Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Retour laborieux

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Retour laborieux - Dim 6 Jan 2013 - 14:16
Ca tanguait. C'était quoi ces couloirs qui bougeaient à chaque pas ? Non mais franchement... on pouvait plus marcher droit dans ces conditions ! Quelle galère... à moins que ce ne fut la faute du whisky et de Pietro ? Fichu professeur... finalement, ils étaient tous pareils, tous des sadiques psychopathes en puissance ! Entre Yuri, Isanagi, et maintenant celui-là... tss. Il faut croire que même les sympa n'étaient guère une bonne fréquentation. Quoi qu'elle fasse, dès qu'elle se frottait à un membre du corps enseignant ça lui retombait dessus. Bon ok, c'était injuste, Pietro n'avait rien fait de mal, enfin rien de volontaire, et il était probablement un des seuls, si ce n'est LE seul, à comprendre aussi bien ce qu'elle vivait. Mais quand même... quelle misère de subir autant le contrecoup de leur conversation. On a jamais rien sans rien parait-il...

Enfin se morfondre ne changeait rien à sa situation. Ca tournait, autant dans sa tête qu'en dehors, et la migraine qui lui martelait les tempes n'avait rien de plaisant. Quelle misère... elle ne sait pas comment elle parvint à rejoindre l'internat. Ca tenait presque du miracle. Chancelant, s'appuyant aux murs, elle réussit vaillamment à entrer dans le bâtiment. Il faisait sombre, la nuit était tombée tranquillement depuis son parcours, mais ça ne changeait pas grand chose à sa galère. Où était sa chambre déjà... gauche ou droite ? Oh si ça pouvait arrêter de tourner un peu... bon disons gauche. C'bien la gauche. Ca a l'air de moins tourner que la droite.

Lentement mais sûrement, appuyée contre le mur de gauche, la jeune fille avança en se retenant de s'écrouler sur place. Le carrelage avait l'air plutôt confortable, et puis il n'y avait personne... mais non, elle n'avait guère envie de croiser un autre élève dans cet état. Déjà qu'en temps normal elle avait une réputation peu agréable, alors là... elle passerait pour quoi ? Quoi que... peut-être pour une fêtarde ? On sait jamais, ça pouvait se révéler bien finalement. Rha stop les pensées indésirables. Elle devait se concentrer sur sa route. Où elle était d'ailleurs... heu... ah ça devait être cette porte-là. S'appuyant contre, elle galéra plusieurs minutes à l'ouvrir, et manqua s'étaler quand ce fut fait. Heureusement qu'elle était restée accrochée à la poignée !

Soufflant un peu, Léa parvint à se redresser et à entrer. Apparemment il n'y avait personne, mais l'absence de ses colocataires ne la dérangea pas, bien au contraire. Et le fait qu'elle ne reconnaissait pas vraiment le mobilier ne lui mit pas la puce à l'oreille. Elle était trop exténuée pour s'étonner de quoi que ce soit. Ion avait sûrement voulu changer un peu la décoration, tout simplement, ou quelque chose du genre. Peu importait de toute façon. Tâtonnant à l'aveuglette, autant parce qu'il faisait sombre qu'à cause de sa vue brouillée par l'alcool, elle finit par trouver ce qui ressemblait fortement à un lit et s'y affala.

Aaaaaaah ça c'était bien... la jeune fille prit la peine d'enlever ses chaussures mais le reste n'avait aucune importance. Elle se glissa dans les draps et s'y roula en boule, heureuse. Il n'y avait personne dans le coin, elle était bien au chaud, et même si la tête tournait toujours au moins elle n'avait plus à bouger. Si seulement ça pouvait durer éternellement...

L'idée qu'elle pouvait s'être trompée de chambre ne lui effleura absolument pas l'esprit. Et encore moins celle qu'il s'agissait du lit d'un professeur...
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Re: Retour laborieux - Dim 6 Jan 2013 - 17:01

Retour laborieux

Présence indésirable

Il se faisait tard déjà, alors que Modrus rentrait d'une chasse plutôt réussie. Pas moins d'une dizaine d'âmes collectées pour nourrir ce gourmand de Martyrs qui en demandait toujours plus chaque soir. Demain encore, il serait de mauvais humeur et passerait ses nerfs sur ces pauvres élèves qui avaient la malchance de l'avoir comme professeur de stratégie. Pourquoi pas une magnifique interrogation surprise pour venir pimenter la journée de ces jeunes apprentis-dieux dès 8h30 du matin ? Ou encore mieux, un petit tournoi entre les élèves, où tous les perdants seraient de corvées jusqu'à la fin de semaine. Le genre de punitions que les élèves du professeur de stratégie commençaient à avoir l'habitude de subir. Méprisable, détestable, il n'était pas le type de personnage que l'on aime rencontrer au coup d'une ruelle sombre, sous peine de l'irriter et de vous prendre des bleus, du moins si vous avez encore la force de sentir les marques douloureuses qu'il imposera sur vos corps si frêles. Alors qu'il marchait silencieusement dans les couloirs de l'internat, deux fantômes sortirent du livre vivant qu'il portait en sa main droite. Bien décidé à s'amuser, déambulant dans les couloirs des dortoirs des pauvres étudiants, ces spectres commandés se jetèrent sur tous les objets destructibles et commencèrent à les faire éclater en accompagnant le puissant ricanement de l'homme aux yeux rougeoyants. Cela ne manquerait pas de réveiller ces satanés gosses, qui ne font que rêvasser plutôt que de s'améliorer quotidiennement dans tous les domaines qui leur sont inculqués. Toujours aussi cruel envers ces pauvres étudiants qui ne lui avaient rien fait hormis ne pas répondre à ses attentes bien trop hautes, ils finit par entrouvrir son livre à la page recherchée. Un simple sifflement accompagné d'un claquement de doigts suffit, et l'âme d'un énorme loup sortit du bouquin, hurlant de toutes ses forces à travers les couloirs vides. Les élèves, victimes de ce vacarme ne sortaient pas, sans aucun doute avaient-ils reconnus l'effrayant homme qui se tenait juste devant leurs portes. Mais il était temps de partir, la récréation était terminée, et il lui fallait impérativement regagner ses appartenants qu'il s'était promis de décorer dès le lendemain afin d'y apporter sa petite touche personnelle. Les élèves avaient désormais été assez effrayés, du moins, pour ce soir là.

Il regagna quelques instants plus tard les couloirs où se trouvait sa chambre, et y sentit une odeur plus que désagréable, celle de quelqu'un qui avait abusé d'un breuvage alcoolisé. Plus précisément, cette personne avait trop absorber de whiskey, sans aucun doute l'un de ses collègues qui avait voulu jouer les grands face à une charmante membre du corps professoral avant de remarquer qu'il avait depuis bien longtemps déjà dépassé les limites que son pauvres corps sans entrainement pouvait bien accepter. Quel amusement immature que de se poutrer à l'aide d'alcools forts. L'ancien meurtrier qu'il était n'avait jamais pris la peine d'ingérer en grandes quantités de tels breuvages, cela le rendant moins aptes à mener à bien ses missions criminelles. Dans cette vie-ci, il n'était pas plus invité à le faire, sans quoi, il pourrait manquer à l'appel de Martys, et subir les foudres de ce dernier, chose qu'il valait mieux pour lui éviter pour l'instant, encore trop faible pour pouvoir lui tenir tête. Mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne parte faire cavalier seul et qu'il ne jette ce bouquin infâme. Enfin, quelques secondes écoulées plus tard, il se tenait devant la porte de sa chambre manquant totalement de personnalité, et y posa la main sur la poignée où autre chose le dérangea bien plus encore que l'odeur du whiskey. En effet, cette dernière était légèrement humide tout en étant encore légèrement chaude, comme si quelqu'un l'avait déjà durant quelques instants serrée de toutes ses forces. Quelqu'un était entré, ou avait tenté d'entrer, la réponse ne tarderait pas à venir.

