Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Alone ~ In this corner

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Alone ~ In this corner - Ven 4 Jan 2013 - 23:35
Ah, le plein air. Il ne savait pas ce qu'il foutait là. Vraiment. Après tout, il aurait pu être en cours. Mais non. Pour une fois, il avait décidé de s'isoler en plein air, sur un banc du "fameux" parc des abricots. Ce qui signifiait qu'en hiver, le parc ne ressemblait plus à rien sauf à la forêt du film de blairwitch, version automne-hiver, mais plutôt hiver. Les arbres étaient nus. Ou aussi rasé que la boule à zéro d'un taulard. L'herbe ... Ce qui poussait au ras de la terre en dehors de cette saison au doux et froid manteau blanc, était caché, justement, sous celui-ci. Oui, le parc était ... Bien morne, en cette nuit de nouvelle année. Enfin, l'académie était atemporelle, alors il gardait le référentiel des années de sa vie physique. Ils étaient donc en 2013. Sans lui. Quelle triste époque. Atios, lui aussi, avait eu des amies d'enfance. Des cousins. Des cousines. Des parents. Et plusieurs même. Et il se demandait comment ils allaient. Comment ils s'en sortaient, en bas. Il avait fait quelque recherche sur ce qui s'était produit en son absence. Et il avait été amusé. Son souvenir existait toujours - ce qui était fondamentalement impossible - puisqu'il s'était dispersé en lumière en mourant. Perte de contrôle sur ses pouvoirs.

Il avait pu sauver sa classe, au moins. Le démon était mort et enterré. Dispersé lui aussi. Mais comment pouvaient-ils vivre avec le souvenir de leur camarade de classe, lentement en train de mourir et de disparaître sur son pupitre ? Il ne savait pas réellement ce qui était le plus douloureux. Que l'on se souvienne de lui ou que son souvenir se soit éteint. Et puisqu'il n'était pas éteint, il savait que quelque part, des gens l'attendaient encore. Malgré son statut d'apprenti-divinité. Des gens qui ne connaissaient qu'Atios, pas Arthur. Des gens qui vivaient désormais en 2013. Mais il n'était pas encore assez fort pour se matérialiser dans le monde réel. Il savait que pour le moment, s'il s'y rendait, ils ne le verraient pas. Alors il attendait patiemment de ne plus être un fantôme. Et puis, s'il en avait le courage, il irait prendre des nouvelles de ces gens, qui ne pouvaient pas expliquer sa mort. Parce que c'était le minimum qu'il pouvait faire, pour ne pas les laisser dans la détresse. Mais combien de temps cela allait-il prendre pour revenir dans le monde réel et de pouvoir interagir avec celui-ci ?

Aucune idée. En tout cas, il aurait une question à poser aux professeurs. Ou même à Sieur Isanagi Tensho, le père de sa camarade de chambre avec qui il avait été très proche le temps d'une nuit de blizzard. Ah d'ailleurs, ça c'était un autre problème. Combien de temps cette idylle allait continuer entre eux ? La théorie voudrait que ce soit jusqu'à ce qu'il trouve quelqu'un qu'il aime plus encore. Mais ça ne changerait sûrement pas ses aspirations concernant son bonheur. Mais comment faire pour qu'elle n'en soit pas malheureuse ? Il ne le savait pas non plus. Une chose était sûre : l'amour était un poison. Et il remerciait Deus que les conjectures ne l'eut point amené à être plus proche d'autres demoiselles. Il avait peur de ses sentiments. Il avait peur de pouvoir ressentir la même chose pour quelqu'un d'autre que Maya. Et il se détesterait si tel était le cas. Sans compter que le père de Maya lui ferait vivre l'enfer.

Oui, les élèves ici pouvaient facilement disparaître, la vengeance privée des professeurs étaient tolérée... Alors, ceux des directeurs devaient l'être à plus forte raison. Soudainement, il releva les yeux. Quelqu'un avançait devant lui. Quelqu'un qu'il connaissait bien. Shaad Princeton et le même visage de poupée japonaise. Cette démarche assurée, un peu provocante, mais plus calme que d'habitude. Que devait-il dire ou faire ? Shaad le détestait sûrement. Mais bon. Il fallait bien une preuve pour pouvoir confirmer ça, n'est-ce pas ?

Yo', Shaad. Comment tu vas ? Tu n'as pas eu trop de problèmes pour le réfectoire ? Quoi de beau depuis la dernière fois ?

Ahaha, il avait l'air ridicule. Et il allait se manger sûrement un gros vent. Ou des insultes. Mais bon. Après tout. Qui ne tente rien, n'a rien.
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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 2:14

La nuit tombée, le crépuscule m'envahit, mais Morphée n'est toujours pas venu me border. Quelle galère, suis je condamnais à rester toute mais nuit à ne pas pouvoir dormir avant des heures très tardives ? Moi personnellement, cela ne me dérange absolument pas, mais les professeurs, un peu plus. D'ailleurs, je trouve ça étrange, depuis que je suis là, il ne sait pas passer ou presque un jour où je n'ai pas enfreint le règlement : J'arrive en cours quasiment constamment toujours en retard, je me suis battu dans le gymnase, j'ai été illégalement dans le monde réel... Et pourtant, personne ne m'a jamais emmené dans le bâtiment administratif. Enfin, je vais pas trop m'en plaindre, cela m'évite de me tracasser pour rien. En tout cas, me tracasser plus.

J'ai beau un visage sombre et impassible, là dedans, ça bout. Mon petit passage sur Terre avait réveiller certaines choses qui, maintenant que j'ai ces nouveaux pouvoirs, n'auraient jamais dû remonter, qui était très bien tapis dans l'ombre de mon âme. Oui, cela était très contradictoire avec ce que je pensais, ce que je voulais faire, mais pour le moment, aucune chance, j'étais trop faible, trop de chose pouvait m'empêcher de réussir ce but, et la seule façon que j'avais trouver pour l'atteindre, c'est la chose que je connais, la seule façon que j'ai connu pour avoir ce que je désirais. C'est ainsi que je décida d'ouvrir la fenêtre de la chambre et sauter sur la branche de l'arbre qui était qu'à quelques centimètres de la la fenêtre de la chambre et descendis assez rapidement. J'avais pris l'habitude maintenant de "m'évader" de cette façon, donc la descente se fit sans encombre, puis la route maintenant. D'habitude, je reste allongé sur la branche, et je médite ou m'endors, il n'y a pas de meilleurs endroit pour dormir qu'à la belle étoile. M'enfin, là, il fallait pas dormir, mais marcher, rester sans bouger m'énerverait à coup sur, la négation de mes pensées se transformant en énergie, je devais bouger un minimum si je ne voulais pas péter les plombs. 

Après donc être descendu de l'arbre, un seul endroit, le parc. Avec la tonne d'arbre qu'il y a, cela doit être un endroit agréable pour moi, avec tout ces coins sombres qui doit y avoir, et puis je serais sans doute seul, je pourrais laisser mes mots s'évader et se confier à ma vieille amie : La solitude. Tiamat ? J'ai préféré la laissé dormir, elle a assez de soucis avec moi, pas besoin de lui rajouter des mes problèmes émotionnels sur le dos. Il est vrai que maintenant, j'étais désarmer, et mes pouvoirs toujours indépendant de ma volonté, mais bon, ce serait un comble qu'un utilisateur d'ombres ait peur de la nuit, non ?

Arrivé à l'entrée du parc, un léger frisson me traversa. Il faisait sombre, vraiment sombre, je ne penser pas que ce le serait aussi noir. Mais ceci ne fit que me doubler ma motivation, dans la nuit, personne n'est suspect.

Yo', Shaad. Comment tu vas ? Pas eu trop de problème pour le réfectoire ? Quoi de beau depuis la dernière fois ?

