Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 [Event principal] La Guilde noire.

 
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Jeu 31 Jan 2013 - 4:23
La soirée aurait bien pu être aussi merveilleuse qu'elle promettait. Tout était bien partie pour être merveilleux et amusant, malgré le fait que la sorcière n'était pas dans son élément. Trop de gens autour d'elle.. Beaucoup trop.. Et puis, il y avait cette bouteille qu'elle tenait dans ses mains.. Prenant un nouveau verre, elle se sentait toute bizarre et légèrement déboussolée. Habituellement renfermée, elle resta un moment au coté de sa soeur avant de s'éclipser pour aller parler à d'autres élèves qu'elle ne connaissait pas. Comme si l'alcool la rendait plus ouverte et souriante qu'habituellement. La scène aurait probablement pu durer un bon moment si l'arrivée d'un être étrange change la donne.. Du moins, l'homme .. ou plutôt le fou qui se promenait un peu au hasard semblait très désagréable et énervant et son aura était des plus désagréables.. Quoi.. Elle sembla trop famillière à son gout.. Et encore s'il n'y avait que cela pour l'ennuyer, elle aurait éviter et passée à autre chose.. Mais quand le fameux Isanagi apparut faisant un discours des plus surprenant, Aurelly resta un moment ébahie et sceptique, comme si elle n'arrivait pas à réaliser ce qui se passait.. Probablement que l'alcool n'aidait pas .. Ça c'est certain.. Mais il y avait autre chose.. Une autre sensation.. Un autre sentiment... Une noirceur indécise.. Une noirceur si profonde et sombre. Quelques choses de terrifiant et de réconfortant. Elle ne savait pas comment réagir sur le coup et tandis que la scène se précisait de plus en plus, la jumelle tenta de s'éclipser et aller à l'écart des autres. Son coeur battait si fort.. Son sang bouillait si fortement dans ses veines.. C'était un sentiment si effroyable et brutal. C'était affreux.

La noirceur, Aurelly connaissait si bien cette chose intangible qui empreint les gens qui sombrent dans le doute. Elle avait vécue tant de temps sous la coupe de cette chose noire et insidieuse.. Alors, elle ne pouvait pas passer au coté de cette noirceur qui approchait de plus en plus de la place de l'horloge.. Plus cette silhouette se rapprochait, plus elle sentait un étau brutal et violent enserrer sa tête dans ses griffes noires. Son esprit se rebellait du mieux qu'il pouvait pour contrer le sentiment qu'elle subissait de plus bel en elle. Et alors qu'elle relevait son regard vers le ciel, ses mains se posant de chaque coté de sa tête de manière purement protectrice, comme si elle voulait se protéger de quelques choses, elle ne put qu'observer l'apparition du dragon. Silencieuse, elle le regarda sans broncher plus que la douleur qu'elle ressentait en elle l'obligeait. Elle n'avait pas peur.. C'était un nouveau défi à surmonter.. Malgré qu'il était plus énorme que tout ce qu'elle avait vue auparavant. Et pourtant, malgré tout son courage et toute sa dévotion, la jeune fille se recroquevilla sur elle même derrière une table, alors qu'elle tenait serrer sa tête entre ses mains. Elle se sentait défaillir. La noirceur était si intense.. Ce dragon émanait une aura de noirceur si intense, qu'elle n'arrivait pas à y échapper. La noirceur que son coeur renfermait se réveillait peu à peu. Et cela, elle voulait le combattre le plus qu'elle pouvait. Elle ne pouvait pas se laisser aller.. Elle n'avait pas ce droit .. Sa soeur ne devait pas savoir.. Elle ne devait pas la voir durant sa folie.. Mais même si sa volonté était grande.. Son coeur était de plus en plus compressé dans cet étau de noirceur.. Son esprit labouré par les griffes de l'aura maléfique de l'être.. Elle se démenait fortement pour tenter de se retenir.. Et pourtant, dieu sait, comment elle aurait pu se sentir bien si elle se laissait aller.. Juste un peu.. Si elle laissait libre cours à sa colère et à sa rage.. Son sang bouillant la brûlait de l'intérieur.

Se berçant un peu d'avant en arrière dans son coin, bien recroquevillée sur elle-même, la sorcière n'entendit pas à moitié ce que les gens se disaient.. Elle ne pensait qu'à se défendre contre elle-même. Elle ne voulait pas céder.. Mais c'était si dur.. Bougeant encore d'avant en arrière, elle tomba finalement de coté sur le sol, émettant un léger cri de douleur bien aigu. Elle n'en pouvait plus.. Se battre ainsi contre elle-même était si.. inhumain. Un second s'extirpa de ses lèvres alors que se tenant toujours la tête, elle se tortillait dans tous les sens sur le sol dans l'unique espoir de se calmer. Un espoir futile et inutile qui fut souffler par les paroles qu'elle entendit de la part de sa soeur. Elle lui disait de rester en arrière.. Rester en arrière.. elle ? C'était incompréhensible et blessant.. Elle qui était toujours en première ligne. Elle n'allait pas se laisser supplanter si facilement. Vraiment pas.. Surtout qu'elle n'y arrivait plus.. Son coeur battait si fort.. Son sang était si bouillant.. Sa vue se brouillait déja de plus en plus.. Elle cédait de plus en plus. Plus les secondes s’égrenait. Plus elle vacillait.. Plus l'emprise de sa noirceur intérieure se faisait forte sur son corps.. Jusqu'à ce que finalement.. Son regard changea complètement.. Ses yeux écarlates habituels devenant de plus en plus noir jusqu'à être complètement d'un noir d'ébène.. Se redressant lentement, elle observa les alentours attentivement comme une tigresse qui recherchait sa proie. Un moment, elle observa le dragon.. mais rapidement, elle changea d'avis.. Il y avait déja trop d'insectes qui tournoyaient autour.. Si elle voulait éviter de frapper les autres élèves.. Elle devait viser la cible la plus solitaire et rapidement sa vision se posa sur cet homme.. Ce joker. En prise à sa profonde noirceur, elle semblait comme ailleurs.

D'un geste simple et rapide, elle agrippa le bord d'une table sur le sol et contractant tous ses muscles, elle la souleva dans les airs, avant de la lancer aussitôt vers Jhoken d'un geste vif et précis. Sous la rage et avec tous ses entraînements physiques, elle réussissait de jolies miracles de force malgré tout. Ne se préoccupant que très peu des dégâts que la table pourrait faire à son jouet qu'elle voulait dépecer, elle se précipita aussitôt vers lui dans le but d'abord de le plaquer brusquement pour le repousser, dégainant son épée avec un sourire plus que sadique. Elle n'était plus vraiment elle-même quand elle se laissait aller à sa colère..

- Hey le fou.. Je viens pour te tuer pour me divertir légèrement ~ Alors j'espère que tu vas bien m'amuser !

Lâcha-t-elle d'une voix forte en fixant Jhoken, se rapprochant aussitôt de lui avec son épée dans l'intention de le transpercer d'un mouvement vif et précis. À peine son estoc eut-il finit, qu'elle levait son épée en l'air pour frapper à nouveau de haut en bas, recommençant le geste à plusieurs reprises. Elle se fichait littéralement de le touche rou non.. Frapper.. Seulement frapper était son but maintenant.. Frapper... Et tuer éventuellement..
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mar 5 Fév 2013 - 17:07
Heureusement on trouve toujours un petit quelque chose de positif. Quoi que... pas quand il y avait Isanagi dans les parages. Mais puisqu'il n'y était pas pour le moment, la règle s'appliquait, ce qui était très bien. Au moins la présence d'Aedan permettait à Léa de supporter la foule des élèves et autres professeurs sans devenir folle. Et puis, c'était encore une des rares personnes qui avait une certaine importance à ses yeux. La plupart étaient devenus fades, classés comme "inutiles et sans intérêt", mais l'autre apprenti avait réussi à passer outre ce rangement extrême. Elle lui lança un regard neutre, quoi qu'un chouilla agacée à l'idée même de parler de la "direction".

- Je voulais voir si Isanagi allait faire des siennes. J'lui fais pas confiance, il était trop bizarre la dernière fois, ça sentait pas bon son histoire. Non j'ai pas faim.

De fait, son appétit déjà habituellement très mitigé avait fait une chute libre depuis sa dernière mission. Si le directeur voulait faire des économies côté nourriture il avait trouvé un bon moyen. Enfin là n'était pas le plus important aujourd'hui. Restant accrochée à Aedan, la jeune fille observait la fameuse direction, qui ne semblait toujours guère prêter d'importance à l'absence de leur collègue. Soit ils savaient ce qui se passait, soit ils s'en fichaient, et à vrai dire les deux étaient tout à fait possibles. Ne s'intéressant absolument pas au nouveau directeur, elle observa le buffet, laissant son camarade questionner l'autre. Un curieux personnage débarqua de nulle part et il lui disait quelque chose. Elle mit tout de même quelques minutes avant de faire le rapprochement avec le tableau vu lors de sa dernière mission. "Il" ? Surprise ? Olala ça sentait de moins en moins bon. Ce type avait un lien avec Isanagi, elle en était sûre, alors ça devait être lui qui préparait cette surprise... et ça ne pouvait qu'être mauvais pour Léa. Colombe confirma d'ailleurs qu'il parlait bien du directeur manquant. Et qu'elle ne sentait pas la mauvaise odeur en route.

La suite se chargea de lui apprendre que la situation n'était pas du tout aussi rose que ses cheveux. Des murailles s'élevèrent, bloquant toute fuite - génial - et enfin l'absent fit son apparition - toujours génial - avec une aura malsaine - normale ça, elle l'avait toujours su - qui ne présageait rien de bon. Cela dit, elle devait reconnaître une chose en l'écoutant : il n'avait pas tort. Elle n'avait jamais réfléchi à ce qu'elle ferait une fois déesse accomplie, déjà parce qu'elle doutait fortement d'y arriver, ensuite parce qu'elle ignorait les options qu'on lui donnerait, si même il y en avait. Chaque chose en son temps. Protéger les humains ? Depuis quand il y avait besoin d'une armée de dieux pour ça ? Et puis ils se débrouillaient très bien tous seuls. Quelle utilité dans ce cas à devenir dieu, et pour qui ? Etait-ce une évolution normale, qui donnait ensuite accès à autre chose ? Et ainsi de suite, sans jamais finir ? Mouarf ça donnait mal à la tête ces histoires. Un truc à la fois, c'était bien plus simple à suivre.

Mais bon Isanagi ne leur laissa pas spécialement le temps de la réflexion. Instinctivement, Léa se colla un peu plus contre Aedan, plus par réflexe de survie que par peur. Certes, c'était impressionnant comme bestiole, mais à côté de ce qu'elle avait vu avec le directeur ce n'était rien. Il était même beau en fait. Le seul soucis était qu'il ne venait sûrement pas pour prendre le thé, et qu'elle aurait du mal à ne pas finir encore une fois en morceaux. Colombe se chargea de créer quelques protections mais Léa n'y croyait pas une seconde. La meilleure défense c'est l'attaque, ou la fuite, et la deuxième n'étant pas disponible, il fallait y aller. Ce n'était pas quelques fleurs qui changeraient grand chose : si le dragon voulait attaquer, il le ferait et ça serait rapide. Enfin on ne pouvait pas reprocher à la directrice de tenter de calmer les choses. Ceux qui ne peuvent pas se battre filent ? Elle aurait bien voulu, mais pas question de lâcher Aedan. Combattre ne la tentait pas plus, elle préférait laisser ça à ceux qui en étaient plus capables qu'elle, mais elle tenait à sa santé mentale. Et puis après tout elle pouvait aider un peu en lisant les pensées de la bestiole. Bien sûr elle aurait préféré négocier, mais apparemment l'heure n'était pas à la discussion et elle n'allait pas faire de la diplomatie devant un dragon prêt à la bouffer sans réfléchir.

Donc tout ça pour dire qu'elle n'avait pas le choix. Mais elle n'était pas une meneuse, et même si elle était en général assez maligne pour se sortir des situations délicates, elle n'y voyait pas tant d'intérêt que ça. Il fallait s'unir pour détruire la menace, mais à quoi bon au final ? Pour rester en vie ? Et après ? Continuer à supporter des missions de dingue en ayant rien à foutre de la plupart des choses ? Ca ne lui semblait pas des plus intéressants. Ok, elle n'avait pas spécialement envie d'y (re)passer, mais elle ne tenait pas non plus à ce point à la vie. Et absolument pas aux autres. Qu'ils se débrouillent donc. S'ils voulaient qu'elle les aide, ok, mais qu'ils lui disent quoi faire. Elle ne comptait pas faire d'efforts particuliers. Du coup elle se laissa entraîner par Aedan, allant où il allait sans se poser de questions, silencieuse, se contentant de regarder la bête se déchaîner sur les pauvres plantes de Colombe. Elles ne feraient pas long feu celles-là.

Tiens le nouveau directeur était là. Un petit speech rapide et hop c'était parti. Minute là. Aedan ? Brèche, défense ? Exécuter ? Il venait de leur dire à EUX d'exploser le dragon ? Genre c'était pas SON boulot en tant que boss de l'académie ? Didju ils avaient un Isanagi junior là ! Pourquoi fallait-il toujours qu'ils balancent leur job aux élèves ? C'était un examen surprise ou quoi ? Elle allait finir par le croire. Remarque yen a qui n'avait pas attendu l'ordre pour foncer sur la bestiole. Elle reconnut Atios. C'était pas un dragon lui déjà ? Ou un truc du genre ? Elle aurait plutôt pensé qu'avec ses grandes valeurs de héros il n'irait pas tabasser un frangin. Mais bon après tout... il faisait bien ce qu'il voulait. Peut-être qu'il arriverait à le raisonner en tant que bestiole du même genre ?

Non. Toujours accrochée à sa bouée, Léa secoua la tête à sa question.

- Mon pouvoir est pas actif avec Aedan.

Et elle n'avait pas très envie que ça change. Qui sait ce qu'elle capterait de la part de tout ce monde ? Certes, beaucoup d'élèves avaient pu s'éloigner pour se mettre plus ou moins à l'abri, ça ferait toujours ça de moins à supporter, mais quand même. Et elle n'avait pas envie de savoir ce que pensaient les autres. Vraiment pas. Seulement elle n'eut pas le choix : le dragon attaqua à nouveau, balançant son souffle brûlant vers eux, et Atios parvint à leur éviter la cuisson en leur sautant dessus. Dans le choc, la jeune fille ne put rester accrochée à son antipouvoir et ce fut plus les pensées qui l'assommèrent à moitié qu'autre chose. Elle grimaça, trop de choses d'un coup, et en prime Atios ne jouait plus avec ses multiplications. Il avait à nouveau ce débit monstrueux qui donnait mal au crâne.

Pendant une bonne minute, l'apprentie déesse ne capta absolument pas ce qui se passait. Trop de choses différentes lui tombaient dessus et elle n'arrivait pas à faire le tri. Elle se perdait même dans tous ces esprits, ne sachant plus où était le sien. Qui avait peur pour quelqu'un ? Qui s'éclatait à trouver que le dragon relevait du défi intéressant ? Qui devenait complètement dingue ? C'était elle qui pensait à se laisser aller à une noirceur aussi intense qu'attirante ? Qui visualisait du sang et de la chair calcinée partout, appétissante qui plus est ? Et puis ça s'éclaircit un peu lorsque le dragon envoya valser Atios, libérant plus ou moins l'esprit de Léa d'une partie de tout ce blablabla chaotique.

La jeune fille se redressa tant bien que mal, sonnée encore par toutes ces pensées, cherchant désespérément à agripper Aedan. Elle finit par le retrouver et inspira profondément, ignorant totalement le reste. Dans un sens c'était pire qu'à la cérémonie de bienvenue : là, les pensées étaient bien plus néfastes et négatives. Ca rendait la chose plus difficile à supporter. Non, elle ne serait d'aucune utilité face à ce dragon. Elle ne serait qu'un boulet une fois de plus, pour changer. Secouant la tête, sans même se soucier que la bestiole étaient toujours là, à piétiner sur place et à frapper à l'aveugle, elle se concentra pour lever ses barrières aussi vite que possible en relâchant Aedan. Elle parvint à contenir l'assaut de son pouvoir, mais ça ne durerait pas longtemps.

- J'peux pas aider. Trop de pensées insupportables, j'me perds dedans. Mieux vaut que j'évite de trop gêner.

Elle ne pouvait même pas donner un coup de main en décryptant les idées du dragon. Il y avait trop de parasites autour, et elle craignait de se laisser submerger par l'un ou l'autre. Alors qu'Atios revenait d'elle ne sait où, rajoutant une marée de pensées contre ses barrières, Léa s'éloigna, laissant les deux garçons se débrouiller avec le nouveau directeur. Elle ne pouvait absolument rien faire de toute façon, et, de ce qu'elle avait capté du dragon - si elle ne se trompait pas - la créature n'était pas capable d'être raisonnée. Rejoindre les élèves plus ou moins à l'abri ? Non, ça serait rajouter des pensées contre ses remparts. Mais elle ne pouvait rien faire des autres côtés de toute façon. Finalement, sa seule utilité était de ne rien faire. Au moins elle ne gênerait personne et ne risquerait pas de dégrader les choses, si c'était possible.

Léa s'éloigna le plus possible du dragon, mais il n'y avait aucun endroit vraiment calme. De l'autre côté, c'était le combat entre Isanagi et Colombe qui ne manquerait pas de faire rage, sans compter le Joker bizarre qui allait sûrement faire des siennes lui aussi, et qui se faisait attaquer par une des filles aux cheveux bleus. Qui avait l'air très bizarre par rapport à tout à l'heure. Psychopathe en fait. Mieux valait ne pas s'en approcher. A défaut d'avoir mieux, l'apprentie déesse s'accroupit plus ou moins à l'abri d'un reste de table et se contenta d'attendre que ça passe. Qu'elle crève en dommage collatéral ou qu'elle s'en sorte, finalement c'était pareil. Elle s'en fichait complètement. Mais si elle avait l'occasion de dire deux mots à Isanagi, elle ne se gênerait pas. Quel abruti... s'il voulait faire une révolte, il aurait mieux fait de recruter des gens discrètement pour mener une bataille réelle au lieu de faire ça. Même ceux qui auraient pu vouloir se ranger à ses côtés étaient obligés de lutter contre lui à l'heure actuelle. Il était vraiment pas malin.
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mer 13 Fév 2013 - 3:52
    «Mais tes con ou quoi? Non en réalité, je savais déjà que vous étiez con, monsieur le directeur, mais là ça dépasse même les faibles aspirations que j'avais pour votre quotient intellectuel.»