Il entrouvrit la porte, passant sa main dans le peu d'ouverture qu'il avait fait, et alluma la lampe avant de pousser plus fort le bois et entrer à son tour dans la pièce. L'odeur d'alcool était désormais bien plus forte que dans les couloirs, et des chaussures qui lui étaient inconnues gisaient là dans sa chambre, devant son lit, où les formes d'une autre personne que lui étaient visibles. Fronçant les sourcils, mécontent, l'ex meurtrier schizophrène s'approcha de son bureau, y déposant Martyrs, ce livre vivant, ainsi que son katana. Il ôta sa veste et son chapeau, déposés tous deux sur le porte manteau, puis il se tourna enfin vers son lit déjà occupé. Certes, il savait que cette personne était une demoiselle, et qu'il pourrait s'immiscer dans ce dernier en sa compagnie puisqu'il était fait pour deux personnes, mais il ne le ferait pas. Son regard était froid et hostile, il avançait vers le lit, arrachant les draps de ce dernier pour y découvrir une simple élève qui avait abuser de breuvages trop puissants pour son faible corps. Il déposa sa main au niveau de la gorge de la demoiselle, et au même instant, un spectre ferma en faisant violemment claquer cette porte d'entrée à sa chambre. Sa main se posa délicatement sur la peau de cette dernière, et serrant légèrement, il lui murmura dans le creux de l'oreille quelques mots.

- Il est temps de se lever princesse, à moins que tu ne souhaites que je te dévore dès maintenant ?

Avec cette voix de meurtrier, il ne pourrait que faire s'ouvrir les yeux de la jeune fille aux cheveux immaculés, et si cela ne suffisait pas, sa langue venait lentement caresser le lobe de l'oreille de cette dernière. Elle avait désormais moins de deux minutes pour se réveiller avant qu'il ne la dévore elle et son âme. Elève ou non, il se débarrasserait des preuves et n'aurait aucun mal à passer pour innocent dans toute cette affaire. Après tout, il n'était pas un génie du crime pour rien le bougre.

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Re: Retour laborieux - Mar 8 Jan 2013 - 11:28
Assommée autant par l'alcool que l'épuisement causé par son domaine divinatoire, Léa s'était endormie d'un coup. Le tournis ? Il n'avait pas résisté longtemps à la fatigue du corps et de l'esprit. Le boucan dans les couloirs ne la fit même pas frémir, déjà bien loin de tout ça. D'ailleurs, elle ne savait même pas qu'un professeur s'amusait à terroriser les élèves la nuit : elle finissait rarement les journées en forme et s'écroulaient rapidement dans son lit le soir en s'isolant autant que possible de ses colocataires. Elle dormait toujours d'une traite, à part lorsqu'un cauchemar ou un rêve trop insistant qui ne provenait pas d'elle l'enquiquinait. Le plafond pouvait bien s'écrouler, elle ne broncherait pas, ou presque.

Lorsque la lumière s'alluma dans la chambre elle ronchonna un peu, puis se tourna pour abriter ses yeux et ne bougea plus, restant dans son sommeil profond. Ce n'était pas ça qui risquait de la réveiller. Les quelques bruits proches l'intriguèrent, mais ça ne semblait pas assez important pour qu'elle sorte de son repos bienvenu. L'absence soudaine de draps la dérangea davantage. Il ne faisait pas vraiment froid, mais c'était plus agréable d'être roulé en boule sous des couettes. Fronçant les sourcils, elle se recroquevilla pour conserver la chaleur qu'elle avait produite dans le lit. Quelque chose semblait bizarre mais est-ce que ça justifiait un réveil... bof.

Par contre, lorsqu'elle sentit une main sur son cou, elle réagit. De base la jeune fille n'était pas très tactile, mais là il s'agissait d'un endroit vulnérable, que le corps veut instinctivement protéger. Même si en théorie l'académie était un lieu sûr, ça n'enlevait pas des réflexes primordiaux qui pouvaient sauver la vie de n'importe qui dans une situation extrême. Mais ça n'aidait pas pour autant à sortir d'un sommeil profond en une seconde. Le corps exigeait au cerveau de sortir de sa léthargie, aussi vite que possible, ce qui n'était pas des plus rapides. Les sons l'aidèrent tout de même à émerger. Le claquement brutale de la porte, bien plus proche que le boucan du couloir, associé à une voix suave dans l'oreille dont elle ne comprit pas un mot la firent ouvrir des yeux encore embués de sommeil.

Lorsqu'elle dormait, Léa gardait ses murailles dressées afin d'obtenir une nuit calme. Parfois elles s'affaiblissaient et laisser passer les songes des autres, mais en général ça tenait bien. Le problème était qu'au réveil, il y avait toujours un instant de flottement où le réflexe de protection s'évanouissait, laissant la place à la conscience qui devait prendre le relais. Son esprit était donc totalement ouvert pendant ce labs de temps. Les pensées de psychopathe de l'inconnu la réveillèrent bien plus efficacement que n'importe quel bruit ou parole. Elle ne comprenait pas d'où il sortait ni pourquoi il venait l'agresser dans sa chambre, mais elle avait capté qu'elle avait très intérêt à lui échapper.

Enfin ça c'était plus facile à dire qu'à faire. Son corps restait épuisé et son esprit embrumé par l'alcool. Elle tenta bien de se dégager mais la main lui serrait bien trop le cou, et elle n'était pas vraiment en mesure de réfléchir correctement. Sans compter les pensées du monstre inconnu qui la faisait flipper, depuis quand ya des trucs pareils dans les chambres des élèves ?! Elle ne le voyait même pas correctement, sa vue mettait du temps à s'adapter et les effets du whisky n'aidaient pas. Gigotant pour essayer d'échapper à l'étreinte, même si ça ne servait sûrement à rien, elle toussa pour parler, la voix un peu tremblotante.

- J'ai rien fait, fichez-moi la paix !

Ok c'était pas forcément la meilleure chose à dire, mais elle était complètement exténuée, elle ne pensait même pas à utiliser son contrôle des limites qui aurait peut-être pu l'aider, c'est dire, et cette chose lui foutait la trouille, à penser avec une froideur de psychopathe puissance 10. Limite Isanagi pouvait aller se rhabiller. Limite : le directeur était un pur sadique qui faisait exprès LUI, alors que le truc qui lui tombait dessus sans raison semblait être juste comme ça, naturellement. Enfin si être un psychopathe pouvait être considéré comme naturel...
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Re: Retour laborieux - Mar 8 Jan 2013 - 18:38

