Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Le dévoreur: La force des âmes

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Le dévoreur: La force des âmes - Mar 15 Jan 2013 - 17:50

Le dévoreur: La force des âmes

Un vent de violence

Il faisait jour cette fois-là, pour une fois, Modrus avait décidé de se présenter pour donner cours à ses élèves, qui de toute manière ne valaient pas une quille dans sa matière. La stratégie n'était pas quelque chose que tout le monde pouvait comprendre, et encore moins que n'importe qui pouvait maitriser sur le bout des doigts à sa manière. Il était près de 10h00 du matin lorsqu'il quitta sa salle de classe. Les élèves étaient partis depuis un peu moins d'une heure déjà, et pourtant, il était resté assis à son bureau, la pièce vide, seul avec Martyrs posé sur le bureau de bois. Le démon qui habitait ce livre ne disait point un mot, et avait laissé le sombre stratège devant ce bloc de feuille qu'il devait corriger. Une heure d'interrogation s'était écoulée, et la plupart des copies étaient vierges. Encore une masse importante de zéro à distribuer au prochain cours. Soupirant, il ne savait pas trop comment ces bougres faisaient pour être aussi mauvais. Ils avaient juste à étudier et tout se passerait pour le mieux. Pas besoin de comprendre puisqu'il ne demandait que de remettre de la théorie pure et dure sans une once de recherche logique. A croire qu'ils aimaient être les souffre douleurs de cet homme aux manières très limites. En une heure, il avait terminé ces corrections presque pathétiques, et avait quitté le local, Martyrs sous le bras, son katana à la taille, et sa pile de feuilles dans son sac devenu très lourd. Il marchait à travers les couloirs, se dirigeant vers la salle de repos des surveillants, où il allait déposer comme d'habitude la fiche où les présences étaient répertoriées. C'était bien la première fois que cette fiche comptait autant de noms. Habituellement, il pouvait recenser entre trois et cinq absents par heure de cours, mais il approchait violemment de la dizaine cette fois-ci. Non pas que cela le dérangeait, les élèves étaient libres de venir ou non assister à son cours, au risque de se planter à l'examen final de stratégie. C'était un choix que seuls eux pouvaient décider de prendre. Et puis, il fallait bien l'avouer, cela faisait moins de copies à corriger pour le sombre dévoreur aux nuits bien assez agitées par ses occupations nocturnes que pour en plus avoir des interrogations supplémentaires à analyser pour remettre une note qui de toute manière ne dépassait que trop rarement la cote minimale nécessaire pour la réussite. Le couloir était étrangement vide, aucun bruit des chuchotements habituels des élèves, ni même la moindre collègue aux courbes alléchantes croisée. Aucun autre professeur rencontré, c'était bien trop calme à son goût, qui s'était depuis son arrivée bien habitué à l'atmosphère agitée et à l'ambiance omniprésente de cette académie divine. Il était désormais devant la porte de la salle où il devait déposer la fiche. Il frappait avant d'entrer, tombant sur deux surveillants dont il ne connaissait ni le nom ni le prénom, leur identité étant bien l'une des informations dont le sombre homme n'avait guère besoin. Avançant pour tendre la liste des nombreux absents, l'un des surveillants s'en saisit, lisant rapidement le nom du professeur ainsi que les élèves ayant manqué la séance. D'une voix amicale, le surveillant prit la parole.

- Et bien et bien, ça en fait des absents. M'enfin, cela ne m'étonne pas le moins du monde. Vous êtes au courant de la situation plutôt préoccupante dans laquelle sont la plupart des élèves de cette liste n'est-ce pas ?

Légèrement troublé par cette question, Modrus garda le silence durant quelques secondes, période durant laquelle il se mit à réfléchir à une situation délicate dans laquelle auraient pu se plonger certains de ses élèves. Mais il ne voyait absolument pas de quoi il pourrait bien s'agir. Il ne communiquait que très peu avec ses élèves en dehors des heures de cours et sur un autre sujet que la matière à apprendre. D'ailleurs, même en cours, les adolescents n'ouvraient pas la bouche, de peur d'être réprimandés par leur professeur légèrement, si pas énormément tyrannique. Haussant les épaules avec un léger sourire, il avoua qu'il ne savait absolument pas de quoi il parlait.

- Navré, mais je ne sais pas de quoi vous parlez. Mes élèves et moi ne sommes pas très proches, et je dois dire que ça me convient ainsi. J'aimerai cependant être mis au courant de ce qui empêche ces adolescents de venir assister à mes cours. Ca évitera surement que je leur colle un zéro supplémentaire. Ils en ont déjà tellement depuis le début des cours ... Brillants très souvent par leur absence ou leur flagrant manque d'étude.

Le surveillant sembla rapidement frappé par les paroles du professeur. Etait-ce le fait qu'il n'était au courant de rien qui était choquant, ou son manque d'intérêt pour la vie de ses élèves, dont il devait pourtant prendre grand soin au vue de la mission que Deus lui avait attribué à son arrivée dans l'académie. C'était une question qui ne trouverait pas de réponse. Le surveillant se leva, s'approchant d'un tiroir, qu'il ouvrit avant d'en sortir un dossier verdâtre. Il en sortit une feuille avant de la tendre à Modrus, qui s'empressa de la prendre et de la lire pour lui-même. Ses élèves ont tous été pris en flagrant délit alors qu'ils essayaient de contourner l'obligation liée au couvre-feu. En punition, ils ont été envoyés par un surveillant pour tenter de faire des recherches dans le vieux bâtiment abandonné en dehors du périmètre de l'académie. Soupirant encore plus, Modrus continua sa lecture. Cela faisait près de quatre jours qu'ils avaient été envoyés là-bas, et aucun d'entre eux n'étaient encore revenu à l'académie. Aucune troupe n'a encore été envoyé pour les rechercher simplement parce qu'au vu de la punition infligée, cela pouvait prendre pas mal de temps pour trouver et revenir à bon port. Le sombre Modrus tendit la feuille au surveillant qui la prit et ajouta quelques mots d'une voix d'un sérieux troublant.