    Sérieusement? C'est une blague? Aedan était tout simplement dépassé par les évènements, pour lui rien ne semblait avoir de sens. Bon d'accord, faut pas s'attendre à trop de sens dans cette académie remplie de monstres, mais visiblement même l'absence de sens pouvait tomber bas. Mais qu'est-ce qui pouvait bien mettre notre jeune homme dans tout ses états me demanderez-vous? Prenons donc calmement le temps de récapituler pour ceux qui n'ont pas le courage de lire plus loin... Ce directeur de pacotille, Isanagi, à décidé de casser un peu la fête en invitant son copain de chambre et un dragon cracheur de feu, oui oui, comme dans les légendes, rien que ça. Mais bien-sûr, ce n,est pas le clou du spectacle, parce qu'avec une bonne raison il aurait pu très bien vouloir tuer tout le monde, mais sa raison dépassait même la capacité à imaginer de mauvaises excuses d'Aedan, et Deus savait qu'il avait une grande capacité à inventer des excuses. Alors que le dragon se préparait à attaquer et que son maître riait bien tranquillement dans son coin, alors que Maya fonçait comme une conne pour participer à un affrontement qui ne la concernait pas, Aedan lui d'avançait de quelques pas, faisant fi du danger... La situation le nécessitait.

    «Ne comprenez-vous pas le principe de respect? D'appréciation de ce que l'on vous a donné? Deus vous a offert le pouvoir absolu sur un élément de sa propre création, il vous a offert une seconde vie, la possibilité de revoir ceux qui vous sont chers, de réécrire votre vie. Mais non, bien sûr faut croire que les gens comme vous ne réalisent pas ce genre de chances, l'on vous a offert un immense cadeau et c'est bien seulement parce que Deus se désagrège dans son coin qu'il ne vous a pas été retiré quand vous avez commencés vos conneries. Vous crachez sur les plus beaux cadeaux que l'on ne pouvait jamais vous faire, vous crachez sur l’espoir de centaines d'étudiants qui souhaitent juste devenir quelque chose, vous crachez sur votre propre créateur!»

    Heureusement que Colombe avait entouré cette créature de sa prison de plantes, car sinon notre jeune homme aurait été réduis en cendre après seulement quelques mots. Mais pourtant, il n'avait pas terminé, il savait que Isanagi risquait fort de l'ignorer et que le combat commençant avec Colombe allait l'occuper bien plus que les petites discours idéologiques du garçon. Pourtant, il ne pouvait laisser ce genre de choses passer comme dans du beurre, sous prétexte que son ennui à atteint un certain sommet, qu'il fasse du tricot le connard, ça aurait été bien oins dangereux pour la population étudiante. Il avait reçu l'ordre de protéger les élèves des dangers extérieurs, mais il comprenait maintenant qu'il devait plutôt les protéger des dangers intérieurs, il devait les protéger de l’ego et de L'ennui de certaines personne qui se sont retrouvés noyés dans leur nouvelle puissance. Isanagi était l'exemple parfait d'un homme sans sens du respect envers ceux qui nous offrent tout ce que l'on possède. Sa décision était tellement logique, aller! Détruisons tout ce que celui qui nous offre la vie et la puissance à créer parce que c'est amusant, on s'en fou des autres, il n'y a que moi qui compte!

    «Nous sommes responsables de notre propre ennui, si vous vous croyez bloqués dans un cercle vicieux d'ennui, c'est que vous êtes incapables de voir les merveilles que l'homme peut créer et ressentir et qui rendent ce monde que vous voulez détruire si intéressant... Mais bon, le devoir m’appelle, je botte le cul de votre dragon et je vous reviens.»

    À ce moment même, la créature passait enfin son museau au travers du mur dans plantes, faisant faces au étudiants qui avait étés rassemblés par le nouveau directeur pour combattre le dragon. Et ce "Jhoken"? On faisait quoi avec? Il n'allait certainement pas se taper dans les mains en attendant que le dragon meurt pour ensuite devoir combattre les étudiants et les directeurs. Il fallait bien que quelqu'un l'occupe lui non? Atios s'occupait de sauver Maya, Colombe s'occupait d'Isanagi... Manquait juste que cet étranger soit libre comme l'air et il pourrait venir frapper tout le monde dans le dos. Cependant, alors qu'il semblait réfléchir à comment faire tourner cet affrontement en sa faveur, un grand piller de lumière frappât le lézard, l'aveuglant par le fait même... C'est bien beau tout ça, mais sans moyen pour le vaincre, il y avait peu de chances que cette attaque soit efficace, malgré tout, Atios prenait la charge en glissant quelques mots au garçon au passage.

    «Je crois pas qu'il veut parler, bien trop occuper à vouloir tous nous bouffer. Je crois pas que vaincre ce truc soit vraiment possible, peut-être que les pages du grimoire pourraient nous aider à le renvoyer d'où il viens non?»

    Atios demandât ensuite à Léa, qui venait de se raccrocher à sa manche, tiens il avait manqué un bout lui... trop d'action en même temps faut croire, si elle pouvait l'aider avec les pensées de gens présents. Visiblement non, avec son niveau actuel elle ne pourrait que se retrouver avec un mal de crâne carabiné. Se tournant calmement vers elle, il prit un ton calme pour lui donner quelques conseils bien simple.

    «Si tu pouvais essayer de voir si les feuilles qu'Isanagi tenait dans sa main quand le dragon est arrivé peuvent nous aider ça serait utile, je sais que tu n'a pas très confiances en tes capacités, mais j'suis sûr que tu es capable de faire ça.» Se tournant ensuite vers Shindo pour lui crier dessus le temps qu'Atios fasse son héros avec les yeux du dragon. «Monsieur le nouveau directeur? On vas essayer de s'occuper du dragon, vous allez surveiller l'autre type qui était avec Isanagi, j'aimerais pas qu'il nous tombe sur le dos plus tard.»

    Notre jeune héros Atios disparu alors pour aller aider sa douce, bah comme il veut, mais comme il risquait d'aller discuter avec Isanagi et de prendre un peu son temps, Aedan ne comptait pas rester calmement là à attendre. Faisons le récapitulatif de troupes présentes... Il y avait Atios et Maya, mais eux je les laisse dans leur coin... Ensuite, il y avait Léa qui se sauvait déjà plus loin... Très utile. Les deux soeurs pour leur part semblaient prendre une position défensive, il ne savait que trop peur de choses sur leurs capacités et ne pouvait donc pas préparer de stratégie en conséquence. Cependant, une de soeur se séparât du groupe pour aller combattre l'autre type, très bonne décision, il serait donc occupé pendant que le dragon combattrait le président. Malheureusement, elle ne ferait pas le poids contre cette homme s'il était aussi puissant que ce que le Président prévoyait, alors Shindo était mieux d'aller au secours de la belle, sinon elle finirait en bouillie.

    Entre temps, le garçon tentait d'éviter tant bien que mal les attaques de la créature de légendes, mais celle-ci étaient bien plus féroces que tout ce qu'il avait pu affronter auparavant. Les flammes, bien que dirigés au hasard dû a sa vue grandement diminué, manquaient de peu le jeune homme qui utilisait toute ses forces pour éviter les attaques. Il avait bien cru voir une sorte d'armure le recouvrir à un certain moment, mais malheureusement elle s'était tout simplement dissipé au moindre contact avec le garçon, il ne savait pas qui était l'auteur de cette aide, mais elle était inutile. Retombant au sol après un coup de griffe du dragon, notre jeune homme aperçu une sorte de poteau, qui devait servir à soutenir un chapiteau ou quoi que ce soit d'autre, qui traînait à côté de lui... Élément parfait pour bloquer les maudites flammes du dragon.

    Attrapant le poteau d'une main, il attendit que la créature tente à nouveau de le flamber sur place, elle le regardait d'un air agressif, voyant en notre jeune Président une proie de très bon goût... Mais pas aujourd'hui! Alors que la monstre ouvrait grand la gueule pour cracher un nouveau cône enflammé, Aedan propulsât le poteau tel un javelot d'un puissant jet aidé de ses nouvelles déflagrations, l'arme traversât les flammes qui brûlèrent au passage la jambe du garçon qui n'avait pas eu assez de temps pour tout éviter et allât se loger dans la gorge de la créature, le faisant suffisamment hurler pour que notre jeune homme sache que son attaque avait réussit. C'est bien, plus de feu! Souriant, notre jeune homme observât Atios qui revenait avec son amour dans les bras, proposant un plan pour en finir avec la bête. Faire un trou dans son ventre puis l'attaquer avec la lame spéciale qu'il lui tendait? C'était ça son plan?

    «Je préfère me battre avec mes poings tu sais, si tu sais si bien te battre avec un épée pourquoi tu...»

    Et il est parti, attaquant d'une puissante frappe lumineuse, notre jeune homme haussât les épaules puis chargeât à son tour la créature, visant simplement à planter la lame dans le trou que notre jeune Atios avait créer, ce n'était ici qu'un espoir. Heureusement, la créature à moitié aveugle et incapable de cracher ses flammes ne serait plus aussi dangereuse qu'avant, croisons les doigts! Aedan n'a pas trop eu le temps de noter comment les choses s'étaient terminés, le puissant coup de patte qu'il avait reçu après son attaque l'ayant suffisamment sonné pour qu'il perde le contact avec le monde réel pendant un moment, mais les cris du dragon lui confirmaient qu'il devait souffrir... Ça où il se réjouissait de sa victoire. Une fois ses yeux réouverts dans quelques secondes, il pourrait contempler la situation.
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Dim 17 Fév 2013 - 16:59

Isanagi Tensho
Le spectacle retentissait de frayeurs, d'effrois, des frissons. Isanagi faisait face à son ex-collègue Colombe, non pas pour se taper un brin de causette, non, du tout. Alors que celui-ci rangeait soigneusement les feuilles dans sa veste, une personne peu banal vint interférer entre eux. Maya, sa chère fille, la chaire de sa chaire. Celle qui était née peu après sa mort. Que voulait-elle ? Essayer d'empêcher un affrontement entre deux dieux ? Tenter de raisonner son père qui avait déjà prit ses résolutions, c'était peine perdu. Avant même qu'il puisse lui adresser quelques mots, un élève vint la récupérer. Ce fut rapide mais les paroles qui lui avaient adressées n'étaient pas anodines. Kurokami Atios, il n'avait jamais aimé ce drôle de gaillard qui s'était que trop rapproché de sa fille. Il devait s'expliquer hein !? Normal, il allait lui répondre quand, encore une fois, un autre élève vint lui faire des réflexions philosophiques. Pff, ce n'étaient que des élèves après tout. Il tira une bouffée de sa cigarette et leurs jeta à tour de rôle un regard noir, presque haineux.

Les humains ? Dis-tu ? Ma fille ? Peu importe. Je ne l'ai jamais connu et il semblerait qu'elle se soit plus entiché d'un vulgaire élève que d'un père qui voulait lui apporter son attention malgré le peu de temps qu'il avait. Vous voulez parler de respects ? Bien sur, Deus était respecté des humains qui profitaient allègrement de leurs dispositions pour foutre un bordel monstrueux dans leurs mondes. Corruptions, meurtres, pauvretés, les humains sont mauvais à la base car voyez-vous, il aura toujours plus de facilité à basculer du mauvais coté que du bon. C'est comme ça, c'est ancré dans la nature de l'Homme. Que pensez-vous de la vie après la mort ? Vous avez été choisis pour des raisons que même moi j'ignore parfois. Ce n'est pas tout le monde qui peut prétendre au titre de Dieu.

Il s'arrêta pour reprendre légèrement sa respiration et déposa ensuite son regard sur Colombe :

Les personnes que vous connaissiez dans votre vie antérieure, pensent-elles encore à vous ? Au début, oui, le deuil qu'elles peuvent faire de vous varie mais finalement, cette tristesse s'estompe et ils finissent par vous oublier. Tiens, Colombe, pour toi, Ne t'as-t-on pas tuée car tu devais de l'argent ? Juste pour ça, juste à cause de la cupidité de l'Homme. C'est misérable. Personnellement, je ne crois pas au bien et au mal, tout dépends de l'opinion qu'on en a. Pensez-vous que c'est mal de débarrasser le monde des Humains ? Alors que cette planète souffre de leurs actions malsaines ? Avez-vous déjà réfléchi à tout cela, ne serais-ce qu'un instant ? Après, vous vous permettez de me parler de respect ? Tiens, Atios, n'étais-tu pas un roi ? Un roi qui a mener son peuple à sa perte ? Que c'est pathétique. J'offre à ceux qui pensent comme moi l'occasion de me rejoindre. Ma fille, Maya, toi qui est ma chaire, voudrais-tu être à mes cotés ? Ou t'es-tu tellement amouraché avec cet homme ? Peu importe.

Oui, ce n'était plus l'heure au bavardage. Il observa Colombe un instant et sourit. Lentement il leva la main ce qui fit apparaître une multitude de sphères argentées arborant des pointes létales. Celle-ci tournoyèrent avec une extrême rapidité autour d'eux. Et en un instant, celles-ci se figèrent sur Colombe, prenant la forme de longues piques acérée. Elles fendirent alors l'air et se dirigeaient rapidement sur la Directrice dans le but véritable de la tuer.
Jhoken

Bordel ! Y à personne qui s'intéresse à moi dans ce tas d'élèves de mes deux !? On me néglige ? Oh, la fille du maître me regarde, hum, pas bon signe, bwarf, OHHH, un chevalier servant qui va la secourir, comme c'est il pas mignon, ah ah ahah...C'est naze....

C'était le petit commentaire sarcastique de Jhoken qui se léchait les doigts de la nourriture fraîchement voler. Il se dandinait tandis que le dragon vaquait à ses occupations. Faisant des gestes très caricatural, il regarda au loin vers un groupe d'élève qui, vraisemblablement, semblaient effrayés ! C'était parfait, il allait s'en occuper de ceux-là. Marchant, sautillant de gauches à droites, en levant la jambe, comme s'il jouait à marelle. Mais soudain, une table, une belle table massive vint le percuter, le stoppant net dans son avancée. D'un coup de griffes, il fendit la table en deux, ouvrant son champ de vision sur une jeune demoiselle au regard plutôt sadique.

Oh ! En voilà une jolie donzelle ! Que me vaut ce reg...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'elle lui sauta dessus comme un furie. L'épée allait planter sans aucun doute la poitrine de Jhoken. Du moins, elle pensait l'avoir toucher, dans sa rage folle, elle donnait des coups d'épées dans...le vide. En effet, bien que Jhoken était un poil fou, il n'en était pas moins un adversaire de haute volée. S'étant téléporté derrière elle, il l'a snoba et se cura tranquillement le nez. Une vraie barbare pensait-il de cette élève. Une pichenette, il fléchissait alors les genoux et se gratta le front en l'a regardant. Puis au bout d'un moment, il se permit enfin de lui faire un petit commentaire :

Euh ça va ? T'aimes bien taper du vent ? Je suis derrière toi ma toute jolie. T'es vraiment mmiiiignonnne dis donc, tout à fait mon style. Mais, étrangement, j'ai des pulsions meurtrières qui me pousse à vouloir éclater ton jolie minois de femelle en chaleur !

Il se releva et craqua chacun de ses doigts. Ceux-ci grandirent de longues griffes ou lames, peu importe, bien tranchantes. Il leva sa main pour faire glisser sa langue sur l'un de ses doigts. Son regard de vipère était devenu encore plus féroce qu'auparavant. Prenant une pseudo pose de combat, il courut vers cette jeune barbe, les griffes bien en sa direction.

Aller, ma belle, dis-moi que tu vas esquiver mes sensuelles griffes !

Le Dragon.
Le Dragon, une fois à l'intérieur, rentra dans une rage magistrale. Les coups de queues balayaient quelques tables, quelques élèves. Son regard mythique observa ceux qui semblaient vouloir l'arrêter et déjà une boule de flamme gonflait dans sa gorge reptilienne. Mais il fut interrompu promptement par une colonne de lumière aveuglante, n'y voyant rien, il sentit alors une vive douleur au niveau de son poitrail. Que lui avait-on fait ? La bête ne savait pas et de son instinct bestial, elle piétina et bougea d'un coté à un autre de la place. Le dragon tenta alors de reprendre son envol pour récupérer un avantage quand soudain, une douleur encore plus intense le toucha.

La lame qu'on lui avait enfoncée dans sa récente blessure lui portait un sacré coup. Le venin de la lame commençait même à envahir ses veines, son système immunitaire. Rassemblant ses dernières forces, il émit une boule de magma énorme. Les gerbes de flammes pouvaient facilement brûler les tissus aux alentours. Et dans cette haine intense d'avoir été défait, il lança la boule de magma sur la tour de l'Horloge dans l'espoirs de faire le plus de ravages possibles. C'était fait ! La boule s'enfonça dans le milieu et déjà les débris tombaient en cascades. La tour allait basculer d'un moment à autre tandis que dragon tombait brusquement sur le sol. Son souffle se ralentissait tandis qu'il jeta un dernier regard empli de haines sur les personnes aux alentours.


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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mer 20 Fév 2013 - 1:04
Projeté par le violent coup de patte du dragon, le corps d'Aedan vient mourir à quelques mètres de Maya. L'épée qu'il vient d'utiliser glisse sur le sol et s'échoue aux pieds de la fille du directeur Isanagi. Bientôt, une violente explosion vient faire taire tous les cris qui rugissaient depuis l'apparition de la bête ailée. Des morceaux de roche sont expulsés de la tour de l'horloge et viennent frapper les étudiants malchanceux... ou trop peu habiles pour esquiver ce qui leur tombe dessus. Juste devant les yeux de notre jeune apprentie, un individu peureux et maladroit se fait aplatir comme une crêpe par une roche qui doit avoisiner la dizaine de tonnes. Et Maya n'a rien fait pour l'en empêcher...
Ses ailes déployées, elle pare les projectiles qui se dirigent vers elle. Ses instruments de vols sont très robustes maintenant... Tant que les pierres qui foncent vers elle ne font pas plus d'une certaine taille, Maya ne risque rien. Des égratignures à la limite. Elle a également la chance d'être plutôt éloignée de la tour qui s'effondre, ce qui, là encore, n'est pas le cas de tout le monde. « Courrez vous réfugier vers l'horloge » qu'elle disait... Décidément, cette femme qui se fait passer pour une directrice est totalement à côté de la plaque.
Comment « elle » a pu se faire choisir par Deus ?

