Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi...

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Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Mer 26 Déc 2012 - 17:28

Il y a des soirs, où il ne pouvait pas dormir. Atios, bien qu'il ne le montrât pas, était quelqu'un de perpétuellement dévoré par l'anxiété et l'angoisse. Ai-je assez fait d'efforts aujourd'hui ? Ai-je pu aider quiconque aujourd'hui ? Est-ce que j'ai raté quelque chose d'important, aujourd'hui ? Quand on passe son temps à ne pas avoir l'esprit tranquille, on a du mal à se reposer et dormir. Mais parfois, ça aide beaucoup. Parce que ce soir-là, il ne s'était pas endormi. Il avait reçu un SMS de la part de Maya. Il le relut plusieurs fois. Quelque chose le dérangeait par rapport à ce message, mais il ne savait pas quoi. Alors, il avait tapé machinalement :

<< Pas de soucis, je serais là, je n'ai rien à faire en ce moment de toute façon. J'espère que ta magie ne va pas trop mal ? De toute façon, vu comment ils ont pu me ressusciter quand je suis mort sur terre, je pense que ça ira bien pour elle si ce n'est qu'un simple petit empoisonnement ^^ ! Par contre, je crois que des amies à toi vont venir picoler dans ma chambre ce soir ... u_u' .. Mais je n'ai pas eu le cœur de leur dire d'aller se faire voir sur Jupiter, alors il se peut que tu doives m'aider à jarter les indésirables quand ils seront éméchés. Allez, bisous Maya, à toute... Je crois qu'elles arrivent, là en plus ... ;w; >>

La consommation d'alcool était interdite dans l'enceinte de l'école, mais après tout, les règles étaient là pour être transgressées tout autant qu'elles étaient là pour être respectée. Et puis, si rien n'était fait pour pimenter le quotidien, celui-ci perdait toute saveur à être consommé. Et par consommé, Atios entendait le mot "vécu". Il avait appuyé machinalement sur le bouton envoyer, mais quelque chose lui dérangeait profondément. Ah. Il réfléchissait sûrement trop. Mais bon. Après tout. Il lui avait promis de ne pas la fliquer. Elle devait grandir un peu par elle-même. Quand on toqua à sa porte, il ouvrit machinalement et les trois demoiselles rentrèrent, accompagnées de bouteilles d'alcool que quelqu'un avait subtilisé pour elles. Drôle de concept que de venir picoler dans SA chambre, mais bon. Il leur fit la bise, rituel obligatoire pour qu'une fille ne fasse pas la tronche. Un simple salut ne suffisait pas, malheureusement. Et croyez-le, c'était fastidieux : trois filles, c'était déjà ennuyant, mais quand le nombre se multipliait par cent dans une seule journée, il comprenait pourquoi son cou était tendu et qu'il avait été cherché des traitements contre les torticolis. Et la soirée avait débuté naturellement. Le jeune homme avait discuté avec eux quelques longues minutes. De tout. De rien. Il s'en fichait, tant qu'elles étaient contentes de la situation. Il avait refusé un verre. Puis deux. Et elles, elles en avaient bues quatre, puis cinq, avant de doubler à dix. Combien de verres avant que l'une d'entre elles ne tombe au sol ? Il n'en savait rien, mais il était clair qu'elles avaient l'habitude de s'envoyer de l'alcool dans l'estomac, car elles tenaient bien. Mais pas au point de ne pas être bourrée. Et tout était parti d'une simple question.

Et sinon, vous avez vu Maya en cours ? Elle va bien ? Il paraît qu'il y a eu des problèmes en cours de potion, ou quelque chose comme ça.

Et là, la réponse fut simple :

La trainée qui se fait chouchouter et qui t'as suppliée pour être dans ta chambre ? Oh, oui... Aha, on lui a fait comprendre que toutes les filles de l'école la détestaient... Hein, Jenny ?

Ouai, cette petite chieuse en a eut pour son argent, c'est clair. Ajouta-t-elle en éclatant de rire.

La troisième, visiblement plus sobre, était devenue blanc comme un linge alors qu'elle les avait regardé avec insistance, en vain. Ses deux amies étaient trop alcoolisées pour se rendre compte qu'elles venaient d'avouer un lourd crime. Un crime qui avait fait passer Atios lui aussi, tout pâle. La salive venait à lui manquer, soudainement. Il avait foiré. Et Maya était seule, en train de souffrir à l'infirmerie. Elle lui avait promis de l'appeler à l'aide. Et elle ne l'avait pas fait. Il avait promis d'être là pour elle. Et il ne l'avait pas été. Que devait-il faire des idiotes qui lui faisait face ? La violence ne résoudrait rien. Mais il ne pouvait pas pardonner. Elles ne méritaient pas. Atios, fébrile, en t-shirt et en boxer, s'était levé et avait attrapé les deux jeunes filles par un bras, qui, surprises, tentèrent de se débattre. Mais Atios enfonça sa propre porte d'un simple coup de pied, l'envoyant valser contre le mur du couloir. Et il les tira à l'extérieur, le regard impassible, avant de les jeter au sol, sur le couloir. La troisième jeune fille s'était mise à murmurer des "pardons", en boucle, comprenant qu'elles avaient joués et perdus. Les gens dans les couloirs, s'étaient eux aussi, mêlés à ce règlement de comptes, surpris par le bruit. Les deux jeunes filles se relevèrent, le regard furieux, alors que l'une d'entre elle grogna :

Alors, t'es pas content, car on tapé sur la chouchou du directeur ? Ou c'est parce que tu veux être dans les petits papiers du directeur, que tu te la fais ?

Pardon ? Avait-il simplement répondu, en relevant ses yeux. Et tout le couloir fut parcouru d'un grand silence, soudainement. Les deux filles tremblèrent. Le regard d'Atios était dur. Dur. Coupant. Tranchant. Froid. Insensible. Impitoyable. Mais ses yeux... La frustration et la colère, mêlée à l'incompréhension, avaient suffit pour que le métabolisme d'Atios se mette à accélérer au point où ses fameux yeux, ses yeux de chasseur, ceux d'un dragon, s'étaient réveillés. Des yeux de prédateur. Les yeux d'un juge qui semblait profondément contrarier parce qu'il venait d'entendre. Mais les deux membres du trio de persécution tentèrent de continuer de garder leur calme et de continuer à jouer avec les nerfs du roi Arthur.

Je t'ai demandé ce que tu trouves à cette petite salope, t'es sourd ou quoi ?

Je pensais ... Que vous étiez ses amies ? Demanda-t-il, naïvement.

Aha, me fais pas rire, personne peut piffrer cette abrutie.

Vous l'insultez beaucoup.. Une salope tu dis ? Perso, moi j'en connais que deux, jusqu'à maintenant, dans cette école.. Et elles sont en face de moi. Des salopes hypocrites, jalouses, qui se mettent à plusieurs sur une personne avec qui elles ont été hypocrites pour mieux pouvoir l'attaquer ... Des lâches, des alcooliques laiderons qui me font profondément pitié.

Qu'est-ce que t'as dis, connard ?

Jenny, je te déconseille de ..

