Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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Cours ou pas cours, telle est la question...

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Cours ou pas cours, telle est la question... - Ven 4 Jan 2013 - 17:01
Il était tôt le matin quand Maodan avait quitté sa chambre pour aller courir un peu, faisant le tour des bâtiments à petite allure. Un corps pareil, cela devait s'entretenir, alors il avait quitté la quiétude de sa chambre, et la présence de Willmore a contre coeur, pour aller faire un petit footing.
Il n'en revint qu'une demi heure plus tard. Elle était réveillée, l'avait poussé a aller se doucher, puis a enfiler son uniforme pour aller en cours. Mais les cours l'ennuyait grandement, et il n'avait aucune envie d'y aller... Cependant, devant autant d'insistance de la part de celle qui faisait que chaque jour valait le coup d'être vécu, il ne put que s’exécuter. L'uniforme lui allait plutôt bien... il devait bien l'avouer.
Doucher et habiller, il prit donc le sac en bandoulière qui traînait près de son lit, y mit quelques feuilles, un stylo, et partit en cours.

Il marchait à reculons. Ou tout du moins, très très très lentement. Il avait pour commencer, un cours de mathématiques. Qu'est ce que Maodan haïssait le plus au monde -à part ceux qui l'ont tabassés et tué- ? Les maths. Hors de question d'y aller. S'il ne s'y rendait déjà pas dans le monde des humains, hors de question qu'il aille dans le monde des dieux.
Il fit tout de même bonne figure en entrant dans le bâtiment des classes, bien que l'ambiance ne lui plaisait pas du tout. Il voyait des élèves se précipiter dans tous les sens, soucieux d'arriver en cours à l'heure. Cela lui donnait la nausée. Quelqu'un de sa classe le reconnait -il ne sait pas trop comment, il n'a du aller qu'a un ou deux cours- et lui saute dessus l'attrapant par les épaules.

??? : Eh toi! Tu t'es perdus, n'est ce pas? Aller viens, sinon on va être en retard!

Maodan : Hé? N-non! Attends! Lache m-...

Et il l’entraîne en direction d'un étage supérieure, vers une salle. Mais Mao n'avait strictement aucunement l'intention de s'y rendre. Alors il se libéra de la prise du jeune homme, et se fondit dans la foule qui le camoufla aisément. Il soupira de soulagement. Ouf.
Puis la cloche sonne, et l'agitation se fait plus grande, pour finalement décroître. Il va se caser dans un coin, et s'asseoir contre le mur, respirant enfin un peu. Il ramena ses genoux contre son torse, et posa sa tête sur ces genoux si proche à présent. Il soupira un coup. Si Willmore l'apprenait, elle allait être folle de rage, et le frapper. Peut être pas méchamment, mais elle le lui ferait payer, de cela il en était quasiment sur. Il n'aurait pas du se lever ce matin... Ou tout de moins ne pas retourner dans la chambre...

Maodan : Journée de merde...

Il avait murmuré, et espérant en silence que personne n'ai l'ouïe aussi fine pour l'avoir entendu et le balancer au prof comme "sécheur de cours". Après tout, c'est ce qu'il était. Et s'il se faisait choper, il allait se faire mettre à l'amende. Il n’appréciait guère cette idée. Il resta assis encore quelques temps, sortant des feuilles et son stylo de son sac, et se mettant à dessiner ce qu'il lui passait pas la tête.
Le visage de Willmore, paisible, endormie.
Leur chambre, pas forcément bien rangé.
Le bâtiment des classes. Qu'il chiffonna juste après l'avoir finit.
L'homme qui l'avait accueillit à son arrivée à la Deus, ainsi que le professeur Alighieri et Léa.
Le temple.
Puis il en eu marre. Il voulait jouer de la guitare. Oui cela lui était venu comme ça, une envie soudaine. Alors il se leva, et se dirigea vers les escaliers pour se rendre, d'abord à la cafétéria, histoire de manger un petit quelque chose, puis aller à la recherche d'une guitare -ou tout simplement d'une salle de musique?-. Il priait pour ne rencontrer aucun prof de l'école ni aucun surveillant qui ai la capacité et le droit de le punir pour faire l'école buissonnière.
Oh oui, il priait très fort.
Il était dans le couloir qui menait à la sortie. Elle était si proche, et pourtant...
Si loin.
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Re: Cours ou pas cours, telle est la question... - Sam 5 Jan 2013 - 14:29



