Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Les foudres du prof' !

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Les foudres du prof' ! - Ven 11 Jan 2013 - 17:53
Accepter ne veut pas dire reconnaître ...

Les explications de Salvatore Doni, ce blondinet au teint halé, avaient fini par me convaincre que l'idée même que je sois mort devenait envisageable. Néanmoins, comme je ne pouvais compter que sur ses paroles, le doute subsistait en moi. Bien que je ne m'étais jamais réellement posé de questions sur le thème de "La mort et après ?", je ne m'attendais certainement pas à ça. Non mais franchement... Alors quand on meurt, une entité nommée Deus repêche notre âme pour faire de nous des dieux ? Ça me paraissait un peu gros à avaler cette histoire. Tant que l'on ne me fournira pas de preuves tangibles, je continuerais de penser que ceci est un gros canular malgré qu'il y ait une chance infime pour que ce soit vrai. Je errais sans but précis dans l'enceinte des murailles quand un voix se faisait entendre alors que la grande horloge sonnait dix fois..

"Chers étudiants et chères étudiantes de la Deus Académia, il est maintenant 22h00. Tout élève qui ne respectera pas le couvre-feu sera soumit à une sanction. Bonne nuit à vous et à demain 8h00 pour le début de cours !"


*Parce qu'il y a un couvre-feu en plus ? Non mais on est où là ? A l'armée ?*


Ne prenant pas l'avertissement au sérieux, je continuais d'évoluer sans but entre les bâtiments. Je commençais à ressentir la faim et la soif mais la fatigue se faisait plus dominante encore. Je décidais donc de trouver un endroit où me reposer. N'aboutissant à rien, j'allais m’asseoir contre un mur et j'en profitais pour lire plus en détail encore le papier que l'individu m'avait laissé. En plus de la fiche sur laquelle se trouvait tant d'informations sur moi en plus de mon "domine divin" qu'était la foudre, il y avait au verso un règlement. Des horaires à respecter et des règles? Très peu pour moi merci ! Rangeant cette feuille au plus profond de ma poche, je m’apprêtais à rejoindre Morphée. Au beau milieu de mon sommeil, des rires, un cri puis des bruits de pas m'arrachèrent à mon sommeil. Je jetais un œil à l'horloge qui indiquait 2h48 ...

*C'est quoi ce bord*l ?!*

En me hissant en hauteur, je vis trois jeunes qui couraient car ils avaient à leur trousse des adultes. Ils se firent rattrapé en un rien de temps et je tendais l'oreille pour savoir ce que les "vieux", catégorie des plus de 25 ans, vociféraient. Les mots qui en sortirent furent... Couvre-feu et sanction. La suite était plutôt drôle. La nuit n'était pas très chaude et comme pour se venger d'avoir été réveillés, les adultes ont fait enlever le tee-shirt des fuyards, les ont aspergé d'eau apparemment glacée si on en croit leurs cris et leur ont fait faire des exercices physiques de tous types et cela durant une bonne heure. L'idée que je ne devais pas attiré l'attention me traversait la tête et je me faufilais dans un bâtiment pour y finir ma nuit à l'abri bien qu'à même le sol.
Le reste de la nuit se déroula sans accroc. N'étant pas du matin et après avoir été dérangé au milieu de la nuit, c'est fatigué que je me réveillais difficilement. La sensation de faim, plus importante encore qu'avant de dormir, me faisait tourner la tête. Je grognais quand je percevais alors des bruits et paroles de l'extérieur.

"... Il est 8h05 ... On devrait déjà être en cours...!"


Hum... Les cours ? Mais oui les cours ! Je devais me dépêcher d'y aller malgré qu'ils me donnent des crises d'urticaires car cela serait toujours mieux que les sanctions. En effet, s'ils avaient su se montrer si "cruels" avec autant de fatigue alors je n'osais même pas imaginé ce dont les adultes étaient capables les idées claires. Saisissant mon papier dans ma poche, je regardais où je devais me rendre.

*Cours de... Stratégie ?! C'est pas vrai !*

Sans plus de plainte, je me dépêchais à me mettre en route. Grâce au plan du papier, je m'orientais jusqu'à un bâtiment au toit vert. Courant à travers les couloirs, je ne manquais pas de bousculer quelqu'un ce qui me fit trébucher. Je me relevais et grognais mais j'adressais néanmoins un bref "pardon" à l'individu. Dans ma précipitation, je ne pus m'attarder à sa description mais c'était un homme, plutôt grand, aux cheveux bruns/noirs, le visage fermé, presque méchant et qui dégageait une aura malsaine (C'est toi Mod' !). Je me dépêchais le plus possible. 8h12... J'étais dans la panade! Quand j'approchais enfin de ma classe, la porte était entrouverte. D'un coup d'épaule, je l'ouvrais brutalement ce qui me valut le droit de joncher une nouvelle fois le sol mais devant plein d'adolescents cette fois-ci. Je me relevais le plus vite possible et essayait de me donner de la contenance en prenant une pose "BadAss". Alors que je m'attendais à des rires d'élèves ou alors à des réprimandes du professeur, j'ai eu le droit à la place de supporter les regards de poissons morts d'une classe qui s'était levée tel un bloc uni croyant que leur enseignant était enfin arrivé. C'était flippant. Ils portaient tous le même uniforme, que ce soit fille ou garçon. Alors que tout le monde se rasseyait dans le silence, j'en profitais d'être devant la classe pour repérer une place ou s'asseoir, des amis potentiels et des jolies filles malgré que je sois très timide avec la gente féminine. Je me mis à rire bruyamment en me présentant.

-Vous êtes tous assorti, c'est trop drôle ! On dirait des pingouins ! Bref... Moi c'est Ben Iblis, j'ai 18 ans et je serais votre camarade en attendant que je puisse me tirer d'ici !

