Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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La main de Deus

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La main de Deus - Mer 19 Déc 2012 - 18:44

La main de Deus
Chapitre Ier: Une lettre pour Nikolas •

La nuit est un phénomène très étrange, même en veillant toutes les lunes, on ne ressentira jamais le même sentiment au fond de soi. C'est un peu comme si on recommençait chaque fois quelque chose de nouveau avec du déjà vu. Nikolas aimait beaucoup rester les yeux ouverts lorsque l'astre solaire laissait place à l'astre lunaire, observant depuis le toit des dortoirs le ciel et l'horizon sombre. Son lit restait généralement vide jusqu'à des heures très avancées de ce moment nocturne. Il s'endormait tard, bien après que ses camarades de chambrée aient trouvé le sommeil, et se levait aux premières lueurs du jour, bien avant que les autres ne commencent à se réveiller. Il était étrange, comme une simple ombre dans la chambre des merveilles, préférant la solitude à l'ambiance festive que pourraient apporter ses trois compères Akiko, Mylia, Corvos. Ils vivaient ensemble, et pourtant, il ne savait que très peu de choses sur eux, comme ils ne savaient que très peu, trop peu de choses sur son compte. Le vent se levait alors que le jeune homme se tenait debout sur les tuiles régulières du toit, tel le garde en charge de guetter l'horizon, il restait immobile, fixant ce qu'il se tramait au loin, demeurant insensible à l'emprise de Morphée, divin maître du sommeil et de la nuit. Un jour, peut être aurait-il la chance de le rencontrer, lui qu'il défit sans cesse en ne se pliant pas à son règne nocturne en lui offrant son sommeil. Il réfléchissait encore et encore, sur la raison de sa présence ici, sur les causes qui l'ont amené à devenir un apprenti-Dieu, lui qui avait voué sa vie à tuer, à faire couler le sang en tant que cavalier Russe, capitaine d'une division entière. Ne se satisfaisant pas de tuer ses ennemis, il donnait également l'ordre aux autres d'ôter la vie aux mortels. Il avait tué de sa lame et par la force de la poudre, il avait vu son dernier jour de vivant s'écouler au puissant son des canons et des cris d'agonie de ceux qui l'avaient suivis. On lui avait offert une seconde chance, à lui qui ne le méritait pas du tout, on lui avait confié le sort d'un domaine, celui des rêves et de la mémoire, rival de ce Morphée ou futur associé. Il était pour le moment un piètre Dieu, ne sachant même pas en quoi consistait ses pouvoirs, n'ayant jamais eu l'occasion de sentir en son corps parcourir le moindre flux magique ou divin. On lui avait dit qu'il s'était vu confier un pouvoir à la puissance dévastatrice et aux charmes ravageurs, mais il n'en avait toujours pas goûté la saveur, comme privé de ce qui devait lui appartenir. Un Dieu sans force, et pourtant, il représentait le conseil des élèves en tant que membre de ce dernier, il était comme une honte pour ce groupement d'élèves au dessus des lois de l'académie. Il était ce loup solitaire qui devait désormais rejoindre la meute pour le maintien de la paix entre les membres de celle-ci et afin d'éviter que d'autres loups plus sournois et machiavélique ne déclenche le chaos au sein de la meute que représentaient les élèves et le corps enseignant de l'académie divine. Il fermait les yeux, laissant apparaitre un léger sourire au coin de ses lèvres fines. Il avait tant de questions sans réponses, ces questions qu'il ne pouvait poser au autres sous peine d'apparaitre comme étrange. Il restait de marbre une nouvelle fois, rouvrant les yeux, gardant l'oreille attentive à ce qui l'entourait. Quelques bruits de pas se faisaient entendre sur les tuiles où se tenait le jeune Russe. Il ne détourna pas le regard de ce point lumineux qu'il observait à l'horizon, là où le ciel et la terre se rencontraient en cette ligne irrégulière. La personne sur le toit continuait de marcher vers lui, sans retenir le bruit de ses pas. La petite personne arriva à la hauteur de Nikolas une dizaine de secondes plus tard, ne rompant pas le silence qu'avait installé notre loup solitaire. La petite blondinette se tourna dans la même direction que le Russe, expirant quelques petits brouillards dû à la fraicheur de l'air extérieur. Elle était chaudement habillée, arborant la même tenue que celui que les mortels appelaient Père Noël, et que lui s'amusait à appeler le Gros Barbu. Il détourna enfin le regard vers elle, qui fit de même, plongeant son regard froid et sérieux dans celui de la demoiselle aux pupilles rougeoyantes. Elle se tourna, tendant un paquet en direction du blondinet aux flancs noirs. Sa voix délicate s'éleva dans l'air afin de s'adresser à notre futur Roi du rêve.

