Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

Moonlight saga ..

Invité
avatar
Invité
Moonlight saga .. - Sam 19 Jan 2013 - 16:37
Symphonie au clair de lune...
Suite de la mission 2 : partie annexe, numéro 3

It’s not as if it was stolen away by the wind
With just enough courage to go forward
we will accept tragedy

Aha. Que faisait-il, sérieusement ? Alors que pendant ce temps, encore un de ses enfants mourrait, père indigne qu'il était, loin de pouvoir protéger une des filles qu'il aimait, il se dirigeait là où "Atios" était né, oubliant les hurlements du monde. La folie de la destinée se mettait lentement en place, valsant dans l'écoulement du temps, prélude à une prophétie dépassant le quatrième mur. Il le savait. Il n'était pas Dieu. Il avait une famille. Il avait des liens, avec des mortels. Il savait qu'en y retournant, là, maintenant, il faisait une grave erreur. Mais il se devait d'y aller. Confirmer que le passé le plus lointain n'avait pas manipulé le passé le plus proche. Revoir le visage de personnes qui étaient si importantes à ses yeux. Bien plus que Pendragon et Ygraine. Ils étaient si loin maintenant. Pour la première fois, il se sentait présent et nul-part à la fois dans l'univers.

Le vent froid de sa région natale soufflait la souffrance avec sérénité. Rongeant toute vie sur son passage dans une douce brise de blanc dansant, Atios vit lentement son embarcadère du Styx se poser là où les morts ne devraient pas retourner. Il avait passé un long moment, le visage caché dans ses genoux, les bras autour de ceux-ci, pour mieux oublier à quel point il était incertain de ses actes. Faisait-il une erreur ? Par ailleurs, il sentait qu'on l'avait suivi. Mais il fallait qu'il revienne ici. Qu'il affronte le présent pour trouver la force d'avancer. Il devait pleurer les larmes qu'il retenait.

Pour pouvoir faire face au futur et aux épreuves... Choisir son camp dans la révolte contre le sommeil de celui qui avait tout créé ... Il ne le savait pas encore, mais en tant que semi-dragon et en tant qu'ange de Deus, protégeant tous les êtres humains .. Atios allait devoir lever l'épée sacrée qu'on lui avait confié et honoré la mission qui conditionnait toute son existence : passée, future, présente et alternative. Aucune destinée, juste le choix d'obéir à ses idéaux... Même s'il perdrait sûrement, il fallait qu'il ait la force de se lever contre l'inéluctable et le tragique.

A void where my heart ought to have been
If I had been stronger
I would surely have been able to save you and our future

Est-ce qu'il était heureux en rendant les autres heureux ? Ou alors, le faisait-il pour les autres ? Pourquoi vivait-il ? Défendre les autres ? Est-ce que cela le rendait heureux ? Il savait ce qu'il voulait venir voir en revenant ici, dans cet endroit qui l'avait vu grandir et naître... Là où une partie de ses souvenirs résidaient. Il ne pleurait pas encore. Il n'était pas encore assez blessé ou alors, pas encore assez désespéré pour pouvoir le faire. Son cœur ne tremblait pas encore assez dans sa poitrine. Il lui fallait affronter l'horreur de la réalité. Sentir l'étendue totale du désespoir de sa situation. Pour pouvoir trouver la force d'emplir le vide dans sa poitrine.

Pour trouver le courage d'être plus fort. Car il n'avait pas été assez fort. Il n'avait pas pu rester humain et vivre jusqu'au bout sa vie de simple humain. Il avait raté tellement de chance. Il avait raté tellement d'occasions d'être heureux, en protégeant les autres. En sacrifiant sa vie et en réveillant les stigmates et le sang du dragon en lui, en invoquant l'épée du rêve de tous ceux qui se battaient pour leur bonheur, il avait provoqué la dégénérescence de sa propre existence. Il s'était consumé de l'intérieur et avait finit par arriver à la Deus Académia, pour continuer de suivre ses idéaux.

Mais était-il capable de sauver ce qui lui était précieux ? Il avait assisté à tellement de déception. Sauver les autres est si aisé, en comparaison avec ce qui lui tenait à cœur. Son bonheur était la seule chose qu'il n'avait jamais pu sauver. Ni aucun bonheur partagé. Échecs, sur échecs. Condamné à pouvoir sauver le plus grand nombre, les inconnus, mais pas d'être heureux avec les gens que lui aimait. Si ça, ce n'était pas triste... Il le savait... Il n'était pas parfait, il ferait encore et encore, des erreurs.

With only one way to
protect the people dear to you
You lost your way
and drifted through the skies

Peu importe combien le voyage pouvait être long et douloureux, il fallait déjà se perdre pour pouvoir retrouver son chemin. Pouvait-on considérer que Deus l'avait détourné de son chemin ? Ou peut-être l'avait-il mieux détourné pour que fatalement, il s'en souvienne et ait le choix de revenir sur les lieux de l'une de ses vies et constater que les gens qu'il aimait continuaient de vivre bien malgré son absence?

Combien dans cette école, avaient osé affronter leur passé malgré la mort ? Combien omettaient-ils le repos après la vie plutôt que de venir le chercher et d'affronter ses conséquences en face à face ? C'était sûrement interdit. Car beaucoup trop dangereux. Faire d'êtres humains des divinités ne signifiait pas qu'ils oubliaient leurs sentiments humains ... Et il est bien vrai que beaucoup réfutaient leur mort. L'académie était faite de sorte d'être un joli rêve pour tous. Où l'on pouvait oublier futur et passé, pour ne se concentrer que sur un doux présent.

Un doux présent, un éden, une idylle, un paradis, un nirvana où le bonheur était possible, malgré toutes les erreurs et les tragédies du passée. Et lui, il était l'un des protecteurs de cette réalité. De cette possibilité d'être heureux et de devenir "plus". Plus qu'un être humain et moins qu'une divinité. Et ce devoir, elle le menait à travers les cieux. Et pour une fois, comme ces égoïstes divinités scandinaves, gréco-romaines & mésopotamiennes, il profitait de ses attributions pour pouvoir accomplir un souhait égoïste.