*Auc... Aucune réaction ?! Ils sont super flippant ces gens !*

8h14 maintenant... J'étais en retard mais le prof' n'en saurait rien puisque lui-même n'était pas encore là. Alors que je continuais à faire mon bazar, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir. Je me précipitais vers la table libre au fond contre la fenêtre. Dos contre le mur, tête supportée par la main et jambes étendus dans l'allée où passe le prof', j'assistais à l'arrivée d'un individu dans notre pièce.

*Oh non... Pas lui !!!*
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Re: Les foudres du prof' ! - Sam 12 Jan 2013 - 0:10

Les foudres du prof

Sale début de journée

C'était une journée qui commençait bien mal pour le professeur de stratégie. Il était sortit toute la nuit, afin de collecter comme à son habitude, toujours plus d'âme afin de remplir l'estomac de ce gourmand de Martyrs. Il devait en plus de cela se lever très tôt, parce que malheureusement, il s'était déjà bien trop absenté depuis son arrivée, et en manque d'autres professeurs de sa matière, il allait absolument devoir se présenter afin de donner son cours afin que les élèves ne prennent pas trop de retard. A bien y penser, quelle était l'utilité d'aller leur apprendre la stratégie ? A peine la moitié d'entre eux étaient capable de comprendre ce qu'était la formation de la tortue et l'autre moitié, capables de comprendre les bases des formations militaires, n'étaient même pas capable de contrer une embuscade en étoile, alors à quoi bon tenter de leur inculquer des connaissances poussées dans les stratégies les plus difficiles à maitriser si même les jeux d'enfants étaient trop complexes à leurs yeux d'adolescents stupides ? Il n'avait cependant pas le choix, c'était un ordre direct des enfoirés de dirlos qui l'avaient ramené jusqu'ici à la Deus Academia. A bien y réfléchir, il était mieux dans son rôle de professeur, puisqu'il aurait très bien pu finir comme ces repentis, dans une cuisine, à nettoyer les chiottes ou même à devoir surveiller ces sales gosses toute la nuit afin d'éviter qu'ils ne contournent le règlement en sortant après le début du couvre feu. D'ailleurs, quelle connerie c'était que ce couvre feu, même morts et avec l'éternité devant eux, les élèves n'avaient pas le droit de profiter de leur nouvelle vie, une vrai idiotie. M'enfin, Modrus n'allait pas non plus s'en plaindre, cela lui permettait de mener à bien ses petites excursions nocturnes sans avoir à esquiver le regard de l'un ou l'autre adolescent un peu trop curieux. Oh tiens, les draps du sombre homme commençaient à bouger.

Il devait être à peu de choses près six heures trente lorsqu'il leva violemment le bras afin d'expulser ces draps qui lui tenaient chaud durant la nuit, ou du moins pour le peu de temps qu'il passait à dormir. Il sortit de ses draps, le plus légèrement vêtu possible, ne portant qu'un simple caleçon pour tout avouer. Il commença par s'asseoir sur le bord du lit, prenant sur sa table de nuit l'une des tiges de tabac qui trainaient là, l'allumant, il inspirait, consumant lentement mais surement cette tige d'herbes, avant d'expirer la fumée qui se propagea dans la pièce. Fumer était toujours un véritable plaisir. Non il ne fumait pas du goudron comme certains, mais préférait de loin ce qui était totalement naturel, fait main à bases d'herbes aux vertus relaxantes. Oui, il prenait ça pour se calmer, alors imaginez comment il serait s'il ne fumait pas ça ... Il termina ce bâton d'herbes, et se leva enfin pour se diriger vers une pièce reculée de sa demeure de professeur, la salle de bain. Comme chaque matin, il prenait sa douche, puis prenait un peu de temps pour se préparer un petit déjeuner qu'il dévorait avec plaisir avant de se brosser les dents et finir par se raser tout en gardant sa petite barbe personnalisée. J'ai peut-être omis de dire qu'il faisait tout cela en ne portant qu'un peignoir sur lui. Enfin, alors que sept heures tapante était là, il s'habillait, dans le même style qu'habituellement, puisqu'il appréciait tellement porter ce genre d'habits. Au vu de l'heure qu'il était, il était déjà prêt pour partir donner son cours et partager ses connaissances avec les élèves qui se seraient déplacés. Il était donc plus que normal de penser qu'il allait arriver à l'heure, et peut-être même en avance en salle de classe, mais c'était trop attendre de lui, qui n'aimait pas spécialement sa fonction et qui comme à son habitude, arriverait en retard d'un bon quart d'heure afin de ne donner qu'une demi heure de cours et qui sait encore moins si un fauteur de trouble venait à s'être immiscé dans le groupe d'étudiants au grand bonheur du sombre stratège.

Il quitta sa chambre sur le coup de huit heures, soit seulement cinq petites minutes avant de devoir donner son cours. Au vu de la distance qui séparait ses appartements de la salle de classe, il était inutile de préciser qu'il ne serait jamais à l'heure afin de commencer à donner sa matière pour huit heures et cinq minutes. Il marchait d'un pas lent, comme s'il avait presque envie d'arriver à huit heures et cinquante minutes, histoire de dire bonjour et au revoir, mais ce n'était pas du tout professionnel, et il se passerait bien des remontrances de ses supérieurs. Il accéléra finalement sa marche, afin d'arriver assez vite dans les couleurs des bâtiments scolaires. Là où il devait normalement donner sa matière à cette bande d'écervelés qui ne comprenaient rien à rien dans ce cours où la réflexion et la logique sont très souvent mises à rude épreuve. Alors qu'il était presque arrivé dans le couloir donnant sur sa classe, il se fit bousculer par un individu légèrement étrange, doté de deux cornes sur la tête. Malgré les excuses du jeune homme, il n'apprécia guère de s'être fait de la sorte rentré dedans. Définitivement, cette journée était plus que mal débutée. Enfin, il était arrivé devant sa classe, dans laquelle il entra sans adresser la moindre salutation amicale aux élèves. Il déposa Martyrs, son fidèle livre démoniaque sur le bureau, et fixa longuement la classe, avant d'afficher un magnifique sourire malsain et d'ajouter d'une voix atrocement froide le déroulement de la prochain demi heure de cours.