La tour s'écroule dans un grand fracas et provoque un nuage de poussière conséquent. Le dragon géant finit par se cracher sur le sol à son tour, souffrant le martyr. Maya se penche en avant, ramasse l'épée tombée à ses pieds et prend la pose. Visage sombre, yeux fixés sur la lame ensanglantée, décor poussiéreux et enflammé autour d'elle. La scène d'apocalypse par excellence... est aujourd'hui devenu une réalité.
La demoiselle effectue un coup horizontal avec son arme, puis un coup en diagonal pour revenir à son point de départ. Elle positionne la lame droit devant elle, pointe vers le ciel. C'est la première fois qu'elle tient une épée. C'est également la première fois qu'elle tient un objet recouvert de sang. Ses yeux dérivent ensuite vers le cadavre présumé d'Aedan.


- … Aedan...

Elle penche la tête en avant comme pour saluer sa performance. Vaincre le dragon en une seule frappe avec une arme aussi banale, c'est fort. Ça mérite le respect. Même Atios n'a pu faire mieux, alors qu'il paraît être le bretteur le plus expérimenté au monde. Atios...
Maya tourne la tête vers l'objet de ses pensées. Il est à terre, lui aussi... à la différence près qu'il est conscient. En vie. Pas mort. Preuve est rapidement faite : il cligne des yeux. S'il n'était pas intervenu pour l'écarter de son destin, Maya n'aurait même pas su qu'il se trouvait en ces lieux. Il n'a rien dit et n'a pas essayé d'approcher avant le moment fatidique. Il n'a même pas imaginé passer la soirée avec sa camarade de chambre, lui qui, encore quelques jours plus tôt, était encore sur Terre pour accomplir une mission.
Sacré lui... ce petit cachottier.
Maya décide de s'approcher de son protecteur, tout en faisant traîner le bout de l'épée contre le sol. Maintenant que le silence règne, c'est quasiment le seul son qu'on distingue en ces lieux. Un bruit métallique qui trace une ligne de sang d'un dragon sur la roche.
Elle s'arrête à ses côtés et se laisse tomber sur les genoux. Ses ailes disparaissent en même temps que sa volonté à rester debout et droite.

Il y a des moments où il faut sérieusement réfléchir pour parvenir à expliquer le comportement de certaines personnes. Beaucoup diront que ce qu'Atios vient de faire, éloigner sa compagne du combat, était dans l'intérêt de la demoiselle. Il savait pourtant pertinemment qu'elle ne serait pas d'accord pour s'écarter de sa propre initiative, c'est pourquoi il l'a forcé... Après cela, il n'avait d'autre choix que de tenter d'arguer son geste et de la persuader... Alors, tout le monde sera d'accord avec lui et conclura que c'est Maya qui aura agi stupidement.
Puisque c'est le cas ou puisqu'elle se figure que ce soit le cas... elle se retrouve seule contre tous. Comme une gamine capricieuse, ce n'est pas elle qui a tort, c'est le monde entier qui divague. À commencer par celui avec qui elle partage sa chambre... ou celui qui daigne partager sa chambre avec elle. Jamais il n'aurait dû intervenir et s'opposer à Maya et jamais, au grand jamais, il n'aurait dû oser parler d'affronter Isanagi. Reste qu'oralement, elle ne lui en tiendra pas rigueur. Par respect pour tous ces idiots qui seront d'accord avec lui.
Si c'est effectivement Maya qui a tort... alors, elle la fermera.


° Où... d'où est-ce que tu as imaginé que j'irais affronter mon père ? Avoir confiance en la directrice plutôt qu'en mon père ? Tu te moques de moi ? C'est à cause de cette femme que papa s'est transformé en monstre... Comment espères-tu réellement que je choisisse entre ces deux ignobles... Démons ? °

C'est toute son âme qui crie à s'en déchirer, chaque seconde. À ce stade, on dépasse la fureur, mais on est encore loin de la haine en ce qui le concerne. Atios n'a aucun cœur, aucun sentiment... Il envisage presque de tuer Isanagi, prétextant que ce serait de faible gravité compte-tenu des pouvoirs guérisseurs très efficace de l'académie. Et le symbole, il ne compte pas ?

° Réfléchis... Réfléchis... Un truc, juste un truc : si j'étais capable de voir le futur, je verrais les moqueries. Les craintes. Le rejet. La fille du Tirant : elle fera la même chose que lui un jour. « Brûlons la sorcière. » °

On dit que la plupart des enfants ont les mêmes idéaux politiques que leurs parents. Si Isanagi a fini par démontrer sa vrai nature, il est évident que Maya le fera également... et que ce jour-là, les étudiants affronteront un nouveau fléau. Par anticipation, ils banniront la jeune femme... à moins qu'elle ne décide elle-même de partir avant qu'on ne lui tombe dessus. Qui est-ce qui pourrait empêcher cela ? Atios ? Mais que pourrait ce faible apprenti face aux terribles pouvoir de la directrice restante ? Et du nouveau directeur, par ailleurs ? De mémoire divine, jamais Maya n'a attendu parler de directeur qui aide ou protège des élèves d'eux-mêmes ou des autres. Pour exclure les élèves et les bannir, par contre, c'est beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit.
Quitte à choisir, on préférera toujours aller vers ceux qui nous accepterons à bras ouverts...

Maya soulève l'arme et pose la lame contre le cou de son ex partenaire, côté coupant. Elle exerce une pression sur sa gorge, mais ne le blesse pas... tout du moins, pas pour le moment. Quelques gouttes du sang de dragon s'écoulent sur la peau d'Atios, alors que notre adolescente n'est plus capable de le regarder dans les yeux. Une fois, elle baisse la tête... puis, elle relève les yeux... Elle n'est pas à même de se décider. En revanche, elle est parfaitement lucide... bien qu'elle agisse sous le coup de l'émotion. Elle sait que quoi qu'elle fasse, elle ne le regrettera jamais parce que cela aura été son choix. À moins que se maudire d'exister soit un regret en soi ?
Mais elle va lui dire... elle va lui expliquer pourquoi ce n'est pas à lui d'intervenir cette fois-ci. Pourquoi est-ce qu'il n'a absolument pas son mot à dire. Pourquoi il ferait mieux de réviser son jugement s'il veut ne serais-ce continuer à vivre...


- C'est toi qui m'a amené jusqu'à mon père... et tu cherches maintenant à m'en éloigner ? Tu penses vraiment avoir le droit de le supplanter ? J'ai le moyen de le protéger entre mes mains, et je te conseille à mon tour de rester sur la touche pour cette fois-ci. « Je t'en supplie. »

Une larme s'écoule de chacun de ses yeux, mais elle place son bras devant son visage quasi-instantanément. Elle se frotte les joues, renifle une ou deux fois, puis soupire. Elle relâche la pression avec son arme et s'écarte d'Atios.
Ça aussi c'était évident : elle ne peut rien lui faire.
Juste aller contre sa volonté... et encore.

La jeune déesse s'avance une nouvelle fois vers Isanagi. Elle le regarde dans les yeux alors qu'il lance son attaque sur Colombe. Elle l'approche sans crainte, ne sentant aucun danger émaner de lui. C'est peut-être lui qui l'attire grâce l'image qu'il donne, le symbole qu'il représente... Ce qui est sûr, c'est que Maya ne tente pas de résister. Elle termine une nouvelle fois à ses côtés, contre l'avis de tous, évidemment. À bien étudier la question, ça fait des mois qu'elle ne l'avait plus revu... et même s'il est devenu stupidement démoniaque, ce n'est ni une raison valable ni suffisante pour qu'elle s'éloigne de lui. Mieux encore : s'il quitte ses fonctions, il redevient disponible pour toutes les petites choses de la vie. Non, Maya n'est pas excessivement possessive : elle sait qu'il ne sera pas tout le temps avec elle... mais davantage. Plus qu'avant. Et ça, c'est une très bonne raison pour avoir envie de protéger quelqu'un par tous les moyens.
Que celui qui ne comprend pas ça... attaque, tout simplement.

Maya se détourne de son père, écarte légèrement les jambes et empoigne son arme à deux mains.


- J'ai beau avoir de sérieux doutes et ne pas être d'accord avec lui... personne n'approchera mon père. Personne. Essayez toujours.

Et si ce n'est pas d'une petite gamine inoffensive qu'ils ont peur, peut-être que cette épée tueuse de dragon saura mieux les intimider. Il arrive que l'arme fasse le chevalier... en l'occurrence, Maya se figure que ce soit le cas. Elle ne laissera donc personne passer. Ami ou ennemi. Isanagi lui-même n'a pas l'autorisation de refuser la protection qu'elle lui offre. Jhoken reste le personnage qu'elle a le plus envie d'assassiner... mais la donne a changé...
… et les dés sont jetés.
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Jeu 21 Fév 2013 - 21:20
Un grand combat.


Notre petite cérémonie qui se déroulait si bien était devenue un effroyable carnage. Le dragon et Jhoken attaquait les élèves pendant que je tentais, tant bien que mal, d'échapper aux attaques d'Isanagi.

Il me parlait de mal, de bien, de comment j'étais morte et d'éradiquer les mauvaises herbes. C'était bien une métaphore pour un jardinier tel que moi mais pourtant, je n'étais pas d'accord avec lui :

▬ Certes, je suis morte pour de l'argent que je n'avais pas. Mais est-ce une raison valable pour tuer des milliards d'innocents sur la Terre ? Je crois en les nouveaux nés qui viennent au monde avec les plus pures des sentiments. Seulement, ils sont pas conseillés, mal orientés et finissent dans la drogue ou l'alcool. C'est ici que nous, les dieux, nous nous devons d'intervenir ! Nous pouvons les sauver. Il suffit de croire en nos capacités et de nous unir pour faire de la société des hommes un monde meilleur ! Sans les détruire !!

J'avais confié mon épée aux élèves, en espérant qu'ils puissent unir leur force et vaincre le dragon et je ne m'étais pas trompée en leur faisant confiance. Pourtant, qui aurait cru qu'une des élèves, la mignonne fille d'Isanagi viendrait s'incruster dans notre combat. Avec ses petites ailes, elle avait volé jusqu'au milieu de la place et je crus bien que son corps allait se retrouvait déchiqueter par les multiples attaques qu'Isanagi m'envoyait par rafales incessantes. Était-elle folle au point de se suicider ainsi ?

Je courus vers elle et la poussai suffisamment sur le côté pour qu'un jeune homme l'éloigne du combat. Derrière moi, le dragon poussait ses derniers cris et je me retournai l'espace d'un instant pour le regarder s'effondrer à côté de l'horloge. Il était bien mort mais....et les élèves réfugiés dans l'horloge ? Ils étaient certainement très blessés, voir même mort. Je regardai alors les élèves qui combattaient encore sur la place. Ils étaient très fatigués, parfois blessés et la peur se lisait dans leur yeux. Aedan, le président du conseil, était allongé par terre et ne semblait plus bouger. Je laissais alors Isanagi seul un instant et me « téléportai » grâce à mon pouvoir du temps vers le jeune homme pour le soigner.

J'étais déesse de la nature et des plantes, cela aidait beaucoup en médecine pour calmer les douleurs et favoriser la cicatrisation des plaies. Surtout dans la Deus Académia où les blessures se soignaient très vites. Je plaçais une grande feuille sur le torse d'Aedan qui s'enroula automatiquement autour de son corps et bloqua l’hémorragie. Il allait être debout dans quelques minutes à peine mais la marque de la blessure risquait de perdurer un bon mois.
Son souffle était instable, alors je lui prononçai quelques paroles pour le rassurer :

▬ Merci mon jeune ami, tu t'es montré très courageux. Repose-toi maintenant.

Autour de moi, tout le monde semblait en colère contre moi. Isanagi s'énervait que je l'ignore ainsi, sa fille rageait car elle me portait responsable de la condition de son père, m'accusant d'être une mauvaise directrice. Et ce petit Kurokami qui se permettait de me donner des conseils dans un tel combat. Ce n'était définitivement pas ma journée...

Je me retournai alors vers Maya et tentai de la calmer :

▬ Je m'excuse, si encore tu veux entendre mes excuses. Mais je n'ai pas choisi que ton père devienne ainsi. C'est une erreur de ma part, j'aurai du être plus prévoyante... Tu es sa propre fille, la chair de sa chair, va lui parler si tu le peux. Ramène-le à la raison ! Je t'en pris, fais-moi gagner du temps pendant que je soigne les blessés.

Puis je me tus un instant et regardai Kurokami avant de continuer :

▬ Mais si tu ne parviens pas à le ramener à la raison, je le tuerai, pour le bien de mes élèves.

Un autre problème maintenant était les cadavres des élèves écrasés sous les pierres de l'ancienne horloge.
Je détestais utiliser mes capacités ainsi mais dans de telles circonstances je n'avais plus le choix. J'utilisais alors mon pouvoir d'élite pour remonter dans le temps et déplacer un par un les élèves de la tour vers les murs de la cafétéria. Ils étaient ramenés à la vie avant même d'êtres tués.
Mais un tel pouvoir avait d'énormes conséquences que mon corps me fit vite ressentir : je m'effondrai par terre, un poids sur le corps et j'avais du mal à respirer.

Je regardai une dernière fois Isanagi qui s'impatientait et lui murmurai :

▬ Franchement, pour poser ta démission tu aurais pu faire plus simple.



« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Dim 24 Fév 2013 - 14:54
Atios se relève, un de ses bras pendant vers le bas, cassé. Du sang s'écoule de nombreuses plaies, alors qu'il relève les yeux, hagard, tremblant. Tout autour de lui n'est plus que cri, que chaos. Il maudit son impuissance. Il maudit son être. Il a encore réfléchi comme une machine. Il a encore été rationnel. Et la seule personne qu'il aimait réellement l'a trahi pour cela. Son esprit est confus. Sa tête menace d'exploser. Son corps est aller bien au-delà des limites que les infirmières lui avaient imposées. Atios pleure. Encore. Encore. ENCORE! Toujours cette même scène. Toujours ces mêmes combats. Ce sang qui coule au sol. Ces cris. Ces hurlements. Ces bruits. Ces cliquetis de métal. L'enfer était en train d'envahir la place de l'horloge. Derrière lui, le dragon, mort, n'était qu'une victime de plus parmi celle qu'il avait faite. Et il était débordé. Désarmé. Envahi par l'horreur de la scène. Son corps entier souffre, alors que son réacteur interne est enrayé. Que ses circuits magiques ont depuis longtemps implosé.

Il se traînait, comme un fantôme, dans l'horreur des combats, des flammes et des gravats. Il trébucha, enfin, tombant à genoux, devant un élève, mortellement blessé, inconscient. Atios soupira. Il ne pouvait rien faire pour lui non plus. Cela faisait depuis longtemps que les apprentis dieux de l'académie avaient perdu contre Isanagi et son dragon. Il s'en rendait compte à présent que tous ces élèves étaient morts. Et ce n'est pas l'action de la directrice qui pourrait changer le nombre de victimes qui croissait au fil du temps. Loin, au loin, dans les bâtiments, l'académie s'embrasait dans les feux du conflit. Les rumeurs d'un soulèvement de la part d'un des directeurs avaient suffis pour que les plus turbulents saisissent leur chance de reprendre le contrôle de la monotonie de leur existence. De choisir entre le bien et le mal. Entre cette notion vague résidant en chacun. Entre "soi" et "autrui". Et lui, qu'allait-il choisir ? Il ne savait pas. Il était perdu, choqué. Comateux. Blessé. Exténué. Il avait vraiment fait de son mieux. Mais ça n'avait pas suffi. Tant étaient morts.

Hurlements, panique... Explosions. C'était le refrain de l'horreur qui se perpétuait avec insistance dans les oreilles des participants de cette cruelle bataille. Colombe avait eu beau lui parler, de même qu'Isanagi, Atios s'était avancé, comme un lugubre et désespéré fantôme. Son cœur battait si fort, dans sa poitrine, lui qui était si mécanique et si froidement rationnel, que c'en était ironique. Il était le seul à pleurer. Comme quoi, au final, celui qui s'efforçait d'être le moins humain, était peut-être aussi celui qui l'était le plus ? Où allait-il, il n'en savait rien. Sa tête était comme vide et pleine à la fois. Dans un état second, il cherchait Maya, inconsciemment. Trop choqué pour comprendre ses actes, le temps semblait s'écouler avec une doucereuse lenteur autour de lui. Soudainement, une explosion eut lieu à proximité de lui. Son corps fut projeté dans les airs comme une poupée de chiffon, alors qu'il roula au sol, comme un pantin désarticulé. Il devait se relever. Mais il ne parvient à pas à se lever. Ses genoux restaient au sol. Soudainement, une jeune fille vint à sa rescousse, le tirer contre un gravas, contre lequel elle le reposa. Elle s'appliqua à bander ses plaies ouvertes.

Atios la regarda, le regard vide. Pourquoi ?

J'ai décidé de soigner les gens. Peu importe leurs choix. Tu as besoin de mon aide, j'ai décidé de te l'apporter. Tu seras libre, ensuite d'agir comme tu le souhaites.

Atios sourit, alors que son visage se déporta sur la droite, achevé. Cette sincérité venait de lui rabattre le caquet. Ni envie de protester, ni envie de la remercier. Choisir. Et lui, qu'allait-il choisir ? Ses idéaux ? La personne qu'il aimait le plus ? Deus ? L'académie ? Les élèves ? Il n'en savait rien. Lui qui était incapable de choix égoïste, sa logique échouait ici car ce n'était plus une question de logique ou de moral, mais bien un choix personnel. Il était incapable de percevoir le futur. De prévoir. Atios était donc perdu.

Tu as de graves blessures internes, mais ton état est stable. Enfin, ça ne devrait pas m'étonner de vous, Mister Deus.

Ah. Quelle horreur. Pas ce surnom. Pas ce titre. Ah. Il avait envie de vomir, rien qu'en entendant ces deux mots.

Ne fais pas cette tête. Tu es plus mignon quand tu souris.

Elle relève son t-shirt et pose ses mains contre le torse du jeune homme. Une douce chaleur se répandit contre celui-ci alors que la douleur diminua. Atios avait envie de protester, encore, mais plus aucun son ne sortait de sa bouche. Il était muet. Il ne savait plus quoi dire. Quoi faire. Il avait envie de se recroqueviller dans un coin et de fermer les yeux. D'oublier l'horreur de cet univers qui échappait à tout contrôle. La logique de celui-ci était désormais en train de rugir. Son expression livide, devait le trahir.

Un peu de courage, voyons ! Mister Deus fait rêver les demoiselles, justement car il est fort qu'il ne se laisse pas abattre.

Aha, elle avait tellement lu au travers de son jeu qu'il en avait presque honte. La tristesse devait perler autant de ses yeux que de ses joues et de son visage, car elle fit la moue. Elle prit le visage du jeune homme entre ses mains et lui dit alors :

Va et fais ce que tu veux faire, ou tu regretteras. Tu reviendras me voir, un jour et tu me diras si tu as des regrets. Pour le moment... Elle déposa une bise sur sa joue. Va et bas-toi. Moi, j'ai d'autres gens à sauver.

