Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce]

 
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Ven 11 Jan 2013 - 12:36
Toujours l'air morose - fallait pas non plus espérer qu'elle allait se mettre à rigoler et à danser la carioca - Léa observait le bâtiment. Ca lui faisait penser aux cages à poulets des marchés, en moins joyeux et en plus grand. Vu l'apparence du lieu, c'était sûrement pas de gentils criminels qu'il y avait à l'intérieur. Génial. Enfin elle était plus ou moins prévenue sur ce coup-là, alors inutile d'être étonnée. Elle frissonna en apercevant les yeux de l'entrée, ça lui fit penser à l'autre porte. Rien de bien agréable. Et ce qu'elle sentait contre ses remparts dressés en était loin également. Hors de question d'exposer son esprit ici, quelque chose lui disait qu'elle n'en repartirait pas intacte psychologiquement. Elle avait un caractère fort, qui lui avait permis de bien résister à sa nouvelle vie et ses inconvénients, mais il avait tout de même ses limites.

On ne rigole plus, qu'il disait le directeur... parce qu'avant c'était marrant peut-être ? Ahah quel humour, à mourir de rire. Elle se retint de lui en faire la remarque, mais tout juste. Toujours aussi rassurant celui-là, avec des "normalement ça ira bien"... est-ce qu'il se rendait compte qu'il obtenait l'effet inverse au moins ? Elle n'en était pas certaine...

- Elles sont déjà mises depuis longtemps.

La jeune fille réussit à passer sous silence la suite, qui consistait en un "Merci du conseil que j'aurais été bien incapable d'avoir toute seule" acerbe. Des efforts, des efforts, zen. Au pire, si elle sortait vivante d'ici, elle se défoulerait un bon coup sur Isanagi avant de se faire virer ou envoyer en retenue. Enfin... au moins pour cette fois ce fut lui qui s'occupa de la porte de la grille, faisant au passage disparaître ce sale regard flippant. Un truc positif youhou ! Tiens c'était ouvert ? La sécurité devait être vraiment nulle ici... A contrecoeur, elle suivit le directeur dans la cage géante, avec l'impression désagréable de passer le cou dans le noeud coulant.

Relevant la tête aux paroles suivante de son tortionnaire en chef, Léa aperçut l'orage qui s'était méchamment rapproché. Pas bon ça. Pas bon du tout. La pluie commença à tomber et elle n'eut pas besoin d'un dessin pour comprendre sa nature : le rouge qui apparut au sol parlait de lui-même. Quelque chose lui disait qu'il ne s'agissait pas simplement d'une couleur. Vu l'endroit, il était beaucoup plus logique que ce soit du sang. Charmant. Peu désireuse de voir ses cheveux rougir sous ce début d'averse, elle suivit Isanagi jusqu'à la porte de la prison proprement dite, en faisant de son mieux pour ne pas imaginer à qui appartenait ce qui leur tombait dessus. C'était un coup à devenir fou.

La jeune fille attendit qu'il ouvre en croisant les bras et en jetant un coup d'oeil au ciel. Il pouvait pas aller pleuvoir son sang ailleurs didju ? Mais non, l'orage était juste au dessus d'eux et ils pouvaient prévoir une sacrée averse. Pourtant la pluie ne sembla pas s'intensifier, non. A la place ils eurent droit à une fois effrayante qui ne parlait pas de prendre le thé. Autant les mots n'étaient pas si dérangeant - elle avait entendu bien pire à la télé et dans les rues de son vivant - autant les bras par contre... ces deux membres de chair putréfiée qui se tendaient vers elle, avec encore quelques bouts de muscles verdâtres qui pendouillaient aux coudes... sans compter certains trous qui laissaient voir les os, d'un jaune sale noirci par endroits... et l'odeur qui ne tarderait pas à leur parvenir...

Les gouttes de sang devinrent plus nombreuses, commençant sérieusement à la tremper, mais elle s'en fichait. Pendant une seconde, Léa fut totalement paralysée, presque hypnotisée par cette horreur. Incubus était de la gnognotte à côté. Et puis l'instinct de survie prit le pas sur la peur, sans pour autant la faire disparaître. Elle se hâta de rentrer dans la prison, bouscula Isanagi sans se gêner et poussa la porte aussi fort que possible pour la claquer sur l'extérieur. Elle ne savait pas si ça serait suffisant pour la protéger, mais ça devrait bien gêner un peu ces bras monstrueux le temps de fuir. Ou de se cacher. Parce que fuir dans un bâtiment risquait d'être un peu difficile.

Soufflant, le coeur battant à toute vitesse, l'apprentie déesse vérifia que ses barrières psychiques étaient costaudes, les consolida encore un peu cas où, puis s'éloigna de la porte. Du sang dégoulinait de ses cheveux qui rougissaient pour le coup, et glissait sur son front. Elle l'essuya en faisant de son mieux pour ne pas y penser, mais c'était très dur. D'où il venait... était-ce celui d'un humain ? D'autre chose ? Qu'est-ce que ces bras pourrissant avaient fait à son propriétaire légitime ? Non, stop, pas penser à ça.

Quand on commence à perdre les pédales, deux solutions s'offrent à nous : devenir totalement hystérique, ce qui mène souvent à l'autodestruction, ou se renfermer à un point frisant le zéro absolu, ce qui permet de tout endurer en devenant un psychopathe. Hurler en courant partout dans un lieu pareil n'était guère recommandé, et n'aiderait sûrement pas à sortir de là. L'instinct de survie choisit donc la seconde option, temporairement. Léa retrouva vite fait bien fait la froideur polaire qu'elle avait pu mettre de côté depuis quelques temps dans le but d'être plus sociale. Les bras, le sang, boarf finalement quelle importance ? C'était flippant mais pour l'heure ça ne dérangeait pas tant que ça, et si ça suffisait à la rendre folle elle ne risquait pas d'aller bien loin ici. Il y avait sûrement bien pire. Mieux valait donc oublier ce genre de trucs, se concentrer sur cette foutue mission, la réussir et se barrer vite fait bien fait de là.

Relevant la tête entre deux mèches à moitié bleu et à moitié rouge, Léa jeta un regard purement glacial vers Isanagi, sans pour autant le viser particulièrement.

- Je croyais qu'on devait se dépêcher. On va où maintenant ?

Cette mission risquait méchamment de lui coûter beaucoup plus cher qu'un bras déglingué ou qu'une mort temporaire. Mais bon... elle aviserait après. D'abord finir tout ça et quitter ce lieu de fous sans péter de câbles. Elle pourra toujours hurler une fois seule et en sécurité. En réelle sécurité.
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Sam 12 Jan 2013 - 13:49
Reviens ici, mon repas ! Viens que je te dévore tes entrailles !

Les bras putréfiés s'approchaient lentement de Léa qui mis un certain temps à réagir. Soudain, l'élève fonçait vers Isanagi, sans vraiment l'éviter bien entendu, et claqua la porte un grand coup. Le sang dégoulinait de ses cheveux, lui donnant une teinte plutôt effrayante et digne d'un film d'horreur. Puis plus rien, aucunes réactions de la part du "phénomène", la porte n'avait même pas claquer, il n'avait même injurier de façon pestilentielle. Rien, juste le silence rompue par l'essoufflement de Léa qui épongeait sa chevelure. Qu'est-ce qui était à présent le plus effrayant ? L'instant où les bras voulaient choper Léa ? Ou le silence. En tout cas, le regard que Léa venait d'envoyer au Dieu de la Création, ainsi que ses paroles cinglantes le fit réagir :

Oui, allez, faut se dépêcher, nous sommes à l'intérieur d'une prison où bons nombres de criminels sont enfermés, fais-y donc gaffe et dis donc, tu as mauvaise mine avec ses cheveux en sangs.

C'était une remarque d'un tel sarcasme que le Dieu se demandait s'il avait bien fait de la dire. Se grattant sa chevelure et tirant une bouffée de sa cigarette, il prit le pas sur le parquet poussiéreux sur lequel ils étaient. Un regard circulaire afin de discerner les alentours. Une sorte de rez-de-chaussée ? Avec un parquet ? Drôle d'idée. Plusieurs portes se présentaient à eux, deux sur la gauche, trois sur la droite, un escalier en face d'eux. Le mur de gauche était crépies de griffures, d'entailles profondes, tandis que celui de droite était impeccablement bien entretenue, sans aucunes onces de dégradations. L'escalier ? Une tapis déchiré de part à et d'autres descendait presque à hauteur des deux intrus. Et bien entendue, l'obscurité. En effet, peu d'aérations et peu d'encoches où la lumière (rougeâtre) pourrait passer.