- Aujourd'hui, vous allez tous prendre vos manuels, trouver la page 90, et me faire le plaisir d'imaginer une stratégie digne de contrer celle qui y est décrite. Nous avons vu cela au dernier cours, et bien que ce remonte à près d'une semaine, vous avez intérêt à réussir. Je vous promets que tout échec de la part de qui que ce soit, entrainera une somptueuse punition collective. Mais n'ayez crainte, comme à chaque fois, je saurai me montrer généreux si vous parvenez tous à réussir cet exercice au combien simple. Vous avez une vingtaine de minute pour faire cela.

Bien entendu, comme à chaque fois, la totalité du groupe ne parviendrait pas à réussir cet exercice, d'autant plus que cette fois-ci, il fallait se mettre dans la peau du grand Cao Cao et contre la stratégie défensive des armées Wu et Shu lors de la bataille de la falaise rouge, une chose très ardue même pour un très fin stratège. Puis, au fin fond de la classe, il le remarqua, cet individu qui l'avait bousculé. Lentement, il soupira, puis, à la vitesse d'une fusée, une craie se dirigea à vive allure vers cet élève. Oh oui, la journée commençait mal, mais pas uniquement pour lui !


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Re: Les foudres du prof' ! - Sam 12 Jan 2013 - 10:39
Fidèle à l'image de l'élève fumiste, j'étais adossé au mur, la tête supportée par mon seul bras sur la table et les jambes dans "l'allée". Je prenais mes aises comme si j'étais sur mon canapé à la différence près que j'étais en cours de stratégie. Cours animé par l'homme à l'air menaçant que j'avais eu le malheur de percuté quelques instants plus tôt dans les couloirs pour avoir le moins de retard possible. C'était la boule au ventre et la gorge serrée que je suivais son entrée dans la classe du regard. De cet homme plutôt impressionnant physiquement se dégageait une aura malsaine. Côté méprisable qui se trouvait renforcé par le fait qu'en entrant dans la pièce, il n'avait esquissé aucun regard ni aucune politesse pour la classe dont il allait s'occuper. Avec mes amis, nous avions tendance à classer les profs' de son genre dans la case des "Nés pour être dictateur mais qui ont fini par atterrir dans notre classe". Malgré le fait que ces enseignants se montraient particulièrement agressif, ils n'en restaient pas moins humain et étaient sensible aux politesses. C'est pourquoi je me disais qu'il ne me tiendrait plus rigueur de l'avoir bousculé ce matin et qu'il ne me dirait rien pour mon retard puisqu'il était arrivé après moi. Et puis après tout... La pire des sanctions qu'il pouvait appliquer était un passage chez le Dirlo', n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? Il m'avait semblé voir quelque chose là-dessus dans le règlement mais ça ne me revenait pas. Tant pis... Tous les élèves de la classe, dans leur "beau" uniforme, s'étaient levés à l'unisson pour accueillir le professeur sauf moi. Ils étaient vraiment trop parfaits! Je me sentais en trop m'enfin bon... Si être présent en classe pouvait m'éviter les corrections un peu trop abusées, ça m'arrangeait bien!
Le professeur s'installa enfin à son bureau en posant dessus un livre noir. Il regardait un long moment la classe avant qu'un sourire de mauvaise augure n'illumine son visage. Les élèves s'asseyaient afin de recevoir le cours. L'enseignant nous expliqua d'une voix à faire froid dans le dos les consignes pour la demie heure qui arrivait. Les propos qu'il tenait étaient sordides et le ton de sa voix n'arrangeait vraiment pas les choses. Je pouvais lire de la crainte dans le comportement de certains élèves.

*Non mais sans déconner... C'est vraiment un prof' ce type flippant ? On croirait avoir affaire à un psychopathe !*

Si je résumais bien la situation, l'exercice du jour, qui bien entendu était sur un livre que je n'avais pas, portait sur le cours de la semaine dernière que forcément je n'avais pas eut et que si par malheur un élève loupait l'exercice, tout le monde mangeait la sanction ? Mais il est fou ce prof' ! Je pensais avoir eut l'élite du pire avant le bac et voilà que j'avais l'impression que leur maître à tous se trouvait là, devant moi ! J'avais de plus en plus l'impression qu'il fallait pas le faire ch**r ce prof' ! Malheureusement pour moi comme pour lui, je n'ai jamais été un élève facile. Ça nous promettait bien du bon temps tiens !
Pour ne pas m'attirer les foudres de cette classe de gens "bizarres" en foirant lamentablement l'exercice, Je basculais sur ma chaise pour pouvoir suivre par dessus l'épaule de mon camarade de devant.

*Bizarre... Ça me dit quelque chose mais quoi ?*

Je me penchais plus encore pour mieux voir. L'élève devant moi souffrait du syndrome de la page blanche et tremblait. Soit il était sujet à un trop grand stress soit... Il avait peur ? Ok ok... Ce prof' avait un secret que je me devais de découvrir. Alors que je réfléchissais à ce problème qui m'était étrangement familier j'entendis un soupir venir du bureau de l'enseignant. Je levais la tête pour voir ce qu'il se passait quand un projectile me frappa violemment le front ce qui ne manqua pas de me faire tomber de ma chaise. Tous les regards d'élèves se tournèrent vers moi alors que je gisais au sol en frottant le point d'impact. Je me relevais soudain porté par l'énervement mais aussi par un éclair de génie. Ce prof' allait apprendre à me connaitre. Je me levais en prenant soin de ramasser la craie, m'avançait vers le bureau de l'enseignant et explosa la craie sur son bureau. Je plaquais ensuite fortement mes mains sur son bureau pour faire le plus de bruit possible et je le fixais droit dans les yeux d'un regard rempli de colère mais aussi de sadisme.

*Tu veux jouer mon s*laud ? Alors ok... On va jouer !*

Non mais ça va pas bien ou quoi dans la tête? Vous êtes cinglé ! C'est pas parce que vous êtes prof' que vous pouvez vous permettre d'instauré un règne de terreur dans votre classe! Vous savez pertinemment que même avec votre cours, l'exercice est bien trop difficile pour notre niveau d'élève!