Trop tard. Elle venait de foncer, le poing levé. Atios l'attrapa au vol et d'un geste simple, redirigea le poing dans le mur. La demoiselle tomba à la renverse, son poing s'étant brisé sous l'influence de la force de son propre coup.

Que ce soit bien clair, que j'en chope un dans cette école en train de martyriser ou harceler quelqu'un, je lui éclate sa gueule. Fille ou garçon, les connards doivent payer leurs conneries. Son ultimatum tombé, il baissa les yeux vers les principales concernées : quant à vous deux, ne m'adressez plus la parole. Et si Maya ne vous pardonne pas, ce n'est même pas la peine de venir m'adresser la parole. Vous ... Vous êtes la honte de cette école. J'espère que vous réfléchirez sur vos actes et que vous changerez. Je l'espère sincèrement. Sinon, vous finirez dans les cuisines, ou pire ... Dans les geôles de l'école. Et vous comprendrez ce que c'est, l'enfer.

La jeune fille, humiliée, le poing cassé, le regarda dans un ultime défi :

Pour qui tu te prends, connard ? Parce que t'as gagné un concours de popularité, tu crois que tu peux traiter les autres comme de la merde ?

Je te retourne la question ? Pour qui tu t'es prise exactement ? Ma copine ? Mon amie ? Tu ne connais même pas mon véritable nom et t'ose t'attaquer à ceux qui me sont proches ? Si tu me connaissais vraiment, tu dois savoir que t'attaquer à Maya était une véritable erreur, surtout si tu voulais me plaire... Au contraire, Jenny McArty, tu me dégoutes du plus profond de mon cœur.

Il s'était calmé et alla voir un garçon, qui regardait depuis le début la scène. Raphaël, un camarade Dieu des pâtes, Italien de naissance.

Excuse-moi, vieux, tu pourrais demander à ce qu'on répare ma porte et qu'on emmène ces trois-là au bureau des profs ?

Mais ... Tu vas avoir des emmerdes, tu les as laissé boire dans ta chambre ..

T'en fais pas pour l'alcool et compagnie, je préfère payer d'avoir été trop sympa avec ces connes que de les laisser passer à tabac en toute impunité, des élèves qui n'ont rien fait.

D'accord. Tu vas faire quoi ?

Allez voir à l'infirmerie. J'ai très peur de l'état dans lequel je vais retrouver Maya. Il regarda son portable, qu'il avait attiré depuis le couloir de sa chambre, dans ses mains avant de demander à un autre de ses voisins de chambre, qui s'était approché pour le saluer : Hey, John, tu peux surveiller que personne d'autre que les profs ne rentrent dans ma chambre le temps que je m'en aille.

Le concerné fit oui de la tête et Atios soupira. Pas plus de temps à perdre. Il emmerdait le couvre-feu. Il emmerdait la terre entière. Il voulait juste être là pour que Maye aille mieux. Il s'en fichait si sa réputation était foutue ou si son anonymat était détruit. Il irait sûrement se faire clairement réprimander par le principal. Mais merde. Lui aussi, pouvait aller se faire foutre. Il avait fait ce qu'il pensait juste et il était fier de ses choix. Courant dans les couloirs en petite tenue, il brisa la première fenêtre jusqu'à l'extérieur du bâtiment. De là, il repéra au loin le bâtiment scolaire. Utilisant sa magie pour faire des amples sauts par-dessus de la neige, il parcourut rapidement l'espace entre les deux jusqu'à l'entrée de celui-ci. Il faisait très froid dehors et la tenue d'Atios le mettait clairement dans une position étrange, mais 40 minutes plus tôt, il avait prévu de passer une soirée sereine. Son portable vibra dans ses mains. Nouveau SMS de Maya. Atios devint blanc comme un linge, grimaçant. Elle voulait se suicider ? Ou se laisser mourir ? Merde de merde. Enfer & damnation, il ne l'entendait pas de cette façon.

<< Maya, où tu es ? J'arrive, attends-moi et ne fais pas de connerie, surtout ! Je te l’interdis !! >>

L'infirmerie. Peut-être n'avait elle pas menti sur le lieu où elle se trouvait. Il devait vérifier. Grimpant les escaliers froids paliers par paliers, il se crasha violemment contre un mur en tentant de se dépêcher. Continuant de courir, pieds nus, il glissa vers l'avant. Mais l'infirmerie était encore ouverte et allumée. Tout espoir n'était peut-être pas encore mort. Accélérant, il ouvrit la porte, essoufflé. Un transsexuel aux cheveux roses au fond de l'infirmerie, un gars qui l'avait déjà soigné, malheureusement... Atios claqua la porte avec véhémence, rageusement. Mais il entendit il vit au fond du couloir, une autre lumière. Celle des toilettes des filles. Et la porte se referme aussi. Il tourne les yeux, lentement mais sûrement. Atios ne comprenait pas la situation. Mais ce qu'il vit, au fond, dans les ténèbres, de ses yeux fatigués... C'était une amie. Une amie mal-en-point. Une amie en larmes. Une amie blessée. Une amie souillée par son propre sang. Alors, il court vers elle. Il trébuche en chemin, son genou lui fait mal à force d'avoir cogné le sol. Mais il s'en fiche. Il se relève. Il continue de courir. Il la voit se rapprocher. Elle est saine et sauve. Il n'est pas encore trop tard. Il n'a pas encore perdu quelqu'un d'autre. Son cœur se resserre. Et il fait ce que l'on appelle un bond en avant, sur la longueur. Il attrape au vol Maya, la plaque contre lui et la retourne dans les airs, quitte à se briser la colonne vertébrale à l'impact. Elle est là. Il est là pour son amie. C'est tout ce qui compte. Il se fiche du reste. Il se fiche d'Isanagi. De Shindô Akarui. Du règlement. De l'avis de Deus. Du regard des autres. Sa précieuse amie est sauve. C'est tout ce qui compte pour lui.

Maya ... Maya ! .. Maya ! J'ai eu si peur ! Maya ! Il a les larmes aux yeux, alors qu'il frotte son visage contre les épaules et les cheveux de la demoiselle. Atios est froid. Trempé. Sueur, larmes, neige. Ses pieds sont bleus. Ses genoux aussi, écorchés. Il la pose contre le mur au fond du couloir, la tenant par les épaules, relève son visage et lui dit alors : je suis désolé ... Terriblement désolé de ne pas avoir compris plus tôt ... Maya .. Maya ... Je t'avais dit de m'appeler quand ça n'allait pas .. Je t'avais dit de compter sur moi ! Si ... Si je t'ai laissé seul, c'est parce que je pensais que tu m'appellerais toi-même le moment venue ! Je suis désolé .. Désolé ...

Atios retient avec peine ses larmes. Il regrette. Il décrit la jeune fille, blessée, dans ses bras. Ses mains viennent enserrer celles de la jeune fille. Il sait qu'il ne peut être parfait. Il sait qu'il ne peut pas être omnipotent. Il sait qu'il n'est pas omniscient. Il s'en veut. Il hait sa propre faiblesse. Alors il la serre contre lui... Et continue de murmurer son désarroi. Désolé. Désolé. Désolé. Désolé.