Et elle se leva, sans se retourner, le laissant là, perplexe et perdu. Mais elle avait raison. C'était maintenant ou jamais. De faire un choix. D'agir. Il sécha ses larmes contre son poignet, dénudé, puisque sa chemise avait été arrachée à cet endroit, pour servir de bandage sur ce même bras. Atios désormais plus lucide, parvint à voir Isanagi, au loin. Et Maya. Il serra les dents. Choisir, hein ?
La peur battait fort dans son cœur. Ce qu'il allait faire était sûrement la décision la plus folle de sa vie. La plus contradictoire, aussi. Il allait peut-être regretter, mais pouvait-il manipuler l'univers tout entier ? Il allait voir s'il avait cette fameuse capacité de tromper la destinée. C'était l'ultime pari de sa vie de divinité, il en était certain. S'approchant de Maya, passant à côté d'elle, sans même la regarder, il fit face à l'instigateur de ce coup d’État. Intérieurement, il fit une prière et se résigna à faire de son mieux.

J'ai réfléchi à ce que tu veux faire. Je me suis opposé à toi... Mais... Atios se tut, quelques instants, avant d'avouer : contrairement à ce que certains pensent, je suis celui qui a permis la chute de ton dragon. Oui, j'ai été roi, par le passé, Isanagi. Oui, mon royaume n'est plus, "Dieu de la création".

Atios se retourna, pour contempler le chaos ambiant.

Tout comme tu te rebelles devant Deus, mon propre fils s'est rebellé face à moi. Pour un simple but égoïste. Être reconnu comme tel. Pour de nombreuses raisons, j'ai passé ma vie à m'occuper d'un royaume comme de mon propre enfant. Ma propre femme m'a trahi pour commettre l'adultère avec mon meilleur ami. Tu vas en rire, mais ma propre demi-sœur, par vengeance et jalousie, m'a violé, en usant de subterfuges magiques. Mes plus fidèles chevaliers m'ont abandonné, certains pour ne jamais revenir. Ta propre fille, t'a choisi, toi, par rapport à moi. Et ne parlons pas de tous ces élèves qui m'adulent, qui me regardent désormais avec mépris, maintenant que la paix n'est plus.

Oh, au moins, son ton plein de dégoût l'aidait à corroborer sa comédie. Mentir en disant la vérité. Si ce n'était pas beau.

Oui, Isanagi, je pense comme toi. Je hais les Humains. Je suis même un monstre, pour le commun des mortels. Selon Aristote, né d'attentes déçues, inversion de la philanthropie, je suis un authentique misanthrope.

Et dire qu'il ne mentait pas. Oui... Le plus grand espoir était la source du plus grand des désespoirs.

Alors, si vous le désirez, je vous confie ma lame. Je vous protégerais sur la voie que vous avez choisie, car je décide de voir le monde que vous tentez de créer. Et ce n'est pas pour votre fille, croyez-moi. Si vous le désirez, seigneur Isanagi, je ne lui adresserais plus jamais la parole, comme gage de ma bonne foi. Vous pouvez même me tuer, dès maintenant, si cela vous chante... Atios fit un rire amer avant d'ajouter : de toute manière, j'ai toujours été l'idole, le jouet, des autres. Un hochet, un mouchoir, pour se plaindre, sur qui on compte tout le temps et qui une fois qu'il n'est plus utile, devient la cible du mépris, du rejet et des trahisons.

Alors, Mister Deus se retourna, pour fixer Maya, un peu plus loin. Son regard n'avait jamais été aussi dur et froid que celui qu'il portait à présent. Une colère sourde et froide, dansait autour de l'expression du jeune. Une sorte de désaveu, déçu. Cachant au fond de lui, la vérité. Un élève, qui assistait au discours de celui qui visiblement, trahissait l'académie, fit mine de se jeter sur Isanagi. Il ne put arriver jusqu'à lui : Excalibur l'avait fauché avec vitesse, force et précision, le faisant tomber en arrière. Les dés étaient peut-être jetés, mais dans le cas d'Atios, seul Deus savait qu'ils étaient pipés.
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mer 27 Fév 2013 - 2:02

L 'armure qu'elle avait donné au président l'élève semblait avoir été, comment dire, inutile? En effet, aussitôt mise, aussitôt disparu. Étrange... Pourtant sa magie fonctionnait bien. Pour preuve, elle ce mit l'armure sur elle, et sans aucun problème, la légère lueur bleue était active sur son corps. L'avantage de cette armure, était que cela la protégeait d'absolument tout. Autant la chaleur que la bête petite poussière qui flottait en l'air. C'était bête un peu... Mais bon. Au moins ainsi, elle pourrait défendre sa soeur des menaces. Du moins, c'était ce qu'elle pensait, jusqu'à ce qu'elle ce retourne et n'y vois... Rien? RIEN?! Non mais elle était là il y a quelque seconde... De panique, elle regardait autour d'elle. Il y avait plein de gens partout qui fuyait et qui courrait dans tout les sens... Le feu qui sortait de la bouche du dragon brulait vif certain élève malchanceux, vraiment, retrouver une personne dans tout ce chaos était très dur... D'ailleurs elle avait zapper un peu ce 'léger' détail... Mais venait-elle de voir des gens mourir brulé vif? C'est a cette instant qu'elle réalisa un peu toute la gravité de la situation. Ce n'était pas un combat à l'amicale de routine. Il y avait de la peur a une quantité folle dans l'air, des morts brulé, du sang, des flammes... Une vision apocalyptique que Fiora n'avait jamais assister. Sa réaction a tout cela? Franchement, aucune. Oh, mais non pas car elle était sans coeur ou froide, elle n'y croyait juste pas encore. Bien sur que non, c'était bien trop fou pour être vrai. Mais dans le doute, elle voulait aller pleurer un peu dans les bras de sa soeur.

"Lyly... ? Lyly...."

Elle marchait, tranquillement, vraiment sans réaliser la gravité de cette situation. Une vague de flamme s'abbatu sur elle et d'autre élève non loin d'elle. Contrairement a eux, Fiora était protéger. Son armure avait faiblit, mais tenait bon encore. Ses vêtements n'était même pas poussiéreux encore. Le sol était noir a ses pieds, et dans ce sol calciner, ce trouvait le corps d'un jeune homme a la peau entièrement brulé. La peau était noir, d'ailleurs, brulé à ce point, il était incroyable qu'il puisse être encore en vie... Et pourtant, sa main complètement calciné venu la saisir a la jambe, lui suppliant de l'aide. Fiora n'osa même pas le regarder droit dans les yeux, complètement horrifiée par cette vision d'horreur. Le jeune homme ne pu tenir sa jambe bien longtemps, ses blessures avait eux raison de lui. Même dans ses pires cauchemars, elle ne pouvait imaginer un destin aussi cruel a ses pires ennemies. Une petite voix dans sa tête s'acharnait a lui dire que tout ceci était vrai, mais malgré bien cette voix, elle voulait croire que tout ceci ne l'était pas. Ou alors, elle vraiment elle acceptait que ceci était la réalité, elle sentait que quelque chose de joyeux et de passif en elle allait brisé. Son innocence avait des limites, ce spectacle l'était. Elle continua a marcher, non loin d'elle le dragon venait d'être tuer, mais rendu a ce point, elle s'en fichait totalement. Il y avait bien que Fiora qui continuait d'agir normalement, déniant complètement la réalité. Sa soeur était disparu... Et vu a la vitesse qu'elle était disparu, il y avait de forte chance qu'elle ai connu le même sort que le garçon qu'elle avait croisé. Et le pire dans cette histoire, était que si c'était le cas, elle ne pourrait même pas la reconnaitre... Une vague de flamme et de lave venu la décoiffée une fois de plus, sans la toucher, venant s'écraser droit devant elle dans la tour de l'horloge, alors que c'était là ou elle ce dirigeait. Bon... Demi-tour alors? Jusqu'à ce qu'elle réalise que... En fait, tout les élèves était là, dans la tour... MERDE ! Elle n'avait plus le choix, réalité ou non, elle ne pouvait laisser les gens mourir droit devant elle.

"SORTEZ DE LÀ !!! LA TOUR VA..."

Et la tour s'effondra sur elle-même. Une fois de plus, avec Fiora comme témoin en première loge. Une vague de poussière et de roche était tomber sur elle, même de grosse roche. Plaquant Fiora sous une immense roche qui devait être autrefois un mur. Son armure corporel avait des limites, elle ce fit littéralement aplatir sans aucune merci ou forme de procès. Morte? Elle aurait du mourir oui a cette instant, mais la chance avec voulu que le mur qui lui était tomber dessus ce fende en deux quand il lui tomba dessus. Formant un léger abri en forme de triangle la protégeant de la suite des débris. Son armure corporel avait prit le gros des dégâts, donc elle n'était en si mauvaise état. Il faut dire qu'elle n'était pas directement en dessous de la tour, les débris qui lui était tomber dessus était petit et peu nombreux. D'ailleurs, elle ne du que ramper un peu dans la suie noir chaude comme de la braise pour sortir de là. Aucun doute qu'elle avait des brulures au premier ou deuxième degré sur les mains mains maintenant. Mais, malgré la gravité des blessures, elle n'avait pas mal. Du sang coulait sur son front et son visage, lui aveuglant l'un de ses deux yeux avec son propre sang, qu'elle frotta du revers de sa main pour enlever.

Il faut dire que avec le coup qu'elle avait reçu, elle aurait du ce réveiller de ce mauvais rêve, et ce n'était toujours pas le cas. Elle devait ce faire à l'idée, tout ceci était réel. Son coeur commença a battre rapidement, dans un mélange de nervosité incroyablement grande et de colère. Ses mains tremblait comme une feuille. Peur? Bon dieu que oui. Elle n'avait jamais eux aussi peur de toute sa vie. Tout ceci la terrorisait complètement a tout les niveaux. Mais aller savoir, sa première réaction fut de courir. Non pas pour fuir, bien au contraire, vers le coeur même du carnage, vers Isanagi en somme. Tout le monde avait déjà fuis cette endroit, a part quelque élève, dont Atios, qu'elle connaissait 'bien'. Il partageait avec elle, le fameux titre de 'Mr et miss Deus'. Tout deux des idoles populaires dans leur sexe respectif. L'ironie voulait qu'elle n'avait jamais réussis a le comprendre ou approuver ses valeurs. Elle l'avait néanmoins respecter dans ses choix, car malgré la stupidité de ses gestes, il le faisait car il croyait que c'était juste et aussi qu'il lui avait sauvé la vie, un fait a ne pas oublier. Elle ne connaissait pas trop cette Maya, ni même le directeur Isanagi. Tout ce que Fiora voyait, était que plus personne n'était vivant ici a part eux. Même colombe était a bout de force non loin. Cette Maya semblait s'être ranger au coté de son 'père' ? Ah bah dis donc... Au moins Fiora pouvait comprendre le raisonnement de cette jeune fille. Si les rôles étaient inversée, aucun doute que Fiora ce serait ranger du coté de sa soeur, même si elle avait des buts complètement dérangée. Mais là présentement, ce n'était pas le cas, alors Fiora la regarda d'un regard plein de reproche. La mettant à présent complice de tout ces meurtres et tout ce chaos autour d'eux.

Mais bon, tout ceci allait être vite régler, Atios était là. Elle l'avait vu combattre, il était fort. Bon, on parlait quand même ici d'un ex-directeur... Mais quand même. Fiora avait confiance en lui et ses capacités. Sauf que tout ceci ne tourna pas exactement comme elle le pensait. Plutôt, il fit exactement le contraire de ses attentent. QUOI?! Atios, ou plutôt 'Arthur' comme il lui avait dit, ce chevalier d'or et de lumière, qui approuvait cette violence?! Non seulement il l'approuvait, mais il tua un des rares survivant qui voulu changer les choses et tuer le directeur dans son dos. Froidement, comme ça. Atios était pour Fiora, l'emblème du bien. Celui inflexible mais droit, près a mourir pour sa cause. Même si cela était impossible. En fait non, il était maintenant celui qui allait tuer tout les humains pour leur bêtise.

"Je n'aurais jamais cru cela possible de toi... Vraiment, tout les chevaliers sont tous les mêmes. Imbue d'une pensés collective de faire le bien par le mal... De purger le monde par le sang..."


De base elle n'avait jamais aimé les chevaliers. Ne serait-ce que parce qu'elle est morte de la main de l'un d'entre eux. Mais venant d'Atios, celui qui est le représentant même de la chevalerie. Ha... Décidément, qu'importe ce qu'elle comptait faire dans sa nouvelle ici, tout revenait toujours à son passé. Elle ne pouvait décidément jamais tourner la page et vivre une autre vie tranquille. En plus, maintenant Fiora était presque la seule personne encore debout 'capable' de stopper tout ceci. Cette simple idée, d'être le seul espoir restant, la terrifiait totalement. Elle, l'être inutile, faible, incapable, qui n'est bonne qu'à être protégée. Était face a 3 ou 4 personnes, armée d'épée surpuissante ou de magie complètement démentiel. La seule personne ici ou elle pensait avoir une chance de vaincre, était l'autre jeune fille... Et même encore, elle avait tout de même l'épée qui avait buter un énorme dragon un peu plus tôt. Cette arme, ce n'était pas rien. En bref, elle avait aucune chance. Littéralement 0%, a moins d'un météore qui tomberait du ciel et tuerait d'un seul coup ses 'adversaires' elle n'avait aucune chance sur le point de vu 'Combat', aucun doute.

Son corps tremblait tellement de peur, qu'elle en avait des sueurs froides. Elle voulait tellement les arrêter, leur foutre des baffes au visage et les mettre en prison. Leur faire réfléchir un peu pour leur stupidité. Mais tout ceci serait aussi irréelle que ce qu'elle vie maintenant. Mais au simple souvenir de sa soeur et a la possibilité qu'elle soit morte il y a quelque seconde de cela. Suffisait pour affronté toute sa peur droit dans les yeux, d'un regard non seulement déterminée, mais plein de reproche.

"Vous devriez avoir honte de vous ! J'espère sincèrement que vous serez rongés par les remords le restant de vos jours pour vos gestes !"

Selon les légendes, l'on dit que lorsqu'une sorcière vous maudis, c'est les pires malheureux qui vous arrive par la suite. Un 'pouvoir' sous forme de simple légende, qui est la raison même pourquoi les sorcières sont brulée vives. Par peur d'une malédiction de leur part. Et bah, Fiora espérait franchement que ses paroles finira par les ronger de l'intérieur. Pour accepter tout ces meurtres et ce ranger au coté de ce monstre, c'était bien tout ce qu'ils méritaient tout les 3.

"Mais pour l'instant... Je me dois de vous arrêter. Au nom de l'humanité toute entière, je vous laisserais pas faire une seule autre victime !"

Fiora n'avait même pas envie de ce justifiée ou de parler de ses motivations. Elle croyait en la bonté de l'homme malgré sa bêtise. C'était une valeur complètement à l'opposée des idéologies d'Isanagi, rudement mise a l'épreuve maintenant. Pourtant, Fiora était de ceux qui avait mille fois plus de raison d'être a leur place, à détester tout les humains. Elle était une sorcière et toute sa 'race' avait littéralement été décimer par eux. Jugée par un peuple qui ne connait que violence. Pourquoi alors ne faisait-elle pas comme eux? Rejoindre Isanagi et leur faire payer leur crime? A la bonne raison, unique et simple. Qu'elle ne compterait jamais s'abaisser a ce même niveau de barbarie qu'eux. Si elle tuait a son tour tout les humains, serait-elle au final mieux qu'eux? Bien sur que non. Elle serait le même démon qu'eux. Non, la violence n'est jamais la solution. JAMAIS. Un jour, un prêtre lui avait donnée un bout de pain. Banal non? Il n'avait fait aucun profit de ce geste. Juste comme ça, pour être gentil envers une gamine qui avait faim. Depuis ce jour, ce simple geste de bonté vers elle est devenue sa fascination. Elle voulait voir tout le monde faire de même, partager, s'aimer, et rire ensemble. Pourquoi cela devait-il être impossible? Tant qu'il vivra du bon dans l'homme, l'humanité peut être sauvé. Ils ne sont pas tous mauvais, ils ne sont pas tous méchants. Et même les pires criminels, souvent, ne sont que des victimes de leur passé. Tout ceci n'est qu'une chaine sans fin de malheur qui ne peut prendre fin. C'est là la beauté de l'homme et toute sa force, que de pouvoir affronté le mal en pleine gueule et surmonté l'épreuve en étant malgré tout heureux.

Une épée blanche et rayonnante apparu alors dans la main brulée et endommagée de la jeune fille. Serrant bien fort cette épée d'arcane de sa main droite. Elle ne s'était jamais battue, mais faut dire qu'elle n'avait jamais été aussi sérieuse. Dans l'autre main, une sorte de bouclier fais du même matériaux apparu. Des armes composé de magie, c'était bien la seule chose qu'elle avait pour ce défendre, ou plutôt... Attaquer. S'il ne l'avait pas compris déjà, Fiora comptait jouer les héros. Oh, mais soyons clair, elle savait qu'elle allait mourir. La question n'était pas vraiment de réussir ou non a vrai dire. Mais plutôt, un code de conduite. Elle n'avait pas le choix, qu'elle ai aucune chance ou non, qu'elle meure ou non. Elle ne pouvait les laisser partir, car c'était contre ses principes, contre ses valeurs, contre qui elle est, contre sa philosophie de vie. Elle aimait mieux mourir que les laisser agir comme bon leur semble. Devait-elle avoir de la pitié pour eux? En fait, oui elle en avait. Elle avait pitié pour leur âme tourmenté. Sans doute chacun d'eux devait souffrir a l'intérieur d'une cause ou d'une raison. Mais ils étaient simplement trop lâche pour la surmonté. Trop lâche pour pardonner et tourner la page vers d'autre chose. De croire en la beauté plutôt qu'à la laideur. Mais plus que n'importe qui d'autre, c'était Atios qu'elle lui en voulait le plus. Déjà car c'était lui qui aurait du dire ce qu'elle venait de dire, lui qui ce pose devant Isanagi, lui qui ce porte défendeur de l'humanité en personne. Alors, elle s'approcha, d'un pas rapide, l'arme près a frapper. Elle tremblait de peur, mais aucun de ses pas ne semblait avoir d'hésitation.

"JE VAIS TE COUPER LES MAINS , ATIOS !!! TU ES INDIGNE D'AVOIR CETTE ARME ENTRE LES TIENNES !"