Je me tournais vers les élèves avec un grand sourire et le pouce tendu en l'air. Ils me regardaient médusés, me suppliant presque d'arrêter ce massacre. Je tentais de leur faire un clin d'œil du droit mais je n'y arrivais. Pris de panique, je tâtais mon œil. Il était fermé. Je venais de me rendre compte que j'en avais perdu l'usage. Si cela ne m'avait pas choqué avant maintenant alors je pouvais très bien passer outre. J'en revenais à mes moutons en pointant le prof' du doigt,.

Vous voulez qu'on réponde à votre problème alors je vais le faire. Parce que Oui monsieur je connais la réponse!
J'ai fini tous les jeux vidéo de la saga "Dynasty Warriors" parus en Occident grâce à des heures de cours que j'ai séché donc je peux vous dire que ce situation ressemble à s'y méprendre à la bataille de la falaise rouge. Le général de l'opposant A, admettons que ce soit la dynastie WEI menée par Caocao, a fait l'erreur de ne compter que sur la supériorité numérique de troupes qu'il avait sur l'opposant B, qui est l'union de la dynastie Wu et de la dynastie Shu, sans prendre en compte d'autres facteurs. Facteurs qui sont... Je m'en souviens plus mais vous voyez où je veux en venir n'est-ce pas ? Ils ont joué à qui avait la plus grosse et le perdant,l'opposant B, a dit :"T'façon... C'est pas la taille qui compte mais la manière de s'en servir !" !
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Re: Les foudres du prof' ! - Sam 12 Jan 2013 - 20:49

Les foudres du prof

En voilà un qui vaut la peine !

Alors qu'il avait donné ses consignes, des plus sadiques bien entendu, les élèves s'étaient directement mis au boulot, et ne faisaient preuve d'aucune résistance. Au tout début de ses cours, certains tentaient vainement de se rebeller devant ses exercices plus qu'irréalisables, mais s'étaient très vite mêlés à la masse de ces sages étudiants calmes et silencieux, qui exécutaient sans se plaindre toutes les exigences du sombre stratège. Cette fois-ci encore ce fût une réussite. Avant d'avoir lancé la craie, bien entendu, il avait remarqué ce nouveau venu qui l'avait bousculé un peu plus tôt dans la matinée, n'ayant pas son livre. Bien entendu, la raison pour laquelle il avait envoyé ce projectile à une vitesse ahurissante n'était pas seulement cette légère bousculade dans les couloirs, quoi qu'un peu en fait. Mais si ce n'avait était que cela, il aurait envoyé ce morceau de craie avec bien moins de force. Non comptant d'arriver en retard en salle de classe, il n'avait pas les documents nécessaires à suivre la matière et tentaient d'obtenir les informations utiles en fixant ce qu'il se passait sur le banc positionné juste devant le sien. Modrus n'était pas adepte de la coopération et de l'entraide entre les étudiants durant ses heures de cours. Pour ce qui était des travaux à rendre plus tard, ou même pour les exercices en plein air, il n'avait aucun soucis à les laisser se mettre en duo, voir même en trio, mais c'était hors de question pendant une épreuve purement théorique. C'était les raisons pour lesquelles cette craie avait été lancée avec une telle puissance, et encore, il aurait très bien pu l'envoyer avec bien plus de force, mais s'il avait encore blessé grièvement un autre élève durant un cours qu'il donnait, il se serait sévèrement fait remonter les bretelles. Après tout, ce n'était pas pour rien si toute la rangée du fond était désertée, tous les occupants de cette dernière étaient à l'infirmerie pour sévères maux infligés par le professeur de stratégie, et s'était vu offrir un dispense par un autre professeur du même cours simplement pour éviter d'être à nouveau soumis à la tyrannie de ce fou furieux. La craie avait fait mouche, frappant l'adolescent cornu en plein front. Après tout, Modrus ne ratait jamais sa cible, ou du moins très rarement, surtout à une distance si réduite. Le bougre n'était même pas à une dizaine de mètres de son bureau. C'était ça l'avantage de donner cours à des classes plus réduites, moins d'élèves, plus de proximité, et plus de facilité, surtout pour les apeurer. Il était fier de son coup, heureux tout en restant sérieux d'avoir frappé au centre de la cible de son projectile propulsé à cette vitesse vertigineuse. Bien entendu, l'élève ne tarda pas à réagir, semblant faire partit de ces rebelles qui cherchent à surpasser les professeurs. Dans cette classe, il ne gagnerait pas en prestige pour cette tentative suicidaire, et ne se verrait certainement pas mis sur un pied d'estalle s'il venait à apporter de nouvelle sanctions à la totalité du groupe. Puis, comme pour rappeler Modrus à l'ordre, Martyrs prit la parole, une nouvelle fois, sa voix uniquement audible de lui. L'élève s'était déjà mis en route vers son bureau.

- N'oublie pas, reste calme avec lui, ne le tue pas, du moins, pas tout de suite. On n'est pas encore prêt à attirer l'attention.

