Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Mais où est passé Vlassios Socratis ? [solo, chambre noire] [fini]

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Mais où est passé Vlassios Socratis ? [solo, chambre noire] [fini] - Jeu 3 Jan 2013 - 23:32
Sa chambre était un endroit peu hospitalier, mais qui lui avait toujours plu. Dès le départ, il savait que vivre en colocation allait être un véritable défi pour lui qui supportait mal les autres. Le fait que la chambre soit insonorisée et qu'elle ne soit pas du tout éclairée, même pas par la moindre petite fenêtre, la moindre meurtrière, ou la moindre ampoule clignotante le faisait se sentir en sécurité.
Il ne pouvait pas être espionné, ou même seulement dérangé, une porte munie d'une serrure presque incraquable bloquant solidement le passage à qui ne posséderait pas la clef étrange de leur chambre. En effet, pour ouvrir la porte principale, qui donnait sur les parties communes de la chambre ou permettait de sortir de la chambre, il fallait utiliser la partie normale de leurs clefs, toutes pareilles à ce niveau. Alors que pour ouvrir les portes des parties privées, il fallait insérer le dos de la clef qui généralement servait à la tenir dans la bonne serrure, cela suffisait, pas besoin de tourner, Vlad ne savait pas comment ça fonctionnait, mais ça fonctionnait parfaitement et à moins de faire une copie du petit motif de vigne que lui utilisait pour s'enfermer quotidiennement, il était impossible de rentrer.
La seule autre ouverture que la porte principale était la baie vitrée de la pièce commune dont les vitres étaient parfaitement fumées et isolées et donnaient sur un balcon tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Dans les avantages de cette chambre, il y avait la facilité exceptionnelle de garder une pièce à la même température. La sienne par exemple, était fraiche, hiver comme été, avec une moyenne de 10 degrés. La seule chose qui la réchauffait un peu, parfois, était la vapeur s'échappant du petit cabinet de douche, qu'il pensait que tous avaient dans leur pièce. Aussi vu le manque de luminaires, on s'éclairait à la bougie, même si quelqu'un avait laissé traîné une veilleuse dans la pièce commune, depuis devenu un objet d'utilité générale, car il y restait, même quand il n'était pas allumé, Vlad le débranchant souvent, ayant, depuis le temps, appris à se diriger sans. Car oui, s'ils n'avaient pas de lampes au plafond, il y avait bien des prises un peu partout dans la chambre, du 220 volts, et qui fonctionnaient parfaitement.

Vlad, en ce début d'hiver, était couché sur son lit, dans le pyjama noir et blanc qu'il s'était fait à partir de deux autres trouvés au marché et qu'il avait en deux exemplaires, avec une inversion des couleurs entre les deux. Il avait dû faire une sacrée chaine de troc pour se procurer ceux-la, revenir plusieurs jours de suite et en partant de son diner du premier jour, qu'il ne pouvait pas manger, se contentant de la soupe qu'immanquablement Janma lui faisait. Comme souvent, il était rentré juste après la fin des cours, s'était enfermé dans sa pièce, avait un peu retravaillé la matière vue la journée, puis s'était couché. Il le faisait les jours où il avait besoin d'un peu de calme, il ne dormait jamais, mais il avait le plaisir de réfléchir parfaitement au calme. Le sujet de ses réflections ce jour-là, vous l'aurez compris, était sa très chère chambre.
Ses colocataires, il ne les avait vus que très peu : il rentrait parfois alors que l'un d'eux était dans la salle commune et utilisait souvent ce qui lui restait de pouvoir pour rentrer sans encombre, quand il lui en restait, car il l'utilisait souvent entièrement pendant la journée, une minute étant un temps trop limité pour lui. Bien sûr, il connaissait leurs noms, ils étaient gravés sur une petite plaque, à côté de chaque porte. Il y avait premièrement, Arcoss Ioshida, son petit fouineur, un type avec une apparence inhabituelle, sûrement pas humain et sûrement aux ordres de ce Pietro, il devait bien avoir des sources s'il avait tous ces renseignements. Deuxièmement, il le voyait moins, celui-là, Hank Wibleton, un grand type tout de noir vêtu et portant des lunettes rouges, très impressionnant, mais sans doute pas aussi dangereux que ce qu'on pourrait croire, même si la chambre plongée presque constamment dans le noir semblait lui convenir. Il n'était pas très prudent avec l'utilisation de son pouvoir : Vlad l'avait vu à la faible lueur d'une bougie éloignée, se faire remettre un objet par une silhouette de main. Et troisièmement... Qui était-ce déjà ? Aurait-il oublié ? Ce n'était pas dans ses habitudes... Piqué par un doute affreux, il se leva, prit la bougie sur son porte-chandelle pour s'éclairer, pour avoir plus facile d'éviter les deux pièges qu'il avait mis en place pour protéger son sommeil en cas de craquage ou destruction silencieuse de sa serrure.
Les quatre portes alignées à intervalle régulier sur le même mur étaient les principaux remparts de la privauté dans la chambre. Il était impensable que l'une de ces portes reste ouverte, même peu de temps. Celle à côté de la sienne, pourtant, légèrement entrebâillée, laissait le passage libre. C'était celle du quatrième occupant, la sienne étant la plus proche de la porte de sortie, celles de Hank et Arcoss étant du côté de la fenêtre, ça ne pouvait pas en être une autre. Il regarda avant tout la plaque en cuivre fixée par un petit coulissoir horizontal. Elle était vierge... Une seconde, comment avait-il pu avoir l'idée qu'il y avait un quatrième locataire ? En y réfléchissant, n'avaient-ils pas toujours été trois et sinon, n'aurait-il pas le souvenir de quelqu'un d'autre ?