Fiora qui hurle? Cela semblait presque pathétique. Elle n'aurait même pas fais peur a un bébé. Mais son regard rouge était convainquant pour voir que sa menace était sérieuse. Dès qu'elle fut a porter d'épée, elle n'hésita même pas une seule seconde pour frapper. Sans aucune forme d'honneur ou de volonté de lui laisser de chance, elle frappa de toute ses forces dans le but clairs de couper Atios. L'on pouvoir lire dans ce geste une certaine hésitation, elle ne voulait pas le tuer, mais bien le blessé assez pour qu'il soit invalide. Elle ce doutait bien que l'autre jeune fille allait finir par l'attaquer elle aussi, alors elle gardait un oeil sur elle, près a paré le coup avec son bouclier. Elle espérait vaincre Atios en un ou deux coup, car a deux contre elle, surtout qu'elle n'avait aucune expérience du combat, elle allait mourir avant même d'en avoir stopper un des deux. Le plus drôle était que même si elle réussissait, derrière eux, il y avait le directeur en guise de 'big boss'. Aller, si Fiora en avait le temps, elle aurait rigoler de sa bêtise. Croire qu'elle pourrait changer quelque chose, elle? C'était un pure suicide qu'elle faisait... Peut-être si elle parvenait a prendre l’épée d'Atios... Ou celle de Maya... Elle aurait une chance contre Isanagi...


HRP: Désoler pour les fautes, j'ai pas corrigée... Je le ferais plus tard, je suis déjà en retard pour mon rendez-vous là ><''
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mar 5 Mar 2013 - 12:10

La situation était loin d'être des plus glorieuses. Tout empirait de secondes en minutes. Les événements se bousculaient à une vitesse folle.. Vraiment, c'était un monde entier qui semblait sur le bord de s'écrouler.. Tout était si chaotique.. Un univers parfait pour les plus noirs desseins, comme celui de l'ancien directeur.. Ce fou.. ou ce sage homme voulait la mort des humains.. Il voulait une révolution à grande échelle. Certes, ce genre de paroles étaient d'une saveur plus que particulière pour Aurelly qui était probablement la personne la plus rancunière existant dans l'univers. Oublier une chose était une tâche ardue pour elle. Toujours, dans ses pensées, les actes ou les paroles blessantes en son encontre s'inscrivaient en lettre rouge sanguinolent. C'était vraiment étrange comme sensation qui parcourait son corps depuis l'instant qu'elle avait eu durant sa rage une lueur d'espoir. Tuer les humains.. Cette idée n'était pas pour lui déplaire en fait. Cette race immonde l'avait persécutée.. Avait persécutée sa soeur.. ET probablement que ce peuple inculte avait toujours persécuté les sorcières comme elle..Vraiment.. C'était étrange.. Rancunière comme pouvait l'être Aurelly, cette simple idée de massacre éveillait sa haine et sa rage.. Elle était l'élève de la vengeance, l'apprentie de la démence.. Ce qui a été fait un jour doit être payé au prix fort.

Réellement, toutes ses idées lui plaisaient.. Mais pour l'heure, son esprit était des plus embrumé pour réfléchir. Plus les minutes s’égrenaient, plus sa rage s'amplifiait.. Plus sa démence s'élevait.. Plus elle perdait contact avec la réalité. Elle était comme plongé dans son monde à elle, où la douleur n'existait pas, où la logique était différente. Et alors qu'elle sentait les flammes du souffle du dragon lécher son corps, elle ne s'en préoccupa que peu. Cette bête n'était pas son but. C'était celui d'autrui. Seulement une personne avait attirée son attention. Ce bizarre de bonhomme qui dansait un peu partout.. Ce fut ainsi que sous les effets de la rage, elle envoya une immense table en chêne sur l'énervant énergumène pour attirer son attention, ce qui fut facile, car ce dernier se tourna aussitôt pour débiter la table de ses griffes. Suivant le mouvement de la table, la jeune femme avait suivit aussitôt se propulsant droit devant dans l'intention d'embrocher Jhoken.. Mais ce dernier agile comme il était n'avait pas sembler être apeuré par le coup.. Même quand plus, il nargua ouvertement la jeune sorcière qui le vit sauter vers l'arrière dans une parfaite acrobatie pour esquiver le coup.. S'arrêtant aussitôt, debout sur une table, Aurelly, droite et fière, observa un moment son adversaire, le jaugeant un moment en réfléchissant à la meilleure méthode pour le battre. Un moment, elle se recula un peu pour se placer en terrain plus propice pour elle. Malgré sa rage et sa folie croissante, la sorcière parvenait difficilement à garder une certain contrôle et une certaine logique.. Sauf qu'avec les boutades du vil personnage, elle perdait de plus en plus patience.. Et quand ce dernier chargea à son tour, labourant l'air de ses griffes, l'apprentie repoussa du mieux qu'elle put ses lames avec son épée, avant de contra attaquer par de rapide coup d'estoc visant les cuisses de son adversaire. Le meilleur moyen, selon elle, restait de l'immobiliser.. Cela n'était qu'une entreprise risquée de plus et quand elle se recula de nouveau pour éviter de nouveaux coups, elle sentit quelqu'un dans son dos.. Du moins, elle eut l'impression que quelqu'un se pressait contre elle.. Volontairement ou non.

Quelques peu nerveuse mais aussi perdant peu à peu certaine de ses facultés de déduction comme le simple.. ami ou ennemi.. La sorcière se tourna brusquement vers la gauche, lançant simplement son bras droit pour agripper la chose qui l'avait ennuyée pendant son combat, usant de toute la force qu'elle déployait sous sa rage et grâce à tous ses entraînements, elle sembla brusquement catapulter brusquement l'élève qu'elle avait capturée dans la direction de Jhoken. Heureuse de sa nouvelle diversion, l'adepte de la vengeance chargea à nouveau mais cette fois-ci, sous le couvert de l'élève, elle poussa se dernier sur Jhoken, le forçant à plaquer son principal adversaire.. Dans un geste violent, elle transperça son bouclier humain de son épée, cherchant à poignarder au passage le vil bouffon. Tout se passa si vite.. Les gestes s'étaient enchaînées à une grande vitesse et quand finalement la jeune femme se recula pour voir ce qu'elle avait fait.. Elle comprit finalement qu'elle avait tuée une élève de l'académie. Mais son regard était vide et sans réel émotion et alors qu'elle se préparait à s'avancer pour aller voir ce qui advenait de Jhoken..Une tremblement effroyable stoppa net son avancée et elle détourna son regard du corps l'espace d'une seconde pour voir ce qui se passait réellement, alors qu'un nuage de poussière s'élevait autour d'elle et qu'une pluie de pierres tombaient un peu partout.

Silencieuse, elle contempla un moment la magnifique tour tomber en ruine. En temps normal, elle aurait été probablement triste voir déçue.. Mais en ce moment précis, elle s'en fichait bien.. Elle n'éprouvait rien.. Aucun remord, aucune tristesse.. Rien.. Aucun sentiment quelconque transparaissait vraiment. Sa folie avait laissée peu à peu place à une indifférence et un silence imperturbable. Certes, elle se sentait toujours bercée par sa rage et sa colère. Mais elle était comme perdue.. Comme.. Désespérée.. Elle observa un moment la tour écroulée, cherchant un moment du regard sa soeur pour s'assurer qu'elle n'avait rien eut à l'effondrement de la tour.. Mais rien.. Où était-elle... Alors que son désespoir augmentait un peu plus sous cette découverte, elle reporta son regard vers où Jhoken devait être, plissant un moment son front en le cherchant à son tour.. Où était-il passé lui ? C'était certain.. Il n'était pas mort.. Mais.. elle l'avait perdue de vue quand la poussière s'était élevée. S'avançant lentement dans la direction où elle croyait le trouver, elle frappa dans l'air un moment pour espérer le toucher.. Elle était comme perdue.. Déboussolée... Jusqu'à ce qu'un cri déchire l'air.. Une voix parmi tant d'autre.. Mais c'était LA voix la plus importante.. Une voix douce et claire.. Une voix si familière.. La voix de sa soeur chérie.. Mais.. Il y avait quelques choses qui clochait.. Quelques choses de différents.. Quelques choses de changé.. Sa soeur.. semblait en colère.. Ou du moins quelques choses du genre..


- Fio.... ra ?

Encore un peu perdue dans ses délires intérieurs, l'étudiante avait malgré tout réussit à formuler un mot si important à ses yeux.. Un mot qui était le prénom de sa soeur. Un moment elle sembla se figer sur place comme une parfaite statue.. Jusqu'à ce que lentement, son regard se changea aussitôt petit à petit.. Son aura noire qui émanait de son corps diminuant lentement. Sa soeur avait.. mal.. Sa soeur souffrait.. C'était la seule et unique chose qui comptait à ses yeux.. C'était la seule chose utile à savoir.. Vraiment, malgré toute la rage qu'elle portait en elle, son dévouement envers sa soeur était incroyable. Et le simple fait de l'avoir entendue criée l'avait fait réfléchir.. Le cri de sa soeur était si inhabituel et alors que la sorcière se retournait pour voir enfin ce qui se passait du coté de sa soeur.. Elle remarqua d'abord Atios... Puis.. Le directeur.. Et cette autre fille étrange. Fortement déphasée par tant de changements, Aurelly porta une main à son front tentant de rassembler ses idées alors qu'elle observait les mouvements de sa soeur.. Surprise de la voir faire.. l'étudiante se décida finalement à avancer dans la direction du quatuor avant de s'arrêter.. Se tournant pour chercher du regard Jhoken.. Ne sachant pas où il était à nouveau.. Puis dans un mouvement lent, elle se pencha vers l'avant pour ramasser un rocher sur le sol.. Puis se redressant, elle lança le rocher dans la direction d'Isanagi et de sa fameuse fille, les observant d'un regard mauvais..

- Le.. Le premier qui ose toucher à ma soeur aura.. aura.. affaire à moi !

Cria-t-elle le plus fort qu'elle pouvait. Son cri était un véritable défi et malgré que son bras droit brûlé et lacéré lui faisait effroyablement mal, son instinct de protection prenait le dessus. Sa soeur passait avant tout.. Réellement tout.. Si elle devait mourir pour voir sa soeur vivre.. Elle le ferait volontiers.. Puis d'une démarche lente et chancelante, la sorcière se rapprocha de sa soeur, observant les alentours pour chercher le prédateur qu'elle avait affrontée peu avant.. Tout se passait si vite... Trop vite...
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Jeu 7 Mar 2013 - 12:56
C'était un magnifique bordel, et, si elle en avait été capable, Léa aurait été bien contente de s'être éloignée. Accroupie derrière un bout de table, elle put à peu près suivre tout ce qui se passait à distance. Elle avait vu où étaient passées les fameuses feuilles qu'Isanagi tenait, tout simplement dans sa veste, mais elle ne comptait pas aller les chercher. Trop dangereux, et de toute façon elle n'était pas capable de faire le poids dans toute cette histoire. Alors Aedan pouvait toujours attendre s'il les voulait. Remarque vu son état, il risquait d'avoir besoin d'autre chose.

La jeune fille put observer de loin le combat, et curieusement elle se sentit un peu mal d'être planquée dans son coin. Mais elle ne pouvait rien faire de toute façon, si ce n'est gêner en étant dans les pattes des deux garçons, alors mieux valait rester à distance. A deux, ils parvinrent tout de même à mettre le dragon hors d'état de nuire, ce qui était une belle performance, il fallait bien le dire. Le problème c'était leur propre état après tout ça. Mais elle n'eut guère le temps de voir comment ils s'en étaient sortis : dans sa mort, la créature eut le temps d'abatre la grande horloge avec un puissant jet de magma.

Heureusement pour elle, Léa ne s'était pas planquée là-bas, fuyant tous les élèves qui s'étaient regroupés dans ce coin. Elle n'eut pas de dommages particuliers, juste quelques débris qui parvinrent jusqu'à elle. Alors qu'il y avait tous ces jeunes qui finirent écrasés sous les pierres, ou brûlés par la lave... est-ce qu'elle était censée se sentir touchée par ce qu'elle voyait ? Pas vraiment. Il n'y avait que des inconnus qu'elle ne connaissait pas plus que ça. Et elle ne pouvait pas se permettre d'être émotive dans une situation pareille.

Cependant, quand la poussière de la chute de l'horloge retomba, et qu'elle aperçut un peu plus loin Aedan dans un sale état, cela la... dérangea. Ce n'était pas comme la plupart des autres élèves qu'elle ne connaissait pas, non, là il s'agissait d'une personne qu'elle avait déjà fréquentée et qu'elle appréciait un minimum, malgré son insensibilité protectrice. Etait-il mort ? Ou juste blessé ? Elle captait un peu moins de pensées mais encore trop pour qu'elle puisse savoir si dans le tas il y avait celles du président.

Abandonnant son refuge qui n'avait absolument rien de sûr, l'apprentie déesse s'approcha avec prudence du garçon. Une autre fille, avec des ailes, lui prit son épée désormais inutile et passa à un autre corps. Ca lui disait quelque chose ça aussi... Atios ? C'est vrai qu'ils avaient affronté la bête à deux. Mais une personne à la fois. Léa s'agenouilla à côté d'Aedan pour observer son état. Une jambe un peu brûlée, et apparemment une méchante blessure au torse. Tout ce sang... ça lui rappelait une certaine mission, mais ce n'était guère le moment d'y penser. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire ? Niveau soins, elle n'y connaissait rien, à part les gestes de premiers secours. Sauf qu'Aedan avait largement dépassé ce stade et avait besoin de mieux.

Colombe apparut subitement à côté, elle ne devait pas se battre pour arrêter Isanagi ? Le regard doré observa la déesse avec méfiance, mais elle ne fit rien de mal, au contraire. Léa ne voyait pas comment une feuille géante pouvait soigner, mais apparemment la directrice savait ce qu'elle faisait, et le sang arrêta de couler. C'était déjà ça. Le reste était égal à la situation : chaotique. La jeune fille observa les personnes alentours, regardant à qui Colombe parlait. C'était l'élève ailée, qui semblait décidée à se battre avec Isanagi. Elle avait parlé de "père" non ? C'était sa fille ? Ca devenait vraiment de plus en plus compliqué... mais bon, l'information la plus importante à retenir était que ça faisait une alliée de plus à l'ex directeur, et donc potentiellement une ennemie. Même si Léa n'avait guère pris de position dans cette bataille, elle préférait considérer tout le monde comme des menaces. Au moins ça lui permettrait d'augmenter ses chances de sauver sa peau.

La suite se révéla plutôt floue, mais la jeune fille comprit ce qui se passait. Elle avait déjà vu le pouvoir du temps de Colombe à l'oeuvre une fois, et supposait que c'était elle qui "ramenait" à la vie les élèves tués sous l'effondrement de l'horloge. Stupide, ça aussi... elle se retrouvait épuisée, et donc sûrement incapable de résister à Isanagi. Elle aurait très bien pu faire ça plus tard ! Maintenant, elle aurait un mal fou à s'en sortir, tout ça pour sauver quelques vies, alors qu'il aurait été plus avisé de s'occuper des morts plus tard. Après tout, il suffisait de trouver des restes pour les rescussiter à l'infirmerie... enfin ce n'était pas son problème.

L'apprentie déesse jeta un coup d'oeil à Atios, qui semblait moins durement blessé qu'Aedan, puisque conscient et vite debout. Mais c'est plutôt psychiquement que ça avait l'air de coincer. Qu'est-ce qu'il racontait au juste ? Une des filles aux cheveux bleus semblait elle aussi trouver que c'était du grand n'importe quoi. Sûrement une amie du chagon. Léa se rappelait ce qu'il lui avait dit dans ce fameux bar, et trouvait que ça ne collait pas vraiment au personnage. Elle secoua un peu la tête.

- T'es vraiment débile en fait. Mais bon si pour une fois tu fais vraiment ce que t'as envie de faire pour toi-même et pas les autres, c'pas si mal que ça.

Simple observation donnée par une voix tout à fait neutre et calme. Peut-être que pour une fois Atios arrêtait de faire son cinéma et se laissait être ce qu'il était vraiment. Un monstre ? Bof. Léa se souvenait très bien de l'espèce de gros matou qui fufutait sur ses genoux, content de se faire gratouiller les oreilles. Ils ne devaient pas avoir la même conception du mot. Mais bon, elle ne comptait pas argumenter ou essayer de le faire changer d'avis. Aucun intérêt. Il était libre de choisir sa voie, comme tout le monde. Elle espérait juste qu'il ne le regretterait pas, parce qu'elle l'appréciait quand même. Et de toute façon, l'endroit ne prêtait pas aux discussions philosophiques.

Colombe paraissait bien seule, à lutter contre eux tous, mais la fille aux cheveux bleus semblait décidée à l'aider. Ca lui faisait au moins une alliée, la directrice devrait être contente. Car pour le moment... il y avait bien peu d'élèves de son côté. Elle voulait attaquer Atios en premier lieu. Sans doute qu'elle ne s'attendait pas à sa décision, ce qui était tout à fait compréhensible quand on connaissait un minimum le garon. Léa devait-elle s'en mêler ? Non. Déjà parce qu'elle n'était pas capable de se battre, ensuite parce que ce n'était pas à elle de le faire. Certes, quelqu'un qu'elle appréciait - et il y en avait pas des masses - risquait de mourir, d'autant qu'il était déjà blessé, mais c'était son choix. Elle le respectait, aussi stupide put-il être. Elle préférait rester à côté d'Aedan, transformé en rouleau de printemps, au cas où.

L'autre fille aux cheveux bleus, qui ressemblaient beaucoup à la première, la rejoignit alors, pour l'épauler. Ca s'annonçait d'autant plus mal pour Atios. Et ça faisait beaucoup de monde à portée de pensées. Où était le Joker qu'elle affrontait d'ailleurs ? Il lui semblait que c'était bien avec elle qu'il se battait... dangereux ça. Et s'il venait s'en prendre à elle à la place, pour s'amuser ? Vu que c'était un psychopathe, comme tout le monde, c'était tout à fait possible. Elle ne pouvait pas se laisser surprendre. Ok elle ne servait à rien, mais clamser n'aiderait pas plus Aedan. Au moins là elle pouvait essayer de le protéger un peu, ne serait-ce qu'en prenant d'éventuels coups à sa place le temps que sa feuille géante finisse de le soigner.

Léa attrapa un reste de pieds de table, ça pouvait faire office de bâton. Même si elle ne se débrouillait pas très bien, elle avait eu un cours sur l'utilisation de cette arme, et elle pourrait gagner un peu de temps. Se relevant à côté du garçon, elle se campa bien sur ses appuis, et inspira un bon coup. Faisant fi des odeurs de grillé, elle se concentra et baissa ses remparts psychiques. L'armée de pensées attendue lui tomba dessus. Elle grimaça mais tint bon et fit de son mieux pour comprendre ce qu'elle captait. S'il y avait une menace directe envers elle là-dedans, elle devrait la trouver et pouvoir réagir en conséquence. Tout le reste... la peur, les espoirs, les réflexions, l'incompréhension des autres n'était que du décor. La jeune fille garda un oeil sur le groupe maître de l'endroit, qui se résumait à tout le monde autour d'Isanagi, attentive aux pensées reçues.