Cette voix... Même si il y avait eu 100 voix qui m'aurait parlé en même temps, j'aurais reconnu cette voix... Je venais de marcher depuis une ou deux minutes, et sa voix douce, presque innocente m’arriva aux oreilles. Atios... Celui qui m'a "volé" Tiamat, celui qui m'a humilié dans la cafétéria. Je marcha encore quelques mètres, feintant de ne pas l'avoir ni entendu ni vu, ce qui était le cas pour la vue. Mais au moment où je pouvais continuer mon chemin et ne sans doute plus avoir à lui parler, je m'arrêta, et sans me retourner, je répondis simplement, car moi je suis bien élevé, je n'emprunte pas les choses des gens sans leur permission, du voix sans véritable         
motivation, même si je lâcha un léger sourire en coin qui aurait pu me trahir. 

- Ça va... Je fais une petite ronde de nuit, normal pour manipulateur des ombres, non ? Et non, je n'ai toujours pas eu de problème concernant cette histoire. Et toi ? Qu'est ce qui t'arrives, un joyeux luron comme toi dans un endroit aussi sombre, ce n'est pas très banal... Mon ami.

Je resta dos tourner à l'endroit d'où provenait sa voix, tout en essayant de comprendre par moi même ce qu'il pouvait bien faire là. Je ne l'aime pas plus qu'avant, mais il connaître le moral de l'ennemi 
peut être primordial dans une bataille.
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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 3:04
Il allait partir. Pourtant, il s'était retenu de le faire. C'était ... Surprenant. Atios soupira. D'ailleurs, mon ami ? Ahaha. Il était drôle. Personne n'aurait pu lui faire croire ceci en cet instant. Shaad Princeton et lui ? Ami ? Même en rêve, ceci n'était pas probable. Oui. Ces mots .. "Mon ami", sonnait plus comme un moyen de lui avouer qu'il le détestait. Mais autant assumer jusqu'au bout ses actions, il lui devait bien ça. Alors, assis sur son banc, il se releva légèrement, posant ses coudes sur ses genoux, se tenant le visage. Que pouvait-il faire ici, en pleine nuit ? Il n'en savait fichtrement rien. D'ailleurs, qui était-il ? Que savait-il de cet individu unique de par son comportement ? Un grand bonhomme aux traits parfaits pour une séance de théâtre oriental. Des yeux sombres et des cheveux de noir ébène, type japonais ou arabe. Un noir parfait et complet, qui s'affrontait inévitablement, avec le brun foncé des cheveux du jeune homme en train de le détailler. Shaad était plus grand qu'Atios - sûrement l'un des seuls de l'académie à pouvoir se targuer d'être plus grand qu'Atios d'une façon, d’ailleurs - mais il était clair que ça ne faisait pas de Shaad, un être plus sage que la dernière incarnation du roi Arthur, au contraire.

Shaad ... Shaad était puéril. Impulsif. Colérique. Asocial. Mais d'un autre côté, quelque part, Atios voyait là, le désespoir face à la réalité, le manque de réflexion pour fuir le plus rapidement possible, de grandes réactions pour se protéger et des blessures profondes qui l'empêchaient de se rapprocher des autres. D'ailleurs, tout ceci, lui rappelait sa vie humaine contemporaine. Sauf que lui, était différent. Il cachait bien ses véritables souffrances. Ses maux. Ses insécurités, par rapport aux autres ou l'avenir. Quelque part, si le jeune homme ne se trompait pas sur la grande perche taciturne qu'il avait en face de lui, alors il pouvait tout à fait comprendre pourquoi il agissait ainsi. Parce que même lui, parfois, avait envie de hurler. De crier au monde entier à quel point il pouvait détester la dureté de cette existence. De son incapacité à ne pas s'inquiéter du futur. De crier à quel point être parfait pour tout le monde était compliqué. De crier à quel point faire confiance aux autres était dangereux. De crier à quel point il était difficile d'être fort. De crier que lui aussi, souffrait. Et toujours si Atios ne se trompait pas, l'attitude de Shaad était un moyen de se protéger des autres.

Mais Atios était déjà à l'étape suivante. Cacher tout ça et d'agir avec perfection devant les autres. D'être le parfait chevalier servant, le parfait roi. La parfaite oreille pour les autres. Celui qui distribuait les bons conseils. Celui qui guidait les autres. Celui qui n'avait aucune faiblesse en somme. Celui que l'on pouvait gratuitement envoyer chier avec toute la mauvaise humeur du monde sans que cela n'entame son courage et sa joie de vivre. Même lui, quelque part, aurait bien voulu pouvoir être heureux et ne pas réfléchir à tout ce qui pouvait l'amener à souffrir en silence de l'intérieur... Mais après tout, s'il était le prince charmant pour beaucoup de demoiselles, c'était peut-être bien à cause de cette faiblesse et cette apparente perfection ? Mais ça ne lui permettait pas de se sentir le cœur moins lourd, au contraire. Mais il n'avait juste plus aucun moyen d'exprimer ses souffrances. Il l'avait perdu en comprenant que la méthode de Shaad Princeton ne fonctionnait pas. Et il l'avait compris bien avant lui.

Oh, je vais plutôt bien. Dit-il, sur ce ton amical qui cachait tout son mal-être, avant de rajouter, toujours sur ce ton qui trompait en permanence son entourage : et moi non plus, je n'ai pas eu de retour concernant le réfectoire. Quant à savoir ce que je fais ici, je fais comme toi. Je me change les idées, au calme. Mais bon, si tu allais vraiment si bien, tu serais déjà en train de dormir. Son sourire s'accentua. Presque reptilien : il tenait sa proie. Mais bon. Nous savons tous les deux que les gens qui ne sont pas couchés à cette heure-ci ont quelque chose sur le cœur pour les empêcher de le faire. Il se leva, fit quelques pas dans les ténèbres et soupira. Je connais quelques une de tes colocataires de chambre. Beaucoup aimeraient avoir ta place, pour pouvoir dormir avec Fiora Locksley. Il finit par être dos à lui.. Il profita de quelques secondes pour se retourner et lui faire face : j'en déduis que tu n'as pas été capable de t'ouvrir à tes colocataires, si tu es venu seul ici. Pourtant, tu es typiquement le type de garçon que Locksley aiderait.. Tu es ...

Typiquement le type que j'envie et que je déteste.
Son sourire s'était fait plus franc, étrangement. Presque affectueux. Mais pour autant ... Tu l'es, n'est-ce pas, "mon ami" ? Alors pourquoi tu te fermes aux autres? Compléta-t-il, amer.
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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 4:13

...Toujours aussi agaçant cette Atios, à croire tout connaître sur les gens. Ce n'est pas madame Irma, il connait rien de moi, rien, alors pourquoi se permet-il des déductions ? Non, cher Atios, tu ne connais rien de ma vie, arrête de vouloir jouer le psychologue. Si vraiment je devais me retrouver dans ces paroles. Ce serait dans le "Mon ami" sarcastique que j'avais envoyé et qu'il me relança d'un revers. je l'avais tellement deviner qu'il allait me le renvoyer, que je n'eu aucune réaction. Tout le reste qu'il ajouta ne me fit pas non plus frissonner de gêne ou quoi que ce soit d'autre, car c'était totalement faux.

Mais lui... Soit il a masque, soit sa vie fut d'une tristesse empli de souffrance, car m'enviait quoi que ce soit, c'est énorme. Dormir dans la même chambre que Fiora ? Je leur laisse volontiers si il réussissait à m'offrir la solitude, la faire mienne totalement, ne pas avoir à la partager. Mais madame est trop libertine et séduisante, elle ne se laissera jamais dompter par aucune romance. Rien. Rien ne m'a jamais donné envie ici. Hormis me battre contre lui, et contre Willmore, rien ne me fit vraiment frissonné, ne me fit sentir quoi que ce soit. La violence... Oui, la violence. On est obnubilé par elle, certains l'utilise pour l’adrénaline, d'autre pour cacher leurs douleurs, se changer les idées, devenir redevenir vivant le temps d'un instant. Et moi ? Pourquoi est ce que j'aime me battre ? L’adrénaline ? Je ne suis pas fan des sueurs froides, je le suis déjà assez comme ça. Se changer les idées...? Mais pourquoi ? Je ne suis clairement pas triste, je le sais, j'en suis sur, alors pourquoi ?

