Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Examen de Niveau 5. [Terminé]

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Examen de Niveau 5. [Terminé] - Sam 29 Déc 2012 - 13:34
L'arrivée sur les lieux.

Je regardais les environs. La tête enfouie sous un bonnet noir, une grosse écharpe me couvrant la bouche et le nez, un manteau épais sur le dos ainsi que d'épaisses chaussures de ski. J'étais habillé tout en noir histoire que la moindre lueur de soleil me réchauffe...mais il fallait bien avouer qu'il n'y avait pas de soleil. Il neigeait sans discontinuer depuis mon arrivée. Heureusement que je marchais avec des raquettes sous les pieds autrement je me serais enfoncé dans la couche épaisse de neige. Où je me trouvais, à une Station de Ski, sur Terre. Qu'est-ce que je faisais ici ? J'allais justement y venir.

Quelques jours plus tôt j'avais reçu un ordre de mission de la part des Directeurs afin d'aller enquêter sur Terre. Une station de Ski dans les Alpes avait été ouverte depuis quelques temps et la saison avait débuté sur les chapeaux de roues. Seulement depuis une semaine la Station de Ski en question enregistrait des chutes de neige bien trop importantes. Le phénomène était d'autant plus étrange que les stations alentours n'étaient pas touchées par ce phénomène. Les météorologues voyaient là un simple phénomène de micro climat, les qui vivaient dans le coin pensaient surtout qu'ils n'avaient pas de chance. Mais les Directeurs voyaient ceci d'un autre œil. Une telle intempérie de neige ne pouvait être naturelle, il y avait quelque chose de magique et certainement de mauvais derrière tout ça. Ils firent donc appel à moi et me donnèrent une simple mission. Me rendre sur place et enquêter. Si jamais la cause des fortes tombées de neige était liée à une cause surnaturelle, je devais y remédier. Quoi de plus simple ?

La veille donc je me préparais comme il se devait, emportant des vêtements chauds, mais pas de provisions. J'envisageais de mettre un terme à tout ceci en l'espace d'une journée et d'être rentrée à la Deus Academia à l'heure du dînez. Je m'étais donc rendu au Port des Deux Dimensions où je pris ce fameux bateau empli de mystère. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire j'étais sur Terre, sur un bateau identique à celui sur l'Académie. Seulement il y avait dut avoir une petite erreur dans le calcul de mon voyage...j'étais arrivé à Marseille, dans le vieux port. Je dépensais donc quelques euros pour prendre un train. En fin de matinée j'étais enfin arrivé à la station. Cependant je pestais, j'avais perdu un temps précieux !

Ma première tâche à mon arrivée consista à interroger les gens vivant ici. Je trouvais donc un bar plus rempli que jamais dans lequel s'était retranché les vacanciers malchanceux, les habitants du coin et le personnel de la station. C'était un petit village alpin en contrebas de la station, et je dois dire que malgré le temps, tout le monde faisait contre mauvaise fortune bon cœur. J’apprenais que tout le monde avait fêté Noël ensemble au village dans une ambiance des plus joyeuses et festives. Je rencontrais même un couple de Parisiens qui s'étaient liés d'amitié avec une famille de Strasbourgeois. Histoire d'éluder les questions à mon sujet je m'étais présenté comme un simple étudiant qui profitais des vacances de Noël pour parcourir les Alpes. La plupart des conversations ne m'apportèrent pas grand chose, cependant en discutant avec un moniteur de ski j'eus la puce à l'oreille. Il était un peu seul contrairement aux autres, un jeune homme de 18 ans qui enfilait ses gants de moniteur pour la première fois. Il se tenait à l'écart pour une raison que je découvris bien assez vite. C'est parce qu'il était seul que je vins discuter avec lui, lui offrant une pinte de bière.

- Amusant de voir quelqu'un seul au milieu de tous ces gens joyeux.
- Bah, ce n'est pas que je ne veux pas faire la fête...mais moi contrairement à tout le monde je suis attristé par le temps qu'il fait dehors...et puis je ne sais pas, bah, laissez tomber !
- Quoi, t'as l'air d'un mec sympa, et les jeunes ça aime faire la fête, y'a un truc qui te dérange ?

Le jeune homme me regarda un moment puis sembla gêné en se passant la main derrière la tête.

- Vous allez me prendre pour un fou...
- Ça mon vieux je ne pourrais le dire qu'une fois que tu m'auras raconté ce qui te déranges.

Il serra sa pinte entre ses mains, fixant du regard son contenu. Il articula difficilement et d'une voix très basse ces mots.

- Hier je suis allé à la station pour voir si la situation ne s'était pas amélioré...et je suis plus que certain qu'au milieu du blizzard j'ai vu une forme étrange.
- Quelle forme ?
- Je ne sais pas, je vous dis que je n'ai pas bien vu...mais c'était grand et ça se déplaçait sur deux jambes, ça faisait au moins dans les deux mètres cinquante et se fondait parfaitement dans la neige.
- Tu parles de l'affreux bonhomme des neiges ?
- Vous voyez, j'avais dis que vous me prendriez pour un fou !