Retour laborieux

L'accord; La chance d'une gamine beurrée

Sa main restait continuellement calée sur la peau de la pauvre jeunette, qui toujours dans ce profond sommeil qu'elle ne devait qu'à l'alcool, ne semblait pas encore se rendre compte de la galère dans laquelle elle s'était fourrée. De toutes les chambres où elle aurait pu se perdre, il avait fallut qu'elle ouvre celle du pire des hommes qui peuplait l'académie. Oh non, il n'abuserait pas d'elle, il ne toucherait pas le corps de cette dernière afin de la souiller comme n'importe quel pervers profiterait face à une jolie jeune fille dans son état. Il lui ferait bien pire, son esprit déséquilibré n'avait pas supporté l'affront que d'avoir salit son magnifique lit après avoir fêté un peu trop un quelconque évènement. Les traits du visage étirés, montrant tout le mécontentement du sombre stratège, il avait reculé ses lèvres de l'oreille de la pauvre demoiselle, fixant son visage d'ange assoupi. Enfin, par il ne savait quel miracle, elle tenta de se débattre, se dégager de l'emprise de ce machiavélique meurtrier qui avait déjà perdu le contrôle de ses membres, maintenant uniquement guidé par la furie de destruction qui l'habitait depuis sa plus tendre enfance. Il échafaudait déjà au plus profond de sa tête un plan pour la faire souffrir, lui faire goûter à la mort avec la plus amère des douleurs. Il savait déjà comment cacher les preuves de cet acte odieux, comment glisser entre les doigts des surveillants pour dissimuler le corps sans vie et quelles seraient les preuves de son innocence. Il avait déjà tant d'alibis non réfutables et indémontrables pour se sortir de cette affaire. Sa cruelle imagination le menait déjà à passer pour l'ange qui trouverait le corps dépossédé de vie et qui entreprendrait de retrouver un assassin qui n'est autre que lui en faisant porter le chapeau à n'importe quel idiot assez irréfléchi pour entrer dans son jeu, cette spirale dans laquelle il n'entrerait jamais grâce à son génie criminel. La vision de ce visage qui se débat et de cette impuissance de la part de sa potentielle victime faisait bouillir en Modrus cette satisfaction de détruire, de dévorer la vie et de nourrir toujours plus son pouvoir des âmes des faibles qui trépassaient entre ses mains expertes. Au petit matin, plus personne n'entendrait parler de Léa Dolce, tout le monde oublierait jusqu'à même son existence, et tous ceux, qui susceptibles de poser problèmes au sombre professeur, s'éteindraient dans leur dernier sommeil, de la main d'un Morphée jugeant que leur ultime rêve venait de se terminer pour laisser place au néant absolu.

Une nouvelle âme rejoindrait Martyrs pour servir ce descendant du mal jusqu'à la fin des temps comme toutes ses victimes du passé. Son regard flamboyant dégustaient déjà la vision de ce futur spectre qui obéirait au doigt à l'oeil à n'importe lequel de ses ordres aussi immoraux pourraient-ils être. Mais alors que tout semblait s'enchainer pour entrainer la délicieuse jeune femme vers les abysses et projeter son âme dans l'estomac du livre des serviteurs du dévoreur, sa douce voix éclata à la suite de quelques toussotements, et malgré la profondeur du l'énervement de Modrus, ses paroles parvinrent à toucher le peu d'humanité qu'il restait chez lui. Sa main se desserra quelque peu, tout en restant fermement agrippé à cette dernière, l'empêchant toujours de se soustraire à l'étreinte meurtrière du maître des démons. Puis, toujours dans cette position de supériorité, une autre voix vein perturber le jeune homme dans son acte meurtrier.

- Lâche cette pauvre fille idiot que tu es ! Rappelles-toi notre accord que tu as toi même exigé, aucun mal ne doit être fait aux élèves ou autres résidents de l'académie ! Lâche là immédiatement avant que tout ne soit irrémédiable pauvre crétin !

La voix de Martyrs venait de résonner dans la tête du jeune homme, le démon qui vivait dans ce livre démoniaque avait tenté de ramener un peu plus à la raison ce pauvre Modrus. En effet, s'il tuait cette élève dès maintenant, cela pourrait se compliquer même s'il cachait toutes les preuves de son implication. Toutes leurs ambitions seraient ainsi à revoir, et ce duo démoniaque serait sous pression pour atteindre leurs objectifs commun dans l'ombre comme ils le faisaient jusqu'à maintenant. Secouant la tête de droite à gauche, Modrus reprenait le contrôle de lui-même, et sa fureur destructrice retourna se loger au fin fond de son être. Sa main droite relâcha encore un peu plus la demoiselle, qui pourrait ainsi se défaire de son agresseur. Il allait tenter de faire comme si de rien n'était, même si cela allait être excessivement compliqué à faire. Sa main venait de totalement s'ôter de la gorge de l'adolescente, et sans donner le moindre mot, sa main vint frapper la joue de la demoiselle, le genre de claque qui fait grand bruit mais n'inflige aucune trace ni douleur. Il se releva, et d'une voix forte et malgré son calme retrouvé, toujours fortement hostile.

- Tu oses dire n'avoir rien fait ? Tu es totalement beurrée, et en plus tu pieutes dans mon lit, celui d'un prof, tu peux t'expliquer sale gamine alcoolique !

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Re: Retour laborieux - Jeu 10 Jan 2013 - 11:44
Ca s'annonçait très mal ce réveil. Déjà, Léa n'appréciait pas du tout de se faire étrangler et d'être aussi proche d'un inconnu, qui plus est psychopathe, et ne pas pouvoir se dégager tendait à augmenter sa panique. Mais le pire était qu'elle n'arrivait même pas à protéger son esprit. Les brumes de l'alcool et l'épuisement l'empêchaient de réfléchir correctement tout comme de faire l'effort de monter ses barrières psychiques. Elle n'avait plus la force de faire ça. Alors forcément elle captait les réflexions présentes de son agresseur, et ça n'avait absolument rien de rassurant. Elle ne comprenait pas grand chose, juste qu'il semblait réellement malade dans sa tête, avec une histoire d'âme à contrôler, de livre, de dévoreur... c'était quoi encore ce bin's ?

Et puis, alors que la jeune fille allait se mettre à hurler et à se débattre plus vivement, l'emprise sur sa gorge se desserra légèrement. Elle avait une chance de s'en tirer ? Didju que c'était dur de se retenir de gueuler à l'aide, mais si elle le faisait ça pouvait foutre en l'air l'occasion, à supposer que c'en était vraiment une. Ok c'était moins dérangeant, elle arrivait à respirer à peu près normalement, mais elle ne pouvait pas encore s'enfuir, il la retenait. Et à en juger par son esprit dérangé, allez savoir ce qu'il comptait faire. C'était peut-être une feinte, pour lui donner de faux espoirs.

L'apprentie déesse sursauta vivement quand elle capta autre chose. C'était très perturbant. Ca ressemblait à une pensée, mais... c'était différent. Il ne s'agissait pas d'une idée venant de l'inconnu. Ca venait pourtant de lui. Curieux, vraiment... comme si quelqu'un lui avait parlé dans sa propre tête ? Pourtant elle n'avait pas senti de provenance extérieur... ou alors l'alcool et la fatigue la rendaient folle. Ca devait être ça. Enfin quoi que ce fut, cela sembla fonctionner et l'étreinte se relâcha davantage, jusqu'à lui laisser la possibilité de se dégager. Léa attendit une seconde, histoire de vérifier que ce n'était pas un piège, puis ne se fit pas prier pour filer.

Sauf qu'avec son état, au lieu de s'enfuir gracieusement à toute vitesse pour disparaître dans l'ombre des couloirs, elle ne put qu'esquisser le mouvement avant de se manger une belle baffe en pleine tête. Elle lâcha un cri de surprise et de douleur en s'étalant sur le lit. Pas que le geste en lui-même fut douloureux, non, mais sa cervelle déjà malmenée par sa journée n'avait pas aimé se faire maltraiter comme ça. Sa vue fut ponctuée de quelques étoiles lumineuses avant de redevenir un peu plus normale. Elle ne comprenait toujours pas ce qui lui arrivait, et avait un mal fou à trouver une solution.

Enfin Léa eut un semblant d'explication quand son mystérieux agresseur prit la parole. Beurrée ? Lit d'un prof ? Keuwah ? C'était n'importe quoi ! Avec précaution, elle se redressa pour s'asseoir sur le lit, la joue temporairement rouge suite à la baffe. Ca ne resterait pas longtemps cela dit. Elle fit un effort pour se concentrer et mieux percevoir la pièce, mais c'était dur. La migraine commençait à marteler méchamment ses tempes. Mais... le mobilier était très différent de celui de sa propre chambre maintenant que ce type le disait. Et il manquait le lit de Ion. Oups...