Il était à peine huit heures et demies du matin, mais Shindô n'avait pas pris le temps de chômer. Pour lui et depuis que Deus l'avait choisi pour être principal de son académie les journées commençaient très tôt et se finissaient tard. Rares étaient les fois où il n'avait rien à faire, ou bien celles où on le laissait se reposer. Tout au plus avait-il deux jours par semaines à ne rien faire. Il se chargeait des nouveaux arrivants, lorsque Colombe et Isanagi n'étaient pas disponibles. Il leur donnait leurs clefs, répartissait les chambres, surveillait leurs faits et gestes, organisait des évènements pour leur redonner le sourire, et veillait à ce qu'aucune créature de l'arène ne s'échappe. Oh, il le faisait avec un plaisir certain. Shindô adorait les postes à pouvoir, et celui-là comblait pleinement son ambition. Mais cela avait une influence sur son humeur, et son sens de l'humour.

Il devenait plus... cynique. Moins fermé aux autres, et se permettaient certaines fantaisies que de son vivant il aurait fortement réprouvé. Lorsqu'on venait le voir parce qu'une jeune fille avait été embrassée de force, il faisait faire des excuses publiques et multiples jusqu'à ce que l'agresseur n'ait plus assez de salive pour parler. Quand on lui signalait une escapade nocturne, il gardait avec lui toute la nuit durant l'élève responsable et l'empêchait de s'endormir tout en lui confiant une tâche abrutissante et répétitive. Oui, ça et les nouveaux pouvoirs qu'il avait obtenus l'aidaient à se sentir comme chez lui à l'Académie. Et sa partie préférée était celle où il faisait si peur à l'élève qu'il avait dans le radar qu'il suppliait avant de se rendre compte qu'il venait juste de se faire attraper. C'était un peu cruel, il devait l'avouer. Mais c'était surtout de bonne guerre. Shndô tâchait d'être toujours juste, et de remettre les jeunes dieux sortis du droit chemin sur la bonne voie. Il n'était pas gratuitement méchant, non, ce n'était pas son genre.

Ce matin-là était un peu différent des autres. Il était... d'humeur taquine. Ou plutôt, il n'avait eu l'occasion d'embêter personne. Tous les élèves dont il s'était occupé avaient été scrupuleusement dans les normes. Pas de forte tête, pas de faux rebelle, pas de manipulateur ou de petite peste pensant faire loi... jusqu'à ce qu'il s'en mêle. Les élèves étaient, sagement, dans leurs salles de classe. Tous ? Non, pas tous. Son radar divin lui laissait sentir une présence divine, non loin de lui. Et il la suivait tranquillement, marchant d'un pas animé. Soudain, il entendit des pas, dans le couloir à côté de lui. Esquissant un sourire ravi, il fronça les sourcils, et se concentra pour invoquer deux clones de lui-même. Lentement, en silence, et alors qu'un élève semblait vouloir sortir du couloir - de son couloir - il fit signe de tête au premier lui, qui alla se placer devant la porte, et croisa les bras sur son torse, un air moqueur sur le visage.

Le second lui se plaça derrière l'élève, et s'étira pour attirer son attention. Lui pour sa part attendit. Ses clones tout comme lui appréciaient leur petit effet.

Shindô bis : Élève hors de sa salle ?
Shindô ter : Élève hors de ses droits...

Il vit le premier lui afficher un air désappointé, une moue boudeuse sur le visage. Celui-ci s'avança de quelques pas, pour faire barrière. Les deux clones avaient parfaitement compris ce qu'attendait d'eux Shindô. Un petit effet de surprise. Une jolie mise en scène pour faire peur à ce nouvel arrivant. Il le reconnaissait très nettement, il en avait déjà entendu parler. Oh, oui... C'était lui qui lui avait donné les clefs de sa chambre. La Virtua Room. Avec Willmore Darwin. Il avait d'ailleurs été surpris qu'on autorise la mixité dans les chambres. L'Académie faisait décidément très confiance à ses élèves pour les laisser impunément dormir ensemble.

