Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où.

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Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Jeu 27 Déc 2012 - 14:06

C'était à une époque pleine de neige. Bon, elle l'était toujours actuellement, mais on touchait à la fin du mois de décembre. Non, c'était au début du mois de décembre, peu avant la célébration de noël. Une semaine mouvementée pour le jeune homme. Nous étions alors en pleine semaine des élections de Mister Deus. Et la guerre des groupies entre les fan-clubs était une véritable plaie, créant escarmouches sur escarmouches, provoquant des déluges élémentaires et de coup, tout ça dans la plus grande joie, pour obtenir le sacro-saint spot sur le tableau d'affichage où ils pourraient défendre le concurrent préféré dudit groupe de militants. Et les gens qui étaient sur ces affiches ? Eh bien... Il y avait plusieurs choix. Soit ils étaient trop occupés et ils étaient loin des combats. Cela était vrai pour les repentis, un peu moins pour les profs. Et il y avait ceux qui étaient parmi les élèves, donc des élèves normaux. Et ceux-là ... Ils vivaient l'enfer. Ce n'était pas sa guerre. Et pourtant, il avait beau être fatigué de tout ça, il se retrouvait plongé dans ce désordre scolaire. Bon, avec le recul, cette époque-là avait été fatigante, mais c'était ça la jeunesse. Il se souvenait qu'il sortait d'un cours d'histoire particulièrement long. Et il s'était naïvement avancé. Et là, il avait senti dans son dos, un long frisson lui parcourir l'échine.

Mitte ! Mitte ! Atios-sama da!

... Iia ? Ah oui. Le cri de guerre de groupies. Allez Atios. Tu veux vivre, n'est-ce pas ? Alors que toutes les filles du couloir portant un brassard "votez pour Atios !" se retournent et poussent le même cri de guerre (un "Iia" aigu et plein de pâmoison), le jeune homme fit ce que l'on appelle une retraite tactique. Vous savez, quand soudainement, alors que vous détestez courir plus de dix mètres, vous vous mettez à en courir 100 dans le seul but d'échapper à un funeste destin ? Oui. Vous l'aurez compris. Atios s'était mis à courir pour sa vie. Les couloirs étaient longs. Vaste. Plein d'élève. Les pardons fusèrent. Les voyous hurlèrent. Les timides martyrisés se recroquevillèrent. Des filles le saluèrent. Des garçons l'interpellèrent. Et le cortège de son fan-club se mit à appeler des renforts.
Néanmoins, Atios mit au point une tactique simple. Diviser mieux pour régner. Sournois stratège qu'il était, il monta un escalier, puis un autre, esquivant en sautant et en se ramassant, l'étreinte d'une de ses groupies en embuscade. Glissant au sol en faisant crisser le plastique de ses baskets, il eut très peur de craquer son pantalon par le grand écart nécessaire pour récupérer sa posture, puis il continua de courir. Il était proche. Encore un peu et la guerre serait déclenchée. Mais pas pour lui. Entre les groupies du fan-club du président du conseil des élèves et les siennes. Ainsi, lui, pourrait s'échapper. Et voler loin. Là où les guerres de popularités n'existent pas. Là où tout le monde peut être heureux. Là où il n'aurait pas à fuir chaque coin de couloir et à s'agripper à une antenne, sur le toit, par un vent de -15° sans son manteau.

Parvenant finalement à sa destination, il commença à voir des affiches stylisées de "Votez pour Aedan-kyun !" et comprit qu'il était dans un territoire tout aussi dangereux pour lui que pour les autres candidats à l'élection (hormis le concerné, évidemment). La guerre, c'était la guerre, et à la guerre, comme à la guerre, les groupies adverses étaient encore plus dangereuses que les siennes. Aussi, les plus grandes et les plus velues (comprenez qu'elles avaient été allaitées aux anabolisants, aux amphétamines et à la testostérone, ceci très jeune) poussèrent un beuglement digne d'un taureau dans une corrida et s’apprêtèrent à crier "Câlin gratuit!" en l’exposant, lui et sa pauvre ossature, contre le mur le plus proche. D'une glissade, il évita une première prise, puis une seconde. Il avait intérêt à se casser d'ici très vite, car le couloir allait se transformer en choc des titans. Sébastien Chabal (ou alors, ce qui ressemblait vaguement à sa nièce) tenta de l'attraper d'une main aussi grosse et vaste que son visage, mais rata alors que pour seule échappatoire, il ouvrit la porte du bureau du conseil des élèves pour s'y réfugier.

Là, se fichant de savoir s'il y avait une réunion ou d'importantes discussions, il attrapa une bibliothèque qu'il tira avec peine jusqu'à la porte, puis une seconde et se frotta les mains en voyant que la porte ne pouvait plus être ouverte depuis l'extérieur et qu'une très violente rixe se déroulait désormais, sans lui, dans le couloir du bureau des conseils des élèves.

Aha, une bonne chose de faite pour aujourd'hui. Bon, ce n'est pas tout ça, mais je suis où moi ...

Il se retourna lentement et comprit enfin pourquoi il y avait à l'entrée de cette pièce, un panneau intitulé "bureau du conseil des élèves". Ah bah oui. Aedan-kyun. Il comprenait mieux. Il aurait dû sauter par la fenêtre. Même si ça n'aurait pas découragé les groupies les plus ninjas. Ou certains Groupis (oui, sans e) encore plus flippant et dangereux. En fait, il avait mis les pieds dans un bureau où des gens lui en voudraient sûrement. Multiple infraction répétées au règlement, parmi : destruction des locaux de l'académie, dégradation des vitres et des portes de l'école (même s'il les détruisait plus que simplement les dégrader, aha), brûler le couvre-feu, provoquer des émeutes dans le réfectoire (il ne l'avait qu'une fois, pourtant!) et se rendre sans la permission de quiconque dans le monde des humains, notamment la fois où il avait protégé Fiora Lockslay, la concurrente en tête pour les élections côté fille. En bref, le conseil des étudiants avait dû entendre parler de sa turbulence et il s'était un peu jeté dans les mains de ceux qui s'occupaient de préserver la paix de l'académie. Bon, ils le faisaient diplomatiquement, pas par la force mais tout de même ! Il allait sûrement de voir s'expliquer sur un bon nombre de ses comportements.

Mais à choisir entre le chaos social et l'ordre ... Même s'il était source des deux, il préférait le second choix. Ce serait pénible et douloureux, mais il ne risquait pas - en théorie - de terminer à l'infirmerie.