- Monsieur Isanagi m'envoie vous remettre ceci. C'est urgent et top secret, veuillez n'en parler à personne autour de vous, sans quoi, vous seriez amené à me revoir dans une situation bien moins calme.

Le Russe se saisit du paquet, et garda silence, observant ensuite la jeune demoiselle s'évanouir dans l'obscurité qui enveloppait l'académie tout entière. Il ouvrit le paquet et pu découvrir son contenu. Elle renfermait une photo, des instructions et un détecteur plutôt étrange. Il restait maintenant à prendre connaissance de ce qui était écrit sur le papier qui lui était destiné.


Nikolas lu silencieusement, gardant en sa tête le raisonnement de sa voix qui devenait ses pensées. On lui demandait d'aller sur terre, ce monde de mortels très évolué par rapport à ce qu'il avait connu, afin d'empêcher une énorme catastrophe d'arriver. Deus, créateur du ciel et de la terre, avait déposé dans les sous-sols du centre d'études des phénomènes paranormaux un objet lui appartenant. Aucun humain quel qu'il soit ne devait prendre possession de cet objet pour le bien de la Deus Academia et du monde lui-même. C'était une lourde tâche qu'on lui assignait là, lui, qui n'avait jamais encore utilisé son pouvoir car il n'en avait même pas la capacité, lui qui n'avait aucune confiance à sa force en tant qu'être divin, se voyait ici remettre une mission d'une importance capitale, pour l'académie et pour les mortels. Tiraillé entre l'honneur de recevoir cette quête et la peur de faillir à cette dernière, il continua de lire le contenu de cette lettre. Les humaines avaient connaissance de la présence de cet objet sous leurs pieds, et souhaitaient commencer des fouilles afin de mettre la main sur ce dernier. D'autres créatures, bien moins inoffensives quant à elles, avaient également ouïe dire de la présence de cet artefact sous terre, et c'est ainsi qu'un roi gobelin avait envoyé des troupes rechercher cet objet afin de s'en accaparer le pouvoir aussi immense allait-il être. Mais ce n'était pas tout, cet artefact n'était pas sans défenses, des analyses et recherches approfondies laissaient à penser que l'objet se trouvait sur le territoire d'un puissant et non moins effrayant monstre du nom de bulette. Toutes ces informations seraient très utiles au jeune Russe qui prit désormais connaissance de l'objet qui accompagnait la lettre, ce détecteur allait lui permettre de facilement retrouver son chemin dans les souterrains afin de retrouver l'objet le plus vite possible, et ce avant les humaines qui allaient également se mettre en danger s'ils venaient à rencontrer ces gobelins en chasse de pouvoir.

En accompagnement se trouvait également cette photo, étrange image d'un homme plus âgé, à la chevelure et la barbe flamboyante. Une petite note était d'ailleurs accolée à cette dernière. Un nom, un léger descriptif, et surtout, la raison de la présence de cette photo dans la boîte qui lui avait été remise. Garen S. Nemrod, c'était l'identité de la personne représentée, et elle allait accompagner Nikolas dans cette mission pour le moins périlleuse. Connu pour être un expert dans le combat au corps à corps, il serait sans aucun doute d'un grand secours au Russe sous les étendues terrestres. Parce que des gobelins, à la bonheur, cela pouvait aller, ils étaient faibles et surtout très idiots, mais une bulette serait moindre drôle à affronter seul. Serrant le poing droit, Nikolas plia l'ordre de mission soigneusement, le déposant dans la poche intérieur de sa veste, fermant une nouvelle fois les yeux. La photo quant à elle, avait également été déposée en accompagnant la lettre, et le détecteur tenu dans son autre main, fût placé dans la poche de son pantalon ou resta enfuit sa main. Une légère brise se leva, laissant virevolter sa cravatte au gré du vent. Le visage serein, l'air paisible, il semblait très calme alors que la mort allait peut être très vite venir frapper à sa porte. Une chose était certaine, c'était que les jours à venir allaient être très importants pour lui, comme pour l'académie toute entière. Il restait à voir si le jeune homme allait être à la hauteur de ce qu'Isanagi attendait de lui.