Le Dieu de la Création avançait donc, prenant l'initiative, de quelques pas, et d'un mouvement de tête gauche, milieu, droite, il se posa mentalement la question :

*Hum, coté gauche moisi, coté droit clean, et milieu, hum pas pour tout de suite, faut vérifier ici déjà*

Bien, se frottant à présent le menton, faisant presque abstraction de son élève, il finit par claquer des doigts. Se dirigeant rapidement vers les portes de gauche, il dirigea son regard vers cette douce et rebelle Léa. On pouvait presque apercevoir une lueur sadique dans le regard du Directeur, qui pourrait presque illuminer la pièce tant elle resplendissait. La main sur la clenche, il fit un geste de l'autre main, demandant à Léa de se rapprocher :

Bien, essayons de ce coté, il me parait pas mal du tout. Pour trouver l'Artefact, de toute façon, on va devoir fouiller ma belle, pas le choix et donc, première porte en vue, de ce mur de gauche, tu viens ?

Il n'attendit pas sa réponse et passa le seuil de la porte. Étonné par ce qu'il y avait de l'autre coté, il s'arrêta au bout de quelques pas. Une table longue, très longue avec de la nourriture dessus. Les plats étaient rongés par les asticots mais ces plats n'étaient pas de mêmes catégories. Des bras, des yeux, de toutes parties de l'anatomies humaines étaient disposées dans des assiettes. Huit assiettes pour être précis, grouillantes de larves blanches. Appétissant. Le Dieu de la Création avançait donc d'un air impassible face à tout ces mets et je fixa la cheminée située tout au fond de la pièce. Une cheminée où un feu de couleur violette brûlait fébrilement, crépitant de temps à autre. Il la rejoignit très vite et se stoppa net devant. Une autre porte se situait à droite de cette même cheminée.

Tu as vu Léa ? Cette cheminée brûle du feu violet, c'est tout à fait surprenant !
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Sam 12 Jan 2013 - 15:30
Léa n'était plus en mesure de réagir aux sarcasmes du directeur. Il voulait faire de l'humour noir et jouer au sadique ? Pas de soucis, mais ça serait sans elle. Elle n'eut qu'un vague tic du coin des lèvres en réaction à sa remarque. Au contraire, elle était plutôt utile et l'aidait à se protéger davantage psychologiquement. Enfin au détriment de son caractère, et peut-être à ce qu'elle avait réussi à construire jusqu'à présent, mais bon si ça lui sauvait la vie hein, on a rien sans rien. Elle se contenta de passer une main sur ses mèches libres pour essuyer un peu le sang, mais ça ne servit qu'à l'étaler davantage. Tant pis, elle prendra une bonne douche en revenant, c'est tout. Au moins c'était pas du sang d'alien.

L'apprentie déesse attendit que son cher supérieur passe devant avant de lui emboîter le pas en observant l'endroit. Ca avait l'air immense et ressemblait plus à un manoir luxueux, bien qu'en mauvais état sur un côté, qu'à une prison. Et surtout, c'était désert. Pas de réceptionniste pour filtrer les "visites", si tant est qu'on puisse vouloir voir un détenu d'ici. Pas de gardes pour assurer un minimum de sécurité. Rien du tout. Juste un escalier immense pour toute compagnie, enfin façon de parler. Non c'était faux : il y avait aussi beaucoup de pensées malsaines dans le coin. C'était une sorte de murmure maléfique et sournois qui se promenait sur ses remparts protecteurs, lentement mais sûrement. Quelque chose lui disait qu'à la moindre petite fissure tout ça pénétrerait dans son esprit et la rendrait dingue. Elle ne savait pas filtrer les pensées des autres. Son utilité dans un tel lieu était méchamment réduite si elle ne pouvait pas exploiter son domaine divinatoire un minimum. Mais elle ne comptait pas perdre totalement l'esprit, alors tant pis.

La jeune fille patienta le temps qu'Isanagi choisisse le chemin. Elle n'y voyait pas très bien, il y avait trop peu de lumière, et les quelques rayons qui passaient par les maigres ouvertures donnaient davantage un aspect irréel et pesant aux lieux qu'autre chose. Une belle petite ambiance glauque, charmante, et horriblement flippante. Même en faisant de son mieux pour être insensible à ce qui l'entourait, elle avait du mal à rester de marbre. Evidemment, le directeur opta pour la gauche, au mur recouvert de griffures et de traces qui ne laissaient rien présager. Aller vers le côté impeccable aurait été trop facile. A moins que ce fut un piège, qui sait. Enfin elle n'avait pas le choix pour sa part.

Sans broncher, elle rejoignit le directeur près de la porte. Si lui avait un regard presque sadique, le sien ne montrait qu'une neutralité glaciale. L'or de ses pupilles n'affichait que la froideur de ce métal à la même couleur si convoité par les humains. Elle savait depuis longtemps qu'Isanagi n'était qu'un psychopathe, alors maintenant... elle s'en fichait complètement. Peut-être que, plus tard, quand la mission serait terminée, si elle était encore en vie et si son esprit parvenait à redevenir normale, elle se pencherait sur la question de cette nature malsaine. Mais pour l'heure, il aurait bien pu danser des claquettes sur le mur que ça n'aurait rien changé.

Se contentant d'un hochement de tête aux paroles de son supérieur, Léa attendit qu'il ouvre et le suivit dans la nouvelle pièce. Elle aurait pu être belle, très belle même, si le menu avait été différent. L'immense table, les chaises, les tapis, la cheminée même, tout était somptueux. Les mets des assiettes nettement moins. Elle aurait peut-être pu rester impassible juste à la vue, même si observer des bouts de corps à moitié mangés par les asticots encore rampant dessus lui soulevait déjà le coeur. Mais l'odeur... l'odeur était le pire. Peut-être qu'Isanagi supportait sans mal ce genre de choses, qu'il était insensible du nez, mais pas elle.

S'arrêtant net, la jeune fille porta une main à sa bouche, prise d'un haut-le-coeur méchant, et c'est tout juste si elle ne vomit pas. Heureusement qu'elle n'avait pas trop mangé avant de venir... Détournant le regard, elle longea la salle aussi loin que possible de la table sans regarder en détail les plats. C'était répugnant, et elle ne parvint que de justesse à ne pas réfléchir aux raisons qui avaient rendu possible cette scène atroce. Ne pas penser à qui appartenaient ces membres, ces yeux, ces organes, non non. Ca ne les rendrait pas à leurs propriétaires. Lalala. Déjà pâle de nature, Léa avait gagné un teint réellement cadavérique, digne du plus ancien des vampires.

- Magnifique. J'espère que vous avez quelque chose pour détecter votre artéfact, parce que ne comptez pas sur moi pour fouiller dans ces plats.

Bénis soient les capacités d'adaptation des humains, autant physiques que psychiques. Elle avait réussi à parler sans vomir ni même laisser transparaître son mal-être. Elle aurait bien inspiré un bon coup mais l'odeur l'aurait vraiment achever. Elle se contenta donc de respirer tout doucement, à l'abri de sa main, en attendant qu'Isanagi daigne ouvrir la seconde porte - ou détecter la présence de son foutu artéfact ici. Pour l'heure, elle tenait à peu près le coup, mais s'il y avait encore une chose de ce genre elle allait craquer, elle en était sûre. Soit elle deviendrait hystérique, soit elle s’enfoncerait trop loin en elle-même pour se protéger et serait bien incapable de ressortir de là sans aucune séquelle.

C'est dans ces moments-là qu'on se dit qu'un psy aurait sa place à l'académie. Vraiment.
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Dim 13 Jan 2013 - 22:02
Le feu crépitait de son obscur ténèbre dans les yeux du Directeur. Il restait là à contempler sans rien dire, comme absorber dedans, admiratif. C'est seulement aux paroles de Léa qu'il put retrouver entièrement sa concentrer, se remémorant le lieu où ils étaient. Bref, il jeta un coup d'oeil perçant à Léa pour voir si elle allait bien. Son teint blafard, livide le fit sans le vouloir sourire. AU moins ! Pour les prochaines épreuves qu'elle devra passer, elle sera bien prête car là, pour faire pire, il fallait le faire dis donc. Peut-être avec ce professeur dont Isanagi avait put apercevoir le même regard, la même étincelle que la sienne dans son regard. Qui sait ? Puis, le Dieu de la création, tout gentil qu'il était, se dirigea vers la porte à coté de la cheminée. Un clic se déclencha en attendant le mot "détecter"

En parlant de détecter ! J'ai en effet quelque chose pour cet artéfact, que je suis bête ! -dit-il comme si de rien n'était.