Il avait l'air courroucé et je savais qu'il n'allait plus piper le moindre mot. Mais après tout je n'étais plus de ce monde te j'avais vu suffisamment de choses étranges pour ne pas être surpris par un tel discours. Quoiqu'il en soit je finissais le fond de ma pinte d'une traite et vissait mon bonnet sur ma tête. Je me levais et lui fit un grand sourire.

- Ne t'en fais pas...j'aime les histoires de monstre.

Aussi discret et silencieux que possible, je me dirigeais vers la sortie. Une ombre revenue du royaume des morts se faufilant parmi les vivants. Un monstre des neiges donc, voilà qui était intéressant. La mission prenait une nouvelle tournure. Il y avait donc des éléments particuliers qui entraient en jeu...j'allais devoir y remédier. Je quittais le bar et admirait les monts s'offrant à moi. Je cachais bien mon visage sous mon écharpe, le regard sombre je bravais le froid et marchais vers la station.

Des survivants !

Où était la station ? En fait j'avais déjà les pieds dessus, mais elle était indiscernable sous la couche de neige. La plupart des bungalows étaient tellement couchés sous la neige que seuls les toits dépassaient encore. La plupart des équipements étaient sous la neige et les télésièges pourtant normalement bien au dessus du sol touchait presque la neige tellement son niveau avait grimpé. Je m'allumais une cigarette en contemplant le paysage. Tout n'était que neige, où que l'on portait son regard. Un fort blizzard soufflait sur la zone si bien que l'on n'y voyait pas à dix mètres. Et l'absence de soleil donnait à tout ceci une teinte grisâtre qui faisait froid dans le dos. C'était donc ici que commençait mon investigation, même si personnellement je ne savais pas trop où commencer. La meilleure des choses à faire était encore de trouver ce fameux abominable homme des neiges. Certainement un yéti tel qu'il en existait sur la Deus Academia. Je me mis donc à marcher, un peu à l'aveuglette je dois dire.

Où devais-je aller ? C'était une bonne question. Certainement plus vers le haut de la station, au départ des pistes skiables. Le yéti n'était pas vraiment loquace et se cachait, il fallait trouver des grottes, ou encore aller regarder du côté du hors piste de la station où la profusion d'arbres pouvait être une cachette agréable pour le monstre. Tout me faisant cette réflexion, je passais non loin d'un bungalow...et bien que le blizzard fasse un bruit du tonnerre, je discernais des cris. Je m'arrêtais aussitôt, me tournant vers la bâtisse...seul le toit dépassait encore ainsi que le coin d'une fenêtre. Il y avait de la lumière, je pouvais le voir depuis cette toute petite ouverture. Puis un visage se mis dans l'interstice, un homme qui hurlait. Je m'approchais pour l'entendre, il appelait à l'aide. Je lui fis le signe de se calmer et tout en miment lui demandait de m'indiquait où se trouvait la porte d'entrée. Il semble bien me comprendre car il m'indiqua le côté droit du bungalow. Sans perdre de temps je fonçais vers là...l'entrée était totalement couverte par la neige mais cela n'allait pas m'arrêter. En usant de mon pouvoir de contrôle des limites je dopais ma force et mon endurance de façon à ne pas me fatiguer. De mes simples mains je dégageais la neige à une vitesse qui me surprenait moi même. Lorsqu'elle fut suffisamment découverte, j'appelais l'homme.

- Vous êtes là ?!
- Oui !
- Bien, à mon signal vous pousserez la porte tandis que je tirerais...un, deux, trois !

D'un effort commun, le bas de la porte racla le sol, poussant ce qui restait de neige. Je dois avouer bien entendu que j'avais encore un peu user de mon pouvoir afin de ne pas trop fatiguer le pauvre homme. J'entrais brusquement et refermais la porte derrière moi. Le bungalow était tout simple et certainement utilisé pour stocker du matériel vu la profusion de skis, de tenues et autres snowboard. L'homme se tenait là, transi de froid, tenant dans ses bras une petite fille d'une dizaine d'années.

- Vous ne pouvez pas savoir à quel point on est heureux de vous voir !
- Depuis combien de temps êtes vous coincés ici ? Tu vas bien petite ?

La petite acquiesça, se serrant contre son père d'un air un peu effrayé, je relevais ensuite mes yeux vers l'homme, une quarantaine d'années environ.

- On est là depuis plusieurs heures...
- Pourtant je croyais que toute la station avait été évacuée il y a deux jours, lorsque les intempéries sont devenues vraiment trop importantes.
- C'est le cas, mais...moi et ma famille sommes revenus ici ce matin très tôt. Ma fille…a été enlevée dans l’hôtel où nous résidions.

La tension était palpable dans la voix de l’homme. Je jetais un coup d’œil sur la petite fille pour voir qu’elle était plus effrayée que jamais, la tête enfouie dans les bras de son père. Je regardais l’homme, très sérieusement.

- Qui a fait ça ?
- Un monstre, un monstre horrible, couvert d’une fourrure blanche, des crocs grands comme mon pouce et, et…

Un silence gênant s’installa dans la pièce.

- Ne me regardez pas comme ça…je sais ce que j’ai vu, ce, ce monstre est entré dans la chambre de ma fille tandis qu’elle dormait et l’a enlevé !