- Au vu de la situation qui s'est éclaircie pour moi, je vais être absent pour toute la journée et peut-être même plusieurs jours. Je vais aller chercher ces idiots avant qu'il ne leur arrive quoi que ce soit.
- Mais et la punition que nous leur avons donnée ?
- C'est là qu'on voit votre stupidité très cher. Avez-vous déjà été dans des zones aussi hostiles que les terrains en dehors du périmètre de l'académie ? C'est infesté de créatures loin d'être amicale, et je refuse que mes élèves soient blessés par votre manque de réflexion.

Sans plus un mot, Modrus partit en claquant la porte derrière lui, prêt à aller chercher ces adolescents peut-être perdus voir pire, proies de monstres bien trop puissants pour eux. Il n'avait certes aucune pitié pour ces gamins au sein de l'académie, mais il ne souhaitait pas non plus les voir morts, surtout que les ramener à la vie était très compliqué s'ils venaient à décéder en dehors de l'enceinte. Prenant pour une fois son rôle de professeur et de protecteur des élèves très au sérieux, il se dirigeait vers ses appartements, où il allait préparer ce qu'il lui fallait pour partir en expédition. Il ouvrait la porte, et la voix de Martyrs se faisait entendre à peine eut-il déposé son sac avec les interrogations à l'intérieur sur la chaise de son bureau personnel.

- De l'action ? Cela m'étonne de toi de vouloir aller sauver ces gamins, du moins, s'ils sont encore sauvables si tu vois où je veux en venir.
- Tais-toi un peu tu veux ! C'est une chance de se faire bien voir, et surtout, de tester enfin mon pouvoir sans retenue.
- T'es barges, tu le maitrises pas assez pour l'utiliser dans un combat où tu n'auras aucun allié.
- Je t'ai demandé de te taire, alors tu la fermes.
- Quelle violence dans tes paroles ... Ca ne te ressembles pas d'être ainsi avec moi ... Crétin !

Sortant de sa chambre, avec son katana et Martyrs, il avait préparé dans une sacoche accrochée à son dos, de quoi se nourrir et s'hydrater au cas où il devrait partir plusieurs jours. Sait-on jamais, ce genre d'aventure peut prendre du temps. Soupirant, l'air qui expirait avait comme une odeur de violence. Son regard était froid, il était partit ... Il allait faire couler le sang s'il le fallait.




Dernière édition par Modrus Hemrod le Lun 28 Jan 2013 - 17:37, édité 1 fois
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Re: Le dévoreur: La force des âmes - Mar 15 Jan 2013 - 17:50

Le dévoreur: La force des âmes

Territoire hostile

Modrus sortait de sa chambre, fermant à double tour la porte de bois qui lui permettait de garder l'intérieur de ses appartements secret de tous. Ou du moins de ceux qui n'étaient pas invités à y entrer. Il devait être un peu plus de 14h00 quand il se mit en route pour ce vieux bâtiment abandonné où ses élèves avaient été envoyés en retenue. Si tout se passait bien, et avec une vitesse de marche correcte, il serait là-bas assez rapidement. Il allait cependant devoir prendre son temps et redoubler de prudence afin de ne pas attirer sur lui l'attention des créatures qui pourraient lui être hostiles et ainsi éviter des combats inutiles et qui surtout pourraient l'affaiblir pour le reste de cette mission qu'il s'était lui-même attribué ce matin-là. Son katana, toujours prêt à être dégainé pour trancher la chaire et faire couler le sang tenait encore à son flanc, et Martyrs était réfugier dans l'intérieur de la veste du sombre stratège. A bien y penser, ce livre démoniaque absorbait les âmes de ceux que Modrus tuait afin qu'il puisse les réutiliser plus tard pour accroitre sa force, mais il n'avait encore jusque là jamais utilisé cette faculté plus qu'intéressante de son pouvoir. Il avait en tête de l'employer pour la première fois dans un hypothétique combat pour sauver les élèves, mais ne savait même pas si cela lui serait avantageux ou le contraire. Après tout, vu qu'il ne l'avait jamais utilisé, il pourrait apprendre à ses dépens que son pouvoir était mortel pour lui-même en cas d'utilisation. Mais il n'avait pas le choix, il devait faire l'expérience une fois, et le plus tôt serait le mieux afin d'être débarrassé de cette interrogation sur les effets de son pouvoir. Il était 14h15, il quittait enfin l'enceinte de l'académie, les grandes grilles se refermant derrière lui, marchant, sans même se retourner. Les territoires extérieurs étaient quelque chose qu'il connaissait désormais plutôt bien à force de s'y aventurer encore et encore les nuits obscures lorsque tout le monde était en train de dormir paisiblement. Son regard restait froid, son visage emprunt de sérieux, il ne comptait pas rebrousser chemin, et surtout, il comptait bien mener sa mission personnelle jusqu'au bout.