- J'suis pas alcoolique.

Oui, quand on est ivre, ça parait très important de préciser ça. C'était pas la meilleure réponse à faire à un professeur psychopathe, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Après comment expliquer tout ça de façon rationnelle... dur dur avec le whisky et la fatigue.

- J'suis désolée, savais pas. J'croyais que c'tait ma chambre. J'ai dû m'tromper. J'vais partir.

S'appuyant au mur, elle tenta bien de se lever, mais sa tête n'apprécia pas du tout et le tournis la força à retomber sur le lit en gémissant. Elle allait devoir ramper dans les couloirs... mais c'était toujours préférable à rester ici. Ce prof lui foutait la trouille, même si elle faisait de son mieux pour ne pas le montrer. Elle dormirait dans le couloir au pire.
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Re: Retour laborieux - Jeu 10 Jan 2013 - 16:34

Retour laborieux

Retour à la normale

Tout était enfin revenu à la normale dans la tête du sombre professeur. L'intervention de Martyrs avait eu pour effet de lui ôter toute la violence et l'énervement qui avaient explosé lorsqu'il avait remarqué la demoiselle dans son lit. Les nuits étaient courtes pour le dévoreur, et ce quotidien exténuant mettait à rude épreuve les nerfs de cet homme déjà bien cruel et malfaisant ainsi. Son passé en attestait après tout. La pauvre demoiselle tombée entre ses griffes commençait enfin à reparler correctement malgré l'importante quantité d'alcool qu'elle semblait avoir ingérée. Ce qu'elle s'était mise à dire au début n'avait aucun sens, plutôt que de se défendre sur sa position actuelle, celle d'être dans le lit d'un inconnu qui de plus était son professeur, elle semblait préférer spécifier le fait qu'elle n'était point alcoolique, chose totalement inutile à préciser en l'état actuel des choses, surtout que c'était bien le cadet des soucis du sombre stratège, qui se moquait éperdument de savoir si tel ou tel élève de l'académie était addict à l'alcool ou non. Puis enfin, ce que Modrus voulait entendre, ou du moins, ce que le lui calme souhaitait entendre arriva, quelques mots d'excuses pour l'erreur commise par la demoiselle. C'était après tout mieux que rien, aucun dédommagement physique n'était possible de toute manière, alors de simples et plates excuses suffiraient pour cette fois-là, mais Martyrs ne serait pas toujours éveillé pour protéger la jeune femme si dans l'avenir, une telle méprise venait à se produire une seconde fois. Après tout, même s'il n'était qu'un livre, il avait également besoin de se reposer de temps à autres afin d'être frais et disponible quand le professeur de stratégie aurait besoin de ses services et de ceux des âmes qu'il avait capturé lors de ses multiples chasses. Léa dont il ignorait d'ailleurs toujours l'identité devrait être plus prudente à l'avenir lorsqu'elle ouvre des potes qui ne sont pas les siennes. Alors qu'elle semblait vouloir se lever à l'aide du mur pour s'en aller, elle semblait avoir bien des difficultés à le faire, elle avait peur de lui, ce qui était compréhensible. Modrus ne fit mine de ne pas sentir l'effroi de la jeune adolescente, plus préoccupé par ce qu'il allait devoir faire. Et encore une fois, c'était l'intervention de son livre démoniaque qui allait l'aider à sortir de ce nouveau pétrin. Après tout, il ne pouvait pas la laisser s'échapper dans un pareil état, pour quoi allait-il passer aux yeux des autres après ?

- Fais-lui boire du jus d'orange et dévorer une bonne dose de gingembre même si elle n'aime pas ça, elle y verra déjà un peu plus claire ! Mais ne la laisse pas partir surtout, dans son état, quelque chose pourrait lui arriver et la faute serait remise sur toi. On ne doit pas attirer l'attention, souviens-t-en.

D'un claquement de doigt alors qu'il restait sur place, la porte fit un léger cliceti, désormais fermée à clé, la pauvre élève ne pourrait plus s'enfuir de ce lieu qu'elle devait désormais certainement trouver plus que lugubre. Le morceau de métal s'extirpa de la porte, et vint se loger dans la poche de celui qui vivait ici. Ses spectres lui obéissaient toujours au doigt et à l'oeil tant que l'ordre de tuer ne leur était pas donné. Avec délicatesse, afin de ne pas brusquer cette jeune fille surement déjà bien troublée, il lui attrapa le bras sans trop serrer, mais assez pour ne pas quelle continue son avancée titubante contre le mur de la chambre. Il devait suivre les conseils de son bouquin démoniaque afin de ne pas porter sur lui trop de regards pour avoir laissé une élève en piteux état prendre la route jusqu'à sa chambre bien éloignée de ce lieu isolé des chambres des élèves. D'une voix toujours grave mais adoucie, il s'exprima directement à la demoiselle.

- N'espère même pas partir d'ici, ton état pitoyable m'oblige à te garder avec moi au moins jusqu'à ce que tu ai dégrisé. Et ne pense pas que cela me plaise, j'en suis simplement contraint. Alors sois sage et obéis-moi.

Il allait se montrer insistant si la jeune demoiselle ne lui obéissait pas, après tout, il en allait de son bien être à elle, mais surtout de sa tranquillité à lui après ces évènements d'une nuit. Dans une pièce légèrement reculée de cet endroit, des bruits étaient audibles, les spectres de Modrus entraient encore en action, préparant à la jeune adolescente de quoi se remettre lentement mais plus rapidement que de base de sa cuite au whiskey. Il ne manquerait pas de la réprimander à nouveau une fois qu'elle serait dans un état plus convenable. Léa elle, pouvait voir arriver flottant dans le vide -du moins si elle pouvait encore voir assez clair pour ça- un verre de jus d'orange et quelques morceaux de gingembre, qu'il lui faudrait ingérer afin de sortit plus rapidement de cet état lamentable pour une demoiselle de son âge. Avec une voix à nouveau plus sévère, Modrus lui ordonna de tout avaler !

- Bon, tu bois et manges tout ça, si tu refuses, je te les fais passer par des orifices autres que ta bouche, et je te promets que tu n'aimeras pas ça !

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Re: Retour laborieux - Ven 11 Jan 2013 - 11:58
Fermant les yeux, Léa gémit en attendant que son tournis passe. Filer promettait d'être vraiment délicat. Elle dormait si bien... son réveil brutal avait annulé tout le bénéfice de son court sommeil. Son crâne lui faisait un mal de dingue, et elle aurait presque demandé avec plaisir au psychopathe d'à côté de l'achever. Mais on ne peut jamais s'empêcher de désirer vivre, quelle que soit la situation. Même inconsciemment on recherche le moyen de se sortir du pétrin, et si l'esprit flanche, c'est le corps qui prend le relais. C'est bien pour ça qu'on est incapable de se mettre en apnée jusqu'à mourir, ni de s'étrangler tout seul, ce genre de choses.

Alors, même si la jeune fille était dans un état lamentable, elle savait qu'il en allait de sa survie et continuait ainsi à faire des efforts pour se relever sans retomber misérablement dans le lit d'un autre. Elle sentit encore une fois cette chose étrange dans le flux des pensées, qui venait du professeur sans pourtant être de lui... très bizarre. En temps normal, elle aurait cherché à comprendre, mais là ces histoires de jus d'orange et d'allez savoir quoi à dévorer lui passait au dessus de la tête. Elle accorda bien plus d'importance au cliquetis bien plus tangible d'une serrure qu'on verrouille. Mauvais, mauvais, warning, faut se tailler, vite vite. Ca craignait de plus en plus, et même si l'agresseur semblait plus calme, ça ne voulait rien dire. On peut jamais savoir avec les fous. Et les psychopathes.