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Dernière édition par Lord Vlad le Sam 26 Jan 2013 - 22:02, édité 1 fois
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Re: Mais où est passé Vlassios Socratis ? [solo, chambre noire] [fini] - Sam 26 Jan 2013 - 22:01
Il décida d'entrer dans cette chambre, ça ne dérangerais personne après tout et ça lui donnerais l'occasion de vérifier suppositions. Il poussa la porte qui s'ouvrit dans un souffle d'air. La pièce éclairée par sa bougie ressemblais point pour point à la sienne avant qu'il ne l'aménage. Il devait s'être fait des idées. Il se sentait étrangement oppressé, mal à l'aise. Il avait vraiment une forte impression de ne pas devoir être là, même s'il n'y avait rien... Il avait besoin d'air, d'oxygène et cette pièce en manquait sérieusement. La ventilation avait-elle un problème ? Logiquement toutes les pièces avaient, à défaut de fenêtre, un système de ventilation très performant. Puis comment l'air était devenu si lourd alors que personne ne vivait ici ? Ah, oui, la sienne était comme ça aussi, les premières minutes, avant que la ventilation soit allumée, c'était sans doute dû aux méthodes de construction. Il commençait à se sentir mal, alors appuyant sur l'interrupteur au fond de la pièce, il activa le système, puis sortit prendre l'air. N'ayant pas ses clefs sur lui, il ouvrit juste la baie vitrée et sortit sur le balcon. Il faisait froid dehors, très froid, sans doute bien moins de 0 degrés.

Les premiers flocons de neige de l'année tombaient, ça le fit sourire. La neige, il ne se rappelait même plus comment c'était, n'étant jamais sorti avec son masque avant de mourir... S'il avait su à quel point c'était beau...

Ses yeux se remplirent de larme. Il venait, au contact de la neige de se rappeler d'une grande partie de son passé tous les souvenirs liés à ce jour où était tombé la première neige de l'année deux ans plus tôt et où il avait eu pour la première fois le coeur brisé.
Il ne se souvenait que d'images vues dans le passé, des images d'une fille qu'il avait aimé, de cette fille à la ville comme à la campagne, des images montrant le temps et les saisons changeantes. Ces souvenirs joyeux n'étaient plus pour lui que des images éphémères, des fragments du passé de quelqu'un d'autre, alors pourquoi pleurait-il sous sa carapace ? Pourquoi avait-il une si grande douleur dans le coeur pour cette fille dont il ne se rappelait même pas du nom ? Pourquoi serait-elle plus importante que toutes ces filles qu'il avait rencontrées ici ?

Il ne se rappelait complètement que de ce dernier rendez-vous. C'était au milieu du mois de décembre, elle lui avait dit de la rejoindre devant un café dans lequel ils avaient l'habitude de se réchauffer l'année précédente. Elle était arrivée un peu en retard, venant par l'autre côté de la rue et elle était allée droit au but, ne prenant même pas la peine de traverser toute la rue déserte. Elle lui avait juste murmuré "Adieu" avant de se retourner et de partir en courant. Il était resté là, immobile, battant à peine des paupières, ne commençant à pleurer qu'une demi-heure plus tard, ses larmes se mêlant aux premiers flocons de neige de l'année, et n'arrêtant plus que quand une voiture noire s'immobilisa devant lui et qu'un homme en costume noir, deux fois plus volumineux que lui, en sortit et le fit entrer sans devoir réprimer une quelconque résistance.