- Fais demi-tour s'il te plait, j'ai pas envie que tu te fasses mal avec ton pouvoir.
- Tu sais quelque chose que je devrai savoir Martyrs ?
- N...Non rien ... Après tout, tu as raison, tu dois apprendre à l'utiliser.
- Je préfère ça ... Maintenant, je te le répète une dernière fois, TU LA FERMES ! Ou je te promets que j'arrache ton âme au livre et je te laisse retourner en enfer ...
- NON ! Je me tais d'accord ... Mais arrête d'être aussi violent avec moi depuis peu ... Je comprends pas ce que j'ai fais pour mériter ça ... Hormis t'aider à devenir plus puissant ...

La marche allait être longue, et Modrus semblait ne plus trop supporter les remarques et apparitions verbales non désirées de Martyrs. Le sombre stratège semblait même ne plus supporter ce démon du tout. Peut-être allait-il finir par se défaire de ce dernier une fois qu'il aurait la pleine maitrise de son pouvoir. Après tout, ce n'était pas chose impossible avec l'esprit noir qui sommeillait en Modrus, cet homme au passé si meurtrier, et aux pensées si mystérieuses pour ses compères apprentis-Dieux. Le vieux bâtiment était désormais en vue, et il allait pouvoir tenter d'y pénétrer sans se faire repérer par les hypothétiques hostiles bêtes qui rodaient dans les parages. La route pour y arriver avait été très tranquille, pas une seule créature ne s'était mise en travers de la route du sombre stratège, qui était donc au summum de sa forme pour se lancer à la recherche de ses élèves qu'il estimait disparus. Avançant à pas de loup, il observait dans chaque direction afin de ne pas se faire surprendre. Sa main droite déjà posée sur sa fidèle lame, il la dégaina d'un geste vif, tranchant la chaire du premier gobelin qui avait tenté de le prendre par surprise en l'assaillant de la droite. Très mauvais choix de la part de ce dernier que d'attaquer un homme qui chasse sans relâche chaque nuit et dont l'entrainement au combat porte ses fruits perpétuellement. Le corps sans vie s'écrasa donc rapidement sur le sol, son sang échappant de l'énorme fente faite par la lame. Aucun cri de douleur ne s'échappa de la bouche de la bestiole, tuée sur le coup. Il ne restait à Modrus que cacher le corps afin que ses camarades ne le repèrent pas et ce, très vite ...

- Bouge de là, cache toi !

Trop occupé à déplacer le cadavre, Modrus n'avait pas remarqué l'approche d'un petit groupe de cinq gobelins qui se dirigeaient droit vers lui. Fort heureusement, d'une simple roulade, il parvint à disparaitre dans les buissons environnant, sans être remarqué par un seul des gobelins du groupe. Ils arrivèrent près du cadavre de leur comparse. Sans plus attendre, ils se penchèrent sur ce dernier, s'alertant de la possible présence d'un ennemi puissant dans les parages. Le professeur devait se hâter, afin d'éviter que le groupe ne prévienne leurs camarades et que l'entrée dans le bâtiment ne soit encore plus surveillée, lui rendant la tâche encore plus compliquée. Il avança avec calme dans les buissons en direction du bâtiment. Les cris du groupe se firent entendre derrière, ils se mettaient en route pour aller alerter très certainement celui qui les dirigeait. Sans aucun doute l'une de ces saloperies de chef gobelin. Pour une fois, Martyrs s'était montré utile et avait sauvé la mise à Modrus, mais ça ne rendrait pas leur relation plus amicale pour autant. Réfléchissant quelques instants à ce qui pourrait détourner les gobelins de leur course à l'alerte, il sortit de son sac quelques mets délicieux, et les laissant sur le sol, dépassant juste de quelques centimètres du buisson. L'appât faisait effet, les gobelins se stoppèrent et commencèrent à se chamailler pour savoir qui allait dévorer les quelques encas disposés là. Bien décidé à en finir vite, il laisse les créatures s'entre tuer, et avança désormais bien plus vite vers le bâtiment, où il entra par un trou non gardé dans le mur extérieur. La vision qu'il eut fût terrifiante même pour lui. Dans le bâtiment, des centaines de gobelins se bagarraient dans tous les sens avec d'autres créatures qu'ils tuaient et torturaient sans pitié. Le sombre stratège espérait bien que les élèves n'étaient pas déjà passé dans ce jeu de torture, sans quoi, il serait déjà trop tard.

Son avancée en territoire hostile ne faisait que commencer, et il s'interrogeait toujours sur l'identité de la personne qui pouvait bien avoir mis tout cela en place.

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Re: Le dévoreur: La force des âmes - Ven 18 Jan 2013 - 23:54