- ...Je suis ? Je suis Shaad Princeton, tu le sais très bien, ne fais pas imbécile, pour ce qui est du reste de tes paroles, que sais tu de moi qui te permette de tels certitudes ? Je suis pas comme toi. Enfin... Je n'ai pas le temps de me plaindre, j'ai des objectifs, rien ne m'empêchera de les atteindre. Je te rappelle que je suis ici pour devenir le dieu des ombres, et à ce que je sache, ce n'est pas vraiment une chose très joyeuse, alors je n'ai aucune raison de l'être...

Je  me stoppa quelques secondes le temps de reprendre mon souffle. Puis enchaîna.

tu m'énerves tout autant que moi je t'énerve. Tu peux faire tout les sourires du monde, les illusions ne me trompent pas moi.

Et c'est vrai, j'ai toujours su démasqué les faux sourires, ils sont tant banales. Pour cacher une frustration, une douleur justement, aucun ne peux m'échapper, je les connais que trop bien. J'ai du y faire face toute ma vie. Mon amie d'enfance, mes parents, tout était faussé dés le début, voilà pourquoi j'ai préféré la froideur. Personne ne peux sentir mon coeur palpitait au rythme des peurs de ce monde, et de celui du monde réel sous ce bloque de glace.

Atios... Tu es arrogant, à tout croire savoir sur tout. Mais cela montre ta tristesse. Ton désespoir. Tu es bien plus sombre que moi. Je le sens, je le vois dans ta gestuelle, dans ta voix, dans ton souffle, tout en toi respire la déception, la peur, la souffrance. Au fond, je crois que j'ai peur de lui. Autant il pourrait être un ami, autant il pourrait être un monstre de rancoeur. Atios... Si tu continues dans cette voie, c'est ta propre autodestruction que tu amorceras. En tant que futur dieu je devrais t'aider, mais en tant que personne te haïssant, je devrais rien faire, et te laisser tomber sous ton désespoir. Je devrais, je voudrais t'aider, mais je ne peux pas.

- Atios Kurokami, tu es sans doute la personne que je hais le plus ici, mais aussi celui qui me ressemble le plus, hormis que toi tu as choisis de faire de tes blessures tes lamentations. J'ai choisis d'en faire une arme. Voilà ce qui nous différencie. Tu préféreras te voiler la face en te faisant bien voir, mais est-ce vraiment toi ? J'en doute fortement. Tant que tu seras comme ça, à garder un voile en face de toi, je serais ton plus grand ennemi. Il y a bien une raison qui me tracasser la tête pour que je sorte, mais ce n'est pas une blessure émotionnel, c'est une volonté de n’imprégner de ce que je suis  vraiment : Le désespoir.

Je l'affirme, je suis le désespoir à l'état physique, à l'âme humaine, mais ne dit on pas que la force du désespoir est la plus puissante des attaques ? Je tire ma volonté de ce désespoir, de cette tristesse, de cette rancoeur, de ce malheur. Si jamais je devenais heureux, si jamais je perdais cette étincelle qui veut s'éteindre, alors que je fais tout pour qu'elle survive, alors je perdrais tout. Voilà pourquoi qu'importe ce que peux faire une fille comme Fiora, peu importe la proximité émotionnel de quelqu'un, elle ne saurait rien de mes faiblesses, si jamais essayer de me "soulager" de ce poids, je perd ma force. Voilà pourquoi je ne m'ouvre à personne, voilà pourquoi je ne m'ouvre pas à Fiora, voilà pourquoi je ne m'ouvre pas à toi Atios, voilà pourquoi je ne m'ouvre pas à toi  non plus, Tiamat...

- Ne te trompe pas Atios, il y a pire que toi ici bas, la volonté des gens est la même pour tout le monde, mais les raisons et la genèse de celle ci n'est pas la même pour tout le monde...

Rajoutais-je en me retournant de l'autre sens, et finissant d'une voix bien plus affirmé.

- Si tu as quelques choses à rajouter, dis le tout de suite, je n'ai aucune envie de rester sur place éternellement. Désolé.
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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 16:36
Amusant. Shaad était vraiment très amusant. Parce qu'il s'était vendu, quelque part. Si Atios avait eu totalement faux, alors pourquoi Shaad se justifiait-il ? Pourquoi s'énervait-il ? Oui, Atios, tu étais diabolique. Tu savais que tu lui avais fait grimper une pente où il finirait par terre, à genoux, devant-toi. Ce soir, ta gentillesse était du genre brutal. Shaad peut avoir toute la douceur que toi tu n'auras pas, alors toi tu lui donneras ce que les autres se refusent de lui donner. Tu seras dur avec. Tu vas sûrement le mépriser. Le regard irradie un tel mépris l'un pour l'autre que vos regards feront des étincelles. Il aura beau dire que tu te trompes, tu sais qu'au fond, tu n'as pas tort. C'est peut-être arrogant, c'est peut-être prétentieux, mais peux-tu faire quoi que ce soit en partant du postulat que tu tentes plantes ? Non. Il faut s'accrocher à ses convictions, se battre pour elle. Parfois, il faut les raffiner pour mieux les réarmer. S'il avait eut tort, tant mieux : cela signifierait que Shaad était peut-être moins pitoyable qu'il n'en avait l'air et qu'il ne se tromperait plus la prochaine fois. Même si les deux jeunes hommes aux domaines divins opposés étaient calmes, leurs paroles, leurs attitudes...

Ils auraient pu être en plein duel à l'arme que l'ambiance n'aurait pas changé. Mais ils contenaient cette sourde envie de se comprendre par les armes en eux. De plus, Shaad n'était pas armé. Atios ne pouvait attaquer quelqu'un qui serait incapable de se défendre. Alors, la joute ne serait que verbale, qu'à cela ne tienne. Shaad pensait tout savoir sur le jeune homme aux réincarnations tendant vers l'odieux ensemble qu'était le plus l'infini. Il pensait être le désespoir. Il pensait tout savoir sur Atios ... Belle erreur, là aussi. Peut-être que pour se comprendre l'un l'autre, ils devaient d'abord commencer par se tromper sur le compte de l'autre et se détester. Et s'il devait en être ainsi, qu'il en soit ainsi. Atios avait écouté le jeune dieu des ombres avec une attention cynique. Un regard caustique ... Des traits mués d'ironie et sardoniques. Un sourire amusé et sadique. Shaad était disséqué, décomposé, sous toutes ses formes, devant Atios qui le jugeait avec une telle force que sa pauvre cible de ce regard intense devait pour la première fois faire face à une personne de ce genre. Entre désespoir et fatalisme, connaissance de l'espoir et de ce monde, le regard du dieu de la lumière s'était mis à devenir plus lourd que tout ce que "le désespoir" avait pu voir jusqu'à maintenant.

Instantanément, l'air s'était fait plus lourd et plus sourd. L'écoulement de l'air avait ralenti pour les deux jeunes hommes qui s'efforçaient de se comprendre et de se chercher l'un l'autre, pour démêler le vrai du faux, pour démêler le mensonge de la vérité. Mais Atios avait un coup d'avance : il avait commencé à chercher avant Shaad. Et si l'un prophétisait la chute de son interlocuteur, l'autre y voyait la même chose. Quelque part, ils savaient l'un l'autre qu'ils devaient se sauver mutuellement. Mais d'un autre côté, cette différence imposait une distance entre eux. Quant à savoir si l'un allait la surmonter... C'était compliqué de le deviner.

Le premier à faiblir, sûrement, permettrait à l'autre de faire un pas vers lui. Mais il était clair que les deux jeunes hommes refusaient de faiblir devant l'autre. Même ce qui aurait pu être la faiblesse d'Atios était une arme dévorante et qui devait sûrement instiller la peur en Shaad. Car oui ... Si Shaad cherchait à devenir le désespoir, alors il cherchait à devenir "Atios". Et celui-ci doutait fortement que la grande perche en face lui avait le cœur assez accroché. Il n'avait pas encore assez souffert. Il n'avait pas encore assez de détermination pour se hisser au même niveau qu'Atios.