- Allons-y ...

Furent les seules paroles qu'il laissa sortir d'entre ses lèvres avant de rouvrir les yeux et d'expirer fortement, tournant les talons et se dirigeant vers l'endroit par lequel il descend toujours de ce toit. Une nuit semblable à toutes les autres mais dont les évènements sont tout autres. Refaire du nouveau avec ce qui a déjà été utilisé, employer ce cadre nocturne si bien connu de Nikolas afin de lui soumettre un nouvel évènement dans sa vie divine, lui remettre entre les mains le destin de l'artefact de Deus. Sautant majestueusement dans les airs, une chasse venait de débuter, le chasseur était Russe et la proie était divine. Une course entre trois camps aux objectifs différents venait de voir le jour, et la ligne d'arrivée était bloquée ... Au petit matin, Nikolas entrerait dans la course, et les gobelins perdraient, les humains échoueraient, et la bulette se verrait ôter la richesse ultime de son territoire. Nikolas partait pour les terres des mortels où Garen l'attendait déjà.



Dernière édition par Nikolas Cimeries le Sam 22 Déc 2012 - 0:45, édité 1 fois
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Re: La main de Deus - Ven 21 Déc 2012 - 15:32

La main de Deus
Chapitre IInd: Six pieds sous terre •

La nuit était désormais encore plus avancée, la lune encore plus haute dans le ciel. Nikolas, notre jeune Russe avait déjà pris la route des terres des mortels afin d'y rejoindre Garen pour accomplir cette difficile mission qui les attendait tous les deux. Avant de partir, il avait pris soin d'enfiler une légère cape, afin de se couvrir car les rumeurs disaient que les nuits étaient plus fraiche chez les vivants et que la température ambiante sous terre était bien en deçà de ce à quoi il était habitué dans l'académie. Après tout, c'était sa première sortie en tant qu'apprenti-Dieu hors de l'enceinte divine où il recevait ses cours. Le jeune Russe ne s'était jamais intéressé à ce qu'il se déroulait dans le monde de ces êtres devenus inférieurs. L'évolution, la technologie, toutes ces choses dont il ne voulait rien savoir. Il y allait uniquement pour récupérer cet artefact divin et empêcher l'ennemi ou les humains de mettre la main dessus. Il faisait cela pour se rendre intéressant aux yeux d'Isanagi Tensho, directeur de l'académie mais également pour espérer en découvrir un peu plus sur son pouvoir, sur ses talents cachés. Ses gantelets autour des mains, il était déjà prêt à combattre avant même d'avoir croisé la moindre chose suspecte ou inhospitalière. Sa lance était accrochée dans son dos, en cas de nécessité de combattre en combat moins direct. Il déambulait dans les rues des mortelles, n'étant remarqué des yeux de personnes, sans doute parce qu'il n'avait pas encore la force de se faire voir. Un jour peut être, pourrait-il descendre ici et montrer aux hommes qui il était vraiment, et à quel point sa puissance divine devait être craint. Mais pour cela, il faudrait encore qu'il prenne connaissance de ses pouvoirs, et qu'il devienne assez machiavélique que pour faire cela, ce qui était très peu probable au vue de la sainteté dont il pouvait parfois faire preuve derrière cette surface impénétrable qu'il arborait. En quelques minutes, il avait déjà croisé une bonne vingtaine d'humains, aucun ne ressentant ne serait-ce qu'un peu sa présence, remarquant quelque chose de louche dans l'air ou même ayant un sentiment étrange en traversant le spectre de Nikolas. C'était à la fois spécial et appréciable que d'être invisible aux yeux des gens, libre de faire ce que bon vous semble sans avoir à rendre de compte à quiconque puisque nul n'est capable de voir ce que vous faites. Mais même s'il pouvait s'évertuer à détruire tout ce qui lui passait sous la main, ou jouir d'effrayer les enfants qui zonaient un peu trop tard dans les ruelles et autres lieux obscures, il hâtait le pas afin de rejoindre le lieu où allait débuter sa mission en compagnie de l'homme à la chevelure rougeoyante. Cet ami de directeur qui allait lui prêter main forte avec toute la puissance qu'il détenait. C'était effrayant de se dire qu'un tel homme allait vous accompagner alors que vous ne possédez pas même une infime pellicule de sa force.

