Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Le jour où quelqu'un m'a inscrit au concours de Mister Deus..

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Le jour où quelqu'un m'a inscrit au concours de Mister Deus.. - Jeu 6 Déc 2012 - 0:15
Oh, c'était une journée de décembre comme les autres. Maya dormait dans la même chambre que moi - puisqu'elle avait obtenu de ma part, l'autorisation de s'installer dans la mienne -, mais j'avais senti que cette journée serait mauvaise. Bah oui, forcément, je me retrouve toujours pris dans des affaires bizarres. J'avais pris ma douche et je m'étais habillé en me disant qu'aujourd'hui serait paisible. Rah. J'aurai dû fermer ma gueule spirituelle, mon karma de merde allait me le faire payer grave. Oui, lui et moi, on n'était pas les meilleurs potes du monde. C'est comme le jour où j'ai sauvé cette fille et ses potes, à l'observatoire, même en me taillant de l'infirmerie avant qu'elle ne se réveille, celle-ci avait eu l'idée de raconter à ses copines de classe comment j'étais awesome. Et puis après, ça avait commencé avec une lettre. Et puis, après, c'était trois lettres. Et à la fin de la semaine, c'était six filles qui me suivaient quand je sortais de classe pour squatter les WC des hommes. Et puis après, c'était ma classe tout entière qui commençait à me parler. Cette gradation sociale sur ma personne aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Que tôt ou tard, mon anonymat relatif allait imploser. Après tout, j'dois dire que je voulais juste une scolarité normale. Certes, dans une école pour divinité, c'était mal barré, mais je pensais pas que je me réveillerais un jour membre d'une élection. Ouais, je sais, moi aussi j'y ai pas cru sur le coup. Mais d'abord, j'm'étais habillé de sorte à ce que les profs m'éclatent pas la gueule. Je sais, je m'exprime avec ma conscience contemporaine, en ce moment. Mais ce sont les mots. Il suffit d'entendre les rumeurs sur certains profs. Ou devoir le chantage qu'une certaine prof m'a fait. Oui, vous l'aurez compris, je voulais être discret. Notamment parce que le principal déconnait pas avec le seppuku, toujours selon les rumeurs. Un t-shirt sous la chemise, parce que j'suis pas dans le genre à poser pour les fujoshi. Une chemise blanche - toujours - et un pull crème en V. Un jean noir, parce qu'en hiver, faut retenir la chaleur. Des chaussettes douces. Le temps de réunir mes affaires, que j'étais déjà prêt à affronter ma journée.

Quel naïf je faisais. Comme d'habitude, j'ai ouvert ma porte. Quatre filles squattaient, déjà habillées, devant, en se racontant les dernières nouvelles du matin. Là, elles ont entendu la porte s'ouvrir et virent ma tronche en sortir. Là, j'en entendus "Saluuuuuuuuuut ! Bien dormi, Atios-kun ?" en chœur. Là je me suis dis que je détestais ma vie en leur répondant "Pas trop mal." Là j'ai mis les mains dans les poches, parce que déjà, j'avais froid aux mains. Ensuite, c'était un vieux réflexe. Pour autant, cela tirait mon manteau un peu en arrière, alors je m'étais promis de fermer celui-ci à l'extérieur. Sur mon passage, des garçons et des filles me dirent bonjour. Je répondais, un peu démotivé du même traintrain, tous les matins. Pires, certains se joignaient au cortège. Finalement, quand je sortis de l'internat, je constatai qu'il valait mieux effectivement fermer son manteau et avoir de bonnes chaussures, car quand tu avançais, tes tibias s'enfonçaient dans la neige, d'où un spectacle un peu étrange, de filles qui n'avaient pas pensées à mettre des bas assez haut ou des chaussures couvrant celui-ci. C'est là que je comprenais mieux pourquoi les collectivités locales salopaient la neige avec du sel, sur Terre... Mais c'est là aussi qu'a mon plus grand plaisir, certaines filles qui me suivaient partaient se changer et donc, que mon cortège se divisait. Finalement, j'étais un élève de plus parmi tous les autres élèves. Ou presque. Pourtant, la moitié des gens me saluaient. Et ça allait du "Atios-kun" à "Atios-senpai". Cela aurait pu être agréable, mais chaque fois que je répondais affirmativement avec le sourire, je me rendais compte un peu plus que beaucoup de gens me connaissaient ... Mais que moi je ne les connaissais pas. Finalement, après avoir atteint les bâtiments de classe, c'est là que je vis au loin, sur le tableau d’affichage : "Élections de Miss & Mister Deus!". Mais je n'étais pas intéressé par les frivolités de ce genre concours de popularité. Alors je réduisais la distance jusqu'à ma salle de classe et je posa mon cul sur ma chaise, avant de poser ma tête dans mes bras. Mais c'est à partir de là que l'enfer allait s'abattre sur moi. J'entendis alors des gens qui parlait de voter pour "Kurokami-kun". Je relevais la tête, ne voulant pas comprendre.