Ahem... Bonjour ... Désolé du dérangement, c'est juste que je n'avais nul-part ailleurs pour me cacher et .. Avait-il dit, en se passant les mains nerveusement dans les cheveux.

Il se tint droit devant son auditoire improvisé. Il portait son actuel costume ouvert, cravate rouge, pull en V jaune vanille, chemise blanche, pantalon de costume noir et baskets blanches et noires.

Et sinon, une bonne journée ? Vous auriez du café ?

HRP : Bien qu'à la base, c'était entre Aedan & moi, s'il est d'accord, venez vous intégrer au rp quand ça vous chante, plus on est de fou, plus on rit ^w^! (De préférence, laissez-le commencer quand même ^w~)
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Mar 1 Jan 2013 - 0:58
    Aedan n'en revenait pas, c'était vraiment de la folie cette historie d’élections de Mister Deus... Lui qui avait littéralement été inscrit par défaut en tant que candidat principal et président du grand conseil des élèves, il était donc bloqué dans ce concours qui tournait totalement au cauchemars. Aod se savait populaire, ça c'était un fait connu, sa belle gueule et son porte important faisait de lui un membre éminent de cette académie, faisant donc en sorte que tous voulaient prendre des photos avec lui, mais là ça dépassait totalement tout ce qu'il avait put imaginer. Du haut de son bureau qui donnait sur la cours intérieur, il pouvait voir les différents groupes de fanatiques pour un camp ou L,autre passer quasiment aux poings pour faire valoir ceux qu'ils aimaient.

    En temps normal, c'est à dire quand il ne sent pas que sa vie serait probablement mise en danger s'il le faisait, Aedan serait rapidement intervenu pour faire cesser ces futiles hostilités, mais là il ne voulait pas risquer d'y perdre ses vêtements. Il se contentait donc de regarder, un air stressé au visage et un peu de sueur qui coulait le long de son front... Il savait que son groupe de groupies l'attendait à la sortie de son bureau, il pouvait entendre les cris et les étudiants courir d'un bord et de l'autre pour le faire valoir comme candidat. Aod ne voulait pas se risquer à sortir de son bureau, ayant feinté les différents fans en disant qu'il y avait une sorte de réunion dans son bureau et que seuls les personnes concernés pouvaient y entrer, se sauvant ainsi d'un groupe de femmes en furie qui voulait un morceau de ses cheveux...

    Le garçon s'était donc posté, ne se souciant que trop peu des personnes présentes dans la salle, à l'arrière de son grand bureau pour y observer les affrontements dans la cours du haut de son fauteuil. Fallait dire que la salle était bien garnie, sans compter la décoration de style victorien, les fresques murales et l'immense toit cathédrales où l'on pouvait voir d'autres peinture qui faisaient croire que cette salle avait été conçue comme un château, son bureau avait aussi été posté dans une sorte de tourelle, ce qui faisait qu'il avait une belle fenêtre de forme circulaire pour observer la cours intérieur sans bouger de son fauteuil, le grand luxe quoi. Mais son petit confort et surtout, l'amusement que votre cher narrateur prends à décrire cette salle encore et encore, fut totalement détruit par l'arrivée soudaine d'un étudiant.

    Kurokami Atios... Aedan ne le connaissait que par son dossier et sa candidature commune pour le titre de Mister Deus. Celui prit rapidement ses aises et déplaçât une des belle bibliothèques qui couvrait l'ensemble des murs de la salle pour bloquer la porte et ensuite pousser une sorte de soupir de soulagement. Avait-il été prit dans les guerres de fanclub? à la vue de son air stressé et la de la sueur qui perlait sur son front, il avait fort à parier que oui, se retournant dans son fauteuil pour faire face au jeune homme, Aedan avait un beau petit sourire au visage, clairement amusé par la scène.

    «Hum, oui bonne journée. Je profitais de ma tranquillité pour philosopher sur la guerre qui se passe en bas... Et toi?»

    Notre jeune homme se levât de son si confortable fauteuil pour se diriger vers une des seule pièce de technologie dans la grande salle, la machine à café. Y plaçant un verre tranquillement, sans trop se soucier de la présence du fameux gamin dans sa salle privée, il lui envoyât un petit regard bien clame, ne laissant paraître aucun dérangement, visiblement un peu de visite de le dérangeait pas plus que ça.

    «Crème? Lait? Sucre?»
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Jeu 3 Jan 2013 - 11:01
Philosopher sur la guerre de popularité ? Aha, il ne connaissait pas bien le président du conseil des élèves, mais celui-ci venait de l'intriguer et ce dans le bon sens du terme. Philosopher sur quelque chose d'aussi trivial ? Bon, remarque, il avait l'air de s'être planqué dans le bureau du conseil - le fourbe ! - et d'en profiter pour regarder les pauvres hères, comme lui, en train de se débattre pour leur survie au milieu d'un champ de bataille vaste et pleins d'escarmouches entre partisans pour ces candidats opposés. Certains appelaient ça la "jeunesse", même si Atios avait du mal de voir de la jeunesse dans des groupies aussi musculeuses que celles qui l'attendaient à l'extérieur pour lui taper dessus. Ou même celles qui couraient dans les couloirs après lui, en faisant trembler la charpente avec les bras criants "Câlin gratuits!". Flippant.
Aedan "Aod" Klyde était ce que l'on pouvait décrire comme la normalité incarnée. Il possédait des cheveux bruns, tirant vers le marron et des yeux de la même couleur. Il ne savait pas depuis quand il était en fonction ; l'histoire du conseil était très sombre et obscure. Il ne savait pas depuis quand ce conseil était en place ... Et à dire vrai, s'il réfléchissait à des animations ou des projets organisés par ce fameux conseil, depuis qu'il était à l'académie ... Eh bien, c'était triste à dire, parce qu'en trois mois ... Il venait de rencontrer pour la première fois l'un des fameux membres de ce conseil. Il se passa une main dans les cheveux. Mais que faisaient-ils dans ce bureau ? Boire du café et manger des gâteaux ? Remarque, lui-même aurait sûrement préféré faire la même chose à leur place, alors il ne pouvait pas les blâmer - si tenté qu'il ait raison - et s'en plaindre.