Ses mains s'engouffraient dans les poches de son blouson trois-quart à la recherche dudit objet. Il en ressortit un pendule. Oui, cette espèce de chaînette accroché à une pointe, comme l'objet des médiums ou autre. Il le montra un instant à Léa et dit ceci :

C'est un pendule cristallin, en effet, celui peut capter toutes sources mystiques émanant des artéfacts liés d'une manière ou une autre à Deus ou sa magie. Voyons voir où pourrait-il nous mener n'est-ce pas ? Tu veux le prendre ?

Il n'eut même pas le temps de lui donner que le pendule se mit à bouger frénétiquement vers la porte. Dans le même temps, des bruits étranges se mettaient en marches à l'étage du dessus. En effet, il y avait un étage visible avec une rambarde délabré qui entourait presque le plafond de la pièce. Les fenêtres dont les barreaux se mettaient à trembler, à se tordre, ne présageait rien de bons, ni d'agréable. Le Directeur prit la main de son élève, chose étonnante, et l'emmena de l'autre coté de la porte, suivant méthodiquement le pendule.

La porte fut claquée d'un seul coup nette, comme Léa l'avait fait auparavant avec celle de l'entrée. Où ils étaient à présent ? Face à eux, un couloir sur la droite et un escalier lorgnant le mur sur la gauche. Des tuyaux rouillés sortaient des murs, laissant échapper de la vapeur ? Enfin, si c'en était vraiment. Le pendule annonçait le couloir.

Tiens, Léa, je te refile ce pendule ! Prends en soin s'il te plait et guides-moi le temps que je puisse nous protéger jusqu'à l'Artéfact.

En effet, la porte vola en éclat au moment où Isanagi lui donna le détecteur, laissant dévoiler des sortes de monstres tout à fait glauque. Des humanoïdes difformes, aux membres redondants, exagérés, plus gros, plus petits, avec des griffes, et tout pleins d'autres attributs. Choses marquantes, ils possédaient tous une sorte de bandage autours des yeux. Sur chaque "bandages" étaient marqués un mot "Dépeçage", "Décapitation", "Viol" et toutes une multitude d'autres mots. Une bonne dizaine à vue de nez. Leurs bandages laissaient échapper deux lignes ensanglantées qui coulaient le long de leurs joues meurtries, en continues. Le Dieu de la Création se préparait à combattre tout en ordonnant à Léa de se grouiller :

Ma petite ! Grouilles-toi voir de suivre les indications du pendule ? Je te suis de près, te protégeant de ces monstres ok ?

Un des monstres fit la première attaque. Il n'eut pas le temps d'aller plus loin qu'une colonne s'enfonça dans sa gueule, de la scindant en deux parties, tandis que le Directeur poussait l'élève. Et bien, les choses commençaient donc à se corser...

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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Lun 14 Jan 2013 - 10:35
Si elle avait eu un pouvoir offensif, Léa était pratiquement certaine qu'elle l'aurait utilisé sur Isanagi, tout directeur qu'il puisse être. Il avait tellement de s'éclater à la voir perdre l'esprit ce sale *biiiiiiip* ! Mais ç'aurait été trop lui faire plaisir et puis de toute façon il ne méritait pas une telle attention de sa part. N'empêche que ça la démangeait furieusement, d'autant plus qu'il avoua posséder un moyen de repérer l'artéfact qu'il cherchait. Si elle n'avait rien, y aurait-il seulement penser ? Didju comment pouvait-il être directeur et dieu de surcroît... non en fait elle ne voulait pas savoir.

Son regard meurtrier se posa sur le petit objet qu'il sortit. Un pendule... comme Tryphon Tournesol. Génial. Enfin elle ne savait pas trop à quoi elle aurait dû s'attendre alors... elle se contenta d'un petit soupir blasé. Le prendre ? Et puis quoi encore ? Elle avait déjà fait bien assez comme ça ! C'était son pendule, à lui de l'utiliser. D'ailleurs il se mit déjà à vibrer comme un petit hystérique vers la porte près de la cheminée. Il répondait à la question d'Isanagi, ça faisait une chose positive dans le tas. Mais bien sûr ça ne pouvait pas être aussi beau, non, il fallait absolument que les ennuis reviennent en cadence. La jeune fille tourna la tête - en évitant soigneusement de regarder la table d'immondices - pour voir d'où venaient les tremblements soudains. L'étage qu'on distinguait en partie semblait parcouru par des présences peu amicales, et des objets solides se tordaient bizarrement. Génial.

Est-ce que les bras de l'orage démoniaque pouvaient passer par ces fenêtres ? Leurs barreaux semblaient fondre tant ils tremblaient et risquaient de laisser un espace suffisant... Cette pensée pétrifia l'apprentie déesse un instant. Si ça arrivait, là c'était sûr, malgré toute sa volonté elle deviendrait totalement hystérique. Fallait pas pousser. Du coup elle ne comprit qu'au dernier moment que le directeur l'avait attrapée par la main et la tirait en dehors de la pièce. Elle retrouva ses esprits en détachant son regard des fenêtres menaçantes et secoua la tête alors que la porte claquait derrière eux. Où ils étaient cette fois... L'odeur était nettement plus supportable au moins et elle inspira un grand coup. Se calmer, zen, tout va bien pour le moment, inutile de paniquer, ya pas de bras putréfiés, c'est bon.

Un couloir, un escalier, par où aller ? Le pendule opta pour le premier, ce qui n'était pas plus mal : si les choses qui faisaient trembler la salle au "banquet" morbide venaient d'en haut, mieux valait rester en bas. Logique. Sauf s'il y avait pire... elle allait vraiment devenir dingue. Relevant la tête vers Isanagi pour mieux l'écouter, elle récupéra le fameux pendule alors que leur porte était purement et simplement défoncée. Elle porta les bras à sa tête par réflexe pour s'abriter un tant soit peu des débris et se retourna. Elle gémit entre ses dents serrées en voyant ce qui s'avançait sur eux. Pourquoi avait-elle regardé franchement ? Yavait que des trucs horribles ici, pas la peine d'en rajouter !

Ces choses plus ou moins vivantes étaient pire que répugnantes. Désarticulées, déformées, ensanglantées, avec des bandages qui laissaient imaginer les parties qu'ils dissimulaient, ce qui était bien plus horrible que de tout voir. L'esprit a une capacité d'exagération incroyable. Les mots marqués sur le tissu n'étaient qu'un détail à côté du reste. Et Léa comptait bien ne pas chercher à comprendre. La peur ne l'aiderait pas, alors elle la chassa aussi loin que possible en serrant fortement la chaîne du pendule. Elle ne faisait aucune confiance à Isanagi, et ça ne risquait pas de changer de si tôt. Mais elle savait qu'il voulait son putain d'artéfact, et par conséquent que la laisser dans les ennuis ne l'aiderait pas. Donc elle pouvait en toute logique considérer qu'il était sincère quand il parlait de la protéger.

- Ok.

A partir de là, ils devenaient plus équipiers d'un triste groupe qu'élève et directeur. Du moins dans l'esprit de Léa. Ils devaient mener à bien leur stupide mission, et pour ça il fallait travailler efficacement ensemble, tout simplement. La peur et la colère n'avaient pas leur place là-dedans. Seul l'instinct de survie et la froide réflexion qui permettait aux psychopathes d'accomplir tranquillement leur besogne. Fort bien. Isanagi était un dieu, et possédait ses quatre copains. Il n'aurait pas besoin qu'elle lui indique qui allait taper où. Elle consolida donc à fond ses barrières psychiques, inspira lentement, puis observa le pendule toujours gigotant. Ok, le couloir donc. Elle entoura sa chaînette autour de son fin poignet droit, histoire de ne pas le perdre si par mégarde elle le lâchait, et s'enfonça dans l'obscurité peu rassurante de l'endroit.