L’homme était bien plus qu’agité et sa voix trahissait une violence impressionnante. J posais une main sur son épaule, lui transmettant du regard ma compassion.

- Je vous crois…j’ai moi-même vu ce monstre.

Un petit mensonge certes, mais au moins l’homme se calma.

- Cette nuit nous avons poursuivi ce monstre jusqu’ici, mais à cause du blizzard nous nous sommes perdus…ma fille et moi nous sommes réfugiés ici. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ma femme et à mon fils !

Il fallait faire vite, j’étais là à ne rien faire pendant qu’une femme et son enfant étaient seuls quelque part dans le coin avec un yéti qui rôdait. Peut-être même plusieurs yétis. Sans compter qu’une autre fille avait été enlevée…pourquoi diable un monstre comme ça enlèverait une fille ? Je me tournais vers l’homme une dernière fois, le regard grave, essayant de lui communiquer par le simple regard l’importance de mes mots.

- Restez ici, je reviendrais avec votre famille très bientôt.
- Je veux venir avec vous !

Il m’attrapa par le col, me secouant comme un arbre. Il perdait encore une fois les pédales, normal pour un père aimant qui avait peur pour sa famille. Quoiqu’il en soit, usant d’une infime partie de mon pouvoir, je l’attrapais à mon tour par le col et le plaquait contre un mur à dix centimètres du sol. La tension était palpable et pourtant je réussi à prendre mon souffle pour lui annoncer.

- Croyez moi, le monstre que vous avez vu…vous ne pourrez rien faire contre lui, en revanche moi, j’ai l’expérience et les capacités nécessaires, vous n’avez pas d’autres choix que de me faire confiance et d’attendre ici !

Je le reposais doucement au sol, voyant que ma réplique avait fait son effet. Je serrais à nouveau l’écharpe autour de mon cou et recalait mon bonnet sur la tête.

- De plus, si vous partez, qui protègera votre fille ?

J’avançais vers la porte sans regarder vers le père de famille éploré, mais je stoppais ma marche lorsque j’entendis ma voix.

- Ramenez les…tous.

Sans autre forme de sentence, j’ouvris la porte et la refermais aussitôt derrière moi.

La chasse aux monstres.

[justify]Je courais comme un beau diable, ignorant le blizzard qui fouettait mes yeux, les froid qui s’insinuait de plus en plus en moi malgré mes vêtements épais. Il n’y avait plus de temps à perdre, la situation avait évolué. Même si je n’avais pas encore trouvé la raison de ces chutes de neiges importantes, j’avais une famille à sauver. Un père et sa femme, deux filles et un garçon. Je savais le père et l’une des filles en sécurité dans leur petit chalet. Mais même eux ne résisteraient pas bien longtemps là-bas. Mais ce qui me tourmentait le plus était l’idée qu’un yéti avait enlevé un être humain. Ces monstres étaient plutôt amateurs de carnage et de destruction. Je devais l’avouer, la situation m’échappait un peu…mais la question n’était pas là ! J’avais des gens à sauver, au moins un yéti à tuer. La chasse au monstre venait de commencer. Au-delà de mon pouvoir qui me donnait des capacités supérieures, je n’étais pas peu fier de mon propre entrainement. Je courais bien depuis dis minutes à travers la tempête, et pourtant je ne me sentais absolument pas fatigué. Le rat de bibliothèque que j’étais avait bien changé ! Je devais me diriger vers le flanc de la montagne, j’étais presque certain d’y trouver des grottes dans lesquelles se terrerait le monstre.

Soudain, je fis un bond en arrière, un geste instinctif pour éviter une grosse pierre qui percuta la neige. Je levais les yeux, quelques mètres devant moi se tenaient un yéti, grand de plus de deux mètres, la musculature imposante, la bouche pleine de crocs béante. Il me toisa ainsi pendant quelques secondes, nul ne doute que c’était lui qui venait de tenter de m’écraser en me jetant ce bloc de pierre. Puis il poussa un long cri rauque, bestial qui raisonna autour de nous avant de se jeter sur moi. Il n’avait pas d’armes mais lui-même restait une créature dangereuse. J’esquivais un premier coup de griffe, puis un deuxième…bouger avec des raquettes au pied n’était pas facile. Puis le monstre pris appui de ses deux mains sur la neige et me frappa avec ses deux pieds au ventre. Cette fois ci le coup m’atteint au ventre et me coupa le souffle. Je fus projeté quelques mètres plus loin dans la neige. Je mis quelques instants à retrouver mes esprits, cette saloperie était forte. Mais il avait profité de ces quelques secondes pour venir jusqu’à moi. Il m’attrapa à l’épaule, je sentis ses griffes déchirer le tissu de mes vêtements et vinrent m’entailler la chair. Me tenant à sa hauteur telle une marionnette, il me martela de coups de poings, plusieurs…trop de coups pour que je puisse vraiment les compter. Puis il me jeta au sol au loin.