Il était enfin arrivé à hauteur du professeur, explosant le morceau de craie sur le bureau. Cette action n'eut aucun effet sur ce dernier, donc si c'était une tentative pour l'impressionner, c'était mal partit pour lui. Ce regard sadique plongé dans le sien n'ajouta aucune note de crédibilité à l'adolescent, et ses poings frappant le bois non plus d'ailleurs. Tout ce qu'il allait y gagner, c'était de se prendre sur le dos l'une des personnes chargée du ménage pour avoir salopé le bureau en y explosant le projectile du sombre stratège. C'était bête pour lui, puisque semblant nouveau, il allait déjà se faire l'ennemi d'un repenti ayant déjà bien assez de travail comme ça de base. En temps normal, rien que pour cela, il lui aurait déjà saisit la tête pour le faire passer par dessus le bureau et lui exploser son sale petit nez d'élève rebelle sur le tableau, mais comme Martyrs l'avait souligné, il devait encore rester calme et être plus cool avec la marmaille à qui il devait enseigner cette matière à laquelle aucun d'eux ne semblait comprendre la moindre virgule ni le moindre point. Les paroles qui s'ajoutèrent à la suite, eurent pour simple effet de faire sourire le dévoreur du coin de la bouche, lui qui justement faisait ces exercices pour qu'ils soient trop compliqués. Il n'instaurait pas un règne de terreur, il faisait simplement en sorte que ses élèves soient tellement obéissants, qu'on pourrait les prendre pour les futurs condamnés à mort, les prochains à marcher vers le peloton d'exécution pour y recevoir leur jugement dernier. Son attitude additionnelle de mec classe qui veut se le jouer devant les autres élèves, en osant lever son pouce en leur direction eut cependant pour simple utilité de faire monter d'un cran l'énervement du sombre homme. Les deux rubis qui lui servaient d'yeux allaient bientôt déverser sur l'élève un torrent de douleurs s'il ne stoppait pas immédiatement son spectacle ridicule face à l'entièreté de la classe. Son discours qui suivit eut pour action de faire littéralement chier Modrus, qui n'allait pas en rester là. Après tout, il était vraiment à cran ce jour-là. D'une voix encore plus hostile qu'auparavant, il s'adressait à la classe toute entière.

- Très chers élèves, votre camarades ici présent a totalement raison, cet exercice est trop compliqué. Tellement compliqué, qu'il détient à lui seul une partie de la réponse sans même avoir suivit mon cours. C'est donc très difficile n'est-ce pas ?

En discutant, il avait contourné son bureau, s'étant lentement approché de cet élève dont il ignorait toujours l'identité. Puis, d'un geste rapide, il se saisit de la tête de ce jeune homme, et l'écrasa sans trop lui faire mal bien entendu sur le bureau. D'une voix des plus froides, il s'adressa à ce dernier.

- Et peut-on savoir quelle est le petit nom de ce brillant jeune homme qui se permet de qualifier mes cours de trop compliqués alors qu'il connait déjà les réponses ?

Malgré ses actions, Modrus ne pouvait s'empêcher, de le trouver intéressant. Il avait bien fait de se lever ce matin là, il en avait enfin trouvé un, d'élève qui en valait légèrement la peine.


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Re: Les foudres du prof' ! - Jeu 24 Jan 2013 - 14:12
Alors que je venais de finir ma prestation avec panache, je me tournais fière de moi vers la classe prêt à recevoir des sourires ou des sifflements pour avoir tenu tête au prof' d'une manière si cool. Je n'eus, à ma grande surprise, que des regards mécontents et emprunts de peur de représailles de la part de l'enseignant. Les gens de cette classe me faisaient définitivement flipper. Ils étaient bien trop sages, rien avoir avec les élèves qu'il m'avait été donné la chance de m'en faire des amis quand j'étais vivant. Je me rappelais avoir été dans une classe qu'aucun prof' ne voulait prendre à cause du fait que nous étions vraiment intenables. C'étais le bon temps. Ah oui... Vous aviez peut être remarqué mais je tenais à dire que si je résonnais comme quelqu'un qui serait mort pour "renaître ?" sous la forme d'un apprenti-dieu, c'était pour me faire à cette idée bien que j'étais convaincu d'être toujours en vie.
Bref...Mon esprit se reconnectait à la réalité quand le professeur prenait enfin la parole.
Je me tournais vers lui pour l'écouter car malgré que je sois une "forte tête", je ne manquais pas de respect pour autant.... Enfin, pas volontairement ! Je l'écoutais donc nous expliquer que j'avais raison et qu'en effet, ses exercices étaient trop durs pour nous... Ou était-ce de l'ironie ? Sa dernière phrase me faisait douter mais je n'ai jamais été bon pour deviner ce genre de choses. Cependant, il avait clairement dit , où tout du moins je le pensais, que j'avais une partie de la réponse sans même n'avoir jamais suivi son cours. C'était donc avec un immense sentiment de fierté que je me tournais vers les autres élèves. Avec un sourire condescendant, je les regardais s'exciter sur les feuilles pour vérifier ma théorie. Je ne peux retenir un rire bruyant. Soudainement, je sentais une force de pression derrière ma tête qui m’aplatissait sur le bureau.

*Oh b*rdel !!!*

Jamais de ma vie, malgré qu'avec le temps je me rendais compte que à quel point j'étais un véritable casse-pied, un prof' n'avait porté la main sur moi. Encore, je pouvais laisser passer le projectile car quand j'étais au lycée mon enseignant d'anglais nous balançait ses marqueurs dessus quand on bavardait mais là... Ça dépassait les bornes. Il poussait l'bouchon trop loin Maurice ! En plus, grâce à ma chance légendaire, mon nez cassé la veille par Salvotre Doni heurta le bureau. Malgré que ce n'était pas fort, une vive douleur me parcourait ce qui produisait des étincelles autour de mes cornes. Je réprimais un cri de douleur au fond de mon être et alors que je sentais un peu de "vraie" colère monter en moi, j'entendais sa voix. Cette voix m'avait provoqué un frisson qui m'a parcouru toute l'échine tant sa froideur était inquiétante. Il demanda le nom de ce "BRILLANT" jeune homme. Il parlait de moi là ? J'oubliais la situation et mon visage s'illumina d'un grand sourire. Je jouissais d'un égal sur dimensionné et il venait tout juste de le flatter. J’essayais de me redresser pour répondre à sa question mais il me tenait fermement le bougre. Soudain une étincelle de génie. C'était le cas de la dire puisque je venais d'avoir une idée saugrenue mais qui pouvais marcher. Doni m'avait bien dit que je pouvais maîtriser l'électricité non ? Je me concentrais alors pour envoyer une petite décharge dans les mains du prof' pour que je puisse me dégager de son emprise. Après un bruit de mouche qui se prend dans une lampe fluorescente et une sensation de décharge, je pus me redresser. Je le regardais avec mon grand sourire habituel prêt à répondre à toutes ses questions.