Après une dizaine de minutes supplémentaires, il parvint face à la porte d'entrée de ce lieu, cet étrange centre d'études des phénomènes paranormaux. Nikolas traversa la porte, sans prendre la peine d'ouvrir cette dernière et évitant par la même occasion de se faire repérer par les potentiels humains qui se trouveraient à l'intérieur. Tout dans cet endroit était bizarre, des décorations jusqu'aux ustensiles présents. Contre le mur de droite, on pouvait voir trainer une masse non identifiée de ce qui aurait pu être des restes de corps ou de vêtements ramassés par ici ou là parce qu'il y avait possibilité de l'implication de quelque chose de "paranormal". Secouant la tête, Nikolas continua d'avancer, avant de sentir sur son épaule une masse très imposante qui se déposait, se retournant, il fût surpris et reculant s'écroula sur le sol, atterrissant contre une sorte de balais, qui tomba et renversa au passage quelques tasses se trouvant sur le bureau au milieu de cette première pièce. Devant lui, un grand homme, très imposant, dont la chevelure rougeoyante restait perceptible malgré l'obscurité du lieu. Quel soulagement ce fût lorsqu'il reconnu Garen et non une étrange autre créature face à lui. D'une voix forte, cette armoire à glace s'écria: SALUT GAMIN, t'en as mis du temps pour te ramener jusqu'ici ... Nikolas se releva, s'essuyant le postérieur et se retournant de plus belle, tournant le dos au grand monsieur, avant de se remettre en route et faire signe à Garen de le suivre. Il n'était pas là pour discuter ni perdre du temps bêtement à se perdre en excuses pour son retard, non, l'heure était à autre chose ... Remporter cette course contre l'ennemi, obtenir cet artefact avant les gobelins, avant les humains, et surtout, avant que cette bulette ne remarque leur présence. Le bruit causé par le fracas des tasses sur le sol ne manqua pas de faire remonter deux humains, qui en bonnes têtes d'idiots fana de paranormal, ne manquèrent pas de prendre des photos de l'incident et mettre au point tout un tas d'hypothèses plus absurdes les unes que les autres. Tellement stupides, que le Russe ne s'y arrêta pas et continua sa route, suivit de près par Garen qui se retrouvait suiveur plutôt que meneur comme il aurait pu penser l'être. Ils arrivèrent à l'entrée du tunnel creusé par les mortels, et s'y engouffrèrent sans perdre de temps. Après tout, il était plus que temps de finir cette mission bien qu'elle ne venait que de commencer.