Le dévoreur: La force des âmes

La discrétion, une affaire de survie collective

Alors que la scène qui se déroulait toujours devant Modrus avait de quoi faire tourner les talons à bon nombre de monde, il reste figé sur place, attendant le bon moment pour passer à l'action. Par passer à l'action, il ne fallait pas s'attendre à le voir dégainer à nouveau son katana et foncer tête baissée dans ce tas de gobelins, qui devaient bien se compter en centaines, mais plutôt le voir faire preuve d'une discrétion incroyable afin de contourner ces hordes et rejoindre la zone plus reculée de cet énorme bâtiment où seraient sans aucun doute cachés les élèves ainsi que les autres créatures retenues par les monstres qui envahissaient de plus en plus la zone. Bientôt, alors qu'il continuait à regarder calmement le tableau, d'autres gobelins rejoignaient la masse par les nombreuses fissures et autres trous présents dans les murs. Bientôt, le bâtiment tout entier serait remplis de ces monstres abjectes, et il serait trop tard pour le professeur de tenter de sauver ces adolescents qu'il avait promis qu'il ramènerait à l'académie. Seul, le combat était impensable, il ne ferait que courir vers sa propre mort, sa seconde mort. La première avait déjà été bien assez violente comme cela que pour aller en chercher une tout aussi semblable, une simple exécution par une race qu'il estimait inférieur. Il regardait tout autour de lui, si un chemin pourrait s'ouvrir à lui afin de passer sans être repéré, mais le seul qu'il remarqua était comme un pari fortement risqué. Le moindre faux pas, le moindre son qu'il émettrait attirerait sur lui les regards de toutes ces créatures hostiles qui siégeaient face à lui. Epées, haches, gourdins et autres armes étaient entre les mains de ces courts sur pattes. Leurs dents ne tarderaient pas à arracher la chaire des os de Modrus s'il venait à tomber entre leurs mains souillées par toute la crasse qu'ils touchaient quotidiennement, et sans pouvoir se sauver, il faillirait en y laissant la vie. Quelle triste fin cela serait pour un homme censé être celui qui deviendra l'un des Dieux des hommes. Pour passer, il devrait arriver jusqu'à la poutrelle suspendue à plusieurs chaînes descendant du plafond, et passer à toute vitesse toujours silencieusement au dessus des têtes de ces centaines de gobelins, faire l'acrobate afin de sauter de poutrelles en poutrelles, et arriver à la porte de l'étage supérieur, seul lieu sûr du bâtiment, où étaient plus que certainement enfermés les élèves.

Soupirant légèrement, il resta accroupi, avançant à pas de loup vers les poutrelles, le sol était glissant et boueux, mais il ne devait impérativement pas glisser, cette fosse ne lui ferait pas de cadeau. L'entrée qu'il avait emprunté semblait être en fin de compte surélevée par rapport au reste de la bâtisse, et cela lui avait donner l'avantage de pouvoir rester invisible des yeux de ses ennemis. En quelques secondes, il avait traversé la distance le séparant préalablement de la poutrelle. Posant le pied droit délicatement sur cette dernière, elle bougea quelque peu, émettant des bruits qui fort heureusement, n'attirèrent pas l'attention des monstres qui continuaient leurs activités de torture et autres sévissent sur leurs proies. Il posa le second pied sur l'objet métallique, et avança lentement, prudemment pour ne pas tomber dans ce trou, cet enfer de gobelins. A environ cinq mètres au dessus de leurs têtes, ils ne remarquaient pas le stratège devenu un acrobate par improvisation. Tentant de garder son équilibre du mieux qu'il le pouvait, il dû s'attraper à l'une des chaînes suspendues pour ne pas tomber vers sa propre mort. Le bruit du fer rouillé résonna dans le bâtiment, et alertant certains des monstres présents, qui furent cependant bien vite attirés par tout autre chose. Alors que tous regardaient vers l'une des entrées crées par les monstres, d'autres gobelins y entrèrent, hurlants de toutes leurs forces. Les craintes du professeur de stratégie étaient fondées désormais, ils avaient retrouvé les cadavres de ceux qu'il avait déjà tué avant d'entrer. D'un cri à l'unisson, ils levèrent leurs armes vers le ciel, et crièrent encore plus fort, exagérément fort. Ils allaient sans aucun doute le chercher pour lui faire payer ce qu'il venait de faire à leurs camarades. De son coté, le sombre stratège sauta vers la poutrelle suivante, s'y agrippant maladroitement, laissant de nombreux échos de ses mains glissantes et du métal ancien résonner dans la pièce. Les yeux des monstres se tournèrent vers lui, se mettant tous à hurler de plus belle, voyant en lui celui qui avait ôté la vie aux défunts. Bien que c'était la vérité, il aurait apprécié ne pas être perçu comme tel. Il montait enfin sur la poutrelle, avançant extrêmement vite désormais, devant se dépêcher, car les gobelins ne criaient plus, ils se préparaient à l'attaquer, et ce, à distance, malgré l'absence d'armes de jet, toutes les armes feraient l'affaire. Après tout, il fallait faire avec ce qui était à disposition.

N'arrêtant pas sa course, le sombre stratège devait désormais faire avec les nouveaux cris de guerre poussés par les bestiaux, qui lui envoyaient épées et haches afin de le faire tomber de son perchoir. Les poutrelles n'étaient plus très stables et tanguaient fortement sous ses pas, mais il ne stoppaient, esquivant les lames qui venaient frôler tantôt son visage, tantôt le reste de son corps. Certaines passer extrêmement proches, d'autres plus loin, mais cela ne changeait rien au fait qu'il devait garder son allure afin de ne pas être tailladé par l'un ou l'autre des projectiles. Il continuait à sauter d'une poutrelle à l'autre, rejoignant bientôt la dernière de ces planches de métaux anciens, mais les choses n'allaient pas pour le mieux. Alors que son pied se posait sur la poutrelle, il s'effondrait sur ces dernière, se tenant à elle du mieux qu'il pouvait. Dans sa jambe gauche, venait de se loger une flèche, décochée de l'arc de l'un des gobelins, qui finalement semblaient avoir aussi de l'équipement pour s'en prendre à des acrobates tels que lui. Il souffrait mais n'en montrait rien, n'émettant aucun cri de douleur, cherchant à se faire passer pour mort, et ainsi se faire oublier, mais cela ne fonctionnait guère, les monstres continuant leurs lancés infructueux d'armes en tout genre. Bientôt, il commençait à avancer en rampant sur la poutre, ne trouvant d'autre solution pour rester à l'abri. Il se tourna sur le dos, regardant les poutrelles qui étaient derrière lui, y décochant une pique, qu'il contrôla du mieux qu'il pouvait. Cette dernière détruisit les chaines qui retenaient les autres poutrelles, les laissant s'effondrer vers le sol, où elles écrasaient les gobelins par dizaines. Ce n'était pas le meilleur moyen pour ôter la colère de ces dernières, mais c'était la seule façon qu'il avait pour éviter qu'ils soient trop nombreux pour la suite. Il en avait ainsi tué une certaine quantité sans avoir à trop se fatiguer. Il arrachait la dague de son mollet, et se remettait à ramper sous les cris toujours plus féroces des monstres.