J’étais au sol, à moitié conscient, le corps meurtri. Je sentais du sang couler de ma bouche et vu le sang qui coulait sur mon œil gauche mon arcade devait être ouverte. Le yéti au loin s’approchait de la fameuse pierre, ainsi il allait m’achever avec ça. Comment, en me la jetant dessus encore une fois ? Ou peut-être qu’il comptait simplement m’écraser la tête avec. Cette mission aura été de courtes durées. Etais-je si incapable ? Avais bien été choisi par Isanagi et Colombe ? Finalement je n’étais pas aussi fort que je le croyais, cette force, cette vitesse, cette endurance que j’avais vu plusieurs fois durant mes entraînements…tout ça c’était du vent. Non, ce n’était pas du vent ! Le yéti s’avança vers moi, ainsi il avait décidé de m’écraser avec. En y faisant mieux attention, je n’avais pas si mal que ça. Ce n’étais pas la grande forme mais j’étais encore capable de me mettre debout, même de me battre. C’était ça seulement ? Avais-je si peu confiance en mes capacités ? Le yéti était à coté de moi, soulevant haut la pierre au dessus de lui. Non, je le savais, j’en étais capable.

Au moment d’abattre sa pierre, je pris appui sur mes deux mains et vint percuter la pierre qui explosa en morceaux sous la force de mon coup de pied. Toujours en appui sur mes mains, je tournoyais au dessus de la neige. Un autre coup de pied frappa le monstre au flanc et je pus sentir avec une certaine délectation ses côtes se fracturer sous l’impact. Dans un petit saut, je me remis debout puis tournoyais d’un seul coup, fauchant d’un dernier coup de pied le monstre à la mâchoire. A son tour d’être projeté au loin. Je regardais sa masse toucher le sol dans un bruit sec. Il se releva, difficilement, me regardant sa haine, ses hurlements rauques traduisant sa colère. Le regardant d’un œil sombre, je m’allumais une cigarette. Le combat était bientôt terminé. Le monstre ignora ses côtes brisées, sa mâchoire saignante, ses crocs en moins et me chargea comme un sourd, bien décidé à me mettre en morceaux. Je levais tout doucement mon pied gauche à quelques centimètres du sol, prenant entièrement appui sur mon pied droit. Le yéti arriva sur moi, je restais statique. Mon pied droit tourna dans la neige, ma jambe gauche se leva, ma jambe fendit l’air si vite et si fort que le blizzard fut l’espace d’un instant coupé en deux. Ce coup de pied monstrueux frappa le monstre à la poitrine. Dans un craquement sinistre je sentis son thorax exploser, puis il fut projeté une bonne quinzaine de mètres plus loin. Je reposais lentement ma jambe au sol. Marchant tranquillement dans la neige, je m’approchais de sa dépouille, il était bien mort.

Je me remis à courir vers la montagne. J’en étais certain, il y avait d’autres yétis dans le coin. Celui là à en juger par sa taille était encore jeune, le genre à encore suivre un groupe d’ainés. Je devais me dépêcher de rejoindre la montagne. Tout en courant je me rendais compte que j’avais moi-même détruit mes raquettes en donnant ses coups de pieds, et pourtant je courais sur la neige molle aussi facilement que je l’aurais fait sur un sol dur. Je souriais en remarquant ça. Depuis longtemps maintenant, j’entrainais mon corps, le bas comme le haut. Mais j’avais développé une technique de combat ou je n’utilisais que mes jambes et mes pieds. Pourquoi, par snobisme je pense…Isabelle à l’époque me disait que j’avais des mains douces, des mains d’intellectuels. Je crois aujourd’hui qu’inconsciemment je m’étais mis à me battre de cette façon pour préserver mes mains.

Plus qu‘une !

Cela faisait une petite heure que j’avais rencontré le yéti, et voilà que j’en voyais un groupe de cinq, beuglants comme des veaux devant une fissure dans la paroi du mont. Que se passait-il là dedans pour les mettre dans un tel état d’excitation. J’eus bientôt la réponse en entendant des cris rageurs d’un jeune homme venant de l’intérieur. Il y avait quelqu’un de caché dans cette fissure, et apparemment cela ne plaisait pas aux monstres. Une pensée traversa mon esprit.

* Certainement des membres de cette famille !*

Mais comment faire. Je me savais capable de faire face à un yéti, peut-être deux, mais cinq ! Surtout que trois d’entres tenaient à la main de lourdes et épaisses branches de sapins en guise de gourdins. Les attaquer comme ça de front n’était pas une bonne idée. Cependant…il y avait peut-être un moyen. Le moyen le plus rapide pour tuer un yéti était encore de lui fracasser le crâne. J’allais devoir agir. Je courus à toute vitesse vers le groupe de yétis, criant pour attirer leur attention vers moi. Puis je fis un bond démesurément haut pour finalement m’accrocher à un flanc de montagne au dessus d’eux. De mon perchoir j’envoyais un puissant coup de pied dans la roche qui fit voler en éclat plusieurs gros morceaux de pierres. A ma grande joie la plupart des pierres attinrent leur cible, venant fracasser les crânes de quatre yétis hébétés par ma vitesse d’exécution.