Comment s'enfuir... elle pouvait toujours tenter de défoncer la porte, mais ça nécessitait d'abord d'arriver à se lever, et ensuite de recueillir assez de force pour ça. Bon ok aucune chance d'y parvenir. Une fenêtre peut-être ? Au moins elle finirait dans les vapes en atterrissant dans la cour, et probablement à l'infirmerie, mais au moins elle serait en vie - à peu près - et loin de ce type qui lui fichait la trouille. Une étape à la fois, allez. Rassemblant le peu de forces qu'elle avait, Léa se sentait prête à retenter l'aventure palpitante consistant à se lever d'un stupide lit quand elle se sentit attrapée par le bras. La réaction ne se fit pas attendre : ya des limites aux nerfs de tout le monde, elle compris, et son cri remplit toute la pièce en une seconde.

Réflexe, elle tenta de se dégager, mais, même si le professeur ne la serrait pas très fort, elle était bien trop faible pour y parvenir, et risquait plus de retomber qu'autre chose. Sa voix lui parvint alors, moins malsaine qu'avant, mais pas pour autant rassurante. Peut-être qu'une personne douée de raison aurait compris la sagesse des paroles, qui semblaient somme toute assez logiques. Mais Léa était exténuée et sous l'emprise de l'alcool autant que de la peur. Elle ne retint qu'une chose : il voulait la retenir ici contre son gré. Et c'était sûrement pas pour lui parler du beau temps nocturne.

Sans son domaine divinatoire, l'apprentie déesse aurait tout simplement pété un câble. Elle se serait débattue - sans aucune efficacité - et aurait hurlé jusqu'à être libérée ou assommée. Ou tuée aussi, ce qui aurait été plus probable. Mais elle sentait les pensées de son agresseur, qui semblaient sincères et désireuses de l'aider. Bien sûr, c'était purement dans son intérêt, mais au moins il n'était plus question de la trucider sur place. Juste de lui donner un coup de main pour ensuite la virer rapidement. Le cerveau méchamment ralenti de Léa comprit qu'il était fortement conseillé de calmer ce corps trop turbulent et d'être sage, sinon il allait encore en prendre plein la figure. Déjà qu'il galérait à réfléchir le pauvre...

La jeune fille se calma, toujours effrayée, mais bon au moins elle ne gesticulait plus. Des bruits légers lui parvenaient sans qu'elle comprenne de quoi il s'agissait. Elle avait déjà fourni un énorme effort pour comprendre la situation, et encore elle ne captait pas tout, alors analyser des sons, c'était au dessus de ses forces maintenant. Le professeur parla de boire et de manger quelque chose... ? Hein ? Ok ok, pas chercher à discuter. Plus vite elle ferait ce qu'il voulait, plus vite il la relâcherait apparemment, alors inutile d'essayer de comprendre. Elle eut un peu de mal à trouver ce qu'il lui donnait, peu habituée aux verres flottant dans l'air. C'était quoi ça d'ailleurs ? Mouais... on va dire que c'est le whisky qui lui faisait voir des trucs bizarres. Elle s'y reprit à deux fois avant d'arriver à attraper le jus d'orange et le but très lentement, en silence. C'était bon, frais et plein de vitamines. Manger... manger quoi au juste ? Ah ces petits machins qui flottaient devant son nez ? Oula... ça se révéla bien plus difficile à attraper, mais elle finit par vaincre un de ces étranges adversaires et grignota un bout de gingembre. Yerk, le goût lui plaisait pas du tout. Mais elle préférait ça à finir en morceaux elle-même.

Silencieuse, Léa ne pipait mot. Déjà parce qu'elle avait peur de se manger autre chose que de la nourriture, et ensuite parce que son cerveau était trop fatigué pour blablater inutilement. Son agresseur semblait sûr de lui et décidé à arriver à ses fins, à quoi bon discuter ? Enfin tant qu'il ne demandait pas n'importe quoi, il y a des limites à tout, même quand on est dans un état pareil.
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Re: Retour laborieux - Ven 11 Jan 2013 - 18:01

Retour laborieux

Obéissante jeune fille; Remède miracle

Elle semblait bien obéissante cette jeune demoiselle, à obéir à ce que disait son professeur. En même temps, elle n'avait pas trop le choix, où il s'occuperait bien personnellement de lui faire tout ingérer, et pas avec la plus grande des délicatesses, après tout, c'était un terme qu'il ne connaissait pas que celui de délicat. Bien qu'elle avait légèrement combattu avec l'un des spectres du sombre stratège afin de récupérer le jus d'orange et le gingembre, elle était finalement parvenue à boire et manger ce qui normalement devrait l'aider à se remettre un peu plus rapidement de son état plus que pitoyable. Heureusement pour elle qu'elle n'était pas sa fille, enfin, heureusement pour toutes les adolescentes qu'elles n'étaient pas les filles du jeune homme, ou bien des prétendants se seraient vu la tête coupée avant même d'avoir osé penser déposer leurs sales mains sur la peau de sa chaire, de son sang. Il tira lentement de sa poche un paquet, qu'il ouvrit, en sortant un batonnet de tabac, qu'il porta à sa bouche avant de l'allumer et d'inspirer longuement. La fumée pourrait ainsi traverser tout son corps, puis, dans une longue expiration, elle ressortit avant de s'élever vers le plafond. Une odeur étrange d'herbes pouvait désormais être sentie, c'était une nouvelle tentative pour Modrus d'apaiser un peu plus la jeune demoiselle, qui restait très tendue malgré son action afin de la remettre un peu plus sur pied. Ces odeurs d'herbes calmeraient peut-être ses nerfs, loin de l'odeur des cigarettes que fumait habituellement son collègue Pietro, plutôt comme un anti-stress aux odeurs et goûts de plantes tout ce qu'il y a de plus naturel. Bien sûr, il lui arrivait également de fumer le même mélange de goudron et autres substances très nocives pour la santé tout comme son collègue professeur d'histoire, mais c'était une chose plus rare, préférant de loin l'agréable sensation que lui procuraient ces plantes à fumer.

L'odeur avait désormais envahit toute la pièce, et un peu à l'effigie de l'essen, ne tarderait pas à disparaitre lorsque le batonnet tout entier aura été consumé par les inspirations répétées du sombre homme. Comme pour offrir du repos à ses serviteurs spectraux, il les renvoya d'un simple mouvement de la main à l'intérieur de son livre démoniaque, L'élève était après tout incapable de percevoir ces âmes qu'elle soit sobre ou non, il ne s'inquiétait donc pas qu'elle s'interroge sur la présence ou l'utilité de ce bouquin bien étrange qui renfermait en fait Martyrs et dont la grande utilité était de conférer de la puissance à Modrus lorsqu'il en ressentait le besoin. Une fois cela fait, Modrus et Léa étaient donc officiellement seul à seul dans la demeure du professeur. Ayant retrouvé son calme le plus entier, il ne représentait plus vraiment de menace pour elle, à moins qu'elle ne décide de lui taper une nouvelle fois sur le système comme en pieutant dans son lit douiller.

Il se dirigea ensuite vers son bureau, comme pour faire semblant de ne plus s'occuper d'elle, ou plutôt pour aller y chercher un objet bien précis. Ouvrant l'un des tiroirs, il en sortit lentement un carnet bien différent de Martyrs, ainsi qu'un simple stylo, se tournant vers Léa en griffonnant quelques phrases sur le papier, il s'exprima d'une voix un peu plus calme et aigüe qu'auparavant.