Shaad était faible. Encore plus qu'Atios. Beaucoup trop faible pour devenir la réalité de ses ambitions. Atios soupira. Un soupir profond. Déçu, amusé, plein de mépris. Un cocktail d'émotion, entre la douce tendresse d'un grand-frère désabusé envers son petit-frère et le mépris d'un adulte face à celui d'un enfant rêveur. Le doux mépris amical. Que devait-il faire ? Le laisser fuir ?

Toi ? Le désespoir ? Pardon, mais crois-moi, tu en es loin. Le vrai désespoir est bien pire que ce que tu cherches. Tu es né bien trop tôt pour pouvoir me concurrencer sur la matière. Oui, je suis arrogant. Mais tu l'es tout autant que moi. Mais là où je suis différent de toi, c'est que ce que tu prends pour un voile n'en est pas un. Toi, tu fuis les autres en t'enfonçant dans ta solitude pour espérer augmenter la force de ton désespoir... Ce qui est foncièrement inutile, car le seul vrai moyen d'être désespéré, c'est d'être déçu. Et le seul moyen d'être déçu, c'est d'être avec les autres. De s'attacher. De faire naître l'affection et l'espoir. Et je sais que tu en es tout fait à incapable. Car tu es un lâche, Shaad Princeton. Atios tournait lentement autour de Shaad, comme l'aurait fait un lion avec sa proie. Chacun de ses mots fusait comme des flèches, pour se planter sur sa victime. Je te le redemande, te prends-tu vraiment pour le désespoir ? Si tu ne comptes que là-dessus pour affronter ta vie ... Tu t'en vas directement dans le mur. Atios se replanta à nouveau devant lui, le regard sévère. Toujours aussi intense. Toujours aussi insupportable. Mais il ne jugeait plus. Il regardait Shaad en face. Il regardait ce qu'il voyait de son interlocuteur.

Il s'en fichait de le blesser, à présent. Seul la vérité pouvait réveiller les gens mués dans un désespoir aussi peu profond mais qui s'y complaisent.

Tu crois que c'est parce que tu es le dieu des ombres, que tu dois être seul ? Le désespoir ? Par définition, alors, je suis celui qui te rendra fort, Shaad. Parce que sans lumière, il n'y a pas d'ombre... Il y a les ténèbres. Et tu n'es pas les ténèbres. Tu es l'ombre. Tu es ce que les autres diffusent d'eux-même, informe, affiché par la lumière. Les ombres sont nombreuses. Elles ne sont pas non plus mauvaises. Elles sont là pour permettre aux gens de se surmonter eux-même. Pour briller encore plus fort et projeter encore plus fort celles-ci. Tu crois avoir tout compris de ce que tu étais réellement ... Atios se rapprocha et flanqua son regard au plus profond de celui de Shaad. Atios, pour la première fois dans la Deus Académia, brillait de colère. Mais tu n'es qu'un jeune abruti qui se refuse de choisir ce qu'il veut vraiment être. Alors que tu pourrais avoir ce que je n'aurai jamais, tu cherches à me ressembler. Et alors que je ne pourrais jamais être ce que tu pourrais être, moi, j'aimerais pouvoir te ressembler... Il tira le col de Shaad vers lui, pour le mettre à la même hauteur, avant d'ajouter : mais contrairement à toi, je sais ce que je suis et je sais ce que je peut être pour les autres. Des voiles ? J'appelle ça des masques. Mes sourires ne sont pas faux. Ils sont le produit de mes espoirs en chacun. D'ailleurs Atios ne souriait plus. Son visage était plus dur que celui d'une plaque de métal. Tu ne peux pas être franc avec tous le monde. Si tu n'as pas de tact, tu blesses les autres autant que si tu les trompes avec tes sourires. Rien n'est parfait. Rien n'est tout blanc, ni tout noir. Et c'est bien pour ça que je veux pouvoir t'empêcher d'emprunter une route qui n'est pas la tienne. Et je me fiche de savoir si tu me trouves arrogant ou pas, Shaad Princeton.

La lumière d'Atios était brillante, dans la nuit. Il s'était transformé en grosse luciole d'or. Mais la lumière d'Atios brûlait avec ferveur. Jamais Atios ne s'était aussi énervé pour quelqu'un dans cette académie. Jamais il n'avait aussi loin personnellement pour empêcher quelqu'un de faire des erreurs. Et Shaad pouvait fortement le sentir. Cette inquiétude mêlée tout ces sentiments négatifs. Atios avait surmonté sa haine de Shaad. Au contraire, Atios avait accepté depuis un long moment la différence entre les gens qui étaient les ombres et les gens qui, comme lui, étaient des lumières. Et Atios n'était ni soleil, ni étoile, ni lune. Il était les trois à la fois.
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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 19:44
Lorsqu'Atios eut fini son discours, je voulut l'étrangler, lui arracher la gorge. Mais pourquoi ? Il mourait sûr de son fait envers moi, alors que c'est totalement faux, j'étais bloqué, si je le frappais, il croirait avoir raison, et si je fais rien, c'est un aveu de faiblesse. Je suis pris. Il m'a eu, je ne pouvais rien faire, mais ce n'est pour cela qu'il avait raison. Il a tort, totalement tort. Je ne peux me résoudre à accepter ces balivernes. Il se ment, j'en suis sur, son ombre me le dis.

- ...Oui, tu as raison, je ne suis pas les ténèbres, je ne suis pas le mal en personne. Mais depuis quand le désespoir est il un signe maléfique ? Non. Je suis pas mauvais, je suis ce que je suis, j'ai choisi cette voie. Tu veux m'empêcher de continuer ainsi ? Alors tue moi, profites en, je suis désarmé, car j'ai aucune raison ni envie de changer de voie, celle ci me va parfaitement...

Je pris un léger moment pour reprendre mon souffle et balança la main d'Atios qui était encore accroché à mon colle.

- J'ai choisi de me battre avec mes armes, les ombres, et dans l'inconscient est synonyme de ténèbres, je compte bien devenir aussi sombre et éloignés des autres qu'il le faut pour les obtenir.Je lâcha un sourire mauvais, en tout cas, rien de bienveillant ou convivial. "Quand je les trouverais, je m'approcherais des gens, c'est une promesse, tu le verras à quelle point je peux être proche d'eux. Mais ne crois pas que tu me trompes. Tes histoires de sourires et d'espoirs, tu te les gardes pour eux... Ah non, tu ne peux pas te permettre de leurs dire. Tu vas devenir plus renfermé, plus distant, et tu finiras comme moi, à la différence que moi je contrôle mon envie, mais toi, tu réfutes la vérité...

Je repris mon souffle, avant de finir avec une dernière sortirais sans doute notre doux et gentil Atios de ses gonds.

- Tu as peur de ses gens, tu as peur qu'ils te délaissent ou te déçoivent, donc tu as peur, tu ne veux pas qu'ils te déçoivent, donc tu fais tout pour que ce ne soit pas le cas, tu es peureux, tu ne sais rien faire d'autre que dépendre des autres, pathétique... 

Je commença à avancer, sans prendre intérêt à tous ce que pouvais faire Atios, je n'avais plus rien à dire de mon coté, maintenant, j'avais plus qu'à avancer avec mes convictions, plus déterminé que jamais à faire ce que j'avais à faire, je deviendrais celui que je devais devenir. Et je dis à basse voix.

-Tu es la lumière dont j'ai besoin pour le moment, mais dés que j'aurais atteint les ténèbres, tu me de plus aucune utilité.


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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 20:42
Aha, ahaha. Encore une fois, leurs convictions se croisaient et s'opposaient. Shaad avait vu partiellement juste, encore une fois, mais pas en totalité. Quant à ses points de vue, ils étaient encore et toujours à côté de la plaque, pour Atios. Il n'avait jamais dit que le désespoir était maléfique. Il avait dit que le désespoir menait à la ruine. Et Shaad continuait de vouloir s'y aventurer. Mais décidément, celui-ci était un putain d'entêté. Dommage, Atios aussi. Et il en avait rien à faire qu'il ait eu potentiellement raison sur lui ou non. Il ne voulait pas que Shaad se fasse du mal. Ou qu'il se mette en danger. Deus ... Tu lui avais filés le boulot d'aider les autres ? Pourtant, comment faire pour aider une personne qui lui ressemblait tout en s'opposant à lui ? Il n'y avait aucune solution pour sauver son "ami" de sa funeste destinée ?