I will never meet someone like you again

Est-ce qu'il avait tort ? Où est-ce qu'il avait raison ? Est-ce qu'il était honteux de désobéir ainsi aux règles instaurées, alors qu'il les protégeait ? Est-ce que quelqu'un d'autre avait osé faire comme lui ? Est-ce qu'il pourrait revoir et sourire avec celle qu'il aimait ? Avec ceux qu'il voulait protéger ? Est-ce que son rêve faisait de lui un hors-la-loi ? Un paria ? Une mauvaise divinité ? Est-ce qu'un autre Atios existait, en cet univers ? Est-ce quelqu'un ici, avaient eu les mêmes projets que lui?

Beaucoup disaient qu'une de perdu, c'était dix de retrouver. Chacun aux yeux d'autrui, était infime. Mais lui ne pouvait se résoudre à se dire qu'il était aussi superficiel pour celle qu'il aimait, que tous les autres garçons qu'elle pouvait continuer de voir. Il se refusait à se dire que de sa mémoire, elle disparaîtrait pour être remplacé par une autre. Deus, est-ce que le destin était aussi immuable ? Est-ce que la volonté, le désespoir, les larmes et la force d'une existence, pouvait changer ce qui semblait impossible à modifier ?

Est-ce que Atios, était assez impuissant pour ne pas pouvoir simplement être avec ceux qu'il aimait ? Est-ce que lui confier cette épée, ces idéaux, avait été une simple fleur pour lui indiquer qu'essayer était une bonne chose, mais que les contes de fées n'existent pas ? Est-ce que ses rêves et sa naïve volonté de vouloir croire que tout était possible en échange d'efforts équivalents, étaient si stupide que ça ? Est-ce que se battre pour son utopie était une erreur ? Ah... Il était fatigué. Très fatigué...

A long flare defying the moon
A story ending without ever beginning
An easily damaged fragility
I love you so much that I would sing and play that locked away melody
until I broke

Est-ce que toutes ces promesses étaient des paroles en l'air ? Pourtant il n'avait jamais voulu revenir sur celles-ci et s'efforçait encore de les protéger, au fond de son cœur. Toutes ces promesses, toutes ces paroles de rêves, de joies et de bonheur, tous ensemble, main dans la main, dans ce vaste monde ... Même si c'était impossible, même si c'était une utopie, il ne pouvait que s'y cramponner.

Il sourit, le visage en larmes, en s'allongeant dans le fond de la barque et contemplant la lune, indifférente à son malheur tandis que la neige emplissait lentement son berceau .. Ah, c'était froid.. Mais c'était pur, au moins. S'il s'endormait dedans, il n'aurait pas de regret. C'était une fin plus jolie que de se sentir impuissant et de voir les gens que l'on aime s'éloigner toujours plus. Mais peu importe à quel point il était affaibli par le fil de conducteur de sa vie, ses choix, ses erreurs, décidément, non, il ne pouvait pas encore se laisser aller.

Il aimait des tas de gens. Il espérait voir tant de sourire. S'il ne voulait pas être hypocrite, alors, peu importe à quel point c'était douloureux, inquiétant, effrayant, peu importe à quel point il allait être déçu, il devait se tenir debout et faire face, sans jamais trébucher, sans jamais faiblir. Tout ça dans l'intérêt de porter des rêves dont seuls les histoires pour enfants peuvent targuer d'avoir vu se réaliser. Il le savait, un jour, il se briserait. Il se consumerait à nouveau de l'intérieur... Il désespérerait .. Mais il se relèverait, encore et encore, peu importe combien de fois son cœur allait hurler et ses larmes, allaient couler.

Just as the moon ascends from dreams
so will I strum a sad love song
and return to you in the silent winter

Il s'était souvenu à temps de ce jour. Après tout, il était important pour lui. Il pourrait remercier Mjolnir de lui avoir permis d'accomplir un miracle aussi inexistant soit-il. Deus, qu'allais-tu penser de cette folie qui le gangrénait ? Il se le demandait. Aimes-tu les passionnés amoureux, qui s'en vont se faire souffrir pour quelque chose qui n'en vaut la peine qu'à leurs yeux ? Il y avait tellement de gens prêts à le rendre heureux autour de lui, même lui le savait. Mais ses paroles et ses engagements le poussaient à descendre de la lune.

Lui qui rêvait qu'on le conduise jusqu'au satellite terrestre nocturne, il était ironique de se dire que sa barque, vue du sol, le faisait descendre d'un lieu souvent envisagé, comme le récipient d'une paix. La lune, tant de fantasmes lui étaient attribués ; tant de divinités se targuaient d'en être la représentation... Et lui, était-il une divinité lunaire ? Autant que le jour et la nuit, des lumières se répandaient... Quelque part, il était autant un enfant du jour que de la nuit. Le petit prince aussi, descendait de la lune. Est-ce qu'il était comme le petit prince?

Venu épancher une lente mélodie, jouant de ses larmes et de ses sentiments ? Est-ce qu'il devait se considérer comme un idiot ? S'accrocher à ce qui semblait hors d'atteinte ? Vivre était si difficile. Ne pas perdre de vu l'essentiel était-il possible ? Car être omniscient est impossible. Omnipotent non plus. Même pour eux, apprenti-divinités, même pour les directeurs, des divinités bien réelles, il était impossible de ne jamais se tromper. Alors, se trompait-il, en ce moment, en tentant de faire ce que l'une de ses douces amies lui disait de faire ? D'obéir à ses désirs, plutôt qu'à ceux des autres ?

With kindness that does not know of friction
you lose your way in a forest thick with mist
as the two of us grow a thousand years apart

Maintenant, il désirait sincèrement s'assurer du bonheur de celle qu'il aimait. Même après six mois, même après six ans, même après mille ans, il porterait toujours en lui l'emprunte de celle qui, pendant une période de sa vie, avait pu réussir à lui donner l'impression qu'il avait le droit et la capacité d'être heureux. Bien sûr, désormais, ils vivaient dans des mondes séparés. L'un était mort, ou alors, était devenu "autre chose" qu'un mort tandis que l'une continuait de vivre sa vie. Peut-être que quelque part, les séparations étaient similaires à cette fatalité ?