Alors que son avancée était plus longue et douloureuse à mesure des minutes, les cris perdaient en intensité, et Modrus voyait cela comme une bonne chose, mais il se trompait. Se redressant difficilement, arrivé devant la porte suspendue, il ne pouvait observer qu'avec surprise et effroi ce qu'il se tramait devant lui. En bas, les gobelins s'étaient préparés en attendant qu'il réapparaisse. Il n'avait pas songé à la possibilité qu'eux aussi puissent escalader et avancer tels des acrobates, et bientôt, ils montaient le parois afin de rejoindre le sombre stratège là où il était. Le temps pressait, et il n'était plus question de penser à autre chose que trouver les élèves et fuir, le plus vite possible. Avec empressement, il ouvrit la porte, pénétrant dans la pièce et fermant le bois à double tour, la clé oubliée dans la serrure à l'intérieur, typique de ces idiots de gobelins. Aucun monstre ne semblait hanter les lieux, uniquement présentes des cages, remplies de créatures en tout points différentes, et puis dans une, ils étaient là, ces adolescents, qu'il était venu sauver par on ne sait quel élan de gentillesse qui ne lui était pourtant pas familier. Il s'approcha de celle où ils étaient, voyant ces derniers à l'intérieur, endormis sous le poids du stress. Malgré sa jambe qui le faisait souffrir, il allait les emmener loin d'ici. Et ce fût avec son habituelle voix froide, qu'il s'exclama.

- Oh bande d'idiots, levez-vous, on a pas que ça à faire !
- Pro... Professeur ?

Les élèves avaient rouvert les yeux, et l'un d'eux s'étaient exprimé avec difficulté. Ni une ni deux, et une pique vint détruire la serrure de la porte, qui s'ouvrit pour laisser les élèves sortir. Un à un, ils sortirent de la cage, et restèrent malgré tout assis sur le sol, trop exténués pour faire quoi que ce soit de plus. Il devait à peine rester quelques secondes avant que les gobelins n'atteignent et ne détruisent la porte pour ôter la vie aux élèves et à celui qui était venu leur sauver la vie. Cependant, il restait dans la cage deux ombres, celles d'adultes, humains à première vue, mais pourtant inconnus à l'académie. Qui étaient-ils et que faisaient-ils là, c'était un mystère, mais Modrus n'avait pas le temps de jouer à élucider cela. D'une voix forte, il s'adressa à eux.

- Si vous voulez déguerpir d'ici, c'est le moment, accompagnez-nous et combattez avec nous, vous aurez ensuite la liberté.

Les deux se levèrent, sans un bruit, sortant ensuite de la cage. Ils se hâtèrent tous deux vers une caisse dans le fond de la pièce, et ce, malgré le bruit que faisaient les autres créatures détenues, ils restaient de marbre. L'un se saisit de deux fusils, tandis que l'autre prenait de nombreux couteaux de jet dans les mains. Ils fixèrent Modrus, avant de sourire tout deux, et d'ajouter en coeur.

- Si nous sortons d'ici, on t'en devra une mec.

D'un sourire et d'un soupir mélangés, il finit par ricaner avant que la porte ne commence à faire du bruit. Les élèves reculèrent, tandis que Modrus dégaina sa lame en passant devant eux. Les trois adultes se tenaient droits face à la porte, attendant l'entrée fracassante des créatures. L'homme aux fusils restait calme et silencieux, fixant de son seul oeil valide la porte, tandis que celui aux couteaux semblait bien plus excité, ne tenant plus en place. A eux trois, il était certain qu'ils allaient faire des étincelles face à ces hordes de monstres qui allaient bientôt déferler. Il aurait mieux fallut qu'il soit discret, ils auraient tous survécus et ce, sans la moindre difficulté. Ce ne fût pas le cas, il était désormais temps de passer à l'action, et la porte qui commençait à lâcher ne faisait qu'en attester.

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Re: Le dévoreur: La force des âmes - Sam 19 Jan 2013 - 19:03

Le dévoreur: La force des âmes

Le premier round

La porte frappait, bientôt elle n'existerait plus, cédant sous les multiples assauts des gobelins, assoiffés de sang et de vengeance. Par ses actions, Modrus en avait tué un nombre assez important, et ces derniers voulaient absolument prendre la vie de celui qui avait osé ôter celle de temps de leurs camarades. L'attaque surprise depuis les buissons, le coup des poutrelles, ce ne serait pas une journée qui serait facilement pardonnée au sombre stratège tant qu'il respirerait encore. Les élèves étaient toujours présents derrière le trio d'adultes prêts à se battre, espérant tous qu'ils réussiraient à venir à bout des hordes ennemies pour rentrer à l'académie seins et saufs. Sous les cris incessant des monstres encore emprisonnés, la première hache fissura la porte, la lame de cette dernière traversant avec force le bois qui se tenait vaillamment entre les apprentis-Dieux et l'armée de gobelins. Telles une alliée fidèle, elle ne se laissait pas pourfendre sans résister, et permettait au groupe de souffler quelques instants avant de se lancer dans un assaut qu'ils espéraient bien être le final. Quelques seconde s'écoulèrent, et la seconde lame transperça le bois, laissant entrevoir dans les trous formés par les gobelins leurs visages abjectes de créatures inférieurs. Le sombre professeur serrait fermement son katana entre ses doigts, n'attendant plus qu'une chose, l'explosion totale de leur dernier rempart avant de s'élancer dans les rangées ennemis et leur faire goûter le délicat métal duquel était forgée sa lame. Soupirant une dernière fois, Modrus vit le coup fatal être porté à la porte, qui ne tarderait plus à exploser en éclats de bois. Un regard sur ses deux alliés de ce futur combat, et c'était partit. Il se mit à avancer vers la porte qui venait tout juste de se briser. Les balles provenaient des fusils derrière Modrus, et ôtaient la vie aux gobelins grâce à de précis et puissants tis. Des couteaux de jet venaient se planter entre les deux yeux de ces monstres, et la lame de Modrus arrachait au monde des vivants son premier gobelin, tranché à la gorge par sa lame meurtrière.