"Je ne veux plus vivre dans la peur... Je veux que l'on accepte qui je suis, pour qui je suis !" ............. "Mais je t'en prie. Ne juge plus les gens, cela ne mène à rien." ........ "Vis pour expier tes péchés ... Le passé ne compte pas, seul ce que tu comptes faire de l'avenir pourra faire de toi quelqu'un de bien ... Alors, n'abandonne pas.. Et vis." ............................ "Je vivrais, mon roi." ............. "Tu n'es pas obligée de savoir te battre pour ça. Tant que tu fais l'effort ... Personne ne pourra te blâmer." .................. "je comprend pourquoi tant de femmes te poursuivent sans relâche. Je comprend pourquoi..." ..... "En quatre jours, teste ta vie solitaire Atios. Ne me côtoie pas et n'essaye pas de m'approcher. Sache ensuite si tu ne désires me voir qu'occasionnellement ou si tu préférerais quotidiennement." ...... "L'Humanité croit en quelque chose, chacun croit en une particularité bien personnelle et vous incarnez ces particularités."............... "T'as qu'à t'arranger pour pas te faire avoir la prochaine fois et c'tout, pas besoin d'en faire tout un plat !"

Ses souvenirs avaient fusées et s'étaient entortillés. S'il le laissait partir maintenant, Shaad Princeton pourrait disparaître par sa faute. Alors que devait-il faire ? Essayer ? Vivre ? Juger ? Ne pas Juger ? Croire ? Accepter et se faire accepter ? Atios prit une décision. Et il fonça sur Shaad, pour le plaquer au sol. Il s'en fichait de comment Shaad pouvait le percevoir. Ou de ses appréhensions. Il voulait sauver Shaad Princeton. C'est ce pourquoi Deus l'avait réincarné. Sauver les autres. Et il le sauverait du désespoir. Coûte que coûte. Ce n'était plus une question d'ego, de rivalité, de désir. Mais simplement de réflexe. Après l'avoir fait basculer sur le dos et l'avoir coincé, il le regarda, de face à face, une nouvelle fois.

Je t'en empêcherai. Peu importe comment. Même si je dois prier Deus tous les jours, j'obtiendrais la force de t'empêcher de t'enfermer dans tes ténèbres. Je ne te connais pas. J'aimerais avoir un moyen de te connaître. Mais une chose est certaine. Je ne te laisserais pas tomber et t'éloigner sur une voie ou tu perdras tout.

Sa voix était étrangement franche et sincère, pour une fois. Il était déterminé, c'était clair et net. Il reprit alors : je me fiche que les autres s'éloignent de moi ou me déçoivent. Parce que quand tu es seul, tu ne peux pas être plus seul que tu ne l'es déjà. Les gens ne me décevront pas. Ni ne m’abandonneront. J'ai peut-être peur qu'ils le fassent ... Mais tant que je serais moi-même, je n'aurai pas à regretter mes choix. Alors oui, j'ai peur que ça arrive. Mais je ferais en sorte que ça n'arrive pas. Tout comme je prouverais que l'on peut devenir plus fort sans s'enfoncer dans la solitude. Encore une fois, il l'attrapa par son col. Atios était persistant, bien plus que d'habitude. Je connaissais quelqu'un qui était connu pour être le chevalier des ombres. C'était mon meilleur ami. Et je ne répéterais plus les mêmes erreurs. Je sais pas pourquoi tu penses comme ça .. Mais je trouverais un moyen pour que ça change. Même s'il est clair qu'une partie de moi envie les gens comme toi, je ne t'abandonnerais pas. Quelque part, je pense que tu es le premier à pouvoir réellement devenir ami avec moi.

Peut-être qu'il voulait se faire pardonner de Lancelot, en sauvant Shaad. Il ne le savait pas. Mais quand bien même, il ne voulait pas abandonner Shaad. Il s'en fichait de tout ce que ce dernier pouvait lui jeter à la tronche. Il s'en fichait d'avoir l'air ridicule ou non. Il était certain d'une chose : je t’abandonnerais pas, peu importe à quel point tu veux t'éloigner. Je me fiche d'être pathétique. Je me fiche si je dépends des autres ou si les autres se servent de moi. Tu peux même te servir de moi pour devenir plus fort. Mais je ne t'abandonnerai pas.

Atios n'était plus en colère. Il était à la fois déterminé et calme. Il avait fait un choix concernant Shaad. De se battre pour le comprendre et l'aider à s'en sortir de la route en spirale qu'il voulait prendre. Une spirale infernale où Shaad risquait de mourir ou de changer à jamais.

Je te le promets.
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Re: Alone ~ In this corner - Sam 5 Jan 2013 - 22:58


J'étais bloqué au sol, il m'avait eu par surprise, mais ce n'est clairement pas le plus important, j'avais beau cherché, je ne trouvais pas, je ne trouvais pas de raison, de solution, de possibilité pour contrer Atios cette fois, en même temps, qu'avait vous à répondre ? Cette imbécile a rangé sa fierté et son orgueil au placard pour moi. Mais pourquoi ? Quelle raison le pousse à faire ça ? C'est complètement idiot, je l'ai choisis, j'ai choisis cette voie ! J'ai voulu ce destin avec tout ce qui en coûte ! J'ai choisis cette voix parce que comme ça, personne ne souffrira, personne ne s’inquiétera de moi, rien ni personne, alors pourquoi lui le fait ? C'est à n'y rien comprendre ! Je... Je suis Shaad Princeton, l'être qu'il doit haïr le plus ici. J'ai tout fais pour le déstabiliser, le faire me haïr, même vouloir ma mort. Alors pourquoi ? Oui, ce coup ci, je ne comprenais vraiment rien à rien...

- Que...? Mais lâche moi ! Je me fiche de tes histoires, et de ce chevalier des ombres, ce n'est pas moi, je me fiche de comment il l'a vécu son désespoir ! J'y survivrais, et je deviendrais l'être le plus puissant que ce monde n'a jamais vu !!! Alors pourquoi...? Tu dis qu'on pourrait être ami, mais je n'en ai aucune envie... Je... Je...

La fin pouvait une impression de faiblesse, qu'une coquille qui se fragilise, mais si c'était le cas, à quoi aurait servis tout mes efforts ...? Je ne peux me le permettre, je dois continuer,            
je suis engagé dans cette voie, et je sais pertinemment que je ne plus faire marche arrière, ce serait pire que tout. Ce serait un abandon, une véritable marque de déception personnel, et là, cela me briserait véritablement. Atios vient de faire la pire chose qu'une personne pouvait faire. Il ne me restait qu'à faire en sorte qu'il m'oublie, mais comment ? Je n'ai jamais du faire face à une telle volonté de me "sauver". Mais de quoi bordel ?! Je ne suis pas condamné, j'ai choisis cette voie ! Je sais ce quelle importe, et je sais aussi ce qu'elle rapporte. J'ai choisi de jouer alors que j'avais pleinement conscience. Tant pis si je perds, c'est que je n'étais pas assez fort, alors...

- Je veux éradiquer toute personne, tout être présent ici bas !! Je... Je... Veux la fin du monde !!! Tu comprends maintenant ?! On peux, et on sera jamais ami !... Je hais tout dans le monde réel et ici !!! J'ai pas besoin ni envie de ton amitié !!

Tout était faux, je ne suis pas aussi haineux, mais c'est de leurs fautes, à force de me croire malheureux à cause du chemin que j'ai choisi, je suis presque obliger de sortir de telle truc pour les repousser. Je n'ai plus d'autre solution, cela me dépasse sa volonté débile, mais au fond, qu'est ce que j'en pense vraiment...? Je ne le sais même pas, c'est tellement enfoui profond ce genre d'émotion que... Que... J'en ai perdu toute les notions.