Le temps et l'espace, pouvait-on considérer ces frontières, ces distances comme ce qui séparait uniformément les existences de ceux qui s'aimaient à travers ces singularités et ces phénomènes ? L'amour, l'amitié et l'affection, la loyauté, pouvaient-ils transcender tous ces obstacles et les dépasser ? Où n'était-ce que des fantasmes de l'être humain qu'il ne pouvait qu'assouvir qu'à travers son imaginaire, un monde séparer de celui des autres où tout était possible tant qu'on y croyait ? Alors, Deus, toi qui était si sage et si puissant, pouvais-tu accorder l'unique souhait de ton plus fidèle champion ? Pardonnerais-tu cette grave entorse au règlement ?

Que tu lui pardonnes ou non, tu allais avoir fort à faire et tu allais sous peu avoir besoin d'alliés courageux et déterminés... Malgré ton sommeil, pouvais-tu sincèrement être au courant de cette romance qui se tramait, loin de ta présence et de ton académie ? L'un de tes enfants avait tout fait pour surpasser les lois de ton monde, en les affrontant de tout son courage, maintenant pouvais-tu vraiment regarder en face toute la souffrance qu'il avait pu voir et dire que le monde que tu avais créé était juste et parfait ?

Why is it that
love and freedom never meet
until they one day become dew in the wilderness?

Non, ce monde était imparfait, triste et injuste. Rien n'était logique, dès lors qu'il s'agissait de destinée, de chance. Elle avait voulu être libre. Elle avait, au profit de sa liberté, démentie toutes ses promesses. Qu'est-ce c'était que la trahison ? Elle lui avait murmuré à l'oreille qu'elle l'aimait. Elle lui avait susurré que jamais, elle ne l'abandonnerait. Qu'ensembles, ils seraient heureux. Et lui, y avait cru. L'amour et la liberté, tels deux lions affamés, s'étaient affrontés et chacun de leurs côtés, ils s'étaient entredéchirés pour finalement se séparer. Atios, dans sa barque, se releva, pour mieux contempler l'altitude qui baissait sûrement mais lentement.

Dans un paysage nocturne magnifique, orange vers l'enfer, sombrement bleutées vers le paradis, les étoiles illuminaient la lente chute des complaintes frigorifiées de cet astre lunaire, qui fixait muette, la scène. Peu importe à quel point il pouvait vouloir se rendre exceptionnel par-delà ses efforts, en définitive, en cet instant, il n'en restait pas moins un jeune homme amoureux et épris de sentiments à la fois beau et profondément ingénu.

Et peu importe comment il pouvait détester cette partie naïve et peu viril en lui, en ce moment, il le savait, personne ne pouvait se moquer de lui. Sauf cette unique spectatrice, indolente, indécente, insensible, qui se refusait de le comprendre. Et lui, il refusait de comprendre. Simple mortel qui se voulait défier la logique de la tragédie et de la fatalité, sa frustration s'opposait avec force à la sourde incrédulité de son environnement. Oui, il était dos à la lune, mais une partie de lui aurait voulu pouvoir avoir assez de force pour la détruire et lui faire perdre son regard suffisant.

The weight of the heart, the weight of love
I was listening with all my body
as I watched you walk away sad yet noble

Pouvait-il lui en vouloir ? Avait-il le droit d'en vouloir à qui que ce soit ? Deus ? Le monde ? L'univers ? La Lune ? Tant de cibles de sa vengeance. Tant d'incompréhension. Tant de déception. Tant de frustration. Tant de blessures. Il avait déjà perdu la fille avec qui il aurait voulu être. Les autres, ne seraient que des palliatifs pour accompagner la lente et langoureuse mort sentimentale de son âme. Mais il ne pouvait se venger. Il ne pouvait pas laisser ses sentiments négatifs, exacerbés par sa souffrance, le consumer. Il pouvait en subir encore beaucoup, encore davantage. Le poids et la gravité de ce désespoir étaient encore trop peu élevés pour qu'il tombe à genoux.

Il voulait hurler. Mais il se retiendrait de hurler. Il voulait se venger. Mais il ne le ferait pas. Cela n'arrangerait rien. Cela ne l'aiderait pas à changer ce qui semblait avoir déjà été décidé. Avalé par les ténèbres, il s'était relevé. Il avait trouvé la force de se relever, quoiqu'il eut essayé de se suicider, par dépit, par désespoir, trahi, encore une fois. Comment pourrait-il faire confiance à nouveau en quoi que ce soit ? Elle l'avait su. Il le lui avait expliqué ce qu'il craignait. Il avait accepté d'abaisser sa garde. Et en définitive, elle avait choisi la liberté et était revenue sur tout ce qu'elle avait pu lui promettre. Pourquoi ? Il ne le savait pas. Mais il voulait lui demander. Mais il était trop tard.

If only I had been able to protect your dream until the end

Et même s'il voulait la détester, il n'y était jamais parvenu, car il avait toujours été désespérément et sincèrement amoureux. Est-ce que cela avait été de sa faute ? Il avait échoué à protéger et prolonger leur rêve qui n'était désormais plus que le sien. Qui était fautif, exactement ? Où plutôt, était-ce l'ouvre d'une conspiration ? Et vous, que pensez-vous ? Est-ce qu'Atios n'avait pas été assez parfait ? Est-ce que, en étant naturel et sincère avec celle en qui il avait eut le plus confiance, il avait fait une erreur alors qu'il était tenu par une promesse conjointe de toujours tout lui dire ? Ah, tant de réponse...

Mais n'allais pas lui dire que c'était parce que ce n'était pas la bonne et qu'il y en avait des tas d'autres... C'était trop cruel de dire ça à quelqu'un de véritablement amoureux. Cruel et suffisant Ses larmes, continuaient de s'écouler le long de ses joues, glissant jusque dans l'abîme et s'effaçant, se mêlant, trompeuses et infimes, avec les flocons.