La jeune fille entendait les bruits de lutte d'Isanagi, qui n'avaient rien d'agréable. Mais ça lui glissait dessus sans vraiment la toucher. Ca ne l'intéressait pas et elle n'imaginait pas à quoi correspondait tel son ou tel son. Elle se focalisait sur le pendule et les alentours immédiates. Par où aller, qu'est-ce qu'il indiquait, est-ce qu'il y avait une présence en face d'elle potentiellement dangereuse ? Ca, c'était important. Et elle se tenait prête à utiliser son contrôle des limites pour esquiver un éventuel assaillant. Elle comptait bien sortir vivante de ce trou, n'en déplaise à son coéquipier et aux créatures malsaines des lieux.
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Ven 18 Jan 2013 - 17:26
Ok

Sans rien rajouter, Léa lui avait répondu ce petit « ok ». Était-elle stressée par la situation ? D'avoir un petit pendule qui lui indiquait une voie tout à fait aléatoire ou à peu près ? Bien entendu, il fallait qu'elle fasse comme si il n'y avait pas de monstres et un Dieu entrain de se battre juste derrière elle. Pourquoi pas, c'est sympa comme situation. Isanagi envoyait ses quelques piliers s'enfoncer dans les gueules et membres belliqueuses, histoire de les ralentir, enfin, légèrement. Il ne voulait pas utiliser son quatuor, ça ne servirait à rien, et si jamais il devait « augmenter » la taille de ces colonnes, la prison subirait de forts dégâts et ce serait peu recommandable. Courbant le dos pour éviter une attaque d'une de ses créatures, il se releva aussi sec pour lui asséner un rapide coup de poing qui s'enfonça férocement dans la poitrine de celui-ci. Levant la créature à la force de son bras, il l'a jeta plus loin tandis que les autres arrivaient tout aussi vigoureusement. Puis, d'un seul coup, une idée lui vint à l'esprit. Poing contre la paume de sa main, il se concentra dans l'action et fit apparaître...une réplique de son élève qui courait juste devant eux en ce moment même. La même silhouette, chevelure, vêtements, etc, à un détail près. La prunelle de ses yeux étaient rouges vifs. Court répit mais le Dieu rattrapa Léa, la vraie, tout en regardant le spectacle que les créatures allaient concocter à cet « homonculus ». C'était parti, chaque créatures venaient de saisir le clone et commençait à lui arracher les bras, les jambes, dévorant ardemment les mets qui se présentaient à eux.

Le sang giclait éparse, sur les murs, le plafond, dans un brouhaha plus que sadique. Isanagi poussait son élève un peu plus, lui faisant signe de ne pas regarder en arrière. Vint le tour de la tête dont une créature avec le bandage « décapitation » venait d'arracher d'un coup sec.

* Ils ont bons appétits dis donc ces bougres, la pauvre clone de Léa n'aura pas fait long feu mais ça va, ça nous a permit une petite diversion, pas envie de tous me les coltiner *

Il redirigea sa tête droit devant, observant le déhanché de son élève, pendule à la main, regard sérieux et concentré à l'extrême. Malgré la situation, il souriait et claquant des doigts, cette manière qu'il aime tant utilisé, il fit construire un mur annexe au couloir afin de troubler les ennemis voraces. Pourquoi ne pas le faire avant ? Nous le saurons pas quoiqu'on pouvait avoir une pensée à l'idée du spectacle du « clone ». Bref, à présent, Isanagi rattrapait la petite et posait sa main d'un coup sec sur son épaule, rapprochant ses lèvres d'un de ses oreilles.

Tu peux arrêter de courir à présent, alors, ça fait du bien de faire du sport ? Tu as trouvée la voie que le pendule indiquait j'espère ? Que je ne me sois pas sali les mains pour rien.

Attrapant un mouchoir dans son trois-quart, il essuya ses mains tachées de sangs. Son regard ténébreux vint se poser sur la chevelure de Léa qui était scindé en deux parties bien colorées et distinctes. Le rouge et le bleu. Se frottant le menton, il ne put s'empêcher de penser, d'un ton impassible, ceci :

* Ça fait moche *

Bref, où en était-il à présent ? Léa avait réussit à les guider correctement ? Sans trop s'attarder sur les pensées du coin ou nous ne savons quoi ? Fallait que cette petite montre un peu de quoi elle était capable, telle était l'observation du Directeur qui reprit sa cigarette en bouche pour en taxer quelques bouffées enthousiastes.
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Lun 21 Jan 2013 - 12:04
Heureusement pour Isanagi, Léa était totalement concentrée sur sa tâche, ignorant ce qu'il fabriquait derrière elle. Tant qu'il retenait les monstres, ça lui convenait. Alors elle ne vit pas la vile manipulation de son image, ni ce que son pauvre clone devint bien vite. Elle se contenta de suivre les indications du pendule, en restant attentive à son environnement pour éviter d'être prise par surprise. Lorsqu'elle sentit le directeur la rejoindre, et pire encore la pousser, elle grogna. C'est bon, elle allait vite, pas la peine de la stresser plus que ça ! De toute façon plus rien ne l'atteignait maintenant, le plafond pouvait bien s'écrouler avec une armée de dinosaures qu'elle réagirait froidement et simplement. Les questions et la surprise plus tard, peut-être. Elle nota à peine la "sécurité" qu'Isanagi plaça derrière eux.

Par contre, elle n'apprécia pas du tout qu'il la touche et se retourna d'un bloc vers lui en le fusillant du regard. On n'y voyait pas sa colère foudroyante habituelle réservée au directeur, au contraire, c'était des yeux glacials et dépourvus de toute chaleur émotive. Le jaune de ses iris renforçait l'impression d'avoir un prédateur cruel et sans scrupules devant soi. Si elle l'avait voulu, elle aurait attaqué son "compagnon" de mission sans la moindre hésitation. Mais ça n'aurait pas été très utile pour avancer, et de toute façon elle n'en avait pas les capacités. Elle se contenta du regard, supportant vaillamment son blabla inintéressant, avant de répondre d'une voix tout aussi froide que ses yeux.

- Ne me touchez pas. Oui j'ai trouvé.

Se détournant pour se dégager, la jeune fille reprit sa progression en marchant cette fois. Elle se moquait bien des mains salies d'Isanagi, alors qu'elle avait la moitié des cheveux et de sa tenue pleine de sang poisseux. Heureusement qu'elle avait natté sa chevelure, au moins c'était pratique pour courir et ça retenait un peu le liquide. Suivant les indications du pendule, elle s'arrêta devant une lourde porte en bois. Elle inspira un bon coup, puis baissa ses barrières pour sentir s'il y avait quelque chose de l'autre côté ou pas. Bien sûr elle eut droit aussitôt aux pensées du directeur mais elle les ignora sans trop de mal. Il y avait bien plus important que lui.

Elle sentait les étranges pensées malsaines de l'endroit, qui semblaient suinter des murs, mais sans trouver de source particulière. Quant à ce qui se trouvait peut-être derrière la porte... elle ne captait rien de plus, seulement des murmures à la frontière de sa perception, ce qui était plus flippant finalement. Mais peu importait, elle s'était immunisée temporairement contre la peur. Puisqu'apparemment il n'y avait rien, ou du moins pas d'être pensant très proche, elle prit sur elle pour ouvrir la porte. Mieux valait qu'Isanagi reste derrière pour couvrir leurs arrières, au cas où les monstres les rejoindraient.

Une salle immense les accueillit dans un silence presque religieux. Déserte, il n'y avait aucun meuble d'aucune sorte, seulement un carrelage travaillé, bien qu'abîmé par endroits, et aucune autre sortie ou entrée. Aucune fenêtre non plus d'ailleurs. L'endroit semblait très ancien, les décorations des murs tombaient par endroits en lambeaux, mais ce qui attirait inexorablement l'oeil était le plafond. Courbé, il pouvait faire penser à une coupole, si l'on ignorait les nombreuses déformations qui s'étalaient un peu partout. Autre particularité qu'on ne manquait guère de remarquer : toute cette surface était recouverte de miroirs, enchâssés les uns dans les autres comme des écailles de reptiles. Ils renvoyaient l'image de la salle dans sa totalité.

Entrant avec prudence, Léa observa les lieux, méfiante. Le pendule s'affolait totalement, apparemment la chose qu'ils cherchaient devait être ici ou pas loin du tout. Mais elle ne voyait rien de particulier, pas de meubles où chercher. D'ailleurs quelle taille avait cet artéfact ? Elle ne savait même pas quelle était son apparence... pratique pour fouiller tiens. Levant les yeux, elle regarda le plafond et son propre reflet, déformé par les irrégularités des miroirs. Contrairement au reste de la pièce, ils étaient parfaits, sans aucune rayure ni dégradation. Et les murmures qu'elle captait lui donnaient l'impression de venir d'eux. Pourtant il n'y avait qu'Isanagi et elle là-haut. C'était très bizarre...

- A quoi ressemble votre artéfact ?

Ce serait bien de le savoir quand même. Tandis que le directeur répondait - ou pas - l'image de la salle reflétée par les miroirs se mit légèrement à trembler. Des ondes la parcoururent tout doucement, sans aucun bruit, indécelable si on ne les regardait pas. Et puis subitement une tête hideuse apparut au milieu du plafond. Dotée d'un unique oeil blanc entouré de filaments de chair putréfiée, elle s'approcha, grandissant rapidement, jusqu'à ce qu'on puisse apercevoir les hideuses tentacules entourant son cou et ses épaules. Ses dents crochues, que nulle lèvre ne couvrait, claquèrent contre les miroirs. Et puis, le plus naturellement au monde, la créature surgit du plafond pour bondir sur ces proies qui osaient le narguer chez elle. Immense, faisant bien 3 mètres de haut si ce n'est plus, la chose avait une vague allure humanoïde. D'autres tentacules sortaient de son bras droit, nombreuses et extrêmement rapides, d'où suintait un liquide opaque, probablement de l'acide ou du poison. Le reste du corps était musclé, et toute la chair apparaissait en mince filaments gluants.