De prime abord, Atios comprenait pourquoi pas Aedan Klyde était là où il se trouvait. La normalité avait son charme et celui qui était le président du conseil des élèves - du moins, il en était persuadé ... Mais le manque d'information concernant le conseil des élèves lui mettait un gros doute soudainement - possédait clairement un charme et un charisme simple mais fonctionnel et large ; oui, simple comme son sourire amusé face à son petit ménage. Atios décida que rester assis devant une porte condamnée par ses soins serait stupide et impoli, alors, il décida d'avancer à pas de loup jusqu'à la table du conseil et s'assit face à Aedan, puisque c'était la première place qui lui passa sous les mains. S'installant, il regarda, impassible et inexpressif, les agissements de celui qui commandait dans ce bureau. Quelque chose le dérangeait finalement. Peut-être était-ce une sorte de rivalité de charisme, mais Atios se retint de grimacer. La personne qui se dirigeait vers la cafetière avait un sourire trop parfait pour qu'il puisse totalement s'en satisfaire. Il connaissait ce genre de sourire. Parce que les gens finissaient tous par lui sourire de la même façon, unanimement, tôt ou tard.

Où avait-il déjà vu ce genre de sourire ? Qu'est-ce qui lui manquait ? Le fauteur de trouble qui s'était invité dans le bureau du conseil des élèves cherchait à décrire ce que son interlocuteur, le chef du conseil des élèves, pouvait bien penser de lui. Est-ce que son sourire était sincère ? Aedan était bien trop coopératif avec lui pour lui apparaître totalement sincère. Il ne pouvait s'empêcher de douter, désormais. Mais il ne laissa rien apparaître dans son expression et répondit, simplement :

Pas de crème ni de sucre, mais un peu de lait, s'il te plaît, merci.

Que pouvait-il bien déduire d'un étudiant plus âgé que lui en train de préparer un café. Pas grand-chose. Alors, pour en savoir plus, il allait devoir s'amuser à jouer le jeu de la discussion et la pousser un peu plus loin.

Moi ? Je suis sorti de cours. Un comité de soutien m'a accueillit. Et plutôt que de fuir sur le toit, aujourd'hui, je suis venu ici. Il sourit légèrement, amusé, mais toujours prudent. Il fait moins froid dans ton bureau... Aedan ? Il prit une légère pause, à nouveau, avant d'ajouter : ou dois-je vous appeler président du conseil des élèves?

Il fit un tour sur sa chaise, pour pouvoir observer son environnement. Chic. On aurait dit le même type de pièce que le bureau des directeurs. Puis, il se remit face à Aedan avant de rajouter :

Quant à moi, vous pouvez m'appeler Atios. Mon dossier est au nom de Kurokami Atios.
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Sam 5 Jan 2013 - 3:54
    Cette machine à café c'Est vraiment une merveille, pouvant servir jusqu'à 12 tasses à la minute d'une café de torréfaction supérieure et d'un goût exquis où toutes les saveurs sont concentrés au maximum grâce à une technologie sous vide et un peu de la magie des rêves. Aedan était très fier de sa machine à café qui lui avait coûté du vent, considérant qu'elle avait un jour apparu magiquement sur le meuble. Depuis, il passait ses longues et ennuyantes journées à ne pas aller à ses cours et à analyser chaque mode de préparation du café, du chocolat chaud et d'autres merveilles caféinés que cette machine miraculeuse pouvait produire à l'aide d'ingrédients si simples. Pressant sur le petit bouton pour infuser le café, l'odeur majestueuse de cette petite graine vint lui chatouiller les narines et lui donner une envie irrésistible de boire ce nectar brunâtre. Un grand sourire aux lèvres face à son breuvage qui lui offrirait probablement de longues minutes d'appréciation, il se tournât calmement vers Atios en reprenant un air normal.

    «Juste du lait donc?

    Il fit alors couler un peu de lait dans la tasse de café frais qu'il allât placer sur la table où le jeune homme s'était assit. Il semblait assez... Méfiant si je puis dire, ce jeune fouteur de trouble quand même assez reconnu au sein de l'académie pour la fureur qu'il avait causé dans le concours de Mister Deux était devant lui, les mains croisés et semblant se poser pleins de questions existentielles. Croyait-il qu'il devait avoir peur du Président? S'il y a bien une réalité en ce monde c'est que notre jeune homme n'aurait pas hésité une seconde s'il avait eu de mauvaises intentions à l'encontre d'Atios. Il n'était pas connu pour tourner autour du pot, il agissait généralement de façon assez instinctive et aurait déjà lancé de petit être par la fenêtre si nécessaire... Pourtant, celui-ci restait prudent, se lançant même une discutions à lui-même pour se faire plaisir.

    « Appelle moi Aedan, si je voulais que les gens m’accueillent avec mon titre, je porterait un truc pour me faire reconnaître. Et oui, il fait un peu plus chaud que sur le toit, considérant qu'ici on a le chauffage et des chaise de qualité.»

    Un comité de soutien? Pour les candidats au titre de Mister Deus? Aod n'avait jamais entendu parlé d'une telle chose, il avait toujours considéré que les autres candidats appréciaient ce genre de traitement... être pourchassés partout comme des bêtes de foires et adorés de toutes les filles, c'est un traitement assez appréciable, pour certains. Visiblement, Aedan n'était pas le seul à détester ce genre de traitement car Atios était ici dans son bureau, ayant posté une bibliothèque pour bloquer l'entrée et parlait de la possibilité d'avoir un groupe de soutien pour le cacher. Ce concours virait vraiment très mal avec cette guerre des fans-clubs. Le président s'en était retourné à son bureau qui n'était pas bien loin de celui où le jeune garçon s'était installé, observant son interlocuteur admirer la déco avant de l'inviter à consulter son dossier.

    «Oui, je sais qui tu es, j'ai pas mal consulté tous les dossiers des étudiants.» Se plaçant plus à l'aise dans son beau siège, il ajoutât calmement «Alors, tu parlais d'un groupe de soutiens? Tu veux éviter les filles en fureur qui te courent après? Pourtant c'est le rêve de tout homme.»

    Aedan parlait très calmement, toujours le même petit sourire calme au visage, ne montrant aucun dérangement si même d'émotions en tout genre. Il semblait assez à l'aise, n'essayant même pas d'obtenir de quelconques informations, sans sa tête il ne cherchait qu'à faire la conversation avec son compagnon de fortune. Essayons juste de voir si celui-ci comptait se relâcher un jour ou préférais rester sur ses gardes.