"Moi, c'est Ben... Ben Iblis ! Je dois avouer que votre jeu de mot avec "brillant" était pas mal trouvé en plus d'être flatteur..."

Je me grattais la tête, riant en repensant à cette "blague" que le prof' n'avait sans doute pas fait exprès de faire.

"Mais là n'est pas la question ! Je viens d'arriver et je connais déjà la réponse car elle se trouvait dans un jeu vidéo auquel j'ai joué des heures jusqu'à en avoir mal aux doigts. Laissez-moi alors vous poser une question. Concrètement,à quoi ça sert d'apprendre des stratégies alors que mis à part dans les jeux vidéos, on s'en fout ?! Personnellement, j'ai été casser du gob' hier et j'ai pas réfléchi pour autant à comment j'allais m'y prendre. Ok j'ai failli crever mais le fait est que on se préoccupe peu de ça dans la vie de tous les jours. Au final, c'est aussi pratique qu'un cours de philo' au lycée bien que ce soit plus intéressant de parler jeux vidéos !"

Alors que je parlais, je me dis que j'y allais peut être un peu fort et que je me devais d'essayer de calmer les choses avant de me faire matraquer par ce prof' visiblement bien plus fort que moi. J marquais don un temps d'arrêt dans mes paroles avant de reprendre avec une mine faussement désolée pour lui.

"Attention, attention... Vous vexez pas hein ?! J'dis pas que votre cours est nul mais regardez... Concrètement, pour moi qui ne me sers jamais de mes méninges parce que c'est trop fatiguant et trop chiant ou pour ces buses *Je désignais la classe*, votre cours est beaucoup trop pointu. Croyez moi, ça ne sert à rien d'être aussi sévère avec nous si pour qu'au final, vous n'ayez en retour que des regards vides de poissons morts et des questions plus c*nnes les unes que les autres."

Je me regrattais la tête, pouffant de rire quand je vis les regards haineux qu'on me jetait de partout dans la salle !

_________________________________________

HRP :
Spoiler:
 
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Re: Les foudres du prof' ! - Dim 27 Jan 2013 - 23:49

Les foudres du prof

Rappel à l'ordre

Alors que la main de Modrus tenait fermement Ben contre le bureau, il pouvait observer le visage légèrement décomposé de sa classe, comme s'ils avaient déjà tous compris que les choses n'allaient faire qu'empirer pour eux suite au comportement irrespectueux de cet élève, qui semblait bien être un petit nouveau dans ce lieu. Peut-être ne lui avait on pas encore parlé de ce professeur sadique que personne n'apprécie et évite. Il lui ferait comprendre pourquoi les autres ne supportaient pas longtemps la compagnie de cet abjecte personnage. Certes, il restait fort à parier que l'adolescent continuerait à se rebeller jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il n'aurait pas le dernier mot avec lui, ou bien il devrait le lui faire accepter d'une manière ou d'une autre qu'ici, c'était sa salle de classe, et qu'hormis lui, personne n'avait son mot à dire quant à l'organisation des cours et de tout ce qui en découle. Il n'hésiterait pas à user de la force s'il fallait en arriver là afin de faire entrer cette information dans sa petite tête d'étudiant. Ils avaient décidément du mal à admettre le fait qu'ici, ils n'étaient rien de plus que la vermine et que leur seul rôle était d'apprendre ce que les professeurs leur ordonnait de connaitre, et que la rébellion n'était pas une option qui s'offrait à eux. Penchant pour sa première hypothèse du nouveau venu, le sombre stratège saurait se montrer indulgent avec le jeune homme, et ne lui infligerait sans doute qu'un petit passage à l'infirmerie pour traiter quelques bleus et son visage très certainement ensanglanté suite au violent choc avec le bureau. Rien de bien dramatique quand on sait ce dont il était habituellement capable lorsque l'on se dresse face à lui alors que la diplomatie n'est pas de mise. Gardant sa main appuyée, il perdit cependant légèrement sa concentration, interpellé une nouvelle fois par Martyrs.

- T'y vas un peu fort là, calme toi ...
- J'en ai aucune envie, je commence à peine à m'amuser ...

Alors qu'il avait eu la tête ailleurs durant quelques secondes, le professeur de stratégie n'avait pas tenu son attention portée sur l'adolescent dont il écrasait la tête sur le bois, et restait légèrement à l'ouest. Son regard froid se posa cependant à nouveau sur le jeune homme lorsqu'un crépitement se fit ouïr en provenance de ce dernier. Lui qui ne connaissait pas le domaine divinatoire de son élève n'allait pas tarder à le découvrir, celui de la foudre. Il ne connaissait pas ses capacités, l'élève allait donc se charger de le mettre au courant -TOUDOUM TSSS- avec une petite décharge, rien de bien dangereux, mais de quoi lui faire ôter sa main vite fait bien fait, réflexe inné. Reculant de deux ou trois pas, Modrus avait été surpris par l'offensive, ou plutôt la tentative de défense du jeune homme et n'appréciait pas cela du tout. Il se plongea dans une colère noire, son visage se serra fortement alors que le jeune homme parlait. Il ne portait plus du tout attention à ce dernier, et n'écoutait guère ses paroles. Lentement, sans aucun bruit, le katana du professeur se souleva du sol et vint se déposer dégainé dans la main du jeune homme. Il n'allait pas tolérer une telle offense.

- Non, arrête tes conneries Modrus ! Tout de suite !
- ...

Le jeune homme semblait avoir finis de parler, mais il n'avait absolument rien écouté de ce qu'il avait dis. Il se tournait vers le reste de la classe, un sourire malsain affiché au visage, rien de bien sympathique en vue sans doute. Certes il avait poussé le bouchon bien trop loin avec Ben, mais il ne supportait pas le coup de jus offert par ce dernier, et allait bien faire passer le message à l'auteur comme au reste de la classe. D'une voix excessivement froide et à la limite des cris, il s'exclama.