Le dernier en revanche repoussa la pierre d’un bon coup de gourdin, sûrement un plus vieux et plus expérimenté que les autres. Mon sourire s’étira, assez sadiquement je dois avouer. Je me laissais tout simplement tomber de mon perchoir et me mis à tournoyer dans les airs. Ma rotation fut de plus en plus rapide au fur et mesure que je me rapprochais de lui et finalement, je tombais sur le monstre. Mon talon toucha son crâne dans un bruit sinistre et violent, le tout mettant fin à ma rotation. Le dernier yéti tomba au sol, plus mort que vif. Je m’allumais une nouvelle cigarette, contemplant fièrement mon œuvre jusqu’à ce qu’une petite voix m’interpelle.

- Vous les avez eus !

Je me retournais vers la fissure dans la paroi de la montagne. Un jeune homme d’environ 18 ans se tenait debout devant moi, le nez rougi par le froid. Derrière lui une assez belle femme vint le prendre par les épaules.

- Merci beaucoup d’être venu à notre aide, nous serions…
- Est-ce que vous êtes la famille de la fille qui a été enlevée ?!

J’avais méchamment coupé la mère de famille mais je voulais bien m’assurer qu’il s’agissait bien d’eux. En tout cas, leurs visages à tout deux s’illuminèrent.

- Oui, oui c’est nous, c’est ma sœur qui a été enlevée par ces bêtes !
- Vous faites parti de l’équipe de secours ?
- En quelque sorte.
- Dieu soit loué !

La femme se jeta dans mes bras et s’affaissa contre moi, elle semblait fatiguée et abattue, mais le son de ses pleurs exclamaient toute la joie qu’elle avait de me voir, tout du moins de voir arriver des secours. Elle se releva, plus digne, mais les yeux toujours emplis de larmes.

- Et Lucie, et mon mari, vous les avez vus ?
- Oui, ils sont en sécurité dans un chalet en bas de la station…mais racontez moi ce qui vous est arrivé.
- On s’est perdus à cause du blizzard et la visibilité étant faible nous avons été séparés en deux groupes. On a voulu revenir sur nos pas pour retrouver mon père mais on ne s’est paumés que d’avantage.

Je n’osais imaginer quel fut le parcours depuis que la famille avait été séparée. Par beau temps, rien n’aurait été plus simple de redescendre en bas de la station, mais avec cette purée de pois, sans compter la panique que tous devaient ressentir, c’était mission impossible.

- Puis on a vu le flanc de la montagne, et c’est là qu’on les a vus, ce groupe de monstre que vous avez éliminés, ils portaient ma sœur dans une grotte par là-bas.

Il m’indiqua du doigt la droite de la montagne, il suffisait donc de longer la paroi pour trouver l’endroit où les yétis avaient emmenés la fille.

- Mais l’un d’entre eux nous a vus et un petit groupe nous a pourchassé jusqu’ici, la paroi était trop petite pour qu’ils passent du coup ils nous gardaient enfermés ici. Cela fait deux heures que l’on est coincés.

Elle regarda les yétis de façon intense, comme si elle cherchait à voir s’ils étaient bien morts. Le garçon s’approcha de moi, lui aussi dégouté par la vision des bêtes mortes. La neige commençait déjà à les recouvrir.

- Combien êtes vous dans l’équipe de secours.
- Je suis seul.

J’avais parlé sans réfléchir, maintenant la femme et son fils semblaient encore plus paniqués qu’avant, comment j’allais résoudre la situation. J’haussais donc un peu le ton sans pour autant crier.

- Calmez vous, ces bêtes là vous vous en doutez ne viennent pas de ce monde, et pourtant quelqu’un comme moi a réussi à toutes les vaincre…j’ai les capacités nécessaires pour ramener votre fille, et je le ferais.

Ils se turent tout deux, mais je n’osais imaginer le nombre de questions qui devaient traverser leur esprit. Dans le genre discrétion, je n’étais pas très bon. Bien entendu ils n’avaient aucun moyen de savoir qui j’étais, ou même d’où je venais, mais il n’empêche que face à ces monstres, un type comme moi devait sembler dérisoire. Et pourtant je les avais éliminés. Je vis de la frayeur dans leurs yeux, mais je ne pouvais pas y faire grand-chose. Il valait mieux ne pas m’attarder ici et partir chercher la fille.

- Restez dans cette petite grotte en attendant mon retour, repartir dans ce blizzard serait trop dangereux, patientez ici, et je vous promets de vous ramener votre fille. Et si je dois encore me battre contre des monstres comme eux, croyez moi, je ne leur ferais pas plus de cadeaux qu’à ceux là.

Puis je leur tournais le dos sans rien ajouter. Je savais, qu’aussi étrange soit la situation, ils me comprendraient. Pourtant le jeune homme couru jusqu’à moi et s’interposa, le regard déterminé.

- Laurianne, ma sœur s’appelle Laurianne…ramenez là.

Il s’écarta de mon chemin, le regard sombre. Je lui fis un sourire et me mis à courir le long de la montagne. Toute la famille était en sécurité à l’exception d’une seule personne. Plus qu’une et j’aurais accompli ce travail. Ma mission pour élucider le mystère passerait après. Cependant, j’étais presque certains que les yétis, l’enlèvement, la neige, tout ceci était liés !

La reine des glaces.