A long flare defying the moon
A story ending without ever beginning
The tears I softly place in the sky
are an incomplete symphonia
For you alone
For you alone
I leave a last testament of stars

Ce rêve qu'il tentait de restaurer n'avait jamais pu avoir lieu. Il avait été comme le début d'un film grandiose dont le dénouement était simplement, tristement et tragiquement scandaleux... Et cette œuvre inachevée formerait ce long testament de ses sentiments, pour cette simple personne, qui, pour vous, n'a aucune valeur et qui, pour lui, vaut plus que tout en ce monde. Elle ne le lirait sûrement pas. Elle ne s'en rendrait jamais sûrement compte... Mais pour elle, pour elle seule, il continuait d'avancer, se raccrochant à l'espoir qu'un jour...
I want to see you

Ils puissent rêver ensemble à nouveau. Ceci... N'étaient autres que les sentiments les plus sincères qu'il éprouvait pour cette simple mortelle qui était la déesse qu'il désirait plus que tout.


Dernière édition par Kurokami Atios le Mer 23 Jan 2013 - 15:38, édité 3 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Moonlight saga .. - Sam 19 Jan 2013 - 20:14
Sonate au clair de lune...
Suite de la mission 2 : partie annexe, numéro 3


Atios posa le pied en silence en dehors de la barque. Avant de pouvoir retrouver celle qu'il aimait, il avait un village à voir. Sa barque s'arrêta dans un parc, un lieu qu'il connaissait bien, un endroit dans lesquels il avait joué à de nombreuses reprises, un endroit où lui et ses amis, même âgés, se réunissaient par moments et discutaient, mangeaient ensemble. Mais ce soir, sous le regard blafard de l'astre lunaire, la sphère blanche se reflétait avec neurasthénie contre la végétation recouverte d'un long et froid, morne manteau blanc. Le parc était cependant éclairé, de quelques lampadaires orangés. Les balançoires de son enfance, là où il avait discuté avec des tas de gens, là où il avait passé des fins d'après-midi et de soirées, étaient vide, et se balançait en silence. S'assoyant dans la neige, il tenta de se donner vigueur à la tâche en grimpant sur celle-ci, mais il s'aperçut que désormais, il n'était plus assez jeune et petit pour pouvoir s'en servir comme par le passé.

Presque dans un murmure, il voyait le spectre de ses souvenirs emplir la scène. Pour un peu, contrastant avec la température glaciale de la nuit et ses doigts picotants, il ressentait la douce chaleur des mains de ce qui l'avait élevé et du regard affectueux de sa grand-mère... Grimpant dans les jeux qui n'étaient plus de son âge et passant sous les arches de bois, il se revoyait, lui et son meilleur ami, en train de discuter de soucis, qui paraissait si dur sur l’instant et qui n'étaient plus que futiles, maintenant qu'il était seul, avançant dans le silence de ce parc emplie d'obscurité et éclairé par la lumière des étoiles. Ses chaussures s'enfonçaient dans l'épaisse couche neigeuse. C'était une sensation étrange, qui rappelait vaguement celle du sable, mais alors, un sable tristement froid, dans lesquels il était impensable de laisser trainer ses pieds dedans. La ville était endormie, mais au loin, quelques voitures passaient, brisant le silence quasi biblique de la scène. Les canards avaient été rangés et l'étang gelé où, plus petit, lui et ses proches, avec les autres enfants, s'amusaient à les nourrir, était vide, désespérément vide et Atios préféra sortir du parc, qui, en hiver, le soir, lui paraissait décidément bien vide, bien plus que quand l'été était là et qu'il faisait bon de s'y installer, pour se ressourcer.

Mais ce soir, il ne faisait vraiment pas bonne augure d'y restait, si bien qu'il décida de remonter l'avenue principale jusqu'au centre-ville où il se rendit à l'église, qui avait été rebâtie et rénové, il y a peu de temps. Un endroit où il avait chanter par le passé, avec beaucoup d'autres enfants. Les vitraux étaient toujours aussi grandiose à voir. Et maintenant qu'il n'était plus pressé par le temps, il pouvait y revenir, douze ans après. Sans s'attarder plus longtemps, il profita de la porte de derrière pour remonter par quelques artères et deux places de plus. Faisant face à l'immeuble où il avait vécu près de 9 ans, il grimpa au dernière étage et rentra dans l'appartement en se dissolvant en lumière pour passer au travers de la porte. Ce sort lui était décidément bien pratique. Comme à l'accoutumée, le couloir d'entrée était illuminé. Rentrant dans l'appartement, aux couloirs familiers, il alla dans sa chambre. Désormais occupée par son petit-frère. Il sourit en le voyant dormir. Atios alla le border, même s'il ne pouvait le toucher. Ses affaires lui appartenait, désormais.

Protège Maman pour moi, maintenant que je ne suis plus là ... Je suis un peu loin pour le faire, Il semblerait.. Tu as bien grandi, en six mois.. Je suis fier de toi.

Déposant un baiser éthéré et lumineux sur le front de son cadet, il alla voir ensuite sa mère, endormie dans la chambre à côté. Se posant dos au mur dans à l'opposé, il dit alors : ▬ Je suis désolé d'être parti sans rien dire ... Et sans que mon corps ne puisse être retrouvé... Tu peux être fier de moi ... Même en étant mort, je n'ai pas fini de causé des ennuis à tous le monde.

Il se leva alla contempler par la fenêtre, l'extérieur et la rue totalement silencieuse qu'il avait contemplée de nombreuses fois la nuit. Il sourit, le visage plein de larmes. Il déposa ses bras autour de sa mère, qui dormait en silence. Tel un spectre d'or, il ne pouvait pas la toucher. Mais, il dit alors : ▬ Je continuerais de vivre, maman, alors soit forte et continue à t'accrocher à ta vie de ton mieux. Je serais là pour te protéger... Alors je serais fort. J'espère qu'un jour, je serais assez fort pour que tu me revois. Je t'aime maman, je m'en vais voir d'autres personnes proches d'ici.