*Tu te bats pour une cause perdu d'avance, mon ami Atios*


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Re: Alone ~ In this corner - Dim 6 Jan 2013 - 16:05
Lancelot était le plus parfait des chevaliers. Le chevalier du lac, Lancelot du lac, avait été entraîné à la perfection pour devenir le chevalier parfait, celui qui pouvait manier toutes les armes... Le héros parfait d'une époque où ses prouesses martiales lui avaient valu sa place légitime et destinée en tant que bras droit du roi des chevaliers. Mais ... Lancelot était humain. Et ses sentiments humains, il les a appris parmi les hommes. Entre sa loyauté et son coup de foudre pour la reine d'Atios, Lancelot s'était avancé sur les deux terrains qui se séparaient et cette route l'amena au plus profond du désespoir. Il fut connu plus tard comme le chevalier noir. Le fameux chevalier qui massacra les frères de Gauvain, son cousin, le plus pur des chevaliers, qui représentait la lumière et la chaleur du soleil. Et de cette première trahison et de la vengeance de Morgane et de Gauvain, ils étaient tous morts et plongés au plus profonds des plus intenses limbes du désespoir. Atios était mort. Son neveu, Gauvain, aussi. Guenièvre s'était pendue, dans un couvent. Lancelot s'était jeté dans l'eau du lac où il avait vécu, pour mieux mourir, noyé. Et Atios avait vécu ce même dénouement, en boucle, sans jamais pouvoir le changer.

Le désespoir n'était pas source du pouvoir. Il induisait une capacité à faire toujours plus d'effort pour parvenir à le surmonter, mais le désespoir mettait en place un cercle vicieux, une spirale infernale qui se terminait toujours de façon horrible. Le désespoir était la force née de la ruine. Et ce qui née de la destruction et du rejet revient forcément à celle-ci. C'est pourquoi il était prêt à tout pour empêcher Shaad de s'y engouffrer. Il n'avait pas réussi à sauver Lancelot. Ni Guenièvre. Et par sa faute, même Gauvain était mort. Sans compter tous les autres chevaliers de la table ronde, qui s'étaient livré une guerre fratricide. Son utopie de rêve de paix et de bonheur s'était transformé en cauchemar et en carnage. Par la faute du désespoir. Par le manque de dialogue. Par le manque de pardon. Il ne laisserait pas cela arriver à nouveau. Son rôle de roi l'avait empêché de sauver ce qui étaient importants à ses yeux. Il n'avait pas eu le courage d'être imparfait et égoïste.. Et cela avait causé en définitive, la chute de l'utopique Camelot.

Lancelot du lac était fort. C'était le meilleur de mes chevaliers avec Gauvain. Mais il n'a jamais pu utiliser sa force. Le désespoir l'en a empêché. Il a fini par suicider... Le désespoir est un mauvais moteur. Il te fera sacrifier toujours plus. Et quand tu auras tout perdu, ce sera toi qu'il sacrifiera. Et là, tu auras vraiment tout perdu... Même la force qu'il t'aura permis d'obtenir. Même ton moteur qui t'a fait avancer. Tu n'es pas mauvais. Si tu étais mauvais, tu ne serais pas ici. Deus ne t'aurait pas donné la chance de surmonter ce que tu es.

Voilà. L'argument imparable. La preuve que Shaad ne sera jamais ce qu'il veut être. Les gens mauvais étaient les repentis. Pas les élèves ni les professeurs. Si les non-repentis étaient totalement mauvais .. Jamais il n'aurait pu se réincarner et devenir une divinité dans cette école. Si on parlait d'échec, alors, Atios, le roi blanc, avait réussi à sacrifier toutes les autres pièces sauf une ou deux pour mettre le roi noir en une situation fortement désagréable : l'échec et mat. Shaad Princeton ne pourrait pas contrer un tel argument. Alors, qu'enfin, la carapace de Shaad s'ébréchait en partie, la jeune incarnation du roi Arthur devait continuer sur cette voie.

Je ne sais pas pourquoi tu veux te protéger de ce monde et des gens qui le peuplent ... Je ne sais même pas pourquoi tu désires tant la solitude ... Mais il est encore temps pour que tu surmontes tout ça... Je t'y aiderais... L'école t'y aidera... Tout le monde te tendra la main. Et le premier qui te fera du mal, ce sera moi qui irais lui briser les rotules. On peut être ami. Il suffit juste que tu le veuilles. Que tu acceptes de t'ouvrir au reste du monde. Que tu acceptes à nouveau à faire confiance en quelqu'un. Que tu surmontes ce que je pense que tu as au fond de toi. C'est dans la volonté de surmonter son passé et ses peurs que l'on trouve ses propres forces.

Atios avait les larmes aux yeux. Au final, peu importe l'âge qu'il avait en totalité, peu importe la force qu'il pouvait avoir, il était capable de pleurer pour les autres et de retenir ses larmes pour ce qu'il ressentait, en ce moment. Il était capable de surmonter ses peurs et ses faiblesses et de pleurer sans aucune honte face à l'horrible destinée que Shaad voulait s'infliger.

Et même si ce que tu dis est vrai, si je suis ton ami, je t'empêcherai de le faire et je te protégerais de ce monde que tu hais tant. Je trouverais une solution pour vous sauver tous les deux. Atios lâcha le col de Shaad pour le serrer contre lui, portant une nouvelle attaque. Ne t'inquiète pas Shaad. Peu importe la voie de tu veux suivre, peu importe qui voudra te blesser, je serais là pour t'aider à surmonter la réalité et à devenir plus fort. Atios prit une pause et conclut : tu peux avoir confiance en moi. Je ne te trahirai jamais. Et je t'apprendrais à accepter le monde qui t'entoure pour mieux le transcender. Alors c'est bon, Shaad. Tu peux arrêter de mentir. Tu as le droit d'être heureux tout autant que les autres. Tu as le droit d'avoir tes faiblesses. Tes peurs. Personne ne s'en moquera. Et nous t'aiderons tous à les surmonter. Je t'apprendrais, ce que c'est, d'être fort.

Saint Atios, priez pour nous. Blague mise à part, Deus devait être fier du travail de son apprenti-dieu, ce soir. Il était plus dur de surmonter un ego et sa fierté et de se mettre dans une position aussi fragile que de continuer de rejeter. Peut-être que c'était là, la véritable force qu'Atios et Shaad cherchaient par des moyens différents. Et peut-être que le premier qui pourrait le montrer à l'autre, ce soir, c'était la dernière incarnation du roi Arthur. Atios, le "dieu noir", comme signifiait son nom contemporain, ferait tout ce qu'il pourrait pour sauver son ami de la mer du désespoir où ce dernier se trouvait.
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Re: Alone ~ In this corner - Lun 7 Jan 2013 - 19:14
Une détermination ? Une volonté ? Une envie de l'instant ? Une stratégie pour le mettre en échec ? Je ne savais plus, je ne voyais plus ce que Atios voulait me faire voir. Mais pourquoi ? On est ennemi, je suis la tache qu'il l'empêche de briller de milles feux. Je n'avais aucune réponse dans les paroles qu'ils me disaient, ce n'est pas ainsi qu'il allait me rassurer ou quoi que ce soit. Lancelot est mort de désespoir ? Alors il n'était pas aussi fort qu'il le dit. Je connais pas le véritable désespoir ? Sans doute... Mais j'en ai eu des aperçus. Atios savait ce que c'était de perdre des gens sans pouvoir les sauver ? Mais... Je sentis une de mes ombres m'envellopaient, comme pour me protéger. Elle remonta tout mon corps et se plaça au niveau des yeux, comme pour masquer quelques choses, mais quoi ? Personne hormis moi pouvait le savoir, et même si personne ne pouvait voir ce qu'exprimer mon visage, moi je voyais le tien, Atios.