Dernière édition par Aedan "Aod" Klyde le Mar 15 Jan 2013 - 20:50, édité 2 fois
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Sam 5 Jan 2013 - 15:54
Juste du lait. Oui, juste du lait. Pour atténuer le côté amer du café et le rendre un peu moins agressif pour ses papilles gustatives. Quand Aedan, déposa la tasse de café devant lui, le jeune homme aux cheveux brun foncé gratifia le président du conseil des élèves d'un sobre et tout de même chaleureux "merci", alors qu'il jaugeait Aedan en même temps que ce dernier le fixait. D'un côté, Atios ne connaissait pas Aedan. Et le conseil des élèves de son ancien lycée était beaucoup plus strict que celui-ci. Il s'en souvenait encore. Les retards, les uniformes mal boutonnés, les cravates mal nouées, les accrochages légers... Tout ceci était strictement entretenu par la présidence du conseil exécutoire et le conseil des élèves. Le conseil exécutoire avait maintenu dans son ancien lycée, un ordre quasi parfait, mais tyrannique. Un ordre bien différent du désordre qui siégeait à la Deus Académia, chaque jour un peu plus. D'ailleurs, il se demandait vraiment si le proviseur s'en fichait ou si au contraire, il notait dans une vaste liste, les noms des pires fauteurs de troubles pour mieux les punir le moment venu. Oh, c'était une bien drôle idée, mais qui l'amusait fortement. D'imaginer le principal avec une longue liste, un stylo, toute la journée, dans son bureau, en train de rajouter des noms les plus différents et improbables sur la liste, un sourire démoniaque sur les lèvres et riant à gorge déployée.

Il prit une gorgée de son breuvage laiteux en tentant de faire taire son imagination débordante. Pauvre Shindô Akarui, il en avait des bonnes, dans la tête du jeune homme à l'épée d'or. Il regarda alors Aedan parlait du toit et des chaises. Ah, parce que le président du conseil savait pour sa fuite sur les toits et son après-midi planquée dans le froid, accrochée à une antenne ? Il ne savait pas qui l'avait surpris dans cette position compromettante, mais enfer et damnation, s'il le retrouvait, il irait punir ce vilain petit rapporteur à gros coup de pompes dans le .. Arsch. Bref, vous avez compris. Pour autant, impassible comme à son habitude, il leva les yeux vers le président du conseil des élèves. Sur un ton neutre mais moins méfiant que son expression précédente, il rajouta alors : ▬ Oh, les toits, c'est agréable. Mais pas pendant cette saison. Surtout lorsqu'il vente et qu'il neige.

Oui, les conjectures actuelles rendaient les toits inhospitalier et humide. Mais en été, c'était l'idéal pour se reposer et bronzer un peu. Même s'il préférait les siestes plutôt que de bronzer. D'ailleurs, combien il ferait, pendant l'été ? Il ne savait pas, mais il commençait en avoir plein le dos de la neige et du froid. Le soleil, l'été, c'était plein de bonnes choses qui arrivaient. Les fêtes, les filles, une ambiance particulière propre à la chaleur et aux activités sous cette dernière. Une époque de rêve. Une époque qu'il préférait, car c'était l'assurance de longues journées d'oisiveté, de longues journées de sérénité et de paix... De longues journées tout court aussi. Ses rêves d'été ... Enfin, ils étaient foutus depuis son arrivée à l'académie. Ses amis terrestres n'étant pas ici ... Forcément, forcément, forcément... Cela foutait en l'air ses plans. Et ici, avoir des amis pour faire les cons l'été venu, ne pas dormir la nuit et faire les 400 coups, c'était compliqué.

J'avoue, pour un peu, ta cafetière, le chauffage et tes fauteuils me motiveraient à vous rejoindre pour faire le sale boulot. Si vous avez besoin d'un homme à tout faire, n'hésitez pas. Même les directeurs m'ont déjà demandé de travailler pour eux. Atios reprit une gorgée du breuvage avant de rajouter. D'ailleurs, il me semblait que le port du brassard était fortement recommandé, pour assurer les fonctions du conseil. Après, il est vrai que ça ne plaît pas à tout le monde de porter de tels brassards.

Il se souvenait à l'époque, lorsque le conseil exécutoire lui avait demandé de travailler pour eux. Ce fameux brassard représentant ses fonctions avaient joué beaucoup sur lui et les autres. Cela créait une distance. Mais lui qui s'efforçait de créer cette distance entre le véritable "lui" et ce qu'il affichait aux autres, cela ne l'avait pas dérangé. Au contraire, même, sûrement. Il reprit encore un peu de café avant de regarder Aedan, observant son dossier. Il n'en avait pas honte, peu importe ce qui pouvait bien être écrit dessus. C'était logique. Il assumait ses actes, plutôt deux fois qu'une. Mais là où Atios arqua un sourcil, ce fut concernant le rêve de tous les "hommes".

Si tel était ton rêve, il est à ta porte, bien que je l'aie bloquée. Si tu es toi aussi tu es ici, ça signifie une chose. Soit que tout les deux, nous ne sommes pas des hommes... Atios pouffa de rire, vraiment amusé, avant de compléter plus solennelle : soit... Que tu es de ce bord-là.

Mais là encore, il pouffa à nouveau de rire à cause de sa blague à la chute peut-être un peu douteuse, mais pas si prévisible. Finalement, il apporta sa véritable conclusion : ou alors, c'est que comme moi, tu préfères être avec des gens qui te connaissent vraiment plutôt que de te faire aduler par la douce hypocrisie de tous ces gens qui nous vouent un culte sans nous connaître pour ce que nous sommes, mais pour ce que nous affichons aux autres.

Oui, là, c'était dit. On ne pouvait pas être plus pessimiste concernant les faits et les fan-clubs. Atios venait d'être particulièrement dur avec ses "fans" et ceux d'Aedan. Mais après tout, combien parmi ses fans, avaient de vraies raisons de l'aduler ? C'était peut-être asocial que de réfléchir comme il venait de le faire, ces élèves n'étaient pas mauvais, au contraire, ils étaient humains, alors même lui ne pouvait les blâmer. On a tous un héros. Une fille parfaite que l'on désire. Un rêve à atteindre. Aussi vaniteux que cela puisse paraître, ils incarnaient quelques modèles que les gens aimaient. C'est pour ça qu'il ne détestait pas tant que ça ces clubs de soutiens. Il était même flatté de l'attention qu'on pouvait lui porter... Mais le problème, c'est qu'il aurait beau se jeter dans un bain de ses fans, il serait toujours aussi seul que s'il s'était isolé dans le couloir. En comparaison, Atios, qui procédait à un véritable échange avec Aedan, était moins seul que dans les couloirs. Son sourire revint alors, plus franc et plus sincère, moins vide que pour sa précédente assertion. Il dit alors, sur une voix elle aussi, plus sincère : ▬ Mon rêve n'est pas celui de la popularité. Au contraire, il est tellement plus simple à obtenir que mon groupe de fan-club que je n'ai toujours pas trouvé le mortier et le ciment pour le construire.
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Mar 15 Jan 2013 - 21:47
    Faut dire que la vent et la neige ça peut rebuter même le plus nordique des hommes habitant cette terre, surtout quand on pense que le pauvre Atios devait aller là pour fuir un fan club et qu'il ne pouvait se permettre de simplement attendre devant la porte. Aedan n'osait même pas imaginer le genre de traitement que ce jeune fuyard de foules pouvait s'infliger pour ne pas avoir à combattre ses groupies... De son côté, le grand président du conseil n'avait qu'à se cacher dans son propre bureau pour éviter les foules en délire, sa position avantageuse et sa bonne vue sur le reste de l'académie lui permettait d'éviter aisément les guerres de fanclubs. Il semblait visiblement que les autres concurrents n'avaient pas vraiment cette chance.