Il fallait que ça se termine vite, peu importe comment. Qu'Isanagi fuit avec ses nouveaux petits soldats, ou qu'ils soient tous tués, c'était pareil. Mais que ça se fasse vite. Elle ne tiendrait pas plus de quelques minutes avec tout ça dans la tête.


Dernière édition par Léa Dolce le Jeu 9 Mai 2013 - 10:14, édité 1 fois
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Ven 22 Mar 2013 - 2:48
    Encore un moment de grand altruisme exécuté par notre cher président du conseil qui en faisait souvent beaucoup trop. Tiraillé entre le fait de devoir protéger ces nombreux élèves qui mouraient devant lui et ainsi prendre le côté de Colombe, laissant le danger qu'elle représentait en tant qu'être visiblement supérieur et à l'esprit aussi volatile qu'Isanagi de côté, il avait encore le choix de simplement tenter de protéger le plus de gens tout en cherchant en sauver cette académie des directeurs. Il y avait aussi Shindo, être qui était apparu il y a peu, peut-être avait-il une autre vision de ce conflit en devenir entre les directeurs? Se sachant bien trop faible pour régner comme maître de cette académie, Aedan voyait en cet homme une porte de sortie qui avait du bon sens. cependant, ce fameux tiraillement que j'ai mentionné plus tôt avait brouillé l'esprit du garçon qui cherchait où donner de la tête, mis devant la possibilité de sauver de nombreuses personne du dragon, il avait agit sur un coup de tête et vivait maintenant avec les conséquences de ses actes d'un courage assez exceptionnel pour notre jeune homme.

    Couché au sol, garnis de plantes magiques gracieuseté de Colombe et observé par une jeune fille aux cheveux bleus, Aedan restait plongé dans un coma assez profond malgré les soins puissants qui lui avaient étés administrés, il risquait de douter que cela suffise à le ramener sur pied pour être utile dans la situation actuelle, mais son coma ne lui permettait pas de penser à grand choses. Alors, qu'est-ce qu'un narrateur ne décrivant que la situation de notre jeune homme fringants et comateux pourrait-il bien décrire dans une telle situation? Bien des choses, à commencer par sa position sur le conflit qu'il avait eu le temps de mûrir alors que ses blessures saignaient à grandes giclées il y a quelques minutes. Colombe était le choix que la logique prévoyait, clairement plus saine d'esprit et calme que la femme de ménage masculine, elle semblait toutefois trop émotive pour offrir une solution viable.

    Car au final, vous devez probablement le savoir rendu à ce stade, l'important aux yeux du président était la sécurité de son académie et du futur des étudiants, à quoi bon appuyer Colombe si ce n'était que pour régler la situation avant qu'elle aussi se lasse de donner des cours et se tourne vers la tuerie et la destruction des humains. D'ailleurs, parlons des humains, peut-être était-ce le petit côté égoïste du garçon qui parlait, mais Aod n'en avait vraiment rien à branler des humains. Sincèrement, le monde qu'il connaissait n'était plus, son rêve de maison dans la campagne, d'une famille et d'un travail gratifiant étaient disparus, il n'en avait plus rien à ce faire de ce monde ingrat. D'une certaines façon, les voir disparaître ne lui ferait pas verser une larme, mais il avait malgré tout une certaine forme d'obligation envers son créateur supposé (Deus) et ses créations, il ne pouvait pas simplement cracher sur le travail de Deus comme ça et rire.

    Ce n'était pas une situation facile que nous vivions en ce moment, face à seulement deux chois, Colombe ou Isanagi, Aedan avait bien envie de s'enfermer dans son bureau et d'attendre que la tempête passe, voir simplement retourner chez les humains et attendre la fin de ce monde patiemment devant un petit cocktail. Malheureusement, il avait des responsabilités envers ces élèves qui ne pouvaient pas tous ce défendre, envers ceux qui allaient subir les conséquences de cette guerre dans laquelle ils n'avaient rien à voir... Ces pauvres étudiants qui ne demandaient qu'a être guidés dans ce nouveau monde inconnu qui s'offraient à eux. C'était son travail en tant que Président du conseil de s'occuper des âmes errantes arrivant à l'académie... Il se souvenait à quel point ce monde lui avait semblé effrayant au départ, il ne voulait pas laisser d'autres personnes mourir dans un tel état d'esprit.

    Fronçant les sourcils, la douleur ramena rapidement notre jeune homme à la réalité, quittant ses pensées post-comateuse pour lui faire réaliser la situation actuelle. Des gens s'affrontaient un peu partout, des conflits semblaient se préparer d'une côté comme de l'autre même si une personne en particulier semblait plutôt fixer sur son état. Léa, cette pauvre fille dont il avait quasiment oublié l'existence tant elle s'était bien cachée était maintenant à son chevet, observant ses blessures guérir grâce à la magie de la directrice. Quel foutoir... La place de l'horloge avait été totalement détruite, un corps de dragon gisait près de lui, tout comme le reste de la belle tour qui surplombait autrefois cet endroit... Quel bordel sans nom.

    «Qu'est-ce que j'ai manqué?...»
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Lun 25 Mar 2013 - 15:49

Isanagi Tensho

L'Académie voyait en ce jour un nouveau départ. Mêlé d'un sentiment de terreur, de crainte et de chaos, Isanagi se sentit plus libéré après son importe confession. Mais là, il n'était plus question d'attendre plus longtemps. Lui, Jhoken et le défunt dragon avaient marqués leurs coups et ils fallait à présent qu'ils se retirent dans la "Guilde noire". Sa fille ou douce protectrice enfantine d'un Dieu "déchu" se révélait d'un coté très réconfortante. Au moins, elle l'avait rejoint et ils pourraient éventuellement passer plus de temps ensemble. Rattraper le temps perdu comme on dit. Puis, comme une dernière tentative de se pardonner et de rejoindre sa file, l'élève dragon Atios voulait rejoindre le coté d'Isanagi. Un mépris certain bouillonnait en Isanagi et d'un ton extrêmement froid - même s'il avait tué un élève - il lui vociféra :

Non. Atios, tu n'es qu'un égoïste qui ne sait même pas ce qu'il veut. Tu n'es qu'un soumis qui suit ma fille dans un but incertain. L'apprécier ? Alors qu'initialement, tu me fais face et maintenant, tu souhaites te mettre à mon service ? Ne me fais pas des éloges, ne m'appelles pas "seigneur". Tu ne sais même pas toi-même ce que tu veux alors de ce fait, je te refuse et si tu t'approches encore de ma fille, tu y passeras sans aucun doute. Trouves-toi une vraie voix, un vrai objectif et fais face à tes actes.

Se tournant rapidement vers sa fille au regard si déterminé, il lui lança :

Nous rattraperons le temps perdu. Il ne faut t'éprendre d'idiots comme lui...

Isanagi refit alors face à la directrice qui semblait être accompagnée à présent d'une élève au courage éphémère. Le regard assombri, ses lèvres dessinèrent de discrets mots et une orbe violacée fit une fulgurante apparition.

Bien, alors, tu ne me laisses pas le choix Colombe, je vais t'enraciner dans cette académie à laquelle tu tiens tant.

Elle faisait crépiter l'air autour d'elle et on pouvait sans trop de mal y voir sa fluctuation. La sphère grossissait à vue d'oeil et d'un seul coup, elle vint entourer la directrice fatiguée. Des sceaux diverses commençaient à apparaitre tandis que des éclairs nocturnes scintillaient tout autour d'elle. La soulevant dans les airs, la sphère finit par s'incruster dans la peau de la directrice, prenant la forme d'un tatouage d'ambre sur sa chaire.

Tu vois ce sceau, ce tatouage sur ta peau ? Avec ça, tu peux être sur que le monde des humains ne t'es plus accessible, tu resteras ici, inoffensive, à contempler la destruction du monde des humains sans pouvoir rien y faire. Merci, les pages du grimoire.

Il se rapprochait alors d'elle et vint lui adresser un sombre sourire. Derrière lui, un immense nuage de fumée prenait place sur tout un pan de l'estrade. On pouvait voir quelques choses de l'autre coté, la guilde noire bien sur. Ceci était un portail éphémère y menant. Alors le directeur haussa le ton, à travers ce champ de batailles si manifeste, si magnifique.

Bien ! A présent, il est temps pour nous de se retirer. Ceux qui souhaitent me rejoindre, passez ce portail, Jhoken, arrêtes de faire mumuse, nous avons des choses plus sérieuses à régler que de vulgaires et faibles apprentis-Dieux

Sur ces mots, il prenait place devant le portail, attendant que ceux qui souhaitait le rejoindre veuillent bien s'y inviter. Bien entendu, son quatuor de guerriers légendaires apparaissaient tout autour de l'estrade afin de bloquer tout éventuels opposants.

Jhoken

D'un rire satanique et extrêmement détendu, il esquivait les coups de cette femelle accablé par un sentiment de haine ou de vengeance. Peu importe, il continuait sans trop de mal à se dandiner et à ce moquer, faute de trouver quelque chose d'autre à faire. Soudain, elle lui balançait le cadavre...d'un élève !? Ouvrant grand la bouche pour laisser un "Woah" s'échapper, il se prit de plein fouet. Ses réflexes toutefois aiguisés comme il se devait, il sentit la lame transpercer le bouclier et caresser son bas-ventre. Un peu plus bas et elle l'aurait castrer, lui empêchant toute reproductions possibles.

Fush fush, j'ai eu chaud dis donc, tu ne débrouilles pas mal ma petite !?

Il n'était plus son centre d'attention. Il émit une tête dépitée en voyant son adversaire doué pleurnicher en attendant la voix d'une autre femme. Tendant l'oreille également bien qu'il ne s'en souciait guère il entendit le nom "Atios" et tout de suite suivit d'un cri de la part de l'élève. Le premier qui touche sa soeur aura affaire à elle ? Ohhhhh comme c'est mignon mais si débile, t'as vu où tu te situes ma belle ? Tu as vu où elle est ? Il me suffirait d'une petite téléportation et d'empaler l'un de mes doigts dans sa poitrine pour la faire taire mais tu ne sembles pas t'en rendre compte ma pauvre, pensa-t-il à voix basse, reprenant une position théâtrale comme avant.

Bon, tu peux t'inquiéter un peu de moi quand même ?

Faisant un saut de crapaud vers elle, il semblait s'envoler de quelques mètres. Levant les bras en hauteur, il le fit redescendre fatalement tout en étirant ses doigts aux propriétés si merveilleuses. Elles se plantèrent dans le sol, dix doigts allongés et aiguisés comme des lames de rasoirs toutes neuves. Une prison merveilleuse, fendant l'air vers le bas, les pieds biens tendus pour lui marteler d'un coup violent le visage, il s'interrompit promptement en entendant la voix de son maître. Bordel...bon bah tant pis, s'indigna-t-il, ce sera pour une prochaine fois, ma belle. Ses doigts se rétractèrent tandis qu'il se téléportait au coté du directeur déchu. Il fit une douce révérence envers la fille chérie de celui-ci et se positionna à coté du portail.

Bisous mes petits bouts de choux que j'étriperai la prochaine fois ~

A présent, défendre brièvement le portail, juste le temps qu'ils s'affairent tous à le traverser.

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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mar 26 Mar 2013 - 21:52
« Rattraper le temps perdu... »
Quelqu'un a-t-il déjà vu des étoiles briller dans les yeux d'une femme ? Ce doit être aujourd'hui, ici et maintenant la meilleure occasion de le voir. Quoique certains ont peut-être expérimenté la chose, un de ces soirs, quelques mois plus tôt...
… mais à l'évidence, plus depuis longtemps... et sans doute plus jamais.

Il n'y a plus de quoi avoir peur ou hésiter.
Mais Maya n'oublie pas tout ce qui vient d'être dit. Tous ces gens, toutes ces personnes ont toujours leur mot à dire. Tant de caractères différents, tant de vision du monde qui les entoure, tant de questionnements sur ce qu'ils sont tous devenus sans vraiment en comprendre les raisons. En vérité, ils ont tous raison... mais il serait difficile de faire un choix en se basant sur les arguments de chacun. C'est pourquoi tous devraient respecter le choix des autres sans forcément les traiter de stupides, débiles ou incapables. À moins qu'ils ne finissent par retourner leur jugement contre eux-mêmes et, à leur tour, se trouver ridicules dans la peau de ceux et celles qui critiquent leurs semblables en se basant uniquement sur leur propre vision du monde.
Certains resteront, d'autres partiront...
Tous auront fait le bon choix.

Pourtant, il est évident qu'en piochant dans la vie des individus ici présents, il y aura toujours une manière de les convaincre. En se mettant à leur place, il suffit de trouver ce petit fil conducteur qui les conduirait aux mêmes choix extrémistes. Ici... se tiennent deux cibles particulièrement fragiles qui feraient un parfait exemple. Deux sœurs jumelles.
L'une d'entre elle a déjà tenté d'attaquer Maya et Isanagi, mais le lancer de rocher n'était guère une technique adéquate. Une tentative d'intimidation avortée ? L'autre jumelle les a regardés de manière féroce, mais retenue. Toutes les deux se cherchent du regard presque sans arrêt. Elles exposent leur point faible aux yeux de tous, point faible qui constitue également leur point fort... c'est ce qu'elles doivent imaginer. « Se surpasser pour l'autre. » Cette union naturelle tombe bien, puisque Maya souhaite se rassurer. Elle a besoin de parler, de faire comprendre son choix aux autres. Qu'ils la comprennent... et pourquoi pas obtenir leur bénédiction. Ces deux-là... sont celles qui seront les plus faciles à convaincre... Il suffit d'y croire.


- Sœurs Locksley... commence Maya, tout en sachant que les deux jeunes femmes sont occupées et ont autre chose en tête qu'écouter. Je suis certaine que vous pouvez me comprendre. Vous devez sans cesse protéger et suivre votre jumelle, quelle que soit sa vision des choses... et vous n'êtes pas toujours en parfaite harmonie, soyez franches. Qu'auriez-vous fait alors, si c'était votre sœur qui avait organisé cette... ?

Difficile à définir. C'est une mascarade géante... ou une rébellion, une révolution, un coup d'état. Certains auraient choisi le référendum, d'autres la politique du changement progressif, d'autres auraient imposé le bouleversement immédiat... Isanagi a préféré adopter la révolution par les armes. Il y a la question du « pourquoi » qui doit brûler les lèvres de nombreuses personnes, mais ainsi soit-il. Des gens sont morts, d'autres ont été ressuscités...
Oui, d'après Maya, il y aurait eu d'autres moyens. Si son père avait été pacifique, elle l'aurait rejoint sans hésiter. Rien ne vaut un beau discours plutôt que des actes... mais beaucoup ne seront pas d'accord avec cette affirmation. Alors, à bas les beaux parleurs, le monde appartient à ceux qui agissent pour le rendre meilleur ? Qu'importe.

Maya détourne ses attentions des deux sœurs pour se rapprocher de son paternel. Il est grand, imposant... question taille, elle doit lui arriver au menton. Elle lui touche le bras, glisse jusqu'à sa main gauche qu'elle agrippe ensuite et caresse avec douceur, du bout des doigts. Syndrome de la complexité qui règne dans son esprit, la jeune fille est incapable de lever les yeux pour regarder le visage de son père.


- Papa... soit sincère toi aussi. Je ne veux pas tuer d'humain, je ne veux pas attaquer sans raison ceux qui resteront ici et je ne veux pas changer. En revanche, je ne cesserais jamais de te supplier, par des paroles et par des actes, de changer ton comportement envers les humains pour redevenir celui que tu étais avant... avant de rencontrer cet immonde... Elle tourne la tête vers Jhoken, fronce les sourcils et serre les dents du plus fort qu'elle peut pour montrer toute la colère qu'elle associe à la simple vision de ce dieu ... individu. Ça fait de moi une soumise qui suit son père dans un but incertain, une fille qui n'a pas trouvé une vraie voie ou un réel objectif... Repousse-moi également, ou accepte-nous tous les deux... ou alors, explique-moi pourquoi tu ne le...

Derrière elle, Maya entend son nom être prononcé.
Coupée dans son élan, elle se retourne, attisée par la curiosité. La voix qu'elle a entendue n'est évidemment pas anodine. Bim, ça ne rate pas... elle reçoit quelque chose dans les yeux. Sur le coup, surprise, elle lâche son arme et porte ses mains à son visage pour essayer de se frotter les paupières et retirer ce qui la rend aveugle.
Ça démange... c'est douloureux... la jeune femme gémit.

Maya fait un pas en avant et glisse sur la lame de son épée. Elle pose les genoux à terre, puis les mains juste devant. Les yeux fermés, elle cherche à tâtons son arme ou des repères, mais c'est peine perdue. Elle ne sait déjà plus où elle se situe dans l'espace, ni qui lui fait face. Elle n'entend plus ces bruits d'épées qui s'entrechoquent, mais simplement la respiration haletante des combattants ici présents. Des râles étouffés également. Et des jurons retenus. Le bruit des flammes qui crépitent. Des gens qui parlent au loin. Le vent qui lui caresse le visage. Finalement... elle perçoit énormément de choses...
… mais sans doute pas ce qu'elle souhaiterait entendre.

Maya a reçu du sang dans les yeux, sur une partie de son visage, dans ses cheveux et sur sa robe de soirée. Difficile de deviner ce qui a pu se passer, mais la jeune femme est désormais totalement désarmée et impuissante, à la merci de n'importe qui. Soit, c'est bien joué de la part d'Atios. C'était sa voix qui l'a interpellé après tout... sans doute en a-t-il terminé avec Fiora. Un coup fatal qui a fait gicler du sang dans la mauvaise direction. Quoique ces gémissements retenus... peut-être les deux protagonistes sont-ils touchés ? Ou que... Fiora a gagné... ? Ce serait... étrange. Improbable. Non, Maya est capable de distinguer deux paires de jambes en face d'elle, toujours droites et solides sur leurs appuis.