Au dessus, les miroirs continuaient à trembloter, et des ombres s'approchaient, comme pour observer la scène. Ou peut-être la rejoindre. Ca craignait.


Quelques n'images pour le fun : la salle (en version propre on va dire xD), ce cher Nemesis (viens faire un câlin !), et la version "en entier" (miam les tentacules !).
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Mar 5 Fév 2013 - 16:28
Une petite fumée s'échappait de la cigarette tandis que notre cher Isanagi filait avec silence sa charmante élève. Elle semblait bien se débrouillée cette petite maintenant. Même si le regard qu'elle lui avait adressée auparavant ressemblait à celle d'un démon avide de pulsions meurtrières, ce n'était pas bien grave. Ils se plantèrent devant une porte massive aux décorations très archaïques. Étonnement, ce fut Léa qui ouvrit la porte, sans broncher, ni avoir une quelconque réaction, elle prenait vraisemblablement des initiatives et c'était peut-être un plus. Ils finirent par se planter au milieu d'une salle hermétiquement fermée. Pas de fenêtres, pas d'autres portes que celle antérieurement passée, rien d'autre. A part un plafond s'accommodant d'innombrables miroirs plus ou moins en états. La pendule que la jeune demoiselle avait dans ses fines mains s'affolaient à son maximum. Signe que l'autre moitié de l'Artéfact n'était plus très loin. Il allait finalement parler quand Léa lui coupa l'herbe sous le pied avec une phrase aussi tranchante qu'une lame de rasoir :

A quoi ressemble votre artéfact ?
C'est une moitié de tête de cobra incrusté d'un topaze si tu veux tout savoir et on y est presque à voir comment le pendule s'affole ! - Disait-il avec une teinte de joie entremêlée d'excitation.

On pouvait voir dans les reflets des miroirs, les visages des deux protagonistes perplexes. Perplexes sur la cachette de l'artéfact. Léa semblait capter des pensées, à en voir son visage froncé, dubitatif et le directeur se mettait aussitôt en garde. Il n'avait pas tort, les miroirs se mettaient à trembler et en leurs milieux apparaissait un monstre digne d'une créature du mythe de Cthulhu. Avec son unique oeil exorbitant où jaillissait des veines monstrueuses, c'en était écoeurant à un point. Le Directeur affichait même un visage grimaçant en voyant cette chose apparaître. Puis vint le reste de son corps, un ensemble humanoïde renchéris de tentacules vibrantes, palpitantes extérieurement. On aurait dit un cadavre dévoré par les vers, asticots et autres parasites en tout genres. Sauf que ce cadavre avait une vigueur tout à fait normale si ce n'est qu'une bonne odeur pestilentielle qui l'accompagnait également. C'était vraiment dégueulasse.

En voilà un ennemi bien dégueulasse, il nous sort tout droit d'un conte de Frankenstein ! - Ajoutait-il avec une pointe d'humour tandis qu'elle faisait sa chute.

En un éclair, quatre sphères argentées apparurent au-dessus de leurs têtes, prenant un aspect de plafond métallique épais de quelques centimètres. Un splash retentit tandis que le directeur fléchissait le genou sous le poids de la créature. Il avait bloqué cette bête au bon moment, qui sait s'il était tombé sur eux avec une gueule arborant d'aussi jolies dents pointues. Dans un rapide premier temps, écarter l'élève afin qu'il puisse combattre cette chose correctement. Il leva l'une de ses jambes comme dans un jeu d'équilibre et poussa avec son pieds l'élève qui l'écarta en dehors du faux plafonds qu'il avait créer.

*Je t'écarte un peu pour pas que tu me gênes, ne m'en veux pas hein*

Le plafond créer par la manipulation matérielle se referma sur le tentacule-man tandis qu'Isanagi le plaqua contre le mur. Un bruit, un gloussement, retentissait et dans la "cage" que le Dieu avait créer, une main asticotante apparaissait. Cette enflure de bestiole passait outre l'épaisse couche pour ressentir, la tête suivait également le même mouvement. Resserrant son corps en une fine silhouette, il se glissa hors de la cage, refaisant face au Directeur.

Tu es bien coriace dis donc ! Je vais devoir m'y mettre un peu plus.

La cage matérielle se reformait en quatre sphères arborant des scies à quelques endroits. Puis, en voyant le trou dans le plafond, une idée vint à l'esprit d'Isanagi. L'Artéfact devait, sans aucun doute, se trouver dans le plafond. D'une rapidité incroyable, il se tourna vers Léa, un léger et discret sourire au visage. Il l'a pointa du doigt tandis que le sol se mettait à trembler sous les fesses de son élève.

* Vas mon enfant, vas rechercher l'artéfact dans le plafond ! *

Et une colonne soulevait l'élève vers le ciel, vers le plafond. La faisant disparaître dans le plafond, en quête de l'autre moitié de l'objet. Si jamais elle le trouverait, elle n'aura qu'à crier. Oui afin de montrer une petite phase de sa personnalité plus féminine que celle qu'elle lui avait montrée jusqu'à présent. Il se retourna vers l'asticot et lui balançait :

A nous deux maintenant espèce d'asticot géant !
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Jeu 21 Fév 2013 - 10:47
Miracle, Isanagi répondit à sa question. Remarque il avait intérêt s'il voulait qu'elle trouve son fichu artéfact. Une moitié de tête de cobra hein... charmant. Mais bon plus rien ne pouvait la toucher à l'heure actuelle, alors peu importait au fond. Le pendule s'excitait à un point impressionnant, à croire qu'il essayait de s'envoler en s'agitant comme ça. Mais il n'indiquait pas précisément où chercher. Léa observa la pièce. Elle n'était pas immense, et ne présentait aucun meuble. Pas de tiroir où trouver l'objet donc. Peut-être sous les dalles abîmées du carrelage ? Ou il y avait peut-être une cachette secrète derrière un panneau coulissant ? Difficile à dire.

Quant au plafond, ces miroirs étaient plus flippant qu'autre chose. Les murmures de pensées qu'elle captait semblaient venir de là, mais il n'y avait rien de visible. Des esprits ? Tout était possible ici après tout. La réponse lui vint vite à l'apparition de l'immonde créature qui la fit reculer par pur instinct de survie. Cette chose avait des idées bien peu agréables en tête, et des images qui donnerait des hauts-le-coeur au plus démoniaque des psychopathes. Si elle n'avait pas déjà barricadé son esprit, l'apprentie déesse aurait sûrement réellement pété un câble, probablement sans espoir de retour. Même Isanagi semblait toucher un minimum par cette chose, à en juger par sa grimace. Mais là, elle voyait ces pensées comme des indications à prendre en compte pour le combat qui ne manquerait pas de leur tomber dessus.

La jeune fille ne s'embarrassa pas de commentaires, contrairement au directeur. Sans doute était-ce sa façon de protéger son propre esprit pour ne pas devenir dingue, qui sait. Le plus important était qu'il agissait, invoquant des sphères argentées formant une espèce de deuxième plafond, qui accueillit la créature. Isanagi ne s'embarrassa pas d'explications et lui fila tout simplement un coup de pied pour l'écarter, quelle galanterie ! Léa l'aurait foudroyé du regard en temps normal, mais ce n'était guère l'heure pour ça. Elle s'éloigna d'elle-même bien plus vite pour quitter l'ombre du faux plafond, ignorant la pensée reçue de son coéquipier.

Si lui s'occupait du monstre, elle avait autre chose à faire. Trouver ce fichu artéfact et se barrer vite fait bien fait de là. Elle jeta un coup d'oeil au combat, qui aurait pu vite se terminer si la créature n'avait pas réussi à se faufiler hors de sa prison métallique. Pas de bol. Enfin au moins ça occuperait Isanagi le temps que Léa trouve elle-même quoi faire. Sauf que la jeune fille n'était pas sortie des pensées du directeur, loin de là, et elle sentit avec appréhension le sol trembler sous ses pieds. C'était quoi encore ce truc...

- Vous aurez ma seconde mort sur la conscience.

C'était une réponse comme une autre, dite d'un ton extrêmement indifférent, dénué de toute émotion. Une simple observation scientifique, aussi froide que le verre des miroirs du plafond. Parce que, certes, l'apprentie déesse était devenue provisoirement le parfait petit soldat qui agit sans se laisser toucher par les horreurs qui lui tombent dessus, mais elle n'en restait pas moins consciente de ce qui se passait. Se faire embarquer comme ça dans un plafond rempli de créatures hostiles, insensible à tout ou pas, ça restait du suicide assisté. Elle avait peu de chances de ressortir de là en bon état, ni en vie.