Je suis désolé d'avoir été si naïf et si faible .. Désole de n'avoir pu être là pour te sauver à temps... Désolé de ne pas avoir réagi plus tôt ... Quelle belle hypocrisie de m'appeler une divinité ... Une divinité qui n'est même pas foutue de sauver sa seule vraie amie est une belle merde ... Désolé, Maya ... Désolé ...

Atios souffrait. Encore et encore. Il avait eu peur qu'elle fasse une belle bêtise. Il avait eu peur de perdre une nouvelle personne proche de lui. Il savait très bien que les gens proches lui souffraient ... Mais naïvement, il avait eu l'espoir que ça changerait. Il s'était laissé endormir par ce cadre qui semblait paisible. En vain. Tout avait foiré. Encore. Mais maintenant, il l'espérait, il pourrait tout réparer. Il espérait sincèrement du fond du cœur qu'elle accepterait son aide pour se relever. Il allait la réparer. Il allait faire d'elle un être capable de se faire respecter. Une fille que tout le monde verrait à sa juste valeur. Une fille qui pourrait vivre heureuse. Il se le promit.
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Jeu 27 Déc 2012 - 18:37
Merde. C'est chiant. Ça craint. Pourquoi est-ce qu'il est là ? Comment a-t-il fait pour être au courant ? Il était censé passer du bon temps en « bonne compagnie »... en compagnie de belles jeunes femmes dirons-nous plutôt. Certes, ces trois demoiselles ne sont pas les produits les plus intelligents du marché, mais elles n'en restent pas moins charmantes quand elles ont autre chose qu'Atios en tête. Elles ont dû l'aduler, le complimenter, le charmer... alors comment et pourquoi cet homme est-il arrivé jusqu'ici ?

Et que croit-il savoir ? À partir de quelques SMS rapidement envoyés, il a peut-être cru comprendre quelque-chose qui l'a poussé à venir retrouver sa protégée sans prendre le temps de s'habiller... D'accord, il la retrouve dans un état légèrement abîmé, mais mis à part ses vêtements partiellement déchirés et un peu de sang sur la manche, il ne reste aucune preuve de ce qui a pu se passer plus tôt. Il est vrai que Maya ne peut décemment plus lui faire croire qu'il ne s'est rien passé. Il est également vrai qu'elle ne s'entendait pas à ce qu'il vienne vers elle alors qu'elle lui avait précisément demandé de se tenir à l'écart. Très bien, ce message a pu lui mettre la puce à l'oreille... mais de là à lui refuser la solitude qu'elle mérite, c'est son tort. Et elle le prend vraiment mal.


- Laisse-moi !

C'était presque un cri de détresse. Alors qu'Atios est gentil et tout ce qu'il faut avec, elle le rejette. Alors qu'il a couru comme un dératé, qu'il s'est blessé à de multiples endroit, qu'il a affronté le froid avec rien sur le dos et qu'il donne corps et âme pour la retrouver, s'excuser et la serrer dans ses bras, elle le repousse.
En ce moment, elle préférerait un couteau en plein cœur plutôt que la tendresse d'un être vivant.
Maya pleure et affiche une expression qui fait peine à voir. Maintenant qu'Atios a été repoussé d'un bon mètre, ils observent leur visage l'un l'autre. Il est touchant de bons sentiments, alors qu'elle n'incarne qu'un désespoir contagieux. Elle pleure mais n'a même pas la force ni le courage de cacher son visage comme elle le ferait d'habitude.


- Tu n'as pas le droit de me voir dans cet état ! Je ne veux pas que tu me vois dans cet état. Je ne voulais pas que tu me vois dans cet état...

La première phrase est prononcée avec beaucoup d'assurance et de reproche dans l'intonation. La seconde est plus douce, plus posée, ne visant plus Atios mais plus généralement la malchance qui a agit et évolué jusqu'à cette situation. Enfin, la troisième sentence revient dans un registre plus personnel, prononcée de manière totalement abattue. Dans l'ordre, tout ça est la faute d'Atios pour être intervenu alors que Maya avait refusé de le voir. Ensuite, tout est la faute de la malchance puisqu'un jour ou l'autre, ça ne pouvait qu'arriver. Enfin, rejet de la faute sur Maya, puisqu'au bout du compte, c'est elle qui s'est mise dans cet état... et elle seule. Qu'elle n'aille pas s'en plaindre par la suite.
En prononçant ces mots, elle hoche la tête et son dos glisse le long du mur. Elle termine à genoux, une jambe de chaque côté et les deux bras tendus posé sur le sol devant elle pour ne pas basculer en avant. Elle baisse la tête et pleure à nouveau. Elle sanglote. Ses larmes coulent sur le sol en quasi-continu. C'est trop tard maintenant. Aux yeux d'Atios, elle ne sera plus la même. Elle n'est plus une fille joyeuse, forte de caractère, pleine de courage et de vie. La voilà devenue Maya Tensho, celle qui se laisse frapper sans rien dire, qui pleure pour un rien et qui n'a plus aucune volonté de poursuivre l'aventure divine en l'état. Elle est devenue la victime qu'elle voulait devenir. Elle ne l'a pas empêché. Pourra-t-elle retrouver son sourire enjoué un jour ? Il faudra du temps pour y parvenir. De longues soirées de morosité à venir...

La scène semble durer des heures. Maya fait tout ce qu'il faut pour qu'Atios ne l'approche pas. Elle ne veut pas de ses bras, elle ne cherche que la solitude. Mais cette solitude pourrait la sauver comme elle pourrait lui être fatale, c'est pourquoi Maya reste lucide et ne s'enfuit pas. Elle pleure, verse des larmes encore et encore et rien ni personne ne peut plus la consoler. Agglow a obtenu exactement ce qu'il souhaitait : la petite idée plantée très profondément qui germe d'elle-même pour devenir une évidence en soi. De quelle évidence s'agit-il ?


- Je suis censée être une fille joyeuse, pas un boulet ambulant qu'on doit traîner partout... fait-elle en entrecoupant ses phrases de balbutiement et de reniflement. Je devais t'appeler si j'avais un problème réel, pas pour un truc aussi con. Si je ne suis pas capable de me débrouiller pour une situation si minable, je ne vois pas ce que je fais ici...

Parce que Maya a compris une chose en quelques minutes de réflexion, avant l'arrivée de son compagnon : elle aurait du riposter. Ne pas se laisser faire, parce que ce qui lui arrivait était injuste. Pourquoi devait-elle se laisser frapper par trois femmes jalouses ? Choisir la chambre de cet homme avait été son choix, elle aurait dû se battre pour le défendre et le faire respecter. En se laissant faire, elle a montré à ces trois garces qu'elle n'avait aucune volonté vis-à-vis de ce choix... plus encore, qu'elle laissait n'importe qui s'immiscer dans sa vie et prendre des choix pour elle. « Ne t'approche plus de Atios Kurokami ». À cet ordre, Maya a répondu par l'inaction, archétype même de l'acceptation et du consentement.
Tout ça parce qu'elle hait la violence. Elle reste fidèle à ses principes. Est-ce bon ou mauvais de ne pas changer quelque soit la situation ? Est-ce un bon principe ? Il n'en reste pas moins que...


- Et, honte à moi, je n'ai pas réussi à me débrouiller...