Shindô bis : Maodan O'Riodan, si je ne m'abuse.
Shindô ter : Exact. J'aurai reconnu ce visage entre mille. Où l'avons-nous déjà croisé ?
Shindô : Nous lui avons donné les clefs de sa chambre, il y a quelques jours.

La troisième voix de Shindô disparut, et il flasha pour se retrouver face à Maodan, avec un petit "bouh" qui ne devait pas manquer de le faire sursauter. Ah. Mettre la trouille aux gens. Il adorait faire ça.

Shindô bis : Tu es incorrigible Shindô.
Shindô ter : Et c'est reparti pour son numéro de mégalo...
Shindô : Dites. Cela vous dérange que je m'occupe de mon travail ?
Shindô bis : Moi aussi je veux pouvoir punir des élèves !
Shindô ter : Tu l'as fait pas plus tard que la semaine dernière !
Shindô bis : Non, je veux dire. Vraiment les punir. Comme les enchaîner à leur chambre parce qu'ils font l'école buissonière.
Shindô ter : Tu as vraiment fait ça, Shin ?

Le dieu de la lumière haussa les deux sourcils en concert et regarda son bis, puis son ter, avant de se pincer l'arrête du nez. Ses clones avaient cela de fatiguant qu'ils étaient capable d'une réflexion propre pendant les dix minutes de leur activité. C'était parfois compliqué d'avoir une conversation qui ne lui donne pas mal au crâne, mais au moins ils étaient de bons adversaires au go.

Shindô : Maodan, c'est bien cela ? Alors mon garçon. Quelle est ton excuse pour être en dehors de ta classe aux heures de cours ? Redresses-toi, regardes-moi, expliques-toi.

Clair, net, concis. Le principal ne plaisantait pas.
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Re: Cours ou pas cours, telle est la question... - Dim 6 Jan 2013 - 0:42
Maodan avait presque atteint la sortie lorsque quelqu'un lui barra le chemin. Un homme. Plutôt grand, blond. Il avait l'air... sévère, mais pas méchant. Juste qu'il s'interposait entre lui et dehors. Mao se retourna, espérant pouvoir rebrousser chemin pour s'enfuir, l'autre ne semblant pas n'être qu'un simple élève, mais il le retrouva derrière lui. Il regarda la sortie, puis là d'où il venait, ne comprenant pas. Il y avait deux même mecs. ... Ok. Le gars utilisait un clone. Il l'entendit alors parler.

???² : Élève hors de sa salle ?
???₃ : Élève hors de ses droits...

Il soupira. Il était coincé, et ce n'était pas avec son piètre pouvoir qu'il allait pouvoir se sortir d'affaire. Il baissa la tête, tentant de réfléchir, mais il se savait prit au piège. Il grommela.

???² : Maodan O'Riodan, si je ne m'abuse.
???₃ : Exact. J'aurai reconnu ce visage entre mille. Où l'avons-nous déjà croisé ?
??? : Nous lui avons donné les clefs de sa chambre, il y a quelques jours.

Maintenant qu'on le lui disait, il se souvenait vaguement de lui oui. Il l'avait rapidement croisé à l'internant, et effectivement, c'était lui qui lui avait donné la clef de sa chambre, la Virtua Room. Cependant, il ne comprit pas d'où vint la troisième fois. Et puis l'homme blond -le directeur, apparemment, ou tout du moins, l'un des directeurs- apparut devant lui en flashant. Mao comprit que le but était de lui faire peur, aussi il se retint de sursauter. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Il resta stoïque. Et écouta ce que les trois mêmes directeurs se racontaient.

???² : Tu es incorrigible Shindô.
???₃ : Et c'est reparti pour son numéro de mégalo...
??? : Dites. Cela vous dérange que je m'occupe de mon travail ?
???² : Moi aussi je veux pouvoir punir des élèves !
???₃ : Tu l'as fait pas plus tard que la semaine dernière !
???² : Non, je veux dire. Vraiment les punir. Comme les enchaîner à leur chambre parce qu'ils font l'école buissonnière.
???₃ : Tu as vraiment fait ça, Shin ?