Mais soit Isanagi s'en fichait, soit il n'y avait même pas pensé et considérait qu'elle s'en sortirait toute seule. Ahah. La pauvre élève se retrouva donc brusquement arrachée au plancher pour être soulevée jusqu'au plafond, puis de l'autre côté. Qui n'était pas mieux. Le "sol" de cette nouvelle pièce était transparent, donnant sur celle du directeur, mais le reste n'avait plus rien à voir. Elle débarquait dans un paysage totalement sombre, qui semblait immense, aussi vaste que les plaines de l'extérieur, au ciel ténébreux qui ne laissait rien voir au delà de la lumière émanant des miroirs. Bon ça encore ça passait, elle n'avait pas spécialement peur du noir. Mais la vie, si l'on pouvait dire ça, qui régnait ici posait problème. Parce que, même si toutes les bestioles présentes étaient plus petites que celle d'Isanagi, elles restaient bougrement nombreuses, décharnées et avides de chair fraîche. Leurs pensées étaient on ne pouvait plus clair sur leurs intentions envers Léa.

Bon... puisqu'elle était là, autant tenter le coup. Quitter à crever, mieux valait que ça ne soit pas en restant plantée sur place, à attendre les coups de crocs de ces choses. Elles avaient un petit air de ressemblance avec les goules de la forêt tiens, en plus putréfié et squelettique. La chair qui retenait leurs os se résumaient à un mince filet élastique, qui semblait prêt à lâcher à chaque instant. Ca pouvait lui servir. Concentrant son contrôle des limites, l'apprentie déesse se mit maladroitement en garde, toujours pas douée en combat, et agit dès que la première pensée lui parvint. Cette créature là allait lui sauter à la gorge. Elle bougea au quart de tour, son agilité augmentée par son pouvoir, et utilisa la tranche de sa main pour frapper la chose à l'épaule, juste à la jonction du peu de chair qu'elle avait. Elle sentit la matière s'écarter sous le coup, comme si c'était réellement un élastique. Un poil plus de force avec son contrôle des limites et la lanière putride claqua net. L'épaule de la chose se détacha du corps pour tomber au sol dans un bruit sec.

Léa n'attendit pas pour bondir en arrière. Une contre une, ça pouvait le faire. Mais il y en avait des dizaines ici, et si leurs pensées l'aidaient à réagir, elles étaient nombreuses au point qu'elle allait vite être submergée, autant physiquement que psychiquement. Il lui fallait ce foutu artéfact. Heureusement, elle n'avait pas lâché le pendule, qui s'agita plus que jamais sur sa droite. Elle aperçut alors une de ces créatures un peu plus massive qui s'avançait, avec contrairement aux autres une décoration : un bout de tête de serpent sur la sienne, enfin ce qu'il en restait. C'était ça ? Juste ça ? Didju...

Une douleur à l'avant-bras gauche ramena l'élève sur terre, ou plutôt sur l'enfer où elle se trouvait. Une créature lui avait planté ses crocs dans la chair et le sang lui giclait à la figure. Sans une once d'émotion, Léa lui envoya un coup de genou dans la cage thoracique, avec un petit coup de boost au passage. Les os volèrent en éclats, heureusement ils n'étaient guère solides, rongés par le temps et l'emprisonnement. Elle dut tout de même donner un autre coup dans la tête de son adversaire pour qu'enfin son bras soit libéré. Ca piquait, mais basta, elle verrait plus tard. Attirée par la nourriture, plusieurs créatures attaquaient. La jeune fille parvint à en repousser une d'un coup de pied maladroit, et esquiva de peu une autre, mais la troisième lui cogna brutalement dedans et la plaqua au sol. Se penchant vers la gorge alléchante, elle allait y planter ses crocs, mais un choc violent lui explosa le crâne sans autre forme de procès et Léa se releva bien vite, un fémur à moitié brisé dans sa main libre. Après tout hein, autant utiliser les armes qu'on a à portée, même si un coup signifiait l'exploser dans la foulée.

Elle ne tiendrait pas longtemps comme ça cela dit, et la migraine commençait à obscurcir sa vision périphérique. Repérant à nouveau la créature à l'artéfact, Léa concentra autant que possible son contrôle des limites et se faufila jusqu'à elle pour lui filer un bon coup de fémur dans la tête. Mais la chose était plus grande qu'elle, et plutôt rapide. Elle ne toucha qu'un bout de côte flottante, ce qui eut le mérite de déstabiliser le mouvement de son adversaire : ses doigts crochues se plantèrent dans l'épaule de l'apprentie déesse au lieu de la poitrine. Ce qui fit tout aussi mal, mais était moins mortel. Léa serra les dents et profita d'avoir involontairement coincée la chose entre ses propres os pour lui refiler un coup aussi puissant que possible vers la colonne vertébrale. Son arme improvisée vola en éclat, ainsi qu'une partie de sa cible. Les os n'étaient pas totalement brisé, mais assez pour faire tomber la créature, qui retira ses griffes dans le mouvement, arrachant un cri de douleur à l'élève.

Pas le temps de reprendre ses esprits cela dit. La chose n'était pas vaincue, loin de là, mais ce n'était pas le but de Léa. Laissant tomber le pendule, qui ne lui servait plus à rien, elle agrippa le bout de tête de cobra vivement et tira. L'objet vint sans aucune résistance, youpi un peu de chance pour une fois, et elle se hâta de retourner à la colonne d'Isanagi, bien visible dans cette pagaille. Les autres créatures ne comptaient pas rester inactives, mais peu importait. Utilisant sans état d'âme son contrôle des limites, la jeune fille augmenta sa vitesse autant que possible, quitte à finir dans les vapes après, et parvint à esquiver en grande partie ses adversaires, récoltant quelques griffures plus ou moins profondes un peu partout. Ses fringues étaient définitivement foutue. Elle rejoignit enfin la colonne d'Isanagi, inspira un bon coup et hurla pour se faire entendre.

- JE L'AI, FAITES-MOI DESCENDRE !

Là encore, il ne s'agissait que d'une information à transmettre, à un volume plus important, avec juste un certain essoufflement dans la voix. C'est qu'elle avait mal à son bras gauche, mordu sévèrement par une bestiole, sans compter l'épaule juste au dessus dont les muscles avaient été violemment transpercés. Restant contre la colonne afin d'éviter qu'on ne l'attaque dans le dos, elle faisait face aux créatures qui se préparaient à lui sauter dessus. Là, elle n'avait plus aucune chance. Le contrôle des limites l'avait vidée, elle n'avait plus d'énergie, et les pensées de tout ce monde lui embrouillaient l'esprit. Si le directeur ne la récupérait pas tout de suite, elle y passait.
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Sam 2 Mar 2013 - 15:26
Bien, Léa était tumultueusement montée à l'étage supérieur afin d'y découvrir l'artéfact que le directeur convoitait tant. Reprenant sa concentration immédiatement, Isanagi fit face avec un sourire un fifrelin sadique et éteignit dès lors sa cigarette pour la placer en sécurité dans la poste de sa veste. Le "mutant" gluant reprit sa forme humanoïde en contractant chacune de ses veines qui laissaient apparaître quelques bulles d'airs. Le visage renfrogné, le Dieu se mit en garde, gracieusement, et leva en un instant les quatre sphères matérielles en l'air. La bête, aussi niaise soit-elle, leva sa tête monstrueuse vers le ciel, laissant une ouverture béante à son adversaire.

* Il est con ou quoi !? *

Il ne fallait, bien évidemment, pas plus de temps pour qu'une colonne de pierre s'encastre dans le ventre du l'abomination. Les sphères étaient une partie de la feinte mise en place par le stratège. En effet, il était tombé dans le piège et avait relevé son regard vers les sphères, ne faisant pas gaffe à ce qu'il se passait devant lui. Et bien entendu, la colonne écrasa le ventre en un rien de temps, la transperçant sans vraiment de difficultés. Les sphères prirent une nouvelle forme pendant ce temps-là - celle d'épées bâtardes - et allèrent l'achever en se plantant dans la chaire putride ornant le sommet du crâne arriéré.