- Est-ce que tu te sens déjà un peu mieux ? Et tant que j'y suis, donnes-moi ton nom et ton prénom, j'aime connaitre l'identité des élèves, surtout quand ils viennent me rendre une visite nocturne. Et ne t'avises pas de me mentir, ou je me verrais forcé de te le faire payer.

Bien évidemment, il ne se doutait pas qu'il avait devant lui la seule élève capable de savoir lire les pensées des gens, et ne savait donc pas du tout, qu'elle serait capable de percevoir que face à Modrus se tenait un carnet pour donner de magnifiques billets de retenue aux élèves, et qu'il ne manquait qu'une chose au professeur pour le remplir, l'identité de la jeune fille. C'était bien de l'aider à se remettre sur pied, mais on ne s'aventure pas sans punition dans la demeure d'un professeur aussi hostile que lui.

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Re: Retour laborieux - Sam 12 Jan 2013 - 12:16
Gardant le silence, Léa grignotait le gingembre au goût trop fort pour qu'elle apprécie. Son cerveau se mettait en veille, et les pensées qu'elle captait du professeur lui glissait dessus sans qu'il fasse attention au sens. Il semblait calme pour le moment, appréciant son obéissance, alors nul besoin de décrypter en détail les idées qu'elle sentait de sa part. C'était mieux même. Son corps pouvait ainsi se concentrer sur ce qu'il ingérait et l'utilisait aussi bien que possible. Le jus d'orange l'hydratait, ce dont il avait bien besoin, et le gingembre diminuait l'intensité de sa migraine de façon significative. Ca ne suffisait pas à faire disparaître sa fatigue, seul un véritable repos pourrait y parvenir, mais ça lui éclaircit considérablement les idées.

Le problème, c'est que du coup elle se rendit mieux compte de sa situation. Quelle cruche ! Se tromper de chambre dans son état, et en prime tomber dans celle d'un professeur psychopathe - pléonasme - mais quelle idée... Si elle avait encore des doutes, là ce n'était plus le cas : yavait vraiment un dieu de la poisse qui s'acharnait sur elle. C'était pas possible autrement. Comment se sortir de là sans dégâts maintenant... son cerveau allait mieux mais n'était pas pour autant au meilleur de sa forme, loin de là. Et l'odeur agréable qui lui parvint n'allait pas l'arranger.

Relevant la tête, elle aperçut à peu près bien son bourreau. Il était immense à côté d'elle - comme la plupart des hommes - et semblait assez musclé pour lui décoller la tête d'une baffe. Peut-être qu'il avait l'air calme, mais ça ne changeait rien à cette aura de danger qui émanait de lui. Ca venait peut-être de son visage dur, de ses cheveux en fouillis, ou du seul oeil qu'elle apercevait, allez savoir. En tout cas, l'odeur des herbes qu'il s'était mis à fumer avait beau être agréable, ça ne changeait rien à son image : danger. Se barrer. Vite. Ca sentait bien, rien à voir avec les sales clopes de Pietro ou d'Isanagi, et ça l'aidait à éclaircir ses idées, qui se confortaient dans leur but initial.

Sage, la jeune fille termina ce petit repas improvisé en réfléchissant comme elle pouvait. Mais les pensées du professeur brouillait un peu les siennes, surtout lorsqu'elle capta ses projets. Une retenue ? Didju elle avait pas assez morflé comme ça ? Dieu de la poisse, pourquoi elle ? Hein ? Pourquoi ?! Lorsqu'elle serait une véritable déesse - si elle y parvenait - elle irait lui exploser sa tête à celui-là. Enfin pour l'heure, elle avait un autre adversaire à affronter. L'idée de balancer un autre nom au pif lui vint à l'esprit bien sûr, mais à quoi bon... ? Cette école regorgeait d'êtres très différents, ce qui était bien et... chiant. Il n'y avait pas beaucoup d'élèves semblables, et elle ne se rappelait pas avoir croisé une autre fille aux longs cheveux bleus clairs, presque argentés, avec des yeux dorés, ni de sa taille. Elle devait être la plus petite humaine de l'académie... tss. Reste qu'elle serait facilement retrouvée si elle mentait et que le professeur voulait le lui faire payer. Sans compter qu'en terme de noms, elle ne connaissait que ceux des gens qu'elle aimait bien, alors elle n'allait pas les balancer à sa place.

Comment éviter la retenue... Léa ne voyait aucun moyen, et n'avait même pas la force de réfléchir davantage. Résignée, elle allait juste faire de son mieux pour éviter le pire.

- Oui, ça va mieux, merci. Léa Dolce. Mettez ce que vous voulez, mais par pitié tout sauf une mission avec le directeur.

Elle ne survivrait pas. Elle préférait même s'en taper une avec ce psychopathe à la limite. Encore que... un truc de travaux ménagers lui irait bien mieux. Nettoyer les murs ne la dérangerait pas, et elle finirait en bon état après. Mais elle craignait que si elle demandait n'importe quoi sauf une mission générale le professeur lui en mettrait justement une. Autant réduire la restriction au pire. Remarque peut-être qu'il ne pouvait pas lui imposer quelque chose avec Isanagi. L'idée ne lui avait pas effleuré l'esprit, mais il semblait logique qu'on ne pouvait ordonner une mission qu'avec soi-même. Son cerveau avait trop de mal à suivre. Il ne capta même pas tout de suite que techniquement parlant rien ne laissait entendre que son bourreau allait lui coller une retenue. Enfin... ça pouvait paraître logique. Sa situation stupide, un carnet, un prof... de là en déduire qu'elle lisait dans les pensées il y avait quand même un monde. Croire à une retenue était encore plus logique. Enfin elle l'espérait. Fichu cerveau à la masse. A la Mäss même, en bon alcoolique. Ahah. Quel humour. Vraiment.
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Re: Retour laborieux - Sam 12 Jan 2013 - 15:28

Retour laborieux

Curiosité

Il était toujours là, débout contre son bureau, prêt à rédiger ce qui serait la sanction de Léa, mais il ne lui manquait plus que l'identité de cette dernière. Il obtint ce qu'il désirait assez rapidement, elle se nommait donc Léa Dolce, une élève dont il n'avait jamais été attiré, sans doute pour ses piètres qualités dans la matière qu'il enseignait, ou simplement parce qu'elle devait faire comme la plupart de ses camarades, sécher ces fameux cours de stratégie. Après tout, il n'allait pas lui en vouloir, ça lui faisait moins de copies à corriger, et surtout, moins d'adolescent à gérer et à martyriser. Jouer les tyrans, même si c'est dans votre nature, c'est très fatiguant quand vous avez trop de têtes à apeurer. Il nota donc le nom, ainsi que le prénom de la jeune demoiselle sur le morceau de papier qui serait celui de sa retenue, il n'avait pas encore d'idées bien fixes sur la tâche qu'il allait lui infliger, mais ce ne serait rien de bien dramatique, du moins par rapport à ce qu'il avait pour habitude de soumettre aux élèves. Mais ce qui interpela surtout le sombre professeur, ce furent les paroles qui suivirent, pourquoi donc avait elle l'air d'avoir si peur des missions en compagnie de ce charmant directeur de l'académie ? Etait-il si mauvais que cela avec les élèves, ou peut-être se montrait-il tellement exigeant, que même en mission, les pauvres adolescents ne suivaient pas le rythme. S'il avait été quelqu'un d'un peu plus gentil, à ces pensées, il aurait senti un léger soupçons de pitié, mais ce ne fût pas le cas ici. Ca avait même plutôt le goût à l'amuser. Mais il était trop curieux, il ne voulait pas se satisfaire de ses multiples hypothèses, il avait besoin d'une véritable réponse venant de la bouche de celle qui était si répugnée par les balades avec le directeur. Les missions avec ce dernier devaient vraiment être plaisantes en fait à bien y penser pour aller traumatiser autant les idiots qui l'accompagnaient. Alors qu'il s'apprêtait à poser sa question, Martyrs se mit à réagir, semblant choqué de l'intérêt soudain du sombre stratège.