L'intérieur de ce tunnel était très éclairé, des tas de lampes recouvraient les parois humides. De longs câbles étirés depuis la surface s'étendaient jusqu'aux fin fonds de ce qui avait été creusé. Le duo allait devoir faire attention à leurs agissement dans les sous-sols, après tout, les gobelins étaient également sur le coup, et qui sait, quelles étranges créatures pouvaient bien peupler les fin fonds des terres des mortels. Qui sait quelles abjections les humains avaient bien pu réveiller en creusant aussi profondément en dessous de leurs propres bâtiments. En silence, Garen et Nikolas traversait les tunnels encore et encore, jusqu'à parvenir à un embranchement. Soit partir sur la droite où les lueurs mortelles n'étaient pas déposées, soit partir vers la gauche, où la lumière était forte et rassurante. Septiques, ils restèrent là à réfléchir, avant que l'ainé ne s'empare du détecteur dans la poche de l'apprenti-Dieu, qui le laissa faire. Ce dernier ne semblait pas fonctionner correctement, les profondeurs qu'ils avaient atteints devaient brouiller la réception de cet engin de technologie. Calmement, Garen recula et se posa contre l'une des parois, regardant Nikolas et lui annonçant: Attends quelques minutes, je vais tenter de réparer ce bidule. Nikolas ne dit rien, et ne fit rien, regardant encore et constamment ces deux directions, d'un coté le froid et l'obscurité, et de l'autre, la chaleur et la lumière. Il ferma les yeux, comme pour réfléchir plus facilement sur ce qui semblait être le premier véritable choix lors de cette mission. Un léger courant d'air venait du coté obscur, et enveloppait lentement le jeune homme. Une délicate caresse du vent qui parcourait son corps, touchant délicieusement son torse et sa nuque, ne prenant pas connaissance de la présence de ces tissus que les humains nommaient vêtements. Comme le chant d'une sirène attire les marins, cette caresse enlaça le Russe et le poussa à avancer, se dirigeant vers cette obscurité sans fin. Il disparu dans les ombres sans même que Garen ne le remarque, et lorsqu'il releva la tête, tout ce qu'il pu dire fût Gamin ? Il était partit, et tout ce qu'il pu faire, était de plonger à son tour dans les ombres, aussi sombres que les abysses, afin de tenter de retrouver cet apprenti, celui que Deus avait élit pour peut être devenir un Dieu, celui qui épaulerait ou rivaliserait avec Morphée, Dieu du rêve et de la mémoire. Ce Russe, qui lui de son coté, continuait d'avancer vers sa perte, qu'il pensait délivrante. Il n'imaginait même pas que cette caresse aussi douce que délicieuse venait d'une bête qui ne pensait qu'à une chose, lui ôter la vie et la chaire, pour se délecter de ce liquide rougeâtre qui lui permettait de vivre, son sang. Au tournant qui s'offrait à Nikolas, une flasque était posée sur le sol, l'odeur qui s'en dégageait était excise, et dans l'empressement qualificatif de la jeunesse, il s'abaissa pour le ramasser. Alors que l'ignorance le guidait, au dessus de sa tête se tenait la lame qui lui ôterait la vie, une hache aussi aiguisée que les couteaux que l'on trouve dans les boucheries s'abattait en direction de sa nuque découverte. Une seule chose lui sauva la vie, un cri puissant et effrayant qui fît reculer le futur bourreau de l'élève de Tenshô. GAMIN ! BOUGE ! Du fin fond de l'obscurité, surgissait Garen, son cri avait fait reprendre conscience au jeune homme, qui remarquant les pieds de bête face à lui, plongea sur le coté, évitant de peu la lame qui avait repris sa chute dans sa direction. Quelques filets de sang s'envolèrent dans les airs, la lame tranchante ayant touchée la peau fragile du jeune Dieu. Poussant un cri strident et repoussant, l'homme bête, au visage de cerf se mit à courir en direction de Garen, qui sans trop de difficulté parvint à contrer la première offensive de la bête. Se relevant lentement, mais surement, Nikolas passa sa main dans sa nuque, sentant le sang qui coulait le long de son cou, s'engouffrant dans sa chemin. Les sens du pauvre jeune homme commençaient à s'endormir, son corps devenait lourd, la lame était tranchante et empoisonnée. Titubant, il ramassa sa lance sur le sol, et dans un dernier effort, la lança en direction du monstre. Il rata sa cible, la lance se logea dans le dos de le bête et non dans sa tête, ayant pour effet de faire se retourner l'ennemi dans un cri de douleur et de fureur. Déjà à genou, l'apprenti-Dieu s'écroula lourdement sur le sol, fermant les yeux et ne voyant pas l'immonde bestiole qui courait vers lui pour lui porter le coup de grâce, celui qui lui ôterait cette seconde chance qu'on lui avait accordé deux siècles après sa première mort. Il ne restait que quelques mètres à parcourir à la bête pour tuer ce pauvre Nikolas, mais elle avait oublié une chose importante, il n'était pas seul. Garen sortant de derrière le monstre, s'empara de la tête de la bête, et par un artifice tout à fait surprenant, fit exploser cette dernière contre l'une des paroi du tunnel, laissant jaillir du sang et autres ossements qui s'envolèrent à travers toute la zone. S'approchant de Nikolas, l'ainé à la chevelure flamboyante s'agenouilla et lui porta quelques petites frappes sur la joue pour qu'il se réveille avant d'expirer longuement et de laisser s'échapper un Quel crétin tu fais ... C'est pas parce que je te traite de gamin que tu dois agir comme tel et te taper une sieste à un moment inconvenable ! Soit, je vais te soigner ici alors ... Une bien belle initiative de cet homme, mais c'était sans compter sur un autre évènement, un autre imprévu plus que désagréable.