Bon débarras ! Elle en est où la petite Lé...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que l'adversaire en charpie reprenait une nouvelle fois sa forme. Les morceaux se chaires rampaient tels des asticots sur le sol pour former, un bras, une jambe puis la tête. Le Directeur pestiférait dans sa barbe de trois jours et son regard devint en un instant sombre et transcendant. L'Asticot humain attaqua ! Étirant son bras vers Isanagi, il le saisit sans aucun mal à la gorge et commençait la pression de ses doigts mal raccommodés. C'en était trop pour le Dieu de la création et il ne pensait avoir à utiliser l'un de ses pouvoirs d'élites. Ces pouvoirs acquis il y à quelques mois seulement...contre un énergumène pareil, c'était révoltant mais il n'avait plus le choix. D'un claquement de doigts, un espace entre les deux "êtres" apparut. Un espace mêlé de tensions et d'éclairs, la pression de la main sur la gorge du Directeur se relâcha tandis qu'il donnait un coup de pied pour le basculer dans la dimensions des grondements. En contre-partie, il ne pourrait plus utiliser certains acquis de son domaine mais ce n'était pas vraiment grave pour le coup.

* Essaies d'éviter les petits éclairs mon gaillard, je vais te cramer jusqu'à ce que tu ne puisses plus réapparaître *

La nouvelle "cage" dimensionnelle fit disparaître l'asticot géant dans une dimension où de puissants éclairs vous tombent dessus sans crier gare. Malheureusement, il ne pouvait maintenir cela que pendant cinq minutes mais avec cette créature, ça suffirait largement. Des cris glauques retentissaient sans qu'on puisse réellement savoir d'où ça venait. Le Directeur rallumait alors sa cigarette lorsqu'il entendit sa douce et chère élève crier au-dessus de sa tête. Il l'a fit redescendre rapidement et vint la récupérer dans ses bras. Elle semblait épuisée mais elle tenait l'objet tant convoité de la mission. Le visage d'Isanagi reprit une expression plus calme tandis que la dimension déployait le cadavre fumant de la monstruosité. Lui aussi avait été vidé de son énergie mais il tenait tout de même à demander à Léa comment elle allait :

Est-ce que tu peux encore marcher ? Tu as réussie, c'est bien mais au vu de ton état, nous ferions mieux de rentrer n'est-ce pas ? Je pense pouvoir utiliser la téléportation fumante de ma chère cigarette mais je ne sais pas si j'attendrais l'autre coté de la porte du Tartare, ça m'étonnerait mais qui ne tente rien n'a rien.

Ainsi donc, il se concentra une nouvelle fois et la fumée de sa cigarette s'intensifiait jusqu'à les englober totalement. En un instant et avec une étrange sensation sans doute pour Léa, ils se retrouvèrent en dehors de la "prison" là où les bras putrides avaient essayés d'attraper l'élève à moitié vidée de son énergie...
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Dim 10 Mar 2013 - 11:12
Alors que les créatures bondissaient sur Léa, griffes et crocs dehors, la colonne de terre descendit brusquement. Les bestioles passèrent juste au dessus et s'éclatèrent plus loin en criant, frustrées d'avoir manqué leur cible. Laquelle grimaça quand le directeur la récupéra. Son épaule didju ! Toute la partie gauche de son corps était noyé de sang. Sa veste en jean se présentait en lambeaux, et son débardeur en dessous avait laissé tomber son bleu nuit pour prendre un beau rouge écarlate. Isanagi avait intérêt à lui rembourser les fringues ! Ca se trouvait pas facilement ces machins.

Elle gesticula pour qu'il la lâche, et surtout arrête de toucher à son épaule et son bras massacrés. Ca faisait mal. Un bruit attira son attention, et, au milieu de sa vision floutée par ses efforts psychiques, elle aperçut une forme fumante sortant de nulle part... la grosse bestiole ? Sûrement. Peu importait de toute façon. Tant que c'était hors service, ça roulait. Et le directeur qui faisait ses observations vachement pertinentes... pour le coup il parvenait à nouveau à l'agacer malgré sa carapace.

- Nous aurions surtout mieux fait de ne jamais venir ici. Et lâchez-moi !

Elle se sentait vraiment capable de l'étriper sur place de sang froid. Enfin, si son corps en avait été capable. Pas de bol c'était loin d'être le cas. Et pour changer, elle finissait encore en morceaux au cours d'une mission avec Isanagi. Là c'était sûr, la prochaine fois, si ça devait arriver à nouveau, elle l'enverrait balader avec joie, peu importait les conséquences. Grimaçant à cause de la douleur de son épaule et bras gauches, elle toussa entre ses dents quand la fumée les entoura complètement. C'était quoi encore ce bordel...

Au dessus d'eux, les créatures commençaient déjà à se faufiler dans la pièce, bien décidées à quitter les miroirs pour reprendre leur déjeuner. Mais elles furent à nouveau frustrées quand, en traversant enfin l'étrange passage, elles ne trouvèrent qu'un peu de fumée sans rien d'autre à manger. C'était pas leur journée. La jeune fille dut fermer les yeux pendant le "transport". Sa tête lui tournait déjà méchamment, elle n'arrivait plus à bloquer son domaine divinatoire, la migraine lui explosait le cerveau et enfin la douleur de son corps n'était pas mieux. Quelle joie ces missions, vraiment. Repos éternel, ouais tu parles, Atios avait bien raison de dire qu'ils s'étaient bien faits arnaquer dans l'histoire.

Lorsqu'enfin la sensation désagréable se calma, Léa hésita à rouvrir les yeux. Elle n'avait guère envie de découvrir encore une nouvelle horreur ou un nouvel adversaire. Mais son fichu pouvoir lui disait qu'il y avait encore du danger dans le coin, et, aussi crevée qu'elle était, ses réflexes de survie fonctionnaient toujours. L'instinct qui lui disait de se battre jusqu'à la fin. Elle finit donc se faire une raison et releva les paupières. Le monde était toujours flou, mais elle reconnut quand même le ciel de "l'extérieur" si l'on pouvait dire des lieux. Un rouge pareil, ça se ratait pas. Ni les pensées malsaines qui s'installèrent dans sa tête. L'espèce d'orage aux bras géants ne devait pas être loin.

Mais contrairement à tout à l'heure, Léa avait fichu sa peur à la poubelle. Et elle était épuisée. Agacée aussi. Elle ne voulait qu'une chose : se reposer en oubliant ce crétin de directeur psychopathe sadique qui s'éclatait à la mettre dans des situations mortelles. Et qui amplifiait sa migraine à penser. Agacée par tout ça, l'apprentie déesse ne put s'empêcher de gueuler.

- Va t'éclater ailleurs saloperie de bas étage à tronche de Babybel ! On a pas que ça à faire nous, dégage !

Ca ne servait à rien, mais ça lui faisait du bien. Quitte à finir en morceaux, autant se lâcher avant. Et puis, si ça se trouve, avec un peu de bol, la créature se nourrissait plus de peur qu'autre chose. Sans ça, elle irait voir ailleurs. Pour une fois, ça serait bien d'avoir un chouilla de chance... juste un chouilla... et qu'Isanagi la lâche bon sang, elle était pas encore morte, elle pouvait marcher !
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Jeu 14 Mar 2013 - 15:02
Le directeur était parvenu à se téléporter avec la douce élève aux habits si rouges écarlates. C'était déjà un soulagement de quitter la pièce précédente, même s'ils se retrouvaient dehors, sous le ciel "dangereux". Fronçant légèrement les sourcils, Isanagi scruta l'horizon désertique à la recherche de la "porte" du Tartare. Rien en vu et déjà les grondements sinistres reprenaient. Passant en dehors des grillages de la prison, il marchait, toujours en maintenant soigneusement sa disciple, vers le point de départ. Un hurlement atroce déchirait alors le ciel et les bras putréfiés refirent leurs charmantes apparitions. Puis, étonnement, suivit le buste et la tête du la créature. Courbée vers l'avant, elle sortit la moitié de son corps, ses bras, mains se posant sur le sol pour lui assurer un maintient gargantuesque. Des yeux rouges, exorbités, un visage dévoilant un visage tuméfié où une partie d'une joue se creusait pour montrer ses crocs pointues et pourries. Isanagi ne bougeait plus mais maintenait la moue silencieuse tout en l'a voyant se rapprocher d'eux.

Alors comme ça, tu as récupéré l'artéfact...Très bien, je vois ce que tu caches...Dans ce cas, files-moi la catin et je te laisse partir.

Son index monstrueux allait caresser la chevelure de Léa. Esquissant un sourire sadique et pervers, il semblait impatient de l'avoir. Isanagi semblait réfléchir ironiquement et finit par répondre, d'un ton ferme :

Non, je ne t'a laisserai pas. J'ai l'artéfact et il me semble que tu respectes Jhoken non ? Tu devrais satisfait que je puisse le libérer non ? Alors laisses-nous repartir. J'ai l'autre moitié en plus alors vires tes sales pattes de mon élève compris ? Elle est plutôt intéressante et elle a un très bon potentiel, je ne te l'a laisserais sous aucun prétexte.