- Ne t'occupes pas de ça, elle a dis aller mieux, alors vire la d'ici, et reprenons nos activités normales. On se fiche bien de savoir ce qu'il s'est passé avec Isanagi. Je veux la paix moi, alors remplis ce papier et dégage la de notre demeure !

Modrus avait la ferme intention d'envoyer bouler son livre démoniaque, et de tout de même poser son interrogatoire au grand damne de ce dernier. Il voulait la paix, il était vrai afin de pouvoir se reposer tout comme devrait bientôt le faire le jeune homme. Il était mauvais de s'immiscer dans les affaires des autres, et cela n'amenait jamais de bonnes choses, mais que pouvait-il bien risquer à savoir quels traitements abjectes il pouvait bien infliger. Sa voix avait été d'un calme étrange, presque amicale pour une fois, chose bien rare pour cet esprit dérangé. Il avait même déposé le carnet sans plus rien y écrire, prêt à écouter ce qu'avait à lui raconter sur ses missions avec Isanagi des deux oreilles, et ce, malgré l'opposition ferme de son allié démoniaque. Il ajouta même quelque chose qui semblait étrange venant de lui, qui au départ ne voulait rien savoir de la jeune demoiselle hormis son identité pour la punir de son aventure nocturne dans sa chambre. Toujours étrangement calme dans le ton de sa voix, sa seconde question dévalait.

- Et tant que j'y pense, puis-je savoir pour quelle raison tu t'es trouvée dans un pareil état ? Cela m'intrigue quelque peu vois-tu.

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Re: Retour laborieux - Dim 13 Jan 2013 - 11:06
L'attente... même si il ne s'écoulerait sûrement pas plus de quelques secondes avant le verdict, l'attente était difficile à supporter. Léa gardait trop en mémoire la mission effectuée - ou plutôt subie - avec Isanagi pour ne pas stresser à l'idée d'en risquer une autre. Techniquement parlant, ce n'était même pas de sa faute si elle s'était retrouvée à cet instant en plus. Ce serait vraiment injuste qu'elle se retrouve à nouveau avec ce maudit directeur pour se faire arracher l'autre bras. La logique voulait que ça ne soit pas possible, mais dans cette académie elle semblait d'être faite la malle, alors... et quand on est victime du dieu de la poisse, tout peut arriver.

Cela dit, pour le coup quelque chose de plus urgent s'imposa. Elle captait toujours les pensées du professeur, mieux même maintenant qu'elle avait le cerveau légèrement dégagé, et cela ne lui plaisait guère. Exploitant les quelques ressources que son corps avait récupéré avec les produits ingérés, elle parvint avec un méchant effort à remettre en place ses protections psychiques pour s'isoler. Cela lui coûta cher, elle ne put s'empêcher de grimacer, mais au moins elle n'entendait plus les élucubrations bizarres de ce psychopathe schizophrène. Elle avait eu un aperçu bien assez grand comme ça de son esprit malade. Soufflant, elle se sentit un peu mieux maintenant qu'elle s'était coupée de ce type, même si elle restait épuisée. Et faire ça n'allait pas améliorer la chose. Enfin... les professeurs étaient sûrement habitués à ce qu'elle sèche leurs cours, alors un jour de plus ou de moins ne ferait pas grande différence. La journée suivante se résumerait à son lit. Son vrai lit.

Ah dormir... la jeune fille lutta contre ses paupières qui avaient la méchante envie de se baisser en traître sur son regard doré. Vu sa situation, il valait mieux éviter ça. Le psychopathe pourrait mal le prendre et allez savoir ce qu'il lui ferait si elle se rendormait d'un coup. Mais elle avait un mal fou à rester attentive, et le silence qui s'était installé ne l'aidait pas. Du coup elle sursauta quand elle entendit à nouveau la voix du professeur, bien moins agressive et sadique que la première fois. Mais ça ne voulait rien dire : Isanagi aussi pouvait avoir l'air tout gentil, alors qu'il n'en était rien, et elle gardait trop fraîchement en mémoire ce qu'elle avait capté de ses pensées pour relâcher sa méfiance, même en étant dans un état lamentable.

Pourquoi elle était comme ça ? Difficile de répondre sans dévoiler son domaine divinatoire... et il était bien hors de question d'elle le lui dise. Allez savoir ce qu'il lui ferait s'il apprenait qu'elle pouvait lire dans ses pensées ? Les entendre un instant avait été amplement suffisant, elle ne comptait pas les voir mises à exécution. Il fallait feinter... Elle n'avait pas beaucoup de choix. Passer pour une pure et bête ivrogne ? Sa fierté le lui interdisait, d'autant que ce n'était pas la vérité. Accuser Pietro ? Ce ne serait pas gentil et très stupide. Déjà qu'elle avait du mal à se faire des amis, si en plus elle les mettait dans la mouise à peine rencontrés... Evoquer son pouvoir gênant sans préciser quoi ? Ca pouvait marcher. Après tout il n'avait pas relevé sa remarque sur Isanagi, donc avec un peu de chance - pour une fois - il pourrait se contenter de ça. Maintenant, se concentrer pour parler correctement.

- A cause du contrecoup d'un pouvoir que je maîtrise pas bien. Ca a bousillé ma résistance à l'alcool. Un verre a suffi. En rentrant, j'ai dû me tromper de porte, désolée.

C'était la vérité, et elle ne mouillait pas Pietro. Ca pouvait passer. Mais elle ne tenait pas à subir d'autres questions de la part d'un professeur psychopathe aux pensées plus que flippantes. Ok Léa ne se sentait pas trop capable de se lever pour le moment, mais en faisant un effort et en s'appuyant contre les murs elle devrait s'en sortir. Quitte à s'éloigner du coin pour ensuite s'effondrer dans le couloir, ça ne la dérangeait pas. Limite elle préférait prendre le risque de se faire découvrir endormie par un monstre que de rester là avec ce type.

- J'peux y aller maintenant ?
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Re: Retour laborieux - Mar 15 Jan 2013 - 17:49

Retour laborieux

Sentence

La réponse de la jeune demoiselle quant aux raisons de son état ne suffirent pas au curieux stratège, mais il s'en contenterait, Martyrs ne supporterait sans doute pas de recevoir de nouvelles informations sur l'adolescente, lui qui ne rêvait plus que d'une chose désormais, dormir ! Pour cette raison, il aspirait au départ de la pourtant si délicieuse jeune femme à la taille pour le moins très en deçà de la moyenne des gens qu'il avait pu jusqu'alors rencontré dans les détours de l'académie divine. Il allait donc lui offrir la possibilité de s'évader de cette pièce, après tout, c'était son seul et unique but à la demoiselle depuis qu'elle avait remarqué être en territoire légèrement hostile pour une personne telle qu'elle. Le sombre professeur allait donc terminer de remplir son carnet, et remettre à l'élève sa punition, ou plutôt sa retenue, qui ne serait sans aucun doute pas une partie de plaisir pour elle, puisqu'elle aurait à revenir en ce lieu, où elle semblait avoir croisé l'effroi de près en la présence de cet homme pour le moins effrayant. Il se saisit du carnet en question, qu'il rouvrit à la page où étaient déjà rédigés le nom et le prénom de la jeune fille, mais dont la sentence était encore vierge. De quelques mouvements du poignet, il laissait se répandre l'encre sur le papier, et les mots apparaissaient un à un avant de former phrases et texte à l'égard de la jeune demoiselle. Déposant le stylo à nouveau sur le bureau, il arracha d'un geste vif et précis la feuille attachée au reste du carnet. Il avait terminé de rédiger le contenu de la retenue de Léa dont il connaissait enfin l'identité. Il n'allait pas tarder à lui lire à voix haute le contenu du texte afin de s'engager à sa façon, à ne pas faire subir de sentence plus importante à celle qu'il punissait. Se redressant du bureau, le dos désormais appuyé contre le vide, d'une voix claire et emprunte d'une nouvelle neutralité, il lu, calmement, lentement, afin que tout soit bien compris dès la première audition de la jeune fille.