Et il se dissipa en lueur d'or, qui traversèrent la vitre où il s'était tint quelques secondes plutôt.. Remontant des chemins qu'il avait empruntés, il finit par être devant une petite citées pleines de maisons de petites tailles. Il grimpa par-dessus un portillon et alla caresser un chien. Il était peut-être aveugle, mais il espérait qu'il sentirait son affection. Le chien se mit à aboyer, mais il se tut quand le jeune homme lui fit signe de se taire. Souriant, il traversa les barrières jusqu'à la maison de ses grands-parents. Il sourit et continua de pleurer en les voyant dormir si paisiblement. Ressortant, il se posa contre le mur extérieur et soupira.

Continuez de vivre aussi longtemps que vous le pouvez. Il n'y a que plus d'épreuve après la mort, alors je vous en supplie, vivez heureux au moins pour moi, et ce même si je ne suis plus là... Je continue de faire de mon mieux. Je comprends mieux pourquoi ... Deus veut que nous vous protégions.

Atios venait de comprendre ce qu'il avait de plus précieux, même s'il n'était plus là pour en profiter. Remontant les rues et grimpant sur les toits, il finit par atterrir devant une plus grande maison et sourit en voyant les voitures garées devant. Finalement, il coupa sur les toits à nouveau et se retrouva devant un grand ensemble de bâtiments qui étaient désormais bien silencieux, comme morts. S'infiltrant dans les couloirs et rentrant à travers les portes, il caressa les tables bien vide de son ancien lycée...

C'était la première fois qu'il sentait à la fois, nostalgie, tristesse, soulagement, courage & tendresse. C'était très dur, de vivre ainsi. Vraiment. Mais maintenant qu'il était là, il ne regrettait pas d'être venu. Bien sûr, il n'était pas très heureux de ne pouvoir être avec ceux qu'il aimait, de pouvoir rire avec eux, leur sourire... De pouvoir les sentir, autour de lui.. Mais tant pis si lui était malheureux. Il remerciait déjà l'univers de pouvoir les savoirs saufs et en vie. De voir qu'ils pouvaient continuer d'être heureux. Bien sûr, c'était cruel, c'était dur ... Mais il savait, on ne pouvait pas tout avoir et ce constat était déjà une belle récompense. Écumant les couloirs, il se rendit là où il avait rendu son dernier soupir, dans une classe où il s'était volatilisé en lumière dorée. Sa table lui parut si familière qu'il s'assit dessus et poussa un soupir. Cela faisait un moment que quelqu'un le suivait. Il ne savait pas qui, mais il devait se mettre en route. Il avait vu les gens qu'il désirait voir ici et il était désormais motivé plus que jamais à protéger les humains de toutes les menaces imaginables. Mais il restait le cas d'une seule, d'une fille qu'il aimait beaucoup et qui lui avait fait beaucoup de mal. Une fille qu'il aimait d'ailleurs, sûrement toujours. Une fille qu'il aimerait sûrement, toujours, encore et encore. Mais elle était loin d'ici. Alors, il soupira et se remit en route, vers le parc, pour reprendre son moyen de locomotion..

Combien de temps cela prendrait-il, jusqu'à arriver là où il n'avait pu aller de son vivant ? Il ne savait pas. Mais il avait temporairement semé celui qui s'amusait à le pister. Tant mieux. Il n'avait pas envie d'expliquer pourquoi ce voyage dans le monde des humains était important, pour lui. Atios était désolé de ne plus pouvoir être avec sa famille. D'ailleurs, il n'en avait vu qu'une partie, ce soir. Mais il n'avait pas prévu d'aller les voir, eux. Il n'avait pas rompu de promesse. Il n'avait jamais imaginé les perdre. Et il ne considérait pas qu'ils étaient séparés. Au contraire, ils étaient tous des preuves qu'il avait un jour existé et qu'il continuait d'exister. Ils ne l'avaient pas blessés et il était plutôt celui qui avait blessé en disparaissant sans laisser de trace. Son affection transitait de son cœur jusqu'à eux, telle la bénédiction de lumière qu'il ne pouvait pas encore leur apporter. Il n'avait pas besoin de les affronter .. Et il avait obtenu ce qu'il souhaitait d'eux : il était rassuré.

Il ne restait plus qu'une personne qu'il désirait réellement voir, avant de rentrer à l'académie. Une personne dont les promesses brisées étaie parvenues à désolidariser ses émotions. L'univers était vaste, d'ailleurs. Mais pas assez pour qu'il ne puisse pas, ce soir, tenter de lui parler, là où elle s'était amusé à l'ignorer et à le laisser dans la plus grande des interrogations.


Dernière édition par Kurokami Atios le Mer 23 Jan 2013 - 12:36, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Moonlight saga .. - Dim 20 Jan 2013 - 15:28
J'ai demandé à la lune ...
Suite de la mission 2 : partie annexe, numéro 3


J'ai demandé à la lune
Et le soleil ne le sait pas
Je lui ai montré mes brûlures
Et la lune s'est moquée de moi
Et comme le ciel n'avait pas fière allure
Et que je ne guérissais pas
Je me suis dit quelle infortune
Et la lune s'est moquée de moi

Ce n'était pas sa chanson préférée, mais par contre, elle lui avait bien fait comprendre qu'elle la trouvait magnifique. Alors, il l'avait écouté, après leur rupture. Parce qu'il avait voulu comprendre, pourquoi elle était revenue sur ses paroles ? Refusant la réalité, il s'était rendu compte à quel point cette chanson, qu'elle lui avait demandé d'écouter, était finalement, si adapté à son cas... Et maintenant, il était là, assis dans un coin de la pièce, fantôme éthéré, au lit de celle qui lui avait promis le bonheur.
Encore aujourd'hui, elle lui était plus précieuse que tout l'or de l'univers. Son regard se porta sur le visage endormi de la demoiselle et il sourit. Comment la chanson commençait déjà ? Ah oui. Lui aussi, il avait demandé à la lune. Et de lui aussi, elle s'était moquée. Quant à lui montrer ses blessures, elle l'avait vu pleurer, de nombreuses fois. Et tout comme dans cette chanson, où la lune se moquait du pauvre crétin qui finissait tout seul, blessé et déçu, elle qui dormait, paisiblement, semblait se moquer de ses sentiments. M'enfin. Il était mort et elle ne devait pas le savoir. Après tout, la vie est si fragile et si hasardeuse.