Son téléphone vibre. Elle reçoit un message.
Baissant les yeux, elle ne peut que constater l'émetteur dudit SMS. Elle fera donc mine de ne pas s'y intéresser... le moment est bien trop mal choisi. Jenny n'abandonnera pas de si tôt, mais il n'est pas nécessaire qu'Atios le sache. Ce n'est qu'une provocation supplémentaire parmi les autres, une photo et un mot : « Jenny te fait un bras d'honneur en totale liberté ». Maya ne comprend même pas de quoi il s'agit mais une chose est sûre : elle n'y répondra pas. Pas aujourd'hui. Pas un autre jour.
Parce qu'au vu de l'inéluctabilité de la situation...


- Conclusion...

… il faut penser à cesser les frais.
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Ven 28 Déc 2012 - 15:46
Elle le repoussait. Il repoussait ses tentatives de la repousser. Même si elle ne voulait de personne, il n'arrêterait pas de tendre la main vers elle. Au-delà du mal qu'il lui infligeait en voulant bien faire, il savait qu'il ne pouvait se permettre d'abandonner quelqu'un qui souffre. Elle aurait pu lui marteler le visage de coups pour le forcer à battre en retraite, le jeune homme n'aurait pas abandonné son amie dans la mer de désespoir où elle se trouvait désormais. Jamais, jamais, jamais, elle ne pourrait se dire qu'il avait laissé tomber l'idée de la sortir de la situation où elle se trouvait désormais. Atios était tellement têtu face à l'immuable qu'il avait recommencé encore et encore la même vie tragique pour tenter de la surmonter avant d'accepter que le passé ne pouvait être changé.

Il préférait qu'elle le déteste pour le bien qu'il avait tenté de lui offrir plutôt qu'elle ne le déteste pour son indifférence. Elle ne semblait pas comprendre que lui savait. Du moins, le devinait-il, quelque part au fond de lui-même. Peut-être pensait-elle pouvoir échapper à ses intuitions et à ses jugements, généralement bons, mais dans tous les cas, le témoignage des trois "invités" alcoolisées avait permis au jeune homme de s'imaginer correctement ce qui avait pu se produire avec la demoiselle aux cheveux pâle. Il risquait de devoir demander conseil à Isanagi. C'était idiot, mais le directeur de l'académie était le père de la demoiselle ... Quelque part, il saurait quoi faire, il en était tout à fait certain. Il devait savoir comment parler à sa fille. Lui, il n'était qu'Atios. Un jeune homme plein d'ambitions cachant sa véritable identité et déchaînant de plus en plus les passions, malgré sa volonté d'anonymat. Oui, il n'était pas la personne qu'elle attendait ici. Elle devait vouloir mieux que lui. Mais ... Mais... Même dans le doute, s'il ferait le pire palliatif qu'elle pouvait espérer, il ne fuirait pas cette possibilité de pouvoir l'aider. Il ne la laisserait pas tomber.

D'un geste violent, Atios bascule en arrière, sur le dos. Cela lui permet de se ressaisir un minimum. Son visage se retrouve soudainement éclairé par l'astre lunaire dont la lumière diffuse était accompagnée d'une valse d'ombre... Celles-ci, ces fameuses ombres, accompagnaient la lente danse des flocons qui enserraient l'académie de cette étreinte d'un pur blanc. Lentement, ses bras dénudés se laissent chuter sur le sol glacé du couloir de l'académie alors qu'il accepte de se soumettre temporairement, de retrouver son souffle et de permettre à Maya d'accepter la situation. Les larmes du jeune homme coulent le long de son visage pour toucher le sol dans un bruit inaudible et dans une sensation désagréable. Il n'aimait pas pleurer. Ce n'était pas pour lui. Les larmes ... Les larmes n'étaient pas pour lui.... Il devait être fort. Il se devait d'être insensible. D'avoir un cœur de pierre. De ne jamais vaciller. De redevenir calme. Oui... Se calmer ... C'était la première étape pour récupérer une réflexion structurée et logique. Se mettre à la place de Maya. Ou du moins, essayer. Penser comme elle. Faire disparaître son ego pour simuler celui de son amie. Et trouver ce qui la ronge pour mieux le tuer par la raison et la logique. Tuer ses propres émotions pour mieux ressentir celle des autres. Son torse se relève lentement comme celui d'un mort-vivant. Il fixe Maya droit dans les yeux, le regard embrumé et vitreux. Elle se faisait martyriser, harceler par des filles jalouses. Comment devait-elle se sentir ? Elle a honte d'elle-même. Elle a honte de ce que les autres peuvent voir d'elle. Elle a peur qu'on la rejette et la méprise encore plus dans sa faiblesse. Le regard d'Atios se devait d'être insoutenable, à présent.

Comme si une distance infinie séparait le jeune homme, du haut de sa colline, où il fixait la pauvre jeune fille dans son malheur, de haut, de très haut. Elle ne le remarquerait peut-être pas tout de suite, mais désormais, Atios avait un regard bien différent de celui qu'il portait habituellement. Il était dur. impitoyable. Froid. Déterminé. Comme celui d'un général en plein milieu d'un champ de bataille. Oui ... Il était redevenu un bref instant, le catalyseur complet de celui qui avait retiré l'épée du rocher puis obtenu l'épée sacrée des mains de la dame du lac. Il se releva et l'écouta, le regard impassible. Atios venait d'enfouir au plus profond de lui ses émotions.. Maya était redevenu Maya. Atios était redevenue le stoïque roi sur son trône, seul à gérer son royaume de lui-même, seul à devoir gérer trahison et tragédies. Il entend le portable vibrer. Il se doute de qui est l'émetteur. La punition sera pour plus tard. Il regarde son interlocutrice au sol s'enfoncer dans son propre désespoir. Son regard ne bouge pas. Mais il s'avance alors. Et lui attrape la main. La relève. La ramène droit vers lui. La regarde droit dans les yeux.

La conclusion ? Tu veux ma conclusion ? Mon unique conclusion ... C'est que tu es lâche.

C'était dit. Et son ton avait été aussi coupant que l'épée qu'il maniait. Il la força à avancer. Il l'emmena dans les toilettes des garçons et la mit face à la vitre.

Où vois-tu quelqu'un de faible ? Où vois-tu quelqu'un de honteux, ici ? Où vois-tu un boulet ? Moi je ne vois qu'une fille normale ... Un être humain de plus, qui se laisse abattre par les autres... Que l'on soit au Japon, en France, ou ailleurs, je ne vois qu'une adolescente de plus qui se laisse martyriser et harceler par les autres... Oui ... Tu n'es ni plus ni moins qu'une humaine parmi tant d'autres... Une humaine à qui on a donné la chance après la mort de surmonter ces faits.

Atios la retourne et recule. Il fait apparaître l'épée sacrée Excalibur et lui mit dans les mains. L'épée était douce. Parcourue d'énergie. D'espoir. Elle était un symbole de courage pour tous ceux qui faisaient de leurs mieux jours après jours. Pour tous ceux qui se levaient malgré les difficultés qu'ils allaient devoir affronter. Elle était l'incarnation d'un doux rêve, une utopie de joie et de paix, de bonheur et de sérénité. Pourtant, elle était une épée, un symbole de guerre et de jugement. Oui ... Elle était une clef pour ouvrir la porte de cette utopie. Et elle avait la forme d'une arme. Parce que pour obtenir ce que l'on désire, il faut faire des efforts et affronter le monde tout entier pour mériter ce que l'on veut.