Bien, j'ai compris. Je vous laisse partir dans ce cas.

Il reprit alors son stade initial : Son orage de sang. Et la porte du Tartare apparut juste en dessous de lui tandis qu'Isanagi laissa un sourire satisfait s'échapper. Il jeta un coup d'oeil à Léa pour voir sa réaction puis s'avança vers la porte qui s'ouvrit sans leurs faire passer de quelconque test. Les pieds à présent sur le plancher, la porte disparut derrière eux en laissant un rire sinistre résonner. Le Dieu de la création posa alors son élève sur le sol et "dégaina" sa cigarette pour souffler un peu. De son zippo s'échappait une gerbe de flamme qui rallumait la clope s'étant éteinte. Deux bouffées aspirées, il rejetait tout en soupirant.

Nous en avons finis avec cette mission hein. On s'en mieux que la dernière n'est-ce pas ? Au fait, tu voudras avoir de nouveaux vêtements ? Je pourrais t'en envoyer si tu le désires. Tu sais que parfois tu me fais penser à ma fille ? Tu l'as déjà rencontrée ? Enfin bref, j'espère que tu n'as pas eu trop peur du Tartare, au moins, tu auras vécu l'une des plus grandes frayeurs qu'il puisse exister !

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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Jeu 21 Mar 2013 - 12:59
Sa vision était floue, mais Léa distingua tout de même la forme vague de "l'orage" qui se matérialisait. Quelque chose lui disait qu'elle aurait dû avoir peur, que ce n'était pas normal de rester comme ça, à presque s'en foutre. Mais bon, était-ce si grave que ça... non, sans doute pas. Même lorsque que la chose parla, accompagnée par toutes ses pensées à faire pâlir un camionneur pervers, elle resta de marbre, épuisée. Elle aurait bien répondu quelque chose de cinglant à cet abruti rougeâtre, mais elle préférait garder le peu de force qu'elle avait pour se défendre s'il attaquait. Qu'au moins elle fasse un peu de dégâts avant d'y passer.

Parce que bien sûr elle trouvait tout à fait plausible qu'Isanagi la laisse là. Après tout il avait obtenu ce qu'il voulait, il n'avait plus besoin d'elle. En bon soldat, l'accomplissement de la mission passait avant tout le reste, donc il valait mieux abandonner le boulet qui ne servait plus afin de sauvegarder l'artéfact. Du moins c'est ce qu'elle aurait fait pour sa part, sans une once d'hésitation ni de remords. Mais elle n'avait pas tous les détails de l'histoire, et ne pouvait donc pas choisir la meilleure solution. Le directeur si apparemment. Jhoken... c'était le type sur le tableau dans le Tartare. Isanagi voulait le libérer ? Donc il était emprisonné quelque part, sûrement pour une bonne raison. Et si sa libération rendait l'orage bizarre content... ça n'était certainement pas une bonne chose.

Mais ça permettait apparemment qu'elle s'en sorte en vie une nouvelle fois. En sale état, certes, mais vivante quand même. Ca semblait presque trop facile... sauf qu'elle ignorait ce que tout cela allait engendrer, et trouvait que c'était mieux comme ça. Elle ne voulait pas vraiment savoir ce que le directeur préparait. Quand elle irait mieux et serait calme, elle trouverait tout cela mauvais et voudrait voir ce qu'il en était, mais ce serait trop tard.

La jeune fille attendait la suite, calme. La douleur dans son corps irradiait méchamment, alors elle préférait ne pas trop bouger finalement. Et elle n'avait rien à dire de constructif. La porte flippante qu'ils avaient empruntée apparut devant eux. Normal. Pas chercher à comprendre. Tant que ça menait à la sortie, c'était très bien. Et, mieux encore, elle disparut une fois qu'ils se retrouvèrent dans l'hôtel. Léa retrouva le plancher des vaches et s'appuya avec la main droite contre un mur. Tout son côté gauche était envahi par la douleur, épaule comme bras, difficile de l'utiliser. Ca faisait horriblement mal, et elle était trempée par son propre sang. D'ailleurs la tête commençait méchamment à lui tourner.

Et Isanagi qui se mettait à fumer tranquillement, en papotant, comme si de rien n'était... si elle n'était pas aussi retranchée dans son propre esprit, elle aurait essayé de l'étriper sur place, douleur ou pas douleur. Il lui parlait même fringues... didju !

- Super mieux.

Ahah. C'est sûr, au lieu d'avoir une épaule déboîtée elle en avait juste une transpercée et le bras à moitié bouffé juste en dessous. Génial. Cela dit...

- J'veux bien des fringues. J'ai plus grand chose de portable maintenant.

Quant à la peur... tout dépendait de quand. Il n'y avait pas vraiment plus effrayant qu'ici ? C'était presque une bonne nouvelle. Presque. Parce que Léa n'était pas sûre de pouvoir baisser la barrière qu'elle s'était créée pour ne pas devenir dingue dans cet fichu hôtel. Enfin ce n'était pas vraiment un soucis pour le moment. Pragmatique, elle voulait surtout se barrer d'ici, se faire soigner et dormir.

- Qu'est-ce que j'suis contente d'avoir vécu un truc pareil, ahah. Et on peut retourner à l'académie maintenant ? Pas que je perds tout mon sang et que j'ai besoin d'une dose de morphine à assommer un éléphant, mais quand même...

Remarque elle arrivait à lâcher des remarques acerbes, ce n'était pas si mal. Juste un peu dommage qu'elle lance cela sur un ton plus indifférent qu'autre chose, sans même une réelle colère dans la voix. Qu'est-ce qu'elle voulait que la douleur s'arrêter et pouvoir s'endormir quelque part... le soucis c'est qu'elle ne pouvait pas marcher bien longtemps sans s'écrouler par terre.
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Jeu 21 Mar 2013 - 18:23
Bien, la mission se terminait finalement correctement. Quelques combats, blessures et un artéfact de récupéré, un ! Isanagi, tout en tirant des bouffées savoureuses, sortit la moitié et l'observa avec minutie. Tout les éléments dont il avait besoin pour son plan étaient présents. Léa le fusillait une énième fois de son regard si glacial. Peu importe, il se leva et reprit alors la jeune élève dans ses bras.

Bon aller, ne perdons plus de temps, tu dois aller te faire soigner, tout comme la dernière fois avec Incubus mais là, ça à l'air d'aller mieux. Tu es devenue un peu plus forte, certains auraient sombrer dans la folie avec les atrocités du Tartare. Encore, on est allé directement au but, pas comme si on allait s'amuser à explorer de fond en comble. Bref, j'arrête de parler, tu pourrais avoir la migraine.

Tranquillement et soigneusement, il marchait en direction de la sortie. Le plancher craquait légèrement sous leurs poids mais rien de bien alarmant. La porte d'entrée dépassée, ils se retrouvèrent à l'air libre. L'air si frais et bien meilleur que l'odeur de renfermé. Se retournant une dernière fois, comme pour adresser un discret salut, il vit une silhouette se déplacer près d'une fenêtre à l'étage. Un regard légèrement surpris, il se demandait bien ce que cela pouvait être. Il penserait à envoyer d'autres personnes là-bas, histoire d'élucider les quelques secrets qui pourraient encore y traîner.



Le trajet en bateau s'était déroulé dans un silence récupérateur et encore une fois, Isanagi emmena Léa à l'infirmerie afin qu'elle puisse se remettre d'aplomb au plus vite. L'infirmière fut surprise et en même temps fâchée en voyant une nouvelle fois le même duo qu'elle avait reçu lors de la dernière "mission". Elle mit en place tout ce qu'il fallait pour guérir Léa tandis que le directeur s'en allait sans dire un mot. Elle pestiféra en voyant les blessures mais allait faire de son mieux.

Ah là là, il est sadique ce mec...Et c'est vraiment notre directeur ? Bon aller ma belle, je vais te guérir rapidement...

Ainsi se terminait cette mission des plus périlleuses et horrifiques. Espérons que Léa eut compris la leçon : Ne plus jamais aller en mission avec le directeur...
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Re: Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce] - Dim 24 Mar 2013 - 19:01
Mon dieu, ça m'a pris un temps fou de vous lire ! Sincèrement Léa, un jour tu vas y passer ! Tous les gens que tu croises sont mal lunés et carrément dangereux *sadiques pour résumer* Isanagi, bah toi change pas hein tes idées sont intéressantes à lire et carrément anormales. Et au passage, les huit plats de membres humains ... c'est carrément gores !

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Deuxième mission : Le retour ! [Pv Léa Dolce]
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