Du fin fond de l'obscurité, de là où venait Garen, un bruit étrange se faisait entendre, d'autres avaient choisis le même chemin qu'eux, et ces ennemis s'étaient remis dans la course à l'artefact. Ils arrivaient, les envoyés du Roi Gobelin, ses chasseurs étaient là. Les gobelins avaient fleurés les Dieux et s'étaient mis à leur suite pour les pourchasser et leur dérober l'artefact qui attendait au bout de ce tunnel obscur. Arrachant la lance du dos de la bête, Garen accrocha cette dernière dans son dos et prit Nikolas dans ses bras avant de hâter le pas en direction opposée aux gobelins, un nouveau combat n'étant pas approprié du tout pour le Russe. Et Garen, bien que très puissant, ne pourrait veiller à la sécurité et la survie du jeune homme tout en combattant plusieurs adversaires en même temps. Six pieds sous terre, une course poursuite à la survie et à l'artefact venait de débuter. Mais un tout autre danger, bien plus grand résidait dans ces profondeurs, une bête à l'odorat puissant ouvrait les yeux et se préparait à se mettre en marche, attention Dieux, gobelins, vous venez d'y mettre le pied ... Dans le territoire de cet être répugnant ... La bulette, elle était réveillée désormais, et l'odeur de vos corps appétissants n'allait pas tarder à lui donner envie de vous croquer. La dernière partie de cette chasse bien que courte mais risquée allait commencer.

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Re: La main de Deus - Ven 21 Déc 2012 - 23:45

La main de Deus
Chapitre IIIème: Dieu du rêve ... Maître de tes songes •

Garen avançait, portant ce Russe, ce fardeau qui était désormais le sien, inconscient, il gisait dans les bras de cet homme. Le poison continuait à traverser son corps, affectant désormais légèrement son esprit, commençant à divaguer et parler dans son inconscience, bégayant et disant des choses sans queue ni tête. Il gesticulait, rendant son transport encore plus compliqué pour l'homme à la chevelure de feu. Derrière, les cris de ces empotés de gobelins se faisaient de plus en plus puissants, leur course commençant à faire effet, rattrapant peu à peu le duo de Dieux plus loin devant eux. Le détecteur dans la poche de Garen commençait à biper, l'homme ayant réussit à le réparer, comprit très vite qu'ils approchaient à grands pas du lieu où se trouvait l'artefact, et, repensant à ce qu'on lui avait dit, vit perler sur son front quelques gouttes de sueur. Il venait de se souvenir où il se trouvait, sur le territoire d'une bulette, créature qu'il ne pourrait jamais vaincre en s'encombrant de Nikolas inconscient dans les bras. Le sort semblait s'acharner sur le duo, qui allait de malheur en malheur depuis leur entrée dans ce tunnel. Alors qu'il continuait à courir, Garen sentit frôlant son visage, une flèche passer à toute allure, sifflant dans l'air, elle s'écrasa dans la paroi en face de lui, ils étaient désormais à portée de tir de ces viles gobelins qui s'étaient mis à leur chasse. Pauvre de lui, qu'allait-il bien pouvoir faire avec derrière lui des ennemis, un allié inconscient dans les bras et la forte hypothèse que droit devant lui se tenait la bulette à qui appartenait le territoire qu'il était en train de piétiner ?

Tournant successivement à droite, puis à gauche, puis encore à droite, Garen ne stoppait pas sa course effrénée, et tentait encore, tant bien que mal de semer ces créatures à leurs trousses. S'étant arrêter de bouger dans tous les sens, Nikolas commençait à avoir le corps qui se réchauffait à mesure qu'ils avançaient dans les obscures galeries, sa peau devenant presque brulante, et chacun de ses expirations devenait pour Garen comme un rejet de vapeur d'eau bouillonnante au visage. Etait-ce une très forte fièvre qui commençait à toucher le pauvre homme ? Allait-il décéder de la même manière que sa jeune femme lorsqu'il était encore en vie et qu'il parcourait les terres de Russie du 19e siècle ? Il n'était pas temps de penser à cela, mais plutôt de revenir sur ce pauvre Dieu plus âgé, qui ne parvenait pas à creuser l'écart entre lui et ses poursuivants, et qui commençait à perdre son souffle. Il s'arrêta derrière une paroi, déposant Nikolas contre cette dernière, et attendit patiemment que ses poursuivants arrivent à sa hauteur. Le premier gobelin passa, ainsi que le second, sans même remarquer qu'ils étaient postés là. Le troisième eut moins de chance, attrapé à la gorge en pleine course par Garen, il fut projeté dans le mur en face, écrasé contre ce dernier avec une force phénoménale. Retombant sur le sol, le petit corps ne montra plus que quelques mouvements avant de s'arrêter totalement de bouger, mort ou inconscient, peut importait, il était au moins hors d'état de nuire, et les deux gobelins restant seraient plus simples à appréhender avec un allié en moins. Le combat entre ces deux envoyés de l'ennemi et l'ami de Tenshô allait pouvoir commencer.