    «C'est sûr que l'hiver ne te donne pas beaucoup de chances de passer des belles journées sur les toits.»

    Affichant un petit sourire moqueur, notre jeune homme se replaçât bien confortablement dans son fauteuil, préférant de loin son confort à une journée au froid sur les toits. D'ailleurs, Atios semblait lui aussi prêt à délaisser son temps libre aux sales besognes du conseil simplement pour profiter de ce beau confort, se laissant alors contrôlé par L'envie d'un bon café chaud et d'un fauteuil confortable. L'appel du luxe est plus fort que la volonté de tout homme à ne pas s'impliquer dans le conseil, ça Aedan le savait et il se doutait bien que c'était cette raison qui avait poussé la direction à construire un tel bureau pour le conseil.

    Aod aurait bien besoin d'un gars comme Atios, populaire avec les filles comme les garçon et visiblement apte à discuter avec tout le monde, il ferait un très bon responsable de la communication. Il était donc clair que notre président avait réagit assez positivement à la proposition de son interlocuteur, levant toutefois un sourcil au reste de son discours. Porte le petit brassard était fortement recommandé? Vraiment? Aedan avait toujours détesté ce petit signe d'autorité inutile, il le voyait comme un exemple d'un égo qui n'était pas nécessaire au sein du conseil.

    «On aurait bien besoin d'un gars comme toi dans le conseil, si tu crois avoir ce qu'il faut, alors viens déposer ta candidature dés que tu peux. Pour le brassard, je suis contre ce genre de trucs, si le gens ne sont pas capables de nous reconnaître dans les couloirs, alors c'est qu'on ne fait pas assez bien notre travail. En plus, j'ai déjà vu des membres du conseil utiliser ce brassard comme un outil pour se valoriser, le trimbalant comme un trophée partout, je trouves ça inacceptable.»

    Le garçon avait prit un regard sévère, mais malgré tout totalement sincère, il affirmait ici un opinion qu'il ne laissait pas souvent sortir, seuls les membres du conseil connaissaient certaines de ses positions les plus radicales. Heureusement, Atios savait comment relancer la discutions sur un ton un peu plus humoristique et positif, expliquant à quel point cette histoire de rêve de tout homme n'était vrai qu'au cinéma et à la télévision. Utilisant tout d'abord l'humour puis laissant entendre qu'il souhaitait que les gens l'apprécient pour ce qu'il était plutôt que ce qu'il laisse paraître, Aedan retrouvât alors son sourire habituel, ce jeune homme avait principalement la même vision que lui dans toute cette histoire.

    «J'ai la même vision des choses que tout sur tout ça, voir les étudiants nous traiter comme de vulgaires objets ça ne m’intéresse pas plus que ça. Alors je reste ici, bien installé dans mon fauteuil à les laisser faire ce qu'ils veulent de leur temps libre.»

    Tournant quelque peu la tête vers la fenêtre pour observer l'avancement des choses, il remarquât que la foule semblait se disperser... Enfin un moment d’accalmie dans cette guerre sans fin pour la popularité d'hommes qui préféraient de loin reste hors de tout ceci. Soupirant légèrement, il se retournât ensuite vers Atios qui lui confiât que son véritable rêve était bien plus simple et bien moins stressant qu'avoir un fan club et que seul la volonté lui manquait pour le réaliser.

    «Malheureusement, je crois que les rêves sont un brin plus compliqué à réaliser ici que sur terre, je l'ai appris à mes dépends. Si ce n'est pas trop indiscret, me permets-tu de te demander ce qu'est ton rêve? Qui sait, je pourrais peut-être t'aider.»
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Mer 16 Jan 2013 - 11:09
Aedan était intéressant. Vraiment. Ils se ressemblaient un peu. Même si Aedan était plus ... Serein qu'Atios. Bon, en même temps, le jeune homme était connu pour être un fauteur de troubles avéré, un impétueux impulsif aux décisions hâtives et rapides, fortes et généralement utiles : sauver quelqu'un, accomplir rapidement un travail, décider du sort de deux élèves ayant fait un grave manquement aux règles de vie les plus basiques et au règlement intérieur... Atios agissait vite et bien, selon des idéaux bien plus nobles que la plupart des élèves de l'académie. C'était peut-être d'ailleurs pour ça que les gens l'appréciaient tant : de lui devait naître un sentiment de sécurité... Le genre de sentiment qu'on ne ressent qu'en présence d'un leader. Le jeune homme aux cheveux bruns foncés but une nouvelle gorgée de son café laiteux en réfléchissant, ignorant le sourire moqueur de son interlocuteur. Au loin, le café au lait et ces pensées l'amenaient à se souvenir de quelque chose. Mais c'était brumeux et inaccessible : il sentait une vilaine migraine venir. On l'avait prévenu : l'accès à plusieurs centaines de milliers de souvenirs concernant des vies passées lui avait surchargé la mémoire et la plus récente était devenue distante.

Apprenti-dieu, hein ? Il devait devenir fort. Des gens l'attendaient, sur terre, il le sentait. La dernière fois qu'il s'y était rendu, il avait eu la désagréable sensation de lourdeur qui pèse sur vous lorsque tout le monde vous ignore. Le monde avait eu beau avoir ses couleurs, il tournait sans se soucier des apprentis-dieux, condamnés à fixer leur ancien monde s'avancer dans le temps en silence. Cela ne l'avait que motivé à travailler plus pour devenir plus fort, plus rapidement. Mais bien sûr, il ne savait pas comment faire. Alors, il mettait désormais tout son possible dans les cours. Son changement d'attitude avait peut-être intrigué ses professeurs, mais désormais, il travaillait, dur. Très dur. Même s'il doutait que cela le rende réellement plus fort d'écouter en classe, dans le doute, il ne se permettait pas l'erreur de ralentir sa progression.