Tu hais la violence ? Tu veux un monde où tout le monde vit dans la paix et le bonheur ? Mais d'un autre côté, tu refuses de te battre pour ça ? Tu n'imagines même pas comment tu insultes l'épée que je t'ai mise entre les mains. Cette épée ... Cette épée est le symbole de l'espoir de tas de gens parti se battre pour le bonheur d'autres, pour le bonheur de leurs proches et pour leur propre bonheur. Espères-tu sincèrement que le monde accorde ton souhait si tu ne fais rien pour défendre tes choix ? Tu n'aimes pas la violence, mais pourtant, tu aurais pu empêcher celle qui te visait, alors pourquoi tu l'as toléré envers toi ?

Atios la plaque contre le mur, la faisant lâcher l'épée d'or qui se dissipe en volutes et lucioles dorées, dansant avec joie dans les toilettes pour garçons.. Il la plaque contre un mur comme un garçon l'aurait avec une fille. Il lui relève le visage et la regarde droit dans les yeux :

La vie est un combat. La vie n'est que violence. Le seul moyen d'instaurer la paix et de se battre pour que celle-ci existe. Que ce soit en brandissant l'épée qui est née par la cristallisation des souhaits de nombreuses personnes ayant voulu cette douce utopie, que ce soit en négociant pour la survie de la paix, ou en affrontant ses camarades de classe pour éviter tout conflit ... Chaque acte que tu fais est un combat. Il n'en tient qu'à toi de les mener à bien et de parvenir à un résultat qui conviendra à tous.

Il pose son front contre celui de son ancienne camarade de chambre. Pour qu'elle ne puisse pas affronter autre chose que ses mots et son regard, qui est composé d'un étrange mélange de dureté, de fatalisme et d'espoir dans le désespoir.

Je veux que tu ailles mieux. Pourquoi crois-tu que je fais ça, que je suis ici ? Alors que j'ai peur que tu me rejettes ? Alors que j'ai peur que tu me blesses ? Tu n'auras rien sans effort. Je préfère me planter que de ne pas essayer. Alors dis-moi Maya ... Quelle est ta conclusion ?

Atios recule et se laisse glisser contre le mur de carrelage, la laissant debout, apte à être libre de ses mouvements. Il était fatigué. Ou plutôt, fatigué de voir que les gens avaient tellement tendance à se morfondre dans les échecs. Il est plus facile de dire que l'on est une véritable merde plutôt que de se soulever et d'affronter le monde en face en faisant de son mieux.

Même ces trois pétasses ont fait ce qu'elle pensait juste pour obtenir ce qu'elles voulaient. Elles se sont plantées. Et tu ne t'es pas battue pour obtenir raison d'elle. Tu ne t'es pas battue pour te défendre. Tu ne t'es même pas battue pour défendre ta volonté d'être avec moi. En ce sens .. Oui, Maya, tu es lâche. Beaucoup plus qu'elles.

La main d'Atios frappe le sol. Un simple coup de poing. Parce que Maya est humaine. Diablement humaine à son sens. Tellement humaine que cela en est triste. Combien de gens se laissaient faire alors qu'ils pouvaient montrer aux autres ce qu'ils étaient vraiment ? Combien de gens préféraient se faire martyriser plutôt que d'affronter avec le sourire les difficultés de la vie ?

Je hais les humains. Il y a ceux qui blessent les autres pour obtenir ce qu'ils désirent. Et il y a ceux qui se plaignent des premiers sans jamais faire en sorte que ceux-ci ne changent. En définitive, les gens capables de surmonter la réalité sont très rares. Ah, j'y pense. Je doute que Deus t'ait fait venir pour que tu te morfondes dans tes échecs passés.

Atios se relève et se remet devant elle.

Pourquoi serions-nous là uniquement pour défendre les êtres humains ? Pourquoi ne nous aurait-il pas réuni ici simplement pour que l'on soit heureux et que l'on surmonte nos démons, nos erreurs ? De toute façon ... Si tu veux protéger qui que ce soit, si tu veux rendre tout le monde heureux ... La première chose à faire, c'est de commencer par être heureux soi-même.

Atios pose son visage contre l'épaule de la jeune fille. Il soupire. Il est fatigué. Lassé.

J'ai eu plusieurs vies avant d'arriver ici. Et les gens qui se font maltraités en classe, ils ont un point commun. Ils sont lâches. Ils sont têtus. Ils refusent l'aide des autres par fierté. Et se plaignent d'eux-même alors qu'au fond, tout ce qu'ils veulent, c'est de l'aide et qu'on reconnaisse à leur juste valeur, leurs qualités. Que l'on flatte leur ego de façon unanime. Mais pour que les gens reconnaissent ta véritable valeur, Maya ... Il n'y a qu'une chose à faire. Être toi et même et ne jamais reculer sous les menaces de quelqu'un pour être toi-même.

Atios soupire. La bouche pâteuse. Il caresse les cheveux de la jeune fille. Puis, remonte jusqu'à ses joues. Ils essuient les larmes. Il la fixe droit dans les yeux, enfin et ajoute :

Même-moi. Même-moi, j'ai été un jour comme ça. Mais j'ai dû grandir. Parce qu'il y a des gens qui font de leurs mieux pour défendre ce qu'ils sont et ce qu'ils pensent. Et ces gens-là, ils m'ont inspiré le courage de faire comme eux. Si tu veux être forte, tout est dans toi pour que tu le sois. Si tu veux être utile aux autres, alors fais-en sorte de l'être. Tu n'es pas obligée de savoir te battre pour ça. Tant que tu fais l'effort ... Personne ne pourra te blâmer.

Atios soupira alors et ajouta : ▬ Voilà quelque chose qui, je l'espère, te servira de preuve et de courage. Tu auras quelque chose que peu de gens pourront se targuer d'avoir mérité de ma part.

Et Atios l'embrassa. Avec passion. Avec affection. Avec tendresse. Ses sentiments débordants d'un garçon envers une fille qu'il aimait beaucoup. Ce n'était pas qu'un simple baiser, qu'il offrait pour s'amuser ou pour simplement arranger une situation. Il espérait sincèrement qu'elle comprendrait pourquoi il n'avait pas pu faire autrement que l'embrasser, là, en cet instant. Il retira ses lèvres.

Tu es très jolie, à ta manière. Tu es désirable. Tu es courageuse aussi, à ta manière. Tu as essayé de faire de ton mieux pour obtenir ce que tu voulais. Alors je t'en supplie, ne t'arrête pas maintenant, en si bon chemin. La route sera longue. Mais tu trouveras des gens pour t'encourager à continuer d'avancer. Après tout, si tu le veux vraiment, tu trouveras moyen de parvenir à tes fins.

