau dont la surface était jonchée de documents et de livres en tous genres. Assis bien droit sur sa chaise, il prit rapidement une position plus confortable en plaçant ses pieds sur le bureau. Ce n’était pas terrible comme comportement mais enfin… rien de grave. Il était en train de lire un passage sur un grand roi de France au 17ème siècle. Le silence était pesant. On entendait que le froissement du papier lorsqu’il tournait les pages. Arrivé à la fin de l’un des nombreux chapitres, il décida de faire une pause et de ranger un peu le fouillis sur son bureau. C’est comme ça qu’il tomba sur une biographie parmi tant d’autres. Celle d’Adolf Hitler.
Aussitôt, des images du passé resurgirent. Trop d’images pour qu’il puisse exactement comprendre de quoi il s’agissait exactement. Il ferma un instant les yeux et prit le livre en question dans le but de le ranger immédiatement. Cela faisait bien longtemps qu’il s’était juré de ne plus repenser à tout ça. Simplement voilà… la curiosité était très forte. Au fond, il s’était toujours demandé comment tout ça s’était terminé. Car oui, même si cela paraissait incroyable, Ludwig n’avait jamais tenté de savoir comment cette deuxième guerre mondiale s’était terminée. Et encore moins comment avait évolué Hitler. Et s’il ne regardait qu’une petite partie ? La plu intéressante par exemple c’est-à-dire… la fin. Ludwig inspira un bon coup puis céda à la tentation. Debout entre sa chaise et son bureau, il ouvrit l’œuvre au dernier chapitre et se mit à lire.

Citation :
« Après avoir quitté son quartier général de l'Adlerhort (le « nid de l'aigle »), à Ziegenberg près de Francfort-sur-le-Main, Adolf Hitler s'installe au Führerbunker de Berlin le16 janvier 1945. À cette époque, il est physiquement diminué, de plus en plus négligé dans sa tenue vestimentaire, souffrant d'un affaiblissement de la mémoire, d'une totale incapacité à se concentrer et de fréquentes absences4. C'est là qu'il apprend le déclenchement de la phase finale de l'offensive soviétique sur Berlin, le 16 avril 1945. Le lendemain, lors de la conférence de situation quotidienne, il affirme que « les Russes vont connaître devant Berlin la plus sanglante défaite de tous les temps », suscitant le scepticisme de son entourage6.
Le 19 avril 1945 au soir, Hitler semble hésiter entre deux options : rester à Berlin ou se rendre dans l'Obersalzberg pour prendre personnellement le commandement de la zone Sud. D'après Joachim Fest, c'est Joseph Goebbels, ministre de la propagande, qui le convainc de rester dans la capitale, seul endroit où « il pourrait remporter une ultime victoire en donnant par sa mort un exemple moral au monde entier7 ».
Jour d'anniversaire
Le 20 avril 1945, sur le coup de minuit , et malgré les instructions données par Hitler, qui ne souhaite recevoir personne, les membres de son entourage présents dans le Bunker viennent le féliciter pour son cinquante-sixième anniversaire, ne suscitant aucune réaction du Führer, qui, « s'efforçant plus que jamais de dissimuler le tremblement dont son bras gauche était agité », leur tend « une main molle » et les écoute « d'un air hébété » ; ces vœux sont suivis, en début de matinée, par ceux des chefs militaires venus pour la première réunion de la journée. Hitler va se coucher vers neuf heures et demande qu'on le réveille à quatorze heures.
En début d'après-midi, Hitler remonte dans les jardins de la chancellerie, dévastés par les bombardements, afin de passer en revue diverses unités participant à la défense de Berlin, dont des membres des Jeunesses hitlériennes, certains étant décorés de la Croix de fer à cette occasion1. « Ce fut sa dernière apparition en public, et la dernière fois qu'il fut photographié officiellement ».
[…]
Le 30 avril 1945, vers 14 h 30, Adolf et Eva Hitler se retirent dans leurs quartiers et le niveau inférieur du Führerbunker est évacué ; « alors que le silence s'imposait, les bruits d'une véritable beuverie venaient de la cantine de la chancellerie ». Faute de pouvoir y mettre fin, Otto Günsche et deux autres officiers SS font barrage dans le corridor séparant les parties inférieure et supérieure du bunker ; seule Magda Goebbels tente et réussit à franchir celui-ci, mais elle est immédiatement éconduite par le Führer.
Vers 15 h 15, Heinz Linge, le valet de chambre du Führer, accompagné par Günsche, Goebbels, Bormann et Axmann, chef des Jeunesses hitlériennes, pénètrent dans le salon de Hitler et y découvrent les deux cadavres. En l'absence de tout témoin oculaire, les circonstances exactes du suicide du Führer et de son épouse ne peuvent donc être établies avec certitude. Selon les témoignages et analyses historiques recoupés par l'historien allemand Joachim Fest, Hitler est assis sur le canapé, tassé sur lui-même, la tête légèrement penchée en avant et les yeux ouverts ; sur sa tempe droite, il y a un trou gros comme une pièce de cinq pfennigs qui laisse échapper un filet de sang ; une flaque de sang s'est formée autour du pistolet Walther PP gisant devant lui, et le mur derrière lui est taché de sang. Eva Braun gît à ses côtés sur le canapé, les jambes repliées sous elle, les lèvres serrées et bleuâtres, exhalant une odeur d'amande amère. Comme le souligne le même auteur, les témoignages sont toutefois contradictoires, certains affirmant qu'Hitler s'est empoisonné d'autres qu'il a combiné le poison et un tir dans la bouche ou la tempe, voire que le coup de feu aurait été tiré par un tiers. L'analyse de Fest rejoint celles d'autres historiens comme Shirer, Kershaw et Evans, qui attribuent le décès de Hitler à un suicide par balle, sans utilisation de poison.
Les corps sont transportés à l'entrée du bunker, dans les jardins de la chancellerie, aspergés d'essence et incinérés, pendant que Goebbels, Bormann, Krebs et Burgdorf leur rendent un dernier hommage. »