Que faire, bon dieu... que faire ?
La jeune déesse ne bouge plus. Elle n'essaye plus de se débarrasser de ce qui gêne sa vue. Jusque là, elle n'a fait qu'étaler le sang sur ses yeux, la rendant davantage aveugle... alors, elle cesse le massacre. Ses mains doivent être pleines de sang, elles aussi. Cependant, elle peut compter sur la protection d'un autre. Quel que soit son affiliation, l'adolescente a toujours eu quelqu'un pour l'écarter du danger. Qu'il soit Isanagi ou Atios... c'est toujours moche de devoir compter sur les autres pour survivre.
Elle baisse la tête. Bras en avant, paume vers le ciel, elle cherche hasardeusement une accroche parmi ceux qui lui font face. Atios... Fiora... Maya n'a jamais été leur ennemie. Qu'ils l'attaquent s'ils le souhaitent, mais ce serait incorrect de leur part. Ou suicidaire quand on sait qui se trouve juste derrière. Notre jeune demoiselle se met à leur sourire de façon sincère. D'un air triste peut-être également, mais il ne peut pas se lire sur ses yeux.
C'est à l'homme qu'elle va s'adresser maintenant. L'homme. Lui. Sachant les circonstances... il n'y a plus à se cacher.


- Je ne suis pas le Seigneur Isanagi... et je n'ai pas le statut qui me permettrait d'ordonner quoi que ce soit à un... ex-roi... Elle déglutit. ... vice-président du conseil des élèves, « Mister Deus »... et même ami. Mais puisque tu semblais prendre tellement de temps pour les autres, j'ose espérer que tu continueras. Après tout, qu'est-ce que tu t'étais imaginé ? Que tu travaillerais dur pendant des années en me délaissant et que tu me retrouverais par la suite jusqu'à la fin des temps ? Tu voulais peut-être me quitter sans vouloir me l'annoncer. Durant des heures et des heures, seule dans ma chambre, j'ai eu le loisir de réfléchir... J'ai passé mon 18ème anniversaire en compagnie de mon téléphone, irrémédiablement muet. J'ai affronté certaines épreuves dont tu n'as même pas idée, parce que tu étais absent. Mais en vérité, ça m'allait... ça me va parfaitement. J'aurais pu attendre. J'ai attendu, et j'aurais pu attendre davantage. Des années de tristesse, tout en sachant qu'il y aurait peut-être des années de bonheur ensuite... Oui, c'est tout à fait convenable pour moi. C'est ce que j'aurais voulu...

Elle mélange passé, présent et futur... ce ne doit pas être clair. Mais maintenant qu'elle est lancée, il faudra l'écouter déverser toute sa rancune jusqu'au bout. Rancune ?
Qu'essaye-t-elle de faire finalement ? À Isanagi, elle allait dire que les mêmes raisons poussaient Atios à suivre Maya ou Maya à suivre son père. Elle semblait à deux doigts de vouloir être condamnée, lui donnant même une raison pour qu'il la rejette comme un vulgaire... préservatif usagé. Maintenant, à Atios, elle dédit son message d'adieu...


- … mais si j'ai une occasion de ne plus être malheureuse... alors je dois la saisir. Hier soir était le dernier soir... j'ai pris une décision. Je n'attends plus. Je n'apprends plus dans le but de devenir forte un jour. Quoi que j'attende, ça n'arrivera jamais. J'en ai assez... Je ne veux plus rester passive...

A-t-il été question de quitter Isanagi ? Non.
A-t-il été question de quitter Atios ? Non.
A-t-elle simplement pris une décision concernant son futur ? Rien n'est moins sûr. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'à partir de ce jour, elle n'attend plus. Peut-être qu'elle ne reverra plus Isanagi... Peut-être qu'elle ne reverra plus Atios... Peut-être qu'elle ne reverra aucun des deux. S'il fallait rester du côté de Colombe, elle le ferait. Après tout, dans son esprit, Maya souhaite sauver les humains. Sa famille se trouve sur Terre et s'ils meurent tous, la déesse se retrouve sans rien. Néanmoins, Fiora et Aurelly... Aedan également... tous refuseraient dorénavant d'avoir la fille du directeur déchu de leur côté. Risques trop importants...


- Je dois être maudite... Je ne peux même pas voir vos visages une dernière fois. fait-elle en recommençant à se frotter les yeux, sans réussite. Atios... Papa... Elle déglutit une nouvelle fois et grimace, s'empêchant de pleurer. Je le regrette amèrement...
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Mer 27 Mar 2013 - 21:59


J'avais si tort. Si tort. Je n'avais rien compris. Mais il m'a fallu tout ce temps pour le comprendre. J'ai mal. Mal à ma poitrine. Mal au fond de moi. Je veux disparaître. J'aimerais que l'univers tout entier disparaisse avec moi. Plus que jamais, j'ai peur. J'ai froid. J'ai mal. Mais j'ai compris.

Je dois protéger ce que je désire vraiment. Et même s'il est sûrement trop tard... Même si, Deus, j'ai abusé de ce corps que tu m'as fourni ... Encore... Encore une fois, je t'en supplie, laisse-moi essayer. Laisse-moi essayer. Entends la prière de mon cœur. Tu sais qui je suis. Tu sais ce que je veux. Tu sais peut-être même ce que j'ai décidé. J'espère que tu souris, là d'où tu es. J'ai toujours voulu une utopique paix, un utopique bonheur, avec tous les gens, sous un même ciel bleu. Mais bien sûr, rien n'est si simple. La preuve, je dois te trahir pour espérer avoir un maximum de chances de protéger ce que j'aime.

Ah, je dois être un idiot, n'est-ce pas? J'ai déjà tant perdu, juste avec ces mots. Mais j'ai eu ce que je voulais. Isanagi a lever ses chiens de garde contre-moi. Je suis horrible, hein ? Je dois manipuler les autres parce que j'ai peur qu'on me rejette. Alors quitte à être rejeté, je l'ai provoqué moi-même... Mais tout ne fait que débuter maintenant. Je n'ai même pas la force de crier. Moi qui m'étais refusé de pleurer, mes larmes coulent à nouveau et ce devant tout le monde. Mais ceci ... ceci, Deus .. Isanagi... Maya... Fiora... Shaad... Et tout ceux qui me regardent, me haïssent, ou qui espère que j'ai menti ...

Ceci...

Ceci ... Est ...
La décision finale que j'ai prise !!

- - -

Le jeune homme qui se trouvait à genoux devant Fiora, tenant son bras tranché, sanglotant, se mordant la lèvre. Il se releva et tendit le bras vers l'avant. Soudainement, une lueur dorée vient prendre la forme de son bras, avant de lentement se cristalliser de bleu. Le corps du jeune homme fut parcouru de ligne d'or, en même temps que le bras de magie cristallisé se couvrit de lignes bleues. Chaque parcelle de son corps subissait l'assaut de la magie tandis que les circuits fermés se rouvraient un par un. Il plaque ses deux bras contre sa poitrine en reculant. Il les as déjà tous entendus. Excalibur, à ses pieds, continuait de briller, alors que son cœur battait douloureusement dans sa poitrine.

Atios, serrait ainsi ses cottes, ressemblant à un fétu de paille contenant une tempête, alors que la lumière d'or finit par se stabiliser à un niveau jamais atteint jusqu'à présent... Il releva les yeux alors, et regarde Fiora, un sourire tendre et peiné, affichant sa tendre vulnérabilité, sur un visage affaibli et rougeâtre, couverts de larmes.

Tu as raison. Normalement, quelqu'un comme j'ai voulu me faire passer ne devrait pas avoir l'épée sacrée Excalibur entre ses mains ... Mais ... Il semblerait que la seconde personne en qui j'ai le plus foi, n'a pas douté de moi en cet instant ... Alors... Alors je vais honorer ma promesse que je lui ai faite.

Le jeune homme sourit davantage, compatissant, son visage jouvenceau plus jeune que jamais. Il s'avanca vers elle et lui sourit alors, en lui disant :

Je suis désolé de t'avoir fait du mal. J'espère que tu me pardonneras... Mais je devais essayer de les infiltrer, peu importe le prix que ça devait me coûter.. Mais ça n'aura pas fonctionné, malheureusement. Désolé. Je n'ai plus qu'à prouver ma bonne foi ..

Atios essuya ses larmes en ramassant l'épée de lumière, plantée à ses pieds, qui vibra de force. Il retourna alors, pour regarder le directeur, sur son lieu haut perché, qui le méprisait et le traitait d'idiot.

Oui, Isanagi .. Je suis un idiot ... Un idiot de ne pas avoir senti le vent tourné plus tôt.. Un idiot de ne pas avoir su empêcher ça .. Un idiot de ne pas être assez fort pour empêcher cette catastrophe .. Je suis tellement idiot que j'en ai honte .. J'ai même peut-être perdu le plus beau cadeau que tu ait pu me faire ...

Atios se remit en garde, déterminé avant de dire :

Cependant, il n'y a que les idiots qui ne changent jamais d'avis. Alors, je vais prouver que même les idiots peuvent se battre jusqu'au bout de leur être. Si je dois mourir ce soir, ce sera en ayant fait ce que j'avais à faire .. Et je serais fier de moi.

Le jeune homme, alla jusqu'au jeune homme qu'il avait blessé, avant de le prendre dans ses bras, inanimé et de soupirer en le reposant. Derrière Flora & Aurelly, uen foule d'élève s'était rué vers eux. Atios, leur fit face en les reconnaissant. Là, c'était l'une des filles, qu'il avait sauvées, lors de la fête d'Halloween. Là-bas, c'était une fille qui l'avait soutenu pour devenir Mister Deus. Et à côté d'elle, une de ses amie, qui lui avait offert des chocolats à la Saint Valentin. Là-bas, c'était ce garçon qui lui avait appris comment fouiller les garde-manger de l'école sans se faire prendre. Ah, sortant du lot, s'approchant vers lui, c'était le chef des Yaku'... Yoshihisa Takumi, un chouette gars, qui lui ressemblait un peu, en plus petit.

Sbam. Atios tombe au sol, la joue tuméfiée.

Atios... Tu me déçois ... Je pensais que tu voulais rendre l'école plus paisible ? Et tu es prêt à trahir tous ceux qui croient en toi, pour rejoindre un grand taré ?

Sbam. Le jeune homme se fait relever de force et se prend un second coup, sans chuter, cette fois-ci.

Expliques-toi avant que je ne te tue moi-même.

Yoshi... Tu peux me permettre de parler aux gens de l'école ? J'ai quelques mots à leur dire .. Va me chercher le micro de Shindô, il doit toujours être connecté aux enceintes magiques à travers l’académie...

Et pourquoi le devrais-je ?

Fais-moi confiance...

Tu as intérêt à ne pas me décevoir une seconde fois, Atios.

Le jeune homme lui fit un sourire alors qu'il vit son ami disparaître et réapparaître en lui tendant son micro. Il lui fit un regard convenu, quelque chose comme "tu as intérêt à gérer."

Élèves de l'école ... Je suis... Atios, le vice-président du conseil. Celui qui vous a visiblement trahi... Vous avez entendu le directeur Tensho, n'est-ce pas ? Quiconque peut le rejoindre pour l'aider dans ses projets d'extinction de la race humaine ... De création d'un monde nouveau, dépourvut d'une humanité, qu'il estime pleine de vice..

Atios déglutit. Il savait que des milliers d'élèves l'entendraient. Mais il devait leur faire comprendre ce qui se passait ici. Désormais, il pouvait sentir le flux des sentiments de la majorité des êtres présents dans l'école. Peur, incompréhension, souffrance, désespoir, panique ... Il devait changer ça. Il devait leur rendre l'espoir. Leur montrer les voies possibles pour qu'il se décide. Faire en sorte qu'ils comprennent les enjeux d'une telle décision.

Beaucoup d'entre vous ont peur. Beaucoup d'entre vous ne savent pas quoi faire. Certains sont sûrement d'accord avec le fait que les humains vivent en paix, sur terre, sans prendre conscience de ce que nous faisons pour eux. Ou des peines que nous avons pu traverser à cause d'eux. Peu d'entre eux s'imagine ce qui se trame aujourd'hui. Et je pense dire que lorsque vous étiez à leur place, vous-même n'imaginiez pas qu'une école existait pour que des gens soient formés à devenir des êtres divins.

Lui, quand il vivait encore sous sa forme contemporaine, n'avait jamais imaginé qu'un jour, loin dans l'univers, quelque part où sa conscience ne pouvait visualiser d'image précise, il y avait eu une telle école où siégeaient des gens de toutes natures, sortes, qui vivaient, dans le but d'un jour les protéger. Jamais il n'aurait pu se dire qu'un jour, il aurait une seconde chance ou qu'il tiendrait un discours devant toute l'école.

Isanagi veut vous faire croire que les humains sont corrompus .. La belle affaire. N'oubliez pas qui vous étiez ! Vous êtes des êtres humains qui avaient eu la chance de pouvoir surmonter les malheurs et la corruption latente d'un monde dont les principes devenaient fous, pour justement, qu'un jour, vous soyez des exemples pour les autres ! Beaucoup ont souffert d'un destin tragique ... Même-moi, je suis mort, abandonné par mes amis, alors que je me battais pour les protéger ... Mais est-ce que cela peut justifier que je veuille massacrer les autres pour venger mes souffrances ? N'est-ce pas pur égoïsme et égocentrisme que de vouloir penser sauver le monde en se conformant aux pires défauts qui justifient cette passion revancharde et méprisable, stupide ?

Atios se retourna alors pour faire face à Isanagi et dit alors, continuant son discours, captivant l'oratoire :

Oui, prenez-garde ! Tout comme Lucifer, Isanagi veut vous entrainer dans sa chute et dans ses sombres projets.. Vous voulez massacrer des êtres humains? Créer un nouveau monde sans eux ? Mais regardez au fond de vous-même ? Quel y serait votre intérêt ? Satisfaire votre besoin de vengeance ? Allons-bon ... N'est-ce pas là justement, un désir bien humain que celui de la vengeance ? Un désir primitif ? Mais la différence entre nous et les êtres humains .. Ce sont nos pouvoirs. Et si vous cédez aux tentations que vous prodigue Isanagi ... Sachez une chose .. Vous ne serez pas des êtres humains. Au mieux, vous deviendrez des bêtes... Au pire, vous deviendrez des démons.

Le verdict fut sans équivoque, alors que cette conclusion retentit à travers toute l'école. La plupart des élèves, alors, arrêtèrent de se battre et doutèrent. Plus personne ne savait qui croire ou quoi faire. Mais Atios, qui avait laissé le silence se répandre dans l'assemblée, n'avait pas terminé. Il ajouta alors :

Je ne vous demanderais pas de croire en un traître, que ce soit moi, ou le directeur ... Mais je vais tout de même vous demander de réfléchir, juste une simple seconde, à ce que vous voulez vraiment. N'avez-vous pas eu des gens, qui vous aimaient, sur terre ? Des gens qui vous ont sourient ? Des gens dont la simple compagnie vous suffisait ? Des parents ? Et peut-être même avez-vous mêmes laissé des descendant .. Mais ce n'est pas tout .. Peut-être même que comme moi, vous avez rencontré des gens de toutes sortes, ici, à l'académie .. Peut-être même que vous avez trouvé la personne qui vous rend capable de ne pas avoir peur... Tout ce bonheur que vous avez pu ressentir dans l'école, en compagnie des autres ... Êtes-vous vraiment prêt à le jeter pour vous enfoncer dans une spirale ou meurtre, trahison et déchéance seront votre quotidien ? Voulez-vous vraiment jeter la chance que Deus vous a offert de vous surpasser et d'apprendre des erreurs des autres ?

Ce fut le coup de grâce pour faire taire les doutes de la masse d'élève. Désormais, la tempête de l'incertitude se clôturait. L'entracte passé, ce serait l'heure de s'unir pour faire front. Et même si Atios ne comptait pas affronter Isanagi directement, car il n'était pas son objectif, le combat qu'il allait mener était peut-être le plus intéressant qu'il pouvait mener, autant pour lui, que pour nuire à Isanagi. Jamais.. Jamais il ne laisserait Isanagi emmener Maya.

Pour ma part, j'ai déjà trouver celle pour qui je me battrais... Maintenant, libre à vous de choisir la vengeance, la haine, ou l'espoir qu'on a bien voulu vous confier... Dans tous les cas... Merci de m'avoir écouté. Ceux qui veulent protéger le bonheur qu'ils ont pu acquérir grâce à la chance qu'on leur a offerte .. Venez sur la place de l'horloge vous battre pour vos convictions !



Atios soupira, essuyant des gouttes de sueur sur son front. Il avait mis les gens face à ce qu'ils devaient choisir. Même si le chaos régnait toujours dans la place en ruine, les élèves s'étaient calmés... Et beaucoup désormais, savait ce qu'ils voulaient. Beaucoup se méfiaient encore du jeune homme qui semblait ne pas avoir hésité l'instant passé, de trahir toute l'école pour d'obscures raisons ... Mais il savait une chose .. Il n'avait pas menti. Et il avait raison : Isanagi était l'esclave des défauts qu'il rejetait chez les êtres humains.. En définitive, le vice-président du conseil avait peut-être remporté une bataille de charisme. Et même si Atios était faible, seul, désormais, des tas d'apprenti-divinités prêts à en découdre venaient de s'amasser derrière le jeune homme, qui fit face au directeur déchu, prêt à le défier.

Hey, tout le monde ... J'ai un souhait, que vous pourriez m'aider à réaliser ... Je dois parler à la fille du directeur... Parce que j'ai fait une grosse erreur que je dois réparer, quoi qu'elle décide de faire... D'ailleurs, je vais avoir l'air pitoyable .. Alors ... Que ceux qui veulent me protéger, le fassent.

Des tas d'élèves sourirent à Atios, qui n'était pas très rassuré. Resserrant la poigne de son épée, Yoshihisa dégaina son sabre, alors que les Yakuz prirent place autour du jeune homme.

Ton speech était digne du chef en second de mon gang, monsieur le beau parleur... Mais tu n'es pas seul, alors fais confiance aux autres. Tu dois parler à Maya, c'est ça ? Et papa veut pas que sa fille puisse t'entendre ... Alors, les Yakuz ... Vous en dîtes quoi ?! Ce soir, cette soirée se finira sous le signe du malheur, ou sous le signe des sentiments de votre chef en second ?

Une ovation se répandit dans la vingtaine de membres du groupe d'apprenti-divinités, qui tapèrent du pied en rythme, alors qu'ils crièrent le prénom de celui en qui ils croyaient.

J'ai ... Je vais vous faire confiance .. Merci à tous ...

LES GARS !! PROTÉGEZ LE VICE-PRÉSIDENT ! QUE DEUS SACHE QU'ON NE SE SERA PAS LAISSER FAIRE FACE A QUELQUES TRAÎTRES !! CHARGEZ !