Il reposa sa tasse et se remit à écouter Aedan. Ah ? Ils auraient bien besoin de quelqu'un comme lui ? Amusant, si on considérait qu'il y avait d'autres élèves populaires remplissant ces dispositions - l'un d'entre eux siégeait devant lui, d'ailleurs - et qu'Atios n'était pas l'élève le plus sage de tout le campus. Mais bon. Ce qui était amusant, par contre ... C'était la position d'Aod sur le port du brassard. Il sourit, amusé. Donc certains membres du conseil s'en servaient pour se faire mieux voir ? Soit. Lui il n'avait pas besoin de ça pour amasser les foules ; de toute façon, il avait de bons contre-arguments, peu importe à quel point Aod pouvait avoir l'air sévère concernant ces faits. Il n'était pas un ancien membre du conseil et s'il se proposait à travailler pour eux ou avec eux, c'était car il aimerait se dévouer à la cause du corps étudiant, des apprentis divinités de Deus.

Je comprends, effectivement, je trouve pitoyable de dépendre d'un symbole pour tenter d'être populaire. Mais vois-le autrement : les nouveaux ici, quand ils arrivent, ne connaissent personne. Même moi, je t'ai reconnu uniquement grâce au concours de Mister Deus et pas parce que tu es le président du conseil des élèves. Les brassards sont certes un trophée pour ceux qui les portent, même moi je serais assez fier d'avoir le droit d'en porter un, mais c'est normal d'être fier de ce que l'on fait, surtout quand c'est un choix personnel de le faire. Il connaissait peu de gens qui travaillaient sans être fier. Il y avait modestie et fausse-modestie. On pouvait être fier et rester modeste de nos actes, surtout si ceux-ci étaient plaisants à faire. Les brassards sont là autant pour nous .. Enfin, vous positionnez dans le conseil que pour aider les pauvres nouveaux arrivants à s'y repérer. Je suis sûr que même des nouveaux profs ne vous connaissent pas. Et puis, sans critiquer, le conseil n'est pas très actif, pour l'instant, cela n'aide pas non plus. Je sais que tu es plutôt populaire, mais aucun de tes acolytes ne ressort du lot, étrangement.

Il avait fait une légère bourde en disant "nous". En fait, il n'avait jamais vraiment fait parti d'un conseil des élèves. Il avait aidé celui de son ancien lycée car il était délégué de classe ; il avait souvent eu à les aider à remplir de la paperasse bien longue. Et compte tenu de l'invitation d'Aedan, il n'avait pas fallu plus pour qu'Atios s'avance trop vite ; quoiqu'il soit parvenu à se reprendre. Il ajouta alors, après une légère pause :

Pour ce qui est de ma candidature, je ne vois pas de soucis à la soumettre, mais je ne savais pas que le conseil des élèves recrutait... Dit-il en se levant et en attrapant le premier formulaire qui traînait sur un des bureaux. Non, ce n'était pas ça. Il continua ses recherches, manipulant les papiers en les rangeant systématiquement là où il les trouvait. Finalement, trouvant son bonheur, il remplit le formulaire en sortant un crayon de sa veste avant de le poser, cinq minutes plus tard, sur le bureau du président du conseil. Voilà qui est fait. Finalement, il retourna à sa place avant d'ajouter : pour ce qui est de la vision que je t'ai exposée, je vais me mettre en position d'avocat du diable et défendre tous ces élèves. Tu me parles de rêves ... Qu'est-ce qui fait vivre nos rêves et qui nous pousse à nous lever chaque matin, pour vivre malgré notre mort ?

Il s'était relevé en parlant, se mettant à avancer de long en large, posant sa question rhétorique à Aedan, sur un ton détaché et légèrement déshumanisé.

Pour vivre, il faut de l'espoir. Tant qu'il y a de l'espoir, il y a matière à vivre et à se battre pour atteindre ses objectifs et ses rêves. Ainsi, ces gens qui nous vouent un culte se servent de leur vision de nous comme moyen de continuer à vivre. Je ne peux pas reprocher à ces gens de se livrer des guerres aussi stupides quand on sait qu'au final, elles ne dépasseront normalement jamais les bornes ; les surveillants sont là pour s'en assurer, en théorie. Il respira sonorement avant d'en arriver à la conclusion de son postulat en s'approchant du bureau de son interlocuteur. Nous servons d'espoir à ces gens-là, qui nous soutiennent et nous devrions les remercier pour cette raison autant qu'ils nous remercient en se battant pour nous.

Oui, Aedan ne s'était peut-être pas trompé sur les qualités d'orateur du jeune homme. Son discours, il l'avait fini, droit devant le président du conseil, le regardant droit dans les yeux. Le sourire légèrement amusé. Les mains dans les poches.

Quant à mon rêve, j'en ai plusieurs. Et à plusieurs niveaux. En tant qu'existence humaine, mon rêve le plus solennel est trop fleur bleue pour que ça arrive. Mais bon, je vais faire l'effort de le confier. Je souhaite tomber amoureux d'une fille dont jamais je ne douterais en qui je pourrais toujours apparaître faible. Pour ce qui est du plus réalisable, j'aimerais me trouver de vrais amis. Et cette fois-ci, ne pas les perdre. Que ce soit en étant trop neutre, ou en me sacrifiant au passage... Et pour ce qui du rêve le plus global, celui qui fait que Deus m'a ressusciter... Eh bien, je veux voir tout le monde heureux, autour de moi. Et je veux être compris dedans dans ce "tout".

Atios sourit. Eh beh. Cela avait été plus facile à dire qu'autre chose. Oh, il avait d'autres rêves plus stupides et moins sérieux - dont une ligne internet dans sa chambre -, mais ceux-ci étaient les principaux qu'il avait amassés au fil du temps. Et qui pouvaient simplement se résumer à être un "humain normal". Amusant pour une future divinité, sûrement. Il s'assit alors, sur le coin du bureau d'Aedan pour renvoyer la question à laquelle il venait de répondre :

Et toi, Aedan Klyde, de quoi tes rêves sont faits ?
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Mar 22 Jan 2013 - 3:11
    Atios avait énoncé un plutôt bon point par-rapport à l'activité générale du conseil des élèves, outre notre jeune président qui s'assurait que tous le connaissent dans cette académie pour simplifier ses tâches, ses acolytes n'en faisaient visiblement pas autant. Même pire, il avait eu droit à quelques départs sans trop de nouvelles ou d'absence non-motivés de certains de ses subordonnés qui le laissait assez déçu. Un homme comme Atios, qu'il soit en accord ou non avec sa politique sur les brassard offrait un ajout assez substantiel à son équipe qui se réduisait au fil des semaines. Autrement, bien que ses arguments tenaient parfaitement la route, Aedan ne pouvait croire qu'il était nécessaire de porter des brassards pour se faire connaître, si un officier du conseil restait un pur inconnu malgré les nombreuses tâches qu'il avait à accomplir, alors c'est qu'il faisait mal son travail. Autrement, il pouvait porter son brassard s'il le souhaitait, Aod n'avait aucune problème avec ça, il ne faisait qu'exposer son propre point de vue.