Alors c'était lui, Shindô Akarui... Certains de ces camarades de classe lui avait déjà confié -le peux de fois où il était allé en cours- que le directeur ne plaisantait pas avec les règles, qu'il était très strictes. Ceci dit, Maodan savait bien que maintenant qu'il avait été prit en flagrant délit, il n'avait plus qu'a assumer ses bêtises. Tant pis pour lui. Et d'après la discussion entre les clones, il allait avoir le droit à quelque chose que l'on pourrait qualifier épic. Il était prêt mentalement pour la "torture", soit selon les dires des clones, cela risquait d'être l’enchaînement à sa chambre. Tant mieux. Quoi que... Willmore allait criser. Tant pis. Il rit à cette pensée d'ailleurs.

Shindô : Maodan, c'est bien cela ? Alors mon garçon. Quelle est ton excuse pour être en dehors de ta classe aux heures de cours ? Redresses-toi, regardes-moi, expliques-toi.

Il soupira, mais ne pu s'empêcher d'obéïr, se redressant ainsi, et regardant son supérieur hiérarchique dans les yeux. -Après tout, le directeur était tout en haut, et Maodan, surement tout en bas...-. Il chercha ses mots, mais sans vouloir mentir. Il n'en voyait pas l'intérêt après tout. Il n'allait pas lui dire qu'il s'était perdu et qu'il avait peur d'interrompre le cours alors qu'un de ses camarades lui avait tout de même montré le chemin en le tira par la manche... Il inspira, expira et se lança.

Maodan : Monsieur. Je n'ai pas d'excuse, et je ne vais pas chercher à m'en inventer une. Je n'en vois à vrai dire pas l'intérêt. J'ai enfreint le règlement de mon plein gré, je me suis fais attrapé, je suis prêt à endurer la punission, quelle qu'elle soit. Ma raison pour ne pas être allé en cours? Je déteste cela. Et d'autant plus les mathématiques. Et maintenant que je vous ai avoué mon point faible, je me doute que vous aller me forcer, quitte à m'attacher à une chaise, à bouffer des maths durant des heures.

Il sourit, toujours en regardant le directeur, puis lève les mains, en guise de rédicion.

Maodan : Mais je plaide coupable, votre honneur. Après tout, je ne vais pas me prétexter innocent alors que vous m'avez prit sur le fait...

Il regarde alors les deux clones, se doutant que le véritable Shindô se trouve devant lui.

Maodan : M'ont l'air bien pratique, ces deux là... Cela doit être pratique lorsque vous voulez jouer aux échecs ou à tout autre jeux qui nécessite de préférence quelqu'un en face de vous.

Il dévisage le directeur, observant sa tenue. Il portait un kimono typique japonais. Il se douta alors que s'il devait jouer à un jeu, cela devait plutôt être quelque chose de ce pays qui semblait lui être natale.

Maodan : Enfin, je dis échecs, mais cela peut être tout aussi bien le go. Voir le mah-jong mais cela me semble plus Chinois. Et au fait... sympa votre petit tour de passe-passe pour tenter de me faire sursauter. Je dois bien avouer que cela à presque marché. Bref.

Il sourit, mais malgré tout, ne se sent pas malin ou quoi que ce soit. Il ne veut pas passer pour un rebelle ni autre truc d'adolescent en pleine crise. Il n'aimait juste pas aller en cours, et s'étant fait prendre, il assumait. Voilà tout.
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Re: Cours ou pas cours, telle est la question... - Lun 7 Jan 2013 - 15:08


Etrange. Un élève qui ne cherchait pas à l'embrouiller marquait déjà un bon point. La plupart du temps, ceux qu'il attrapait voulaient se défiler, s'inventant de fausses excuses. Ils tentaient de passer au travers des mailles de son filet, et ne comprenaient pas qu'ils n'avaient aucun intérêt à lui mentir. En cela, Shindô était très différent de la plupart des professeurs qui acceptaient une faute. Lui pardonnait l'ignorance, la bêtise en revanche n'avait aucune grâce à ses yeux. C'était cette nuance, si subtile, que les jeunes dieux n'arrivaient pas à comprendre.