Et il les replonge. Il la dévore, littéralement. Sacré Atios. Son cœur bat à tout rompe. Mais c'est celle qu'il embrasse, qui fait battre sa poitrine avec autant de force. Il était rouge. Sa respiration était saccadée. Sa main descendit dans le dos de la jeune fille. Mais il écarquilla grand les yeux en comprenant vers où il se dirigeait. Et c'était à son tour d'être lâche. Connaissant l'état de la jeune fille, elle allait le détester s'il continuait. Alors il recula, hagard. Et pour se calmer une bonne fois pour toutes, sa main droite, dans une lueur dorée, s'éclata contre un lavabo, proche et le perfora, le cassant d'un coup simple et net. Atios s'était coupé la main, du sang s'était mis à couler jusqu'au sol. C'était peut-être impulsif. Mais il soupira en mordillant sa blessure avant d'être dos à Maya et dit alors :

Désolé. Je n'aurai pas dû aller jusque-là. J'imagine qu'une partie de moi est vraiment comme ça. Je... Suis désolé. Mais ne doute pas de toi. La fille de ce fieffé directeur peut vraiment devenir quelqu'un que tout le monde aimera. Que tout le monde respectera. Et j'en suis certain... Car les filles avec qui j'ai envie d'être aussi proche, ne sont pas nombreuses. En fait, tu es la première avec qui j'ai eu envie d'être proche. Mais... Je ne sais pas ce que tu en penses toi. Et je vais trop vite. Je ... Je suis un idiot, quelque part, surtout à me dégonfler maintenant.. Mais je n'ai vraiment pas envie que tu sois malheureuse à cause de ce que j'ai voulu faire, l'espace d'un instant.

Oui. Atios aussi pouvait être lâche. Très lâche. Mais c'était la situation... La gravité de la situation, qui lui avait donné envie de montrer à Maya à quel point les gens pouvaient se mettre à la désirer, pour le peu qu'elle se présente correctement. Le cœur d'Atios avait failli s'arrêter. Il n'en revenait pas de ses propres actes. Mais il s'était retiré avant qu'elle ne puisse le repousser et meurtrir son ego. Pour la première fois où il s'était senti pousser des ailes avec une demoiselle ... En plus, s'il avait été jusqu'au bout, il n'imaginait pas les emmerdes qu'il aurait eues avec le père de Maya ou avec le principal, ou même les emmerdes qu'aurait eues Maya. En plus, il se sentait prêt à le faire avec la jeune fille, mais il ne se sentait pas prêt à brider sa liberté nouvellement acquise. Alors il avait fait le bon choix, du moins le croyait-il. Maya.. Maya devait trouver quelqu'un qu'elle aime. Et il doutait que ce soit lui.

En tout cas... Je veux que tu assumes tes faiblesses.. Elles ne sont pas honteuses. Au contraire. Elle me donne envie de t'aimer encore plus. De te protéger. De t'aider à les surmonter. Et ce n'est pas en étant seul que tu le feras. Ton père serait triste de voir que tu ne fais pas confiance en ses actes ... Si c'est ton père, laisse-lui la possibilité de l'être... Je veux bien croire qu'il est un peu poule, mais je pense qu'en tant qu'homme, il sait ce qu'il fait et ses conseils pourraient être avisés. Le seul moyen de grandir, c'est de faire des erreurs .. Et ce que j'ai fait, à l'instant, je ne sais pas si c'était une erreur ... Mais ça m'aura sûrement permis de grandir un peu.


Dernière édition par Kurokami Atios le Dim 30 Déc 2012 - 17:34, édité 2 fois
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Sam 29 Déc 2012 - 18:39
- Essayer...

Isanagi essaye de satisfaire sa fille en adoptant un comportement parental qu'il n'a pourtant jamais appris ni connu de son vivant... qu'il échoue ou qu'il réussisse, il aura fait le maximum pour rattraper sa relation avec son enfant. Il se donne à fond, même si dans un coin de sa tête, il sait qu'il n'en est pas capable.
Agglow essaye de tourmenter son amie en la provocant et en passant au-delà de ses barrières émotionnelles... qu'il échoue ou qu'il réussisse, il aura tout donné pour faire comprendre à sa future conquête qu'elle devait se réveiller et apprendre à se défendre, ne pas juste devenir spectatrice de sa propre vie. Il se donne à fond, même si pour cela il faut briser Maya pour mieux la reconstruire.
Atios essaye de sauver sa partenaire de chambre en lui montrant qu'il ne faut pas simplement espérer pour réussir, mais qu'il faut agir... qu'il échoue ou qu'il réussisse, il continuera à l'aider, à la protéger et à la conseiller même sans son approbation. Inutile de le préciser, il n'a jamais de jours « sans ».

Maya ? Elle essaye de résoudre les choses pacifiquement. Elle essaye de repousser Atios pour qu'il la laisse tranquille. Où est la différence ?
Le pire dans tout ça, c'est que dans tous les noms précédemment cités, tous ont échoué sans exception... et la personne centrale de ces échecs, la seule qui soit à blâmer, c'est Maya. C'est beaucoup plus simple de trouver des défauts à une personne plutôt qu'à trois. Si seulement elle pouvait rendre les gens heureux en acceptant toutes leurs conditions et en les enchantant de sa présence et de ses actes, elle le ferait. C'est sans compter sur ceux qui veulent sa mort et sa disparition de la surface de l'académie... Comment, alors, réussir à combler tout le monde ? Contrairement à ce qu'Atios pense, il n'y a que comme ça qu'elle peut devenir elle-même heureuse. Heureuse que les autres soient heureux. Vivre pour les autres avant de vivre pour soi. Pourquoi ? Parce qu'elle ne sait pas ce que signifie « vivre pour soi ». Évidemment, elle est sans arrêt entourée de proches pour tenter de les aider... et elle déteste qu'on vienne l'aider elle.

« Faire l'effort »... ce n'est pas suffisant. Sachant qu'elle pense être la pire apprentie de tous les temps, si elle fait l'effort de se défendre, elle prendra encore plus de coups. Alors effectivement, elle aura tenté quelque-chose... on ne la blâmera donc pas d'avoir trouvé la mort contre d'autres élèves à cause d'histoires ridicules. On la ressuscitera. Et elle mourra encore. On la ressuscitera à nouveau. Peut-être que la fois suivante, elle survivra plus longtemps et que ce sera plus douloureux. Au-fur-et-à-mesure, les détracteurs se montreront plus violents et moins courtois. Viendra alors le jour où ils détruiront le corps pour de bon. On se rappellera de Maya comme étant l'apprentie déesse qui aura essayé de se défendre... et peut-être qu'au bout du compte, Agglow et Atios regretteront de lui avoir promulgué ce genre de conseil non adapté à sa conscience humaine. À sa fragilité apparente.

Maya est assise en tailleur, adossée au mur. Elle est légèrement courbée en avant, la tête baissée. Plus aucune larme ne coule de ses yeux maintenant... mais son regard se fait plutôt vide. Perdue dans ses pensées. Trop de choses, trop de conseils, trop d'informations, trop d'actions de la part d'Atios. De part son état, la jeune femme n'a pas su tout engranger. Il lui reste cependant cette allusion aux trois filles qui l'ont attaquée, ainsi que la lâcheté confirmée de Maya...
Revenons sur ce qu'il s'est passé plus tôt.