Il fonçait à travers les lignes ennemies, ne se souciant guère de la douleur que pouvait lui faire ressentir sa jambe blessée, il n'avait pas le temps de penser à cela, et s'il venait à le faire, il perdrait de son élan combatif, et serait à la merci totale de ses assaillants. D'un bond, un seul, il s'accrocha à l'une des chaines qui tenaient encore dans les airs la seule poutrelle qu'il n'avait pas fait s'écrouler sur le sol. En bas, on pouvait voir les cadavres des monstres écrasés par les amas de métaux, le sang qui s'était répandu dans la terre, qui s'était abreuvée de ce dernier liquide. Les créatures ne tardaient pas à monter les unes après les autres sur la poutrelle, pour tenter de vaincre cet homme qui pour eux n'était rien d'autre qu'un monstre. De sa lame finement aiguisée, il détruisit cette dernière attache qui empêchait les poutrelles de s'effondrer, et y resta agrippé, regardant tomber vers le sol ces monstres qui avaient osé le suivre sur la planche de métal. Ses balançant d'avant en arrière, il s'élança jusqu'à atterrir sur la plate-forme où combattaient vaillamment ses deux camarades. Ce fut un douloureux atterrissage pour le professeur, mais il se releva rapidement, comme ne sentant pas assez sa jambe pour dire d'être stoppé. Les deux hommes tentaient tant bien que mal de tenir tête aux monstres et de les repousser afin qu'ils ne puissent pas s'approcher des adolescents et leur faire de mal, mais ce serait très vite bien délicat pour eux de continuer sur cette lancée. Aucun des deux ne possédaient de munitions en illimité, et lorsque les balles et couteaux viendraient à manquer, ils se retrouveraient dépourvus face aux hordes adverses. De son coté, Modrus restait presque sur place, occupé à repousser les attaques de plus en plus rapides et nombreuses des monstres. Bientôt, il se retrouvait à genoux, incapable de les repousser en restant debout, sentant de plus en plus sa jambe qui le lâchait à mesure des assauts des opposants. Il parvenait à certains moments à placer une frappe précise dans les rangs adverses, mais plus il tuait, et plus l'opposant se multipliait pour revenir à la charge. Le professeur faiblissait, mais il ne laisserait pas tomber, impossible pour lui d'accepter de mourir face à des créatures aussi insignifiantes, et ce, malgré leur grande supériorité numérique. Puis, la voix de Martyrs frappait dans la tête du sombre homme, comme pour lui enseigner quelque chose.

- J'ai une solution, toi qui voulais utiliser ton pouvoir à son paroxysme, je peux t'aider à le faire dès maintenant.
- Quoi ? C'est seulement maintenant que tu le dis ? Mais bon sang, dépêche toi et dis-moi que faire.

Alors que Modrus terminait sa phrase, une aura noirâtre sortit de la veste du professeur, se tenant face à lui, immobile. Les gobelins semblaient effrayés par ce qu'ils voyaient, une âme invoquée face à Modrus par la force de Martyrs, toujours enfermé dans ce livre. Que voulait il faire avec cette action, il n'en savait encore rien, mais il était certain que ce n'était pas pour combattre, puisque ces âmes étaient effrayées par les êtres constitués de chaire tout autant que les gobelins semblaient l'être à cet instant là. Une nouvelle fois, Martyrs s'exprimait, profitant de l'effroi soudain des monstres.

- Tu es un dévoreur, fais donc ce pour quoi tu es fais, dévore cette âme !
- Mais, tu es certain que ...
- Cette fois-ci, c'est toi qui la fermes, absorbe là, et ne discutes pas !

Cette fois-ci, il obéirait au démon, il ouvrait grand la bouche, et s'apprêtait à amener vers lui cette âme errante qu'il avait capturé par le passé. L'aura noirâtre entrait entre les lèvres de Modrus, envahissant sa bouche, disparaissant de plus en plus. La scène n'était pas très jolie à voir, le professeur semblait presque comme s'étouffer en absorbant cette dernière. Cependant, au bout d'une dizaine de seconde, il avait totalement avalé l'âme, et Martyrs semblait heureux de cela.

- Bien, maintenant nous allons pouvoir commencer. Tant que tu n'en abuses pas, ce pouvoir est très utile tu vas voir.