Et c'est là qu'une fille de ma classe passa me dire : "Félicitation pour ton inscription à l'élection de Mister Deus, Atios-kun ! Tu as tout mon soutien et je voterais pour toi !". "Pardon?" avais-je répondu en me relevant soudainement, bras tendu, mains posées sur la table. "Oui, j'ai vu ton affiche dans le couloir. Je suis de tout cœur avec toi !" avait-elle ajouté. Pris d'un spasme de panique, je sentis ma vessie devenir beaucoup plus petite alors que je courus jusque dans le couloir. Où des membres de l'équipe de l'académie, les agents de service, collaient des affiches. Et c'est la première fois que je put me voir, en homme politique, souriant sur une affiche avec comme slogan "Kurokami Atios, votez pour lui!". Et c'est là que je tombai à genoux, pris de sanglots nerveux. Oui. C'est comme ça que j'appris que j'étais en conflit avec un prof italien, un de mes profs de combat qui s'affichait le visage couvert, une momie et le président du conseil des élèves. "Aha.. Vous vous foutez de moi ! Pincez-moi, faites quelque chose ! Non, ce ... Ce n'est pas vrai ! C'est un mensonge ! Une blague !" C'est là que je me rappelais Rena Ryuuguu et cette scène épique où elle possédait un sourire diabolique. C'est vrai, en fait j'avais la même tête que Maebara dans la scène. Et c'est là, que lentement, je vis un groupe de fille en train de courir.. Elles me fauchèrent en criant... "Votez pour Janma-sama ! Le cuisinier le plus sexy de l'académie !". Piétiné par un groupe de groupie en furie, je me relevais lentement, totalement abasourdie par ce spectacle délirant. Avant d'entendre : "Kyaaaaah, c'est Kurokami-senpai ! Attrapez-le !". Et c'est à ce moment là que j'ai compris l'expression : "Run, bitch, Run !" et "Run for your fucking life!". Et ça explique pourquoi je suis désormais planqué sur le toit. Alors qu'il fait à peu près -6° avec un vent frais et de la neige. C'est là que j'ai voulu envoyer un sms à Maya lui disant : "Maya, aide-moi!". Mais c'est là que je me suis rappelé que j'avais le numéro de personne pouvant m'aider dans l'académie. Et que j'ai compris que dans cette crise, cette guerre, je risquais d'être seul.

En bref... Je suis Kurokami Atios, candidat au titre de Mister Deus. Votez pour moi.
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Re: Le jour où quelqu'un m'a inscrit au concours de Mister Deus.. - Jeu 6 Déc 2012 - 19:09
Ne t'inquiète pas mon grand, j'ai voté pour toi !

Kurokami Atios : 130 xps


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Le jour où quelqu'un m'a inscrit au concours de Mister Deus..
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