- ...Pourquoi tu pleures ? Tu es un mec bon sang, reprends toi ! Ami... Tu dis qu'on est ami, mais tu n'as même pas confiance en moi, je suis... déjà plus là. En quoi sommes nous, quelle raison a tu à vouloir que l'on devienne ami ? Quel intérêt ? Il n'y a pas si longtemps, si j'aurais eu mon épée, tu sais très bien que cette discussion n'aurait jamais eu lieu, on serait en train de se battre.
Je commença à me relever, levant Atios dans ma remontée. Gardant toujours de montrer mes yeux à la face du monde. Il n'a pas besoin de savoir ce que je ressent dans l'instant, alors pourquoi lui montrer ? Il ne me fait pas confiance dans mes choix, alors pourquoi lui confiait mes émotions. C'est bien la première fois qu'ils s'exprimaient autant sur mon visage depuis que je suis ici. Alors pas question de le montrer. Atios, tu te dis mon ami ? Mais t'es tu seulement demander quel sens a ce mot pour moi ? Rien. Il n'a plus aucun sens pour moi. Et c'est ce que tu verrais dans mes yeux si tu les voyaient. Tu comprendrais qu'il n'y a rien à faire, j'ai choisi ma voie. Tu as beau choisir de comprendre, moi j'ai choisi de nier. Tu veux me protéger ? Mais je n'ai besoin de personne. Juste d'une.
- Pourquoi je recherche la solitude ? Parce qu'elle est la seule à me comprendre. J'ai choisi d'aller dans le désespoir pour y rechercher de la puissance. Le prix à payer ? Tu crois que je ne sais pas ce que je perd ? Oui, tu as raison. Mais je sais ce que je gagne. Une immunité à la déception, et à la souffrance. Tu sais ce que c'est de ne pas pouvoir sauver des gens. Je l'aggrapis au col, et le confronta à mes idées, ma façon d'être, ma résolution, à Moi. Mais c'est tu ce que sais de n'être rien à leurs yeux ?! Qu'ils comptent pour toi, mais que pour eux, tu n'es rien ?! Non, tu n'en as aucune idée. Toi tu as des amis qui comptes pour toi, et tu comptes pour eux. Moi, j'ai rien de ça. Mais c'est tant mieux.Et pour ce qui est de devenir fort, j'ai déjà du mal a accepter d'être géré par des professeurs, alors toi...
Je le relâcha, et écarta les bras, laissant mon ombre revenir à sa place initiale. Laissant apparaître un regard symbole de la folie, mais j'étais parfaitement conscient de ce que je faisait.
- J'ai aucune envie d'en avoir. Je m’inquiéterais pas, plus pour rien. Je m'occupe de moi, et advienne que pourra. Je pris un instant pour reprendre mon souffle.Et baisser les bras. Tu dis que tu es heureux tant que tu es toi même ? Alors laisse moi devenir je que je dois être.
Je me retourna, et commença à marcher, pas que cette discussion me fatiguais, mais qu'au contraire, j'avais presque l'impression de me dévoiler un peu trop. Cela sentait vraiment mauvais pour moi. Il ne fallait pas que cela traîne plus.
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Re: Alone ~ In this corner - Mar 8 Jan 2013 - 17:26
Pourquoi Atios pleurait ? Parce que Shaad Princeton comptait pour lui. En extrapolant, il n'était pas dur de se rendre compte que tous les gens qui souffraient, étaient sujet à ce qu'Atios s'attache à eux. C'est ainsi. Il attire la souffrance des autres. Il la fait sienne pour mieux les comprendre et la surmonter avec eux. Il réformait de l'intérieur les gens en s'adaptant à eux. Ici, il avait rompu toutes les barrières de sa fierté et de son ego. Oh, ils avaient moins souffert que prévu. En fait, ils pouvaient s'en ressortir grandis : il était capable de pleurer sincèrement pour un ami qui allait sur une mauvaise route. Le roi sans émotion avait bien changé. Il se remit devant Shaad, alors que celui-ci partait. Et presque naturellement, il lui attrapa ses mains et fixa son ami. Il avait compris ce qu'il voulait. Il lui ferait confiance.

Si je pleure, c'est parce que quelqu'un que je ne veux pas voir souffrir, est en train de souffrir, seul, en silence et qu'il s'empêche d'être heureux par peur d'être déçu. Si je pleure, c'est parce que je ne veux pas que cette personne qui compte pour moi, disparaisse.

Atios venait de lancer les deux premières estafilades sur Shaad Princeton. Et chaque parole que ce dernier énonçait allait servir au vif esprit du roi à l'épée décorée de dorures, pour mieux continuer de faire son œuvre : le comprendre, l'aider. Shaad avait dû être extrêmement déçu. Shaad avait et souffrait sûrement toujours beaucoup. Alors, il imagina ce qui avait tant pu blesser son ami, pour qu'il devienne ainsi. Il pouvait s'en faire une vague idée, mais il lui manquait trop de faits pour construire une possibilité juste. Alors, il ne lui restait plus qu'à être franc avec Shaad.

Tu as dit précédemment que j'avais peur que les gens me rejettent. Que je dépendais d'eux. Je ne suis pas tout à fait d'accord, même si tu as raison dans le fond. Il prit une pause, laissant l'ombre de la lune venir les éclairer, l'espace d'un instant : tu m'as demandé si je savais ce que c'était, de n'être rien devant les gens qui comptent pour toi.

Shaad devait le sentir. Les prochains mots d'Atios auraient sûrement une sorte d'effet coup de grâce. Oui, Atios savait ce que c'était, de n'être rien pour les autres, au point où ceux-ci blessaient ses sentiments sans aucune retenue. Pour la simple et bonne raison, que contrairement à Shaad "Arthur", "Atios", était des êtres qui existaient en plusieurs exemplaires. En fait, il existait autant d'exemplaire du jeune homme que de gens : certains désiraient un ennemi en lui. D'autres, un confident. Et Atios s'adaptait. Il s'adaptait au point que :

Personne ne sait ce que je suis vraiment au fond. Personne ne sait si j'ai peur ou si je souffre. En ce sens ... Les gens ne le font pas exprès, mais ce que je suis vraiment n'est pas non plus reconnu par les autres. Par moments, ils m'écrasent même sans le faire exprès. Alors... Peut-être que je ne connais pas tellement ce que c'est, de ne pas du tout compter ouvertement pour des gens que l'on aime, mais ça ne veux pas dire que tout le monde est comme ça.

Oui, après tout, il était désormais la première d'une longue série d'exceptions, parce que, après tout :

Pour ma part, tu compteras toujours pour moi, même si moi, je ne compterais pas pour toi.

Oui, il se fichait bien de savoir si son affection était unilatérale. Il savait que ce serait douloureux. Mais si c'était nécessaire pour comprendre Shaad, alors c'était un sacrifice infime auquel il consentait avec joie. Après tout, qu'est-ce qu'un ami ? Autant quelqu'un qui vous empêche de vous perdre que quelqu'un qui vous accompagne malgré les épreuves; quelqu'un capable du sacrifice pour les autres.

J'ai beau avoir, en apparence, beaucoup d'amis, beaucoup ne m'aiment pas non plus, tu sais. Je n'ai personne sur qui je peux compter, même si tout le monde peut compter sur moi.

Oui, il ne comptait pas sur Maya. Ni sur personne d'autre. Pas même sur Shaad. Parce qu'Atios était seul. Seul parmi tous. Il était un être dont les contours s'adaptaient aux désirs des autres. Et dès l'instant où il arrêterait de le faire, il serait toujours aussi seul. Il ne cachait pas qui il était vraiment. Il savait juste être dans la plupart des situations. Les seules personnes avec qui il s'opposait ouvertement, c'était les gens profondément mauvais.

Tu as marqué un point. Je n'ai pas confiance en toi et la voie que tu veux emprunter. J'ai très peur qu'elle te fasse du mal. Mais tu aussi raison de dire que tu as le droit d'aller dans la voie que tu veux. Je ne t'empêcherai pas plus de te plonger dans la solitude : je vais avoir confiance en tes choix. Mais je ne t'abandonnerai pas non plus. Après tout, c'est ça, d'être un ami, je crois.

Il lui lâcha les mains, conformément à la volonté de Shaad de s'éloigner de lui et de tous les autres, mais il ne bougea pas plus, il resta planté là en ajoutant :

Tu seras seul tant que tu le désireras, désormais. Il lui sourit. Tu pourras toujours compter sur moi. Et comme avec les autres, je ne compterais pas sur toi, pour l'instant. Il s'écarta de sa route. Il est vrai que si nous avions eu nos armes, nous serions sûrement en train de nous battre ... Mais pour avoir combattu des tas de gens, je peux te dire que la confrontation entre deux personnes avec leurs armes est tout aussi enrichissante qu'une discussion comme celle-ci. Les convictions de chacun alimentent leur détermination. Oui ... Un duel signifie bien plus que tu ne peux encore l'imaginer.