Très rapidement, les muscles de Modrus commencèrent à gonfler légèrement, sa respiration s'accélérait, et son regard rougeoyant s'intensifia. Il était bien deux fois plus imposant que précédemment, et il gardait pourtant toujours le contrôle de son corps. La blessure n'avait pas disparu de sa jambe, mais il ne la ressentait plus, ce qui était en soit très utile pour combattre avec plus d'aisance. Il s'élança avec ardeur vers les gobelins, qu'il se mit à trancher les uns après les autres. Ils tentaient de se défendre, mais c'était peine perdue, ils pouvaient placer leur arme face à eux pour tenter de contrer le coup, mais la puissance de frappe du sombre stratège était trop grande, et les armes cédaient instantanément avant que son katana ne se loge dans les corps devenus inanimés. Il les tuaient par dizaines, avant de finir avec ceux qui l'entouraient. Plus loin, il pouvait voir ses deux camarades qui venaient d'en finir également avec leurs assaillants. Cette bataille avait été rapidement réglée, et c'était une bonne chose à bien y penser. Il regarda ses élèves planqués dans un coin, puis les deux hommes.

- Allez, nous pouvons y aller, la voix est libre désormais.

Les élèves à ces mots se lévèrent et se mirent à s'approcher du duo d'inconnus avant d'avancer ensemble vers une pente de la plate-forme. Glissant tous vers le sol, ils arrivèrent en bas en quelques secondes. C'est à ce moment que Modrus sentit les pouvoirs qu'il s'était vu octroyé par l'absorption disparaitre, mais ce n'était pas grave, le combat était totalement terminé, du moins, c'est ce qu'ils pensaient tous. Alors que les cadavres jonchaient le sol, à l'autre bout du bâtiment, sortant d'une profonde crevasse, et hurlant avec force, il sortait, le chef de toutes ces hordes de gobelins. Un immense et impressionnant chef gobelin. En fait, tout ne faisait que commencer alors qu'ils pensaient déjà en avoir terminé.

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Re: Le dévoreur: La force des âmes - Lun 28 Jan 2013 - 17:37

Le dévoreur: La force des âmes

Chacun ses limites

Il arrivait, frappant le sol de ses pas lourds et puissants, le chef de toute cette meute de gobelins. Il semblait plus qu'énervé par les agissements des inconnus. Ils avaient osé tuer tous ses serviteurs, et Modrus, plus criminel aux yeux du monstres que les autres pour avoir libéré les prisonniers serait sa cible principale. Il n'était plus maintenant question de tuer et de fuir, mais bel et bien venu le moment crucial ou le seul mot qu'ils devaient avoir en tête était de survivre et prendre la poudre d'escampettes avant d'être trop épuisés pour tenir face à cet ignoble créature qui ne feraient d'eux qu'une bouchée au vu de leur état physique actuel. Alors que l'un n'avait presque plus de balles dans ses fusils, l'autre ne possédait presque plus aucun couteau de jet assez taillé pour transpercer une peau aussi dure que celle d'un chef gobelin, surtout aussi imposant que celui qui était là devant eux. Les élèves étaient trop faibles pour se lancer dans un combat pareil, même si leur nombre leur donnait un net avantage, la créature avait un niveau bien plus élevé que le leur, et elle ne ferait preuve d'aucune pitié si ces gamins venaient à se lancer à l'assaut. Modrus avait déjà usé de son pouvoir pour venir à bout des nombreux monstres qui s'étaient précédemment lancés sur lui. Tout portait à croire qu'ils n'allaient pas faire long feu, et que leur histoire allait se terminer là, mais Modrus n'était pas d'accord de mourir face à une créature aussi pathétique. Il était bien trop fier pour cela, et il n'était même pas à 1% de l'accomplissement de ses ambitions personnelles, il était donc hors de question qu'il se laisse avoir ici. Il serait celui qui mettrait à terre cette bête, lui faisant pauser le genou au sol sous la puissance de ses coups. Son katana en main, il s'avançait devant les autres, déterminé à venir à bout de ce monstre qui hurlait en frappant son énorme massue sur le sol, envoyant des ondes de choc vers le groupe qui tentait de s'enfuir en faisant face au dernier rempart.

- Martyrs, prépare toi ...
- Non, pas deux fois d'affilé, tu ne tiendras pas ! Tes pouvoirs sont encore trop faibles !
- On a pas le choix, c'est ça ou on y reste tous.
- Bien ... Dans ce cas ...

Deux âmes sortirent du livre démoniaque, bien que visibles uniquement par le stratège, les autres pourraient sans trop de mal sentir l'aura des deux créatures invisibles qui flottaient autour du professeur. Se tournant vers ses camarades, il fit signe aux élèves de reculer, et invita les deux inconnus à l'aider en servant de soutien lors de ce combat qui n'allait plus tarder à débuter entre la bête et le trio. Modrus soupirait, n'étant pas habitué à porter secours ni même offrir son aide à qui que ce soit. C'était bien une première fois, et le pire dans tout ça, c'est qu'il risquait sa vie pour le faire. Il ne fallait pas que les adolescents s'habituent à un tel Modrus, car ils n'auraient sans doute pas l'occasion de le revoir sous cet angle avant un très long moment. Une fois cette journée terminée, il redeviendrait leur professeur psychopathe et sadique n'ayant pour seul objectif que de leur pourrir leur misérable vie d'apprentis-Dieux. Après tout, c'était ce qu'il faisait de mieux que de jouer les tyrans horribles. Il s'avançait vers la créature, tandis que les deux inconnus, combattants à distance restaient silencieusement derrière lui. Le monstre grognait, prêt à s'élancer à l'assaut, mais restant encore quelques secondes sur ses appuis. Modrus ferma les yeux une fraction de seconde avant de les rouvrir en affichant un regard extrêmement froid, on pouvait y lire toute la détermination qu'il avait de tuer son opposant. Il ne rigolait plus, il était sérieux désormais, sa fureur ayant atteint son paroxysme. Bientôt, il absorberait les deux âmes, et feraient exploser sa puissance en mettant son corps en péril, et risquant de détruire son mental. Il prenait des risques, mais c'était de toute manière leur seule chance d'échapper à cette situation plus que désavantageuse. Affichant un sourire sadique en regardant le chef gobelin, il accéléra le pas, atteignant une vitesse de course. Le chef adverse se mit à son tour à bouger, avançant à vive allure vers le professeur. Chacun armant son coup, se mit à frapper l'adversaire. Une onde de choc sortit du coup, mais ce fut le stratège qui perdait pied et qui se faisait envoyer valser par la créature. Alors qu'elle s'élançait pour frapper le sombre homme au sol, les deux autres adultes tiraient de loin, tentant d'attirer l'attention du monstre le temps qu'il se relève.