Ainsi c’était ici, la grotte des yétis. Comme me l’avait annoncé le jeune homme, en effet la grotte n’était pas loin. En longeant la paroi de la montagne il suffisait d’une quinzaine de minutes pour la trouver. L’ouverture était immense, très large, ce genre de cavernes qui autrefois pouvait abriter des clans d’hommes préhistoriques dans leur totalité. Même si je ne voyais pas l’intérieur je pouvais l’imaginer, la grotte devait aller en s’amoindrissant en taille plus l’on s’avançait à l’intérieur. Il devait y avoir un petit nombre de salles, petites et basses de plafond ou soufflait sans cesse un courant d’air à vous glacer le sang. J’avançais prudemment, me cachant derrière chaque rocher. Il n’y avait aucun yéti à l’intérieur, mais je pouvais entendre les cris des monstres à l’intérieur. Ainsi, progressant pas à pas j’arrivais bientôt au centre de cette entrée, et à ma grande surprise il n’y avait là qu’un seul tunnel, peu large mais très haut.

Je m’allumais une cigarette et m’avançait à travers cette fissure dans la roche. Le chemin fut assez long et je n’avais de cesse de regarder devant moi, ou autour, mais il n’y avait rien, les yétis devaient être ailleurs. Bientôt le tunnel s’élargit et j’arrivais dans une immense salle resplendissante emplie de stalactites et de stalagmites. Certains étaient si vieux qu’ils avaient fusionné et formaient d’épaisses colonnes Mais il y avait, une immense zone dégagée dont le sol était aussi lisse qu’un miroir. Au centre, je retenais ma respiration, il y avait une fille, que dis-je une jeune femme, encore inconsciente. Je regardais autour, cherchant à discerner le moindre ennemi dans cette immense salle, mais j’étais bel et bien seul. Je courus donc vers elle, quelque peu insouciant, m’imaginant pouvoir réunir la famille au plus vite. Mais alors que je n’avais plus que quelques mètres pour la rejoindre, trois yétis tombèrent du sol juste devant moi et me coupèrent le passage. Je stoppais ma course, les toisant du regard. Ces gaillards là devaient faire dans les trois mètres de haut et tenait tous d’épais morceaux de cristaux pointus dans leurs mains. De plus, leur haute stature, le gris qui perlait dans leur pelage, les cicatrices qui parcouraient leurs corps attestaient de leur âge, de leur expérience, et donc de leur force.

Tandis que je reculais de quelques pas je vis d’autres yétis, des dizaines de ces monstres surgirent de l’ombre, s’agrippant aux formations rocheuses, descendant de leur cachette, rampant sur les murs. Il devait y en avoir une bonne centaine et malheureusement, je ne pouvais plus m’échapper. J’étais horrifié face au nombre d’ennemis, surtout par les trois colosses qui se dressaient face à moi. Je me mis en position défensive, près à défendre chèrement ma peau. J’envisageais toujours de sauver la fille et de me barrer en courant. Peut-être que dans le tumulte de la bataille c’était faisable. Mais Dieu que ça allait être difficile, je sentais les centaines de paires d’yeux me regarder. La tension était palpable et pourtant, cinq bonnes minutes passèrent sans qu’aucun monstre ne fasse le moindre mouvement. Comment était-ce possible, ces monstres étaient violents, faibles d’esprits et tuaient allègrement. Normalement ils auraient dut essayer de me mettre en charpie depuis longtemps. Mais là rien, tous se contentant de grogner, de me jeter des regards horribles, de tourner autour de moi.

- Et bien, que se passe-t-il, il n’y en a pas un pour m’attaquer ?

Réplique idiote, mais au point où j’en étais, si ma voix était capable de mettre le feu aux poudres alors j’en serais ravi. Cependant, la suite fut des plus étranges.

- Si ils n’attaquent pas, c’est parce que je ne leur en ai pas donné l’ordre.
- Qui a parlé ?
- Oooh, tu aimerais bien le savoir, je pense que pour un envoyé de l’Académie qui s’est donné tant de mal, tu mérites bien de le savoir.

Je regardais partout, dans tous les coins, mais il n’y avait rien. La seule personne capable de parler ici était la dénommée Laurianne, mais elle était encore évanouie contre le sol. Un vent glacial souffla alors dans la caverne et à cet instant, tous les yétis sans exception se courbèrent en deux et je pu lire dans leurs yeux quelque chose que je n’aurais jamais cru y voir…de la peur. Le vent emporta des flocons de neige, des cristaux puis sembla se condenser en une tornade étrange presque à hauteur du plafond. La tornade se densifia encore et encore pour devenir particulièrement petite et lentement, les flocons de neige et les cristaux s’agglomérèrent, dessinant des pieds à la tête une silhouette, cette silhouette devint un corps, et ce corps devint femme.

Spoiler:
 

Sa peau était bleutée, ses lèvres violettes et ses yeux sombres. Sa silhouette était harmonieuse, pour ne pas dire presque parfaite. De sa couronne, en passant par ses manches, pour finir par ses « sous vêtements », tout était en cristal. Elle s’avança vers moi, je reculais d’un pas, je n’aimais pas cette apparition. Qui pouvait ainsi inspirer le respect à autant de monstres si ce n’est un monstre bien pire. Elle s’arrêta d’elle-même à un petit mètre de moi, l’air amusée.