    Il semblait toutefois, à la suite de ce léger échange entre les deux individus, qu'il s'accordaient sur de nombreux points en rapport avec la gestion de cette académie. Le conseil était le seul groupe pouvant faire réellement régner l'ordre ici, considérant le détachement total de la direction avec les divers problèmes des étudiants, il y avait de faibles chances qu'ils agissent lorsque nécessaire. Aedan s'était préparé à ce fait et avait déjà mis en place des plans si jamais la sécurité des étudiants était mise en danger, mais pour cela il avait besoin de membre au mental fort, des gens comme Atios. Il voyait bien ce gamin à une bonne position au sein du conseil, il semblait suffisamment idéaliste pour se battre pour son académie et suffisamment intelligent pour ne pas se laisser marcher sur le pieds comme un idiot. Le jeune président avait un beau sourire aux lèvres alors qu'il sorti une de ses fiches de recrutement pour la tendre au garçon alors que celui-ci cherchait frénétiquement dans les papiers du bureau, répondant calmement en allant se rasseoir sur son grand fauteuil confortable.

    «Je ne force personne à suivre mes propres idéaux, j'annonce simplement la façon dont je vois les choses, je suis peut-être le Président, mais je ne suis pas le père des mes membres. Tous ceux qui s'engagent dans le conseil peuvent garder leur libre arbitre et mener leur carrière comme ils l'entendent, selon certaines limites. Si mes officiers ne portent pas leur brassards, alors c'est par choix personnel, non pas parce que je l’interdis. De plus, si tu dis que c'est par fierté que tu le porterais, jamais j'oserai t'interdire de porter le brassards, ça serait juste cracher sur ton dévouement.» Il se rassit calmement sur son fauteuil en replaçant quelques papiers comme s'il voulait simuler du travail en continuant à parler. «Mais je suis d'accord avec toi, certains de mes membres ne se font pas trop connaître et je devrais rapidement remédier à ça, il y a trop de relâchement au conseil ces temps-ci, je n'aime pas ça.»

    Hochant la tête, il acceptât avec un grand sourire le formulaire de recrutement qui semblait parfaitement rempli, observant chacune des réponses pour valider son jugement initial. Ce garçon ferait une addition parfaite au conseil, ses qualité et sa personnalité semblaient similaires à ceux du Président, ce qui semblait assez rare dans cette académie. Il le voyait même déjà l'épauler en tant que Vice-Président, apportant un vent de raison aux décisions parfois assez radicales de notre jeune Aedan qui semblait bien heureux de recevoir une aussi bonne candidature.

    «Le conseil recrute toujours, nous croyons toutefois préférable de laisser les étudiants nous approcher plutôt que le contraire, histoire de prouver une certaine volonté à joindre le conseil, tempe si ça nous arrive d'annoncer nos envie de recrues.»

    Puis, Atios se lançât sur son discours à propos des rêves des étudiants, n'avait-il pas comprit ce que le président essayait de dire? Aedan ne voulait pas insinuer que les étudiants ne pouvaient plus rêver, que rendu ici ils ne pouvaient pas se permettre d’avoir un objectif, un espoir. Au contraire, il croyait que tous devaient se trouver un rêve à poursuive, sans ça ils resteraient toujours au même point sans avancer, l'homme avait besoin d'un but à poursuivre, jamais le président ne contredirait ça. Cependant, un détail fit sourire légèrement notre jeune homme, Atios parlait déjà comme s'il était un membre du conseil, utilisant le nous en affirmant que le conseil devait guider les étudiants vers la réussite de leur rêves, un chose qui démontrait sa motivation à aider l'académie, un chose qu'Aedan appréciait.

    «Je ne voulais pas dire que les étudiants ne pouvaient se permettre de rêve, il faut qu'ils aient un but sinon ils ne pourrons jamais devenir des vrais dieux, mais il faut qu'ils comprennent que les rêves qu'ils avaient de leur vivant sont pour la majorité impossible à réaliser. Devenir astronaute, gagner le prix Nobel, avoir une famille... Tout ça est impossible ici, c'est la triste réalité de cet endroit. Ils doivent passer par-dessus ça et se trouver un but qui convient à notre nouvelle situation, c'est ça que je voulais dire.»

    Finalement, son interlocuteur annonçât son rêve... Bien semblable à celui du Président en réalité, tous deux voulaient trouver l'amour, bien qu'Aedan avait autrefois cru pouvoir viser la famille et la vie normale, oubliant qu'ici c'est impossible. Avoir des amis? Faire parti de cette académie pour vrai? Atios visait la simplicité, mais c'était ce que tous voulaient en réalité... L'amour, l'amitié, c'est ce que l'homme tends à rechercher constamment.

    «Mon rêve? Il n'est pas bien différent du tiens... Enfin, il l'étais. J'ai toujours rêve d,un truc simple, avoir une belle vie, une famille, un grand amour, une maison à la campagne et un emploi stable, mais ici seul la partie amour est possible. Autrement, j'ai espoir de pouvoir protéger cette académie et les étudiants, c'est pas mal pour ça que je suis à ce poste, même si ça sonne prétentieux, je veux faire quelques chose pour remercier celui qui ma donner cette seconde chance, peut importe qui c'est. Ça peut paraître idiot quand on voit ces idiots courir partout et s'entre-tuer pour des raisons connes, mais ces bâtiments, ces arbres, ces étendues vertes... Tout ça, c'est important pour moi, je veux me battre pour que d'autres puissent avoir la même chance que nous avons aujourd'hui.»