Ludwig ressentit le besoin pressant de s’assoir. Adolf Hitler s’était alors suicidé et la guerre avait pris fin en 1945. Cinq ans après sa mort. Elle avait dut être horrible. Qui sait combien de juifs avaient été décimés durant tout ce temps. L’homme poussa un long soupire en se massant les tempes. Il repensait à ce jour où il avait rencontré Hitler en 1918. Si seulement il avait su. Et Franz… son cher Franz.
Des coups à la porte le firent sursauter et l’extirpèrent de ses pensées. Juste à temps avant qu’il ne se fasse plus de mal. Il se secoua un peu, se redressa sur son siège et lança d’une voix légèrement tremblante :

- Oui, entrez.

Qui pouvait être cette personne ? Peu importe, il n’avait rien de spécial de plus à faire pour le moment.

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Re: Une rencontre comme une autre ? - Mer 6 Fév 2013 - 11:32

Après un séjour à l'infirmerie, Meg se décida de rattraper les cours manqués. Elle apprit ses leçons de maths - sa matière préférée - aussi facilement que quelques chose pouvait l'être. Elle avait eu beaucoup plus de difficultés à apprendre le français, l'anglais et l'allemand. Elle avait une dispense de sport et se débrouillait bien en S.V.T. et physique-chimie. Il lui restait une matière : l'histoire. C'est pas qu'elle n'aimait pas l'histoire, c'est qu'elle n'y arrivait pas et elle avait depuis longtemps baissé les bras. Mais depuis que son coeur a été blessée et depuis cet incident, elle voulait se reprendre en main.

Ce jour là, après de longues heures de cours, elle alla se renseigner pour ses cours d'histoire et apprit qu'un professeur nommé "Ludwig Hoffman" pourrait surement l'aider. Elle ne pensait pas que son professeur qui lui avait déjà expliquer des milliers de fois arriverait à lui faire rentrer en tête des dates, des noms et des évènements.

Elle détacha ses cheveux après le sport et retourna dans les bâtiments des classes dans l'espoir que le professeur s'y trouvait encore. Elle chercha longuement, demandant aux femmes de ménages des renseignements. Puis un professeur lui donna enfin l'information qu'elle cherchait : la salle du fameux prof'.

Elle toqua à la porte. *toc toc toc* fit le bois taillé. Une voix légèrement tremblante l'invita à entrer, ce qu'elle fit. La salle de cours éclairée par de grandes fenêtres parfaites pour distraire les élèves avait l'air vide et Meg la regarda quelques instants avant de se tourner vers le professeur.

L'homme, comme elle, avait des cheveux blancs. Il lui paraissait grand, même assis sur sa chaise. Elle s'avança lentement, ses longs cheveux voletant derrière elle. Elle sourit doucement.

- J'ai besoin de vous, Herr Hoffman.

Il était allemand et elle en était sûre. Il avait l'air allemand. Mais elle ne savait pas depuis quand il était mort. Une once d’anxiété se fit sentir dans son ventre et sa gorge, représentée par une boule bloquant tout. Elle le regarda doucement, il lui rappelait quelque chose cet homme.