Entre temps, alors que Garen s'occupait des gobelins, Nikolas lui, avait rouvert les yeux, et s'était relevé en s'aidant de la paroi. Son regard était très différent, bien plus froid et bien moins amicale qu'habituellement. De la fumée s'évadait lentement de son corps, comme s'il avait reçu de l'eau chaude en pleine hiver et que la chaleur s'évadait en bruine dans le froid hivernal. Il cracha quelques gouttes de sang sur le sol, attirant vers lui le regard de Garen, qui tant bien que mal continuait à tenir les gobelins en échec dans toutes leurs tentatives d'attaque. Ayant des difficultés à tenir debout, Nikolas, d'une voix différente de celle qu'il avait habituellement s'exclama avec assurance Je suis un Dieu, celui des rêves, et je contrôle absolument tout ce que je désire ! A ces mots, l'atmosphère changea radicalement, et les gobelins ainsi que Garen, restaient perplexes. tout autour du Russe, apparaissaient de grandes lames, qui tournoyaient à une vitesse folle. Elles se dirigèrent à vive allure en direction des gobelins, tranchant sur place la tête de l'un des deux, ôtant le bras droit à l'autre, lui laissant cependant la vie. Ces lames, très certainement magiques, tout droit sorties de l'imagination de Nikolas n'étaient pas normales. Jamais un Dieu aussi faible que lui n'aurait pu utiliser une puissance pareille. Mais la réflexion là dessus ne pourrait avoir lieu désormais, car un autre évènement, encore, vint troubler la scène. La terre gronda, et un mur explosa, entre Garen et l'apprenti Dieu se dressait désormais une bête énorme, gigantesque et effrayante, elle était là, la bulette, fixant l'homme à la chevelure flamboyante et poussant un cri strident. L'ultime obstacle était là.


La bête s'était déjà élancée en direction de Garen, de son imposante carrure, il parvint tout de même à éviter le monstre en sautant vers l'avant et passant en dessous de sa gueule, se redressant et courant en dessous d'elle, évitant de peu l'un de ses coups de queue et attrapant Nikolas avant d'entrer dans le trou que la bulette avait elle-même creusée pour arriver jusque là. Occupée à dévorer en une bouchée les trois gobelins qui jonchaient le sol. Courant à vive allure, le duo désormais réunifié espérait bien trouver au fond de ce tunnel l'objet qu'ils étaient venus chercher. Sans un mot sur ce qu'il venait de se passer, ils couraient. Nikolas ne semblait même plus souffrir de sa blessure et du poison, comme si un incroyable enchantement était apparu et s'était jeté sur l'apprenti Dieu pour le soigner et lui offrir une très grande puissance. A mesure qu'ils avançaient, le même phénomène que plus tôt se produisait lentement, le corps du Russe chauffait, de la fumée s'évadait de son corps, et de petites flammes bleutées, puis rougeoyantes l'entouraient comme un voile protecteur. D'abord surprit et interloqué, le duo ne s'était pas arrêté de courir, et arriva très vite dans un lieu tout à fait différent, où trainaient par ci et par là de nombreux squelettes imposants et autres décorations abjectes. Puis au fond, tournoyant sur lui-même, l'objet qu'ils étaient venus chercher était là, un cristal bleuté en suspension dans l'air. Ils l'avaient trouvé, l'artefact de Deus.