Les accidents étaient si vite arrivés que lui-même, pouvait comprendre qu'elle ne se souciait plus de lui, qu'elle l'avait oublié. Il n'aimait plus vraiment la lune, depuis qu'il avait entendu cette chanson. Parce que tout comme la lune, elle lui avait fait comprendre avec une sincérité exacerbée qu'il ne lui manquait plus. Et même si elle ne s'était pas moquée de lui, il avait si honte. Il était passé d'un sauveur à quelque chose d'inexistant. Pouvait-on vraiment changer ses sentiments avec tant de facilité ? Dire ainsi, avec tant de franchise, pour revenir sur ses mots ? Atios soupira, regardant son portable. 3h20.

Pourquoi étais-tu revenue sur tes paroles ? Ne devait-on pas se fiancer ? Et toi, la lune, le savais-tu, pourquoi elle avait brisé son cœur et ses rêves ?

J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude de m'occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas

Oui, la lune, s'était bien moquée de lui. Après tout, croire en une seule personne, par amour, que la vie changerait pour le mieux, c'était naïf. Même pour lui. Mais bizarrement, même après tout ça, une partie de lui voulait continuer d'y croire. Tu ne m'aimes plus, lui avait-il demandé... Et elle lui avait répondu qu'elle l'aimait désormais en amitié. Et c'est là qu'il comprit, il avait été idiot de croire en elle. Oui, il avait tellement été sûr qu'elle était la bonne. Et elle lui avait fait tant de promesses. Ils s'étaient promis l'un l'autre de ne jamais s'abandonner. De tout se dire. Et de toujours s'aimer.

Et maintenant, il était là, seul contre un mur, le teint blafard, le regard porté vers le plafond d'une demoiselle qui hantait autant son cœur que lui, sa chambre, en cette nuit si spéciale. Il avait besoin de réponse. Mais ils ne pouvaient plus communiquer. Elle avait voulu qu'ils restent amis. Mais il avait été déçu de voir à quel point la définition de l'amitié était différente en la bouche de celle-ci. Désormais, pouvait-elle être l'ami d'un fantôme ? Qu'il soit mort ou non, ils auraient fini par disparaître, dans les brumes de la distance et du temps, en l'absence de liens.

L'amour, c'était compliqué. Même pour lui et sa capacité de réflexion effrayante. Illogique. Stupide, blessant. Pourrait-il retomber amoureux, maintenant qu'il se souvenait de tout ça ? Il soupira et avança à quatre pattes jusqu'au chevet de sa bien-aimée, endormie et il lui tint la main, dos à cette dernière. Même s'il n'arrivait pas vraiment à lui tenir et que la position était inconfortable, peut-être qu'elle sentirait qu'elle n'était pas seule, malgré les événements qui les avaient conduits jusque-là. Ses larmes coulèrent enfin, alors que son sourire, amer, se décida.

Je n'ai pas grand chose à te dire
Et pas grand chose pour te faire rire
Car j'imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir

C'était tellement vrai. Ces quatre lignes reflétaient désormais sa situation actuelle, avec elle. Même s'il aurait pu lui parler, ses tentatives pour être drôle étaient tombées à l'eau. Parce qu'ils n'arrivaient plus à se parler. Trop de choses étaient sûrement différentes, pour qu'ils puissent se parler et rire comme avant. Alors forcément, il n'avait plus grand-chose à lui dire. Il pourrait bien sûr s'accrocher à l'espoir et à demain. Mais elle ne voulait pas qu'il y ait de demain commun.

Même cette pseudo amitié qu'elle avait voulu lui donner comme compensation, semblait être une vaste farce et hypocrite façon de lui dire qu'elle ne voulait plus lui parler. Et lui, ne la comprenait plus. Alors, il ne pouvait plus qu'attendre en silence. Incapable de trouver les bons mots. Il aurait voulu la tenir dans ses bras. Lui tenir sa main. Lui sourire. Mais elle ne le voyait pas. Il aurait voulu lui faire comprendre ses sentiments. Mais elle n'écoutait pas. Et elle ne voulait plus l'écouter. Il n'avait pas compris ce qu'il avait fait de mal. Sauf peut-être d'être lui-même. Mais dans tous les cas, il était perdu dans cette vaste incompréhension. Et la lune se moquait de lui. Peu importe combien de fois il allait lui demander, elle rirait de lui.

J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude de m'occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas


Alors, que devait-il faire ? Désespérer ? Se lamenter ? Demander un miracle ? Attendre un miracle ? Pour beaucoup, cette situation était une conclusion d'une histoire d'amour typique... Alors, quelle était la bonne solution ? Que ce soit pour vivre ? Que ce soit pour assumer sa peine ? Cette scène était bel et bien un miracle en soi. Un miracle qui était éphémère. Cette nuit et cette journée était spéciale. Et lui, son rêve n'était pas d'être coincé ici, à se lamenter comme un spectre incapable de retrouver la paix, au pied du lit de la fille qu'il aimait. Ses larmes, s'étaient mises à tomber, spectrales.

Quel avait été le rêve qu'ils avaient partagé, un court moment ? Lui aussi, il lui avait donné et transmis sa chanson préférée. Quel était-elle déjà ? Ah oui. Une chanson d'amour. Mais plus joyeuse, étrangement. Il l'aimait beaucoup. Et c'était peut-être pour ça qu'ils n'avaient pas pu être ensemble ? Ils étaient si similaire, mais si différents ... L'âge avait sûrement fait beaucoup de différences. Et grâce à elle, il serait encore plus différent. Il se voulait fort, être le meilleur. Pour rendre les autres heureux et un jour pouvoir construire son véritable bonheur. Il aurait volontiers détruit le monde, juste pour elle et elle avait jeté son dévouement... Mais, les rêves ne meurent jamais. Ils vivent avec ceux qui les ont un jour rêvé. Alors, même s'il détestait l'interprète joyeux qu'était Franck Sinatra, il comprenait mieux pourquoi celui-ci avait choisi de la chanter sur un ton qui lui déplaisait quelque peu, mais qu'il parvenait enfin à accepter.