- Afin de terminer le cours sur une note très instructive pour tous, voilà dorénavant ce qui attend ceux qui oseront tenter de me tenir tête.

Alors qu'il terminait à peine de parler, sa main tenant le katana était levée à pleine vitesse, tranchant vivement le jeune homme qui ne s'y attendait certainement pas. Le coup visait le torse, non pas pour tuer, mais pour blesser et faire souffrir, afin de rappeler qui est le maître des lieux. Le sang allait couler, légèrement, mais pas trop, les vêtements étaient fichus par contre, mais tant pis, c'était tout ce qu'il méritait. Ça n'allait pas être une petite blessure qui allait tuer ce genre de rebelle n'est-ce pas ? A moins que ce ne soit que pour faire genre !


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Re: Les foudres du prof' ! - Ven 8 Fév 2013 - 16:19
Le premier jour de cours... Le premier jour est crucial pour le reste de l'année scolaire. C'est lors de celui-ci qu'on repère ses futurs "potes" et les conquêtes potentielles. Il faut taper fort dès le début, impressionner, bref... MARQUER LES ESPRITS !!!
N'étant pas quelqu'un de timide, j'aimais que l'on me remarque. Je n'appréciais pas passer inaperçu quand j'allais quelque part. Mon égal ne le supportait pas. J'aimais attirer l'attention sur moi comme un gamin qui réclame de l'affection. Je voulais être "aimé". Cette classe n'aurait donc surement pas fait exception à la règle.
Ainsi, je m'étais offert une arrivée de "comique" pour donner le sourire à mes camarades malgré le risque de me faire réprimander par le prof' pour mon retard. Parlons-en du prof' d'ailleurs... Il était plus en retard que moi et à mon grand malheur, c'était l'homme que je venais de renverser en arrivant. A coup sure, je deviendrais sa tête de turc dès lors qu'il m'aurait repérer au fond de la classe. En soi, ce n'était pas un vrai problème car de mon vivant, j'étais la cible de mes enseignants en raison de mon comportement de "rebelle" qui me poussait à leur répondre ou à faire le pitre bien que je n'étais pas méchant pour autant. Un agitateur, voilà ! J'étais l'agitateur de ma classe, celui qui faisait rire les brutes et les faibles, les "je m'en foutiste" ou les bons élèves. Je ne comptais plus mes heures de colles tant elles se multipliaient plus vite que les cellules des êtres vivants. C'était loin d'être un problème car j'avais comme récompense les rires et l'approbation de mes camarades. J'étais le moteur de la bonne ambiance, une vraie pile électrique. Ce n'était donc pas ce prof' qui allait me faire changer. Cependant, je comprenais bien vite que tout n'allait pas dans mon sens quand à ma première pitrerie, je n'eus en retour que des regards vides des zombies lobotomisés qui me servaient de camarades. C'était flippant mais je m'étais ça sur le compte de la fatigue. Ensuite, quand j'allais à la rencontre de l'enseignant pour lui rendre la craie qu'il m'avait envoyé en plein dans le front, je pouvais sentir de la peur dans le regard de certains élèves comme si j'allais au devant de grands dangers. J'avais envie de leur dire de se calmer car après tout, ce n'était qu'un prof' et qu'il n'avait pas le droit de faire plus que de m'envoyer une craie dans le front, me coller ou me renvoyer du cours. Au combien mon erreur fut grande ! Je commençais à comprendre pourquoi l'ambiance était si tendue dans ce cours quand l'enseignant me plaqua la tête sur son bureau pour me poser quelques questions. Je n'avais jamais eut à faire à ça de mon vivant et ce n'était certainement pas un prof', aussi influent soit-il qui allait porter la main sur ma divine personne. J'avais donc tiré parti des bizarreries dont m'avait parlé Salvatore, le blondinet rencontré la veille, pour me défaire de son étreinte. Encore une fois, je regardais vers les élèves pour un peu de soutien mais encore une fois, ils me maudissaient. L'enseignant quand à lui avait le visage qui se fermait et de la colère dans le regard.

*Ahlala... Il a l'air contrarié notre "grand" stratège... !*

Soudain, un bruit d'acier se fit entendre. Mon professeur de stratégie venait de se saisir de son katana et l'avait dégainé. Je pensais à une tentative désespérée de sa part pour récupérer un semblant d'autorité qu'il n'arrivait pas à avoir sur moi malgré son statut d'enseignant... C'était d'un ridicule ! Je m'attendais à ce qu'il me vire comme n'importe quel prof' mais pas comme un vieux cinglé qui n'a pour seul option que l'intimidation pour se faire obéir. L'aurais-je fait craquer ? Sans doute aurais-je du lui présenter mes plus plates excuses. M'enfin... J'allais le faire jusqu'à ce qu'il se retourne vers la classe pour parler. Il était quand même bizarre ce type. Alors qu'il y a un instant son visage affichait de la colère, il avait maintenant un sourire malsain. En plus il s'exprimait en criant malgré que sa voix restait très froide, très inquiétante comme s'il était partagé entre une colère indescriptible et un besoin malsain de vengeance. Il allait faire une démonstration à la classe de la nouvelle sanction pour les fortes têtes. Je passais mon tour pour la crainte qu'il essayait de faire naître au sein de la classe. Je le regardais lever son katana avant de l'abattre violemment vers moi. N'y croyant pas une seule seconde, j'affichais un grand sourire pour mes camarades.