Elle n'était pas si spéciale que ça, cette fille, si l'on met de côté le fait qu'elle n'avait qu'un seul bras, elle n'était pas phénoménalement jolie, pas si agréable à vivre, pas si amusante ni si compréhensive, alors pourquoi pleurait-il encore son départ de la même façon que ce jour-là ? Heureusement qu'avec son masque, personne ne le voyait, lui, l'inhumain masqué, pleurer comme un bébé, pour une fois que ce fardeau avait une utilité réelle. Il avait presque envie de sauter du balcon, même s'il savait ça parfaitement inutile, puisqu'on le régénérerait au plus vite.

Soudain, il se rendit compte que d'autres souvenirs lui étaient revenus. Il était assit à une grande table, entourée d'étagères, il y avait autour de lui plusieurs personnes qui l'écoutaient révéler assez sommairement son identité. C'était lors de son premier jour, s'il n'avait pas lu pendant plus de 24 heures, ce dont il n'avait aucune certitude. Le plus important dans ce souvenir, c'est qu'il avait été modifié, manifestement : il y avait une personne en plus assise à la table, un garçon de son gabarit avec, comme Mégara, des cheveux blancs comme neige. Son nom et tout le reste lui revinrent soudain : il s'appelait Vlassios Socratis, il avait été son camarade de chambre, même s'ils n'avaient jamais vraiment fait connaissance plus intimement, comme avec les deux autres, cela dit. Depuis quelques mois, il ne l'avait pas vu du tout, même pas en passant le matin. Il avait disparu.

La question la plus importante était donc de savoir ce qu'il était devenu et le meilleur endroit pour le savoir, c'était sans doute son ancienne chambre qu'il avait cru vide depuis toujours. Pourquoi ? Il s'arrêta en plein mouvement, d'un coup tourmenté par cette question presque existentielle. Comment avait-il pu garder cette scène de la bibliothèque en omettant juste Vlassios ? Ou penser qu'ils n'avaient jamais été quatre dans cette chambre sans lumière ? De toute évidence ce n'était pas naturel, quelqu'un en était responsable, de toute évidence, mais qui ? Les directeurs ? Ils n'aimeraient sans doute pas que ça se sache que des élèves étaient vaporisés de temps à autres. Ou le responsable lui-même ? Quelque chose lui dit qu'il n'allait pas tarder à le savoir, d'une façon ou d'une autre, en cherchant des indices de l'existence de Vlassios, dont il devait être le seul à se rappeler.

La chambre n'avait pas bougé, mais l'air était maintenant tout à fait respirable. Il se mit à fouiller, d'abord les armoires, cherchant le moindre détail, jusqu'à une encoche dans le bois, une chaussette, un briquet, n'importe quoi tant que ça pouvait prouver que la chambre avait été occupée. Il ouvrait méthodiquement les tiroirs un à un, regardais attentivement à la recherche du moindre détail, sans rien remarquer de particulier, toutefois. De même dans la garde-robe et la douche. Par contre en cherchant sous le lit, il ne fut pas déçu. Une épée dans son fourreau, une épée longue en argent, pas trop lourde, mais relativement encombrante. Il était écrit en grec sur la lame « Se battre pour avancer », allez savoir où Vlad avait appris à lire le grec, mais cela ne faisait aucun doute elle appartenait à Vlassios, il l'avait avec lui à la bibliothèque. Elle était en parfait état, ne portait aucun signe d'usure, ou de quoi que ce soit qui pourrait donner une indication sur son propriétaire. La déposant sur le lit, Vlad continua ses recherches, pendant à peu près une demi-heure, mais avec assez peu de succès, puisque la seule chose qu'il trouva étaient des petits trous dans le bois du bureau.

Il finit par abandonner, et par rentrer dans sa chambre. Il n'avait qu'un indice, peut-être, mais un indice de taille. En arrivant à son lit, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un papier posé sur son oreiller :


Il décida d'obéir. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais, avait-il le choix ? Si quelqu'un avait pu entrer sans se faire voir dans sa chambre, éviter ses pièges et repartir, ce devait être quelqu'un de bien plus puissant que lui. Alors, il ne pouvait que le croire, qu'il savait qui il était et qu'il savait aussi ce qui était arrivé à Vlassios. Mais il ne pouvait rien faire. Il allait juste, c'est bien peu, garder l'épée, s'en servir, apprendre à s'en servir d'abord et faire vivre Vlassios à travers elle.

Il se coucha et s'endormit avec de l'amertume dans le coeur. À la fois l'amertume de ses souvenirs retrouvé, de son premier coeur brisé et de son impuissance.


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Re: Mais où est passé Vlassios Socratis ? [solo, chambre noire] [fini] - Mer 30 Jan 2013 - 12:41
Sympathique rp, après, je ne sais pas où tu situes ce rp solo (en tout cas, après l'Event normalement) mais voilà, bien joué à toi ;) (l'idée du parchemin était également originale).

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