Dernière édition par Mégara Himo le Mer 20 Fév 2013 - 11:18, édité 1 fois
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Re: Une rencontre comme une autre ? - Lun 18 Fév 2013 - 11:58
Ludwig se demandait souvent ce qui se serait passé s'il n'avait été fusillé autrefois. Aurait-il fini par trouver la paix auprès de Franz ? Ou aurait-il du fuir encore et encore jusqu'à la fin de la guerre et peut-être même au-delà ? Il ne le saurait jamais. Ça s'était terminé ainsi, et mieux valait ne pas regarder en arrière. Jusqu'à ce jour, il n'avait jamais vraiment osé se replonger dans les livres d'histoire qui contaient cet épisode, des deux et effroyables guerres mondiales. Mais la nostalgie perdurait toujours et l'avait mené à rouvrir les portes du passé... et laisser sortir l'âme de Franz qu'il avait caché au fond de son coeur depuis tout ce temps.

On avait frappé à la porte, l'extirpant de ses souvenirs brutalement. A son annonce, une jeune fille entra et Ludwig repoussa le livre un peu plus loin sur son bureau, parmi les autres, comme s'il voulait le cacher. C'était peut-être inconsciemment le cas. Il posa même n autre livre par-dessus, au moment même ou la voix douce le saluait. L'homme s'immobilisa, un frisson parcourant son corps. Herr Hoffman. Voilà bien longtemps qu'on ne l'avait pas appelé comme ça. Un peu perturbé, il finit par se tourner vers la demoiselle pour mieux la regarder et sa gorge se serra. Pendant une seconde, il avait presque vu le visage de son amant, celui de Franz. Bien sûr ce n'était pas lui... ce n'était qu'une élève. Qu'espérait-il ?

Troublé, il du se forcer à avaler doucement sa salive et à inspirer un bon goût avant de répondre en esquissant un sourire :

- Bonjour jeune fille.

Il était incapable de se remémorer son nom pour le moment. mLes rouages de son cerveau étaient en train de surchauffer. Il passa une main dans ses cheveux puis ajouta :

- Entre, je vais voir ce que je peux faire pour toi.

Il s'approcha pour poser le bout de ses doigts sur son épaule et l'inviter à s'avancer tandis qu'il refermait la porte. Il la laissa se poser où elle voulait avant d'inspirer un bon goût et d'arborer un sourire plus franc que le précédent, comme pour masquer son trouble. Mieux valait laisser ses soucis personnel de coté le temps d'aider cette jeune fille. Espérons simplement qu'elle n'ait pas envie qu'il lui fasse un exposé sur l'une des deux guerre mondiales.

- Alors... Mégara, c'est ça ? En quoi puis-je t'aider ?

Enfin ! Le nom lui était revenu, c'était déjà ça.
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Re: Une rencontre comme une autre ? - Sam 2 Mar 2013 - 17:58

Son stress s'évacua quand elle entendit le professeur prêt à l'écouter. Elle sourit au professeur d'histoire qui l'invitait à le suivre. Elle prit une chaise au premier rang, la sortit de dessous la table et s'assit tranquillement.

- Oui, c'est bien ça, Mégara. Elle sourit doucement. J'ai de gros problèmes en histoire, j'aimerais savoir si vous auriez du temps pour me donner des cours particuliers pour que je remonte mes notes. J'ai toujours été nulle en histoire !

Elle fixa le jeune professeur au cheveux blonds et aux yeux bleus. Il était allemand, elle le sentait, son "Herr Hoffman" l'avait fait réagir, elle l'avait senti au plus profond d'elle même.
Elle regarda le soleil par la fenêtre, oui elle pourrait être dehors en train de s'amuser, mais non, elle préferait s'enfermer dans le travail pour l'oublier... Son visage s'assombrit alors, repensant à Vyhdôsa. Elle secoua furtivement la tête. Je ne dois plus penser à lui... plus jamais... Elle pensait ne jamais s'en remettre, jamais. Cela faisait plusieurs jours qu'elle vivait en enfer à cause de cela, elle ne le supportait plus.
Elle lança un timide regard vers le professeur en souriant doucement.

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Re: Une rencontre comme une autre ? - Jeu 27 Juin 2013 - 13:31

Plus de réponses, Mégara qui se supprime, je clôs donc ! 


Ludwig : 180 xps

Xps attribués : Oui (en passant isan, Ludwig est pas au bon niveau)
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