Les deux camps reprirent les hostilités, alors qu'Atios se dirigea vers Maya. Quatre mouvements intriguèrent son attention, alors que tout le monde autour de lui chargea vers Isanagi et ses laquais, pour un ultime affrontement. Atios courut, attrapa la main de Maya de sa poigne de magie cristallisée pour la traîner un peu plus loin, en dehors de l'agitation... Il l'avait vaguement entendu parler, dans son dos, tout à l'heure, alors qu'encore une fois, la popularité du jeune homme l'avait éloigné de sa bien-aimée .. Mais pour la première fois, celle-ci visait à le réunir avec elle. Son cœur battait tellement vite dans sa poitrine. Affronter Deus ne lui aurait pas fait peur. Mais affronter ses propres erreurs ... Lui-même, en quelque sorte ... C'était terrifiant. Elle avait raison. Il avait compris à quel point il avait fait une erreur. Mais il avait peut-être une chance de la réparer. Une partie de lui-même ne voulait pas y croire. Une autre voulait croire en Maya. De longues secondes s'écoulèrent, alors que muet, il lui fit face, incapable de trouver les mots pour lui dire ce qu'il ressentait. Ce qu'il voulait lui dire.

Maya .. Je ... Je ... Je suis vraiment désolé .. Désolé de tout ... J'ai été bête .. J'ai eu peur ... Je n'ai pas eu le courage de venir te revoir, car j'avais peur de te blesser.. Mais j'ai voulu me protéger, plutôt que de te protéger toi, et en voulant ne pas te faire souffrir, je t'ai fait souffrir .. En voulant permettre à ton père d'avoir moins de travail, j'ai cru que tu serais heureuse .. J'ai voulu m'en persuader .. Mais maintenant .. Je me rends compte .. Je me rends compte à quel point je me suis foiré .. J'ai honte .. J'ai tellement honte ... Mais .. Mais même s'il est trop tard, j'ai réalisé que ...

Atios esquiva un coup d'épée de la part d'un homme en armure d'or. Puis un autre. Il para un coup, avant de bloqueru n second coup. Et ce, avant de rouler sur le côté, esquivant une nuée de projectile dont il ne savait pas la provenance. Le regard hagard, il esquiva un jet de chaîne. C'était l'un des gardiens d'Isanagi.

Tu n'as plus le droit de lui parler. Si tu persistes, je te tuerais sans sommation. Et tes amis .. Leur effort est louable. Mais ils ne font que retarder l'inévitable.

Le jeune homme déglutit, inquiet pour les Yakuz' et les élèves qui avaient décidés de se rebeller contre la rébellion d'Isanagi... Il se concentra : ignorant le guerrier à l'armure d'or qui s'était interposé, il enchaîna, en se préparant à se défendre :

J'ai réalisé que ce qui me donnait envie de continuer de me lever chaque matin et de faire de mon mieux, c'était toi Maya ...

Les coups partaient avec fureur. Mais il perdait. Il ne pouvait pas prédire les mouvements de son adversaire. Ses instincts lui disaient de fuir. Pas de combattre. Qu'il allait mourir. Que la victoire était impossible. Il déviait les projectiles comme il pouvait, mais son état était lamentable. Son contrôle des limites, instable. Il esquivait de moins en moins bien. Il courait pour ne pas se faire coincer. Et le fait de parler en plein combat, à Maya, ne l'aidait pas à se défaire des risques que représentait son adversaire largement plus puissant que lui. Mais il pouvait tenir encore quelque temps.

D'ailleurs, les paroles d'Atios semblaient presque raisonner avec les lames, qui n'étaient que l'expression de deux oppositions claires et net, rendant les mots du jeune garçon amoureux encore plus onirique.

Maya .. Je ne pense pas que tu me pardonneras .. Je pense même que tu m'abandonneras, tout comme je t'ai abandonné .. Chaque jour où je rentrais tard la nuit et que je te voyais dormir, je pensais que je pourrais te voir le lendemain .. Mais à chaque fois, je devais travailler plus .. Et à chaque fois, je t'ai abandonné pour satisfaire les autres .. Mais je ne veux pas de tout ça .. Je ne veux pas d'un futur comme ça !!

Atios manqua de se faire décapiter. Plaçant un coup de poing au visage de son adversaire en se redressant après s'être baissé, il parvint à faire mouche. Mais il se mangea un violent coup de garde en réponse, le faisant voler aux pieds de Maya. Il se releva, avant de voir que derrière le héros doré, des trous dans l'espace se formaient.. Son adversaire comptait en finir sous peu.

Tais-toi. Tu l'as perdu, il est trop tard. Elle doit aller avec son père .. Pas avec toi.

Il claqua des doigts. Soudainement, des chaines sortirent de nul part dans les airs, pour écarteler Atios, qui lâcha Excalibur, net, en criant, le souffle coupé. Les chaînes s'étaient enroulées autour de son cou, autour de ses deux bras, de ses deux jambes, bloquant le jeune homme dans une position soumise, agenouillé au sol.

Maya ... Maya .. Maya ... Je suis impardonnable ... Je suis pitoyable .. Même s'il est trop tard, j'ai réalisé que -

Clac. C'est le bruit d'un claquement de doigts.

Vas-tu te taire ?!

Une épée vint se planter dans son bras droit. Le jeune homme poussa un gémissement de douleur, alors qu'il tira sur ses chaines, s'étranglant un peu plus et souffrant toujours plus, tandis qu'il luttait pour s'exprimer, pleurant toutes les larmes de son corps..

J'ai réalisé que ... Tu es la personne avec qui j'ai envie d'être .. La seule personne que je veux pouvoir serrer dans mes bras .. La seule personne en qui je veux pouvoir avoir totalement confiance ... J'ai réalisé maintenant que je te perds ... Que ..

Tu l'auras cherché..

Une pluie de projectiles vint s'abattre autour du jeune homme, qui fut empalé à de multiples reprises partout sur son corps. Des lames, des lances, des haches ... Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que son corps se laissa aller dans ses liens, inertes, inconscient.

- - -
J'ai mal, bon sang ... J'ai mal partout ... J'ai froid ... Je n'aurai pas eu le temps ... Le temps ... De lui dire que je l'aimais .. Je suis pitoyable .. J'ai échoué .. Je vais la perdre .. Je suis un bon à rien .. De toute façon, même si je lui aurais dit, elle ne m'aurait sûrement pas cru .. Mais je l'aime .. Je veux au moins pouvoir lui dire au revoir .. Je n'aurai plus le courage de vivre après l'avoir perdu .. Mais elle va partir .. Décidément .. Jusqu'au bout .. Je n'aurais ni été capable de protéger mon peuple, ni mon bonheur .... Ni celle que j'aime ... Ah .. Je crois que je commence à voir de la lumière, au loin ... J'imagine que c'en est fini pour moi ... Je veux pouvoir oublier .. J'ai tant perdu .. J'ai été idiot ...

Donc tu abandonnes maintenant ?


Mais elle va partir ... Elle me déteste .. Et elle a raison .. Et mon corps ne veut plus bouger .. En plus .. J'ai échoué à tous les niveaux .. Je suis vraiment nul ...

Mais tu l'aimes, non ? Alors dis-lui. Tu sais ce que tu désires, dès à présent ?

Oui .. Je veux être avec elle ...

Bouge...

Je me fiche du sort de l'univers..

Bouge...!

Je me fiche de savoir si c'est la dernière chose que je vais faire ...

Bouge!!

Mais je dois au moins lui dire que je l'aime !

- - -
Atios n'avait pas pu écouter Maya, tout à l'heure. Il n'avait pas entendu sa complainte. Non, il avait trop été occupé à discourir, ce beau parleur. Désormais, autant Maya avait déclenché en lui, une sorte de frénésie, d'accélération sentimentale, autant celui-ci désormais, ne voulait plus qu'une seule personne ne l'écoutât.

Les chaines s'étaient desserrées, laissant le présumé cadavre, inerte, baignant dans son propre sang. Le blond à l'armure d'or s'était retourné vers Maya pour l'escorter vers son père. Mais il se retourna, alors, car lui faisant face, comme un mort-vivant, son adversaire, le jeune homme couvert de blessures, s'était relevé, et se mit à avancer, comme un pantin qui n'était plus qu'une force mouvante... Les armes, dans son corps, glissèrent, une à une, alors qu'une aura d'or se répandait hors de son corps. Finalement, le armes furent éjectées avec force, en dehors des plaies, alors que les chaînes l'interdirent une nouvelle fois .. En vain. Les chaînes ne l'arrêtaient pas ... Elles se cassèrent sous l'impulsion de la lumière dorée qu'Atios s'était mise à dégager, un rayonnement qui ne cessait de croître ...

Au moins ...

Le guerrier doré ne comprit pas tout de suite ce qui se passait, en écarquillant de surprise, les yeux. Car le jeune homme n'aurait pas dû tenir debout. Mais il entr'ouvrit la bouche de stupeur quand un cercle de lumière se forma lentement, au-dessus de la tête du prétendant de Maya, qui avançait le visage, baissé, claudicant.

Au moins .. Je veux juste pouvoir lui dire ...

Vas-tu donc arrêter de te relever ?!

Le jeune homme, en réponse, fit le regard le plus en colère qu'on ait jamais pu apercevoir sur son visage, et il hurla, frustré, sa voix se brisant avec magnificence ,comme un aveu pour tout ceux qui l'entendrait :

Non !! Au moins .. AU MOINS, JE VEUX POUVOIR CRIER QUE MAYA TENSHO EST LA FILLE QUE J'AIME LE PLUS DANS L'UNIVERS!!

Le jeune homme leva rageusement une main, alors qu'une barrière de lumière se forma devant sa paume et qu'il bloqua une nuée de projectile. La barrière se renversa, dans un bruit de vitre qui casse, déclenchant un souffle lumineux hurleur qui fit voler celui qui se tenait en travers de sa route. L'éloignant, loin de celle qu'il voulait atteindre, il continuait inexorablement à avancer, comme si Maya était une lampe attirant une luciole. Le corps d'Atios, quant à ce dernier, n'était plus qu'un vaste champ de blessures.. Le guerrier doré voulu contre-attaquer immédiatement depuis sa lointaine position, mais les yeux du jeune homme brillèrent soudainement, tandis qu'une explosion de lumière frappa celui qui l'avait blessé, dans un hurlement de l'air, destructeur... Finalement, il arriva auprès de Maya.. Trébuchant sur son dernier pas, il lui tomba littéralement dans les bras.. Mais il sourit en la voyant. Il pleurait de joie, tandis que le halo s'intensifiait, encore et encore..

Le jeune homme avait l'air vulnérable, mais déterminé. Jamais il n'avait pu apparaître dans un état de faiblesse comme celui que Maya pouvait constater. Mais son sourire était rassuré, soulagé, alors qu'il caressa le visage de Maya, palpant ses épaules et ses bras, comme pour se rassurer qu'il n'était pas en train de rêver. Oui ... Il ne voulait plus jamais lâcher cette étreinte qu'il lui avait imposé, désormais. Il pouvait rester ainsi pour toute l'éternité, sans le regretter. Mais il sentit une profonde douleur dans sa poitrine. Son corps allait s'éteindre, à ce rythme. Le temps lui manquait. Il devait lui parler.

Hésitant comme n'importe qui devant sa première déclaration amoureuse, le jeune homme auréolé d'un halo de lumière, semblait timide, désormais. Pourtant, son joli visage aux traits fins n'en étaient que plus adorable, dans ce mélange de faiblesse et de doutes, parcourues de scintillement de larmes, d'indécision.. Finalement, il fit face à l'élue de son cœur et se décida qu'il devait lui parler, tant qu'il le pouvait encore. Le miracle qui venait de se produire allait s'estomper. Il n'avait qu'une chance de ne pas regretter. Il n'avait qu'une chance d'exprimer ce qui lui était désormais nécessaire à son existence.

Maya .. Maya .. Dieu merci, tu es là ... Atios serra ses bras autour de son cou ... Finalement, d'une voix fluette et brisée, il dit alors : je veux que tu saches .. Quoi que tu fasses ... Que ... Je ne remercierais jamais assez Deus de nous avoir fait rencontré ... Que je ne te remercierai jamais assez de m'avoir attendu ... Quoi que tu veuilles, désormais, je sais une chose .. Je t'aime .. Je t'aime plus que tout dans cet univers .. Je me fiche de devoir affronter la fin du monde, tant que ce serait en ta compagnie .. Alors .. Même si tu ne veux plus de moi .. Je veux juste .. Que tu saches ... Que tu es la personne ... Avec... Qui .. Plus que tout au monde .. Je veux .. Être.. Merci... De m'avoir ... Laissé... Cette.. Chance... Tu me manques ... J'ai envie d'être avec toi .. De te voir ... Au réveil .. De laisser tomber tous ces papiers ... Qui m'ont vampirisés .. Je veux .. rester dans tes bras .. Et oublier .. Les responsabilités ... Dont je ne veux pas .. Je ne veux .. Que toi ...

Mais déjà, le halo de lumière s'était dissipé, en même temps que la pénombre revint. Atios cligna des yeux, en glissant au sol. Il avait pu lui dire.. Il se sentit soulagé. Certes, son discours avait été tout aussi confus que celui de la fille du directeur déchu, mais il avait pu lui dire. Ses paroles, parfois décousues comme celle d'un enfant qui ne savait pas comment s'exprimer pour se faire comprendre, avait été l'expression de ce qu'il avait retenu en lui pendant des mois d'absences, de crainte et d'erreurs. Ses paupières... se faisaient de plus en plus lourdes, alors qu'il se sentit glisser au sol ... Il tendit la main vers le visage de la demoiselle, pour finalement atteindre une ultime fois de sa main froide, la joue de sa bien aimée, depuis sa posture allongée sur le sol. Cependant son bras commençait déjà à redescendre, alors que la lumière d'Atios se dissipait dans le bras cristallisé.

S'il-te-plaît, restes avec moi pour l'éternité .. Je veux.. Pour .. Toujours .. Être à tes côtés .. Peu importe où .. Peu importe pourquoi... Comment .. .. Tant .. Que tu .. Seras là .. Jamais .. Je .. Ne t'abandonnerais .. Finalement, ses yeux perdirent toute teinte alors que sa prise faiblît. Aveugle, ses larmes coulèrent davantage alors qu'il paniqua et la chercha de son regard vidé, en disant, paniqué, perdant peu à peu ses sensations : Maya... Tu es là .. N'est-ce .. Pas ? ... Où es-tu? Ne t'en.. Va ... Pas..

Finalement, l'apprenti-divinité de la lumière avait une nouvelle fois, laissé échapper son dernier soupir, non sans avoir finalement pu transmettre ses plus sincères sentiments à la personne qu'il aimait. Il ne s'était pas soucié du futur, car il ne voulait pas le connaître. Il voulait que son dernier souvenir soit le visage de la demoiselle qu'il aimait tant... Et c'était sur cette dernière image, que ses pensées se figèrent totalement. Et même si quelque part, il était profondément malheureux que son rêve ne se réaliserait sûrement pas, il était très heureux d'avoir pu dire à Maya qu'il l'aimait. Ainsi, si désormais, elle choisissait son père, il l'aurait perdue en ayant donné tout ce qu'il avait pour la retenir.



Le vice-président du conseil, Mister Deus, le roi Arthur, ou plus simplement, Atios, s'était éteint, un sourire apaisé sur les lèvres, les yeux pleins de larmes, le corps meurtri de plaies béantes, ecchymoses tuméfiées. Et même si les Yakuz' s'étaient vaillamment battus, au côtés de nombreux autres élèves, pour retenir les trois autres gardiens, l'état d'Atios n'était que légèrement plus grave que les blessés que l'effort qu'ils avaient fournis.. Mais quoique les spectateurs de ces scènes avaient pu penser, ni les vaincus, ni celui qui était mort en avouant ses sentiments, jamais la fierté de s'être défendu, ils ne perdraient.

Peut-être que Maya, avait entendu le désespoir du jeune homme et ce qu'il ressentait face à tout ça ? En tout cas, désormais, elle avait entendu les complainte du jeune homme .. Pour elle, il se fichait du reste de l'univers. Si celui-ci voulait le voir évoluer à nouveau, celui-ci n'accepterait de le faire qu'au côté de la fille qu'il aimait.

HRP : Eventuellement, si vous voulez une ambiance plus pessimiste, remplacez Soul's refrain par Komm, süsser tod 8 )..
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Re: [Event principal] La Guilde noire. - Jeu 9 Mai 2013 - 10:35
Finalement, entre toutes les pensées qui lui tombaient dessus, Léa était plus dérangée par le flot venant d'Aedan qu'autre chose. Qui dit que dans le coma on est un légume déjà ? Parce que là, elle avait une magnifique preuve du faux de cette affirmation. Le président du Conseil avait beau être dans les vapes, les pensées fusaient à toute allure sous sa caboche, et c'était assez désagréable. Heureusement personne ne faisait attention à eux, le centre de l'attention restant Isanagi et la petite troupe autour de lui.

- Un petit massacre, pas grand chose d'intéressant en somme.

C'était bien résumer la situation après tout. La suite, ma foi... Atios se prit un vent monumental de la part d'Isanagi, Colombe eut droit à un sort particulier bizarre, et Isanagi... s'en alla, tout simplement, en laissant un passage à d'éventuels alliés. C'était aussi simple que ça ? Il faut croire que l'académie n'était pas vraiment une menace pour lui. Mais bon, Léa n'allait pas s'en plaindre. Plus ce type serait loin d'elle, mieux elle se porterait, elle en était sûre. Qu'il décampe et fasse son bordel sur la terre ou ailleurs, elle s'en fichait. Son allié, l'espèce de clown qui a son portrait dans le Tartare, finit ses pirouettes et le suivit, avec d'autres élèves partageant les mêmes ambitions. Ca ferait ça de moins à l'académie, finalement c'était pas plus mal.

La jeune fille remit en place ses barrières psychiques. Les pensées se calmaient un peu, mais ça restait extrêmement fatiguant. Et puis celles d'Atios l'épuisaient davantage. Il y avait trop de pagaille dans sa tête, bien plus que dans son corps, mais ça elle était sûrement la seule à le voir. Trop fatiguée et trop refermée sur elle-même, il était hors de question qu'elle fasse attention à ce qui se passait. Elle devait juste se concentrer sur Aedan et d'éventuels restes d'assaillants. Mais ceux-ci se concentraient plutôt sur Atios et le portail pour filer d'ici. Fort bien.

Fermant les yeux, elle ne fit absolument pas attention à tout ce qui se passait. Elle entendait quelques bruits, mais c'était sans importance. Elle ne pouvait qu'attendre que tout ça soit terminé, d'une façon ou d'une autre. A priori, Aedan était retombé dans l'inconscience, mais ne devait pas être en danger avec les soins apportés par Colombe. Sans doute avait-il juste besoin de repos, rien de plus. Et elle aussi d'ailleurs... sa cervelle allait éclater.
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