- Que viens-tu faire ici envoyé de l’Académie ?
- Comment sais-tu que je n’appartiens pas à ce monde ?
- Voyons mon cher, je viens du même endroit que toi, je sais reconnaitre un pensionnaire de là-haut lorsque j’en croise un…vos domaines divinatoires comme vous les appelez vibrent tellement autour de vous que l’on peut les sentir à des dizaines de kilomètres à la ronde.
- Si tu vis aussi là bas, au même titre que moi et que ces créatures, que fais-tu ici ?
- N’est-ce pas évident encore une fois. Pourquoi user de mes pouvoirs en un lieu où je suis certaine de faire face à une résistance. Alors je suis venue ici, emmenant ces yétis avec moi, pour installer mon Empire.
- Ton Empire ?

Elle me toisa d’un regard supérieur et leva les bras en l’air tout en clamant haut et fort, comme si elle s’adressait à une vaste assemblée.

- Oui un Empire, un Empire où je serais libérée de l’emprise de Dieu, un Empire où je pourrais étendre le froid et lé désolation, un monde où chacun sera destiné à me vénérer, ou mourir. Ceci commence ici, regarde ce qu’à fait ma simple présence, toute une zone ravagée, imagine une seconde ce dont je serais capable une fois que j’aurais retrouvé tous mes pouvoirs !
- Tous vos pouvoirs ?

Elle me regarda, un peu surprise, comme si elle avait l’impression d’en avoir trop dis. Mais un nouveau sourire se dessina sur son visage lorsqu’elle annonça.

- Je n’ai pas eu la chance comme toi de voyager d’un monde à l’autre aussi facilement ; il m’a fallu sacrifier une grande partie de mes pouvoirs. Mais les yétis m’ont apporté cette fille. Lorsque j’aurais terminé d’aspirer toute son énergie vitale, je serais de nouveau la même.

Je regardais la fille, en effet, je ne l’avais pas remarqué jusque là, mais elle avait la respiration très courte et son teint était blanc à faire peur. Il fallait se dépêcher. Mais comment faire, j’étais certain de me faire attaquer par tous les yétis si je m’en prenais à cette reine de glace. Mais avais-je vraiment le choix ? Je ne pouvais pas tergiverser très longtemps, elle avait certainement dans l’idée de jeter ces monstres sur moi. C’est pourquoi je lançais assez fort et d’une voix convaincante.

- Même si tu retrouvais tes pouvoirs, que feras-tu après. D’autres comme moi viendront, et seront prêts à se battre contre toi, contre tes monstres. Je ne suis pourtant pas le plus fort sur l’Académie et pourtant j’ai réussi à arriver jusqu’ici. Que feras-tu contre les êtres les plus puissants de l’Académie si tu n’arrives pas toi-même à me vaincre ?

Elle se tourna vers moi, le visage déformé par la rage et le mépris. J’avais vu juste, cette femme de glace était portée par une mégalomanie hors du commun. Je venais de la provoquer, de la blesser dans son orgueil. Je priais pour qu’elle me donne la réponse que j’attendais. Elle s’avança toute proche de moi si bien que je pu sentir le souffle froid de sa bouche sur mon visage.

- Ils peuvent venir, je les anéantirais tous. Je vais même commencer par toi, et pour te prouver ma supériorité je vais te tuer maintenant sans attendre d’avoir retrouvé toutes mes capacités !

Un homme qui ne fait que passer.

Il ne fallu à la reine des glaces qu’un simple mouvement de la main et les yétis formèrent un très large cercle autour de nous, créant ainsi un large espace de combat. La femme tournait autour de moi, un sourire malicieux sur les lèvres. La dénommée Laurianne avait été conduite en retrait, toujours inconsciente. J’étais seul au milieu de cette marée d’ennemis, et la patronne me faisait face, les yeux lançant des éclairs. Soudain, l’assemblée se calma, un silence angoissant s’installa sur la caverne.

- Tu vas regretter d’être venu envoyé de l’Académie.

Dans un son puissant, ses pieds quittèrent le sol. La puissance de son départ fut telle que le sol s’effrita sous ses pieds. Je ne pus pas suivre ses mouvements et en une demi-seconde, je sentis son poing s’enfoncer dans mon estomac. Le coup me souleva du sol. Plié en deux, le souffle coupé, les yeux exorbités, je fus expulsé contre une colonne de la caverne qui fut pulvérisé sous l’impact. Je perdis à moitié conscience à ce moment là, si bien que c’est à peine si je sentis mon corps retomber lourdement au sol. Seul l’air froid me permis de retrouver mes esprits. Je me relevais, lentement et douloureusement, constatant que ma plaie à l’arcade s’était ré ouverte et que je devais avoir plusieurs côtes de fracturées. Je mis d’abord un genou à terre, puis une main et lentement je me remis debout.