Ainsi, il détestait les mathématiques ? D'un côté il le comprenait. Sa propre éducation mathématique se limitait aux compotes pour ne pas avoir à réclamer à son Shogun l'argent une fois sa mission terminée. Mais en tant que dieu, Maodan se tenait de se tenir au même niveau que les autres. Les mathématiques faisaient travailler l'esprit, mêmes s'ils n'étaient pas fondamentalement indispensables pour exercer son art divin. Un sourire infime se plaqua sur le visage du principal tandis que ses clones baillaient et grimaçaient respectivement. Ils ne semblaient, eux, pas convaincus par le numéro du dieu de l'amour.

La manière qu’il avait de dévisager ses clones lui attira un regard qui n’avait rien de bienveillant. Parler de son double ironique et de son triple blasé en terme d’objets « pratiques » n’était pas l’idée du siècle. Surtout qu’ils étaient plutôt chatouilleux sur leur nature de copie, d’imitation, d’imparfait. Après tout pendant les dix courtes minutes d’existence que Shindô leur accordait par jour, ils étaient des apprentis de niveau sept ou presque. Donc. Potentiellement plus puissants que Maodan lui-même.

Maodan : Enfin, je dis échecs, mais cela peut être tout aussi bien le go. Voire le mah-jong mais cela me semble plus Chinois. Et au fait... sympa votre petit tour de passe-passe pour tenter de me faire sursauter. Je dois bien avouer que cela à presque marché. Bref.

Shindô bis : Tour de PASSE-PASSE ?
Shindô ter : Alors ça, ça fait mal...
Shindô bis : Pour lui nous ne sommes qu'une carte tirée d'un paquet.
Shindô ter : On devrait le renvoyer en cours de mathématiques pour lui faire calculer des courbes...
Shindô bis : Comme celle de mon pied dans ses fesses.
Shindô : Sans vouloir vous vexer, fermez votre grande bouche.

Shindô réfléchit un instant, passant son index le long de son propre menton. Maodan était en dehors de ses cours, et cela méritait sans aucune doute une punition. Mais le forcer à faire des calculs était… trop simple. Non. Ce garçon venait de l’insulter lui. Pire. Il venait d’insulter les créations qu’il n’était même pas capable de toucher du bout du doigt. Il méritait donc une punition à la hauteur de sa bêtise. Silencieusement, le dieu de la lumière fit luire ses mains, et commença à jouer avec la luciole qu’il fit passer d’une main à l’autre.

Shindô : Tu as vexé mes clones Maodan, c'est quelque chose qu'ils font généralement regretter amèrement. Mais, je t'apprécie. Tu as l'honnêteté de reconnaître ton tort alors, nous allons voir pour une punition... moins barbare. Dieu de l'amour. Bis, ter. Cas pratique, première année.
Shindô bis : Tu vas l'emmener dans la salle d'entraînement ?
Shindô : Evidemment oui. Je crois qu'ils travaillent sur la vitesse, la distance et le temps. Quoi de plus indiqué ?
Shindô bis : Oh. Mais le temps que vous y arriviez, nous aurons disparu ter et moi.
Shindô : Oui. Mais je pourrai appeler quad.

Il eut un sourire énigmatique et ouvrit les bras pour se placer derrière Maodan et le pousser à avancer vers la sortie du couloir. Quad. Son troisième clone. Tout le côté sadique, frustré, caché qu’il gardait, précieusement, sous silence. Toutes les idées tordues de punition qu’il pouvait avoir. Ses abus de pouvoir, ses volontés inavouées, l’interprétation de ses pulsions. Presque un berserker à lui tout seul. Ah, oui. Il allait s’amuser un peu avec Maodan.

Shindô : Sais-tu à quelle vitesse se propage la lumière mon garçon ?
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Re: Cours ou pas cours, telle est la question... - Jeu 10 Jan 2013 - 20:35
Maodan se sentit bête. Non. Enfait, plus que bête. Con serait le mot adéquat. Lui qui pensait que les clones du directeur n’étaient que des illusions, tout au plus des golems, mais incapables de pensées propres. Et bien il s’était bien trompé. Il avait heurté la fierté de deux créatures de chair, de sang, et de volonté individuelle. Il soupira, désolé, baissa la tête, abattu.