S'approcha de l'objet, un autre tremblement se fit ressentir, la bulette apparu une nouvelle fois à travers les parois de la galerie, prête à nouveau à attaquer Garen et Nikolas qui ne demandaient plus qu'à rentrer chez eux. Nikolas, tentait tant bien que mal de diriger les flammes qui l'enveloppaient, mais sans aucun succès. La bulette s'élança vers lui, frappant au passage Garen de sa queue, l'envoyant contre le mur opposé, et le laissant s'écraser sur le sol, comme mort, ou plutôt inconscient suite au choc surpuissant qu'il venait de recevoir de la part de la bête. Seul, sans aide, l'apprenti Dieu qui ne comprenait absolument rien à ce qui lui arrivait allait devoir combattre le plus puissant ennemi qu'il ai à ce jour jamais rencontré. Poussant de toute ses forces sur ses pieds, Nikolas s'éleva dans les airs, évitant de peu la gueule de la bête, et atterrissant sur le sommet du crâne de cette dernière, courant sur son dos, il tentait avec ses gantelets de fer, de frapper la colonne du monstre, pour lui infliger dégâts et douleurs, mais rien ne faisait. Sa lance, toujours accrochée au dos de Garen lui était hors de portée sans mettre en danger son inconscient compagnon. Sautant sur le flanc de la bête, il frappa violemment une nouvelle fois, poussant la bête à se retourner et à charger une nouvelle fois en sa direction. Bien plus imposante que lui, la bête se voyait pourtant repoussée, les flammes enveloppant le jeune Russe s'agitèrent et frappèrent au visage la bulette qui recula. Plus loin, ce cristal bleu tournoyait encore plus vite, envoyant dans toutes les directions des lueurs bleutées. L'une de ces dernière toucha Nikolas, et cet effet de réchauffement s'accentua. Une nouvelle fois, ses yeux changèrent, son regard froid revint, et comme devenant quelqu'un de différent, un s'exprima Créature abjecte, tu disparaitras, je te le promet ... Je quitterais cet antre en compagnie de ces deux envoyés.

Les choses étaient claires comme l'eau de roche désormais, Nikolas était possédé par cet artefact qui semblait avoir comme une raison. Et, dans une explosion d'énergie supplémentaire, sortie des flammes une bête humanoïde au sourire légèrement sadique, qui se tenait fièrement derrière Nikolas. Plongeant en direction de la bête, la créature de flamme détruisit lentement la peau et brula la chaire du monstre, laissant le sang de la pauvre créature perler sur le sol. Des lames de flammes quittèrent le corps de Nikolas et rejoignirent la bête enflammée, transperçant de part en part la bulette, et faisant s'écrouler sur son flanc la bête. Souriant, la bête de flamme entra par l'une des plaies, et comme grillant de l'intérieur l'ennemi, finit par exploser en son sein, répandant sa chaleur et ses flammes mortelles dans tout l'être agonisant qui ne tardi plus à rendre son dernier soupir dans une souffrance exagérée. C'était finit, aussi vite que cela avait commencé. Les flammes disparurent, le pouvoir quitta Nikolas, le laissant à nouveau ... Faible. Ce dernier, secouant la tête et ne sachant pas ce qu'il venait de se passer s'approcha de l'artefact et s'en saisit, objet désormais bleuté mais n'émettant plus une seule lumière. Entre temps, Garen s'était relevé, et Nikolas l'avait rejoint, l'objet de leur recherche entre ses mains. Il s'exprima à l'homme à la chevelure de feu ... Partons, rentrons à la maison ...

Ils se mirent en route, mais dans les oreilles de Nikolas sifflaient un son, une voix, une délicate voix, des paroles douces frappèrent ses tympans pour y répandre un nouveau message ... Ton pouvoir est grand jeune apprenti Dieu, découvre le, développe le et évolue avec lui, et un jour, tu ne seras plus un apprenti. Ces paroles disparurent ensuite, laissant place à un nouveau calme, laissant à nouveau Nikolas faible. La force de l'artefact l'avait quitté, mais au fin fond de son être, il se sentait différent. Cette expérience allait surement tout changer pour lui. Il le savait désormais, un pouvoir sommeillait en lui, il ne tenait qu'en sa personne de le réveiller et de le faire éclater pour un jour en faire sa meilleur arme. Après tout, il était le Dieu des rêves, modelant ses pensées dans le monde réel, faisant de son imagination une arme, retournant les sens de ses ennemis contre eux, transformant en cauchemars les rêves les plus doux, et faisant d'un époux un traitre de haut rang pour son épouse. Un jour, il serait l'élite des Dieux et pourrait faire de ses rêves les bases d'une société ... Il en était désormais certain.

La main de Deus
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