Je serrais les dents face à la douleur, une partie de ma conscience s’était envolée. Je vis la reine des glaces marcher vers moi, très lentement, un sourire sadique sur les lèvres. Avec un seul coup elle m’avait mis dans un tel état…je ne pouvais pas laisser ce combat s’éterniser. Lorsqu’elle fut à distance, j’attaquais, malgré les multiples souffrances qui parcouraient mon corps tels du courant électrique. Je lui envoyais un premier coup de pied qu’elle para du bras, puis un autre dans la mâchoire, mais elle ne sourcilla même pas. Quelle arrogance ! J’enchainais en un grand nombre de coups de pieds à une vitesse surprenante mais elle bloqua à nouveau l’un des mes pieds et me projeta en l’air. Ecartant les bras elle créa des centaines de pics de glace à peine plus grands que des aiguilles et les fit voler vers moi. J’étais en l’air, incapable d’esquiver. Je croisais les bras devant mon visage et encaissait les multiples piqures.

Mon corps retomba au sol, plus lourdement que précédemment. Je pouvais sentir le mal en moi, le gout du sang dans ma bouche, mes vêtements devenant légèrement poisseux à cause du sang qui coulait des mes différentes plaies. J’étais plutôt mal barré…en effet elle était très forte, bien trop, que ce soit pour moi, et même d’autres. Mais j’allais mourir, et je ne voulais pas. Je sentis deux pics de glace s’enfoncer dans mes épaules et me soulever, une douleur de plus ou de moins je n’étais pas à ça prêt. Les pics sortaient des mains mêmes de la reine, ce monstre que j’avais osé affronter. Pourtant un sourire étirait mon visage tandis qu’elle me regardait sadiquement. J’entendis sa voix, de façon lointaine…comme si elle n’était pas vraiment là, je crois qu’elle me demandait pourquoi le souriais. Je n’avais plus mal, je retrouvais ma conscience, le contre coup allait être dur mais je n’avais pas vraiment le choix. Je levais mes mains vers les pics dans mes épaules et les brisaient sans effort. La reine sembla incrédule un bref instant, instant dont je profitais pour lui envoyer un coup de pied extrêmement violent au visage. Ce fut à elle enfin d’être projeté au loin. Décidément, utiliser à fond le contrôle des limites avait du bon. J’avais dix minutes devant moi avec un tel pouvoir pour la tuer, c’était suffisant.

A peine s’était-elle remise debout que j’étais déjà sur elle, un nouveau coup de pied lui fit s’écraser la tête contre le sol, un autre la souleva du sol et l’envoya en l’air. Je fis un bond et lui envoyait un coup de pied dans le ventre. Je sentis un craquement, la glace dont elle était constituée commençait à céder. Tandis que nous étions toujours en l’air, je pivotais et mon talon vint la cueillir à la nuque et la fit tomber violemment dans la caverne. Je touchais moi aussi à nouveau le sol, mais sur mes jambes. Elle se releva, de multiples fissures zébraient son corps. Je sautais vers elle et lui envoyait un déluge de coups de pieds à grande vitesse qu’elle ne put pas esquiver. Les coups pleuvaient encore et encore tandis que je criais ma rage d’en finir. Un ultime coup de pied, plus puissant que les précédents la repoussa plus loin. Debout sur mes deux jambes, je m’allumais une cigarette. Elle me regardait, les yeux emplis de surprise et de crainte. Sa bouche s’entrouvrit, certainement pour un dernier mot, mais son visage se fendit en deux et la partie fendue tomba au sol, éclatant un dizaines de morceaux. Lentement, tout son corps se fissura, se disloqua. Il ne resta bientôt plus de la reine des glaces que des fragments éparpillés.

Encore huit minutes avant de perdre totalement mes capacités, de ressentir la douleur et certainement de perdre conscience. Je traversais la marée de yétis qui n’osaient me toucher, apparemment effrayé par ma victoire sur leur maitresse et je pris la dénommée Laurianne dans mes bras. A cet instant, les yétis se dispersèrent, disparaissant dans la caverne, affolés par ma présence. Je regardais un instant Laurianne, elle devait avoir une vingtaine d’année et était particulièrement jolie. Déjà elle reprenait des couleurs.

Je sortis de la caverne, constatant que le blizzard avait cessé de souffler, un grand soleil illuminait la station et la montagne. Non loin de là, les quatre membres de la famille coururent vers moi. Ils avaient certainement profité de la fin de la tempête pour venir me rejoindre. Laurianne se réveilla au moment où je la posais dans les bras de son père. Tous étaient si heureux de se retrouver, tous me remercièrent, et tous me conseillèrent d’aller à l’hôpital. Laurianne vint me voir, me pris dans ses bras et me déposa un baiser sur la joue. Je les rassurais quand à mon état puis me mis à courir avec ce qui restait de mes forces afin de retourner à la Deus Academia. Ma mission était terminée.

Plus tard, lorsque la famille revint au village en bas de la station de ski. Aucun ne parla de moi, ni de ce qu’ils avaient put voir de fantastique ou d’étranges. Ils dirent seulement qu’ils avaient été sauvés par « un homme qui ne faisait que passer ».
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Re: Examen de Niveau 5. [Terminé] - Sam 29 Déc 2012 - 15:19
'ai adoré ! Ton style d'écriture se lit vraiment tout seul, sans compter les bonnes idées que tu as trouvé, surtout avec la reine des glaces et les yétis la suivants. Franchement bravo à toi pour cette histoire !
Examen de Niveau 5. [Terminé]
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