Maodan : Shit… il faut vraiment que j’apprenne à me la fermer quand je ne sais pas quelque chose…

Il avait surtout marmonné pour lui-même, car un simple désolé n’excuserait pas ses paroles. Il avait envie d’aller se cogner la tête contre un mur, pour y imprimer de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler – et aussi de s’auto punir pour son idiotie-, mais il se retint. Il écouta les clones se plaindre de ce qu’il avait dit, et il s’en excusait sincèrement, mais préféra se taire. Et baisser la tête. Il se dit qu’il l’aurait bien mérité, ce coup de pied aux fesses pour le remettre à sa place. Et puis finalement, ce fut le Shindô de devant lui qui prit la parole.

Shindô : Tu as vexé mes clones Maodan, c'est quelque chose qu'ils font généralement regretter amèrement. Mais, je t'apprécie. Tu as l'honnêteté de reconnaître ton tort alors, nous allons voir pour une punition... moins barbare. Dieu de l'amour. Bis, ter. Cas pratique, première année.
Shindô bis : Tu vas l'emmener dans la salle d'entraînement ?
Shindô : Evidemment oui. Je crois qu'ils travaillent sur la vitesse, la distance et le temps. Quoi de plus indiqué ?
Shindô bis : Oh. Mais le temps que vous y arriviez, nous aurons disparu ter et moi.
Shindô : Oui. Mais je pourrai appeler quad.

Maodan ne comprenait pas trop quoi il parlait, mais il préféra ne pas poser de question. De toute façon, depuis le moment où il s’était fait pincer, il s’était résigné à subir sans broncher. C’était bien là tout ce qu’il méritait. Mais cette histoire de vitesse, de distance, de temps et de quad l’intrigua… Que pouvait-il bien lui réserver, au juste ? Quel genre de punition allait-il lui faire subir ? Sans compter que le sourire énigmatique qui naissait sur les lèvres du directeur ne le rassurait pas des masses, et le fait qu’il le pousse vers la sortie, encore moins.

Shindô : Sais-tu à quelle vitesse se propage la lumière mon garçon ?

Maodan tenta de se souvenir ses cours de physique, cherchant la réponse au fin fond de sa mémoire. Il touchait du bout du doigt la réponse, bien cachée… Elle résistait. Et puis finalement, elle céda.

Maodan : 299 792 458 m / s si mes souvenirs sont exacts… Mais cela ne m’étonnerais pas qu’ils me fassent défaut. Cela remonte à il y a bien longtemps…

Et puis il se demanda si le directeur attendait réellement une réponse, ou si c’était juste une question rhétorique. Il se mordit alors la langue, attendant de voir une quelconque réaction. Si on lui demandait de courir aussi vite que la lumière, il demanderait qu’on l’achève tout de suite. Il était sportif, c’est vrai, mais de là à courir aussi vite… Quoi que… avec les mecs qui voulaient le tabasser lors de sa vie sur terre… Il s’approchait peut être de la rapidité de la lumière… ? Ah ironie quand tu nous tiens… Il se laissa pousser, ou entrainer, ou il ne savait trop quel terme utiliser, pour finalement arriver devant un grand bâtiment, qu’il devina être la fameuse salle d’entrainement. Immense était le seul et unique terme qui pouvait décrire ce qu’il avait devant lui. Il sentit son cœur devenir douloureux dans sa poitrine. Il en oubliait de respirer, dit donc. Il inspira donc profondément, tentant de se calmer. Il se demandait toujours autant ce que Monsieur Shindô pouvait bien exiger de lui. Mais il savait, tout au fond, qu’il allait en souffrir, et que lorsqu’il rentrerait dans sa chambre, le soir, il ne serait plus en état de faire quoi que ce soit d’autre que de s’écraser sur son lit et s’endormir directement…

Tant pis. La bêtise était faite, temps était de l’assumer. Il reprit ses esprits, inspirant une nouvelle fois une grande bouffée d’air.

Il était prêt.
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