    Le garçon avait prit le temps de jeter un coup d'oeil à l'académie, admirant les grands bâtiments qui se dressaient dans ce monde féerique... Si tout le monde ne bas était trop occuper à se battre pour un concours de popularité, Aedan lui était là pour défendre ces idiots qui ne se rendent même pas compte des dangers et il était prêt à tout pour y arriver. Il devait vraiment sembler assez radical vu comme ça, mais peu savaient son véritable but dans la vie... Attendons de voir comment Atios vas le prendre.
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Ven 25 Jan 2013 - 17:36
Le port du brassard était toujours utile, pour la simple et bonne raison que des nouveaux à l'école, il y en avait tous les jours. Alors, peu importe à quel point les gens faisaient des efforts pour se faire connaître et être reconnu, il y aurait forcément une partie des élèves qui ne les reconnaitraient pas, au début. C'est sûr, c'était à ces élèves de s'informer des pôles importants de l'académie, mais il devait bien y avoir un moyen pour que les nouveaux soient impliqués plus facilement dans l'école ? Il fallait creuser cette piste, cela pouvait être bénéfique à tout le monde. Il avait une petite idée, mais il la laissa de côté, au fond de sa tête, pour pouvoir accepter la fiche de recrutement de la part d'Aedan.

Bordel, c'était une façon indirecte de lui dire qu'il était pris ? Dans un sens, c'était cool. D'un autre côté, ça faisait un peu contrat avec le diable, quand c'était tendu par le chef de l'organisation. Il regarda succinctement le papier, mais n'y vit aucune clause cachée, aucune entourloupe. Très rapidement, la feuille de recrutement fut remplie et signée en son nom. Il faillit demander s'il fallait y déposer une goutte de son sang - histoire de continuer dans son délire de pacte avec le malin - mais il s'abstint : ce n'était pas une bonne idée de faire ce genre de blague, vraiment pas.

Plutôt, il préféra se taire et écouter le président du conseil des élèves lui répondre. D'ailleurs, le plus amusant était encore sa façon de répondre. Il n'était pas le père des membres du conseil des élèves ? Si Atios était un des membres de celui-ci un jour, il est sûr et certain qu'Aedan aurait du mal à être le père de la dernière réincarnation du roi Arthur, puisque celui-ci était plus âgé que le président du conseil des élèves... De toute manière, Atios était plus souvent du genre paternaliste, même s'il ne visait pas à l'être. Il ne visait qu'à fournir ses conseils aux autres, pour les aider à avancer. Il ne voulait pas s'immiscer lourdement dans la vie des autres. Ce n'était pas son objectif, du moins.

Ensuite, il sourit en écoutant Aedan, qui lui confia ses rêves. Celui-ci était vraiment beaucoup plus pragmatique qu'il n'en avait l'air. Mais ça correspondait bien à sa position... Une position qui nécessitait d'être réaliste. Très peu pour Atios. Il préférait rêver, encore et encore, dépassant toutes raisons et toutes logiques, toutes limites. Ils restaient, cependant, tous les deux, très altruistes. Remercier Deus, hein ? Est-ce qu'Atios se sentait prêt à le remercier ? Pour lui, qui s'imaginait être un fragment éternel dans un univers si vaste, il ne se sentait pas plus petit que Deus. Ni plus grand. Il savait juste que s'il regardait cet univers en face, il aurait du mal à tenir debout, face au poids de celui-ci. Protéger quelque chose d'aussi grand ? Est-ce que c'était possible ? Porter quelque chose d'aussi grand sur ses épaules était vraiment compliqué. Pourtant, ils ne s'en rendaient pas compte, mais ils portaient tous ce fardeau sur leurs épaules...

Aedan voulait le protéger aussi, mais dans son environnement direct. C'était tout aussi louable. Mais ils devaient savoir tous les deux que le faire seul étaient sûrement impossible, même pour Deus. C'est pourquoi, cette école existait, sûrement : former des gens à le faire là où Deus ne pouvait pas agir. Remontant son genou vers lui, Atios posa son menton sur le sommet de celui-ci et se mit à réfléchir, avant de dire, solennel et respectueux : ▬ Je ne pense pas que ton point de vue soit idiot. Ni que ces gens en bas, ne soient si idiots que ça.

Oui, il pensait que les élèves qui se livraient la guerre, n'étaient pas forcément aussi aveugle qu'ils le montraient. Ils profitaient juste du temps qu'ils avaient, désormais. En temps de paix, il est normal de vouloir profiter des activités du moment, de s'amuser, ensemble. C'était tout à fait humain, qui pourrait leur reprocher ? N'importe qui avait besoin de détente, pour pouvoir assumer ses responsabilités. De moments où se débarrasser de la pression.

Et je ne crois pas que tousces rêves mortels soient impossibles. Ce qui fait que ce sont de beaux rêves, c'est de pouvoir s'y accrocher, malgré les difficultés, malgré l'apparente impossibilité. Il est clair que pour le moment, ce sera compliqué pour moi d'accomplir mes rêves... Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et vu que personne n'est devin, le désespoir n'a pas sa place dans nos actes.

Atios ne savait plus qui lui avait dit ça, mais son cœur refusait de lâcher cette phrase et la contenait en son for intérieur comme le plus beau bouclier qu'on lui ai offert. La personne qui lui avait dit ça devait être vraiment très importante à ses yeux, car il sentit un profond malaise par rapport à celle-ci. Mais pas moyen de se souvenir de la provenance des souvenirs. Reportant son attention sur les vœux d'Aedan, il conclut :

Quoi qu'il en soit, conseil des élèves ou pas, je t'aiderais à protéger ton rêve et atteindre celui que tu as abandonné. Tout est possible, quand on veut, j'en suis vraiment persuadé. Du moins, je ferais de mon mieux pour que tu y parviennes. Mais je crois que nous aurons à prouver notre fidélité au créateur cet endroit sous peu. Quelque chose me dit que la paix illusoire qui règne sur le campus va rompre. Quelque chose va imploser et on va devoir y faire face..

Son portable sonna alors, lui indiquant qu'il avait un cours qui commencerait sous peu et sans lui s'il ne s'y rendait pas. Débloquant la porte d'entrée, il semblait que la guerre des groupies se soit décalées loin de là où ils se trouvaient, le rassurant quelque peu. Il dit alors :

Bon, sur ce, monsieur le président du conseil ... J'ai des cours qu'il faudrait que j'évite de sécher! Bon journée et à la prochaine !

Lorsque la porte du bureau fut fermé, Atios soupira. Rejoindre le conseil des élèves ? Pourquoi pas. Après tout, ça lui ferait quelque chose de plus à faire pour se rendre utile auprès des autres. Mais il était loin de deviné que le futur lui ferait regretter ses choix.
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Re: Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où. - Dim 7 Avr 2013 - 18:23
Je crois savoir que Kurokami est désormais dans le conseil des élèves. Belle promotion et j'espère que ce poste te conviendra pleinement.

Kurokami Atios : 390 xps
Aedan Klyde : 295 xps

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Parfois, il faut savoir se cacher n'importe où.
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