ˮ
Une amie de Maya s'approche d'elle, un sourire aux lèvres, puis l'attrape par le col de la chemise et la jette contre une fenêtre qui se brise immédiatement. Elle tombe d'une hauteur d'une dizaine de mètres, l'herbe amortissant considérablement la chute. Pas le temps de se relever que trois agresseurs commence à la frapper au sol. Un déferlement de coups de pieds au visage et dans les côtes. Maya ne tente rien pour se défendre, elle accepte ce qui lui arrive... elle pense le mériter. Bientôt, le fan club de Mister Deus stoppe l'agression et relève la fautive en la tirant par les cheveux.

- Alors Maya, comment vas-tu ?
- P... Pourquoi est-ce que vous faites ça... ? demande Maya pour être sûre d'avoir la bonne réponse.
- Façon de parler, on te ramène un peu sur Terre.

Les deux autres rient bêtement du jeu de mot. Les mauvais esprits par excellence... trop jalouses que leur camarade puisse vivre une idylle avec LE dieu alors qu'elle n'est elle-même pas plus évoluée qu'une humaine vivant dans le bas-monde.

- Je n'ai rien fait pour mériter ça...
- Si ! Tu l'as embobiné. Agir comme la petite garce faible qui a besoin d'un beau chevalier protecteur. Le syndrome du protecteur et de sa protégée, je parie que tu mises là-dessus. Tu veux qu'il devienne fou amoureux de toi, qu'il devienne ton petit chien qui te suive partout pour que tu n'aies plus rien de dangereux à faire ensuite.
- … C'est faux...
- C'est toi qui est fausse avec lui ! Il fait tout pour toi alors que tu ne fais rien pour lui. Tu l'emprisonnes, tu lui retires de sa liberté. Un merveilleux homme comme lui a besoin de place et tu oses te fourrer dans son lit ?! Tu devrais avoir honte de lui gâcher ainsi sa vie !

Maya ne répond pas, préférant se recroqueviller.
Alors que les 3 femmes reprennent leur torture...
ˮ

Les trois femmes ont pris son silence pour un « oui » ? Comme le dit Atios, elle n'a su trouver les mots pour les convaincre de sa « bonne foi »... entre guillemets. Elle s'est peut-être également laissé convaincre qu'elle était nuisible envers Atios.
Maya relève ses genoux, les presse contre elle et les entoure de ses bras.


- Si mes amies ont fait ce qu'elles pensaient être juste et que je n'ai rien tenté pour les en empêcher... alors, c'est elles qui ont raison... ? Jusqu'à preuve du contraire... ?

En passant, c'est dingue la capacité qu'elle démontre à mettre de côté ce qui vient de se passer si facilement. Ce n'est quand même pas rien... Mais en même temps... elle fait un blocage. Ce sera niet pour la relation qu'il propose. Maya ne veut pas de ce syndrome d'admiration et de protection dont ont parlé ses amies. Oh, bordel, que si elle en veut ! Son cœur lui crie qu'il en veut plus encore. Sa peau crie, ses organes crient, ses lèvres crient, une partie de son cerveau se laisse aller à une douce imagination... mais ce n'est pas à eux de décider. La conscience de Maya leur interdit l'accès aux commandes de son corps. Elle ne veut pas « tout gâcher »... quitte à se convaincre qu'Atios est un membre de sa famille plutôt qu'autre chose. Tout gâcher ? Mais, ils n'ont même pas encore essayé... Encore une fois, le perdu d'avance... on retourne au point de départ.
Il y a quand même des choses qu'elle ne peut pas se permettre d'essayer. L'éternité, c'est trop long, il y a mille et une chance que ça ne fonctionne pas encore eux. Ils auraient l'air malin ensuite, tous les deux dans la même chambre et un seul désirant encore l'autre... N'est-il pas possible de rester tel quel et que tout le monde soit content ? Un membre de la famille... Le grand-frère... ce serait parfait, c'est exactement comme ça qu'agissent les grands-frères : protéger les petites-sœurs. En plus, ils pourraient cesser d'avoir des freins dans leurs existences... puisqu'ils finiraient pas ne plus avoir aucun désir chez le corps de l'autre. La relation parfaite et incassable...
Et ça... est-ce que ça vaut le coup d'être essayé ?


- Atios... Atios... Atios... fait-elle en rêvassant. Je suis une humaine lâche et honteuse, pas une apprentie déesse vaillante et forte... Je ne peux pas être heureuse si personne n'est fier de moi. Je n'ai pas envie de penser que des gens sont fiers de ce que j'ai réalisé jusqu'à maintenant... plus que ça, je vous déçois tous les uns après les autres... Une larme coule le long de sa joue. … et tu m... m'embrasses alors que je suis imparfaite... ?

D'un bond, elle se lève, se colle à lui, se met sur la pointe des pieds pour passer ses bras autour de son cou, l'oblige à baisser la tête et lui rend son baiser fougueux.

Maya détourne la tête et gifle Atios violemment.
Elle pose son front sur son torse en gardant ses mains autour de son cou.


- Je ne veux pas... Je suis fatiguée, incapable de réfléchir et de me défendre... Tu n'avais pas le droit de profiter de moi ! Je ne veux pas que ça se passe comme ça entre nous...

« Andouille ! » lui crie le reste de son corps. Comme pour manifester leur mécontentement, son ventre, son cœur et sa tête lui font mal tout à coup. Et la température de son corps monte en flèche. Sa respiration est saccadée. Elle relève la tête et le regarde de façon gravement amoureuse, comme rendue ivre par ses sentiments incontrôlables... Non, elle doit imaginer qu'il est un membre de sa famille, sinon, elle sera perdue à jamais. Frère, frère, frère, frère, frère... Elle se remet sur la pointe des pieds et plonge ses yeux dans les siens. Frère, frère, frère... Elle expire un air bouillant sur ses lèvres encore humides. Frère...
Faites que ce ne soit pas la fin.


- Montre-moi comment on fait... la vie est un combat, mais je n'ai plus la force. Je ne veux pas... alors, repousse-moi Atios. chuchote-t-elle sensuellement en le dévorant des yeux.
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Dim 30 Déc 2012 - 17:26


Dernière édition par Kurokami Atios le Jeu 3 Jan 2013 - 15:21, édité 2 fois
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Mer 2 Jan 2013 - 13:02
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Jeu 3 Jan 2013 - 15:19
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Ven 4 Jan 2013 - 17:15
HRP : Plus de hide vu que c'est apparemment interdit... de toute façon, il n'y a rien à cacher *sifflote*

Alors, c'est fait... et c'est à ça que ça ressemblait. Les adultes avaient raison, c'est tout bonnement incroyable. Indescriptible. L'apothéose de la vie, sans aucun doute. Maya a attendu 17 ans avant de se laisser tenter... et elle ne regrette pas d'avoir patienté pour lui. Atios Kurokami, la meilleur chose qui puisse arriver. Le plus tendre, le plus doux, le plus aimant, le plus attentionné... l'homme. Idéal ? Ça se vérifiera avec le temps. Une chose est certaine : elle fera tout pour le garder le plus longtemps possible.