Atios ne pleurait plus. Au contraire, son sourire était rayonnant. Il souriait, confiant en Shaad et le laisser avancer. Maintenant, quoi qu'il choisissait, Atios le mettait définitivement échec & mat. Et le plus amusant ou horrifiant pour quiconque verrait cette scène, c'était que probablement, le jeune garçon ne se rendait pas compte qu'il était sûrement bien plus diabolique que la plupart des gens dans cette académie, professeurs, principal et directeurs compris. Il n'était peut-être pas méchant, mais sa gentillesse atteignait des plafonds tellement haut et profonde, innocente, qu'elle ne devenait sûrement effrayante.

Quoi que tu choisisses de faire, je ne reviendrais pas sur mes paroles. Tu es libre de choisir la solitude, désormais, Shaad.
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Re: Alone ~ In this corner - Mar 8 Jan 2013 - 22:29


Je regardai longuement Atios. Peu importe ce qu'il pouvait dire, penser, les dernières paroles d'Atios avait complètement perdu de son crédit dans mon estime. Il compte pas sur moi ? Alors pourquoi je lui ferais confiance ? Comme si j'allais me faire avoir comme ça. Je savais que la gentillesse naturelle était suspecte, mais là, elle devient coupable à mes yeux. On a rien sans rien. Si il demande rien de ma part, c'est qu'il veut une chose que je ne peux pas lui donner. Que je refuserais.

- ... Ah ah ah ! Atios, tu es très fort. Tu as failli me faire douter. Mais bon, tu es comme les autres, et ça le restera. Tu penses que je compte sur toi ? Tu veux que je compte sur toi ? Quelle blague. Tout ce que tu as dis avant, tout ce que tu as voulu me faire croire, cela ne me touche même pas. Tu n'es rien, qu'une poussière chimérique. Ne crois pas que tu as quoique ce soit à voir avec moi. Je vais partir ce soir, et demain, j'aurais la même vision de toi. Tu n'es qu'un type arrogant qui manipule les gens avec des faux sourires. Comme tout les autres quoi. Tu n'es... Tu n'es... Qu'un profiteur.

Oui, un profiteur. Comme je le disais au début, il est comme moi, mais en pire. Je me retourna et commença la route pour le quitter, la nuit lui chuchota ces paroles.

- Tu ne fais que tenter de fragiliser les gens avec tes belles paroles pour qu'ils te fassent confiance car tu te donnes un air supérieur, pour ensuite satisfaire ton égo, et quand cela te suffit plus, tu l'es détruis. Je ne tomberais pas dans ton piège Atios.

C'était peut être rude, peut être faux, mais c'est ce que je pense. Et cela n'allait sans doute pas changer de sitôt. Ma vision avait été ébranlé, il ne faut pas que je me voile la face. Mais en aucun cas, je ne ferais confiance à une personne qui a tout tenté pour me faire un sale coup.

- Je ne crois quand la loi de l'échange équivalent. Kurokami Atios, réfléchis y.

Et je m'engouffra dans la même nuit que celle qui me fit revoir Atios, et je rejoignai ma chambre, avec autant de questions que d'incertitudes sur celles ci. Bah, demain est un autre jour...

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Re: Alone ~ In this corner - Mer 9 Jan 2013 - 10:25
Atios était surpris. Il s'était mis à nerveusement se mordre les ongles. Où avait-il échoué ? Où s'était-il trompé ? Un échange équivalent ? Mais personne n'avait jamais voulu vraiment le voir ou l'accepter. Shaad venait de tomber dans le même panneau que toute l'académie. Dans un sens cela l'arrangeait bien. Avait-il pensé à mal ? Il se mordit la lèvre inférieure. Décidément, quelque chose clochait. Il avait fait de son mieux et ça n'avais pas payé... Ou du moins, pour l'instant, Shaad semblait profondément déçu. Déçu de ... Du fait qu'Atios ne compterait pas sur lui ? Après tout, il doutait fortement que quiconque vienne lui prêter main forte le jour où il aurait des ennuis. Ni Shaad, ni personne d'autre. Après tout, il était seul et si d'aventure, des problèmes devaient lui arriver, qui le saurait ? Personne n'en serait au courant. Parce qu'Atios était beaucoup trop prévoyant et solitaire pour se permettre de demander de l'aide à qui que ce soit d'autre.

Le jeune homme se laissa glisser le long de l'arbre, finissant la tête dans les genoux, qu'il enserra de ses bras. Profitait-il des autres ? Les détruisait-il ? Il n'en savait rien. Il ne le savait vraiment pas. Mais il savait une chose. Il n'avait pas menti. Ses sourires, ses pleurs, ses paroles ... Atios était trop naïf pour avoir menti. Oui ... L'innocence peut blesser, il en avait eut la preuve ce soir. Shaad désirait un égal. Et lui, il pouvait l'être. Mais il ne venait que maintenant, se rendre compte de l'erreur de jugement qu'il avait fait. Oui, pour que la confiance soit instaurée, il faut que les deux côtés se fassent confiance. Et pour que Shaad ait confiance en lui, il fallait aussi qu'Atios lui fasse confiance. Ou plutôt, qu'il lui prouve qu'il a confiance en lui. Quoi que son "ami" lui ait dit, la situation avait évolué dans le positif.

S'il retournait le problème de l'angle de Shaad, il y avait fort à parier pour que celui-ci soit orgueilleux. Qu'il n'admette pas que la gentillesse d'Atios puisse être totalement sincère. D'un autre côté, s'il l'avait fait, le dénouement de cette soirée aurait été trop beau pour être vrai. La prochaine fois qu'il reverrait son "ami", il ferait en sorte de pouvoir continuer d'améliorer la situation. Parce que c'était tout autant son devoir que l'une de ses volontés les plus forte. Il désirait voir Shaad heureux, du plus profond de son cœur. Il essuya ses joues et se releva, avant de s'étirer nerveusement. Demain est un autre jour. Il ne peut pas encore se briser, des gens ont besoins de lui. Il doit rester fort et avancer. Aussi longtemps qu'il le pourrait. Peut-être que Maya pourrait lui fournir un peu d'affection ? Même s'il refuserait sûrement de s'expliquer, les bras de quelqu'un pourraient lui faire du bien, il le sentait. Il soupira. Son dos lui faisait mal. Son cou lui faisait mal. Son coude lui faisait mal. Ses muscles du bas du dos aussi. Mon dieu. Il devait avoir surmener son corps. Il se mit à bailler. L'un entraîne l'autre, à priori.

Il espérait juste que Shaad s'en sortirait. Il se remit à avancer jusqu'en dehors du parc en réfléchissant à son intime conviction. Sous peu... Sous peu, quelque chose de grave allait se produire. Et il avait peur que Shaad y soit mêlé. Mais il lui ferait confiance. Après tout, il avait promis implicitement à Atios de ne jamais se laisser abattre, que ce soit par l'adversité ou le désespoir. Il s'en sortirait d'une manière ou d'une autre. Peu importe comment. Et lui allait devoir faire le même. Ce soir, il avait l'intime conviction que cela n'avait pas été inutile. Que Shaad s'en sortirait plus fort et lui aussi. Qu'ils avaient commencés à grandir, grâce à l'autre et qu'ils se reverraient, sous peu. Et la prochaine fois qu'il se rencontrait, Atios se le jurait, il trouverait un moyen pour obtenir la reconnaissance de son ami. Oui, il l'obtiendrait sûrement...
♦ Rose ou chou ? : Fumée
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Âme Errante
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Re: Alone ~ In this corner - Mer 9 Jan 2013 - 11:44
J'ai envie de dire : C'est beau l'amour euh l'amitié ! On voit bien votre virilité exacerbée dis donc xD (Par contre, Shaad, tu n'ais pas obligé de "grossir" ton texte, il est très bien comme ça, à un moment, il y à une réduction du grossissement des lignes).

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Alone ~ In this corner
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