Je voulais que tu m'envole vers la lune...
Suite de la mission 2 : partie annexe, numéro 3

HRP : La chanson commence à 12:47 et se termine à 14:00.
Fly me to the moon
Let me play among the stars
Let me see what spring is like on
Jupiter and Mars

In other words, hold my hand
In other words, baby, kiss me

Voler vers la lune, dans les bras d'une seule et unique personne, celle qu'il aimait. Se perdre dans son regard, s'envoler loin de l'univers, pour mieux se perdre dans son étreinte et ses sentiments. Ne plus rien voir sauf une seule et même personne. Sentir sa main. Pouvoir l'embrasser, sans penser aux conséquences, sans penser au futur, au passé .. Juste vivre l'instant présent. Oui, il était quelqu'un de profondément et passionnément amoureux. C'était ainsi. Ses sentiments envers les autres étaient toujours et naturellement forts, alors ses sentiments envers l'unique personne qu'il aimait étaient d'autant plus fort, d'autant plus puissants et destructeurs.

un véritable moteur à créer des miracles, à se battre contre l'insurmontable, contre le désespoir. Tant qu'il possédait cette personne qui lui avait promis de ne jamais l'abandonner, alors jamais, Ô grand jamais, il n'aurait eut besoin de baisser les armes, baisser les bras. Il tirait son courage des autres. Et les autres étaient sûrement sa plus grande faiblesse. Il n'avait jamais été un bon égoïste. Peu importe comment il essayait de l'être, il n'y arrivait vraiment pas. Sauf pour elle, mais il savait aussi que son seul souhait égoïste ne serait pas entendu. Qu'il serait ignoré. Il était destiné à désirer un miracle qu'on ne lui accorderait jamais, peu importe ceux qu'il accorderait aux autres.

Mais ce n'était pas grave. Il se battrait pour l'éternité à chercher ce miracle qui lui échappait toujours, peu importe à quel point son cœur était perdu, souffrant, blessé, déçu. Peu importe à quel point il était trahi, il continuerait. Il avait déjà trop pleuré par amour. Il avait vécu des milliers de combats, de ce type, de trahisons cinglantes et douloureuses. Combattre à l'arme était tellement plus honnête et facile...

Fill my heart with song
And let me sing forever more
You are all I long for
All I worship and adore

In other words, please be true
In other words, I love you

Sa détermination n'avait jamais été aussi forte. Il serait le prince qu'il avait toujours voulu être. Il serait le parfait protecteur. Quitte à être seul, alors, au moins, il continuerait de se battre pour ne jamais se laisser affaiblir par ses sentiments. Il l'aimait, plus que tout. Il avait voulu être avec elle, pour l'éternité. Plus que tout. Il avait fait d'elle sa princesse, sa reine, sa déesse. Mais elle ne voulait plus de lui. Elle le lui avait dit, souriante : il ne lui était plus nécessaire.

Et ça avait été un coup dur. Un énorme coup, même. Mais avec le temps, il avait l'impression d'être enfin devenu fort. Il se releva et alla caresser la joue de sa princesse endormie, souriant malgré ses larmes. Elle était magnifique quand elle dormait. Tout était magnifique, chez elle, pour lui. Sa voix, ses mimiques, son regard endormi. Mais, elle ne serait plus jamais celle en qui il pourrait se retourner. Il était seul, de ce côté-là. Il n'avait plus que sa force et son courage, ses sentiments, pour continuer d'avancer. Il aurait voulu la soulever pour la tenir dans ses bras, en cet unique instant. Mais il ne pouvait que simuler l'illusion de l'expression de son affection. Même ses larmes, qui coulaient, disparaissaient dans l'air, dans des poussières d'or. Sa voix, haletante, raisonna alors :

Ce n'est pas grave. Je suis seul désormais, mais peu importe la distance, je te promets de toujours garder mes souvenirs de toi au fond de moi. Mes sentiments brûleront, encore et encore, quitte à ce que je consume le monde avec eux.

Les cheveux de la demoiselle semblaient si doux, et pourtant il ne pouvait pas les sentir. Tendrement, il ferma les yeux posa son visage à côté du sien.

Fill my heart with song
Let me sing forever more
You are all I long for
All I worship and adore

In other words, please be true
In other words
In other words
I love you

Je suis désolé de n'avoir pu sauver notre rêve. Je suis désolé si je t'ai rendu malheureux. Je serais fort, maintenant. Alors, soit heureuse, au moins pour moi. Même si j'avais raison, la solitude me va mieux, je te promets de ne pas flancher. Désormais, il est impossible que nous soyons de nouveau ensemble, après tout, je vis dans un monde différent du tien..

Atios releva son visage et écarta une de ses mèches, avant de conclure : ▬ Mais je te promets de protéger le monde où tu vis, d'aussi loin que je peux. Je deviendrais une grande divinité dont tu pourras être fier. Qui sait, peut-être un jour nous nous verrons. D'ici-là ... Bon anniversaire. Je t'aime. Au revoir...

Il déposa un baiser sur les lèvres de la jeune fille endormie et disparut dans des poussières d'or, pour réapparaître dans la barque, qui se remit à partir en sens inverse. Il s'était remis à pleurer. Alalah ... Idiot. Tu fiches en l'air ta scène classe, tu le sais très bien. Mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être triste de lui dire "adieu". Parce qu'il savait que le jour où il se reparlerait était lointain. Alors, il s'envolerait seul vers la lune, tenant l'épée d'or représentant la lumière de cet univers comme fidèle alliée et irait s'avancer sur la toile de la destinée. Il ne le savait pas encore, mais Isanagi avait envoyé le jeune homme, retrouver la force morale de choisir son camp dans la protection et la destruction de l'univers.


Dernière édition par Kurokami Atios le Mer 23 Jan 2013 - 12:47, édité 1 fois
Invité
avatar
Invité
Re: Moonlight saga .. - Dim 20 Jan 2013 - 20:15
I shall be a god and a man..
Suite de la mission 2 : partie annexe, numéro 3

Memories keep flooding in showing the paths I should've taken, but
now that time has run away from me I cannot change a thing.
I remember how you'd counsel me with wisdom of the ages true:
"Live your best life" you told me and "You walk the earth but once"
and now you've come, to see me once again,
I feel safe at last; Although I feel the end is coming closer unto me.
If I could only travel back in time, to peaceful days gone by.
But this is my price to pay: to not survive beyond this very day.
Oh, the pain is lessened when you're near, there is no fear.
I'm whole again as in days gone by, if only for a while.
But it hurts to have to leave you so, I don't want to go.
Could this sacrifice cost me my life?