Modrus se relevait, mais de son coté, le chef gobelin s'en prenait à ses deux alliés, en attrapant un par le pied, l'envoyant valser contre un mur, ou il perdit connaissance sous la force du choc. L'autre, tout aussi malchanceux sentit l'énorme massue le frapper en plein flanc, l'envoyant joncher le sol, écrasé dans le sang de ses victimes. Tous les deux toujours en vie mais en mauvais état, ils ne pourraient plus venir en aide au stratège qui désormais debout, allait tenter de l'emporter en solo. Il gardait toujours affiché son sourire malgré l'état pitoyable dans lequel était son corps. Il saignait d'un peu partout, mais n'abandonnait pas. Hurlant tel un monstre, il absorba l'une des âmes malgré les mises en garde de Martyrs. Comme précédemment, son corps gonfla, ses muscles doublèrent de volume, et son corps devenait bien plus résistant. Sa vitesse également augmentée, il se mettait en route pour attaquer à nouveau. Cette fois-ci, son katana toucha sa cible, tranchant la peau bien que très résistante du monstre au niveau de l'épaule, ce qui le fit hurler une nouvelle fois. Les choses allaient commencer à devenir plus que tendues pour Modrus lorsqu'il se fit attraper par le monstre au niveau de la tête. La créature lui enfonça la tête dans le sol avec un énorme coup de poing. Là où n'importe quel humain aurait été tué, il était toujours debout, sonné mais vivant, uniquement grâce à son augmentation de force due à l'âme qu'il avait absorbé. Faisant toujours face au chef, il sentit la massue de ce dernier lui frapper les jambes, lui cassant instantanément les os de la droite. Il s'écrasait à nouveau au sol. Mais malgré tout, il ferait son possible pour l'emporter.

Déterminé, il absorbait la seconde âme sous les cris de stupeur de Martyrs qui ne pouvait qu'observer la scène. Modrus sentait son corps à la limite de l'explosion, mais tenait bon. Son mental commençait à flancher, mais il devait tenir encore. Son corps continuait à gonfler, ses muscles continuant à doubler encore et encore de volume. Bientôt, il ne ressemblait plus à l'homme qu'il était, plus proche du physique d'un troll que du sien, il hurlait en direction de son ennemi avant de cracher pitoyablement du sang. Il ne lui restait que quelques secondes avant de définitivement atteindre ses limites et s'allonger de lui-même sur le sol. Il devait en finir avant tout ça. Il frappait le sol de son pied droit et s'élançait vers le monstre. A moitié conscient de ce qu'il faisait, animé par un coté plus bestial de sa personne, le professeur attrapait le chef gobelin dans ses bras et l'écrasait contre un mur avant de le rouer de multiples coups partout sur le corps. Les marques de ses poings restaient affichés sur la peau du monstre, qui frappait l'homme au physique de bête de sa massue pour tenter de se défaire de son emprise. Repoussant enfin Modrus, le chef gobelin lui logeait sa massue dans la tête, l'envoyant valser à deux ou trois mètres. Mais l'humain ne tardait pas à se relever, se lançant à nouveau à l'attaque. Des échanges de coups dans tous les sens, pour qu'enfin, le professeur s'écroule au sol avant de reprendre sa forme normale. L'effet des âmes était terminé, et son corps trop fatigué venait de le laisser tomber. Le chef gobelin bien que très touché restait debout, et prenait désormais pour cible les pauvres élèves. Le chef gobelin avait oublié une chose, bien que physiquement détruit, une jambe cassée et très douloureuse suite aux effets semblable à la morphine des âmes désormais disparus, le professeur n'était pas encore détruit mentalement, et il tiendrait encore tant qu'il n'aurait pas gagné ce duel. Alors que la créature lui tournait le dos, il rassemblait ses derniers efforts pour lancer son katana avec le plus de précision possible. La lame se logeait dans le dos du monstre, qui s'écroulait à son tour sur le sol. Finalement, il avait tout de même gagné ! Il s'évanouissait, fier de lui et de son combat.

Modrus se réveillait deux jours plus tard, en pleine forme et totalement réparé à l'infirmerie où il avait pourtant juré de ne jamais passer. Les élèves n'étaient pas là, mais les deux inconnus eux oui. Deux nouveaux amis pour le professeur ? C'était à voir, n'empêche était-il qu'ils semblaient vouloir dialoguer.

- Merci pour ...
- Chut, nous aurons le temps plus tard, pour le moment, apportez-moi de quoi manger ... Merci ...

Le dévoreur: La force des âmes; FIN

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Re: Le dévoreur: La force des âmes - Mer 30 Jan 2013 - 12:09
Que dire de plus ? C'était un très bon rp solo auquel j'ai mis pas mal de temps à finir la lecture. Bonne dose de combat et les deux adultes (j'ai remarqué que c'était l'image de ton skype pour le deuxième gars aux couteaux mais ozef xD). Bref, tout travail mérite récompense ~

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