- Suite au dérangement affligé au professeur Modrus Hemrod, l'élève Léa Dolce sera de corvée de nettoyage des appartements de ce dernier dès le lendemain du souper entre collègues organisé par ce dernier en ce lendemain de nouvelle lune (en somme deux jours plus tard). Le professeur s'engage à n'infliger aucune sentence supplémentaire à l'élève sans contre partie équitable.

D'un geste de la main en direction de Léa, le papier fût apporté à cette dernière par les serviteurs spectraux du sombre stratège, qui très certainement avait rédigé cette sentence d'une manière bien différente de ses collègues. Après tout, on ne voyait que rarement des enseignant qui s'engageaient à offrir un contre parti à leur élève s'ils envisageaient de changer la sentence pour une plus importante. Néanmoins, c'était sa façon de faire, et surtout, un moyen pour lui de s'empêcher de dépasser les limites autorisées. Elle avait demandé à partir, elle pourrait donc s'en aller dès qu'elle le désirerait. La clé quitta la poche du professeur, et partit se loger dans la serrure. L'un des spectres tourna cette dernière afin que le bois soit ouvrable et que le couloir redevienne accessible à la jeune femme. Se détournant désormais d'elle, sa voix redevint normale si l'on puis dire, lui adressant un au revoir pour le moins personnalisé.

- On se revoit dans 2 jours, et sois pas en retard. Tu peux partir, mais dépêches avant que je ne décide de t'enfermer ici pour me servir de cobaye et de cuisinier.

Il disparu dans l'encadrement de ses appartements, très certainement partit dans la cuisine, où il allait se préparer un petit plat avant d'aller rejoindre Morphée et son monde des rêves pour y passer le peu de temps qu'il lui restait avant l'aurore et son obligation d'aller donner cours à d'autres élèves stupides, dont les connaissances en stratégie s'approchaient de celles d'un crabe perdu au milieu d'une plage de sable fin. Comparaison sans aucun sens il est vrai, mais il n'y avait rien d'autre qui me venait en tête pour décrire ce que Modrus pensait de ces ignares qu'il voyait bien trop souvent. Alors qu'il ne savait même pas si la jeune fille était partit, une odeur d'oeufs s'éleva dans la pièce ... Une bonne omelette ... Miam ...


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Re: Retour laborieux - Ven 18 Jan 2013 - 11:38
Ah c'est vrai... elle n'avait pas encore eu droit à sa retenue. Inutile d'espérer que ce psychopathe aurait oublié. Léa fit de son mieux pour tenir debout en attendant que les crissements du stylo sur la feuille s'arrêtent. Son cerveau semblait cogner contre les parois osseuses qui le retenait, et elle craignait qu'il finisse par en fissurer une partie et se taille par là. Ca lui semblait plausible. Et comme si ça ne suffisait pas, ça cognait de l'autre côté, contre des parois plus abstraites et pourtant bien réelles, à leur façon, qui protégeait autant son esprit que les os sa cervelle. Elle aurait bien laissé tomber, autant l'affaire que ses remparts, mais elle ne voulait pas des pensées du professeur. Et pour une fois, ce n'était pas à cause de sa stupide peur d'être rejetée en risquant de se faire démasquée, non, c'était tout simplement parce qu'elle craignait ce qu'elle capterait. Ca changeait de d'habitude au moins.

La jeune fille écouta sagement la sentence tomber, gagnant au passage le nom de son bourreau. Elle grimaça à l'annonce de sa retenue. Nettoyer ne lui posait pas spécialement de problèmes, sa mère lui faisait faire le ménage de temps en temps de son vivant. Mais revenir ici par contre... ça, c'était nettement moins sympathique. Après un souper entre collègues ? Ca pouvait être une bonne chose. S'il y avait d'autres professeurs, ça lui ferait une certaine protection. A moins qu'il ne s'agisse d'Isanagi, de Yuri, et allez savoir quels autres psychopathes... Deus au secours. Et la fin de la sentence ne fut pas plus rassurante. Comment ça il s'engageait à ne pas en rajouter une couche sans échange équitable ? Ca voulait dire quoi au juste ? Qu'il pouvait lui proposer autre chose à la place si elle était d'accord ? Oh ça lui plaisait pas cette histoire... et son cerveau avait trop de mal à comprendre la chose. Plus tard, plus tard, quand je serai en état de réfléchir, on tirera ça au clair, promis.

Elle resta silencieuse et attrapa le papier qui la rejoignit tout seul. Plus tard, plus tard j'te dis. Il doit avoir un pouvoir de télékinésie ou un truc du genre, cherche pas. Plus intéressant, elle vit la clé de la porte s'envoler vers cette dernière et la déverrouiller. Fuir, fuir, FUIR ! Mais pas trop vite. Déjà parce qu'elle n'en avait pas la force, et ensuite parce qu'on dit toujours que courir devant un prédateur est une méchante invitation à ce qu'il suive sa proie. Donc douuuucement. C'était difficile de se tenir, mais elle y parvint en écoutant la suite du psychopathe. Cobaye ? Elle ne voulait pas savoir pour quoi. Cuisinier ? Ca aurait peut-être été l'occasion de l'empoisonner, mais elle n'était pas en état pour faire une chose pareille.

Elle hocha la tête pour montrer qu'elle avait enregistré le message, puis se leva avec précaution en s'appuyant contre un mur. Ca tournait encore méchamment, mais elle arrivait à peu près à garder son équilibre. Le professeur ne semblait plus s'intéresser à elle, ce qui était très bien, mais mieux valait ne pas trop tirer sur la corde. Aussi vite que possible - autrement dit à deux à l'heure - Léa gagna la porte, puis le couloir. Elle ferma derrière elle d'ailleurs, au cas où, et soupira loooooonguement. Elle resta là un petit moment, peut-être dix minutes, peut-être une heure, le temps passe bizarrement quand on est à deux doigts du coma, puis repartit vaillamment à la recherche de sa propre chambre. Cela lui prit un certain temps d'ailleurs, mais elle fit bien plus attention : pas question de retomber sur celle d'un professeur psychopathe. Pardon, pléonasme. Elle veilla à se forcer à bien lire les noms des groupes sur les portes et trouva enfin la sienne. Il ne restait plus beaucoup de temps avant le réveil officiel des élèves, mais ça c'était le cadet de ses soucis. Elle sécherait au pire, de toute façon les cours étaient nuls et elle n'arrivait pas à les suivre. Cette journée avait été bien plus enrichissante que les autres, et elle avait appris beaucoup.

Comme par exemple qu'il ne fallait plus jamais subir le combo Pietro-Whisky.
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Re: Retour laborieux - Sam 19 Jan 2013 - 14:08
Modrus est un salaud et moi je me sens un peu coupable. Pauvre Léa. u_u

Modrus Hemrod : 370 xps
Léa Dolce : 415 xps
Retour laborieux
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