*Keep cool, c'est du bluff !*

Sa lame... La lame de son katana était froide. Je l'avais senti quand elle m'avait tranché les chaires du torse en deux. Mon sourire s’effaça aussi vite qu'il était apparut. Je tombais à genoux, l'esprit et les yeux dans le vague. Les bras ballants, j'étais comme figé, regardant le vide qui s’étendait au dessus du sol. Je n'avais pas mal. Non... Je n'avais pas conscience d'avoir mal, je n'en avais plus conscience. Sans doute étais-je en état de choc. Ne m'attendant vraiment pas à ça de la part d'un prof', la peur et la surprise m'avaient fait basculé dans cet état de léthargie. Soudain, un bruit. Un "ploc" presque inaudible, semblable à celui d'une goutte d'eau qui heurterait le sol. Une... goutte? Je regardais le sol devant moi. Je ne me rappelais pas de cette trace rouge... Puis, je vis cette tâche ondulée au moment même d'un nouveau "ploc". Du... Du sang ? Doucement je portais ma main au torse, à l'endroit que je pensais avoir été touché par le katana de l'enseignant. C'était chaud et humide. Je ramenais ma main devant mon visage pour m’apercevoir que mon sang s'était maintenant écoulé dessus. A cette vision, mes poils se hérissèrent et je reprenais donc contact avec la réalité. La douleur était passé pendant que j'étais amorphe, je n'avais donc que la sensation de "charge" qui se rependait dans mon organisme grâce au message nerveux ce qui fit illuminer mes cornes. Je me levais, partagé entre la colère et l'excitation du à l’adrénaline.

MON T-SHIRT !!!

Pourquoi avais-je dit ça ? Était-ce vraiment le plus important ? N'en voulais-je pas au prof' de m'avoir fait saigner plutôt que d'avoir abîmé mon t-shirt ? Qu'importe. Dans la classe, il n'y avait plus que l'enseignant et moi, les autres élèves n'existant plus pour le moment dans mon champ de vision. De ma main gauche, je lui agrippais le col malgré qu'il soit armé alors que je serrais ma main droite pleine de sang pour lui exploser la tête. Alors que j'armais mon coup de poing, j'entendis la sonnerie retentir. Je plongeais mon regard dans celui du prof' avant de lui relâcher la veste et de baisser ma main droite. Je soupirais en lui tournant le dos.

Tsss... Ce n'est que partie remise... !

Je m'avançais vers la porte, le t-shirt déchiré et le torse en sang quand je vis que les autres élèves étaient encore là et qu'ils me regardaient horrifiés.

Bande de loosers !

J'ouvris la porte d'un coup de pied pour montrer que j'étais encore en colère avant de me retourner vers le prof'. Je m'armais de mon sourire habituel comme pour lui lancer le défi de me faire changer avant de disparaître dans le coin de la porte.
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Re: Les foudres du prof' ! - Ven 8 Fév 2013 - 17:49

Les foudres du prof
Ce post est un peu HS sur les bords, même beaucoup, mais c'est surtout pour expliquer le ressentiment de Modrus face à Ben plutôt que de laisser le rp se terminer comme ça, sans rien savoir de plus.

Entre courage & folie

A travers les siècle, bien des hommes ont réalisés des actes plus impressionnants les uns que les autres, construisants les édifices les plus spectaculaires qui soient, d'autres remportants des batailles, des guerres qui semblaient perdues d'avance. Certains, alors même que la mort les guettaient et passait sa faux sous leur cou continuaient à tenir leur glaive pour faire face à l'adversité. Tous tombèrent un jour, de la main de l'opposant ou des forces de la nature, mais leurs noms eux, restèrent gravés à jamais dans les mémoires. Depuis son arrivée à la Deus Académia, Modrus n'avait pas encore eu la chance de trouver quelqu'un qui soit digne d'attirer son attention, quelqu'un dont le potentiel caché était immense, et dont le caractère était fort, celui d'un meneur, de quelqu'un qui ne se laisserait pas marcher sur les pieds, et qui quoi qu'il en coute, ferait face à l'adversaire jusqu'à ne plus en être capable. Peut-être avait il trouvé une personne qui avait les capacités d'être celui qu'il cherchait. Ben Iblis, avait osé se dresser contre lui, même s'il s'était au final retrouvé perdant, il s'était soulevé durant l'espace d'une heure de cours. L'heure était terminée, et il s'était volatilisé aussitôt, mais le sombre stratège gardait son sourire aux lèvres, il reverrait ce jeune homme très bientôt il en était certain. Et si le hasard refusait de les remettre sur la même route, il le forcerait, afin de pouvoir recroiser son chemin, et lui faire comprendre à quel point il avait eu tort de se lever conte lui, mais dans le même temps, pour lui montrer qu'il avait de l'avenir avec tant de courage en lui.

Au contraire de la lâcheté, le courage est un trait de caractère important chez l'homme, il lui permet de surmonter la peur pour faire face aux dangers qui menacent. Certains peuvent également voir le courage comme la faculté qui se lie à l'endurance, notamment lorsque l'on parle de résister à la douleur que l'on vous inflige. Le courage est diriger par un moteur qu'est la peur, un trait bien plus noble que ses cousins audace et témérité, qui eux proviennent du désir ou de l'orgueil. Mais Ben Iblis n'est-il pas d'ailleurs motivé par l'un de ces deux moteur ? Non, sans doute était-ce sa résistance à la peur que le motivait. Le courage authentique requiert l'existence de la peur, ainsi que le surpassement de celle-ci dans l'action. Lorsque le danger est confronté sans peur, on parle plutôt d'assurance ou, de façon plus péjorative, d'inconscience, notamment lorsque le danger est manifestement sous-estimé. Mais justement, n'est-il pas simplement fou ?

La folie, ce spectre de comportements mentaux anormaux. N'est-ce pas un courage motivé par cette folie qui animerait le corps de Ben Iblis ? Non ... Ce n'était probablement pas ça. On pouvait dire une chose, c'est qu'il avait marqué l'esprit du professeur, à un point tel, qu'en sortant de la salle de classe pour regagner sa chambre, il en oubliait même de tyranniser quelques élèves. Sacrée journée, elle commençait bien !

♦ Rose ou chou ? : Fumée
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Âme Errante
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Re: Les foudres du prof' ! - Sam 9 Fév 2013 - 13:56
Votre rp était rafraîchissant et très marrant à lire. Ben, tu as un style d'écriture bien comique je trouve, et un élève dans ton genre, j'aurais peut-être fait a même chose que Modrus !

Ben Iblis : 300 xps
Modrus Hemrod : 300 xps
Les foudres du prof' !
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