Maya se lève à son tour. Elle récupère ses affaires et retourne dans son cocon : sa petite pièce séparée. Elle lâche tout ce qu'elle tient et va se jeter sur son lit, les bras grands ouverts... et elle pousse un long gémissement de joie. Elle attrape son oreiller et le serre contre elle, tout en riant de bon cœur. Elle se retourne sur le dos, tourne encore jusqu'à tomber de sa couchette. Continuant de serrer son coussin fortement contre elle, la jeune initiée prend une position fœtale.
Elle vient de naître.
Ce que ça peut faire du bien ! Les mauvaises ondes sont loin, loin derrière elle. Les mauvaises idées, les mauvais songes... tout a disparu. Quelque crispation que ce soit, ce n'est plus qu'un vague souvenir lointain. Maya se sent totalement guérie... divinement libérée. Voilà tout le bien que ça lui a fait. Maintenant, elle peut reprendre à zéro. Plus rien ne peut la déranger dans ce monde, plus rien n'est injuste, tout redevient possible. Maya se retourne une nouvelle fois sur le dos, laisse l'oreiller posé sur son ventre et pose ses mains sur son visage. Elle se masse les joues et le front. La nuit fut de courte durée, mais d'une intensité rarement atteinte. La demoiselle, bien que réveillée et en pleine possession de ses moyens, est fatiguée. Elle ne pense pas encore à aller en cours ou quoi que ce soit d'autre, juste rester allongée ici et apprécier. De toute façon, elle a une bonne excuse : le passage à tabac de la veille. Ça lui donnerait le droit de prendre une matinée de repos... quoi que les autres en pensent.

9h30... c'est trop tard de toute façon.
L'apprentie déesse se relève et dépose l'oreiller à sa place habituelle. Alors qu'elle relève la tête, son reflet apparaissant dans le miroir psyché attire son regard. Elle s'approche et s'observe. Son corps nu brille légèrement à cause de la transpiration. Sa coiffure est affreusement difforme, elle règle ça rapidement en passant ses mains dans ses cheveux. Mis à part les cernes marquées sous les yeux, Maya se trouve jolie... plus que d'habitude. Elle se tourne sur le côté, s'observe sous toutes les coutures et son sentiment s'en trouve renforcé. C'est dans la tête que ça se passe, mais elle se sent désirable. Désirée. Elle se penche en avant pour mieux observer les détails de son visage. Ce sourire et cette joie encrée ne trompent pas. Si Atios la trouvait déjà jolie auparavant, il ne pourra décemment pas lui résister beaucoup plus maintenant.

10h... Maya a entendu une porte se refermer il y a plusieurs minutes.
Atios a dû sortir de la chambre, sans aucun doute pour aller en cours. Le connaissant, il fait ça pour éviter les ragots les concernant. Il est si attentionné... si gentil... à un point tel que Maya a l'impression de se servir de lui, de le manipuler pour qu'il ne lui fasse aucun tort.
Serviette sous la main, Maya se rend à son tour à la salle de bain pour prendre une douche. Elle se sentirait presque l'âme à siffler ou chanter, mais elle ne sait faire aucun des deux... alors, elle s'abstiendra. Elle préfère s'atteler à bien se laver et à nettoyer ces vilaines tâches de sang qui rongent son corps depuis l'automutilation d'Atios. Elle sort, se sèche partiellement et s'enveloppe dans la serviette avant de retourner vers sa chambre. Elle s'arrête devant la pièce réservée à son concubin... comme prise d'une envie insatiable de le revoir. Elle pose la main sur la clanche de la porte. Peut-elle rentrer le voir quelques secondes ? Non, il est déjà parti et il n'apprécierait pas que quiconque rentre dans sa chambre. Il n'y a pas de raison que cela ait changé si rapidement. Maya toque à sa porte et pose une oreille contre le bois.


- Atios ? Tu es là mon... fait-elle doucement.

Elle s'est ravisée au dernier moment de l'appeler par un surnom. Pas de surnom, il ne faut pas qu'elle gaffe plus tard. Parce qu'effectivement, leur relation ne sera pas ébruitée... en tout cas, pas par Maya. Pourtant, il est vrai qu'elle adorerait l'avouer face à ses trois agresseuses de la veille, juste pour voir leur tête... même si ce ne serait pas un comportement très correct.
Pour le moment, aucun bruit à l'intérieur. Elle toque une seconde fois et attend. Il est sorti, ça ne fait plus aucun doute. Alors, n'écoutant que son envie et bafouant toutes les règles de civilité, elle ouvre et jette un coup d’œil à l'intérieur. Personne. Elle entre et referme derrière elle. On a l'impression qu'un combat à eu lieu ici... pourtant, rien de tout ça ne s'est produit. Maya s'avance vers le lit et touche le matelas encore tiède. Elle s'agenouille, puis pose les bras et la tête contre les draps. C'est ici qu'elle se trouvait une petite heure auparavant... finalement, c'est passé beaucoup trop vite. Pourquoi fallait-il s'arrêter ? Ça aurait pu durer infiniment, comme le temps qu'il leur reste à passer dans l'académie. Finalement, la satisfaction d'aider les autres apportera peut-être moins de satisfaction et de plaisir que l'amour... Pourquoi accomplir des tâches ingrates alors ?

C'était exactement la même chose sur Terre : il faut bien vivre.
Travailler pour avoir la détente ensuite. Ça donne un but à la vie, c'est déjà ça...

Maya se redresse et prend le t-shirt taché de sang qui se trouve là. C'est celui que portait son homme ce soir. Elle le porte à son nez et le hume. Il est foutu, impossible à laver comme le reste des vêtements de Maya... mais il garde son odeur. Atios n'en aura plus besoin... elle peut lui emprunter. Voler plus exactement. Mais à choisir entre voler ou jeter, autant qu'il serve à quelque-chose. Qui sait ce que le chevalier protecteur mijote comme mission dangereuse. S'il reste loin pour des durées trop longue, elle continuera de l'avoir près de lui.


- Atios... je t'emprunte ça, tu veux bien ?

Et elle ressort de la chambre en prétendant avoir entendu une réponse affirmative. Retour dans sa propre pièce personnelle, elle cache la chemise sous son oreiller et entreprend de s'habiller. Ses vêtements de la veille sont déchirés et rougit par le sang, ils ne sont plus d'aucune utilité ; direction la poubelle. La jeune femme enfile un nouvel uniforme, exactement identique à l'ancien, puis se parfume coquettement.

11h... il était évident qu'elle n'aurait pas le temps d'aller en cours ce matin.
Qu'a-t-elle manqué ? Des cours indispensables d'histoire de la France... bon dieu, quelle cancre ! Par contre, rater les cours de matérialisation, c'est tout de suite moins amusant. Il faudra qu'elle s'exerce seule pour rattraper le temps perdu. La vie continue... et il ne sera jamais question de retraite du métier de dieu. De toute façon, Maya n'y pense pas. Elle est ici pour faire plaisir à son entourage, pas à elle. Si elle doit suivre des cours, à partir de maintenant, elle les suivra. Si elle doit accomplir des missions dangereuses seule, elle les accomplira.
Atios est totalement comblé... c'est maintenant au tour d'Isanagi.
Papa... je vais te combler de joie.
Tu seras fier de moi.
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Re: Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi... - Sam 5 Jan 2013 - 10:37
Je lisais le rp dans les bras de ma moitié. De temps en temps je lui lançai un regard complice, il souriait gentiment sans savoir ce que je lisais. Bref c'était un rp très touchant.

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« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Atios, tout le monde ne peut pas être comme toi...
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