Oh, just to live my life again, to treasure every little moment then,
satisfied, I'd leave you all behind, accepting of my fate.
But I am full of grief, to leave this life so incomplete.
My dream is coming to the end.

Ce n'était plus le moment d'hésiter. Ce n'était plus le moment de reculer. Il fallait avancer. Il se souvenait de tous les choix qu'il aurait pu faire. Des tas de choses qu'il aurait aimé pouvoir changer. De cette éternelle bataille à la fois contre lui-même et contre le monde entier, dans l'optique d'obtenir des résultats parfaits. Des "Happy End". Au point où il en avait oublié de profiter de l'instant présent. Au point où il avait écarté ses émotions et établit de si nombreux obstacles entre lui et le reste du monde.

Mais il ne pouvait pas changer le passé. Personne ne pouvait changer le passé, sauf peut-être Deus. Alors, il ne pouvait pas revenir dans le passé, pour se dire d'être plus fort. Il ne pouvait pas revenir dans le temps, pour pouvoir apprécier au mieux ces moments. Il ne pouvait plus que les chérir au fond de son cœur. Tenter de se souvenir du courage qui naissait de ces instants bénis. Même si désormais, le rêve était désormais terminé, la fin d'un rêve peut parfois être la voie vers de nouveaux augures. Il avait juré de tous les protéger. Alors même si sa vie sur terre était terminée, désormais, il se battrait pour devenir plus fort et un jour, peut-être, il serait heureux.

Il fallait apprécier chacun des moments que l'on vivait. Même en tant qu'apprenti-divinité, leur cœur et leur âme étaient toujours la même. L'académie était vaste. Tellement vastes et pleins de gens à découvrir. Pleins de moments à passer. Pleins d'épreuves à surmonter. Même s'ils étaient morts... Même si la vie serait éternelle et le désespoir serait grand, il serait encore et toujours fort, il surmonterait l'insurmontable.

C'est pourquoi, même s'il pleurait, il s'efforçait de sourire. Parce que c'était le plus beau paradoxe et le plus bel affront qu'il pouvait envoyer au visage de l'univers.

And now the light is fading, broken wings have brought the journey's end.
Your voice, that led me safe thus far is fading from my ears.
You were everything to me, a light to guide me in my darkest hour;
don't want to say goodbye just yet, don't want to be alone
and then you come, to hold me once again, I feel safe at last.
Although I feel the end is coming closer unto me.
If I could only travel back in time, to peaceful days gone by.
But this is my price to pay: to not survive beyond this very day.
Oh, the pain is lessened when you're near, there is no fear.
I'm whole again as in days gone by, if only for a while.
But it hurts to have to leave you so, I don't want to go.
Could this sacrifice cost me my life?

Oh, tomorrow will not ever come, my night's begun.
And I must travel far beyond, to places yet unseen.
Remember me, and treasure everyday; even come what may
forget not the precious gift of time, I pray.
Oh, just to live my life again, to treasure every little moment then,
satisfied, I'd leave you all behind, accepting of my fate.
But I am full of grief to leave this life so incomplete.
My dream is coming to the end.

Impertinent, effronté, il n'avait pas d'autre choix que d'être arrogant, pour se préserver de la fatalité tragique. Il sanglota mais continua de se forcer à sourire. Il essuya ses larmes et se releva dans sa barque plein de neige. Faisant apparaître l'épée d'or, il mit un coup d'épée dans l'air comme s'il tranchait tout ce qu'il y avait de négatif en lui pour s'en débarrasser.

Merci d'avoir été là pour moi. Je te promets d'attendre le jour où l'on se reverra. Je ferais mieux dans le futur, peu importe ce que j'aurais à affronter.

Son coeur se serra une nouvelle et dernière fois, alors qu'une sensation glacée se répandit en lui. C'était donc ça, d'être seul. D'être seul face à l'adversité. Mais il n'était pas totalement seul. Même s'il affronterait le futur seul, il serait accompagné de ses souvenirs, de ses ambitions, de sa volonté de réussir et de protéger. Il ne serait plus faible, il n'hésiterait plus. Il ne rejetterait plus sa colère et sa fureur non plus. Il serait honnête, quitte à être un tyran. Il sacrifierait ce qui serait nécessaire pour parvenir à réussir à ses rêves. Il serait aussi dur que nécessaire. Noire, Dorée, il s'en fichait désormais. Il serait sincère avec ses sentiments et ne les cacherait plus. Et la première personne à devoir affronter ce dragon qui se réveillait en lui, c'était son ami... Shaad Princeton. Atios descendit de la barque au parc où il était arrivé, quelques heures plus tôt. Il ferait bientôt jour, car loin, à l'est, l'aube se levait lentement et de nombreux combats l'attendaient. Il s'assit sur une balançoire et attendit patiemment que celui qui l'avait suivi sorte de sa cachette, en tentant d'éteindre un maximum de ses larmes. Au fond de lui, sa volonté continuait de se répéter :

Je te récupérerais. Je serais le meilleur. Je ferais l'impossible. Je ne me laisserais plus aller. Je surmonterais l'univers tout entier pour toi, si nécessaire. Alors attends-moi. Attends-moi. Il y a tant que je veux pouvoir te montrer et vivre avec toi. Je serais toujours follement amoureux de toi, ma magnifique princesse.
♠ Petits messages : 1682
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Moonlight saga .. - Lun 18 Fév 2013 - 19:17
Excellent, excellent rp. Je regrette juste d'avoir un plafond pour la notation des rps solo à respecter.

Kurokami : 450 xps


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Contenu sponsorisé
Re: Moonlight saga .. -
Moonlight saga ..
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: Les Archives :: Les Archives :: Archives des grimoires-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page